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Résistance politique au Nouvel Ordre Mondial: George Soros et la phagocytose de la « gauche » étatiste occidentale…

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George Schwartz Soros l’oligarque qui possède la gauche

 

Gilad Atzmon

 

18 août 2016

 

url de l’article original:

http://www.gilad.co.uk/writings/2016/8/18/george-schwartz-soros-the-oligarch-who-owns-the-left

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un courriel récemment fuité par Wikileaks révèle qu’en 2011, l’oligarque juif George Schwartz Soros a donné des instructions pas à pas à la ministre des affaires étrangères US d’alors, Hillary Clinton, sur le comment gérer les troubles en Albanie.

Soros avait même nommé trois candidats dont il pensait “avoir de fortes connexions avec les Balkans”.

Sans surprise, plusieurs jours après l’envoi du courriel à Clinton, l’UE envoya un des “nominé” de Soros rencontrer des leaders albanais à Tirana afin d’essayer de faire médiation et de mettre fin aux troubles.

Le courriel de Soros a mis au grand jour qui vraiment donne le “la” pour l’occident. Clairement, ce ne sont pas nos politiciens soi-disants “démocratiquement élus”. Au lieu de cela, c’est un petit cadre d’oligarques, des gens comme Soros, Goldman et Sachs ; des gens motivés par le capitalisme et adorateurs de Mammon, qui fondent leurs actions sur le commerce et l’argent au lieu de la production. Les Mammonites sont intéressés dans la poursuite de Mammon (richesse) seulement pour Mammon (richesse).

Soros est, sans aucun doute, le plus célèbre Mammonite de notre temps. Le milliardaire juif est “l’homme qui brisa la Banque d’Angleterre”, une aventure financière qui lui rapporta plus d’un milliard de dollars en un jour de septembre 1992. En 2002, un tribunal de Paris prononça Soros coupable d’avoir utilisé des informations de l’intérieur pour profiter de la reprise de la banque de la Société Générale en 1988. Dans les jours qui ont menés au Brexit britannique, le spéculateur capitaliste a utilisé les pages du journal du Guardian de Londres pour tenter de manipuler les Britanniques afin qu’ils suivent ses conseils sur la question du Brexit. Apparemment, ceux-ci n’ont pas tenu compte de la “sagesse” de Soros. Et, jusqu’ici, il semble que les prédictions de Soros sur les calamités à quitter l’UE aient été bien exagérées, tutoyant la fantasmagorie pure. La question du pourquoi le Guardian a fourni une plateforme à l’oligarque spéculateur demeure ouverte. Le Guardian est-il un organe de presse ou une extension du bras très long du Mammonisme ambiant ?

L’oligarque juif a développé une énorme infrastructure qui l’assiste dans sa poursuite d’un agenda spéculatif capitaliste. Soros a compris il y a des décennies qu’il était très facile d’acheter des institutions et des personnes de gauche, ainsi que leurs activistes. Depuis les années 1980, Soros a utilisé son Open Society Institute (OSI) pour investir une fraction de ses sheckels dans quelques groupes politiques “penchant à gauche” et dans des ONG officiant dans le monde entier. Soros finance des ONG, des activistes, et des institutions de gauche qui veulent bien souscrire à son agenda. Ils soutiennent une philosophie cosmopolite et se dédient au mantra anti-nationaliste de Soros. Les résultats ont été dévastateurs. Au lieu d’unir la classe ouvrière, Soros a financé des organisations de “gauche” qui divisent les travailleurs en groupes sectaires se définissant par leur genre, leur orientation sexuelle et la couleur de leur peau.

Beaucoup de ceux qui soutiennent la cause palestinienne furent choqués de découvrir que Soros a financé le mouvement BDS (Boycott des produits en provenance des territoires occupés de Palestine), alors qu’il investissait simultanément dans l’industrie israélienne et les usines israéliennes opérant en Cisjordanie telle Soda Stream.

Soros a aussi payé pour J Street, le groupe lobbyiste American Jewish qui contrôle l’opposition à l’ultra sioniste AIPAC. En regardant la longue liste des organisations soutenues pas Soros (NdT: lien sur l’article original), cela nous révèle que le léger oligarque sioniste soutient quelques bonnes causes qui sont particulièrement bonnes pour les juifs et Soros lui-même.

Il semble que Soros croit en la “synagoguisation” de la société. Il soutient la partition de la société en des entités biologiquement orientées, en tribus comme les noirs, les femmes, les homos, les lesbiennes etc… Il a investi des millions dans la division de la classe des travailleurs. Diviser pour mieux régner, voilà tout ce que c’est.

Des traces de son OSI destructeur peuvent être identifiées dans l’échec de la révolution de velours en Iran, dans l’activité des ONG anti-Assad en Syrie, derrière l’intense activisme anti Poutine et bien sûr dans les évènements du parc de Gazi en Turquie. Ces soi-disants soulèvements “populaires” et “civils” ont au moins tous un dénominateur commun. Il tente de déstabiliser des régimes qui s’oppose aux Sio-conservateurs aussi bien qu’à l’ordre mondial des adorateurs de Mammon.

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Résistance à l’empire: La NED virée de Russie !… La 5ème colonne yankee a du plomb dans l’aile !…

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La National Endowment for Democracy (NED) est maintenant officiellement indésirabe en Russie

William Engdahl

 

10 Août 2015

 

url de l’article:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2015/08/national-endowment-for-democracy-is-now.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Vladimir Poutine ! Maintenant tu l’as fait ! Tu as eu la témérité de déclarer notre National Endowment for Democracy (NED), l’ONG (NdT; vraiment ??…) la plus importante des Etats-Unis “indésirable” sur le sol russe. Où cela se terminera t’il ? Ne respectes-tu pas notre droit en tant qu’ONG financée par le gouvernement US d’interférer dans les affaires intérieures russes ? Après tout, nous sommes l’ONG la plus importante de la seule super-puissance mondiale, nous pouvons aller où bon nous chante et pouvons faire ce que bon nous semble. Nous sommes vraiment fâchés !

Ceci est la claire réaction de Washington à la décision par le bureau du procureur général russe le 28 Juillet de déclarer les activités de la NED US comme étant “indésirables sur le territoire de la Russie.” La déclaration officielle disait: “la National Endowment for Democracy a utilisé des organisations commerciales et non-commerciales sous son contrôle pour prendre part à des campagnes visant et niant la légitimité des résultats des élections russes, organiser des actions politiques faites pour influencer les décisions des autorités et discréditer le service des forces armées de la Russie.” Elle allait plus loin disant: “Poursuivant ces buts, le fond a alloué environ 2,5 millions de dollars à des organisations cmmerciales et non-commerciales russes entre 2013 et 2015.

Sous la loi russe sur les ONG indésirables adoptée par la Douma et signée en loi par le président Poutine en Mai dernier, toute organisation étrangère ou internationale non-gouvernementale peut devenir “indésirable” si elle menace les fondations de l’ordre constitutionnel russe, la capacité de défense du pays et la sécurité de l’état russe.

De manière signifiante, dans une déclaration concernant cette décision, le ministère des AE russe a nommé Carl Gershman, le néo-conservateur qui est le président de la NED depuis sa création en 1983 (NdT: sous Reagan). Ils ont remarqué que Gershman a dit de manière ouverte que l’organisation de la NED était faite pour être une belle façade our distribuer des fonds parmi les cercles de l’opposition des pays étrangers. Ceci suggère qu’ils ont fait leur recherche avant que de bannir la NED.

Dans une OpEd du Washington Post répondant à l’interdiction, le président Gershman a cyniquement écrit que cette action est “la toute dernière preuve que le régime du président Poutine fait face une crise de légitimité politique empirant de jour en jour…” Il n’a pas remarqué que malgré les sanctions économiques mises en place par Victoria Nuland (NdT: Mme “Fuck the UE !” après le coup d’état en ukraine..) et ses amis néo-conservateurs de l’administration Obama, la côte de popularité de Poutine atteint aujourd’hui quelque 89% d’indice de satisfaction d’après le Levada Center indépendant de Russie.

« Faire ce que la CIA avait l’habitude de faire… »

La NED, ainsi que la Freedom House, a été au centre de toutes les “révolutions colorées” financées par le ministère des affaires étrangères américain dans le monde depuis l’an 2000, lorsqu’ele fut utilisé pour renverser le président Milosevic de Serbie. La NED fut créée sous Reagan pour fonctionner comme une de facto CIA, mais privatisée de façon à permettre plus de liberté de mouvement et d’action. Allen Weinstein, qui aida à rédiger la législation créatrice de la NED a dit dans un entretien avec le Washington Post en 1991: “Beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui ouvertement “était fait en secret par la CIA il y a 25 ans.”

La NED a été pensée par le directeur de la CIA de Ronald Reagan, Bill Casey (NdT: qui fut jusqu’en 1981 le conseiller en chef de la firme Cap Cities Broadcasting qui acheta ABC News en 1985 faisant de la chaîne ABC le de facto “réseau de la CIA”… Nous l’avons dit précédemment, les liens entre Wall Street et les directeurs de la CIA font de l’agence de renseignement le bras armé de Wall Street dans le monde…). Casey voulait créer un mécanisme de financement pour soutenir des groupes qui s’engageraient dans de la propagande et l’action politique que la CIA organisait traditionnellement dans les pays étrangers. Remplacer partiellement la CIA dans ce rôle, l’idée a emergé pour une entité financée par le congrès qui servirait de pipeline pour cet argent de la subversion. La plus grosse part des revenus servant à déstabiliser des pays où le régime ne joue pas la musique de Washington à 100% comme la Russie, le Myanmar, le Vénézuéla, la Chine, l’Ouzbékhistan et autres, provient du congrès des Etats-Unis (donc du budget officiel). Ceci est aggrémenté des fonds d’organisations douteuses comme celles de l’Open Society Foundation de George Soros, qui semble toujours apparaître là où a NED veut renverser un régime comme en Ukraine en 2013-2014.

Casey voulait s’assurer de cacher les ficelles qui étaient tirées en coulisse par la CIA. Dans une lettre au conseiller de la Maison Blanche de Reagan, Edwin Meese III, Casey écrivit: “De manière évidente, nous, à la CIA, ne devrions pas être sur le devant de la scène dans le développement d’une telle organisation, ni ne devrions apparaître comme un de ses sponsors ou soutien.” Pour cacher le rôle de la CIA, Casey poussa pour la création d’une “Dotation Nationale” ou “National Endowment”.

Le président de la NED depuis 1984 a été Carl Gershman, auparavant avec la Freedom House, une autre vitrine de la “démocratie” de la communauté du renseignement américain, qui fut impliquée dans toutes les révolutions colorées à l’étranger. Le général américain, ancien patron des opérations militaires de l’OTAN et ancien candidat à la présidentielle, Wesley Clark, l’homme qui mena les bombardements sur la Serbie en 1999 et qui récememnt a appelé à une réponse militaire agressive des Etats-Unis contre la Russie (NdT: et qui la semaine dernière, a suggéré que tous les dissidents et opposants politiques de l’empire soient internés dans des camps…), a aussi été dans le comité directeur de la NED.

La vaste majorité des figures historiques liées aux actions clandestines de la CIA ont été à un moment donné des membres du comité directeur du consel administratif de la NED, incluant Otto Reich, John Negroponte, Henry Cisneros et Elliot Abrams. Le président du comité directeur de la NED en 2008 était Vin Weber, bailleur de fonds de la campagne électorale de George W. Bush en 2000. Gershman, patron de la NED depuis sa création, a travaillé en étroite collaboration avec Richard Perle, Elliot Abrams et Frank Gaffney. Gershman fut en un sens “présent à la création” de la faction de renseignement politique connue sous le nom de néo-conservatisme.

Le 26 Septembre 2013, quelques semaines avant que le président uktainien Viktor Yakounovitch annonça qu’il allait rejoindre la Russie et son Union Economique Eurasienne plutôt que de devenir membre de l’UE, Gershman écrivit une OpEd pour le Washington Post où il nommait l’Ukraine “le plus grand des prix”, expliquant que tirer l’Ukraine dans le camp occidental pourrait contribuer à la défaire ultime de Poutine. Gershman écrivit: “Le choix de l’Ukraine de rejoindre l’UE va accélérer la chute de l’idéologie de l’impérialisme russe (sic!) que Poutine représente. Les Russes également doivent faire face à un choix, et Poutine pourrait biern se retrouver du côté perdant pas seulement dans le voisinage immédiat mais aussi en Russie.

En d’autres termes, la NED est une entité financée par le gouvernement US qui a l’intetnion de renverser le président élu de la Russie parce que celui-ci ne plaît pas à la faction néo-conservatrice de Washington.

Parmi les projets de la NED en Russie figure le financement de l’opposition russe anti-Poutine de l’activiste Alexeï Navalny, membre d’un groupe appelé Russian Opposition Coordination Council, ou Conseil de Coordination de l’Opposition Russe. Navalny a reçu de l’argent de la NED.

La NED possède des sous-unités: le National Republican Institute, qui est mené par le sénateur républicain va t’en guerre John McCain, l’homme qui a joué un rôle clef dans le coup d’état américain de 2014 en Ukraine. Le National Democratic Institute, lié au parti démocrate US et présidée maintenant prs l’ancienne ministre des AE de Bill Clinton et avovate du bombardement de la Serbie, Madeleine Albright (NdT: la même qui déclara dans un entretien avec CNN que 500 000 enfants morts en Irak des causes des 10 ans d’embargo, était un juste prix à payer pour amener la démocratie en Irak !… Des propos à rendre Gandhi ou MLK hyper-violents !…). Le comité directeur de la NED inclut le noyau dur des néo-conservateurs de Bush-Cheney, les faucons va t’en guerre tels Elliott Abrams, Francis Fukuyama, Zalmay Khalitzad, l’ancien ambassadeur en Irak et en Afghanistan et architecte de la guerre afghane ; Robert Zoellick, proche de la famille Bush et ancien président de la Banque Mondiale.

Parmi les projets de la NED en Russie, elle a financé en 2014 en accord avec son rapport abrégé, 530 067 US$ sous la catégorie de “transparence en Russie”: “Améliorer la prise de conscience de la corruption” (re-sic). Travaille t’elle avec la police ou le procureur général russe ? Comment trouvent-ils cette corruption afin d’en attirer l’attention ? Ceci possède l’avantage de donner à Washington des détails intimes sur la corruption, réelle ou imaginaire, qui pourront ensuite être utilisés pour former les activistes des ONG comme ceux des groupes Navalny. (NdT: ceci fonctionne comme une véritable 5ème colonne US en Russie..). Un autre projet de la NED: Les Idées et Valeurs Démocratiques: 400 000 US$ pour quelque chose appelé: “Point de rencontre des droits de l’Homme et de l’Histoire, élever les consciences sur l’usage et le mauvais usage de la mémoire historielle et stimuler la discussion publique sur les problèmes politiques et sociaux urgents.” Ceci ressemble à s’y méprendre à une campagne récente du State Department pour la réécriture de l’histoire de la seconde guerre mondiale et du fait que l’URSS a payé de 27 millions de mort le prix d’avoir défait Hitler.

La seule véritable question n’est pas de savoir pourquoi le gouvernement russe a banni la NED de son territoire comme la première des ONG indésirables sous le coup de sa nouvelle loi. La question est de savoir pourquoi il ne l’a pas fait il y a 20 ans, ou du moins en 1999 lorsque Poutine est devenu président ? L’OTAN aujourd’hui est dans un état de guerre larvée avec la Russie, dans un tel cas, bannir des ONG hostiles comme la NED n’est que prudente auto-défense.

En Mai dernier, se référant au passage de la nouvelle loi russe sur les ONG indésirables, la porte-parole du ministère des AE US Marie Harf a dit que les Etats-Unis étaient “profondément troublés” par la nouvelle loi, l’appelant “un exemple additionnel de l’augmentation de la répression du gouvernement russe sur les voix indépendantes (sic) et une voie intentionnelle d’isoler le peuple russe du reste du monde.” Avant d’occuper sa position actuelle, Harf était la… porte-parole médiatique de la CIA, où elle a commencé sa carrière. Étonnant non ?…

De manière notable, en même temps que la Russie bannit la NED sous sa nouvelle loi des ONG indésirables, la Chine vient de signer une loi, celle de l’Overseas NGO Management Law, qui restreint les ONG étrangères sur son territoire. En Octobre dernier, la même NED avait financé les manifestions de la “révolutions des parapluies” à Hong Kong et la NED finance directement les séparatistes Ouïghours de la province chinoise du Xinjiang, comme par hasard le carrefour de tous les oléoducs et gazoduc majeurs venant de Russie et du Kazakhstan.

Ingérence de l’empire: Le milliardaire Soros reconnaît la participation de sa fondation dans le coup d’état de Kiev…

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Révélations de George Soros: Du symptôme au diagnostic

 

LVDR

 

5 Août 2014

 

url de l’article (avec audio):

http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/217362642/275499290/

 

Il y a à peine quelques jours, M. Georges Soros que la majeure partie des sources encyclopédiques présentent comme un financier milliardaire, investisseur, sociologue et surtout … philanthrope, a fait un certain nombre de révélations tout à fait intéressantes. Loin de surprendre, elles confirment toutes les analyses prétendument conspirologiques de ces derniers mois.

M. Soros a fait preuve d’une franchise sans précédent lors d’une interview accordée à Fareed Zakaria (émission diffusée par la chaîne CNN) où il annonce avoir crée, sur le territoire ukrainien, une fondation dont le but était de préparer le coup d’état de février et de contribuer, ultérieurement à celui-ci, à la formation d’une armée satisfaisant les critères psychologiques (lire idéologiques) fixés par le Département d’Etat des USA. C’est donc sans équivoque que le milliardaire américain reconnait avoir financé l’EuroMaïdan qui a conduit à des effusions de sang faussement attribuées au Berkout. Voici un extrait de l’interview en question.

Fareed Zakaria. « Commençons par l’Ukraine. Il est bien connu que vous aviez financé, durant la période des révolutions de 1989, des activités dissidentes et de groupes civiles en Europe de l’Est, en Pologne et en Tchéquie. Peut-on affirmer que vous êtes en train de faire la même chose en Ukraine ?

Georges Soros. J’ai crée une fondation en Ukraine avant que cette dernière ne devienne indépendante de la Russie. Cette fondation n’a pas suspendu son activité depuis lors et a joué un rôle important dans les évènements auxquels nous avons récemment assisté ».

Toute considération éthique mise à l’écart, notons au passage que M. Soros sert les intérêts de Washington et que c’est son droit. Notons également ce petit secret de Polichinelle qui est qu’il y a un lien direct entre les activités de ce monsieur et celles de la Fondation nationale pour la démocratie, supplétif de la CIA, de l’International Republican Institute ou de la Freedom House. Affublées des plus nobles motifs qui se résument toutes au nouvel épouvantail du XXIème siècle, « la démocratie » genre « pax americana », ces organisations ont promu et sponsorisé les révolutions de couleur qui ont secoué les anciennes républiques soviétiques. Il aurait dû en être pareil de la Russie, par exemple après les manifs de 2011 (premier grand meeting place Sakharov) si, de un, la situation économique du pays avait été moins stable qu’elle ne l’est, de deux, si le renseignement avait travaillé moins efficacement qu’il ne l’avait fait et en 2011, et en avril de l’année en cours, lors de la « Marche pour la Vérité » dont les participants, pour la plupart solidaires d’une Ukraine qu’ils ne connaissent pas, ont pensé que Poutine démissionnerait sur le champ et que l’ensemble de la population adhérerait à LEUR « vérité » à eux.

Le problème, c’est que la vérité des Nosik, des Benediktov et des Zygar est assez peu compatible avec la réalité des jours noirs qu’a vécu le Maïdan une fois l’euphorie des premières heures passée, assez peu compatible avec les épurations ethniques que vivent, en ce moment même, Donetsk et Lougansk, enfin, assez peu compatibles avec les énormités de la propagande occidentale qui en fait nourrit bien davantage les jérémiades de l’opposition russe qu’elle ne s’en inspire.

Et en effet, que voyons-nous aujourd’hui ? Soros admet des faits impensables de l’autre côté du miroir si, imaginons-le, un milliardaire russe avait sponsorisé un coup d’Etat en France pour ensuite en faire publiquement l’aveu. Mais restons terre-à-terre. Il est vrai que les Ukrainiens ne portaient pas dans leur cœur Ianoukovitch, personne ne dit le contraire ! Mais alors qu’est-ce que M. Soros, fut-il mille fois philanthrope, vient faire dans toute cette histoire ? N’aurait-il pas été plus simple de laisser Ianoukovitch terminer son mandat qui de toute façon expirait en 2015 et de voter ensuite Porochenko ?

Bien que fatal à l’unité de l’Ukraine, le Maïdan a cela de bon pour la Russie que ses conséquences ont intimidé jusqu’aux plus résolus. Des anciens collègues de la fac de philo qui pendant très longtemps ont cru qu’il était aussi « chic » de clamer des slogans pseudo-politiques que de citer les prolégomènes kantiens ont tout à coup arrêté de fréquenter les meetings anti-Poutine qu’ils se targuaient de fréquenter auparavant. Leurs publications sur facebook sont tout sauf politiques. La toute récente condamnation de Navalny a certes rassemblé un modeste groupe d’oppositionnaires, sans plus. Sakharov s’est essoufflé en même temps que le Maïdan. La mode anti-Poutine est passée comme par magie. Se trouvera-t-il un nouveau noyau dur qui arrivera à galvaniser une certaine partie de l’« intelligentsia » en jouant la carte des sanctions et de l’isolement ? Il est difficile d’y répondre pour l’heure. Même si ce n’est pas exclu, ce n’est pour le moment pas le cas.

Entre temps, la presse occidentale multiplie ses spéculations en fondant la plupart de ses analyses soit sur des erreurs factuelles, soit sur de fausses interprétations. En voici quelques exemples assez typique : le Boeing 777 a été abattu par les Insurgés, les Insurgés sont des terroristes que la majeure partie des habitants du Sud-Est ne soutient pas, la Russie arme systématiquement les forces insurrectionnelles, Poutine mène la même politique qu’Hitler, etc. On ne demande pas de preuves. Puisque Washington le dit, puisque le Parlement européen le répète, c’est ainsi. Et si vous dites le contraire, vous êtes à la solde du FSB (encore merci quand on ne dit pas KGB mes collègues français étant parfois sujets à des accès d’anachronisme). Il suffit de voir le très récent débat qui a opposé Xavier Moreau (cf. Realpolitik) à Mme Pascale Joannin, directeur général de la Fondation Robert Schuman, un chef-d’œuvre.

La Russie continue sa politique que je dirais stabilisatrice en déjouant avec brio les pièges de la Maison-Blanche. D’un côté, aux yeux de certains patriotes plus enclins aux décisions émotionnelles, Poutine commet une lourde erreur en se distanciant de la guerre civile dans le sud-est ukrainien. D’un autre côté, le calme olympien du Kremlin face aux sanctions kafkaïennes de l’UE qui ne font que renforcer les liens de la Russie avec les autres membres du groupe des BRICS contribue à miner l’autorité des USA.

En pratique, le résultat ne s’est pas fait attendre. L’ONU a exprimé ses doutes quant à l’implication de la Russie dans le conflit ukrainien. Inquiète des sanctions infligées à cette dernière par ses collègues européens, Angela Merkel a subitement abandonné leur rhétorique lapidaire. Certains experts occidentaux ont même tendance à croire que cette distanciation allemande de la politique américaine vis-à-vis des USA a commencé un peu avant le début des évènements en Ukraine, ce qui expliquerait, selon eux, l’histoire des écoutes de la chancelière par la NSA. Quoi qu’il en soit, le suivisme suicidaire des pays européens dans l’affaire ukrainienne n’a fait que renforcer ce degré de distanciation. S’y ajoutent les révélations de M. Soros qui illustrent on ne peut mieux les allers et venues de l’establishment américain place Maïdan. Tout comme l’OTAN, le mainstream médiatique n’a donc plus le casus belli qu’il lui faut tant pour boucler la boucle aux frontières de la Russie. En somme, si M. Soros a parlé, c’est que les masques sont définitivement tombés et que Kiev est sur le point d’être abandonné par Washington.