Archive pour gilad atzmon « la fin d’Israël »

Impérialisme moderne: Guerre de religion israélo-palestinienne (Gilad Atzmon)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 16 octobre 2015 by Résistance 71

Le conflit israélo-palestinien est maintenant une guerre de religion

 

Gilad Atzmon

 

12 Octobre 2015

 

url de l’article original:

http://www.gilad.co.uk/writings/2015/10/12/op7gcrtkwdxga74jyxrxm85o9kgeou

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il y a deux jours, j’ai écrit que le conflit israélo-palestinien était devenu une guerre de religion et que notre compréhension de cette bataille doit évoluer pour bien saisir cette nouvelle réalité. Mon observation a semblé être raisonnable pour beaucoup. Dès que j’eus publié mon article, la chaîne de télévision iranienne anglophone Press TV m’a appelé et m’a demandé de commenter sur le sujet dans un de leurs programmes. Beaucoup de Palestiniens m’ont contacté pour me remercier d’avoir dit cela et en fait ce qu’ils pensaient être une description juste de leur situation sur le terrain.

Quoi qu’il en soit, quelques uns de mes amis et supporteurs, incluant quelques Palestiniens de la diaspora, furent réellement offensés et perturbés en lisant mon article sur la situation. Leur argument était que la quête des Palestiniens pour leur terre n’a pas besoin d’une autorité religieuse pour la légitimiser. Un autre argument fut que voir le conflit comme une bataille religieuse n’est “pas bon pour le mouvement de solidarité”.

Bien entendu, je crois également que le droit palestinien à leur terre est enraciné éthiquement et universellement et n’a pas besoin de plus de justification, qu’elle soit religieuse ou séculière. La transformation du conflit en une guerre de religion ne fut pas causée par les Palestiniens cherchant une autorité pour approuver leur cause. Tandis que je ne me préoccuppe pas beaucoup du “mouvement de solidarité” et de ses “intérêts”, je suis profondément concerné par le sujet de la solidarité palestinienne, à savoir des Palestiniens et de leurs projets de vivre sur une terre qui soit la leur.

Un conflit religieux est un conflit dans lequel les actions et la rhétorique du conflit sont dominées par des idéologies religieuses, une argumentation et un symbolisme religieux. Ceci ne veut pas dire que tous les gens ou même la plupart des gens impliqués dans le conflit soient religieux ou religieusement motivés. Il est très possible qu’une majorité d’Israéliens s’opposent aux assauts sans relâche des colons messianiques sur la mosquée Al Aqsa, ce qui a mené aux escalades récentes. Pourtant, ces assauts perpétrés par ces activistes fanatiques religieux juifs ont maintenant moulé le conflit. Ceci ne s’applique pas seulement aux Israéliens. Il semble que la mosquée Al Aqsa soit devenue le symbole de l’unification des Palestiniens. Et cette unification a été un développemet positif pour ceux-ci. Tandis qu’il est apparu pendant un moment qu’Israël avait réussi à briser les Palestiniens et leur capacité de lutte en tant que peuple, l’assaut actuel juif sur Al Aqsa a unifié les Palestiniens et les Arabes et pas seulement les musulmans.

Qu’est-ce qui fait peur aux activistes du mouvement de solidarité dans ce développement ? Pourquoi nos marchants de gauche de la solidarité palestinienne ont ils peur de l’Islam et des religions en général ? Est-il si difficile de voir que le Shaïd qui crie “Allah u akhbar” tout en commettant son acte de martyr est religieusement motivé ? Une activiste très dévouée m’a écrit qu’il était impossible de défendre l’Islam dans l’amérique juive (sioniste) d’aujourd’hui. “Dur, dur” fut ma réponse; ceux qui soutiennent la Palestine doivent reconnaître les Palestiniens pour ce qu’ils sont plutôt que d’assayer de les faire correspondre aux ligne de l’ADL (NdT: Anti-Defamation League, l’équivalent yankee de la LICRA) ou de l’AIPAC (NdT: American Israeli Public Action Committee, le lobby sioniste américain dont le CRIF en France s’inspire grandement…). Mais je pense que le problème est bien plus grand et est bien plus profondément enraciné.

Si j’ai raison et que le conflit s’est maintenant transformé en guerre de religion (et j’ai toujours raison…), alors nous pouvons mettre à la poubelle toute la terminologie futile qui nous a été imposée par les activistes juifs progressistes. Les mots “colonialisme”, “colonialisme d’occupation”, “apartheid”, “un état/deux états”, “sionisme” etc, etc pourraient bien être obsolètes pour comprendre le conflit. Tout ce à quoi cette terminologie fait converger est la fausse image que le conflit est de nature politique et qu’une solution politique est dûe à un moment donné imaginaire du futur. Mais au contraire des disputes politiques, les conflits religieux ne sont jamais résolus par des solutions et moyens politiques, au mieux, ils disparaissent pour un moment.

Si le conflit israélo-palestinien est un conflit religieux, alors l’étude attentive de l’ancien testament, du talmud et des autres textes judaïques doit nous réveler ce qu’est l’état hébreu dans sa forme actuelle et quel est son objectif. L’Armaguédon est clairement une réponse valide. Ceci est la réponse offerte par les colons jiifs qui attaquent Al Aqsa. Un état de guerre totale est leur mission. Pas exactement une vision pacifique et œucuménique du monde, qui a tant besoin de tolérance universelle et de réconciliation. Pour les juifs fanatiques qui attaquent la montagne du temple, la coexistence n’est absolument pas une option. Pour eux, la célébration du choix est la véritable interpétation de l’appel judaïque. Je ne dirais pas que c’est la seule interprétation du judaïsme, mais c’est certainement l’interprétation judaïque qui façonne le conflit en ce moment.

Et si ce conflit israélo-palestinien est devenu de fait une guerre de religion, nous devons alors considérer de changer d’approche. Plutôt que de s’engager dans un activisme poli et cosmétique qui conforte quelques juifs, nous devons appeler ouvertement pour une dissolution pacifique de l’état juif. Cet élément cancéreux a déstabilisé la totalité du Moyen-Orient et est la plus grande menace à la paix mondiale. L’expérience impérialiste britannique (NdT: Israël…) doit prendre fin immédiatement.

Résistance au colonialisme: Crimes de guerre envers les Gazaouis contre déculottée militaire sur le terrain… çà sent le sapin pour Israël

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La fin d’Israël

 

Gilad Atzmon

 

21 juillet 2014

 

url de l’article original;

http://www.gilad.co.uk/writings/the-end-of-israel.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans son discours à la nation, le premier ministre Netanyahou a reconnu hier que la guerre de Gaza est une bataille pour l’existence même de l’état juif.

Netanyahou a raison et Israël ne peut pas gagner cette bataille ; il ne peut même pas définir ce qu’une victoire pourrait comprendre. Il est certain que cette bataille n’est pas au sujet des tunnels ou des militants et de leurs opérations sous-terraines. Les tunnels sont juste des armes, de la logistique de résistance et non pas la résistance elle-même. Le Hamas et les résistants de Gaza ont piégé Israël dans une zone de bataille dans laquelle Israël ne pourra jamais avoir de succès et le Hamas dicte ses conditions, choisit le terrain d’affrontement et a écrit les termes mêmes requis pour conclure ce cycle de violence.

Durant dix jours, Netanyahou a fait tout ce qu’il a pu pour empêcher une opération terrestre de la Force de Défense Israélienne (FDI). Il faisait face à la réalité du fait qu’Israël n’a pas la réponse militaire à la résistance palestinienne, Netanyahou savait qu’une défaite terrestre ferait disparaître le peu qui reste du pouvoir de dissuasion de la FDI.

Il y a cinq jours, Israël, du moins aux yeux de ses supporteurs, maintenait une position d’avantage. Il voyait ses citoyens soumis à un barrage sans fin de roquettes depuis Gaza, et il montra une retenue relative en ne tuant des civils palestiniens qu’à distance (aviation et drones), ce qui continua de servir une image totalement imaginaire de force. Mais ceci a changé rapidement depuis qu’Israël a lancé son opération terrestre. Israël est une fois de plus, impliqué dans des crimes de guerre colossaux contre la population civile de Gaza et pire encore, du moins stratégiquement, ses commandos d’élite d’infantrie se font mettre la fessée dans les combats de terrain face à face dans les rues de Gaza. Malgré un certain avantage israélien technologique et une puissance de feu bien supérieure, les militants palestiniens gagnent la bataille de terrain et ils sont même parvenus à porter la bataille en territoire israélien.

De plus, les barrages de roquettes sur Tel-Aviv ne semblent pas vouloir diminuer, encore moins s’arrêter. La défaite de la FDI à Gaza ne laisse aucun espoir à l’état juif. La morale est simple. Si vous insistez de vivre sur la terre de quelqu’un d’autre, la puissance militaire est un ingrédient indispensable pour décourager les dépossédés d’agir et de reconquérir leurs droits. Le niveau de perte de la FDI et le nombre de corps de soldats d’élite israéliens (NdT: dont le véritable chiffre des pertes est soigneusement dissimulé…) retournant à la maison dans des cercueils envoient un message très clair à la fois aux Israéliens et aussi aux Palestiniens. La supériotité militaire d’Israël est un fait du passé. Il n’y a aucun futur pour un état juif en Palestine, ils devront essayer ailleurs.