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Gilets Jaunes 10ème round: Tout le pouvoir aux ronds-points !!

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Résistance 71

 

18 janvier 2019

 


Simple mot d’ordre !!

 

Nous pensons que ce célèbre poème romantique anglais
du XIX ème siècle sied à merveille au mouvement:

 

Levez-vous tels les lions après la sieste,
En nombre invincible,
Secouez vos chaînes et jetez-les
au sol comme rosée du matin,
Chaînes sur vous tombées durant votre sommeil.
Vous êtes nombreux, ils sont peu.

En anglais (mieux):

Rise like lions after slumber,
In unvanquishable number
Shake your chains to earth like dew,
which in sleep had fallen on you.
Ye are many, they are few.

~ Percy Bisshe Shelley (1792-1822) ~

 

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Gilets Jaunes: De Commercy à Montreuil… Pour une France des Assemblés Populaires…

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… de la Commune des communes menant à la Société des sociétés, parce qu’il n’y a pas, n’y a jamais eu et ne peut y avoir de solutions au sein du système étatico-capitaliste. Ainsi, du Chipas mexicain, au Rojava kurde en passant par la France et tous les peuples natifs des continents, le vent de la révolte et du changement radical de paradigme politique s’est mis à souffler de plus en plus fort. Il est plus que grand temps de réaliser que la lutte d’émancipation de l’humanité est universelle et qu’en cela et bien plus encore, nous sommes tous inter-reliés.

~ Résistance 71 ~

 

 

Appel des Gilets Jaunes de Montreuil (93) en réponse à l’appel de Gilets Jaunes de Commercy (Meuse)

 

Paris-Luttes Info

 

11 janvier 2019

 

Source: https://paris-luttes.info/appel-des-gilets-jaunes-de-11468?lang=fr

 

Les gilets jaunes de Montreuil ont entendu l’appel de l’assemblée populaire de Commercy à se retrouver dans une grande assemblée des assemblées, une commune des communes, le 26 janvier prochain. Nous les remercions et leur répondons avec l’appel de Montreuil.

 

 

A Montreuil aussi, nous avons enfilé des gilets jaunes et nous nous sommes installés tous les jours en face du rond-point de Croix de Chavaux comme partout en France. Ça nous a permis de nous rencontrer autour d’une soupe, de débattre autour d’un brasero, de tisser des solidarités malgré des horizons très différents et de parvenir à sortir de l’isolement. Cela nous a aussi permis de rappeler que les banlieues parisiennes, comme à Pantin, à Saint-Denis, à Ivry, à Aulnay, ont bien rejoint le mouvement.

Le gilet jaune est le symbole d’une révolte. 

Il est bien trop tôt pour rentrer chez soi et il n’est pas trop tard pour en sortir !

Nous sommes révoltés à cause de l’humiliation et du mépris. L’extrême richesse de certains, la soif de pouvoir des politiciens, le saccage de la planète par les plus riches et les violences de l’État sont allés trop loin.

Les mains arrachées, les manifestants éborgnés, la jeunesse alignée à genoux, les milliers d’inculpés et les centaines d’incarcérés sont venus s’ajouter à la répression policière quotidienne exercée à l’encontre des quartiers populaires depuis des années. Nous n’oublions aucune victime du « maintien de l’ordre » et nous affirmons notre solidarité aujourd’hui comme demain.

On essaie comme toujours de séparer les « bons gilets jaunes » et les « casseurs ». 300 personnes qui s’affrontent avec la police pour défendre un rond point, c’est de l’autodéfense populaire et 3000 personnes qui attaquent des banques ou des ministères, c’est le soulèvement d’un peuple en colère !

Pour obtenir ce que nous désirons, ne tombons pas dans le piège des médias et du pouvoir en définissant des limites à notre mouvement.

Ni les miettes que nous propose le gouvernement, ni un « débat national » dirigé par lui-même, ni l’obtention du RIC n’arrêteront le magnifique moment qui est en train de s’ouvrir.

Certains doutent et ont peur de l’incertitude de l’après. Nous répondons que dans la façon dont s’organise la révolte des gilets jaunes nous avons déjà beaucoup de pistes pour vivre dans des territoires désirables.

Face à la révolte, la plus vieille des techniques du pouvoir est de nous diviser. Nous ne devons pas tomber dans ce piège.

Plutôt que le chacun pour soi, l’individualisme et la soif d’argent qui permettent le maintien de ce pouvoir, c’est la solidarité et le partage que nous avons à développer : Nous avons vu qu’ensemble nous sommes bien plus forts !

Nous savons bien que ceux qui privent les habitants de ce pays d’une vie digne ne sont ni les immigrés ni les exilés mais bien l’insolente richesse de certains et ce système injuste

Voilà pourquoi nous pensons que la différence ne doit pas constituer une frontière : ni la couleur de peau, ni le lieu de naissance, ni le genre, ni l’orientation sexuelle, ni la religion ne serviront de prétexte pour nous diviser. Nous devons être unis dans nos différence si nous voulons bâtir un monde plus juste et plus beau.

En Irak, Tunisie, Belgique, Kurdistan, Syrie, Japon, Hongrie, Espagne, Burkina Faso, Égypte, Angleterre, Maroc, Italie et dans bien d’autres endroits des gens mettent des gilets jaunes pour montrer leur colère : Notre révolte n’a pas de frontière !

Nous ne laisserons plus personne, qu’il soit président, maire ou « représentant » décider à notre place de nos conditions d’existence.

L’organisation par rond point, par quartier, par village, par commune nous permet de reprendre le contrôle de nos territoires et donc de nos vies.

C’est cela qu’il nous faut continuer et viser si nous voulons que les choses changent vraiment.

A Montreuil, nous lançons un « club gilets jaunes » à l’image de ce qui se faisait durant la Révolution Française où l’on se rencontrait dans des clubs d’éducation populaire. Car se réapproprier le savoir permet de nous rendre moins manipulables et de faire émerger une intelligence collective au service d’actions concrètes pour améliorer notre quotidien.

Nous appelons à la multiplication de ce genre de club sur tous les territoires.

Sans pour autant effacer la diversité et l’autonomie de nos organisations et initiatives locales nous pensons qu’il est important de nous lier et de nous rencontrer pour renforcer le mouvement des gilets jaunes.

C’est pour cela que nous serons présents à Commercy et que nous appelons depuis Montreuil à ce que des gilets jaunes de partout participent à l’assemblée des assemblées.

C’est le début d’une révolution qui veut construire une société plus digne et plus juste, pour nous et nos enfants. Nous nous arrêterons pas même si cela doit prendre 100 ans. Pour que le peuple décide lui-même de comment il veut vivre.

Entendez cet appel : continuons le début, prenons le chemin de la révolution !

P.-S.

Mail : chavaux@riseup.net

Groupe Facebook : Les Gilets Jaunes de Montreuil

Point fixe de 16h à 20h du lundi au vendredi Place Jacques Duclos (Métro Croix de Chavaux)

Club Gilet Jaunes de Montreuil tous les vendredis à partir de 19h30 à la Parole Errante

Départ collectif à 10h Place Jacques Duclos tous les samedis

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

Quelques textes politiques fondateurs

 

Gilets Jaunes: Appel pour un 8ème round massif sur Paris…

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Gilets Jaunes: Pour un acte VIII massif sur Paris

 

Paris-Luttes Infos

 

3 janvier 2019

 

La nouvelle manifestation parisienne des GJ revêt une importance toute particulière dans l’avenir du mouvement

 

url de l’article:
https://paris-luttes.info/pour-un-acte-8-massif-sur-paris-11406?lang=fr

 

C’est désormais une certitude : le mouvement des Gilets Jaunes n’a pas été stoppé par les vacances, noël et le jour de l’an. N’en déplaise au pouvoir, les GJ n’ont pas voulu être les dindons de la grande farce du gouvernement. Et ils redescendrons dans la rue dès samedi.

L’un des enjeux de cet Acte VIII sera de réussir la mobilisation parisienne. Nous savons que Paris n’est pas la France. Que le mouvement est né dans les territoires ruraux et que c’est encore là qu’il y trouve sa vitalité (en témoigne la force du mouvement des GJ de Commercy).

Mais nous savons aussi que les rdv du samedi dans les grandes villes de France constituent des temps forts et structurants. Notamment dans une logique de rapport de force avec un gouvernement de plus en plus prompt à répondre par le mépris et la matraque.

À cet égard, ce qui se passe à Paris joue un rôle important dans ce rapport de force. C’est dans la capitale que se concentrent les lieux de pouvoirs et la plupart des attentions politiques et médiatiques.

Ce n’est pas un hasard si le moment où le pouvoir a semblé le plus fragilisé, où certains ont évoqué une démission du ministre de l’intérieur et/ou du premier ministre, voir même une dissolution de l’assemblée, ce moment correspond aux jours suivants les actes II, III et IV, ceux qui furent les plus importants en terme de nombre de GJ présents dans Paris mais aussi d’intensité.

Le pouvoir a, depuis, tout fait pour invisibiliser les rassemblements parisiens : des milliers de GAV avant même de pouvoir arriver en manif, des interdictions de porter des gilets jaunes ou encore l’usage excessif et systématique de lacrymo et de charges de CRS. Très vite, les GJ parisiens ont tenté de répliquer avec une stratégie de dispersion dans tout Paris, et de rassemblement par petits groupes. Si cela a permis quelques jolis coups et a surpris les forces de l’ordre, nous devons également constater que cela a en partie invisibilisé leur présence.

Les GJ parisiens semblent l’avoir compris. Pour samedi, un rdv unique devrait être donné au dernier moment. Nous pensons que c’est la meilleure des solutions. Quelques pistes supplémentaires pour réussir ce nouveau test :

  • Rester dans une même zone mais de façon très mobile.
  • Ne pas donner un lieu de rdv qui pourrait faire l’objet d’une nasse trop facile.
  • Donner une heure assez précise de rassemblement pour être les plus nombreux possible dès le début.
  • Assumer de porter le Gilet Jaune dès qu’on est arrivé sur le lieu du rassemblement.
  • Filmer toute demande des forces de l’ordre de retirer ses gilets. Et les diffuser massivement

Enfin, et surtout, nous appelons tous les GJ mobilisés depuis le début à considérer cet acte 8 comme essentiel et tout faire pour y participer sur Paris. A en parler à ses amis, à sa famille. Essayer de convaincre certains hésitants à franchir le pas et à nous rejoindre. En gros, à massifier encore plus le mouvement.

Il nous appartient de questionner les personnes présentes sur Paris lors des actes II, III et IV et n’ayant pas rejoint la capitale sur les actes suivant. Comprendre les raisons (forcément légitimes) de cette absence nous permettra peut être de renouer avec des actes parisiens puissants et imposants.

Nous savons à quel point il est contraignant de « sacrifier » tout son samedi, notamment pour ceux présent depuis un mois et demi. Nous savons à quel point il est difficile (et couteux) de se rendre à Paris pour ceux vivant en banlieue (et encore plus en régions).

Mais cet Acte VIII va être structurant pour la suite du mouvement. La vie est souvent affaire de symbole. Et nous ne pouvons nous permettre que le premier rdv de 2019 puisse être en demi teinte et donner au pouvoir l’occasion d’en faire un symbole de la fin du mouvement. Au contraire, nous devons utiliser ce premier rdv de l’année comme le symbole d’une lutte qui n’est qu’à son début et de Gilets Jaunes plus que jamais mobilisés et déterminés.

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Gilets Jaunes 7ème round… Petit Bilan Positif

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On lâche rien !…

Mise à Jour: voir en commentaire la vidéo du SECOND APPEL DE COMMERCY (Meuse) pour qui vive enfin la Commune des communes !

Les Gilets Jaunes ont dénoncé la couverture médiatique partiale par les “médias dominants”

 

Press TV France

 

30 décembre 2018

 

url de l’article:

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/12/30/584346/France-Gilets-jaunes-effondrement-politique-Emmanuel-Macron-manifestations

L’acte 7 des « Gilets jaunes » a de nouveau réuni à la veille du Nouvel an, des manifestants partout en France, ce samedi 29 décembre, en province plus qu’à Paris. Mais cette fois-ci, ils ont manifesté devant les sièges de grandes chaînes de télévision françaises. Des centaines de manifestants -certains scandant « journalistes collabos ! » – se sont massés devant le siège du réseau de télévision BFM et celui de France Télévisions.

Certains manifestants ont lancé des pierres et d’autres objets au cours d’escarmouches avec la police antiémeute qui a tiré des gaz lacrymogènes. Certains membres du vaste mouvement des « Gilets jaunes » accusent les principaux médias français de favoriser le gouvernement d’Emmanuel Macron et les grandes entreprises dans ce conflit. Les manifestants reprochent aussi aux « médias traditionnels » de minimiser l’ampleur des manifestations depuis le début du mouvement le 17 novembre. La « Macronie » est-elle sur le point d’amputer la France de l’un des principaux piliers de la démocratie, à savoir la liberté d’expression?

Au total, 57 personnes ont été interpellées dont 33 placées en garde à vue à travers toute la France, d’après la préfecture de police. Ce samedi, la police a eu recours à une nouvelle arme pour réprimer les manifestants, à savoir le lanceur de balle de défense (LBD) et ce, dans plusieurs régions. Selon cette information, un jeune homme a été blessé par LBD à la tête à Nantes. Les témoins présents sur place affirment que la victime serait «entre la vie et la mort». Des images des lieux ont été postées sur les réseaux sociaux avec des commentaires indiquant que l’homme était inconscient suite à un tir de flash-ball.

Un autre flash-ball a aussi touché un manifestant à Toulouse. Selon un membre de l’équipe médicale sur place cité par France 3 Occitanie, l’individu a eu un œil crevé. Enfin, un blessé par lanceur de balle de défense a été rapporté ce samedi à Paris. Un homme a montré face à la caméra les conséquences d’un tir de flash-ball sur sa jambe qui lui a laissé un important hématome.

Depuis le début du mouvement en novembre, 10 personnes ont été tuées sur des points de blocage et plus de 1.500 manifestants ont été blessés, dont une cinquantaine gravement.

Face à la taxe sur les prix du carburant, de nombreux Français sont descendus dans les rues depuis le 17 novembre 2018. À en croire les médias français largement contrôlés par le pouvoir, les mobilisations des « Gilets jaunes » ont régulièrement dégénéré en affrontements et pourtant les Gilets jaunes qui revendiquent désormais être la « voix des sans voix » en France ont constamment dénoncer la violence.

48 enquêtes de la « police des polices »

Les violences policières face aux Gilets jaunes a poussé l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) à ouvrir vendredi, 48 enquêtes sur de possibles infractions commises contre les manifestants. 

De nombreux manifestants ont dit avoir subi des violences de la part de membres de forces de l’ordre lors des manifestations, parfois accompagnées d’affrontements et de pillages, de ces dernières semaines. Mêmes les syndicats de journalistes ont dénoncé mi-décembre des « dérapages inadmissibles » des forces de l’ordre contre des reporters et des photographes. Plusieurs journalistes ont été blessés, certains expliquant avoir été frappés par des membres des forces de l’ordre ou avoir reçu des tirs de flash-ball. 

Pas de prime de Noël

Au septième samedi des protestations qu’il dit plus faible que les six autres samedi, le gouvernement Macron semble être tenté de revenir sur l’une des mesures annoncées en faveur des protestataires. Près d’une centaine d’aides-soignants contractuels de l’hôpital de Flers, dans l’Orne, a découvert dans un courrier, juste avant Noël, que leur prime de sujétion a été supprimée, rapporte vendredi 28 décembre France Bleu Normandie. C’est une prime mensuelle de 120 à 140 euros pour compenser certaines conditions de travail.

« Les Gilets jaunes se mettent dans la rue pour leur pouvoir d’achat et là, les aides-soignants vont perdre 120 à 140 euros de pouvoir d’achat », explique Dominic Gallet, délégué CFTC. Le directeur a envoyé des courriers à tous les contractuels dont le contrat se terminait. Cette contre-mesure prise en catimini pourrait-elle interpréter comme un retour au passé, à savoir à l’avant l’éclatement du mouvement? Pas si sûr. Le mouvement se pose désormais en porte-voix d’une véritable opposition qui, au-delà des clivages politiques est devenu un contre-pouvoir. 

Le mouvement des « Gilets jaunes » est devenu une « véritable opposition »

« Le mouvement des Gilets jaunes en France est devenu un véritable contre-pouvoir pour les autorités du pays. Les manifestants des Gilets jaunes sont représentés dans tout le pays et forment un organe politique indépendant », a déclaré à Sputnik Christophe Chalençon, un porte-parole des Gilets jaunes.

« Le mouvement des Gilets jaunes construit son propre organe politique. Ses représentants se rassemblent partout en France autour d’une table. Nous formons donc un contre-pouvoir. Telle est la réalité. Ce que [le président français Emmanuel] Macron a prétendu et qu’il n’a pas pu faire, c’est de créer une  »politique horizontale », avec les représentants du peuple. Nous allons y arriver et c’est une véritable force d’opposition », a déclaré Chalençon en allusion au concept de RIC, référendum d’initiative citoyenne, devenu la principale revendication des manifestants. Chalençon estime que le président français devrait au plus tôt possible changer de méthode, sinon sa formation politique imploserait :

« Je pense qu’aujourd’hui, Macron est au bord d’une implosion. Son parti politique est en train d’imploser, il y a des députés qui quittent le parti du LREM, le LREM est en train d’imploser… Nous avons un conflit de presque deux mois et nous demandons à Macron de changer de politique. S’il ne change pas l’orientation de sa politique, il tombera. »

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


Assez y en a marre !

 

Gilets Jaunes 6ème round… De la nécessité de la coordination des luttes émancipatrices de la planète

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“Oui, il a été inventé là une mort pour les multitudes, une mort qui se vante d’être la vie: en vérité un fier service rendu à tous les prédicateurs de mort. J’appelle État le lieu où sont tous ceux qui boivent du poison, qu’ils soient bons ou méchants… État le lieu où le lent suicide de tous s’appelle… la vie.”

“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”

~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~

 

 

De la nécessité de la coordination des luttes émancipatrices de la planète

 

Résistance 71

 

23 décembre 2018

 

Nous venons de vivre le 6ème round du mouvement des Gilets Jaunes, qui à juste titre, ne s’est plus focalisé sur Paris et continue ses actions décentralisées, partout. Alors bien entendu, tous les participant(e)s au mouvement pensent essentiellement à leur action immédiate se voulant déterminante pour leur vie, leur bien-être et l’amélioration du futur de leurs enfants et petits-enfants, mais ces revendications, au-delà de leur urgence conjoncturelle, ne sont-elles pas aussi des revendications clâmées à travers le monde par tous les peuples opprimés, le notre inclus ? En cela notre lutte n’est-elle pas universelle par delà l’espace-temps et notre relation ancestrale ?

Le mouvement a récemment reçu le soutien inconditionnel des Zapatistes du Chiapas et de la Commune Internationaliste du Rojava, ce qui nous amène à réfléchir avec les compas zapatistes sur une nécessité de coordination des résistances et des rébellions planétaires.

A notre humble niveau d’information et de diffusion alternatives nous tentons de relier les points (chauds) entre eux par le fil conducteur énoncé dans notre “Manifeste pour la Société des Sociétés”, à savoir notre point commun à tous, nous rendant complémentaires les uns les autres dans le grand tout organique de la société humaine: notre lutte (trop) localisée pour l’émancipation finale afin de vivre dans un monde juste et égalitaire répondant à la simple devise: “A chacun selon ses capacités. à chacun selon ses besoins”, où il n’y aura plus de place pour l’inégalité et l’injustice, ni pour les classes oppresseurs/capitalistes, opprimés/travailleurs exploités.

Le mouvement des Gilets Jaunes depuis novembre 2018, rejoint, à sa manière et en répondant à une réalité historique à la fois locale et universelle, un vaste réseau de mouvements émancipateurs déjà en lutte dans le monde, pour certains depuis bien des années. Nommons ici dans une liste bien entendu non exhaustive, le mouvement néo-zapatiste du Chiapas au Mexique et ses communes libres de bon gouvernement populaire, les communes voisines de la province d’Oaxaca, la lutte politique du Conseil National Indigène du Mexique, la lutte de la nation Mapuche artificiellement divisée entre le Chili et l’Argentine, les luttes anti-colonialistes des nations originelles d’Amérique du Nord sur l’ensemble des territoires usurpés par les entités coloniales que sont les Etats-Unis d’Amérique et le Canada et dont nous relayons régulièrement depuis des années une des puissantes voix en la forme de celle de la nation Mohawk, elle aussi artificiellement divisée entre deux états coloniaux et leurs provinces à frontières fictives, la Commune Internationaliste du Rojava (région kurde nord-syrienne) par l’adoption d’un Confédéralisme Démocratique adaptable dans sa forme à bien des situations politico-sociales à d’autres nations moyen-orientales et au-delà, action émancipatrice d’un peuple kurde lui aussi partagé par des frontières fictives résultant de guerres coloniales dont ils n’ont fait que subir les aléas historiques..

Si notre point commun à toutes et tous est la lutte incessante pour l’émancipation finale du carcan et de l’oppression représentés de nos jours, par le système de contrôle des populations étatico-capitaliste, il est aussi évident que nous sommes tous bien différents dans nos modes de vie et nos cultures respectives, ce qui ne nous empêche néanmoins pas, au-delà des idées fabriquées de la propagande étatiste et des frontières tout aussi factices qu’obsolètes pour nous diviser, de lutter pour l’heure séparément, et de nous rejoindre sur une ligne émancipatrice universelle, puisque inhérente à la nature même de notre humanité. Nous débarrasser de l’oppression est la marche vers l’humanisation de toutes et tous, y compris celle des oppresseurs d’aujourd’hui. En cela, nous sommes complémentaires dans notre substance sociale organique et devons agir en accord avec cette convergence d’intérêt dans la complémentarité de nos rapports socio-culturels, hors antagonisme et en lâchant-prise de cette illusion démocratique que sont les concepts manipulés de “démocratie”, “d’état”, “d’économie de marché”, de “marchandise” et “d’argent”.

A cet effet, les Zapatistes du Chiapas ont émis il y a quelques mois le projet d’une coordination internationale, transnationale devrait-on plutôt dire, des luttes et rébellions en un Réseau de Résistance et de Rébellion International ou 3RI. Nous nous en sommes fait l’écho et le relais entre autres entités alternatives, car nous pensons que cela constitue la prochaine étape nécessaire au mouvement émancipateur planétaire.

Il est important que nous comprenions et acceptions toutes et tous une chose simple et claire, déjà acceptée par les luttes mentionnées ci-dessus, par delà l’espace et le temps:

-[]- Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! -[]-

Y croire toujours est une utopie réformiste (dont fait partie, en France, la revendication pour le RIC…) qui nous fait perdre un temps précieux, mis à profit bien entendu par l’oligarchie pour toujours plus nous tromper, nous diviser et nous opprimer plus avant.

L’évidence qui doit sauter au yeux est la suivante:

Gilets Jaunes, Zapatistes, Communards d’Oaxaca, Mapuche, Mohawk, Lakota, Kanaks, Rojavistes kurdes et internationalistes, ainsi que tout autre mouvement de lutte émancipatrice de l’ordre oppresseur étatico-capitaliste où que ce soit dans le monde = MÊME COMBAT

Dans cette optique, rejoignons nos compagnon(e)s de lutte planétaire pour l’émancipation politico-sociale finale dans le lâcher-prise avec l’illusion démocratique qui nous est gavée à longueur de temps ; reconnaissons notre universalité dans la lutte, notre vaste complémentarité dans notre diversité culturelle et abandonnons les antagonismes factices et induits forcés sur nous par la caste des oppresseurs pour qui seule la capacité de pouvoir et de contrôle compte afin de maintenir leur paradigme du privilège.

Pour une solidarité transnationale dans la lutte émancipatrice !

A bas l’État !

A bas la société marchande !

A bas l’argent et le salariat !

Pour que vivent les Communes Libres et par elles, la Société des Sociétés !

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Gilets Jaunes et croisée des chemins… RIC ou révolution ?

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A lire aussi notre dossier Gilets Jaunes et notre position sur le RIC, il est important de se regrouper et de changer de dimension. A un moment donné, il est évident que l’emploi de la grève sauvage, hors syndicats (tous foies jaunes bouffant au râtelier oligarchique), illimitée et expropriatrice deviendra nécessaire. Il y a une chose essentielle à comprendre et c’est ça qui fait trembler l’oligarchie comme une feuille morte: le système a expressément besoin de nous ; nous n’avons EN AUCUN CAS besoin de lui ! Ceci devrait devenir une évidence pour tout le monde. A partir de là, l’action solidaire concertée devient limpide.
Agissons dans le sens d’assemblés populaires au sein d’une confédération de Communes Libres, reprenons le pouvoir pour immédiatement le diluer dans l’environnement où il est le plus soluble et devient non coercitif par nature: le peuple !
Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et ne peut y en avoir ! Le RIC n’est qu’un leurre supplémentaire faisant garder la main à l’oligarchie en nous faisant participer DIRECTEMENT à l’organisation de notre esclavage à la marchandise.
Halte au sketch ! Assez est assez !

Gardons présent à l’esprit l’appel des GJ de Commercy dans la Meuse!

~ Résistance 71 ~

 


Pour la Société des Sociétés

 

RIC ou révolution ?

 

Paris-Lutte Info

 

19 décembre 2018

 

url de l’article:

https://paris-luttes.info/referendum-d-initiative-citoyenne-11340?lang=fr

 

La révolution : si on le prend au sérieux, le mot est vertigineux. Alors, par peur de lui même une partie du mouvement croit trouver dans le RIC une solution pacifique et institutionnelle. C’est une impasse.

Nous l’écrivions il y a quelques jours dans un texte qui a tourné : le RIC est une porte de sortie pour le pouvoir. Aujourd’hui, cette affirmation se vérifie. Les médias nous font bouffer du RIC matin, midi et soir. Pour autant, et en réalité nous le savons tous, rentrer chez nous avec le RIC, c’est retourner au chagrin, sans rien de plus dans le frigo. Mais alors, que faire ? Que proposer, vers où aller ?

Le RIC est une porte de sortie pour le pouvoir. Car on le sait bien, au final : le pouvoir ne nous donnera rien sur le terrain social. Ce qu’il nous a concédé jusqu’ici de plus gros est invisible, n’est pas une mesure en positif, c’est simplement le gel des prochaines mesures contre nous, suspendues le temps du mouvement.

C’est aussi une porte de sortie pour la partie du mouvement qui a peur d’elle-même, de ce qu’elle pourrait être amenée à faire pour gagner. Car la question que tout le monde se pose, c’est celle-là : jusqu’où devrons nous aller pour nous faire entendre, pour vivre mieux ?

Ce mouvement est dur. Les Gilets jaunes ont arrêté les voitures et camions en faisant barrage comme ils ont pu, parfois avec leurs corps. Quiconque est allé sur les ronds points le voit bien, le danger est présent, bien qu’on l’oublie, à se faire frôler par des voitures toute la journée. Dés le premier jour, une femme est morte. Le bilan s’est considérablement alourdi depuis. Et cela risque d’empirer, notamment car la police est d’une rare violence. Déjà, à Marseille, une vieille dame est morte, heurtée au visage par une grenade lacrymogène.

Ce mouvement est très violemment réprimé. Le pouvoir en place n’a pas hésité à menacer de mort les participants aux manifestations. Autoriser une manif tout en menaçant de mort ses participants est assez inédit comme pratique !

Mais ce mouvement tient. Les participants aux blocages sur les ronds points, aux manifs, ont tenu quand même. Malgré la répression, malgré les menaces, les amendes, les coups, les peines de prison ferme, les gilets jaunes ont tenu. Et dans ce climat tendu, nous avons avancé. Occupé la rue, mené des actions coups de poings… Jusqu’à faire trembler Macron.

Alors, le vertige ?

Quand on en arrive là, le geste de révolte qui est à l’initiative de ce mouvement reste comme suspendu, pris de vertige devant l’ampleur de sa portée. Car finalement, les mouvements sociaux, y compris 36 ou 68, se sont arrêtés, empochant des améliorations sociales. On pourrait causer de ce bilan, savoir si les mouvements d’alors ne se sont pas fait avoir, mais ce n’est pas le sujet. Ce mouvement n’a pas le luxe de cette question, il n’a rien obtenu, ou si peu, de la poudre de perlimpinpin. Il n’y a pas de « grain à moudre ». Nous avons face à nous une porte fermée à double tour. Les possédants ont jeté la clé. Pour sortir de notre cage, il faudra la fracasser : cela s’appelle une révolution. Et elle fait peur. On nous l’a tellement matraqué, qu’une révolution était dangereuse ! Tous les moments de remise en cause du pouvoir produisent de la peur. En 68, on appelait ça « le bloc de la trouille ». C’est une réaction logique, il s’agit d’un saut dans l’inconnu.

Le RIC est alors apparu, comme un moyen de s’épargner la révolution, plébiscité par nombres de gilets jaunes. Et sur le papier, on comprend cet enthousiasme. Un moyen de reprendre le contrôle à la base, sans risquer les coups de matraque, la répression. Le problème, c’est que les mêmes conditions qui font que nous n’avons rien obtenu jusqu’à présent conduisent aussi à penser que le RIC ne changerait rien : la classe possédante est prête à tout pour conserver son pouvoir social.

Que s’est il passé dans les autres pays ?

En Grèce, les gouvernements ont valsé. Les politiciens ont tous préféré démissionner qu’en finir avec l’austérité. Puis est arrivée l’alliance entre Syriza et ANEL, c’est-à-dire entre nationaliste et extrême-gauche. Et… Ils ont lâché comme les autres !

Pourtant, les grecs avaient répondu non au référendum sur l’austérité. Un référendum proposé par le gouvernement lui-même, mais qu’il n’a pu respecter. On retrouve des situations similaires en Argentine, en Espagne… Pourquoi ? C’est une question de force. Le pouvoir du capital, de l’argent, est une immense force. Face à lui, l’indignation, l’appel à la pitié n’est rien.

Songeons à la gravité terrestre qui tire tout corps vers le bas. Pour la contrer, on peut se plaindre tant qu’on veut, il nous faudra utiliser nos muscles, nous mettre en mouvement. Les muscles de cette société, ce sont les millions de prolos. La seule force capable de s’opposer à celle du capital, la voici. En temps normal, cette force est allongée, rivée au sol par le capital, qui la pompe comme un vampire. Avec ce mouvement, elle s’assoie et fait trembler le pouvoir. Reste à nous mettre debout : c’est la seule position d’où un combat peut être gagné. Et ce combat, nous n’en ferons pas l’économie.

En haut ils ne peuvent plus

Nous l’écrivions plus haut. La réalisation la plus importante du mouvement, c’est d’avoir stoppé les mesures contre nous pour un temps. Mais l’agenda est toujours là. Ce n’est pas par malveillance que les gouvernants nous imposent leur sales attaques. C’est parce qu’ils défendent le profit. Nous sommes à l’heure du flux tendu. A l’heure de l’austérité sans limite. A l’heure du grand appauvrissement.

Une époque du capitalisme où celui-ci n’a plus rien à lâcher. Ils n’arrivent même pas à nous donner trois sous sur le SMIC ! Nous l’écrivions au sujet du Brésil il y a peu, ce système vieux de deux siècles s’accroche à la vie avec la rage de la sénilité, ses mains serrées telles des griffes autour de notre cou. La prochaine crise approche et eux le savent. Toute mesure prise pour desserrer l’étau où nous sommes pris la précipitera. Précipitera les faillites, les krachs boursiers. Alors, tout est bon pour gagner du répit, gratter encore des bénéfices.

En bas nous ne voulons plus.

Nous sommes à bout. On a beaucoup parlé de goutte d’eau faisant déborder le vase. Mais ce n’est pas un vase, c’est un océan, où nous sommes en train de nous noyer ! Alors nous sommes tombés dans la rue et nous nous sommes aperçus que nous étions des millions. Que nous refusions d’avoir peur quand le pouvoir nous menaçait de mort. Que nous voulions continuer. En nous défiant de tous les représentants, toutes les instances à même de nous trahir. Mais nous en avons oublié une : nous-même. Car dans ce mouvement désespéré, le RIC est apparu comme une dernière planche de salut, un sursaut d’espoir.

Défions nous de l’espoir. L’espoir est une drogue qui intoxique. Qui amène à l’attente, que finalement tout s’arrange. Qu’on pourrait rentrer à la maison et attendre que tout aille mieux. Cela marche dans les fables. Mais dans ce monde-là, non. Dans ce monde, il nous faudra nous battre. Dans ce monde, les capitalistes n’auront que faire de nos votes s’ils ne vont pas dans leur sens. Souvenons-nous du Chili d’Allende, du coup d’état de Pinochet qui marque la fin de la tentative de réforme sociale. Souvenons-nous que chaque fois qu’on a dit aux exploités qu’il pouvait faire confiance à la démocratie, ils ont été écrasés. On nous dit que le RIC nous permettrait de faire passer les lois que nous voulons. Rappelons que ceux qui possèdent ce monde ne respectent pas ces lois. Rappelons que le passage de la démocratie à la dictature peut-être très rapide, si nous touchons aux intérêts des puissants. Et demandons-nous si le RIC nous protègera de la répression.

Alors, nous en appelons à tous les partisans du mouvement. Toutes celles et ceux qui se sont levés, et qui dans la lutte se sont retrouvés. Et nous leur disons : ne nous arrêtons pas, RIC ou pas RIC. Ayons confiance en nous-même. Seuls les exploités ont les ressources pour stopper la catastrophe en cours. Nous sommes face à un monstre à plusieurs visages. Celui de la misère, de l’exploitation, de la destruction de ce monde. Il a pour nom capital, et grandit à chaque minute en dévorant nos vies. Nous ne le stopperons pas avec des bulletins de vote.

La révolution, le mot est vertigineux, comme un pic immense qui touche le ciel. Mais de la haut, les étoiles sont plus proches, et l’air est pur. Alors ne cédons pas à la peur et au repli. Parlons d’amplifier le mouvement. Reprenons les ronds points. Explorons les pistes de l’extension de ce mouvement, comme celle de la grève. Elle fait son chemin, cette question. C’est que là ou elle est posée par les salariés, les patrons tremblent.

Osons lutter. Osons vaincre.

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Lectures complémentaires:

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Prise de position: Le Referendum d’Initiative Citoyenne comme fossoyeur des Gilets Jaunes ?…

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 20 décembre 2018 by Résistance 71

Les historiens et les économistes aux gages de l’État nous ont enseigné, sans doute, que la commune de village, étant devenue une forme surannée de la possession du sol, forme qui entravait les progrès de l’agriculture, dut disparaître sous l’action des forces économiques naturelles. Les politiciens et les économistes bourgeois ne cessent de le répéter jusqu’à nos jours ; et il y a même des révolutionnaires et des socialistes — ceux qui prétendent être scientifiques — qui récitent cette fable convenue, apprise à l’école.
Eh bien, jamais mensonge plus odieux n’a été affirmé dans la science. Mensonge voulu, car l’histoire fourmille de documents pour prouver à qui veut les connaître — pour la France, il suffirait presque de consulter Dalloz — que la commune de village fut d’abord privée par l’Etat de toutes ses attributions ; de son indépendance, de son pouvoir juridique et législatif ; et qu’ensuite ses terres furent, ou bien tout bonnement volées par les riches sous la protection de l’Etat, ou bien directement confisquées par l’Etat…
~ Pierre Kropotkine ~

“Le peuple consent parce qu’on le persuade de la nécessité de l’autorité ; on lui inculque l’idée que l’homme est mauvais, virulent et trop incompétent pour savoir ce qui est bon pour lui. C’est l’idée fondamentale de tout gouvernement et de toute oppression. Dieu et l’État n’existent et ne sont soutenus que par cette doctrine.”
“L’État n’a pas plus de réalité que n’en ont les dieux ou les diables. Ce ne sont que des reflets, des créations de l’esprit humain, car l’homme, l’individu est la seule réalité. L’État n’est que l’ombre de l’homme, l’ombre de son obscurantisme, de son ignorance et de sa peur.”
“Plus encore, l’esprit de l’homme, de l’individu, est le premier à se rebeller contre l’injustice et l’avilissement; le premier à concevoir l’idée de résistance aux conditions dans lesquelles il se débat. L’individu est le générateur de la pensée libératrice, de même que de l’acte libérateur. Et cela ne concerne pas seulement le combat politique, mais toute la gamme des efforts humains, en tout temps et sous tous les cieux.”
~ Emma Goldman ~

 


Pour la société des sociétés

 

RIC pour Referendum d’Initiative Citoyenne ou… Récupération inéluctable Contre(r)évolutionnaire ?…

 

Résistance 71 

 

19 décembre 2018

 

« Gilets Jaunes, l’appel de Commercy »

 

En octobre 2017, soit un peu plus d’un an avant l’avènement du mouvement populaire des Gilets Jaunes, nous publiions notre “Manifeste pour la société des sociétés” dans lequel nous expliquions, en résultat d’une analyse historico-anthropologique critique, pourquoi il n’y a pas de solutions au sein du système étatico-capitaliste en place, qu’il n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir.

Depuis le 17 novembre courant, le mouvement populaire des Gilets Jaunes réussit à  rendre enfin visible non seulement le mécontentement de tout un peuple, mais les limites évidentes d’un système d’organisation politique ploutocratique criminel et totalement à bout de souffle, système qui ne peut appliquer en remède social, que ce qu’il a toujours fait de tout temps quels qu’aient été les modes de gouvernance et de production qui se sont succédés, à savoir la violence physique et sociale dans cet ordre ou dans l’ordre inverse afin de préserver les privilèges du petit nombre dominant.

Pourquoi cela est-il ? Pour la simple et bonne raison que l’État et ceux pour qui il a été mis en place à fin de protection, ne savent faire qu’une seule chose: opprimer, exploiter, mentir, escroquer, voler, piller, violer, réprimer, caractéristiques ancestrales systémiques inscrites dans le code barre qui vient avec toute institution artificielle de pouvoir séparée du corps social, qui ne peut être que coercitif en utilisant à outrance la relation, prédéterminée par son existence même, de dominant à dominé.

Depuis l’aube de l’histoire étatique, qui ne représente qu’une infime portion de l’histoire humaine soit dit en passant, l’oligarchie nous a domestiqué, enfumé à croire que le système mis en place est une panacée qui fluctue et est réformable à souhait pour plus de confort et, depuis l’ère moderne, plus de liberté et d’égalité. Hors l’histoire nous prouve qu’il n’en est rien et que de “réforme” en “réforme” se produisant de manière douce ou plus violente sous la forme de “révolutions”, nous en revenons toujours à la même question initiale et son application pratique directe: celle de la clique de gens ayant monopolisé le pouvoir nous exploitant sous une forme ou une autre et avec depuis un peu plus de 200 ans, l’argent roi, comme outil nécessaire à l’acquisition et au maintien de toujours plus de pouvoir, aboutissant aujourd’hui à une crise paroxysmique de la dictature de la marchandise dont on peut pressentir qu’elle est entrée en phase finale.

Ainsi donc, après 5 rounds d’une contestation populaire nationale qui a réussi l’exploit, jamais vu jusqu’ici, de demeurer libre de toute récupération politique et idéologique de la part des grands lobbies de la pensée unique du moule de la société de la dictature marchande et de ses branches politicardes et mercantiles, certains voudraient nous faire croire que la solution miracle à la crise systémique atteignant bientôt son point de non-retour, serait de tenter une énième réforme du système en y incorporant un “Referendum d’Initiative Citoyenne” ou RIC, qui impliquerait plus le peuple dans la décision politique.

Ceci ne fait que rajouter au système, ne fait que mettre une rustine sur une chambre à air poreuse. L’idée n’est pas mauvaise, dans l’absolu, le concept du RIC est bon… Mais appliqué dans un contexte hors étatique ! Dans un contexte d’assemblées populaires au sein d’une confédération de Communes Libres, qui elle n’aura plus besoin de “constitution” bidon pour gérer communément le bien-être social de la vraie vie enfin émancipée. Maintenu au sein d’une structure étatique, cela ne fera que participer à la domination inhérente et inéluctable au système. Il est impossible de rendre vertueux un système politique de la séparation du pouvoir du corps social car celui-ci devient nécessairement coercitif par sa dualité artificiellement créée.

Le faire intégrer veut dire une réforme majeure de la constitution de la 5ème république dont l’article 11 prend déjà soin des affaires de referendum. Jamais le politique en place ne l’acceptera en l’état. De plus il y aurait tellement à réformer par RIC qu’on passera notre temps à pétitionner juste pour avoir le droit de.. voter des réformes… De grandes pertes de temps en perspective alors que le mieux est de sortir complètement de cette situation organisationnelle inique et incompétente (au mieux), et de commencer à nous organiser entre nous sur les lieux de travail, sur les lieux d’habitation, en assemblées populaires des communes libres court-circuitant des institutions devenues plus obsolètes qu’elles ne le furent sans doute jamais.

Les Gilets Jaunes s’accordent presque tous pour dire qu’il y en a plus que marre des politiques, des médias pourris, des institutions vérolées le tout pataugeant dans un grand marécage de corruption, de mensonge et d’enfumage généralisés ; nous avons aujourd’hui avec le mouvement populaire national des Gilets Jaunes, par delà les tendances politiques bidons de la dictature marchande, l’opportunité de commencer à nous sortir de tout cela pour entrer dans une réalité politique que nous pouvons à 100% contrôler nous-mêmes !

Il est important pour les gens de comprendre une chose fondamentale: Nous n’avons absolument pas besoin de la clique des 0,01% qui nous exploitent et nous oppriment ! Ce sont EUX qui ont besoin de NOUS  !

Il suffit de dire NON ! En masse, nous avons l’opportunité de le faire, de reprendre pour et par nous-même la capacité primordiale de décider de nos vies, ensemble, solidaires, par delà les antagonismes induits, en embrassant notre diversité complémentaire. Le RIC n’est que cataplasme sur une jambe de bois et détournement (sciemment voulu par certains) de la véritable lutte émancipatoire qui prend forme.

La seule voie possible est celle qui verra le plus grand nombre dire, comme les compagnon(e)s zapatistes l’ont fait, il y aura 25 ans le 1er janvier 2019: “Assez est assez !” et se former en communes, en zones de liberté où le pouvoir politique sera une fois de plus redilué dans le peuple, là où il est parfaitement soluble et d’où il est sorti il y a quelques 5000 ans pour suivre sa course anti-naturelle menant à l’État et à l’économie de marché, cancers de la société humaine, mais qui ont fort heureusement leur remède dans la nature même des choses: dans la (ré)union au sein de la société organique libre et émancipée de la relation dominant / dominé, oppresseur / opprimé.

Nous sommes revenus à une certaine croisée des chemins, nous nous sommes perdus en route il y a quelques 5000 ans, l’histoire quelque part nous repasse le plat. Va t’on laisser échapper l’opportunité émancipatrice une nouvelle fois ?

Compagnon(e)s Gilets Jaunes ! Faisons face à la réalité. Restons unis, œuvrons pour la société émancipée de demain, elle devient possible par les forces historiques de plus en plus en notre faveur, le RIC en tant que rustine étatique est un leurre, une énième velléité de réformer un système irréformable pour le rendre plus “vertueux”. Ceci est impossible par sa nature même.

Il faut sortir de l’État et des institutions pour que vive les Communes Libres et la société des sociétés qui verra l’humanité, pas à pas, s’organiser selon le critère du “à chacun selon sa capacité, à chacun selon ses besoins”.

Tout le reste mesdames et messieurs, n’est que pisser dans un violon !

Qu’on se le dise !…

Fraternellement à toutes et à tous.

Lectures complémentaires:

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


RIC = autogestion de la merde étatico-capitaliste 

« Gilets Jaunes, l’appel de Commercy »