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Gilets Jaunes résistance politique: Compte-rendu de la manif / action sur Rouen du 21 décembre 2019

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Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

 

CR manif GJ Rouen

 

GJ du Rond-Point des Vaches

 

22 décembre 2019

 

Bonjour,

Belle manif en ce samedi 21 décembre. Départ place du Général De Gaulle alias place des Gilets Jaunes… allons place St Marc puis général Leclerc, désir commun de tourner et de remonter la rue Jeanne d’Arc, l’artère principale du centre… à la hauteur de la rue du Gros Horloge… là… un peloton de mobiles… face à face… nous bravons en scandant  : « laissez nous passer »… et autres désirs de continuer la manif… avance des gens d’armes… résistance, refus de partir… on reste en nombre, gens du commun parmi eux beaucoup de G.J. et de syndiqués… grande mobilisation de gens d’armes, policiers et baqueux… gazeuses poivrées et avancée des F.O… résistaaaaance.. une copine tombe, malaise, une autre a une crise de tétanies… un copain arrêté ( ils l’ont relâché peu après paraît-il ) … un lent repli s’opère…

Je relève dans un compte redu de « Rouen dans la rue » à propos de la manif de mardi cette navrante inversion quand ils écrivent : » Déception immense ( ils parlent du fait de ne pas être montés à la gare où il n’y a d’ailleurs personne mais symbole quand tu nous tiens )  donc pour ceux qui mettent leur corps en jeu pour amorcer la conflictualité nécessaire à cette lutte ».

Première remarque : un vrai terme macronien çà « conflictualité », on veut se la jouer  communiquant !  un face à face, voire un affrontement peuvent se révéler judicieux et ils sont l’oeuvre de la manif elle-même, pas forcément l’ oeuvre de quelques-uns qui s’autooctroient la marche à suivre…. il n’y a aucune  » déception immense » ( on est toujours au théââtre là! ) , vous tentez et çà marche pas alors basta ! Nous avons été quelques g.j pendant plusieurs manifs à orienter, par un bavardage assidu et spontané, l’orientation improvisée des parcours et cà marchait bien… on était pas toujours d’accord sur la gauche ou la droite mais le désir était partagé…et aujourd’hui il le fut de nouveau et pas seulement avec des G.J !

Ils écrivent plus loin : » la force de ce mouvement réside peut-être dans les actions de blocage, dans la nuisance réelle des grèves des secteurs clés et dans les rencontres entre ceux qui décident d’agir ensemble ». tiens donc la conflictualité est nécessaire mais l’agir ensemble dans les blocages, voire pour certains dans les grèves, çà c’est peut-être!!!!!! la force de ce mouvement ! La force de ce mouvement réside nécessairement dans les rencontres possibles entre gens du commun, c’est l’événement social même !

Vous essayez de plaquer votre idée de la manif, de ce qu’elle doit être sans la ressentir, sans la vivre, sans prendre le temps des rencontres possibles ! « Nécessaire »! « Nécessaire » est-ce que nous G.J. on a des gueules de nécessaire ?

Et pour finir une info de la legal team de Paris

https://www.gj-magazine.com/gj/interdit-de-manifester-pendant-6-mois-et-sans-proces-le-dernier-coup-tordu-contre-les-gilets-jaunes/

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Grévistes en colère: « Bureaucrates, hors de nos grèves ! »

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Nous ne sommes pas les seuls à le dire loin s’en faut, mais il est vital de considérer ce fait évident: toute grève encadrée l’est par des foies jaunes qui bouffent depuis des lustres au râtelier du système et pour eux, la soupe est bonne…

Tout mouvement de grève encadré n’est que la mise de la lutte émancipatrice dans la nasse du réformisme.

Non pas que la base soit corrompus, mais la hiérarchie l’est, immanquablement et le texte ci-dessous est éclairant là dessus pour ceux/celles qui l’ignoraient encore.
Pour être vraiment efficace et peser : grève générale illimitée et expropriatrice, c’est à dire que les travailleurs reprennent les rênes du travail et produisent biens et services pour la communauté, en direct, et non plus pour soutenir ce système de la dictature marchande, du profit et sa clique de parasite (sortie de l’aliénation). Les conseils ouvriers italiens anarchistes de 1920 ont fait trembler le système de la sorte pour n’être trahi que par la fange habituelle des foies jaunes de partis, “communistes” en tête.

Quand on négocie, on est d’accord sur le principe du système dans lequel on évolue. Là doit se situer la grande rupture. La victoire émancipatrice ne peut venir qu’en dehors de l’État et de ses institutions, en dehors de la dictature marchande qui les régit depuis quelques 200 ans, en dehors des concepts monétaires et en dehors de l’esclavage salarial. Le but n’est pas d’améliorer cette merdasse immonde et contre-nature, mais de la supprimer sans espoir de retour.

Tel est l’enjeu, tout le reste n’est que favoriser le renforcement du système qui phagocyte toutes les luttes menées sur son terrain. Nous ne devons plus jouer cette partie sur leur terrain, mais sur le notre. Le nombre, l’organisation organique et la détermination sont notre force, même si pas encore bien comprise.

C’est la seule issue pour nous émanciper de cette société du vampirisme marchand et de pouvoir enfin vivre et mon plus survivre avant la mort.

Qu’on se le dise !

~ Résistance 71 ~

 


« A bas les grèves réformistes des impostures marchandes »

 

Bureaucrates hors de nos grèves !

 

Grévistes en colère

 

7 décembre 2019

 

source:

https://paris-luttes.info/bureaucrates-hors-de-nos-greves-13041?lang=fr

 

Impressions et analyses d’un gréviste sur comment se départir des bureacrates syndicaux afin de mener le mouvement vers la victoire.

Ayant déjà été grévistes en 2010 lors de la précédente réforme des retraites, qui, faut-il le rappeler, a été un flop énorme, et a épuisé la plupart des personnes l’ayant vécu, leur a brisé le moral jusqu’en 2016 où les têtes ont commencé à se relever, nous tenons à mettre au point un certain nombre de choses.

1-Le droit de grève étant encadré en France, nous ne sommes pas libres de faire grève quand nous le souhaitons. Le public et le privé sont pris en otage (pour une fois que c’est vrai) par les directions syndicales qui posent les appels nationaux, « couverture légale » de tout mouvement de grève.

Le privé peut se mettre en grève dès qu’il le souhaite, à condition d’être deux grévistes dans une boite : à moins d’un rapport de force particulièrement élevé, inutile de dire que c’est compliqué.

Le public doit attendre le bon vouloir des directions syndicales, même s’il y a des préavis tout le temps, absolument pas coordonnés : ah ouais c’est vrai, si on était coordonné·e, peut-être qu’on pourrait gagner, merde alors.

Jeudi, c’était le cas : grévistes partout, boulot nulle part, en plus pas de transports, tant mieux pour tout le monde.

Vendredi, déjà, les gens commencent à bafouiller : les buros sont de nouveau de sortie en AG pour nous expliquer que jeudi et mardi, c’est deux jours consécutifs. Comment faire passer des journées éparses pour une grève illimitée…


C’est pourquoi nous souhaitons que les gens arrêtent leurs salades : tout le monde veut une grève illimitée, qui sera notre seule chance de faire reculer les porcs qui veulent nous faire travailler jusqu’à la mort.

2-Comme la grève, ça coûte cher, et que tout le monde crève déjà la bouche ouverte, la question des caisses de grève se pose : qui parle de caisse en ligne, de demander l’aumône dans le métro (dommage, y en a plus), de faire des gâteaux et du vin chaud, etc., etc.


Nous tenons à rappeler que les syndicats ont des thunes pour ça et qu’elles ne sont pas réservées aux syndiqué·e·s, mais aux grévistes. Nous serions bien naïf·ve·s de laisser les syndicats contrôler ces caisses et avons besoin de caisses autonomes
 !

3-Retour des AG, retour des buros : les méthodes n’ont pas changé, on tient le crachoir, tout le monde est d’accord dans un consensus flou, toute parole est immédiatement lissée, policée. Bientôt le retour des invisibilisations, des limitations du temps de parole voire des intimidations verbales ou physiques envers les personnes qui parlent d’organisation sérieuse,

Il est nécessaire, dans toutes les AG, que les gens soient conscient·e·s des tours de passe-passe des habitué·e·s de la parole : qui récupère les numéros de téléphone et les mails et contrôle les informations diffusées, qui veut mettre tel mot à la place de tel autre, qui veut imposer son agenda syndical ou politique, qui veut proposer tel mode d’organisation, commission dans un but de contrôle, etc., etc.

Tous ces micmacs n’intéressent personne, on n’a pas le temps : tout ce qu’on veut, c’est décider ensemble, de nos actions, de nos moyens de faire grève, donc pression.

Que les bureaucrates fassent attention : on n’est pas prêt·e·s à se faire rouler de nouveau dans la farine !

À bon entendeur·euse·s, salut

Des grévistes qui en ont marre de se faire déposséder de leur lutte.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Gilets Jaunes an I… Réflexions au fil du temps

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“Il est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu’ils ont été trompés.”
~ Mark Twain ~

“La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent.”
~ Albert Einstein ~

 

Gilets Jaunes An I… Quelles options ?

 

Résistance 71 

 

23 novembre 2019

 

Avec une semaine de recul, que pouvons-nous tirer comme enseignement du week-end des 16-17 novembre qui marqua le premier anniversaire du mouvement des Gilets Jaunes ?

Il y a eu, comme à l’accoutumée, deux évènements en un: le premier sur Paris, le second en province. Si les incidents de la place d’Italie ont marqué la journée du 16 novembre, il convient de ne pas se laisser embarquer à ne considérer QUE ce qui s’est passé en amont de ce qui devait être une manifestation et un cortège déclarés en préfecture et annulés suite à des incidents provocateurs que l’on peut considérer comme ayant été orchestrés de plusieurs façons par le pouvoir. Nous avons déjà écrit sur le sujet dès le lendemain (voir ici et ).

Ce qui a été le plus souvent occulté, et pas seulement par les merdias de masse, est la foule d’actions de groupes de Gilets Jaunes qui se sont déroulées dans Paris ce jour là et le lendemain 17 novembre.

  • Tout a commencé avec le blocage matinal du périphérique à la Porte de Champerret, puis dans la journée, outre les évènements de la Place d’Italie il y eut…
  • Manif’ devant le Palais de Justice de Paris
  • Manif’ Bd Beaumarchais
  • Sortie des Gilets Jaunes de la nasse de Bastille pour se répandre par petite groupes mobiles vers le Bd de l’hôpital et autres endroits
  • Manif’ quais de Bercy
  • Invasion de la Gare de Lyon
  • En soirée: actions de groupes aux Halles et barricades Bd de Sébastopol
  • le 17 novembre: Manif’ à châtelet et aux Galeries Lafayette qui durent fermer leurs portes

La seconde vitesse, toute aussi importante si ce n’est plus, fut celle des actions en provinces. De grandes villes de France ont vu des actions importantes se dérouler durant tout le week-end, à Toulouse, Bordeaux, Lille, Marseille, Lyon, Montpellier, Nantes, Tarbes, Dijon, Rouen.

On y a vu les réoccupations des ronds-points et des péages d’autoroutes, l’occupation de tribunaux, des opérations routières “escargot” etc…

Ces action morcelées, de moins d’ampleur, moins visibles du grand public ont été très efficaces et ont montré que partout, grâce à la mobilité et l’innovation, il est parfaitement possible de déborder le dispositif policier de manière efficace. Ce dispositif est lourd et englué dans la hiérarchie et la bureaucratie. Il faut le combattre par l’asymétrie, la légèreté et la mobilité à la fois d’esprit et physique. Bref les faire courir partout en utilisant des leurres pour faire diversion des actions réelles décidées au préalable.

Les 16 et 17 novembre, les Gilets Jaunes ont retrouvé les ronds-points et l’être ensemble, le partage et la coopération de groupe(s). Ceci continuera de grandir avec ce qui se prépare pour le 5 décembre, ce que nous souhaitons être, devenir à terme, une grève générale sauvage (hors carcan syndical foie jaune), illimitée et expropriatrice afin de pouvoir nous réorganiser autour de nos activités et de nos lieux de vie commune.

A cet égard, et devant l’arrogance et la violence d’un pouvoir étatico-capitaliste n’ayant rien à proposer (ni n’ayant jamais rien eu à proposer du reste…) si ce n’est division, mensonge, répression, violence et exploitation, nous devons nous rendre compte que le mouvement des Gilets Jaunes arrive maintenant à une croisée de chemins. Il y a 4 options possibles à envisager à notre sens sur ce carrefour qui s’annonce pour le futur du mouvement:

  • Continuer sur la lancée de l’An I, manif’ de week-end, actions sporadiques, heurts avec la flicaille, jusqu’à gagner quelques concessions ou être battu dans ce bras de fer engagé depuis novembre 2018 entre le poids léger “Gilet Jaune” et le poids lourd “état capitaliste”…
  • Se dire que rien n’a changé depuis un an, que cela ira en empirant malgré notre action, que le prix à payer est trop lourd et jeter l’éponge.
  • Accroître la réponse violente en réponse à la dictature d’état et entrer en insurrection généralisée…
  • Glisser sur le terrain local et nous réorganiser de manière décentralisée et “autonome” de là où nous sommes, depuis nos communes, voisinages et lieux de travail. Entrer en résistance par le boycott, la réorganisation de la vie sociale locale de manière délibérée, associative, consentie et coopérative…

En ce qui nous concerne, nous rejetons les premier et second points.

Le troisième point est de plus en plus vu comme une bonne option pour bien des gens impliqués de près ou de loin avec le mouvement. Beaucoup en ont assez de prendre des coups sans les rendre et de voir qu’au bout du compte, le pouvoir a vraiment tremblé en décembre 2018 au plus fort des émeutes parisiennes et que donc sédition et insurrection seraient la seule solution à la violence et répression aveugles d’un état et d’un capital bien au delà de toute rédemption possible.

Nous comprenons ce type de raisonnement, mais nous y voyons également une impasse pour la raison suivante:

Imaginons une seconde le scénario (plausible) qui verrait une insurrection populaire prolétaire réussir et finalement renverser gouvernement et institutions ; la question demeure: et après ? Qu’allons-nous faire ? Réorganiser des élections, un nouveau grand cirque électoral étatique de l’inutile pour ne faire que changer les têtes des gérants de l’entreprise de l’organisation de la division et de la domination ? Qu’avons-nous préparé comme alternative ? Y en a t’il une ? Certains répondrons: le RIC, qui est porté, au sens littéral du terme, en étendard par le mouvement des Gilets Jaunes. Mais qu’est-ce que le RIC si ce n’est qu’une énième réforme d’un système étatique au bout du bout du banc ? Le RIC n’est qu’une réforme qui demeure pieds et poings liés face au système établi, même s’il débouchait sur une VIème république, ce ne serait que reculer pour mieux sauter… à la corde. Son activation, si elle était autorisée de manière cosmétique par l’État, est lourde et sujette à tant d’embûches que bien peu de référendums verront le jour… Remettre en cause une constitution et la remplacer par une autre ne fait que réformer un système en tentant de le rendre plus “vertueux”, alors que la division, l’inégalité, l’exploitation et la violence sont les ingrédients inéluctables du système étatico-capitaliste dont il nous faut nous départir ; il n’est même plus une impasse, il n’est depuis sa création qu’un suicide collectif à terme.

Nous l’avons dit depuis bien des années et cela devrait maintenant commencer à devenir de plus en plus évident pour toujours plus de monde:

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Entrer en “insurrection” sans comprendre ce fait fondamental nous condamnerait à toujours répéter sans cesse la même erreur, celle commise au cours de l’histoire par bien des mouvements insurrectionnels qui ne surent pas sortir du cercle vicieux que sont état et capitalisme (ou pouvoir marchand). Ce type d’insurrections historiques ne furent effectivement que des “révolutions” qui comme le nom l’indique… est un mouvement qui ne fait que revenir encore et encore au point de départ, commettant ainsi une révolution, comme une roue de vélo qui tourne: celui de la division, de l’oppression, de la répression, de l’exploitation et de la violence du rapport dominant/dominé.

En revanche, la 4ème option du carrefour de la croisée que nous avons présenté, ne rentre plus dans le cercle vicieux de la révolution recommençant encore et toujours les mêmes erreurs, mais il entre de plein pied dans ce que la Nature fait en permanence, elle évolue, la 4ème option est une (r)évolution, une tangente qui nous permettra de sortir du cercle vicieux des cycles alternant durs et doux du rapport dominant/dominé pour entrer de plein pied dans notre humanité enfin réalisée au sein d’une société des sociétés ayant déconstruit la pyramide du pouvoir et de la coercition, ayant redistribué ce pouvoir dans le corps social intégral, le rendant ainsi coopératif et non coercitif, nous permettant de décider de nouveau sur un pied égalitaire à la fois du mode de gouvernance mais aussi du mode de production afin de garantir le vie et le bien-être de toutes et tous.

Ceci fera entrer les associations libres dans un cycle évolutionniste marquant l’avènement de notre être organique profond, individuel et collectif, ayant lâché prise de tous les antagonismes préalablement induits et embrassant la complémentarité de notre diversité culturelle pour devenir enfin une humanité UNE, celle de l’être ayant triomphé de la dictature marchande de l’avoir et qui ne peut passer que par la réorganisation de la société humaine sans l’état, sans la marchandise, sans l’argent et sans le salariat.

La croisée des chemins à laquelle arrivent les Gilets Jaunes est encore minée par une certaine fausse perception de notre réalité. Nous devons cesser de penser celle-ci comme étant celle du système de l’État, de l’argent et du capital, qui ne sont que des leurres, des artifices rendus possibles par la division de la société en détenteurs minoritaires de pouvoir (forcément coercitif par nature) et en assujettis majoritaires. Nous devons en revanche changer de perception de notre réalité, franchir cette porte entrouverte menant vers l’émancipation et la liberté dans la réalisation de notre être organique profond et naturel.

Osons jeter un œil dans l’entrebaillement de cette porte, car n’est-il pas dit que celui qui ose gagne, l’oligarchie nous l’ayant démontré depuis des siècles. Notre heure arrive, celle de notre pleine réalisation humaine, qui changera la face de cette planète, à tout jamais et cela commence avec la réalisation ferme et définitive que nous avons été trompés, que la centralisation institutionnalisée et la marchandise ont pas à pas phagocyté nos vies et qu’il nous suffit de dire NON ! Ensemble et de travailler de concert pour en finir avec cette dictature de la division de l’avoir pour reconquérir l’union de notre être.

Poussons cette porte et, ensemble, pénétrons dans le grand tout de la VIE par le moyen de la société des sociétés que nous pouvons, que nous devons réaliser !

Excellents textes complémentaires de ce billet à lire et diffuser sans modération:
« Moi, Jo Busta Lally j’accuse ! »
Notification-rejet-mdph-jo-busta-lally

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Tout le pouvoir aux ronds-points !

Mise au point sur notre billet « Black Bloc » sur la place d’Italie du 17 novembre

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Résistance 71

 

19 novembre 2019

 

Dans notre billet du 17 novembre « Gilets Jaunes An I: Des ‘Black Blocs’ se réfugient derrière la police sur la place d’Italie (vidéo) », nous n’avons pas dit que le « Black Bloc est la police », le titre de la vidéo citoyenne mise en ligne est à cet égard trompeur, ce qui n’enlève rien à la preuve visuelle de ce qu’il s’est passé, en partie du moins ce jour-là et à cet instant là, sur la place d’Italie dans le 13ème arrondissement de Paris. Nous avons dit qu’il a été manifestement infiltré.

Le Black Bloc se constitue dans des cas spécifiques. La question peut-être posée de savoir en quoi la manif’ déclarée en préfecture du 16 novembre devant partir de la place d’Italie, comme tant d’autres avant elle, aurait constitué une occasion spéciale pour la constitution d’un Black Bloc ? Si c’est le cas, pourquoi commencer le fritage sur la place, bien avant le départ de la manif’, alors que bien évidemment celle-ci deviendrait très rapidement une nasse avec le dispositif en place ?.. Quel serait le but ? Quel serait également le but pour un Black Bloc de déambuler dans une manif’ 100% encadrée devant, derrière et sur les côtés par les keufs, comme c’est la cas depuis des mois au cours des manif’ déclarées et autorisées par la préfecture ?. . Ultimement, à qui a profité la violence ?

Si le concept et la pratique du Black Bloc ne sont bien entendu pas policiers, il n’en demeure pas moins, que des équipes spéciales de la police peuvent et ont déjà infiltré les Blacks Blocs avec un objectif bien évident à comprendre. Ce fut le cas sur la place d’Italie en ce 16 novembre 2019, au moins pour les trois lascars qu’on voit sur la vidéo se réfugier derrière leurs supposés collègues, l’un d’entre eux ayant été manifestement touché, le plus probablement par un « tir ami »…

Sur cet incident on peut en tirer ces conclusions:

  • Si ce Black Bloc avait dûment été organisé, la tactique est sérieusement à revoir…
  • Si ce Black Bloc avait été organisé, il fut infiltré par des agents du pouvoir (preuve vidéo), ce qui pose la question de sa sécurité interne…
  • Si ce Black Bloc fut une imposture, il serait temps de le dire et de s’en désolidariser…

Quoi qu’il en soit, des leçons devront en être tirées pour toutes actions futures.

Nous pensons ces précisions être utiles et nous réitérons notre position: nous ne pensons pas que les Black Blocs sont une « organisation policière », nous tenons simplement à faire savoir qu’il semble assez aisé pour les agents du pouvoir de les infiltrer et d’agir dans les intérêts de celui-ci.

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

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Le Black Bloc… le vrai !

Gilets Jaunes An I : 16/11 Des « black blocs » se réfugient derrière la police place d’Italie (Vidéo)

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Résistance 71

 

17 novembre 2019

 

Mise au point du 19/11 sur ce billet

 

Ci-dessous, une video de rue de 3 soi-disants « black bloc » dont un semble blessé, venant se réfugier derrière un cordon de police.

 

 

Il semble donc, et cela est d’une grand logique, que les violences qui ont éclaté en amont du départ de la manif’ déclarée place d’Italie (Paris 13ème), aient été sciemment provoquées par le pouvoir afin de:

  • Faire interdire la manifestation, ce qui fut bien entendu fait..
  • Piéger les Gilets Jaunes sur la place pour toujours plus de répression
  • Tenter de discréditer le mouvement
  • Noircir toujours plus avant la réputation des « anarchistes »
  • Instaurer un climat de peur dès le début du week-end afin de décourager les manifestants de venir dans les rues

Cette pratique est courante dans toutes les polices du monde, elle est omniprésente dans la police française.

Le pouvoir marchand est dans une logique de violence systémique qui ne peut aller que crescendo. La question qui se pose depuis un moment déjà est :

Quel est l’objectif politique ou plutôt, que doit devenir l’objectif politique du mouvement des Gilets Jaunes ?
Qui peut encore croire à rendre ce système plus « vertueux » quand division, coercition, oppression, exploitation, mensonge, tromperie et veulerie en sont les caractéristiques exclusives ?

Dans notre prochain billet : Deux textes fondamentaux en format PDF pour aiguiser notre réflexion et notre action. A suivre…

 


Tout le pouvoir aux ronds-points !

2018-2019: Ce mouvement des Gilets Jaunes qui rend les rues de France jaunes de monde

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Le jaune est mis…

 

Un an de rues de France jaunes de monde

 

Résistance 71

 

15 novembre 2017

 

17 novembre 2018 – 17 novembre 2019… Mouvement des Gilets Jaunes : Un an de lutte sociale, de présence massive de terrain sur les ronds-points, dans les rues, devant les organes de pouvoir et de propagande de France. La résurgence des Gaulois réfractaires qui n’ont pas oublié qu’en chacun de nous sommeille un communard est enfin arrivée et dure.

Beaucoup a déjà été dit et écrit sur le mouvement des Gilets Jaunes avec la litanie habituelle de bonnes choses et d’inepties. Que pouvons-nous en dire le plus succinctement possible ? 

Le mouvement des Gilets Jaunes est :

  • Unique dans sa longévité
  • Unique dans sa résistance à la cooptation ce qui explique le point #1
  • Unique dans son refus instinctif du moule de communication sociétal
  • Unique dans son rassemblement par delà les scissions politiques induites
  • Unique dans son mode opératoire de communication des ronds-points
  • Unique dans la convergence d’un apolitisme de partis devenu militant
  • Unique dans sa réappropriation de la communication
  • Unique dans sa résilience
  • Unique dans sa capacité d’adaptation

Où est le mouvement à cet instant précis de l’histoire ?

Il nous semble que le mouvement, bien qu’en cours de transformation, se dirige vers toujours plus de dialogue de sourd avec un État et des “pouvoirs publics” autistes et dont les fonctions sont de protéger les privilèges et le système en place. Le fait depuis plusieurs mois, d’accepter l’encadrement et la déclaration / autorisation officielle des manifestations ne fait plus beaucoup avancer les choses et se doit d’être dépassé. On voit certains “leaders” entrer dans divers organes médiatiques, la vigilance est de mise !

Quel avenir ?

Tout dépend en fait des objectifs qu’on se fixe. Ces objectifs ne peuvent être décidés qu’en réunions / assemblées populaires locales. Ce qui a commencé à se faire à l’instigation des Gilets Jaunes de Commercy dans la Meuse très tôt dans le mouvement et a gagné du terrain, surtout dans les provinces. La coordination, pour être efficace, doit dépasser le cadre local et les initiatives des Assemblées des Assemblées ont enclenché un véritable processus de décision populaire et de volonté de reprendre en main l’affaire politique sans passer par des intermédiaires s’avérant toujours corrompus. Ceci doit se généraliser sur l’ensemble du territoire. Que fleurissent les assemblées populaires !

Il est bien entendu que pour la vaste majorité des personnes impliquées, la préoccupation primordiale est les conditions de vie au quotidien. C’est une évidence et personne ne le discutera. Cependant, nous devons comprendre que l’objectif n’est pas et ne doit pas devenir une “amélioration cosmétique” des conditions de notre exploitation et de notre oppression au cours de notre vie quotidienne, mais un changement profond, radical ( étymologiquement: depuis la racine des choses) de la société. Comprendre véritablement notre réalité et œuvrer ensemble pour la transformer positivement dans le sens de l’égalité et de l’harmonie sociale pour toutes et tous.

Pour que ceci se produise, il est indispensable que le plus de personnes comprennent finalement qu’il n’y a pas de solution au sein de ce système marchand étatico-capitaliste, fondé sur la division et la préservation du rapport dominant/dominé induit et en aucun cas inéluctable et qu’ainsi il ne peut pas y avoir de solution au sein du système en place qui, à terme, ne génère que chaos social, exploitation intensifiée, répression de toute dissidence et annihilation de toute volonté de résister afin de préserver coûte que coûte le statu quo oligarchique et son hégémonie culturelle.

Le mouvement des Gilets Jaunes démontre depuis un an que les sans noms, tous autant que nous sommes, avons toujours cette fibre instinctive de la révolte, et ce, à n’en pas douter, à la grande surprise de l’oligarchie et de ses sbires de terrain que sont les politiciens, les médias et autres cerbères futiles, qui nous pensaient anesthésiés dans la ouate chloroformée de la société du spectacle marchand et de sa culture débilitante. Mais que nenni ! La résurgence du peuple s’est activée, il convient maintenant de la transformer en une révolution sociale qui balaiera une fois pour toute les vestiges de cette société mortifère, gérée depuis les burlingues feutrés des cartels industrio-financiers transnationaux.

Notre émancipation finale ne pourra se produire que lorsque nous aurons individuellement et collectivement, par une prise de conscience politique radicale et définitive, compris que nous avons été artificiellement cloitrés dans un carcan politico-social dans sa dimension étatico-capitaliste et que cet état de fait, tout artificiel et construit qu’il est n’est en rien une fatalité et peut parfaitement être déconstruit comme toute création humaine. Pour ce faire, il nous faut lâcher prise des antagonismes, analyser et intégrer toute différence comme une complémentarité qui à terme, en œuvrant ensemble nous unira et nous renforcera. Ceci est la condition sine qua non de notre émancipation combinée avec la mise en place des associations libres gérées localement, régionalement et au niveau de la “nation” révisée dans son concept, par des assemblées populaires seules capables de prendre les décisions pour le bien commun et de les mettre en application par la grâce des membres des associations libres comprenant qu’ils agissent et travaillent non plus de manière aliénée, mais pour la satisfaction de tous.

Le mouvement des Gilets Jaunes a vu émerger publiquement le concept du Referendum d’Initiative Citoyenne ou Populaire (RIC / RIP) qui présente l’intérêt de faire réfléchir les gens collectivement sur des sujets d’ordre politiques et économiques ; son inconvénient étant qu’il soit une revendication demeurant au sein du système étatique qui est au delà de toute réforme et rédemption politique. L’État et les rouages capitalistes du spectacle marchand sont par design des entités construites contre toute velléité de révolution sociale puisque entités de la perpétuation de la division et de l’exploitation du plus grand nombre par le plus petit nombre dans un rapport synthétique dominant / dominé. Néanmoins le concept du RIC / RIP est bon hors de ce contexte, en l’appliquant dans une gestion autonome par assemblées qui pourraient demander l’avis direct du peuple sur des questions référendaires.

Tout ce qui sort du travail de réflexion collectif et qui tend à faire consensus est une bonne chose, mais doit être appliqué en dehors du système existant. Nous devons recréer notre réalité et non pas réformer celle qui a été inventée pour nous et nous laissant pour compte en chemin il y a déjà bien longtemps. 

A cet égard, l’action de grève générale reconduisible du 5 décembre à venir pourrait s’avérer être un tremplin adéquat pour enfoncer les coins des assemblées et conseils ouvriers et des travailleurs afin de faire péter les verrous du carcan social, si ces conseils pouvaient se mettre en place à cette occasion. Toutes les factions de lutte radicale depuis le XIXème siècle ont prôné la grève illimitée et expropriatrice comme arme absolue contre le pouvoir du capital. Ceci a déjà été mis en pratique lors des grandes grèves ouvrières du nord de l’Italie en 1920 sous l’impulsion d’anarchistes comme Errico Malatesta. Ceci s’est reproduit en Espagne 36, et dans la révolution des conseils de Budapest en 1956. Le plus grand mouvement récent en France fut la grève sauvage ilimitée ouvrière de 1968 qui déborda le système et ses garde-chiourmes des syndicats, ce fait constitua le véritable “Mai 68”, le mouvement étudiant ne venant que s’y greffer et le pourrir par infiltration des taupes d’usage. 

N’oublions pas qu’avant la révolution russe d’octobre 1917, il y eut les prémisses de 1905 et la création du premier “soviet” ou conseil ouvrier à St Petersbourg par une majorité d’anarchistes. Quand les révolutionnaires clamaient “Tout le pouvoir aux soviets !” cela voulait dire tout le pouvoir aux conseils ouvriers/populaires, cela voulait dire à terme, la fin du système étatique et la reprise du pouvoir par le peuple qui le rediluerait en lui-même pour de nouveau vivre dans une société contre l’État et organisée de la sorte. Lénine et Trotsky furent envoyés pour casser cet anti-système qui fait tant trembler et à juste titre, l’oligarchie transnationale. Ainsi, ce n’est pas un hasard si nous, à Résistance 71, aidons à clamer “Tout le pouvoir aux ronds-points !” depuis très tôt dans le mouvement des Gilets Jaunes.

C’est dans cette formule imagée bien entendu que réside une bonne partie de la solution.

Le mouvement des Gilets Jaunes a aussi vu l’ouverture de Maisons du Peuple dans plusieurs villes et certains repensent le concept de nos anciens, celui des Bourses du Travail. Tout cela va dans le bon sens et se doit de s’étendre.

Enfin, pour reprendre une expression moderne très prisée, pensons que chaque quartier, chaque voisinage, chaque lieu de travail que nous voulons désaliéné, chaque commune (bientôt libre et librement associée…) sont des ZAD… des Zones A Défendre, parce que nous voulons en faire des zones de vie décente et heureuse, de vie collective riche et pleine où nous viv(r)ons sainement, ensemble, par delà tous les antagonismes et conflits de la société marchande caduque et non pas conserver ces mouroirs sociaux actuels, négateurs de nos êtres dans l’avilissement de l’avoir à tout prix pour le seul profit du plus petit nombre.

Les Zapatistes du Chiapas au Mexique ont mis 10 ans de préparation clandestine entre 1984 et 1994 avant de sortir au grand jour et de mettre en action leur révolution sociale qui existe toujours aujourd’hui plus forte que jamais, 25 ans plus tard. Chaque société est différente mais complémentaire, il ne nous faudra pas 10 ans pour mettre en place une nouvelle société si nous savons utiliser à bon escient analyse et conseils fournis par l’histoire.

Il ne tient qu’à nous de dire NON ! Ensemble.

De réfléchir et d’agir ensemble pour l’émancipation de notre société.

Les entités du pouvoir coercitif de la division que sont l’État et son mode de production dit capitaliste ont fait leur temps, n’ont amené que perversion, chaos, guerres, dévastations, exploitation et oppression en un volume bien plus conséquent que les quelques positrons qui en émergèrent. Ils sont au bout du rouleau, ils ne peuvent plus régner que dans la terreur et le massacre généralisé, ils se meurent… Achevons-les et par là-même, mettons fin à notre misère par notre renaissance sociale.

Le pouvoir, la capacité de décider et d’agir pour le bien de tous, c’est NOUS et personne d’autre qui l’avons. Qu’on se le dise une bonne fois pour s’en convaincre définitivement !

Longue vie aux Gilets jaunes !

A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! A bas le salariat !

Vive les communes libres émancipées !

Pour que nos Êtres priment sur leur Avoir…

 

Collectif Résistance 71
Novembre 2019

= = =

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Autres textes utiles à intégrer notre réalité pour la transformer depuis la racine :

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Pierre_Kropotkine_La_Commune_de_Paris_PDF

3ri-et-societe-des-societes-du-chiapas-zapatistes-aux-gilets-jaunes-en-passant-par-le-rojava-fevrier-2019

Francis_Cousin Ce n’est qu’un début…

Il y a 50 ans… Mai 68

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

 

Textes des Gilets Jaunes issus des Assemblées des Assemblées:

AdA_Montceau_les_mines_Proposition_axes_travail

AdA_Marche_Jaune

compte-rendu-complet-2e-ada-stnazaire

AssDesAss-2-Appel-pour-un-acte-national-pour-lannulation-des-peines

AssDesAss-2-Appel-pour-des-assemblées-citoyennes

AssDesAss-2-Appel-pour-une-convergence-écologique

Tract_Gilets_Jaunes

 

Gilets Jaunes… Énième harangue… Tout le pouvoir aux ronds-points !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, Social & Retraite, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 5 octobre 2019 by Résistance 71

 

Gilets Jaunes !

Il y a maintenant onze mois de lutte écoulés qui nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et ainsi:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! A bas le salariat !

Aussi…

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération: