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Gilets Jaunes : Pour l’État, toutes les répressions sont permises…

Posted in actualité, gilets jaunes, militantisme alternatif, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 7 mars 2019 by Résistance 71

Une fois de plus, il faut aller sur des médias étrangers pour entendre parler de ce qu’il se passe dans les rues de France…

Devant l’enfumage éhonté des merdias franchouillards et leur refus de dire la vérité, se dressent les RT, Press TV, Al Manar.

Si on nous avait dit ça il y a… 20 ans, on aurait sans doute crié au fou !

O Tempora O Mores ! disait l’autre…

~ Résistance 71 ~

 

 

Acte 16 des Gilets Jaunes: toutes les répressions sont permises

 

Al Manar

 

3 mars 2019

 

url de l’article en français: http://french.almanar.com.lb/1276002

 

Contre les Gilets jaunes qui en étaient le samedi 2 mars à leur Acte 16, toutes les formes de répression sont permises. Celles des policiers et CRS se font plus violentes. Les caméras du compte Facebook pro-Gilets jaunes Born to be Media Rider ne les ratent pas.

Contre les Passants

A Toulouse, elles ont filmé un couple de passants qui s’est fait matraquer par des CRS avec une grande violence. Sans aucun égard pour leur âge. Le couple ne faisait apparemment pas partie des manifestants a et traversé un cordon de CRS qui faisait face aux Gilets jaunes.

Selon Sputnik, on peut voir que la femme s’est arrêtée et a parlé à un CRS. Étant donné que la vidéo a été filmée de très loin, il est impossible d’entendre ce qu’elle lui a dit. Quoi qu’il en soit, elle a été frappée à coups de matraque et projetée au sol. L’homme qui l’accompagnait a tenté de la protéger mais a été lui aussi frappé puis jeté à terre.

Contre les journalistes

La seconde forme est celle qui s’attaque aux journalistes

La deuxième scène qui a touché une journaliste, Stéphanie Roy, a eu lieu à Bordeaux. Elle portait pourtant le brassard.

Elle dit s’être fait frapper à coups de pied et de bouclier par un représentant des forces de l’ordre.

On voit dans la vidéo un policier en train de la faire reculer, alors qu’elle lui répète qu’elle est journaliste.

«Je recule mais vous n’avez pas le droit de me toucher comme ça», crie-t-elle alors que la caméra oscille.

Dans le même temps, une autre journaliste, Elsa Gambin, a révélé sur son compte Twitter qu’un collègue de l’agence Reuters a été visé délibérément par un tir de LBD40.

Arrestations arbitraires

Autre forme de violence, les arrestations arbitraires.

Le Vendredi 1er mars matin, a été arrêté pendant 26 heures un des militants faisant partie du collectif ANV (Action Non-Violente) Cop21, alors que celui-ci avait mené une «action de réquisition» visant à décrocher un portrait d’Emmanuel Macron de la salle de conseil de la mairie de Wittelsheim, dans le département du Haut-Rhin. Un acte destiné à «montrer l’inaction du gouvernement face aux crises climatiques et sociales», selon le collectif sur Facebook.

La répression médiatique

Parmi toutes les formes de répression, la médiatique demeure la plus pernicieuse.Elle est entrée en action dès le premiers jours du mouvement de contestation.

Son dernier acte a été de minimiser le chiffre de participation de l’acte 16. Les médias français ont évoqué 5.600 dans toute la France, alors que le Syndicat France Police-Policiers en a comptabilisé 200.000.

Sur le plateau de la télévision BFM TV, le porte-parole de la liste RIC,  Jérémy Clément s’est vu couper la parole à chaque fois qu’il répondait aux questions qui lui étaient posées.

La semaine passée, la classe sionisante en France s’est acharnée contre ce mouvement, l’accusant d’antisémitisme, parce que l’un de ses manifestants a qualifié un intellectuel connu pour ses positions pro israéliennes et islamophobes, Alain Finkielkraut  de « sale sioniste ».

Un simulacre de démocratie

«Depuis les premières actions, nous voyons la répression se renforcer, mais nous ne nous laisserons pas intimider. Le soutien massif que nous recevons et la détermination des activistes à poursuivre les actions montrent à quel point l’urgence climatique et sociale est un enjeu majeur, pour lequel nous sommes prêts à encourir les risques nécessaires», a déclaré Sylvine Bouffaron, membre d’ANV-COP21 citée dans le communiqué.

Pour Jean, 62 ans, le grand débat est « un simulacre de démocratie ». «Pourquoi on ne lâche pas le morceau ? », s’interroge-t-il avant de poursuivre :

« En voilà une question conne ! Parce que Macron n’a pas bougé d’un millimètre déjà, et parce qu’il croit nous enfumer avec son grand débat. Ce dispositif, c’est un simulacre de démocratie. Car à la fin, de toute façon, le gouvernement ne retiendra que les propositions qui l’arrangent. Nous, on veut le référendum d’initiative citoyenne (RIC). S’il faut faire 150 manifs de plus pour l’obtenir, on les fera ! »

Gilets Jaunes 15ème round et petit bilan dans la France « périphérique » (Le Monde Libertaire)

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Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

 

Progrès et régrès

 

Le Monde Libertaire

 

19 février 2019

 

Source: https://monde-libertaire.fr/?article=Progres_et_regres

 

Ce texte a été inspiré par le compte-rendu de 7 heures de manifestation sauvage et libre à Limoges le 8 décembre, paru sur le site La Bogue*, qui s’inscrit dans le mouvement anti-autoritaire local. Des participants à la « journée mondiale du climat » s’y sont mêlés à des Gilets Jaunes et à des usagers venus sauvegarder une ligne régionale. L’évolution des transports, mais aussi des moyens de vivre ensemble, comporte des progrès, mais aussi des régrès, ainsi que l’expliquait Élisée Reclus. 

A pied

François Béranger dans « Tranches de vie » chantait : « Je suis né dans un petit village qui a un nom pas du tout commun, c’est le village de Saint-Martin…« . Le mien c’est Léon le Franc, 12 petites fermes en polyculture-élevage dans la Creuse. Avant ma naissance, mon arrière grand-mère allait à pied au marché à Aubusson (8 km à travers bois) vendre lait, œufs et fromages, tandis que mon père allait à pied à l’école du bourg (4 km à travers bois), bûche sous le bras pour le poêle de sa classe primaire. 

En âne

Enfant, c’était super : j’accompagnais ma grand-mère au marché dans une carriole tirée par une ânesse ravie de recevoir caresses et carottes des amateurs de produits de la ferme. C’était très vivant, beaucoup d’échanges, générations mêlées. Les paysans étaient contents de faire déguster la qualité aux acheteurs, sans passer par un label bio défini par l’État comme aujourd’hui. 

Avec Paulette…

Plus tard j’ai hérité d’une bicyclette. Le facteur, parcourait aussi les villages en vélo. Très content de son métier, partout bien accueilli, il en profitait pour s’entraîner en vue des courses cyclistes du coin. Encouragé à le rejoindre, j’ai eu l’occasion de participer à un critérium dans lequel figurait Poulidor, encore inconnu, qui nous a gentiment mis un tour dans la vue : les parcours très vallonnés de la Creuse expliquent ses qualités de grimpeur.

En train et car

Parti en région parisienne, je retournais régulièrement dans mon village par le train, pour participer aux foins, moissons et batteuses. La mécanisation ayant encore peu touché les campagnes, cela nécessitait un travail collectif (une quarantaine de personnes pour la batteuse). Dans les champs étaient associés humains, nature et animaux, mais aussi humains entre eux, pratiquant l’entraide, d’autant qu’il existait des « communaux » à la disposition de tous.

Bien que située au centre de la France, la Creuse était considérée par l’État comme une zone « périphérique » : loin des premiers de cordée, les paysans étaient mal vus par les dominants depuis leur participation à la Commune de Paris : les « maçons de la Creuse » montés à pied dans la capitale, y résidaient une partie de l’année, travaillant dans le bâtiment. Cet isolement géographique expliquait que, pour revenir au pays, il fallait changer de train en attendant 4 heures la « correspondance », puis prendre un car à Aubusson. Mais je le vivais comme un voyage agréable ne se réduisant pas, comme aujourd’hui, à aller de plus en plus vite du départ à l’arrivée, effaçant rencontres, échanges, paysages changeants, imprévus.

Puis en voiture

Qu’en est-il aujourd’hui ? Aucun train de voyageurs ne circule en Creuse, un seul éleveur reste au village, sur le marché d’Aubusson quelques agriculteurs, survivent de quelques foires annuelles où se croisent les derniers paysans et animaux. Cependant, des couples revenus vivre au pays, des néo-ruraux quittant les villes, s’installent en retapant une ferme bon marché. Ils redonnent vie à ces petits villages dont la démographie était déclinante.L’État considère ces bouseux, ces tout derniers de cordée, comme incapables de traverser la rue du village pour se faire exploiter. De toute façon, GM&S, dernière « grosse » entreprise (270 salariés), est en voie de fermeture : même les exploiteurs quittent la Creuse, préférant faire des profits dans des banlieues déshéritées, voire en Afrique ou en Asie.

Maintenant : Gilet Jaune et colère noire !

Dans des zones rurales ou semi-rurales, dans lesquelles tous les services publics ont disparu, où il faut prendre la voiture, parfois sur plusieurs dizaines de kilomètres, pour faire ses courses, amener les enfants à l’école, faire les démarches administratives, la notion de « progrès » est à relativiser. 

Le mouvement des Gilets Jaunes y a quelquefois aménagé un lieu permanent, pour y recréer du lien, échanger sur leur colère noire et sur la société qui l’a instillée à petit feu dans leur corps et leur esprit. Il est intéressant de constater qu’ils y ont parfois choisi un mode de fonctionnement qui est celui que les anarchistes proposent (AG, mandats, démocratie directe, absence de « chef » ou de porte-parole officiel). Bien sûr, ce mouvement est très diversifié : dans les manifestations, dans les zones urbaines, les manœuvres, venant particulièrement de l’extrême-droite, sont facilitées. Mais quand il s’agit de rester sur place 24 H sur 24, des chômeurs, des précaires en forment le noyau et, dans cette vie collective et solidaire, certains redonnent un sens à leur propre vie.

C’est peut-être ça le progrès ?

* https://labogue.info/spip.php?article325

 

Après 3 mois de rébellion, le mouvement Gilets Jaunes à une croisée des chemins et donc… sur un nouveau rond-point à occuper fermement ! (tract en PDF)

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Les dernières manifestations du mouvement des Gilets Jaunes et les évènements récents menant à une tentative de diabolisation accrue du peuple de France en rébellion par les instances politiques et médiatiques tout autant corrompues qu’obsolètes, nous amènent à réfléchir sur le devenir du mouvement.
Nous pensons que le temps est venu de généraliser un retour aux fondamentaux et de suivre l’exemple des Gilets Jaunes de Commercy dans la Meuse et de ceux de St Nazaire ainsi que d’autres groupes plus anonymes, qui ont mis en place les assemblées populaires, seules garantes d’un pouvoir exercé par et pour le peuple.
A cet effet, nous avons résumé notre position politique sur ce sujet sous la forme d’un pamphlet que nous soumettons aux groupes des Gilets Jaunes et à qui veut entendre. Prenez-en connaissance, réfléchissez-y, débattez, utilisez le éventuellement sous cette forme ou une autre, ou ignorez-le si telle est votre décision.
Nous arrivons à un carrefour dans la jeune histoire du mouvement et donc vers un autre rond-point, de taille, à occuper… Il devient impératif de focaliser sur les modes d’action au niveau local, de réappropriation du pouvoir par la base, localement et de son rayonnement par association libre.

Ceci représente à notre sens, la seule voie de succès possible pour une société exclusivement concernée par le bien commun, hors des rapports marchands de pouvoir et donc sur la voie de l’émancipation.
Vous trouverez ci-dessous sous forme de tract en version PDF (réalisé par Jo de JBL1960) le texte que nous vous invitons à analyser, reflétant notre vision politique de l’affaire. Nous espérons que ceci puisse contribuer à la continuation de notre marche sur le chemin de la société des sociétés.
Fraternellement à toutes et tous
Résistance 71
Février 2019

Gilets Jaunes !

Les trois mois de lutte écoulés nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et ainsi:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

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Le texte en version tract PDF à imprimer et diffuser:

Tract_Gilets_Jaunes

 


L’orde naturel de la société des sociétés