Archive pour gilets jaunes communes libres

Gilets Jaunes… à tout jamais !

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, Social & Retraite, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 31 janvier 2020 by Résistance 71

 

 

 

Gilets Jaunes An II !

 

Il y a maintenant plus de 14 mois de lutte écoulés qui nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et dans le même temps:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail… Créons les Communes libres librement associées
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

Aussi…

Cinq textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


Gaulois penseur… et réfractaire !

Paroles de Gilets Jaunes : grève générale sauvage et révolution sociale… Vive la Commune !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, gilets jaunes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 9 janvier 2020 by Résistance 71

 

L’heure n’est plus à pinailler sur des points de détail d’exposés, nous sommes de manière générale en accord avec les conclusions émises dans cette réflexion de J-Y Jézéquel citant également J Baschet, qui rejoignent tout à fait les nôtres et celles, par exemple, du collectif “Guerre de Classe”.

Solidarité Union Persévérance Réflexion Action, devenons S.U.P.R.A humain / Gilets Jaunes pour réaliser ensemble notre humanité achevée, émancipée de l’État, donc du pouvoir coercitif, de la marchandise, de l’argent et du salariat.

Vive la Commune des Communes des associations libres !..

Ce n’est pas de révolution dont il s’agit ici, celle-ci comme son nom l’indique ne faisant que nous ramener au point de départ ; mais il s’agit d’une véritable évolution, celle de nous faire passer au delà de la division et de la coercition du rapport dominant/dominé, au rapport émancipateur de l’organisation organique de notre humanité, faisant finalement triompher notre être sur l’avoir marchand.

Faisons de 2020 l’année où les communes unies de la base osent franchir la porte de notre émancipation déjà pourtant historiquement bien entrouverte.

Note: Nous pensions publier ce texte la semaine dernière, mais l’actualité géopolitique mondiale en a décidé autrement. Cette analyse mérite d’être lue et diffusée afin d’éveiller les consciences politiques toujours plus avant.

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir, que ce soit au niveau domestique ou internationale, la solution est l’émancipation définitive des peuples au sein des communes et associations libres. Le moment est venu de faire complète peau neuve par la révolution sociale, tout le reste n’est que pisser dans un violon…

~ Résistance 71 ~

 

 

Paroles de Gilets Jaunes et blocage généralisé

 

Jean-Yves Jézéquel

 

28 décembre 2019

 

url de l’article:

https://www.mondialisation.ca/paroles-de-gilets-jaunes-et-blocage-generalise/5640062

 

Nous sommes une majorité en France à ne pas vouloir « réussir » dans le monde de la macronie. Nous sommes une majorité dans le monde à ne pas vouloir de « Rolex » avant 50 ans. Nous sommes une majorité en France et dans le monde à ne pas vouloir que des millions de personnes « ne soient rien » pour permettre à quelques unes de les dominer en se prenant pour les « élites » seules utiles, seules nécessaires, seules indispensables pour la défense d’intérêts devenus ceux d’une caste égocentrée et sans avenir possible!

Nous devons mettre en place un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple: une démocratie. Nous devons faire sécession d’avec le système habituel d’étatisation. 

L’auto-gouvernement des citoyens présuppose et entraîne la déprofessionnalisation de la politique. C’est à nous d’organiser les communes libres et l’auto-gouvernement des Régions. Nous devons créer nos propres instances de justice, nos propres écoles, nos propres hôpitaux et centres de soins, en repensant le fonctionnement de toutes ces infrastructures. Nous devons « décoloniser les Provinces ». Nous n’avons pas besoin d’attendre quelque chose de ceux qui prétendent nous « gouverner »: faisons, agissons, dès maintenant sans attendre d’avantage. 

L’ultralibéralisme est l’ennemi à abattre parce que c’est lui qui a engendré un endettement croissant des Etats. Les Etats ont ainsi organisé, comme Macron le fait en France, un transfert massif de l’argent public issu des impôts vers le système bancaire principal détenteur du capital. En France, les deux tiers de l’impôt sur le revenu financent les intérêts de la dette!

Les Etats sont devenus complètement dépendants des marchés financiers par la « dette » et sont contraints de continuer à emprunter à ces mêmes marchés financiers, assurant à ses derniers une béatitude éternelle sur le dos de ceux qui alimentent par leurs impôts, ce monstre esclavagiste.

Les agences de notations veillent à ce que les Etats ne puissent pas s’écarter de l’orthodoxie idéologique de l’ultralibéralisme: une dégradation entraîne aussitôt « une hausse des taux d’intérêts de l’emprunt obligé!» 

C’est un mécanisme de vampirisation efficace qui a été organisé par le système financier capitaliste parasitaire. Ce sont donc les organismes bancaires qui décident quelle politique les Etats doivent appliquer: un comble absolu!

Toutes les politiques sont décrédibilisées. Les hommes politiques pratiquent obligatoirement la trahison, puisque pour être élus, ils ont besoin de promettre le mieux aux électeurs en les trahissant aussitôt élus, puisqu’ils ne peuvent rien faire sans la permission du système financier bancaire auquel ils doivent obéissance…

De là vient que le peuple ne veut plus des politiques qui le « représentent »: il veut gouverner lui-même par une démocratie directe!

C’est absolument logique et le point de rupture entre le peuple et la puissance bancaire qui veut garder son pouvoir totalitaire sur les sociétés!

De plus, la marchandisation s’est généralisée, jusque dans le domaine de la subjectivité humaine. C’est le système financier qui a supplanté l’économie: la finance n’est plus du tout au service de l’économie, c’est l’économie qui est au service de la finance. On a là un inversement pervers du couple « économie/finance ». La finance est dominante et elle fait la pluie et le beau temps à son gré, au gré des fluctuations boursières et des purs intérêts du Capital, quant à eux ne se souciant absolument pas de la condition humaine liée à la réalité économique.

Les Etats se trouvent piégés par la menace de la spéculation monétaire, le comportement pervers des marchés, la fuite des capitaux, la hausse des taux d’intérêt, la délocalisation des activités… C’est l’ensemble de ces mécanismes prédateurs qui bride les Etats et les tient sous leur domination.

Il s’agit donc fondamentalement de sortir absolument de la logique capitaliste, car on ne peut pas retrouver le « capitalisme » qui existait avant l’avènement de l’ultralibéralisme. Le capitalisme ne peut que produire ce qui nous détruit aujourd’hui en nous conduisant de plus au désastre écologique qui vient.

Le consumérisme compulsif avec l’obligation de la productivité est inhérent au capitalisme. La surenchère obligatoire et permanente du marchandisme, entraîne la catastrophe climatique qui va en s’accélérant rapidement. Il n’y a pas de capitalisme vert, une solution qui pourrait venir de la logique capitaliste. Toutes les énergies alternatives entraînent à leur tour de nouveaux problèmes écologiques à partir du moment où elles continuent de s’inscrire dans une logique productiviste, et c’est bien le cas…

Or, arrêter le productivisme dans la logique du capitalisme qui fait loi actuellement, équivaut à une chute spectaculaire dans la « crise » majeure, entraînant une autre catastrophe humanitaire inévitable. On est donc pris entre deux feux: celui de l’ultralibéralisme et celui de l’écologie, incompatibles entre eux.

Là où on en est arrivé, à cause de la logique capitaliste devenue l’ultralibéralisme, ne permet déjà plus d’arrêter le désastre à venir. Celui-ci aura donc lieu et il va détruire massivement les expressions diverses de la vie sur Terre. Seuls, ceux qui sont à l’écoute des règles de la vie sur Terre, pourront peut-être s’en sortir et constitueront un noyau de rescapés ayant l’obligation de repenser radicalement la façon de vivre de l’espèce menacée de disparition totale.

La question qui se pose à l’humanité présente, dit Jérôme Baschet, dans son livre « Une juste colère », éditions Divergences, 2019, est de « savoir si l’humanité parviendra à se débarrasser du capitalisme avant que celui-ci ne se débarrasse d’elle ! » 

Nous devons également nous rappeler ici, que le capitalisme n’est pas simplement une domination du monde de la finance à travers la consommation et la production marchande, c’est aussi une emprise sur tous les aspects de la subjectivité humaine, faisant de la vie des personnes une marchandise à plein temps. A cause de cela, les grèves et les manifestations ne sont plus suffisantes, il faut également concevoir la stratégie du « blocage », car le blocage fait échec à toute l’organisation capitaliste de la domination et de l’exploitation de l’homme comme marchandise…

C’est parce que le capitalisme a envahi les multiples aspects de la vie que le chômage de masse est apparu. Les chômeurs devenus légions ont rejoint les autres exclus du système et tous ensemble ils sont d’office condamnés à l’inexistence sociale.

Les citoyens se sont sentis radicalement dépossédés de leur droit d’exister décemment, de leur responsabilité, de leur souveraineté et de leur vie tout court. La réaction violente du gouvernement contre les Gilets Jaunes a prouvé que les personnes étaient massivement dépossédées de leur propre existence et empêchées de vivre normalement. Cela donne à la situation actuelle un caractère insupportable et parfaitement odieux qui ne peut que légitimer la réaction d’une résistance défensive proportionnée…

Chacun a le devoir de défendre sa vie. Si le gouvernement illégitime actuellement en place, se comporte comme un tyran, il va de soi que les citoyens ont le devoir de le traiter comme n’importe quel tyran: par l’élimination. Mais, avec lui, c’est le système tout entier qu’il faut radicalement éliminer.

Ce qui se passe donc actuellement dans la résistance des Gilets Jaunes, n’a rien à voir avec une pure et simple lutte des classes, et en particulier celle du prolétariat. C’est l’ensemble des citoyens qui est confronté à cette dépossession généralisée du droit d’existence décente.

Pour les « profiteurs d’en haut », ceux qui ne sont pas devenus eux-mêmes profiteurs avec ceux d’en haut, sont ceux qui « ne sont rien », dixit Macron.

C’est donc toute l’humanité qui est menacée par les « profiteurs d’en haut », ceux qui sont parvenus à « posséder une Rolex avant 50 ans », car la majorité des personnes formant l’humanité est radicalement dépossédée de son droit à une existence décente. C’est le capitalisme qui menace de détruire l’humanité: il faut donc s’y opposer sans attendre. 

Il ne s’agit plus de libérer le travail du capital, comme cela a été le cas dans la lutte des classes pendant longtemps, il s’agit aujourd’hui de se libérer de la tyrannie de « l’emploi », c’est-à-dire du « travail pénal », comme j’ai l’habitude de le qualifier, et non pas du travail créatif et réalisant…

L’asservissement des individus au travail pénal ou à « l’emploi » (en d’autres termes, à l’exploitation: les personnes sont « employées », utilisées et donc jetées dès qu’elles ne sont plus rentables) ne permet plus aux personnes d’accéder à une existence sociale décente et respectable. La résistance à l’économisme marchand, la destitution de ceux qui l’animent, la révolte et la sécession d’avec ce pouvoir prédateur, les initiatives de vie émancipée de la vision capitaliste des profiteurs d’en haut, doivent ensemble déboucher sur une réappropriation de tout ce qui explique la dépossession actuelle généralisée du droit à une existence décente. C’est là que les peuples ne doivent pas attendre quelque chose des gouvernants. Ils doivent gouverner eux-mêmes, ce qui présuppose le renversement de ce système mis en place par les « profiteurs d’en haut ».

C’est la raison pour laquelle, seule une démocratie réelle est aujourd’hui l’objectif et le sujet majeur de la révolte généralisée. Il faut maintenant que s’installent l’auto-organisation des villes et villages et l’autogouvernement des régions. Il s’agit de « décoloniser les provinces », comme le dit Michel Onfray, de généraliser les assemblées populaires; plus de « représentants » politiques. La dépossession de la souveraineté politique des citoyens doit cesser. 

Ces assemblées populaires doivent organiser la vie collective, émancipée de l’étatisation, sans tarder et sans perdre son temps dans des palabres interminables, au niveau des villages, des quartiers, des communes qui se fédéreront en régions auto gouvernées.

Les exemples ne manquent pas : nous avons déjà évoqué dans des articles précédents, le cas de la Commune de Paris en 1871, le cas de Marinaleda en Espagne, qui est une expérience avérée, fonctionnant depuis 1977, le cas du Val-de-Suse en Italie, le cas du Chiapas au Mexique qui a 25 ans d’expérience, le cas de Tarnac dans le Limousin, le collectif « Notre Dame des Landes »…

Nous avons largement exposé le cas du Chiapas comme exemplaire pour le projet des Gilets jaunes. Au Chiapas, « le peuple dirige et le gouvernement obéit ». C’est le peuple qui a décidé de se constituer comme gouvernement, sans demander l’avis du « gouvernement » mexicain en place. Pour cela il a constitué une « armée populaire de tradition zapatiste» capable de faire entendre au gouvernement mexicain qu’il ne devait pas l’empêcher de conquérir la démocratie!

Toutes les décisions générales doivent être prises en accord avec les assemblées locales. L’expérience du Chiapas démontre que les initiatives qui sont prises sans l’avis des assemblées locales sont toutes vouées à l’échec. On pourra se référer à l’article déjà publié sur « le Chiapas exemplaire », dans www.mondialisation.ca du 30 septembre 2019 et aussi à la synthèse de Jérôme Baschet dans son livre « Une juste colère », éditions Divergences, 2019, pages 80-86.

Les Français ont une capacité collective à s’autogouverner et cela légitime la destitution des pouvoirs étatiques en place. Le système politique « représentatif » était basé sur l’affirmation que le peuple est ignare, « il ne sait rien et surtout pas ce qu’il veut »; il est synonyme d’anarchie. Le régime « représentatif » implique une infantilisation des citoyens et une organisation qui les dépossède de leur souveraineté politique. Une vraie démocratie implique la souveraineté réelle du peuple. De cette manière, le pouvoir n’est plus une expression de la psycho pathologie humaine, (une perversion qui prétend être légitime et qui au nom de cette gageure s’exerce sur le peuple), il devient le « pouvoir de faire ». Il est clair que cette autonomie du pouvoir venant d’en bas élimine en soi les impératifs capitalistes imposés aux gouvernements qui s’imposent aux peuples depuis l’en haut des « élites » au service des intérêts financiers dont elles profitent elles-mêmes.

C’est une logique des espaces libérés de la mainmise des impératifs de l’économisme marchand que nous voulons mettre en place. Le démantèlement complet du système productif marchand doit faire place à un imaginaire créatif important pour ne pas simplement faire marcher un nouveau système de propriété même s’il est conçu au bénéfice de tous. Ce qui devra être produit n’est pas seulement déterminé par la question des « besoins », mais aussi par les décisions des assemblées communales concernées et qui impliquent une organisation collective… Ce qui doit se substituer à la valeur marchande, c’est le « bien vivre » explicité par Evo Morales en Bolivie et les communautés amérindiennes. Il ne s’agit pas de vouloir toujours « mieux vivre », ce qui entraîne le productivisme, il s’agit de « bien vivre ». Le « bien vivre » des humains s’éprouve, se vit, s’expérimente à travers l’existence de chacun. Le « bien vivre » met en échec la logique de l’économisme marchand, grâce aux espaces libérés de la tyrannie capitaliste dans sa forme actuelle ultralibérale. Ces espaces émancipés et libérés de la logique marchande vont devenir la seule organisation capable de résister au désastre écologique final qui vient. Certes, l’organisation mafieuse et violente du monde capitaliste tentera de s’imposer à ces expériences nouvelles. C’est pourquoi, le peuple doit être prêt à se défendre même avec les armes contre ces pouvoirs mafieux esclavagistes. « … La multiplication des espaces libérés et la perspective d’un blocage généralisé du monde » (Cf., J.Baschet, op.cit. page 97) de l’économisme marchand, sont complémentaires. La communauté de destin n’est pas un « nous » homogène, c’est un « nous » multiple, un ensemble qui fonctionne avec les différences et donc les complémentarités.

Il ne s’agit en aucun cas d’opposer une conception de l’individuel avec une conception du collectif. La propagande ultralibérale dit que seul l’individuel est libre alors que le collectif ne peut être envisagé que comme renoncement à la liberté individuelle et à la singularité. En réalité les singularités individuelles ne peuvent s’exprimer que grâce à la complémentarité des multiples formant un collectif coopératif. De même, selon la culture judéo chrétienne, l’homme serait en dehors de la nature et supérieur à la nature, le représentant du créateur de la nature se plaçant au-dessus de la nature. C’est ce qui l’a amené à saccager la nature, à dominer la nature, à l’exploiter et à la polluer. (Cf., Eugen Drewermann, « Le progrès meurtrier », éditions Stock, 1993) Il s’agit également de récuser ce fondement culturel désastreux et considérer que la Terre ne nous appartient pas, puisque c’est nous qui appartenons à la Terre.

Le monde que nous devons créer est un monde qui intégrera la pluralité des mondes (*). Les lieux sont singuliers et il y a une manière spécifique de les habiter. « Le bien vivre est un principe commun qui ouvre à la multiplicité de ses formes concrètes, en fonction de la diversité des lieux et des trajectoires des collectifs concernés. » (Cf., J.Baschet, op. cit., page 109)

(*) note de R71: ce que nous appelons avec Gustav Landauer, la “société des sociétés”.

Conclusion

Le capitalisme doit être aboli radicalement, car il est en soi biocide, écocide, pathologique et foncièrement humanicide, dit Jérôme Baschet dans son livre « une juste colère » (page 112 et 113). C’est le fanatisme productiviste de la marchandisation qui nous conduit à la destruction. Il n’y a pas d’autre solution que de rentrer en guerre contre cet économisme marchand. La solution n’est pas dans le fait de s’emparer de l’État et de le transformer, mais elle est dans le fait de libérer des espaces d’autonomie complète, permettant de sortir de toute dépendance avec cet économisme marchand. Bloquer tout ce qui permet de nous tuer et de nous déposséder de tout est la voie obligatoire de la résistance présente et urgente. Multiplier les « espaces libérés » ne sera pas suffisant. Il faut également intensifier les soulèvements et les blocages afin de ruiner cette entreprise de destruction qu’est l’économisme marchand.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Gilets Jaunes + Grève Illimitée (expropriatrice) = Héritage de la Commune de Paris

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 24 décembre 2019 by Résistance 71

 

La Commune de Paris en 45 secondes chrono de lecture sous cette introduction… et quelques lectures complémentaires à l’issue.

“L’anarchie, l’abolition complète des États et l’organisation du simple au composé par la fédération libre des forces populaires, des producteurs et des consommateurs…” nous disait Pierre Kropotkine dans sa “Commune de Paris” (1882), ainsi que ceci, parfaitement au goût du jour dans cette déliquescence politico-sociale ambiante et le renouveau issu du mouvement des Gilets Jaunes depuis novembre 2018:

“Terrassée mais non vaincue, la Commune renaît aujourd’hui. La ‘Commune’ devient le but précis et visible de la révolution [sociale] qui gronde déjà près de nous.”

De fait, œuvrons pour cette confédération des communes libres à venir tout en gardant présent à l’esprit que la commune [libre] n’est que l’outil de la révolution sociale établissant la société des sociétés, qui restaurera la vie, l’être sur la dictature achevée de l’avoir.

Gilets Jaunes… L’heure est proche !

~ Résistance 71 ~

 

 

La Commune de Paris 1871

 

Anarchisme Avenir

 

Republié par R71 décembre 2019

 

Napoléon III a perdu la guerre contre les Prussiens: le second Empire tombe. Le nouveau gouvernement signe la paix. Paris est dans une misère et sort d’un siège qui l’a durement affaibli, les Parisiens se soulèvent. Le gouvernement leur envoie l’armée, qui refuse de tirer. En mars 1871, la ville se déclare libre et instaure son propre gouvernement: la Commune, avec comme figure Louise Michel anarchiste française qui sera accompagné de nombreux anarchistes durant cette révolution.

Le 29 mars, le conseil de la Commune forme en son sein 10 commissions: Exécutive, militaire, subsistance, finances, justice, sûreté général, travail, industrie et échanges, services publics et enseignements.

Cette commune qui durera 73 jours, sera une expérience d’autogestion avec la distribution de nourriture à tous , les femmes travaillent, l’école est obligatoire, toutes les habitations sont réquisitionnés pour permettre un hébergement à tous, les usines fonctionnement en comité d’ouvriers et font tourner la production vers uniquement des biens utiles. La solidarité est également organisé avec une pension de 365 francs versé aux orphelins et 600 francs pour les veuves. La liberté de la presse est réaffirmée le 19 mars par le comité central. Une véritable guerre civile va être déclenchée entre les communards et le gouvernement de Versailles. Cette commune fera 20 000 morts et 40 000 parisiens jugés et resteront détenus de long mois sans être jugés.

À jamais la commune de Paris marqua l’Europe, pour Karl Marx c’est la première insurrection prolétarienne autonome et pour les anarchistes une expérience importante dans la voix d’une création de société sans gouvernement.

Source: 

https://anarchismeavenir.wordpress.com/2018/02/06/la-commune-de-paris-1871/ 

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“C’est par des actes révolutionnaires, en abolissant la propriété individuelle des moyens de production, que les Communes de la prochaine révolution affirmeront et constitueront leur indépendance.

Le jour où, en conséquence de la situation révolutionnaire, les gouvernements seront balayés par le peuple et la désorganisation jetée dans le camp de la bourgeoisie qui ne se maintient que par la protection de l’Etat, ce jour là, et il n’est pas bien loin, le peuple insurgé n’attendra plus qu’un gouvernement quelconque décrète dans sa sagesse inouïe des réformes économiques. Il abolira lui-même la propriété individuelle par l’expropriation violente, en prenant possession, au nom du peuple entier, de toute la richesse sociale accumulée par le travail des générations précédentes. Il ne se bornera pas à exproprier les détenteurs du capital social par un décret qui resterait lettre morte ; il en prendra possession sur le champ et il établira ses droits en l’utilisant sans délai. Il s’organisera lui-même dans l’atelier pour le faire marcher ; il échangera son taudis contre un logement salubre dans la maison du bourgeois ; il s’organisera immédiatement pour utiliser toute la richesse entassée dans les villes et il en prendra possession comme si cette richesse ne lui avait jamais été volée par la bourgeoisie… Jamais on n’a travaillé comme on travaillera le jour où le travail sera devenu libre, où chaque progrès du travailleur sera une source de bien-être pour la commune entière…”

~ Pierre Kropotkine, 1882 ~

Gilets Jaunes… L’heure est proche !…

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Lectures complémentaires:

Michel_Bakounine_La_Commune_de_Paris_et_la_notion_detat

Pierre_Kropotkine_L’anarchie-dans-l’evolution-socialiste-2eme-edition-1892

Pierre_Kropotkine_La_Commune_de_Paris_PDF

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

zenon_pourquoi suis je anarchiste ?

Francis_Cousin Ce n’est qu’un début…

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Pierre_Bance_Lheure_de_la_commune_des_communes_a_sonne

Louise-Michel_De-la-commune-a-la-pratique-anarchiste

Manifeste pour la Société des Sociétés

 

Grévistes en colère: « Bureaucrates, hors de nos grèves ! »

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Nous ne sommes pas les seuls à le dire loin s’en faut, mais il est vital de considérer ce fait évident: toute grève encadrée l’est par des foies jaunes qui bouffent depuis des lustres au râtelier du système et pour eux, la soupe est bonne…

Tout mouvement de grève encadré n’est que la mise de la lutte émancipatrice dans la nasse du réformisme.

Non pas que la base soit corrompus, mais la hiérarchie l’est, immanquablement et le texte ci-dessous est éclairant là dessus pour ceux/celles qui l’ignoraient encore.
Pour être vraiment efficace et peser : grève générale illimitée et expropriatrice, c’est à dire que les travailleurs reprennent les rênes du travail et produisent biens et services pour la communauté, en direct, et non plus pour soutenir ce système de la dictature marchande, du profit et sa clique de parasite (sortie de l’aliénation). Les conseils ouvriers italiens anarchistes de 1920 ont fait trembler le système de la sorte pour n’être trahi que par la fange habituelle des foies jaunes de partis, “communistes” en tête.

Quand on négocie, on est d’accord sur le principe du système dans lequel on évolue. Là doit se situer la grande rupture. La victoire émancipatrice ne peut venir qu’en dehors de l’État et de ses institutions, en dehors de la dictature marchande qui les régit depuis quelques 200 ans, en dehors des concepts monétaires et en dehors de l’esclavage salarial. Le but n’est pas d’améliorer cette merdasse immonde et contre-nature, mais de la supprimer sans espoir de retour.

Tel est l’enjeu, tout le reste n’est que favoriser le renforcement du système qui phagocyte toutes les luttes menées sur son terrain. Nous ne devons plus jouer cette partie sur leur terrain, mais sur le notre. Le nombre, l’organisation organique et la détermination sont notre force, même si pas encore bien comprise.

C’est la seule issue pour nous émanciper de cette société du vampirisme marchand et de pouvoir enfin vivre et mon plus survivre avant la mort.

Qu’on se le dise !

~ Résistance 71 ~

 


« A bas les grèves réformistes des impostures marchandes »

 

Bureaucrates hors de nos grèves !

 

Grévistes en colère

 

7 décembre 2019

 

source:

https://paris-luttes.info/bureaucrates-hors-de-nos-greves-13041?lang=fr

 

Impressions et analyses d’un gréviste sur comment se départir des bureacrates syndicaux afin de mener le mouvement vers la victoire.

Ayant déjà été grévistes en 2010 lors de la précédente réforme des retraites, qui, faut-il le rappeler, a été un flop énorme, et a épuisé la plupart des personnes l’ayant vécu, leur a brisé le moral jusqu’en 2016 où les têtes ont commencé à se relever, nous tenons à mettre au point un certain nombre de choses.

1-Le droit de grève étant encadré en France, nous ne sommes pas libres de faire grève quand nous le souhaitons. Le public et le privé sont pris en otage (pour une fois que c’est vrai) par les directions syndicales qui posent les appels nationaux, « couverture légale » de tout mouvement de grève.

Le privé peut se mettre en grève dès qu’il le souhaite, à condition d’être deux grévistes dans une boite : à moins d’un rapport de force particulièrement élevé, inutile de dire que c’est compliqué.

Le public doit attendre le bon vouloir des directions syndicales, même s’il y a des préavis tout le temps, absolument pas coordonnés : ah ouais c’est vrai, si on était coordonné·e, peut-être qu’on pourrait gagner, merde alors.

Jeudi, c’était le cas : grévistes partout, boulot nulle part, en plus pas de transports, tant mieux pour tout le monde.

Vendredi, déjà, les gens commencent à bafouiller : les buros sont de nouveau de sortie en AG pour nous expliquer que jeudi et mardi, c’est deux jours consécutifs. Comment faire passer des journées éparses pour une grève illimitée…


C’est pourquoi nous souhaitons que les gens arrêtent leurs salades : tout le monde veut une grève illimitée, qui sera notre seule chance de faire reculer les porcs qui veulent nous faire travailler jusqu’à la mort.

2-Comme la grève, ça coûte cher, et que tout le monde crève déjà la bouche ouverte, la question des caisses de grève se pose : qui parle de caisse en ligne, de demander l’aumône dans le métro (dommage, y en a plus), de faire des gâteaux et du vin chaud, etc., etc.


Nous tenons à rappeler que les syndicats ont des thunes pour ça et qu’elles ne sont pas réservées aux syndiqué·e·s, mais aux grévistes. Nous serions bien naïf·ve·s de laisser les syndicats contrôler ces caisses et avons besoin de caisses autonomes
 !

3-Retour des AG, retour des buros : les méthodes n’ont pas changé, on tient le crachoir, tout le monde est d’accord dans un consensus flou, toute parole est immédiatement lissée, policée. Bientôt le retour des invisibilisations, des limitations du temps de parole voire des intimidations verbales ou physiques envers les personnes qui parlent d’organisation sérieuse,

Il est nécessaire, dans toutes les AG, que les gens soient conscient·e·s des tours de passe-passe des habitué·e·s de la parole : qui récupère les numéros de téléphone et les mails et contrôle les informations diffusées, qui veut mettre tel mot à la place de tel autre, qui veut imposer son agenda syndical ou politique, qui veut proposer tel mode d’organisation, commission dans un but de contrôle, etc., etc.

Tous ces micmacs n’intéressent personne, on n’a pas le temps : tout ce qu’on veut, c’est décider ensemble, de nos actions, de nos moyens de faire grève, donc pression.

Que les bureaucrates fassent attention : on n’est pas prêt·e·s à se faire rouler de nouveau dans la farine !

À bon entendeur·euse·s, salut

Des grévistes qui en ont marre de se faire déposséder de leur lutte.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Un an de Gilets Jaunes… Réflexion stratégique pour le week-end du 16-17 novembre 2019

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 14 novembre 2019 by Résistance 71

 

Essai stratégique sur le week-end parisien des 16 et 17 novembre 2019

 

Des Gilets Jaunes parmi tant d’autres

 

Novembre 2019

 

Source: 

https://paris-luttes.info/nouvel-article-no-10749-10749?lang=fr

 

Quelques pistes de réflexion pour le week-end du 16 et 17 novembre : ne pas retomber encore une fois dans l’immobilisme qui a gagné le mouvement des Gilets jaunes depuis plusieurs mois. Comment dépasser les dispositifs de répression massifs qui seront présents ? Propositions et stratégies.

Les arrêtés préfectoraux sont de nouveau à jour depuis le samedi 9 novembre, les interdictions de manifestations seront sûrement renouvelées dans les périmètres de l’Ouest parisien. Nous sommes face à deux problèmes : la mobilisation des forces de répression et ce qui en découle : contrôles « préventifs », nombreuses interpellations, encadrement du cortège… L’autre problème est celui de la jonction des groupes en un véritable cortège.

Le 21 septembre dernier, plusieurs poches de manifestants ont réussi à atteindre les Champs de manière plus ou moins prononcée, sans réussir à se regrouper en une masse importante. La stratégie ultra-agressive de la préfecture ne nous permet plus de rester dans un lieu statique en attendant l’agrégation de petits groupes pour former un véritable cortège. La mobilité permanente des manifestants se traduit de plus en plus par la fuite face à la machine policière ; phénomène accentué par la variabilité du nombre de manifestants dans la rue.

Le samedi 16 novembre sur Paris, si nous voulons arracher petit à petit les quartiers riches aux dominants, nous devrons prendre en considération la forme que prendra l’occupation policière, c’est-à-dire celle d’un espace bunkerisé. Nous ne pouvons pas les déloger en les attaquant de front, mais seulement en les dispersant.

Partons du principe que la nécessité de retrouver les Champs est devenue une logique défensive. Depuis le nouveau préfet et sa tactique « post-16 mars », il ne faut plus chercher à fortifier ou à défendre une base fixe, ne plus attendre d’être encerclés pour riposter. Face au quadrillage des lieux les plus stratégiques, notre technique doit se baser sur le harcèlement, le découragement, la distraction des forces de l’ordre. Depuis, chaque lieu de rendez-vous annoncé se trouve être totalement maîtrisé par les flics : c’est pourquoi un point de rassemblement dans un secteur non centralisateur serait à notre avantage. Nous devons nous élancer à partir de lieux non interdits afin de concentrer un maximum de force. Pour avoir l’avantage, il faut dès le début de la matinée pouvoir, avec le nombre, décrocher les policiers de leurs fonctions de contrôle statique et les amener au plus vite à leur devoir de maintien de l’ordre actif dans les quartiers interdits. Lorsque l’effet de masse prendra, la stratégie n’est que pratique et se développera selon les circonstances.

Développons au maximum des réflexions sur les contournements possibles de l’occupation policière. Réfléchissons à réduire l’implication des voltigeurs, forcer les compagnies de CRS à ne faire que des allers-retours, avoir comme objectif : la désorganisation. Utilisons les départs de feu pour scinder la vague policière, amenons les camions à eau en première ligne pour rendre difficile l’incursion des unités mobiles dans nos rangs. Nous connaîtrons des moments de faiblesse, de panique dus aux armes de la police et à la dispersion des groupes. Il nous faut trouver le moyen de se regrouper malgré les poursuites incessantes de la police. Pour entretenir le flux et le reflux des manifestants, il faudrait selon l’ampleur des manifestations, proposer d’autres secteurs de rassemblements dans le début de soirée. Ce qui nous permettrait d’alimenter notre motivation à tenir la rue, et voir dans la journée de samedi plusieurs phases, plusieurs batailles. Pour ne pas se sentir écrasé et permettre une prolongation de l’effort. La multiplicité des moments que recouvrira cette journée générera le refus de partir. Pour ne pas se sentir essoufflé et sans horizon au fil de la journée !

– Avoir plusieurs étapes dans la journée de samedi.

– Une phase le matin, l’après-midi, le soir. 

– Se donner des moments de répit, pour résister jusqu’à tard.

Encore une semaine pour réenvisager nos tactiques, du moins prendre en compte une diversification de nos modes d’action en fonction des différentes situations. Une semaine pour ramener le plus de monde possible !

Des Gilets jaunes parmi tant d’autres

= = =

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Vive la Commune !

Gilets Jaunes… Énième harangue… Tout le pouvoir aux ronds-points !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, Social & Retraite, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 5 octobre 2019 by Résistance 71

 

Gilets Jaunes !

Il y a maintenant onze mois de lutte écoulés qui nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et ainsi:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! A bas le salariat !

Aussi…

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Gilets Jaunes: Témoignage sur une journée de lutte, Paris 21 septembre 2019

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 28 septembre 2019 by Résistance 71


Organisation: Réseau de Résistance et Rébellion International

 

Témoignage: Journée de lutte, Paris 21 septembre 2019

 

Maya

 

Septembre 2019

 

Source:

https://www.lavoiedujaguar.net/Journee-de-lutte-Paris-21-septembre-2019 

 

Hier nous étions quatre de chez nous à Paris. Partis de bon matin pour éviter les contrôles au péage de Paris, lorsque nous sommes arrivés à ce péage, pas un condé ! on se dit que toutes les infos reçues sont des fausses infos ! ça commence bien ! on continue notre route pour nous garer dans la capitale et nous rendre à la Madeleine au rendez-vous fixé. La lune vue le matin de chez nous en pleine nuit est encore là présente en plein jour à Paris ! joli et rassurant clin d’œil de la nature imperturbable…

On avance, des gens se promènent, discutent, pas besoin de gilet pour nous reconnaître, en deux temps trois mouvements les sourires se font sur les visages et les rencontres achoppent, comme on dit. Chacun·e y va de son vécu et de sa pensée. Attendre le bon moment, s’approcher, faire la masse. On nous dit que la Madeleine est bloquée, déjà nassée. En effet on s’approche et on voit les camions blancs bien rangés et la marée chaussée prête à défendre ou plutôt prête à l’attaque. Les voltigeurs d’un seul coup surgissent dans la rue et font des allers et retours pétaradants ! c’est du grand n’importe quoi ! Cette bande de motards invisibles sous leurs costumes pensent peut-être nous impressionner, nous faire peur, ils ne font que du bruit ! Les petits groupes se dispersent et cherchent une voie pour éviter la nasse. Nous sommes contrôlés trois fois, en nous disant que ce qui est cherché ce sont plutôt des armes, nous n’avons que casse-croûte pour la journée pas de gilet pas de couleur jaune voyante. Je cache vite fait mon foulard ma craie et deux crayons avec lesquels j’ai bien envie de m’exprimer sur les murs ou cartons trouvés sur place. On décide d’aller aux Champs, plusieurs voies sont proposées. Mais les rues sont fermées là et là et encore là ! On rencontre des gens dans la même difficulté que nous, et chacun·e y va de son explication de là où il elle en est dans ses infos, et du coup c’est plein de contradictions et de confusion. Nos explications à nous qui avons vu que la Madeleine était nassée ne conviennent pas à ceux et celles qui en ont cru d’autres. C’est un premier problème qui se lève, qui croire ? quelle est la bonne info ? comment savoir qui a la bonne info ? On garde notre idée d’aller aux Champs en avançant dans diverses rues adjacentes, une station de métro, pour enfin atteindre les fameux. On se sépare en individuel et en couple, discutant de la pluie et du beau temps, on passe les barrages sans un contrôle, on entre sur les Champs sans aucun problème, même pas une fouille. On se dit quand même que quelque chose ne tourne pas rond, un peu comme si on était dirigés à nous y rendre. Des touristes, des lambda, des GJ, des autres s’y baladent. On se reconnaît sans se connaître, c’est si simple de se reconnaître, comme si de nous émergeaient la même douleur, la même détermination, le même espoir. Je ne sais pas à quoi m’attendre, cette ouverture des Champs est peut-être un piège, on avance vers l’Arc de triomphe. Nous sommes de plus en plus nombreux sur le trottoir. Les bleus sont nombreux aussi dans les rues adjacentes. Nous nous arrêtons car un mur de flics bloquent le trottoir, ils n’ont pas l’air violents mais bon on les connaît on sait comment ils changent d’attitude d’une seconde à l’autre dès que l’ordre est reçu. D’autres, planqués dans des bureaux, appuient sur le bouton et les machines s’exécutent, obéissantes à souhait ! On s’assied sur un banc en face d’un café. J’hallucine ! le café s’appelle « Le Café des Champs, café populaire » ! Et d’un seul coup sans aucune raison apparente, une charge de CRS descend l’avenue, bien serrée et au pas cadencé ! vu de ma place je vois ce troupeau bleu casqué et je ne peux que penser aux Romains et à nous les Gaulois, la fumeuse histoire contée encore de nos jours dans les livres d’histoire des écoles. On en est encore là ! une deuxième compagnie les suit de près, les mêmes ! Je me dis que ça va être chaud. Ça sent le gaz en bas, des affrontements ont lieu, les condés remontent s’éparpillent çà et là sur l’avenue, sur les trottoirs. On ne sait rien de rien, on voit juste un éparpillement des condés, comme déstabilisés et on ne sait pas par quoi exactement. Je pense provocation. Des GJ se mettent à chanter, ils sont suivis comme une vague qui clapote ici et là par endroits. Puis du haut de l’avenue descend un important groupe de GJ qui scandent les slogans avec ferveur. Slogans repris par d’autres sur les trottoirs. Mes camarades et moi restons en lien visuel, tout le monde est à cran ! les GJ sont éparpillés par les casqués, puis se retrouvent remontent les Champs et redescendent, les bleus font pareil ! à un moment ils remontent en frappant sur leur bouclier tels des guerriers qu’ils ne sont pas ! les cafetiers ferment boutiques rentrent chaises et tables et se planquent dans l’entrée de leur estaminets en préventif. Est-ce un signe la frappe sur les boucliers ? et ça gaze ça gaze ! Je me planque dans l’entrée d’un bar avec les barmans et avec des collègues de lutte. Je suis étonnée du peu de commentaires des cafetiers, comme si une habitude était prise de participer malgré soi aux affrontements. Ces cafetiers sont des ouvriers, des exploités, des gens qui travaillent pour leur paye comme la plupart de nous et il y a un patron ou une patronne, une seule personne qui est embêtée pour son gain du jour, sa recette… Je perds mes covoitureurs. Je retrouve la rue qu’ils me donnent en texto et là, alors que j’atteins, la rue gazage à fond au moment où je passe. On est tous interloqués, suffoquant, ça gueule de tous côtés, nos yeux pleurent, ça pique grave, ça pue, il y a du gaz blanc partout, on ne sait plus où aller, on court sachant qu’il faut marcher, j’utilise ma méthode je mets mon foulard en prenant une très grande respiration par la bouche je bloque et je marche vite en baissant un peu la tête, en cherchant une issue et en étant attentive aux autres en cas de problème. Ça gaze, j’expire en crachant, j’inspire à nouveau un peu moins fortement à travers mon foulard et garde encore ma respiration jusqu’à atteindre la porte ouverte d’un bar où plusieurs de nous nous engouffrons rapidement. Des cris je n’entends que des cris, une femme à l’intérieur du bar hurle de colère. J’essaie de la calmer en lui soutenant le bras, elle met beaucoup de temps à se remettre. On ne voit que des gaz à l’extérieur. Je me questionne, mais comment faire pour vaincre cela ? Qu’est-ce qu’on doit faire pour que toute cette violence s’arrête ? C’est quoi ce bordel ? Ce monde de merde, cette pourriture face à la beauté que devrait être l’existence ? Qu’est-ce que je n’ai pas compris ? C’est quoi ma place là-dedans ? Je m’assieds au fond du bar où un couple qui déjeunait tranquillement a les yeux rouges de gaz et larmoyants. D’autres personnes en sont aussi au déjeuner. Une femme GJ me demande avec des gestes d’appeler son amie avec son téléphone, elle explique qu’elle est malentendante. Les barmans nous servent des boissons et sont un peu débordés entre nous et les consommateurs habituels. Ils sont sympas, compatissants, les yeux rouges aussi. J’écoute les conversations sans y participer car il faut nous remettre, et chacun sa méthode, la mienne est le silence ou la rage exprimée violemment. Je choisis le silence. Un homme GJ explique fortement qu’il votera RN la prochaine fois, pour virer Macron, point final. Je ne peux me retenir, j’interviens en disant que les un·e·s ou les autres de droite comme de gauche, extrême ou non, centristes, sont les mêmes, des pions qui sont manipulés et qui manipulent pour que les gens votent pour le capital, car c’est le capital que tous défendent. Je prône le non-vote, pour une fois, qu’ensemble et nombreux nous ne votions pas ! Un silence se fait. Je retourne au fond du bar et j’entame calmement une conversation écrite avec la femme malentendante. Et le hasard fait qu’elle écrit sur San Cristóbal de Las Casas, le soin par les plantes, les Indiens, et je réponds le soin plantes, ma participation à la Petite École zapatiste. Cela me calme mais ne me réjouit pas sur notre avenir et ne me remonte pas du tout le moral. La charge est terminée, nous sortons du bar et là franchement pas de bol, je tombe net sur un condé décasqué à qui je demande pourquoi il n’a pas de casque, est-ce que tout est terminé ? Il me répond : C’est la pause-déjeuner, je vais boire une bière, j’en ai besoin ! Alors là je rage je lui dis deux trois mots dont j’ai peu de souvenirs et je m’en vais colère colère colère. Je marche pour retrouver mes camarades qui sont un peu plus loin assis sur un banc, ma rage n’est pas retombée. Nous sommes dans un film ou quoi ? Nous sommes des acteurs actrices de ce bordel ? C’est un jeu ? C’est la pause-déjeuner et on reprend les combats le ventre plein ? Les baqueux sont là, écoutent notre conversation à bord de leur voiture banalisée mais si visible. Y en a marre, on va boire un coup dans une brasserie où les gens mangent de la merde bien agencée comme si rien ne s’était passé, comme si tout ce qui s’est passé n’avait pas existé. Je suis perdue dans ces mondes, je ne sais plus où j’en suis.

Bon qu’est-ce qu’on fait on a du temps avant ce soir ? On décide de rejoindre les verts et la manif climat. Et là c’est encore une autre histoire… Notre avis à nous quatre sur cette manif est le même, cela fait du bien d’être en accord de temps en temps : trop mou, trop gentil, trop propre, pas assez revendicatif, baignant dans le capital vert… on arrive sur la place, le maréchal Ney sabre de sa main droite la foule de sa hauteur figée. Le troupeau de CRS est là à ses bottes ou à ses pieds, as you want. On s’assied sur le bout de trottoir. Les militants familles poussettes enfants baba-cools bobos vieux vieilles jeunes théâtreux et autres sont là, semblant calmes et souriant·e·s. Batucada. Je fais tout pour ne pas être entraînée par la danse, car la danse est pour moi moléculaire, le son me rentre dedans et mes cellules vibrent et dansent au rythme des sons reçus. L’expression est intérieure et extérieure. Mais je ne veux pas danser, car ma colère est grande et je refuse de me réjouir et oublier l’importance de la lutte. J’écris sur le sol la phrase qui me vient : on ne peut pas lutter contre le climat on peut s’organiser pour faire face aux difficultés… Ma craie se termine là. La manif avance, colorée, joyeuse, confiante. Nous on attend, on se dit que peut-être il y aura des gens comme nous à un moment. Les gens avancent, étirement… c’est long cela dure. On ne sait pas s’ils sont nombreux ou non, c’est un peu clairsemé. Puis à un moment, enfin, des slogans plus furieux. Ah ! des Nous ! On s’intègre, c’est notre couleur, la couleur des pas content·e·s ! Ah ! cela fait du bien on est quand même un bon paquet mais qu’est-ce qu’on est sage ! ah oui il y a une organisation il y a un parcours il y a il y a il y a et on doit obéir. Et on ne peut être que d’accord avec cela. On s’intègre dans un groupe qui a tout prévu qui ne veut pas de débordement qui veut juste tranquillement s’exprimer un samedi en se baladant. Et pourtant le sujet est grave ! Qu’est-ce qu’on va prendre dans la gueule avec ce climat déréglé ? Qu’est-ce qu’on prend déjà dans la gueule ? Qui est responsable ? Comment on peut faire pour changer les choses ? Est-ce possible ? Est-ce impossible ? Est-ce que le gouv’ a des solutions ? Est-ce qu’il n’en a pas ? Est-ce que le climat se dérègle vraiment ? Est-ce la fin du monde ? Est-ce la fin d’un monde ? Est-ce que l’humanité va crever ? Avons-nous quelque chance de survivre ? Qu’est-ce qu’on peut faire ? Qu’est-ce qu’on doit faire ? Comme les autres je hurle les slogans, cela me fait du bien de les entendre de les crier, de danser un peu légèrement à leur son, de voir la couleur noire les masques les visages cachés, les regards sûrs et mécontents, le pas assuré confiant. Je me retrouve un peu dans mon monde, cela m’apaise. Et voilà que ça recommence à gazer. Gazage avant poubelle cramée, ça c’est sûr. La couleur blanche des gaz avant la couleur noire de la fumée. Ils attaquent, on répond ! et avec ce qu’on trouve sur notre chemin. D’ailleurs les poubelles sont pleines à craquer prêtes pour le feu, comme posées là sur notre route pour que nous les brûlions. Des gens bien organisés les auraient rangées la veille d’une manif, sachant l’ambiance actuelle et nous connaissant. C’est de la provocation de les laisser si accessibles mais cela nous rend bien service. Nombreux nous sommes, c’est chaud ! Sur un carton j’écris une phrase pour finir mes deux crayons usés : ON NE PEUT PAS LUTTER CONTRE LE CLIMAT ON PEUT S’ORGANISER POUR FAIRE FACE À CE QUI VIENT. Je pense réellement cela. Ça gaze, ça gaze, on s’engouffre dans un café, le gaz entre dans le bar, les yeux rouges les barmans servent. Pas un reproche, pas un mécontentement exprimé, comme une normalité ! je n’en reviens pas ! on boit un coup, on regarde la blancheur enfumée de la rue et on cause, on cause… Puis l’air s’éclaircit, on ressort on marche jusqu’en haut de la rue, on s’assied encore sur un trottoir, beaucoup de peau et yeux rouges, on est là on est là et on ne peut rien faire qui déstabilise le système ! en tout cas ce n’est pas le jour ! ce sera peut-être la nuit, il est prévu une nuit des barricades. Mais nous on doit partir, alors on part.

On rencontre des gens connus en partant, sans se connaître en vrai et sans savoir pourquoi on se sert la pince. Je mets ma main à la bouche par hasard et cela me brûle les lèvres, je dis que j’ai du toucher quelque chose d’hyperpimenté au pied de l’arbre où nous sommes, Maxime répond que ça vient de lui, il vient de se faire gazer la face à bout portant et en effet son visage, qu’il a touché avec ses mains pour se protéger sûrement, est rouge et gonflé. La réflexion qui me vient porte sur le leader, et de plus charismatique, qui selon la définition est une personnalité qui jouit d’un grand prestige et d’un charme irrésistible. Et qui est manipulable à souhait, en tout cas qui peut l’être. Il faut être solide pour être leader et nous avons travaillé le sujet pendant la lutte contre les OGM. Le leader charismatique qui a adoré se faire manipuler et qui a manipulé de la même manière les gens des groupes, tout le monde le connaît et comme je n’ai pas pardonné son attitude je ne le nommerai pas. Nous avons à l’époque cherché à savoir ce qu’est un leader ou une leadeuse, parce que nous étions devant pour quelques-un·e·s sans nous en rendre compte vraiment mais constatant que nous emmenions les troupes avec joie et détermination. Mais nous refusions de parler devant les caméras et avec les journalistes à la botte du capital. Alors celui qui a pris la place on la lui a laissée et il en a profité jusqu’à son dernier mandat européen. Mes ami·e·s et moi avons fait un stage avec le Man de Lyon (Mouvement Alternative Non-Violence) pour connaître qui était leader dans notre groupe d’affinité et ce qu’est un leader. Nous sommes deux à avoir été reconnus porter cette qualité. Pour nous cela a été une confirmation de ce que nous ressentions intimement. Si je remets cela à la lutte d’aujourd’hui, je ne veux pas prendre la place de devant, car le leader qui est devant prend des coups, et beaucoup. Des coups des jaloux qui n’ont pas la qualité du poste et qui aspire à le prendre pourtant, des coups de ceux et celles qui veulent les manipuler et qui font tout pour cela, des coups des journalistes payés par le capital, des coups par les condés qui se lâchent facilement ou qui reçoivent l’ordre de toucher le leader, des coups de celles et ceux qui protègent le capital, des coups des coups des coups. Alors l’idée qui m’est venue est de prendre ma place dans le groupe et non devant. C’est beaucoup plus intéressant, cela permet de parler avec tout le monde et n’importe quelle personne et de tout sujet. Les conversations sont riches d’enseignement je peux vous l’assurer. Ce qui dans cette lutte a l’air de gêner est que la médiatisation est mensongère et que la lutte ne se coordonne pas en un grand groupe uni. J’y réfléchis je ne fais que cela ! Je me rapproche des sept principes zapatistes. Le premier est « Obéir et non commander » et c’est ce principe qui touche le leader. Le leader est un représentant du groupe, il obéit aux décisions du groupe, quand il parle aux médias il transmet les décisions du groupe, puis retourne dans le groupe comme un individu du groupe et non comme un chef de groupe. Le fait d’être plusieurs leaders est intéressant car ce n’est jamais le·la même qui est devant, ce qui déstabilise les médias qui ont beaucoup plus de difficultés à jouer la carte manipulation. Cela concerne aussi la rotation des tâches, à laquelle je suis très attachée. Chez les GJ il y a diverses opinions, le groupe n’est pas en total accord, on suit plus un mouvement qui avance qu’un groupe qui s’autodécide ou s’autodétermine. C’est très compliqué de poser une place de leader. Les autres principes sont : « Servir et non se servir. Représenter et non supplanter. Construire et non détruire. Proposer et non imposer. Convaincre et non vaincre. Descendre et non monter. » Et pour tout dire, une pensée m’est venue il y a peu concernant les mots « ordre, ordonner ». Ordonner ce n’est pas que donner des ordres, c’est aussi mettre de l’ordre et je pense que j’en suis là aujourd’hui dans ma réflexion. Mettre de l’ordre dans mes idées, dans mes possibilités, pour que ma participation à ce groupe soit ce que je suis réellement et non ce que je parais être. Si chacun chacune mettons de l’ordre dans notre vie, dans notre réflexion, dans nos possibilités, dans notre volonté d’avancer ensemble, non pas comme un troupeau mais avec notre propre détermination en accord avec le sens du groupe dans lequel nous sommes, en connaissance que ce groupe est constitué de chacun·e là où il·elle en est et qu’il se construit pas à pas, nous serons plus solides, plus créatifs, plus solidaires, plus crédibles et plus joyeux aussi.

On marche jusqu’à Bercy. Par exemple je me mets à la place d’une toute jeune qui s’intéresse à la politique, écoute les infos, essaie de comprendre. Les médias parlent de Bercy. Mais qu’est-ce que c’est Bercy ? un lieu de concerts ? un hôtel ? un quartier de Paris ? ah c’est aussi le lieu politique politicienne de la finance ! pourquoi les médias parlent ainsi d’un lieu politique avec juste le nom d’un quartier ? Est-on tous censés savoir que Bercy c’est le lieu des magouilles financières ? Bref on arrive à Bercy après avoir discuté pendant tout le chemin du travail, du concept travail, et de comment ne pas être en difficulté avec le fait de travailler pour le système du lundi au vendredi et de lutter les samedis contre ce même système. Pas facile d’être en accord intérieur extérieur avec ça ! Bercy est fermé, c’est samedi, Bercy est bien gardé par les p… du capital, p… à M… (nouveau slogan qui fuse bien !). Je pose mon carton au coin de la rue et cette fois on s’en va vraiment.

Métro : on est comme on est, on est tellement normaux, tellement naturels, que dans le métro on est comme ça, on se cause normalement, à voix haute, on s’exprime et du coup d’autres GJ dans la rame entrent dans la conversation, parler de ceci ou cela fait venir le sourire sur un visage fermé, et la joie revient un peu par le fait d’être dans cette foule qui semble si moutonnière et qui peut-être ne l’est pas…

Le retour se passe en discussions, les thèmes ne manquent pas ! Samedi prochain on recommence ailleurs, il va falloir s’organiser vraiment, se comprendre, se mettre en accord, se faire confiance, et vouloir un peu plus je pense…

22 septembre 2019,

il pleut…

Maya

= = =

Lectures complémentaires:

Charles-Macdonald_Anthropologie_de_l’anarchie

Pierre_Clastres_Echange-et-pouvoir-philosophie-de-la-chefferie-indienne

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Leducation-comme-pratique-de-la-liberte_Paulo_Freire_1965

Paulo_Freire_Extension ou Communication

Pierre_Kropotkine_La_Commune_de_Paris_PDF

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

3ri-et-societe-des-societes-du-chiapas-zapatistes-aux-gilets-jaunes-en-passant-par-le-rojava-fevrier-2019

Francis_Cousin Ce n’est qu’un début…

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Manifeste contre le travail

Un monde sans argent: le communisme

Errico_Malatesta_écrits_choisis

Erich_Mühsam la liberté de chacun est la liberté de tous

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Appel au Socialisme Gustav Landauer

 

 

Gilets Jaunes: Deux textes très utiles…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 14 septembre 2019 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

14 septembre 2019

 

L’objectif profond du Mouvement des Gilets Jaunes est à terme, de changer de paradigme politico-social, d’en venir finalement à une société humainement viable et harmonieuse. Ceci ne pourra se produire que lorsque 10 à 15% de la population aura analysé, compris, intégré la réalité pour agir efficacement dans sa transformation vers la seule voie possible: celle de l’émancipation totale de l’aliénation générée par la division et l’antagonisme qui nous ont mené à la dictature étatico-marchande arrivée à son stade ultime.

Dans un souci de partage et de coopération, nous mettons à la disposition de toutes et tous, gratuitement, nos deux texte d’analyse critique de la situation de la société humaine afin de permettre le passage vers le changement radical (c’est à dire profond, depuis la racine) de notre réalité. Nous encourageons non seulement de lire individuellement ces textes, mais de les imprimer, de les mettre dans des classeurs en quelques exemplaires sur les ronds-points, dans les maisons du peuple, sur les lieux d’AG, partout où ils pourront être lus et surtout discutés, ensemble, collectivement.

Ces deux textes adressent le fondement même du mal qui ronge la société humaine, mais aussi, contrairement à bien d’autres textes, offrent une solution à mettre en place, sachant qu’il n’y a pas et ne saurait y avoir de solution au sein du système.

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Aurore de la Société des Sociétés

 


Reconstruction Solidaire de notre Réalité

 

 

Gilets Jaunes.. 36ème round…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 19 juillet 2019 by Résistance 71

 

Gilets Jaunes !

Il y a maintenant plus de huit mois de lutte écoulés qui nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et ainsi:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

 


Vive la Commune !

 

Aussi…

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Gilets Jaunes 35ème round… Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 12 juillet 2019 by Résistance 71

 

Gilets Jaunes !

Il y a maintenant près de huit mois de lutte écoulés qui nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et ainsi:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

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Aussi…

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération: