Archive pour gilets jaunes peuple de france en rébellion

Gilets Jaunes et affaire « fake News » du gouvernement sur « l’attaque » de l’hôpital de la Pitié…

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Résistance 71

 

3 mai 2019

 

Castaner « le boucher » en 1er fusible ?…

 

 


Témoignages sur l’intox de « l’attaque » de
l’hôpital Pitié-Salpêtrière

 


L’État ment.. c’est sa fonction essentielle
…pour que rien ne change !

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Gilets Jaunes: 1er mai et 25ème round… Qui ose gagne !…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 avril 2019 by Résistance 71


Tout le pouvoir aux Ronds-Points !…

 

Tout est possible !

 

Paris Luttes Info

 

30 avril 2019

 

url de l’article: https://paris-luttes.info/tout-est-possible-12073?lang=fr

 

1er mai 2019, une journée pour tout tenter, une journée pour tout rêver.

Le 25e rendez-vous des GJ n’est pas comme les autres. Et c’est tant mieux. Le mouvement a besoin de sortir de sa routine et de sa ritualisation des manifs du samedi. Planifié, non pas un samedi, mais un jour férié, date historique pour les luttes sociales à travers le monde, ce nouveau rendez-vous devrait voir de nouvelles personnes venir collaborer à la chute du système : syndicalistes, écolos, anarchistes, mais aussi et surtout des milliers de citoyens anonymes en colère.

Cette date du premier mai arrive quelques jours après l’annonce des « décisions » de Macron suite au Grand Débat. Des annonces qui n’ont convaincu personne en dehors de la République en marche. Une allocution qui a confirmé le mépris de classe et la position ultra-autoritaire et inflexible du pouvoir, aussi bien le pouvoir politique que le pouvoir économique, policier et judiciaire.

Le message est clair : vous pourrez gesticuler encore des mois, la politique du gouvernement ne changera pas. Et le système encore moins. Si cette posture tient d’une tactique pour décourager les GJ et autres forces révolutionnaires, on sait qu’après avoir vraiment tremblé en novembre et décembre, le système a réussi à reprendre la main sur la gestion des révoltes, qui n’ont quasiment plus connu de caractère insurrectionnel en 2019, y compris lors des ultimatums du 16 mars et 20 avril. La force du système ultra libéral, c’est de comprendre les nouvelles situations et de s’y adapter ultra rapidement.

Il faudra donc beaucoup plus qu’un premier mai massif et déterminé pour réussir à ébranler le système. Mais ce 1er mai est essentiel pour que la lutte continue, qu’elle mute pour tromper encore le système, pour le faire dérailler. Ouvrir des brèches, tenter des expériences, se rencontrer, échanger, créer des alliances de rue éphémères…

Mercredi, chaque citoyen dans la rue aura les clés de la réussite de cette journée. Ce ne sont pas les syndicats qui ont les clés, ce ne sont pas les associations, ce ne sont pas les « figures » des GJ. Non, c’est chaque citoyen, qui, selon ses choix, ses paroles, ses actes, déterminera l’évolution de cette journée et donc de la suite du mouvement : une tentative de manif sauvage, lancer un chant repris par des milliers de manifestants, refuser d’entrer dans la nasse de fin de manif (prévue Place d’Italie a priori), se déguiser pour tourner en dérision le pouvoir, monter des barricades, repeindre la rue en jaune, entrer dans un bâtiment pour une occupation éphémère….

Tout est possible. La journée, la nuit et la vie nous appartiennent. N’ayons pas peur de l’inconnu, car seul cet inconnu peut nous permettre de vivre différemment.

La solution ne viendra pas d’un transpalette ou d’une banque en feu. Elle ne viendra pas non plus d’un manifestant déguisé en clown ou d’une fanfare invisible. Mais elle viendra de tout cela et des brèches que toutes ces individualités pourront créer. Des brèches dans lesquelles il appartiendra de s’engouffrer et d’improviser.

Le pouvoir craint plus qu’il ne le dit cette journée du 1er mai. Sa stratégie est connue d’avance : contrôler l’ensemble du cortège pour l’amener dans la nasse géante de fin de manif. Avant cela, dès que possible, scinder le cortège pour isoler les manifestants les plus déterminés et faire un max de répression et d’arrestation. Tout faire pour obliger les milliers de citoyens en colère à choisir leur camp : celui des gentils manifestants qui respectent les règles de la République, et les méchants anarchistes black bloc assoiffés de feu et de sang.

Ne leur offrons pas cette chance de nous séparer, idéologiquement, mais aussi physiquement dans la rue. Soyons soudés dans nos différences de pratiques et de tactiques. Respectons-nous, car nous avons le même adversaire, et que la différence ne nous fait pas peur.

Mercredi : chaque personne dans la rue aura le pouvoir de changer les choses. Le mouvement des GJ a prouvé la force de l’horizontalité et de l’action individuelle dans une lutte collective. Alors, n’ayez pas peur de vous lancer dans des initiatives. Parlez-en à vos proches et à vos camarades de lutte. Il reste quelques heures pour préparer ce 1er mai. C’est largement suffisant pour réfléchir et proposer des actions surprises, qu’elles soient festives, musicales ou offensives. Mercredi, chaque initiative sera une reprise éphémère de liberté et d’existence. Chaque acte subversif sera une victoire face à ce système qui veut nous faire croire que rien ne pourra jamais changer et qu’il faut retrouver nos « vies d’avant ».

Nous savons que nos vies d’après peuvent être bien plus joyeuses et solidaires. Et nous sommes prêts à nous battre pour cet horizon. Cela commence mercredi.

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Tract_Gilets_Jaunes

Gilets Jaunes !

Les cinq mois de lutte écoulés nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et ainsi:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

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Rappel vital de Jo en ce 1er mai sur l’enfumage total dont nous sommes victimes sur les retraites entre autre…

https://jbl1960blog.wordpress.com/2019/04/30/mensonges-de-decembre-davril/

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


L’autonomie c’est la vie…
La soumission c’est la mort !

Gilets Jaunes et le chemin de l’ultime émancipation… Pour une abolition totale de l’argent, du salariat et de l’État (Internationale Incontrôlable)

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Gilets Jaunes… contre l’état
et la société marchande

 

Pour une abolition totale de l’argent, du salariat et de l’état

 

Internationale In-contrôlable

 

Avril 2019

 

url de l’article:

http://guerredeclasse.fr/2019/04/23/pour-une-abolition-totale-et-definitive-du-salariat-de-letat-et-de-largent/

 

“ En même temps, et tout à fait en dehors de l’asservissement général qu’implique le régime du salariat, les ouvriers ne doivent pas s’exagérer le résultat final de cette lutte quotidienne. Ils ne doivent pas oublier qu’ils luttent contre les effets et non contre les causes de ces effets, qu’ils ne peuvent que retenir le mouvement descendant, mais non en changer la direction, qu’ils n’appliquent que des palliatifs, mais sans guérir le mal. Ils ne doivent donc pas se laisser absorber exclusivement par les escarmouches inévitables que font naître sans cesse les empiétements ininterrompus du capital ou les variations du marché. Il faut qu’ils comprennent que le régime actuel, avec toutes les misères dont il les accable, engendre en même temps les conditions matérielles et les formes sociales nécessaires pour la transformation économique de la société. Au lieu du mot d’ordre conservateur: «Un salaire équitable pour une journée de travail équitable», ils doivent inscrire sur leur drapeau le mot d’ordre révolutionnaire: «Abolition du salariat».”

Karl Marx – Salaire, prix et profit – 1865

“… le passage de la propriété foncière au travail salarié constitue un véritable mouvement dialectique en tant que processus historique accompli puisque le dernier produit de la propriété foncière moderne est bien l’instauration généralisée du travail salarié qui, ensuite, apparaît comme la base de toute la merde contemporaine.”

Karl Marx – Lettre à Engels du 2 avril 1858

“ Mais la lutte reprendra sans cesse, avec une ampleur toujours croissante, et il ne peut y avoir de doute quant au vainqueur final – le petit nombre des accapareurs, ou l’immense majorité travailleuse. Et la classe ouvrière française n’est que l’avant-garde du prolétariat moderne.”

Karl Marx, La guerre civile en France – 1871

_______________________________________________

Actuellement en cette crise gigantesque et fantastique des Gilets Jaunes, nous voyons circuler des revendications arbitraires concernant le salariat : certains réclament plus d’argent, une meilleure retraite, de meilleures conditions de travail ! Autant le dire de suite, ces revendications n’obtiendront pas satisfaction et c’est tant mieux ! 

Le salariat n’a pas toujours existé, cependant il contient en lui tous les modes d’exploitation antérieurs (Antique, féodal, etc..) en réalisant la synthèse supérieure qui est la pire de toutes ! 

Pour imposer le salariat, le Capital a du passer par une période d’accumulation primitive qui, arrachant les paysans féodaux à leurs terres, consista à les déporter vers les villes au sein des corporations sous le joug du travail libre, n’hésitant pas à massacrer les plus récalcitrants. Cette réalité sociale historique constitue ainsi la base de notre société actuelle. Citons Marx à cette occasion.

“Le début des manufactures fut marqué en même temps par une période de vagabondage, causé par la disparition des troupes armées féodales et par le renvoi des armées que l’on avait rassemblées et que les rois avaient utilisées contre leurs vassaux, et causé également par l’amélioration de l’agriculture et la transformation en pâturage de larges zones de terres de culture. Il découle déjà de ces faits que ce vagabondage est exactement lié à la décomposition de la féodalité. Dès le XIII° siècle, on trouve quelques périodes de ce genre, mais le vagabondage ne s’établit de façon permanente et généralisée qu’à la fin du XV° siècle et au début du XVI° siècle. Les vagabonds étaient en tel nombre que le roi Henri VIII d’Angleterre, entre autres, en fit pendre 72 000 et il fallut une misère extrême pour arriver à les mettre au travail, et cela au prix de difficultés énormes et après une longue résistance. La prospérité rapide des manufactures, surtout en Angleterre, les absorba progressivement. La création du prolétariat sans feu ni lieu – licenciés des grands seigneurs féodaux et cultivateurs victimes d’expropriations violentes et répétées – allait nécessairement plus vite que son absorption par les manufactures naissantes. D’autre part, ces hommes brusquement arrachés à leurs conditions de vie habituelles ne pouvaient se faire aussi subitement à la discipline du nouvel ordre social. Il en sortit donc une masse de mendiants, de voleurs, de vagabonds. De là, vers la fin du XV° siècle et pendant tout le XVI°, dans l’ouest de l’Europe, une législation sanguinaire contre le vagabondage. Les pères de la classe ouvrière actuelle furent châtiés d’avoir été réduits à l’état de vagabonds et de pauvres. La législation les traita en criminels volontaires; elle supposa qu’il dépendait de leur libre arbitre de continuer à travailler comme par le passé et comme s’il n’était survenu aucun changement dans leur condition.”

Karl Marx – L’idéologie Allemande – 1845

“C’est ainsi que la population des campagnes, violemment expropriée et réduite au vagabondage, a été rompue à la discipline qu’exige le système du salariat par des lois d’un terrorisme grotesque, par le fouet, la marque au fer rouge, la torture et l’esclavage. […] Voilà de quel prix nous avons payé nos conquêtes; voilà ce qu’il en a coûté pour dégager les « lois éternelles et naturelles » de la production capitaliste, pour consommer le divorce du travailleur d’avec les conditions du travail, pour transformer celles-ci en capital, et la masse du peuple en salariés, en pauvres industrieux (labouring poor), chef-d’œuvre de l’art, création sublime de l’histoire moderne . Si, d’après Augier, c’est « avec des taches naturelles de sang, sur une de ses faces » que « l’argent est venu au monde », le capital y arrive suant le sang et la boue par tous les pores”
Karl Marx – Le Capital – livre 1 – Section 8 – l’accumulation primitive – 1867

Soyons clairs : le salariat c’est pire que l’esclavage ! c’est l’exploitation humaine la plus insidieuse, c’est la réalité la plus inhumaine et la plus dégradante qui soit ! Elle fait de chaque humain une marchandise qui chaque jour doit à nouveau se vendre si il ne veut pas crever de faim… Nous vivons actuellement la consécration absolue du Capitalisme dans sa domination planétaire enfin réalisée, et cette réalité que nous vivons est celle de sa crise terminale qui rend impossible tout réformisme dans une revalorisation marchande des conditions d’existence… 

Nous devons comprendre cela et le saisir comme une chance inouïe ! Ce qu’il y aurait de pire pour nous Gaulois réfractaires, c’est de pouvoir à nouveau rénover les conditions d’exploitation et ainsi retourner dans une dynamique de soumission et de revalorisation capitaliste… Notre vie n’est pas une marchandise ! Il existe aujourd’hui dans ce rapport social malade un amour de la servitude jamais atteint… Et comme nous le rappelait Paul Lafargue dans «Le droit à la paresse» : “Honte au prolétariat Français! Des esclaves seuls eussent été capables d’une telle bassesse. Il faudrait vingt ans de civilisation capitaliste à un Grec des temps héroïques pour concevoir un tel avilissement.”

En un mot, nous n’avons jamais été autant domestiqués et aussi inconscients sur notre propre réalité de vie asservie… Le prolétariat, c’est à dire la classe laborieuse que nous sommes reproduit le rapport social capitaliste qui programme notre mort… Débarrassons-nous en une fois pour toutes ! A bas toutes les restructurations économiques et politiques ! Battons-nous sur une frontière de classe clairement établie et libérons-nous de notre enfermement ! Nous n’avons rien à perdre d’autre que nos chaînes, et nous avons un monde à gagner !

Nous devons saisir RADICALEMENT que si nous voulons une vie humaine nous devons détruire ce rapport social de soumission qui reproduit le capital… Ce qui reproduit le Capital est le rapport prolétarien salarié qui créé la valeur nécessaire à la réalité capitaliste. Il ne faut donc pas se battre sur une base de revalorisation horaire de notre condition d’esclaves ou quémander misérablement un peu plus d’argent… Il convient bien d’abolir une fois pour toutes le salariat ! Demander un peu plus d’argent est une revendication illusoire quant à notre vie humaine ! L’Argent est un asservisseur et un rapport social de domination ! Il apporte la mort et la division, tout comme il apporte l’inversion des qualités et perceptions naturelles et humaines en toutes circonstances. 

L’Argent, c’est notre dépossession, et l’Etat n’est en réalité que le chef d’orchestre ostentatoire de cette dépossession. Nous n’avons pas à négocier la longueur de nos chaînes ! Si nous conservons le salariat nous conserverons obligatoirement et nécessairement toute la merde qui en découle. Cette crise sociale qui intervient, c’est aussi la fin de ces illusions stupides… 

Il est temps de commencer à comprendre que ce qui nous arrive est aussi ce qui nous ressemble. Pour cesser de ressembler à la pourriture capitaliste il conviendra d’abolir la condition prolétarienne. 

Si l’énergie vitale de la lutte du prolétariat qui advient comprend cela, alors tout est possible… 

Si nous persistons dans l’erreur alors c’est pour l’éternité que nous serons brisés, et les générations futures hériteront naturellement de toute la dégradation liée à cette aberration mentale de conscience fausse. Le capitalisme est l’anti-naturalisme achevé ! 

Toutes les guerres, les famines, les horreurs sont le produit de cette merde gigantesque qu’est l’accumulation du capital… Retrouvons le chemin humain de la communauté universelle pour une vie enfin humaine ! Toutes les cliques capitalistes de l’extrême gauche à l’extrême droite du capital comptent nous enfermer dans cette logique de l’économie politique pour l’éternité ! Nous le disons clairement : nous n’aurons jamais de vie humaine si nous conservons l’Argent le salariat et l’Etat… 

Notre vie nous est volée en permanence, et nous ne voulons assurément plus d’une sur-vie augmentée… Nous voulons la véritable vie humaine débarrassée de la marchandisation du monde et de l’Être, dans une absolue récusation de la chosification d’accumulation d’avoirs…
___________
«Le combat ou la mort la lutte sanguinaire ou le néant. C’est ainsi que la question est invinciblement posée.»
George Sand

= = =

Note de lectures complémentaires R71:

Bien des penseurs anarchistes sont aussi arrivés à ces conclusions, l’abolition de l’état et du salariat fut même source de tension entre anarchistes et communistes autoritaires d’état, emmenés par Marx et Engels, durant la 1ère internationale. Sur le fond, il y a concordance, la divergence fut sur les moyens d’y parvenir, l’heure n’est plus à la division idéologique mais au regroupement dans l’essence de la lutte pour retrouver l’essence de la vie tant malmenée par les tares cancéreuses que son l’État et le capitalisme.

Aujourd’hui, la forme achevée du capitalisme veut ultimement se débarrasser de son compère l’État pour mettre en place la grille eugéniste de contrôle planétaire gérée par le capital transnational.

Nous sommes entrés dans la phase de vérité pour l’humanité: l’esclavage sous sa forme moderne généralisée ou réalisation de la communauté universelle de l’Être, embrassant la complémentarité de sa diversité et rejetant les antagonismes induits n’ayant plus lieu d’être. Ce qu’avec Gustav Landauer nous appelons: la Société des Sociétés

Il en est de même pour le salariat ; car après avoir proclamé l’abolition de la propriété privée et la possession en commun des instruments de travail, comment peut-on préconiser, sous une forme ou sous une autre, le maintien du salariat ? Et c’est bien, cependant, ce que font les collectivistes lorsqu’ils nous préconisent les bons de travail.
Si les socialistes anglais du commencement de ce siècle ont prêché les bons de travail, cela se comprend. Ils cherchaient simplement à mettre d’accord le Capital et le Travail. Ils répudiaient toute idée de toucher violemment à la propriété des capitalistes. Ils étaient si peu révolutionnaires qu’ils se déclaraient prêts à subir jusqu’au régime impérial, pourvu que ce régime favorisât leurs sociétés de coopération. Au fond, ils restaient bourgeois, charitables si l’on veut, et c’est pourquoi — Engels nous le dit dans sa préface au manifeste communiste de 1848 — à cette époque les socialistes étaient des bourgeois, tandis que les travailleurs avancés étaient communistes.”

~ Pierre Kropotkine, “La conquête du pain”, 1892 ~

Lectures complémentaires:

Abolition du salariat et de l’État:

https://resistance71.wordpress.com/2018/11/18/resistance-politique-communisme-et-anarchie-1ere-partie-pierre-kropotkine/

La_Conquête_du_Pain_Kropotkine

Notre page « Pierre Kropotkine »

Kropotkine_Entraide_facteur_de_levolution

Un monde sans argent: le communisme

Ecrits-choisis-anarchistes-sebastien-faure-mai-2018

Appel au Socialisme Gustav Landauer

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

 


VIVE LA COMMUNE !…

Appel de la seconde Assemblée des Assemblées des Gilets Jaunes de St Nazaire (5-7 avril 2019)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, gilets jaunes, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 10 avril 2019 by Résistance 71

 

Communiqué de la seconde Assemblée des Assemblées des Gilets Jaunes

St Nazaire 5-7 avril 2019

Nous Gilets jaunes, constitués en assemblées locales, réunis à Saint-Nazaire, les 5, 6 et 7 avril 2019, nous adressons au peuple dans son ensemble.

À la suite de la première assemblée de Commercy, environ 200 délégations présentes poursuivent leur combat contre l’extrémisme libéral, pour la liberté, l’égalité et la fraternité.

Malgré l’escalade répressive du gouvernement, l’accumulation de lois qui aggravent pour tous les conditions de vie, qui détruisent les droits et libertés, la mobilisation s’enracine pour changer le système incarné par Macron.

Pour seule réponse au mouvement incarné par les Gilets jaunes et autres mouvements de lutte, le gouvernement panique et oppose une dérive autoritaire.

Depuis cinq mois partout en France, sur les ronds-points, les parkings, les places, les péages, dans les manifestations et au sein de nos assemblées, nous continuons à débattre et à nous battre, contre toutes les formes d’inégalité et d’injustice et pour la solidarité et la dignité.

Nous revendiquons l’augmentation générale des salaires, des retraites et des minima sociaux ; ainsi que des services publics pour toutes et tous.

Nos solidarités en lutte vont tout particulièrement aux neuf millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté.

Conscients de l’urgence environnementale, nous affirmons : “fin du monde, fin du mois, même logique, même combat.”

Face à la mascarade des grands débats, face à un gouvernement non représentatif au service d’une minorité privilégiée, nous mettons en place les nouvelles formes d’une démocratie directe.

Concrètement, nous reconnaissons que l’assemblée des assemblées peut recevoir des propositions des assemblées locales, et émettre des orientations comme l’a fait la première assemblée des assemblées de Commercy. Ces orientations sont ensuite systématiquement soumises aux groupes locaux.

L’Assemblée des assemblées réaffirme son indépendance vis-à-vis des partis politiques, des organisations syndicales et ne reconnaît aucun leader autoproclamé.

Pendant trois jours, en assemblée plénière et par groupes thématiques, nous avons tous débattu et élaboré des propositions pour nos revendications, actions, moyens de communication et de coordination.

Nous nous inscrivons dans la durée et décidons d’organiser une prochaine Assemblée des assemblées en juin.

Afin de renforcer le rapport de forces, de mettre les citoyens en ordre de bataille contre ce système, l’Assemblée des assemblées appelle à des actions dont le calendrier sera prochainement diffusé par le biais d’une plateforme numérique.

L’Assemblée des assemblées appelle à élargir et renforcer les assemblées citoyennes souveraines et à en créer de nouvelles.

Nous appelons l’ensemble des Gilets jaunes à diffuser cet appel et les conclusions des travaux de notre assemblée.

Les résultats des travaux réalisés en plénière vont alimenter les actions et les réflexions des assemblées.

Nous lançons plusieurs appels : sur les européennes, les assemblées citoyennes populaires locales, contre la répression et pour l’annulation des peines des prisonniers et condamnés du mouvement. (Voir les pdf ci-dessous.)

Il nous semble nécessaire de prendre un temps de trois semaines pour mobiliser l’ensemble des Gilets jaunes et convaincre celles et ceux qui ne le sont pas encore. Nous appelons à une semaine jaune d’action à partir du 1er mai.

Nous invitons toutes les personnes voulant mettre fin à l’accaparement du Vivant à assumer une conflictualité avec le système actuel, pour créer ensemble, par tous les moyens nécessaires, un nouveau mouvement social écologique populaire.

La multiplication des luttes actuelles nous appelle à rechercher l’unité d’action.

Nous appelons à tous les échelons du territoire à combattre collectivement pour obtenir la satisfaction de nos revendications sociales, fiscales, écologiques et démocratiques.

Conscients que nous avons à combattre un système global, nous considérons qu’il faudra sortir du capitalisme.

Ainsi nous construirons collectivement le fameux « toutes et tous ensemble » que nous scandons et qui rend tout possible. Nous construisons toutes et tous ensemble à tous les niveaux du territoire.

Le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple. Ne nous regardez pas, rejoignez-nous !

L’assemblée des Assemblées des Gilets Jaunes

7 avril 2019

Note: Ce texte est redescendu dans les assemblées locales pour validation et propositions d’amendement.

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Textes en annexe du communiqué de St Nazaire:

AssDesAss-2-Appel-pour-des-assemblées-citoyennes

AssDesAss-2-Appel-pour-une-convergence-écologique

AssDesAss-2-Appel-pour-un-acte-national-pour-lannulation-des-peines

English translation by Resistance 71

 

Gilets Jaunes vs Dictature Française: l’escalade…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 20 mars 2019 by Résistance 71


« La société ne veut pas de nous…
Qu’elle se rassure on ne veut pas d’elle ! »
~ Coluche ~

 

« Nous partirons du principe qu’il s’agit de rassemblements d’émeutiers » (Laurent Nunez, secrétaire d’état à l’intérieur, 19 mars 2019)

« Nous partirons du principe que l’État français est une dictature dont il faut se débarrasser » (Gilets Jaunes, 20 mars 2019)

 


L’État règne par la division… Union !

Gilets Jaunes contre lois scélérates: le nombre, le nombre, le nombre…

 

Devenons des S.U.P.R.A Gilets Jaunes

 

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

Gilets Jaunes 17ème round: Tout le pouvoir aux Ronds-Points !…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 9 mars 2019 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

9 mars 2019

 

Maintenons le cap du Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

Généralisons les assemblées populaires des ronds-points aux lieux de travail en passant par les voisinages

Redonnons un sens à nos communes par une activité politique collective, court-circuitons les institutions

Boycott de la grande distribution et des entreprises du CAC40, retour au commerce local, redéveloppons nos campagnes collectivement en liaison de réseau avec les centres urbains

Réapproprions-nous le politico-économique, recréons une France des sections communales

A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent, à bas le salariat !

Vive les communes libres ! Vive la Commune !

Vive la société des sociétés !

 

Gilets Jaunes : Pour l’État, toutes les répressions sont permises…

Posted in actualité, gilets jaunes, militantisme alternatif, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 7 mars 2019 by Résistance 71

Une fois de plus, il faut aller sur des médias étrangers pour entendre parler de ce qu’il se passe dans les rues de France…

Devant l’enfumage éhonté des merdias franchouillards et leur refus de dire la vérité, se dressent les RT, Press TV, Al Manar.

Si on nous avait dit ça il y a… 20 ans, on aurait sans doute crié au fou !

O Tempora O Mores ! disait l’autre…

~ Résistance 71 ~

 

 

Acte 16 des Gilets Jaunes: toutes les répressions sont permises

 

Al Manar

 

3 mars 2019

 

url de l’article en français: http://french.almanar.com.lb/1276002

 

Contre les Gilets jaunes qui en étaient le samedi 2 mars à leur Acte 16, toutes les formes de répression sont permises. Celles des policiers et CRS se font plus violentes. Les caméras du compte Facebook pro-Gilets jaunes Born to be Media Rider ne les ratent pas.

Contre les Passants

A Toulouse, elles ont filmé un couple de passants qui s’est fait matraquer par des CRS avec une grande violence. Sans aucun égard pour leur âge. Le couple ne faisait apparemment pas partie des manifestants a et traversé un cordon de CRS qui faisait face aux Gilets jaunes.

Selon Sputnik, on peut voir que la femme s’est arrêtée et a parlé à un CRS. Étant donné que la vidéo a été filmée de très loin, il est impossible d’entendre ce qu’elle lui a dit. Quoi qu’il en soit, elle a été frappée à coups de matraque et projetée au sol. L’homme qui l’accompagnait a tenté de la protéger mais a été lui aussi frappé puis jeté à terre.

Contre les journalistes

La seconde forme est celle qui s’attaque aux journalistes

La deuxième scène qui a touché une journaliste, Stéphanie Roy, a eu lieu à Bordeaux. Elle portait pourtant le brassard.

Elle dit s’être fait frapper à coups de pied et de bouclier par un représentant des forces de l’ordre.

On voit dans la vidéo un policier en train de la faire reculer, alors qu’elle lui répète qu’elle est journaliste.

«Je recule mais vous n’avez pas le droit de me toucher comme ça», crie-t-elle alors que la caméra oscille.

Dans le même temps, une autre journaliste, Elsa Gambin, a révélé sur son compte Twitter qu’un collègue de l’agence Reuters a été visé délibérément par un tir de LBD40.

Arrestations arbitraires

Autre forme de violence, les arrestations arbitraires.

Le Vendredi 1er mars matin, a été arrêté pendant 26 heures un des militants faisant partie du collectif ANV (Action Non-Violente) Cop21, alors que celui-ci avait mené une «action de réquisition» visant à décrocher un portrait d’Emmanuel Macron de la salle de conseil de la mairie de Wittelsheim, dans le département du Haut-Rhin. Un acte destiné à «montrer l’inaction du gouvernement face aux crises climatiques et sociales», selon le collectif sur Facebook.

La répression médiatique

Parmi toutes les formes de répression, la médiatique demeure la plus pernicieuse.Elle est entrée en action dès le premiers jours du mouvement de contestation.

Son dernier acte a été de minimiser le chiffre de participation de l’acte 16. Les médias français ont évoqué 5.600 dans toute la France, alors que le Syndicat France Police-Policiers en a comptabilisé 200.000.

Sur le plateau de la télévision BFM TV, le porte-parole de la liste RIC,  Jérémy Clément s’est vu couper la parole à chaque fois qu’il répondait aux questions qui lui étaient posées.

La semaine passée, la classe sionisante en France s’est acharnée contre ce mouvement, l’accusant d’antisémitisme, parce que l’un de ses manifestants a qualifié un intellectuel connu pour ses positions pro israéliennes et islamophobes, Alain Finkielkraut  de « sale sioniste ».

Un simulacre de démocratie

«Depuis les premières actions, nous voyons la répression se renforcer, mais nous ne nous laisserons pas intimider. Le soutien massif que nous recevons et la détermination des activistes à poursuivre les actions montrent à quel point l’urgence climatique et sociale est un enjeu majeur, pour lequel nous sommes prêts à encourir les risques nécessaires», a déclaré Sylvine Bouffaron, membre d’ANV-COP21 citée dans le communiqué.

Pour Jean, 62 ans, le grand débat est « un simulacre de démocratie ». «Pourquoi on ne lâche pas le morceau ? », s’interroge-t-il avant de poursuivre :

« En voilà une question conne ! Parce que Macron n’a pas bougé d’un millimètre déjà, et parce qu’il croit nous enfumer avec son grand débat. Ce dispositif, c’est un simulacre de démocratie. Car à la fin, de toute façon, le gouvernement ne retiendra que les propositions qui l’arrangent. Nous, on veut le référendum d’initiative citoyenne (RIC). S’il faut faire 150 manifs de plus pour l’obtenir, on les fera ! »