Archive pour gilets jaunes 25ème round 1er mai 2019

Gilets Jaunes et intox d’état de « l’attaque de la Pitié »… L’internet, l’altmedia et les réseaux armes de la vérité

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, gilets jaunes, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 5 mai 2019 by Résistance 71

Analyse très pertinente ci-dessous de Régis de Castelnau expliquant comment les réseaux sociaux ont torpillé en quelques heures le mensonge d’État monté de toute pièce sur “l’attaque de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière par des Gilets Jaunes” et mis la vérité au grand jour via un journalisme citoyen qui a purement et simplement enterré les merdias, outil de la propagande et du mensonge de masse, que quasiment plus personne n’écoute aujourd’hui.

Nous irons même plus loin en affirmant que les médias alternatifs, dans toutes les nations du monde, parviennent aujourd’hui à torpiller l’essentiel des intox merdiatiques des gouvernements de l’oligarchie et ce quasiment en temps réel, ceci vaut également pour tous les attentats “faux-drapeaux” et autres coups d’état menés par les services de l’ombre au service du pouvoir oligarchique.

La Harpie Hillary Clinton n’avait-elle déclaré devant un comité sénatorial américain il y a quelques années qu’il “y a une guerre de l’information et nous sommes en train de la perdre”, répondant ainsi au sénateur yankee Jay Rockefeller qui déclarait de dépit en 2007: “Nous n’aurions jamais dû inventer l’internet”.

Le temps du succès de la propagande d’état (et entrepreneuriale capitaliste) touche à sa fin, les derniers soubresauts en ce domaine de l’oligarchie et de ses cerbères obsolètes des médias vont nous mener vers toujours plus de répression, sous des prétextes qui ne dupent plus personne, répression qui elle-même mènera à toujours plus de résistance, de rébellion en réseau de plus en plus organisé localement, nationalement et internationalement.

Le contrôle de l’information et de son mode de diffusion ont toujours été essentiels pour maintenir la dictature (marchande) du consensus du statu quo oligarchique, mais cette ère touche bel et bien à sa fin. 

Ici, à Résistance 71, nous ne sommes qu’un petit maillon de cette grand chaîne générant ce coup de balais salutaire et c’est avec une certaine satisfaction que nous voyons le travail de fourmi de ces dix dernières années, en parallèle de celui de tant d’autres maillons de la chaîne dissidente, finalement parvenir à secouer le vieil arbre pourri de la médiacratie inepte et obsolète, organe propagandiste de tous les pouvoirs en place.

En ce 1er mai 2019, les GJ ont entériné la mort de terrain de tous ces syndicalistes foies jaunes et deux jours plus tard, les médias citoyens et de dissidence ont exposé au grand jour et par les faits, l’enfumage et les mensonges du pouvoir sur une pseudo-attaque d’hôpital par des manifestants. Deux grandes victoires populaires sur l’enfumage et le contrôle de l’état marchand…

Les succès seront toujours plus convaincants… pas à pas, nous, le peuple, reprenons le pouvoir que nous rediluerons en notre sein pour annihiler toute oligarchie persistante. Oligarques ! Rendez-vous vous êtes cernés !

Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

Vive les associations libres ! Vive la Commune ! Vive la Société des Sociétés !

~ Résistance 71 ~

 


Intox d’état: témoignages

 

« Attaque » de la Pitié :

Internet et les réseaux armes de la vérité

 

Régis de Castelnau

 

4 mai 2019

 

url de l’article : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article11183

 

Ce qui vient de se produire à l’occasion des manifestations parisiennes du 1er mai avec le mensonge sur l’attaque de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière est quelque chose d’assez extraordinaire. Extraordinaire d’avoir vu un pouvoir d’État dévoyé un niveau rarement atteint sous la République. Extraordinaire le spectacle d’une presse nationale qu’elle soit écrite ou audiovisuelle complètement aux ordres de ce pouvoir. Extraordinaire cette mobilisation d’une classe intellectuelle et médiatique se lançant dans la surenchère pour applaudir un mensonge d’État dont l’évidence aurait pu immédiatement sauter aux yeux en usant d’un minimum d’esprit critique.

Mais finalement, quelle leçon politique nous a fourni le déroulement de la journée du 2 mai et quel révélateur de la crise qui secoue la société française !

La vérité des faits

Chacun sait maintenant ce qui s’est passé dans l’après-midi du 1er mai sur le boulevard des Italiens et dans l’enceinte de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. Le cortège de la manifestation a été scindé en trois par les forces de police, chaque partie faisant l’objet de charges et d’intervention de canon à eau. Cette stratégie volontairement dangereuse enferme les manifestants dans des nasses dont craignant les violences policières ils cherchent à s’échapper. C’est ce qui s’est produit avec l’intrusion de groupes pacifiques quelques instants auparavant, dans un parking dépendant de l’hôpital. Les gens espérant que les policiers se contenteraient de disperser la manifestation sur le boulevard, ont vu avec effroi les policiers rentrer dans ce parking et y lancer leurs charges alors qu’il n’y avait bien sûr aucun incident. Éparpillement des manifestants dans l’enceinte de l’établissement lui-même qui quand on le connaît apparaît comme une véritable ville avec ses bâtiments et ses rues. Les policiers en poursuivi leur stratégie folle de chasse à l’homme dans cet entrelacs, provoquant naturellement la panique. Un groupe ne comprenant aucun black bloc ni casseur s’est alors réfugié sur une passerelle, et pour se mettre à l’abri, a tenté de rentrer dans les locaux de ce qui s’est révélé être le service de réanimation de l’hôpital. Avec le professionnalisme et le sang-froid, qui caractérise le personnel soignant en général et celui des services de réanimation en particulier, ce qui était de service en ce 1er mai, se sont opposés calmement à l’intrusion. Et au fur et à mesure les choses se sont calmées. Le mieux pour mesurer la réalité de cette présentation est de voir les vidéos de ce qui s’est passé et d’écouter le témoignage des soignants impliqués. Cette réalité, cette vérité, ont été travesties par le ministre de l’intérieur de la République complètement déshonoré pour l’occasion. Il n’y a pas, en présence, deux versions de ce qui s’est passé comme le prétendent multipliant les contorsions ceux qui se sont imprudemment engagés, il n’y en a qu’une. Celle de la vérité factuelle.

Un Ministre menteur et ses amis

C’est la première leçon. Pour le service de ses petits intérêts politiciens, en période électorale, celui qui a la responsabilité de l’ordre public n’a pas hésité à profiter des excès des forces de l’ordre sous ses ordres et a proféré une série de contrevérités ahurissantes pour disqualifier ceux qui utilisent leur droit constitutionnel de manifestation, et après les avoir traité de lépreux, de fainéants, d’illettrés, de foule haineuse, d’antisémites, de factieux, on les qualifie de monstres assoiffés de sang qui s’attaquent au sanctuaire absolu qu’est le service de réanimation d’un hôpital. Chacun sait que Christophe Castaner n’aurait jamais dû être nommé à ce poste, cette dernière initiative n’en est qu’une nouvelle est atterrante illustration.

La seconde leçon, concerne toute la cohorte de ceux qui se sont précipités pour soutenir l’insoutenable. Le caractère invraisemblable de la présentation et des accusations sautait pourtant aux yeux. Malgré cela, précipitation et abdication de tout esprit critique, symptômes de l’allégeance au pouvoir dominant, ont conduit l’essentiel des médias, à l’exception heureuse de Libération, à emprunter la voie du déshonneur professionnel. Accompagnés par une collection de personnalités lancées dans une surenchère assez obscène, bombardant Twitter et autres réseaux de messages de couroux solennel condamnant les atrocités. On ne va pas dresser la liste de ceux qui qui voient revenir maintenant les boomerangs, occupés à des contorsions risibles pour se justifier et à essayer d’effacer les messages qui seraient passés au travers des captures d’écran. Simplement citer Martin Hirsch directeur de L’APHP qui n’a pas hésité à évoquer la possibilité d’une volonté meurtrière contre les malades dans « l’attaque » du service de réanimation. Et ce conseiller à l’Élysée auteur d’un statut Facebook vengeur vilipendant les terroristes jaunes et noirs, curieusement disparu dans l’après-midi. Et peut-être aussi Jean-Paul Enthoven, doublement imprudent, d’abord par le relais empressé du mensonge castanérien, puis par un engagement aventureux de manger son chapeau s’il s’avérait qu’il avait tort. Il va falloir s’exécuter Monsieur Enthoven, votre dignité est à ce prix, et sachez que le panache est le seul moyen de réussir ses échecs. On réservera un ban pour Éric Naulleau qui n’a dit que des bêtises et a ensuite tout laissé.

Les réseaux sont pleins de ces vidéos, captures d’écran, explications gênées, et voir les uns et les autres patauger dans l’embarras et la confusion, voire un cynisme tranquille, est une vraie gourmandise. Et que dire du spectacle de la caricature de la crise générée par Emmanuel Macron : France d’en haut contre France d’en bas.

Internet et réseaux contre les mensonges d’Etat

C’est justement là que se loge la troisième leçon. Depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a accentué les atteintes aux libertés publiques. Comme seule réponse à la crise politique qu’il a provoquée, il a ensuite instrumentalisé la police à des fins de répression violente dont la brutalité et les illégalités se multiplient sous le regard des caméras dont tous les citoyens disposent aujourd’hui et que l’on retrouve les vidéos effarantes à foison sur les réseaux. Sous le regard stupéfait de la presse et des institutions internationales, on y voit dans toute la France, les membres forces de l’ordre se comporter souvent, trop souvent comme des nervis. Emmanuel Macron, bénéficiant d’une complaisance désolante de la magistrature, a instrumentalisé la justice et mis en place une répression judiciaire d’une brutalité inconnue depuis la guerre d’Algérie. Il ne faut pas se tromper, la panique des manifestants sur la passerelle devant le service de réanimation de la Salpêtrière a pour origine cette peur justifiéeà la fois de la violence policière, et de la brutalité judiciaire qui multiplie gardes à vue illégales et peines de prison délirantes. Enfin, Emmanuel Macron a instrumentalisé une Assemblée nationale croupion, composée de parlementaires godillots qui acceptent sans broncher de voter des textes gravement liberticides, sans d’ailleurs que le conseil constitutionnel d’Alain Juppé n’y voit d’inconvénient. Et c’est ainsi que nous avons eu la fameuse loi Fake news. L’adoption de cette loi préparée par une campagne de propagande rythmée par des sondages biaisés, la diabolisation systématique des réseaux, la dénonciation de la haine que ceux-ci véhiculeraient. Elle a donné au pouvoir des outils juridiques pour s’arroger une forme de monopole de la vérité. Rappelons que ce texte répressif permet de porter des coups à la liberté d’expression dans des proportions plus qu’alarmantes. Compétence a été donnée au juge des référés statuant sous 48 heures de dire ce qu’est la vérité objective, avec le pouvoir d’interdire tout autre récit et de lourdement sanctionner hébergeurs et plates-formes. Le ministre du numérique nous a annoncé une nouvelle loi réprimant la liberté d’expression pour soi-disant : « lutter contre la haine sur les réseaux ». La cible évidente est Internet, l’objectif l’est aussi, faire taire toute parole n’émanant pas du pouvoir et de ceux qui le soutiennent, en l’occurrence la plus grande partie de la presse entre les mains des grands intérêts financiers. Étonnante situation qui amène les principaux producteurs de fake news, c’est-à-dire les pouvoirs d’État, à renverser l’accusation pour porter atteinte à la liberté d’expression. Karl Rov qui fut le conseiller de George Bush au moment du déferlement des mensonges d’État pour justifier la guerre d’agression contre l’Irak a théorisé cette stratégie. « Les journalistes se réfèrent à la réalité et croient que des solutions émergent de l’étude d’une réalité discernable.[…] Mais ce n’est plus la façon dont fonctionne le monde […] Maintenant, nous sommes un empire, et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. »

Christophe Castaner et ses relais ont eux aussi voulu créer leur propre réalité. Or Il vient de se produire un événement de portée considérable où Internet et les réseaux ont permis de mettre à bas ce qui n’était rien d’autre qu’une fake news d’État et de restaurer la vérité à la face de tous. Le ministre de l’intérieur a officiellement proféré un mensonge visant à disqualifier ceux qui s’opposent au pouvoir qu’il incarne, mensonge relayé par une presse à la fois complaisante et connivente. Ce sont les informations irréfutables et partagées circulant sur les réseaux qui ont obligé les menteurs, à faire, souvent piteusement machine arrière. La réalité et la vérité ont été rétablies grâce aux citoyens qui ont pris les vidéos, les ont publiés, ont témoigné, et ce grâce au média qu’est Internet. Le matin du 2 mai les Français écoutant Christophe Castaner, ouvrant leur journal, allumant leur télévision et leur radio apprenaient qu’une bande de blacks blocs avait pris d’assaut le service de réanimation d’un grand hôpital afin d’y commettre des violences et de mettre en danger la vie des patients. 12 heures plus tard, sous les coups de la prise de parole des citoyens mobilisés, le mensonge s’effondrait. Le pouvoir et ses épigones étaient contraints de reculer en désordre. On sait maintenant qui est producteur de fake news, qui ment, qui est complotiste, et qui est violent.

Et on sait aussi pourquoi ces gens-là qui ont peur de la vérité, veulent verrouiller les outils de notre liberté d’expression.

 


Vive la Commune !

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Gilets Jaunes 1er mai 2019: La véritable victoire du jour est celle sur le syndicalisme foie jaune !..

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Le syndicalisme est enfin mort !

 

Guerre de Classe

 

Mai 2019

 

url de l’article: 

http://guerredeclasse.fr/2019/05/02/le-syndicalisme-est-enfin-mort/

 

“En même temps, et tout à fait en dehors de l’asservissement général qu’implique le régime du salariat, les ouvriers ne doivent pas s’exagérer le résultat final de cette lutte quotidienne. Ils ne doivent pas oublier qu’ils luttent contre les effets et non contre les causes de ces effets, qu’ils ne peuvent que retenir le mouvement descendant, mais non en changer la direction, qu’ils n’appliquent que des palliatifs, mais sans guérir le mal. Ils ne doivent donc pas se laisser absorber exclusivement par les escarmouches inévitables que font naître sans cesse les empiétements ininterrompus du capital ou les variations du marché. Il faut qu’ils comprennent que le régime actuel, avec toutes les misères dont il les accable, engendre en même temps les conditions matérielles et les formes sociales nécessaires pour la transformation économique de la société. Au lieu du mot d’ordre conservateur: “Un salaire équitable pour une journée de travail équitable”, ils doivent inscrire sur leur drapeau le mot d’ordre révolutionnaire: “Abolition du salariat”.”
~ Karl Marx – Salaire prix et profit – 1865 ~

Le 1er mai, en tant que fête de l’aliénation salariale, c’est toujours et comme d’habitude la pitoyable parade carnavalesque du fétichisme de la marchandise et de ses clowns syndicaux…

Toutefois, ce 1er mai 2019 fut plus qu’un simple défilé grotesque du folklore habituel car il s’inscrivait en prolongation du vaste mouvement des Gilets Jaunes. Soulèvement social incendiaire et réfractaire qui dès son origine fut clairement affirmé comme anti-politique et anti-syndical…Maintenant, en ce qui concerne les gilets jaunes – comme en témoigne l’éviction instantanée du larbin Martinez – la rupture d’avec les syndicats est définitivement consommée et l’intuition de départ est confirmée ! Il n’y aura plus d’espace disponible pour les imposteurs syndicaux… Ce qui compte désormais c’est l’auto-mouvement de conscience de la masse asservie…Comme l’a rappelé Macron lui-même, en tant que parfait symbole de tout le cynisme étatique marchand, le 1er mai est une fête célébrant l’amour du travail et ses valeurs…… Elle vise à encenser et valoriser la merde qu’est le salariat afin de toujours plus nous enfermer dans l’amour répandu de la servitude volontaire… 

Le Salariat c’est pire que l’esclavage ! Loin d’être notre émancipation il est au contraire la privation absolue de notre véritable vie humaine. Il est la condition même de l’existence du capital en tant que les prolétaires participent à sa valorisation par la plus-value extorquée !

Les syndicats ont toujours oeuvré à la botte de l’Etat et ils sont d’ailleurs financés par lui… Ils sont donc parfaitement intégrés à son appareillage. Et si toutefois nous avons tendance à l’oublier, à chaque fois qu’un mouvement social radical a eu lieu dans l’histoire, les syndicats étaient là pour le neutraliser… Le syndicalisme a toujours dévoyé la lutte de classe radicale afin de l’encaserner dans la lutte réformiste, et la défense réformiste du prolétariat permet au capital de se moderniser…Nous ne voulons pas fêter le travail, nous voulons l’abolir ! Nous ne voulons pas plus d’argent, nous voulons l’abolir ! L’argent est un poison qui anéantit la vie… Il est le substrat de toutes les horreurs qui se répandent sur le monde… L’activité humaine devra un jour se trouver libérée du salariat.

Après bientôt 26 semaines consécutives de mobilisation, qu’ont obtenu les Gilets Jaunes ? Rien ! Rien à part des humiliations, du mépris, des mutilations et une répression toujours plus violente de la part de l’Etat…

Nous vivons actuellement une crise généralisée du mode de production capitaliste, qui interdit toute possibilité d’aménagement des conditions de la servitude volontaire…

Les Gilets jaunes n’obtiendront rien sur le terrain des réaménagements de l’économie politique… et c’est tant mieux ! Tant mieux, pour la simple et bonne raison qu’une prolongation de ce monde marchand infernal serait le pire des futurs envisageables…

Nous, prolétaires, esclaves du salariat, devons comprendre à travers toutes les luttes de classes passées que ce que l’humanité piétinée et asservie doit combattre, ce ne sont pas tel ou tel parti politique et leurs idées ; ce qu’elle doit exiger, ce ne sont pas une meilleure gestion ou répartition des impôts, pas plus qu’un mode de représentation démocratique direct ou indirect… Il n’existe pas d’Etat qui soit humain, et il conviendra bien lors de la revanche finale de l’abolir, ainsi que toutes les catégories aliénatoires de l’économie politique qui en découlent et sont les agents actifs de notre servitude maintenue !

Nous savons pertinemment que les souverains, les hommes d’Etat, ont de tout temps subi les conditions économiques mais que ce ne sont jamais eux qui leur ont fait la loi !
La seule chose qui compte désormais pour l’avenir du mouvement social, c’est d’aller toujours plus loin dans une absolue récusation de tous les terrains aliénés qui voudraient nous reconduire d’une manière ou d’une autre sur le terrain de l’économie politique ! 

La politique est morte, le crétinisme médiatique est mort… aujourd’hui le syndicalisme est enterré !

Vive la révolution sociale, pour une vie humaine émancipée de la pourriture marchande !

= = =

Sept textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”

“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”

~ Friedrich Nietzsche ~

 

 

Gilets Jaunes et affaire « fake News » du gouvernement sur « l’attaque » de l’hôpital de la Pitié…

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Résistance 71

 

3 mai 2019

 

Castaner « le boucher » en 1er fusible ?…

 

 


Témoignages sur l’intox de « l’attaque » de
l’hôpital Pitié-Salpêtrière

 


L’État ment.. c’est sa fonction essentielle
…pour que rien ne change !

Gilets Jaunes: Intox de « l’attaque » sur la Pitié-Salpêtrière, des témoignages…

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“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”
~ Friedrich Nietzsche ~

« Être gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni titre, ni la science, ni la vertu. Être gouverné, c’est être à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C’est sous prétexte d’utilité publique et au nom de l’intérêt général être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre réclamation, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. »
~ Pierre-Joseph Proudhon ~

 


Gilets Jaunes victimes du terrorisme d’état

 

Des témoignages sur l’intox de la préfecture à propos de l’intrusion à la Pitié-Salpêtrière

 

Publié le 2 mai 2019

 

Source:

https://paris-luttes.info/des-temoignages-sur-l-intox-de-la-12091?lang=fr

 

Toute la classe politique est unanime : des manifestants ont tenté d’entrer en force dans une unité de réanimation de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière pendant la manifestation du premier mai. Pour Castaner et compagnie, il ne fait aucun doute qu’il s’agissait d’un acte prémédité et d’une tentative de nuire au service hospitalier. C’est évidemment faux, mais le pouvoir n’en est pas à son premier mensonge…

  • # Mise à jour : aujourd’hui à 12h58
    Un nouveau témoignage pour défaire les mensonges du ministère de l’intérieur

    Un quatrième témoignage (voir en fin d’article) nous est parvenu et confirme les trois précédents.

Vous pouvez encore témoigner en envoyant un mail à paris-luttes-infos(a)riseup.net

Ce n’est pas la première fois que le pouvoir joue sur la corde affective pour criminaliser les mouvements sociaux :

  • Le 14 juin 2016, lors de la plus grosse manifestation contre la Loi travail, la devanture de l’hôpital pour enfants Necker est dégradée. Cet acte isolé (et accidentel) sera monté en épingle afin de condamner l’ensemble des manifestants, ceux-ci étant accusés d’avoir « dévasté l’hôpital Necker » par cet imbécile de Manuel Valls.
  • Le 11 février 2017, pendant les manifestations qui demandaient justice pour Théo, victime d’un viol policier, la préfecture a sorti un gros mytho pour essayer de retourner l’opinion : les manifestants auraient tenté de brûler vive une famille dans une voiture. Evidemment complétement faux mais plus c’est gros, plus ça passe, ça avait fait la une des journaux avant d’être démenti.

Sur cette nouvelle intox à propos de la Salpêtrière, voici quelques témoignages reçus par mail de personnes sur place hier :

Témoignage 1

De ce que j’ai pu voir, mais il s’agit peut être d’un autre épisode de répression policière (????) J’y étais et ai protégé une grand-mère. Deux autres copains parisiens ont été piégés dans cet endroit avec moi. L’un des deux se faisant matraquer, ce sont plusieurs soignants qui, respectant le code de déontologie, ont entrouvert les grilles des jardins de l’hôpital aux manifestants en danger. Ils ont été chaleureusement remerciés par des applaudissements et des mercis. La situation a été tranquille quelques minutes…

Ensuite, honte au gouvernement et à ses sbires, 2 compagnies de CRS et un groupe de bacqueux se sont introduits dans l’enceinte de l’hôpital et ont poursuivi et tabassé des manifestants… La belle affaire a duré entre 3 et 5 minutes de très nombreux photographes de presse ont couvert la sortie de cette nasse…

Témoignage 2

1. Tête de cortège bloquée avenue de l’Hôpital par un cordon de CRS, en face de la Pitié-Salpêtrière. En effet, des affrontements ont lieu, plus haut sur l’avenue, en remontant vers Place d’Italie.

2. Une foule importante de manifestants pacifiques s’agglutine devant le cordon de CRS sans comprendre le blocage alors qu’ils sont, eux aussi, sur le tracé déclaré officiellement. Des discussions s’engagent entre forces de l’ordre et manifestants pacifiques.

3. Après une dizaine de minutes d’attente, un Black Block se forme rapidement au contact des CRS. Des jets de projectiles et une bousculade pour forcer le cordon de CRS provoquent de leur part une riposte : au minimum lacrymogène et grenades de désencerclement (d’où une blessure à la jambe). L’air est saturé par l’utilisation massive de lacrymogène, visibilité extrêmement réduite pendant 2 à 3 minutes, air irrespirable. Les gens suffoquent et se mettent à courir dans tous les sens.

4. Mouvement de foule et de panique, les gens cherchant à échapper à l’asphyxie générale et à la charge violente de la police qui fonce alors dans le tas.

5. Une partie des manifestants fuit alors en franchissant l’enceinte de l’hôpital (ils ne sont pas dans les locaux même, mais à l’extérieur, sur la propriété).

[L’auteur·e entend ensuite des gens se faire taper et crier depuis la cour adjacente où iel s’est réfugié·e]

Témoignage 3

Arrivés à hauteur de l’église Saint-Marcel, un important cordon de CRS bloquait la route. Nous sommes arrivés dans les premiers. Ils nous ont expliqué qu’ils nous laisseraient passer, le temps que des échauffourées, advenues plus haut, avec ceux ayant emprunté la rue Jeanne d’Arc, se calment. Nous attendions tranquillement. Petit à petit, les manifestants sont arrivés en masse. Nous étions proches d’un garage souterrain, au contact du cordon de CRS. Il me semblait évident qu’ils nous laisseraient passer.

Petit à petit, d’autres CRS sont arrivés de l’arrière et ont formé un second cordon, juste derrière leurs collègues. J’ai naïvement pensé qu’ils nous feraient avancer par paliers. Nous avons vu le véhicule équipé des canons à eau manœuvrer et se positionner face à la foule, au centre du boulevard, qui commençait à s’impatienter.

Sans sommation, les palets de lacrymo ont volé dans la foule.

Avec mon ami, nous n’étions pas équipés, comme beaucoup d’autres autour de nous et nous suffoquions. Nous nous sommes retranchés quelques secondes derrière le muret du parking souterrain. Une dame a crié de nous mettre à terre, ce que nous avons fait. C’était effectivement plus respirable [a priori non, ça marche pour la fumée, mais le gaz lacrymo descend (NdPLI)]. Un homme s’est écroulé près de moi, il peinait à respirer. Mes yeux brûlaient, je ne voyais plus rien.

Mon ami m’a dit de le suivre, qu’il fallait que l’on aille plus loin. En me retournant, j’ai aperçu le cordon de CRS ainsi que le camion avec les canons à eau, qui avançaient, à une allure assez rapide, dans une sorte de no man’s land de fumée. La scène était chaotique. Nous avions reculé d’une centaine de mètres. Des Street Medics pulvérisaient du sérum physiologique dans les yeux des manifestants. Ces moments sont pour moi très confus.

Nous sommes passés devant un portail, ouvert, un homme, je pense qu’il était Medics, nous a dit de rentrer nous mettre à l’abri ici. Mon ami n’a pas voulu, et nous sommes partis plus loin.

Avec le recul, après avoir vérifié sur Google Earth, je suis quasi certain que ce portail était celui de l’hôpital de la Salpêtrière.

Avec tout ce qui a été dit, l’emballement médiatique, sans preuves et sans images, j’ai décidé de témoigner. Car si c’est cet incident qu’ils qualifient d’intrusion dans l’hôpital, je peux vous garantir que nous fuyions les lacrymos, sans réellement voir ni comprendre où nous allions. Ces moments étaient chaotiques, et il est plus que probable que ces individus se soient retrouvés pris au piège lorsque les forces de l’ordre ont continué leur route, remontant le boulevard de l’Hôpital en direction du boulevard Saint-Michel et sont allés interpeller ces « assaillants ». Si cette intrusion a été faite aux alentours de 16h30, je suis en mesure d’affirmer que la confusion la plus totale régnait. Je peux aisément comprendre que le personnel de l’hôpital ait pris peur de voir ces gens déboussolés pénétrer dans l’enceinte de l’hôpital, tout comme ils sont allés se réfugier dans plusieurs cours du boulevard, mais je ne comprendrais pas une action délibérée. Je cherche juste à comprendre ce qu’il s’est passé, pour que l’on rétablisse la réalité des faits. C’est assez facile de parler à chaud et sans preuves, sans avoir eu les preuves vidéos, des caméras de surveillance de l’établissement, ce qui pourrait confirmer, ou non, tout ce qui a été avancé. Quant à moi, qui étais sur les lieux, je reste très prudent. Je ne vois pas comment et surtout pourquoi, la plupart des personnes qui étaient autour de moi, qui manifestaient simplement, s’en seraient pris à cet hôpital…

De plus, certains avancent que cette « horde de sauvages » voulait s’en prendre au CRS grièvement blessé. Or, je suivais le déroulé de la manifestation sur Twitter, et cette information est parue beaucoup plus tard. De plus, les Medics ont été les premiers à aller à son chevet.

Témoignage 4

J’étais sur le boulevard de l’Hôpital à ce moment et je confirme ce qui a été précédemment décrit. Comme j’avais des lunettes de plongée et un masque, je n’ai pas subi le choc des gaz et peux donc précisément rapporter ce dont j’ai été témoin.

Les flics bloquent le boulevard de l’Hôpital juste avant le croisement avec la rue Jeanne d’Arc. Une ligne de CRS nous fait face, derrière eux, des camionnettes et un canon à eau nous tournent le dos. Nous apprendrons plus tard que des affrontements avaient lieu plus haut, au niveau du commissariat.

La foule est très compacte : les dizaines de milliers de personnes du cortège continuent d’avancer, et comme il est impossible de voir ce qu’il se passe, tout le monde s’agglutine. Plusieurs lignes de CRS qui remontent le cortège se font copieusement huer et insulter.

La situation stagne quelques dizaines de minutes, quand le canon à eau fait demi-tour et commence à arroser le cortège, et les flics se mettent à balancer des rafales continues de grenades lacrymogènes sur la foule.

Bien que l’on soit dans le cortège de tête, les personnes présentes là sont en majorité des personnes qui n’ont aucune velléité offensive. La plupart n’ont aucun moyen de protection.

Le brouillard de lacrymo est très dense, la panique est complète. Les personnes suffoquent, vomissent, s’évanouissent. Tout le monde pousse pour essayer d’échapper aux gaz, mais il est quasiment impossible de se replier tellement le cortège est dense, et les trottoirs encombrés de jardinières, de mobilier et de vélos. Des medics, au niveau de la terrasse du café L’Intermède, aspergent de Maalox le plus de personnes possible. Juste après ce café, une grille mène à la résidence du CROUS de la Pitié. Elle est fermée, mais elle est forcée pour permettre de se disperser un peu. Il est possible par là de rejoindre le bâtiment d’entrée de l’hôpital.

Les manifestant·e·s continuent de redescendre le boulevard de l’Hôpital, paniqué·e·s. Plusieurs se sont réfugié·e·s devant l’entrée de l’hôpital, mais les flics tirent aussi des grenades sur l’hôpital. Plusieurs palets ricochent contre la façade du bâtiment.

Étant trop loin pour le vérifier, je ne peux que supposer que c’est à ce moment-là que des personnes sont entrées dans l’hôpital pour se protéger d’une violence absolument arbitraire.

Les chiens enragés ont une fois de plus déchaîné leurs armes sur la contestation, et leurs maîtres essayent, comme à leur habitude, de cacher leurs méfaits avec un bel écran de fumée.

Témoignage 5

J’étais dans la foule qui se dirigeait calmement vers la Place d’Italie. 

Je me suis retrouvé bloqué dans une foule compacte au niveau de la librairie « Vernazobres-Grego ». J’étais devant le porche entre le bistro et la librairie. C’était impossible d’avancer, les gens disaient que la police bloquait l’accès à la Place d’Italie. Les gens continuaient à affluait, rapidement, la foule est devenue très compacte. Soudainement, il y a eu des grenades lacrymogènes qui sont tombés du ciel dans la foule devant nous (direction Place d’Italie). 

Le gaz s’est rapidement répandu, on ne pouvait plus respirer. Il y a eu un mouvement de foule qui cherchait à redescendre le boulevard de l’hôpital.

Le problème était qu’il y avait trop de monde, on suffoquait dans le gaz, agglutiné les uns sur les autres comme dans une rame de métro bondé. 

C’était comme se noyer au milieu de la foule. On avançait pas à pas en espérant trouver un filet d’air respirable. J’ai longé le bistro proche de la grille de l’hôpital. En me retournant j’ai vu que quelqu’un avait ouvert la porte du porche où j’étais précédemment. Aussitôt des gens y sont entré pour se réfugier.C’était impossible pour moi de faire demi-tour, j’ai continué à avancer. Arrivé de l’autre coté du bistrot, j’ai vu des gens devant la grille de l’hôpital. Ils appelaient pour qu’on leur ouvre. Ils demandaient à se réfugier du gaz et des charges des CRS. Derrière cette grille, on voyait un espace dégagé avec de l’herbe, protégé des gaz. Sachant que c’était un hôpital public, j’ai moi-même vu ce lieu comme un refuge, un lieu d’assistance et de protection. J’étais en retrait de la grille au niveau des arbres mais entre les barreaux, j’ai aperçu une personne vêtue de noir, assez loin, qui paraissait être un gardien. 

Cette personne est partie sans faire signe aux manifestants devant la grille vers le bâtiment du fond. Les gens continuaient à affluer de la direction de la Place d’Italie. Les gens devant la grille, ont finalement commencé sans trop y croire à forcer la porte pour entrer. La porte à finalement cédé, les gens sont entrés. J’ai moi même fait quelque pas au delà de la porte, j’ai repris mes esprits. A ce moment là, une femme a crié au gens qui entraient : « N’y allez pas, c’est une mauvaise idée ! ». Le groupe qui avait ouvert était déjà loin. En entendant cette femme, j’ai compris que je n’étais plus en danger.

Je suis ressortie, j’ai eu la chance.

 

Résumé du 25ème round des Gilets Jaunes, 1er mai 2019…

Posted in actualité, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 2 mai 2019 by Résistance 71

 

En avant pour la Société des Sociétés !

Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

A bas l’État, l’argent et le salariat !

Gilets Jaunes: 1er mai et 25ème round… Qui ose gagne !…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 avril 2019 by Résistance 71


Tout le pouvoir aux Ronds-Points !…

 

Tout est possible !

 

Paris Luttes Info

 

30 avril 2019

 

url de l’article: https://paris-luttes.info/tout-est-possible-12073?lang=fr

 

1er mai 2019, une journée pour tout tenter, une journée pour tout rêver.

Le 25e rendez-vous des GJ n’est pas comme les autres. Et c’est tant mieux. Le mouvement a besoin de sortir de sa routine et de sa ritualisation des manifs du samedi. Planifié, non pas un samedi, mais un jour férié, date historique pour les luttes sociales à travers le monde, ce nouveau rendez-vous devrait voir de nouvelles personnes venir collaborer à la chute du système : syndicalistes, écolos, anarchistes, mais aussi et surtout des milliers de citoyens anonymes en colère.

Cette date du premier mai arrive quelques jours après l’annonce des « décisions » de Macron suite au Grand Débat. Des annonces qui n’ont convaincu personne en dehors de la République en marche. Une allocution qui a confirmé le mépris de classe et la position ultra-autoritaire et inflexible du pouvoir, aussi bien le pouvoir politique que le pouvoir économique, policier et judiciaire.

Le message est clair : vous pourrez gesticuler encore des mois, la politique du gouvernement ne changera pas. Et le système encore moins. Si cette posture tient d’une tactique pour décourager les GJ et autres forces révolutionnaires, on sait qu’après avoir vraiment tremblé en novembre et décembre, le système a réussi à reprendre la main sur la gestion des révoltes, qui n’ont quasiment plus connu de caractère insurrectionnel en 2019, y compris lors des ultimatums du 16 mars et 20 avril. La force du système ultra libéral, c’est de comprendre les nouvelles situations et de s’y adapter ultra rapidement.

Il faudra donc beaucoup plus qu’un premier mai massif et déterminé pour réussir à ébranler le système. Mais ce 1er mai est essentiel pour que la lutte continue, qu’elle mute pour tromper encore le système, pour le faire dérailler. Ouvrir des brèches, tenter des expériences, se rencontrer, échanger, créer des alliances de rue éphémères…

Mercredi, chaque citoyen dans la rue aura les clés de la réussite de cette journée. Ce ne sont pas les syndicats qui ont les clés, ce ne sont pas les associations, ce ne sont pas les « figures » des GJ. Non, c’est chaque citoyen, qui, selon ses choix, ses paroles, ses actes, déterminera l’évolution de cette journée et donc de la suite du mouvement : une tentative de manif sauvage, lancer un chant repris par des milliers de manifestants, refuser d’entrer dans la nasse de fin de manif (prévue Place d’Italie a priori), se déguiser pour tourner en dérision le pouvoir, monter des barricades, repeindre la rue en jaune, entrer dans un bâtiment pour une occupation éphémère….

Tout est possible. La journée, la nuit et la vie nous appartiennent. N’ayons pas peur de l’inconnu, car seul cet inconnu peut nous permettre de vivre différemment.

La solution ne viendra pas d’un transpalette ou d’une banque en feu. Elle ne viendra pas non plus d’un manifestant déguisé en clown ou d’une fanfare invisible. Mais elle viendra de tout cela et des brèches que toutes ces individualités pourront créer. Des brèches dans lesquelles il appartiendra de s’engouffrer et d’improviser.

Le pouvoir craint plus qu’il ne le dit cette journée du 1er mai. Sa stratégie est connue d’avance : contrôler l’ensemble du cortège pour l’amener dans la nasse géante de fin de manif. Avant cela, dès que possible, scinder le cortège pour isoler les manifestants les plus déterminés et faire un max de répression et d’arrestation. Tout faire pour obliger les milliers de citoyens en colère à choisir leur camp : celui des gentils manifestants qui respectent les règles de la République, et les méchants anarchistes black bloc assoiffés de feu et de sang.

Ne leur offrons pas cette chance de nous séparer, idéologiquement, mais aussi physiquement dans la rue. Soyons soudés dans nos différences de pratiques et de tactiques. Respectons-nous, car nous avons le même adversaire, et que la différence ne nous fait pas peur.

Mercredi : chaque personne dans la rue aura le pouvoir de changer les choses. Le mouvement des GJ a prouvé la force de l’horizontalité et de l’action individuelle dans une lutte collective. Alors, n’ayez pas peur de vous lancer dans des initiatives. Parlez-en à vos proches et à vos camarades de lutte. Il reste quelques heures pour préparer ce 1er mai. C’est largement suffisant pour réfléchir et proposer des actions surprises, qu’elles soient festives, musicales ou offensives. Mercredi, chaque initiative sera une reprise éphémère de liberté et d’existence. Chaque acte subversif sera une victoire face à ce système qui veut nous faire croire que rien ne pourra jamais changer et qu’il faut retrouver nos « vies d’avant ».

Nous savons que nos vies d’après peuvent être bien plus joyeuses et solidaires. Et nous sommes prêts à nous battre pour cet horizon. Cela commence mercredi.

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Tract_Gilets_Jaunes

Gilets Jaunes !

Les cinq mois de lutte écoulés nous montrent on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et ainsi:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

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Rappel vital de Jo en ce 1er mai sur l’enfumage total dont nous sommes victimes sur les retraites entre autre…

https://jbl1960blog.wordpress.com/2019/04/30/mensonges-de-decembre-davril/

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


L’autonomie c’est la vie…
La soumission c’est la mort !