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Gilets Jaunes… 9ème round et terrorisme d’état

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 12 janvier 2019 by Résistance 71

“Il faut sinon se moquer, en tout cas se méfier des bâtisseurs d’avenir. Surtout quand pour bâtir l’avenir des hommes à naître, ils ont besoin de faire mourir les hommes vivants. L’homme n’est la matière première que de sa propre vie. Je refuse d’obéir.”

~ Jean Giono ~

 

 

“Aucun État centralisé, bureaucratique et par là même militaire, s’appela-t-il même république, ne pourra entrer sérieusement et sincèrement dans une confédération internationale. Par sa constitution, qui sera toujours une négation ouverte ou masquée de la liberté à l’intérieur, il serait nécessairement une déclaration de guerre permanente, une menace contre l’existence des pays voisins. Fondé essentiellement sur un acte ultérieur de violence, la conquête, ou ce que dans la vie privée on appelle le vol avec effraction, — acte béni par l’Église d’une religion quelconque, consacré par le temps et par là même transformé en droit historique, — et s’appuyant sur cette divine consécration de la violence triomphante comme sur un droit exclusif et suprême, chaque État centraliste se pose par là même comme une négation absolue du droit de tous les autres États, ne les reconnaissant jamais, dans les traités qu’il conclut avec eux, que dans un intérêt politique ou par impuissance.”

~ Michel Bakounine, 1895 ~

 

Gilets Jaunes… De Commercy à Montreuil pour une France des Assemblées Populaires !

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Gilets Jaunes: Ne pas succomber aux chants des sirènes…

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Résistance 71

 

7 janvier 2019

 

8ème round à grand succès pour le mouvement des Gilets Jaunes qui a regagné samedi dernier un gros taux de participation partout dans le pays et la propagande des larbins ne sait plus que faire pour falsifier les estimations ; peu importe, la participation ne peut à partir de maintenant, qu’augmenter à la vue de la seule réponse visible et irrémédiable d’un État aux abois, très proche de KO debout, comme certains cerbères ont pu le ressentir sur un certain pont de Paris: la violence et la surenchère dans la violence.
A ce sujet, il nous faut bien comprendre que tout peuple sous le joug d’un État, donc d’un pouvoir coercitif (à des degrés différents certes selon les endroits, mais coercitif quoi qu’il en soit), est en état de légitime défense permanente devant la violence économique et sociale employée, non-stop, par les institutions de tout poil. Les peuples opprimés, dont le peuple français fait partie, ont un droit naturel à leur défense qui ne peut donc être que légitime.

Néanmoins, les tentatives de cooptation et de récupération du mouvement ne vont faire que redoubler et en cela, le pire ennemi du mouvement des Gilets Jaunes… est lui-même, si une frange de celui-ci, celle qui veut en croquer du système, participer à la classique mascarade et piège étatique sous la forme d’un regroupement bidon en parti politique et/ou de création de listes électorales pour les « européennes », voire les « municipales », prend de l’ampleur grâce à la propagande des merdias qui ne manquent pas de lui donner audience. Le chant des sirènes politiques est mielleux, sirupeux et trompeur à souhait. Comme Ulysse et son équipage, nous devons garder la cap de notre rafiot, nous attacher au mât et ne succomber en aucun cas aux chants de ces sirènes, qui ne veulent que notre destruction.

Gilets Jaunes ! L’émancipation de notre société de la fange étatico-capitaliste vers une société libre et égalitaire ne se fera que par et pour nous-mêmes, rien ni personne d’autre ne le fera pour nous. Méfions-nous en permanence de ces incessants chants tentant de nous hypnotiser, écartons-nous de l’illusion démocratique, de ce miroir aux alouettes proposé qui ne fera, comme toujours, que profiter à termes, une infime portion du mouvement, choisie par le système pour le ruiner de l’intérieur au profit de l’oligarchie au pouvoir.

Rappelons-nous que voter au sein du système, c’est abdiquer, voter c’est se soumettre à la dictature de la division politique induite de la majorité et consolider, renforcer nos chaînes. Voter, c’est pisser dans un violon et céder au muselage universel !

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir. Qu’on se le dise !

Nous, le peuple, devons avancer d’un bloc, ensemble, par-delà les antagonismes induits qu’on nous rappelle sans cesse afin de nous diviser pour mieux faire régner l’oligarchie mortifère. L’heure est venue de court-circuiter le système et ses institutions obsolètes par les Assemblées Populaires de ronds-points, de quartiers, de communes, de lieux de travail. Suivons l’appel des Gilets Jaunes de Commercy dans la Meuse. Prenons les décisions nous-mêmes.

Non à la délégation au sein du système corrompu et moribond… Oui aux communes libres et à la Commune des Communes, outil fonctionnel de la Société des Sociétés.

Ci-dessous quelques textes essentiels pour nous aider à garder le cap et nous prévenir du chant des sirènes..

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Gilets Jaunes et croisée des chemins… RIC ou révolution ?

Posted in actualité, altermondialisme, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 22 décembre 2018 by Résistance 71

A lire aussi notre dossier Gilets Jaunes et notre position sur le RIC, il est important de se regrouper et de changer de dimension. A un moment donné, il est évident que l’emploi de la grève sauvage, hors syndicats (tous foies jaunes bouffant au râtelier oligarchique), illimitée et expropriatrice deviendra nécessaire. Il y a une chose essentielle à comprendre et c’est ça qui fait trembler l’oligarchie comme une feuille morte: le système a expressément besoin de nous ; nous n’avons EN AUCUN CAS besoin de lui ! Ceci devrait devenir une évidence pour tout le monde. A partir de là, l’action solidaire concertée devient limpide.
Agissons dans le sens d’assemblés populaires au sein d’une confédération de Communes Libres, reprenons le pouvoir pour immédiatement le diluer dans l’environnement où il est le plus soluble et devient non coercitif par nature: le peuple !
Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et ne peut y en avoir ! Le RIC n’est qu’un leurre supplémentaire faisant garder la main à l’oligarchie en nous faisant participer DIRECTEMENT à l’organisation de notre esclavage à la marchandise.
Halte au sketch ! Assez est assez !

Gardons présent à l’esprit l’appel des GJ de Commercy dans la Meuse!

~ Résistance 71 ~

 


Pour la Société des Sociétés

 

RIC ou révolution ?

 

Paris-Lutte Info

 

19 décembre 2018

 

url de l’article:

https://paris-luttes.info/referendum-d-initiative-citoyenne-11340?lang=fr

 

La révolution : si on le prend au sérieux, le mot est vertigineux. Alors, par peur de lui même une partie du mouvement croit trouver dans le RIC une solution pacifique et institutionnelle. C’est une impasse.

Nous l’écrivions il y a quelques jours dans un texte qui a tourné : le RIC est une porte de sortie pour le pouvoir. Aujourd’hui, cette affirmation se vérifie. Les médias nous font bouffer du RIC matin, midi et soir. Pour autant, et en réalité nous le savons tous, rentrer chez nous avec le RIC, c’est retourner au chagrin, sans rien de plus dans le frigo. Mais alors, que faire ? Que proposer, vers où aller ?

Le RIC est une porte de sortie pour le pouvoir. Car on le sait bien, au final : le pouvoir ne nous donnera rien sur le terrain social. Ce qu’il nous a concédé jusqu’ici de plus gros est invisible, n’est pas une mesure en positif, c’est simplement le gel des prochaines mesures contre nous, suspendues le temps du mouvement.

C’est aussi une porte de sortie pour la partie du mouvement qui a peur d’elle-même, de ce qu’elle pourrait être amenée à faire pour gagner. Car la question que tout le monde se pose, c’est celle-là : jusqu’où devrons nous aller pour nous faire entendre, pour vivre mieux ?

Ce mouvement est dur. Les Gilets jaunes ont arrêté les voitures et camions en faisant barrage comme ils ont pu, parfois avec leurs corps. Quiconque est allé sur les ronds points le voit bien, le danger est présent, bien qu’on l’oublie, à se faire frôler par des voitures toute la journée. Dés le premier jour, une femme est morte. Le bilan s’est considérablement alourdi depuis. Et cela risque d’empirer, notamment car la police est d’une rare violence. Déjà, à Marseille, une vieille dame est morte, heurtée au visage par une grenade lacrymogène.

Ce mouvement est très violemment réprimé. Le pouvoir en place n’a pas hésité à menacer de mort les participants aux manifestations. Autoriser une manif tout en menaçant de mort ses participants est assez inédit comme pratique !

Mais ce mouvement tient. Les participants aux blocages sur les ronds points, aux manifs, ont tenu quand même. Malgré la répression, malgré les menaces, les amendes, les coups, les peines de prison ferme, les gilets jaunes ont tenu. Et dans ce climat tendu, nous avons avancé. Occupé la rue, mené des actions coups de poings… Jusqu’à faire trembler Macron.

Alors, le vertige ?

Quand on en arrive là, le geste de révolte qui est à l’initiative de ce mouvement reste comme suspendu, pris de vertige devant l’ampleur de sa portée. Car finalement, les mouvements sociaux, y compris 36 ou 68, se sont arrêtés, empochant des améliorations sociales. On pourrait causer de ce bilan, savoir si les mouvements d’alors ne se sont pas fait avoir, mais ce n’est pas le sujet. Ce mouvement n’a pas le luxe de cette question, il n’a rien obtenu, ou si peu, de la poudre de perlimpinpin. Il n’y a pas de « grain à moudre ». Nous avons face à nous une porte fermée à double tour. Les possédants ont jeté la clé. Pour sortir de notre cage, il faudra la fracasser : cela s’appelle une révolution. Et elle fait peur. On nous l’a tellement matraqué, qu’une révolution était dangereuse ! Tous les moments de remise en cause du pouvoir produisent de la peur. En 68, on appelait ça « le bloc de la trouille ». C’est une réaction logique, il s’agit d’un saut dans l’inconnu.

Le RIC est alors apparu, comme un moyen de s’épargner la révolution, plébiscité par nombres de gilets jaunes. Et sur le papier, on comprend cet enthousiasme. Un moyen de reprendre le contrôle à la base, sans risquer les coups de matraque, la répression. Le problème, c’est que les mêmes conditions qui font que nous n’avons rien obtenu jusqu’à présent conduisent aussi à penser que le RIC ne changerait rien : la classe possédante est prête à tout pour conserver son pouvoir social.

Que s’est il passé dans les autres pays ?

En Grèce, les gouvernements ont valsé. Les politiciens ont tous préféré démissionner qu’en finir avec l’austérité. Puis est arrivée l’alliance entre Syriza et ANEL, c’est-à-dire entre nationaliste et extrême-gauche. Et… Ils ont lâché comme les autres !

Pourtant, les grecs avaient répondu non au référendum sur l’austérité. Un référendum proposé par le gouvernement lui-même, mais qu’il n’a pu respecter. On retrouve des situations similaires en Argentine, en Espagne… Pourquoi ? C’est une question de force. Le pouvoir du capital, de l’argent, est une immense force. Face à lui, l’indignation, l’appel à la pitié n’est rien.

Songeons à la gravité terrestre qui tire tout corps vers le bas. Pour la contrer, on peut se plaindre tant qu’on veut, il nous faudra utiliser nos muscles, nous mettre en mouvement. Les muscles de cette société, ce sont les millions de prolos. La seule force capable de s’opposer à celle du capital, la voici. En temps normal, cette force est allongée, rivée au sol par le capital, qui la pompe comme un vampire. Avec ce mouvement, elle s’assoie et fait trembler le pouvoir. Reste à nous mettre debout : c’est la seule position d’où un combat peut être gagné. Et ce combat, nous n’en ferons pas l’économie.

En haut ils ne peuvent plus

Nous l’écrivions plus haut. La réalisation la plus importante du mouvement, c’est d’avoir stoppé les mesures contre nous pour un temps. Mais l’agenda est toujours là. Ce n’est pas par malveillance que les gouvernants nous imposent leur sales attaques. C’est parce qu’ils défendent le profit. Nous sommes à l’heure du flux tendu. A l’heure de l’austérité sans limite. A l’heure du grand appauvrissement.

Une époque du capitalisme où celui-ci n’a plus rien à lâcher. Ils n’arrivent même pas à nous donner trois sous sur le SMIC ! Nous l’écrivions au sujet du Brésil il y a peu, ce système vieux de deux siècles s’accroche à la vie avec la rage de la sénilité, ses mains serrées telles des griffes autour de notre cou. La prochaine crise approche et eux le savent. Toute mesure prise pour desserrer l’étau où nous sommes pris la précipitera. Précipitera les faillites, les krachs boursiers. Alors, tout est bon pour gagner du répit, gratter encore des bénéfices.

En bas nous ne voulons plus.

Nous sommes à bout. On a beaucoup parlé de goutte d’eau faisant déborder le vase. Mais ce n’est pas un vase, c’est un océan, où nous sommes en train de nous noyer ! Alors nous sommes tombés dans la rue et nous nous sommes aperçus que nous étions des millions. Que nous refusions d’avoir peur quand le pouvoir nous menaçait de mort. Que nous voulions continuer. En nous défiant de tous les représentants, toutes les instances à même de nous trahir. Mais nous en avons oublié une : nous-même. Car dans ce mouvement désespéré, le RIC est apparu comme une dernière planche de salut, un sursaut d’espoir.

Défions nous de l’espoir. L’espoir est une drogue qui intoxique. Qui amène à l’attente, que finalement tout s’arrange. Qu’on pourrait rentrer à la maison et attendre que tout aille mieux. Cela marche dans les fables. Mais dans ce monde-là, non. Dans ce monde, il nous faudra nous battre. Dans ce monde, les capitalistes n’auront que faire de nos votes s’ils ne vont pas dans leur sens. Souvenons-nous du Chili d’Allende, du coup d’état de Pinochet qui marque la fin de la tentative de réforme sociale. Souvenons-nous que chaque fois qu’on a dit aux exploités qu’il pouvait faire confiance à la démocratie, ils ont été écrasés. On nous dit que le RIC nous permettrait de faire passer les lois que nous voulons. Rappelons que ceux qui possèdent ce monde ne respectent pas ces lois. Rappelons que le passage de la démocratie à la dictature peut-être très rapide, si nous touchons aux intérêts des puissants. Et demandons-nous si le RIC nous protègera de la répression.

Alors, nous en appelons à tous les partisans du mouvement. Toutes celles et ceux qui se sont levés, et qui dans la lutte se sont retrouvés. Et nous leur disons : ne nous arrêtons pas, RIC ou pas RIC. Ayons confiance en nous-même. Seuls les exploités ont les ressources pour stopper la catastrophe en cours. Nous sommes face à un monstre à plusieurs visages. Celui de la misère, de l’exploitation, de la destruction de ce monde. Il a pour nom capital, et grandit à chaque minute en dévorant nos vies. Nous ne le stopperons pas avec des bulletins de vote.

La révolution, le mot est vertigineux, comme un pic immense qui touche le ciel. Mais de la haut, les étoiles sont plus proches, et l’air est pur. Alors ne cédons pas à la peur et au repli. Parlons d’amplifier le mouvement. Reprenons les ronds points. Explorons les pistes de l’extension de ce mouvement, comme celle de la grève. Elle fait son chemin, cette question. C’est que là ou elle est posée par les salariés, les patrons tremblent.

Osons lutter. Osons vaincre.

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Lectures complémentaires:

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération: