Archive pour gilets jaunes 14ème round

Gilets Jaunes 14ème round: Le père Duchesne avec nous !… On lâche rien !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, gilets jaunes, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 16 février 2019 by Résistance 71

 

 

Grande joie du père Duchesne

 

A contre Temps

 

12 février 2019

 

Source: http://www.autrefutur.net/Grande-joie-du-pere-Duchesne

 

De voir que les Gilets-Jaunes des départements s’en viennent nombreux à Paris à chaque sabbat, semant la panique parmi les nantis de cette ville confisquée, vérolée, avilie par le commerce, le tourisme et la spéculation foncière la plus éhontée. Grand est l’effroi des boutiquiers qui vendent aux nantis des hardes soyeuses et des colifichets clinquants – qui chacun coûteraient des mois de fatigue et des flots de sueur aux bons bougres des quartiers pauvres.

Plus grande encore, s’il est possible, est la frousse des marchands de boniments – plumitifs salonards ou petites mains du mensonge télévisuel, qui nous font crime de ne point vouloir gémir sous le joug des maîtres de l’or et du négoce. Ah, foutre ! Qu’ils tremblent donc ! Ils en ont de justes motifs, car ils périront bientôt, s’ils ne suivent en hâte leurs maîtres en fuite vers les occultes lupanars dorés, au-delà des mers, où dorment des fortunes amassées en dépouillant le bon peuple. Et où le néant dont ils n’auraient jamais dû surgir se refermera sur leurs vaines existences.

Ils veulent nous persuader, ces larbins de toutes les oligarchies, de rester tranquilles, de désavouer les actes de rébellion qui, depuis quelques semaines, éclatent partout dans le pays – et de souffrir patiemment, au nom de la logique de l’argent, les pires humiliations. On menace, si nous ne rentrons pas dans le rang, de nous interdire la rue, de nous tabasser, de nous mutiler, de nous éborgner, de répandre notre sang.

Les dirigeants de toute obédience, qui ne songent qu’à nous voir croupir à jamais dans la servitude et la misère, prétendent encore et toujours nous priver des richesses immenses que nous et nos parents seuls avons produites. Comme un bétail trop prolifique, nous sommes voués par des technocrates et des rentiers à la précarité et au dénuement, aux maladies et à la décimation.

Si nous avions à trancher maintenant s’il faut ou non se soulever, la prudence nous imposerait d’y réfléchir à deux fois, tant les moyens que consacrent les hautes castes au maintien de l’ordre sont immenses, tant les liens communautaires qui faisaient autrefois notre force se sont distendus – et tant la confusion des idées est savamment entretenue par les médias. Mais dès lors que le combat s’est déjà engagé, et qu’il s’est engagé à l’initiative d’un adversaire qui rêve de nous clouer le bec pour des générations, nous n’avons d’autre choix que de nous résoudre à la plus piteuse, à la plus douloureuse des défaites ou de nous apprêter à redoubler d’audaces et d’exigences.

Nous pouvons être certains qu’on fait déjà contre nous de nouveaux préparatifs d’enfermement et d’exclusion. Mais ce n’est que par le péril que l’on échappe au péril. Il faut donc employer la force quand l’occasion s’en présente, comme ne manquent jamais de le faire les puissants qui nous traitent comme du purin – car, face aux dangers qui nous menacent, il est plus dangereux de rester courbés et muets que d’essayer d’en venir à bout. Cette occasion, amenée par les vents capricieux de l’histoire, ne la laissons pas s’envoler, si nous voulons enfin nous assurer une existence plus libre et plus heureuse. Les êtres qui désirent mais n’agissent pas engendrent la peste.

Nous savons tous, au fond, que si le bien-être et les plaisirs nous sont à jamais interdits, que si l’ennui et la précarité façonnent notre destin, nous le devons à notre acceptation trop docile de l’ordre des choses. Seuls d’entre nous s’en « sortiront » les serviteurs les plus zélés : tant qu’il y aura du salariat, il n’y en aura jamais assez pour tout le monde, et la vie continuera d’être ce périple angoissé à travers un espace dûment surveillé, clos et bétonné, où s’entre-déchirent les pauvres sous l’œil amusé des maîtres. Les employés fidèles subissent honteusement la tyrannie des horaires et la tristesse des tâches morcelées, en échange de revenus toujours plus maigres. Les autres, chômeurs et précaires, sont plongés dans un dénuement plus grand encore, accablés d’injures, vivant d’aumônes et d’expédients, guettés par l’enfermement et le désespoir absolu. Nous le sentons tous, une telle société ne mérite pas d’exister, et ceux que l’appât du gain ou le goût de la servitude incitent à la défendre doivent être balayés.

Ceux qui fondent leur pouvoir sur la peur vivent eux-mêmes dans la crainte des populations qu’ils dominent et exploitent. Les forces de répression dont ils se sont dotés peuvent se disloquer aussi vite que, naguère, celles des dictatures bureaucratiques – pourvu que la rue fasse pleinement sentir sa propre force. Nous devons donc éviter de les affronter là où l’ennemi nous attend avec toute la puissance de ses armes : ces cortèges-pièges, organisés ou noyautés par les récupérateurs politiques ou syndicaux, dont la connivence avec les prédateurs de l’économie n’est plus à démontrer. Occupons plutôt nos quartiers, nos entreprises, nos écoles. Assiégeons les gens de pouvoir et d’argent en leurs bastions, confinons-les à leurs bunkers. Refusons de dialoguer avec ces experts en fourberies et entamons sans tarder, entre nous, les vrais débats, ceux qui naissent des passions impatientes. La route des excès mène au palais de la sagesse.

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Tout le pouvoir aux Ronds-Points !!

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

 

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Gilets Jaunes et répression étatique… Des experts de l’ONU dénoncent les restrictions à manifester en France…

Posted in actualité, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 16 février 2019 by Résistance 71

Tournure intéressante quand on sait ce que sont l’ONU et l’UE en regard du Nouvel Ordre Mondial oligarchique… D’un autre côté cela peut aussi être un coup de « pub » désespéré à la veille d’élections européennes qui s’annoncent, fort heureusement, désastreuses…
~ Résistance 71 ~

 


L’État… le plus froid des monstres froids

 

Des experts de l’ONU dénoncent les restrictions des droits des manifestants en France

 

Al Manar

 

15 février 2019

 

url de l’article: http://french.almanar.com.lb/1254684

 

Dans la foulée de la condamnation par les députés européens, jeudi 14 février, de l’usage disproportionné de la force par la police pendant les manifestations, sans cependant cibler un État membre, les restrictions «disproportionnées» des droits des manifestants lors des mobilisations des Gilets jaunes ont été dénoncées par des experts de l’ONU.

Le droit de manifester en France a été restreint de manière disproportionnée lors des mobilisations des Gilets jaunes, et Paris devrait revenir sur ses politiques de maintien de l’ordre pour garantir l’exercice des libertés, a indiqué un groupe d’experts des droits de l’homme de l’Onu, dans un communiqué de presse diffusé jeudi 14 février.

Le communiqué déplore des cas graves d’usage excessif de la force depuis le début du mouvement de contestation en novembre 2018.

Selon ses auteurs, «les restrictions imposées aux droits ont également entraîné un nombre élevé d’interpellations et de gardes à vue, des fouilles et confiscations de matériel de manifestants, ainsi que des blessures graves causées par un usage disproportionné d’armes dites « non-létales » telles que les grenades et les lanceurs de balles de défense ou flashballs».

Les experts affirment que garantir l’ordre public et la sécurité dans le cadre de mesures de gestion de foule ou d’encadrement des manifestations implique la nécessité de respecter et de protéger les manifestants qui se rendent pacifiquement à une manifestation pour s’exprimer.

«Il est très inquiétant de constater qu’après des semaines de manifestations, les restrictions et tactiques de gestion des rassemblements et du recours à la force ne se soient pas améliorées», ont-ils ajouté.

«La proposition d’interdiction administrative de manifester, l’établissement de mesures de contrôle supplémentaire et l’imposition de lourdes sanctions constituent de sévères restrictions à la liberté de manifester. Ces dispositions pourraient être appliquées de manière arbitraire et conduire à des dérives extrêmement graves», ont souligné les experts à propos de la loi «anti-casseurs» estimant qu’elle ne serait pas conforme avec le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont la France est signataire.

Ils trouvent que la France devrait «repenser ses politiques en matière de maintien de l’ordre».

«Nous encourageons les autorités françaises à ouvrir des voies de dialogue afin d’atténuer le niveau de tension et de reconnaître le rôle important et légitime que les mouvements sociaux jouent dans la gouvernance», ont conclu les experts de l’Onu.

Le même jour, les députés européens ont adopté une résolution condamnant l’usage «disproportionné» de la force par la police dans les manifestations, sans cependant cibler un État membre.

Celle-ci, votée par 438 voix pour, 78 contre et 87 abstentions, dénonce «le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques».

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“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…
L’Église ? répondis-je, c’est une espèce d’État et c’en est l’espèce la plus mensongère. Cependant, tais-toi donc, chien hypocrite, mieux que personne tu connais ta propre espèce !
Tout comme toi, l’État est un chien hypocrite ; tout comme toi il aime à parler par fumée et hurlement afin de faire croire, tout comme toi, qu’en lui parle le ventre des choses. Car il veut à toute force, l’État, être l’animal le plus important sur terre ; et on le croit.”

~ Friedrich Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, 1883) ~

“Oui, il a été inventé là une mort pour les multitudes, une mort qui se vante d’être la vie: en vérité un fier service rendu à tous les prédicateurs de mort. J’appelle État le lieu où sont tous ceux qui boivent du poison, qu’ils soient bons ou méchants… État le lieu où le lent suicide de tous s’appelle… la vie.”

“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”

~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~