Archive pour gilad atzmon « la signification de dieudonné »

Résistance politique: Dieudonné… dans l’esprit de la Commune de Paris (Gilad Atzmon)

Posted in actualité, altermondialisme, France et colonialisme, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 31 janvier 2014 by Résistance 71

La signification de Dieudonné

 

Gilad Atzmon

 

31 janvier 2014

 

url de l’article original:

http://www.gilad.co.uk/writings/the-meaning-of-dieudonne.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Depuis la révolution étudiante de 1968, la gauche américaine et européenne, ensemble avec une harde d’intellectuels juifs progressistes, ont investi énormément d’effort pour tenter de briser la société en de nombreux segments identitaires.

La gauche a adopté cette approche péculière parce qu’elle ne pouvait jamais accepter son propre échec de communion avec le peuple des travailleurs.

Les intellectuels juifs, qui menèrent la campagne, réalisèrent que les nations divisées et fragmentées sont ainsi bien moins dangereuses pour les juifs. Comme nous le savons, les juifs se sentent menacés par le nationalisme patriotique et cohésif et ce pour une bonne raison. Après tout, ils furent parmi les toutes premières victimes d’une telle idéologie.

Assez bizarrement pourtant, émoustillée par la fausse prophécie émergente post-soixante-huitarde de “politique identitaire”, la gauche fut prompte à larguer son ethos universel. Tandis que par le passé, elle visait à estomper la division et à unifier le peuple travailleur, la gauche post-soixante-huitarde divisa et ghettoïsa les sujets occidentaux par le moyen identitaire.

Au lieu d’être et de célébrer qui et ce que nous sommes, nous avons appris à nous identifier avec des citations toutes faites. Plutôt que d’être simplement Jill, Joseph, Abe ou Youssef, nous sommes maintenant identifiés comme “femme”, “homo”, “juif” ou “musulman”, etc. En pratique, la nouvelle gauche a érigé des murs autour de nous dans une tentative de nous séparer en des groupes identitaires infinitésimalement petits et marginaux. Péculièrement, c’est la gauche post-soixante-huitarde, plutôt que les capitalistes, qui nous a menée à la ségrégation, à l’isolation et à la paralysie politique.

C’est alors, que jaillissant presque de nulle part, vint Dieudonné, un comique français noir, qui parvint à réunir le peuple travailleur: les communautés migrantes, les noirs, les musulmans, les nord-africains tout autant que les prolétaires blancs et en même temps à délivrer un message universel.

Dieudonné nous a rappelé ce pour quoi la gauche combattait en première instance, avant qu’elle ne soit conquise par Marcuse et ses potes Yeshiva de Francfort. C’est le saltimbanque français qui amène la lumière sur la vision la plus instinctive de la gauche: nous sommes en fait unis et nous nous identifions en opposition à nos oppresseurs, à savoir, l’establishment.

La “quenelle”, un salut qui fut introduit initialement par Dieudonné , personnifie une ouverture modeste et gracieuse de véritable résistance. C’est une prise simple, modérée et poétique du geste plus vulgaire anglo-américain “dans ton cul”. Le geste est manifestement universel et un appel ouvert, car tout le monde y est le bienvenu, incluant les juifs, par opposition aux discours identitaires post-soixante-huitards qui sont largement définis par la biologie et la race. Étant un emblème de point de vue universaliste éthiquement motivé, la quenelle symbolise aussi une opposition à la suprémacie de la souffrance juive et à la tyrannie du politiquement correct.

Dieudonné est le héro définitif d’une pensée socialiste véritable dans l’esprit même de la Commune de Paris et comme tel, il pose de fait un grand danger pour les nouveaux faux gauchistes et leurs patrons du CRIF. Le diplômé kosher de Francfort voit les masses françaises se rassembler et gagner en momemtum et les gens marcher dans les rues de Paris en criant “L’empereur est nu”. En fait, il n’y a plus grand chose à cacher ou à supprimer. Une fois de plus, la vérité nue se révèle et ce contre toute attente.