Archive pour George Carlin contre le vote

Humour subversif : « Au fil de George », recueil d’aphorismes de George Carlin (PDF)

Posted in actualité, altermondialisme, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 29 janvier 2021 by Résistance 71


« Je pense que c’est le devoir fondamental de l’humoriste de savoir où
la ligne de tolérance a été tracée et de la traverser délibérément. »

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Au fil de George

Recueil d’aphorismes de George Carlin glanés au fil de ses livres, spectacles et entretiens de 1978 à 2008

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Janvier 2021

George Carlin (1937-2008), comédien, humoriste américain, acteur, écrivain, critique social. Né à New York d’une famille d’origine irlandaise catholique. Fut sans doute le meilleur et plus acerbe critique de la société américaine, spécialiste de sujets tabous, Il a eu une décision de la Cour Suprême des Etats-Unis prise contre lui en 1978, dans l’affaire FCC vs Pacifica Foundation, qui affirma le pouvoir du gouvernement fédéral de réguler le langage indécent diffusé sur les ondes. Il est considéré outre-Atlantique comme le “pape” de la comédie contre-culturelle américaine, malgré sont virulent anti-cléricalisme.

Terreur des plateaux de télévision où il recadrait sans ménagement avec un humour acerbe dévastateur journalistes, acteurs, politiciens et autres animateurs, il était adulé ou détesté mais ne savait laisser indifférent.

A Résistance 71, nous connaissons George Carlin depuis la fin des années 90 pour l’avoir suivi dans ses one man shows produit par la chaîne HBO, qui produisit 14 de ses spectacles sur scène. Il a enregistré 23 albums solo, dont plusieurs de ses livres enregistrés. Il est le récipient de 5 Grammy Awards et 3 de ses livres furent #1 des ventes du New York Times.

Dans la version originale anglaise du film “Cars” de Pixar, il est la voix de Filmore, le fourgon VW baba cool, dont la plaque minéralogique lit “51237”, Carlin étant né le 12 mai 1937. Carlin était un auteur interprète à la voix et diction tout autant distinctives que spectaculaires. Unique en son genre, si nous devions le situer dans le paysage de l’humour français, nous pourrions dire qu’il est un savant mélange de Coluche pour le sens de la formule, de Bigard pour la vulgarité et de Dieudonné pour la mise de pieds dans le plat des sujets tabous dans la société américaine.

La carrière de Carlin a eu trois périodes bien distinctes. La première de la fin des années 50 au début des années 70 est celle des débuts, de son rêve de devenir quelqu’un comme Danny Kaye ou Richard Pryor, la période de la radio et des débuts télévisés. Il était marrant, mais n’avait pas trouvé son terrain de prédilection. La seconde période fut le milieu des années 70 jusqu’à son contrat avec HBO (14 spectacles produits pas la chaîne, ce qui le libéra financièrement et le fit se consacrer à faire en scène ce qu’il avait vraiment envie de faire). Carlin devient lui-même, trouve sa “niche” et comprend que son public n’est pas sa génération, trop conservatrice. Puis vient la période HBO qu’il dit être son nirvana car pour la première fois, il peut ne se concentrer que sur les textes et dire ce qu’il a envie. Il devient plus politique, plus acerbe et secoue le cocotier de la bien-pensance bourgeoise yankee. C’est sans aucun doute sa meilleure période avec pour nous son spectacle phare: “Jammin’ in New York”, filmé par HBO au Madison Square Garden les 24 et 25 avril 1992, de son propre aveu, le sommet de sa carrière, chez lui à New York devant une foule totalement conquise.

Ses spectacles peuvent être visionnés sur la toile. Certains extraits ont été sous-titrés en français. Carlin est une bête de scène à la voix et diction uniques, capable de tenir une foule de milliers de personnes suspendue à ses moindres phrases ou mimiques pendant des heures.

En 2017, le magazine “Rolling Stones” a élu G. Carlin comme le second meilleur comédien de one-man-show de l’histoire du spectacle yankee derrière… son modèle : Richard Pryor.

Nous avons traduit avec délectation toute une bordée de ses aphorismes, la plupart repris dans ses spectacles sur scène. Ceux-ci viennent de trois de ses livres (il en a écrit 5 entre 1984 et 2008).

En bonus, nous n’avons pas pu résister à traduire quelques passages de son spectacle “Jammin’ in New York” (1992), dont certains sont inscrits dans l’anthologie de la stand-up comedy à l’américaine. A noter que certaines tirades résonnent toujours d’actualité aujourd’hui près de 30 ans plus tard ! C’est dire si la connerie nous étouffe comme Carlin le dira plus tard dans un autre spectacle intitulé: “All Bullshit and it’s Bad for Ya !” ou “Que des conneries et c’est pas bon pour vous !”

Savourez, c’est délectable !… Bonne lecture !

(Résistance 71)

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« J’ai établi mes propres règles de vie et la première d’entre elles
est de ne jamais croire ce que dit le gouvernement. »

Aux Votards !… un message du grand comédien George Carlin (v.o.s.t.f)

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire with tags , , , , , , , , on 19 avril 2012 by Résistance 71

Aux Votards !…

Par Résistance 71

 

Le 19 Avril 2012,

Merci au blog “L’éveil 2011” d’avoir posté cette vidéo du grand, du très grand George Carlin, dont nous avons cherché en vain auparavant des extraits de spectacle avec sous-titrage français (nous avions abandonné la quête soyons franc…).

George Carlin était et est toujours à notre sens le plus grand (par le talent…) comédien de one-man-show ou “stand up comedy” comme cela est appelé outre-Atlantique, qu’ait produit les Etats-Unis. Comme Coluche, Desproges ou Dieudonné ici, il est adulé ou haït, mais il ne laisse jamais indifférent. Comment le pourrait-il ?

Carlin a eu deux carrières, celle de ses débuts, plus rôdée dans la blague de situation et une diction exceptionnelle et une seconde (à laquelle nous sommes plus sensibles même si le genre du début était très bon) entre le début des années 90 et son décès en 2008 à l’âge de 71 ans, qui l’a vue plus politisé, plus critique et acerbe envers la société américaine et l’ineptie de sa politique intérieure et étrangère. Plus proche d’un Max Stirner ou d’un Thoreau que de Proudhon ou Kropotkine, Carlin nous a a laissé un répertoire caustiquement anar qui a ses grands moment d’anthologie. Ce morceau choisi sur le vote est un classique…

Nous espérons que toute son œuvre se verra sous-titrée (nous pensons qu’il faut le voir en v.o car sa voix et sa diction sont tout autant ses marques de fabrique que ses textes acerbes très travaillés) en français, car le public francophone a tout à y gagner.

Une bonne pinte de rire caustique façon George Carlin que nous dédions à mesdames et messieurs les votards:

http://www.youtube.com/watch?v=knQBH287aW0

(Le rideau se lève… ils applaudissent…)