Archive pour géopolitique du sionisme

Géopolitique, guerres impérialistes des hydrocarbures, Asie Centrale et Moyen-Orient… Quand COVID rime avec Rothschild

Posted in colonialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 19 février 2021 by Résistance 71

 

 

 

Un angle d’analyse que nous n’avons pas vu jusqu’ici concernant à la fois le grand cirque géopolitique mondial actuel dans le contexte de la refonte et de la tentative de mutation du capitalisme et de sa dictature marchande en un système d’absorption des états en une entité corporatrice dictatoriale, totalitaire et transnationale, sur toile de fond de guerre des hydrocarbures et des oléo/gazoducs d’Asie centrale et mineure…
Pour la petite histoire étouffée des cartels banquiers et pétroliers, il est amusant de constater que si la famille Rockefeller d’outre Atlantique est une famille pétrolière passée à la banque, la famille Rothschild d’Europe est une famille banquière passée au pétrole. Depuis la fin XIXème l’un ne va pas sans l’autre, le capital suit sa logique interne implacable qui le mène aussi à sa destruction qui est du reste en cours et déjà bien entamée… 
Aussi suite aux inconvénients néfastes, résultats de la tentative de la City de Londres de reconquérir les Etats-Unis lors de la guerre de sécession, les Rothschild ne pouvaient venir au grand jour piller l’économie américaine, ils facilitèrent et commanditèrent les Rockefeller, toute “rivalité” n’étant plus dès lors que de façade. Le verrou était mis. Avec les autres cavaliers de l’apocalypse transnationaux de la finance et du pétrole, ils se sont partagés le monde depuis. Toute cette construction sociale totalitaire arrive au bout de son chemin aujourd’hui. L’empire n’a jamais été aussi puissant mais aussi si faible. Saurons-nous finalement nous unir pour le mettre définitivement à bas et mettre en place la société des sociétés, société organique des associations libres à pouvoir non coercitif fonctionnant hors État, hors marchandise, hors argent et hors salariat ? Là est toute la question dont la réponse ne saurait plus tarder.

A lire avec intérêt.

~ Résistance 71 ~

 


… et les Shadoks pompaient

 

Quand COVID rime avec Rothschild

 

ParaBellum666

 

19 février 2021

 

Théorie conspira-sioniste…
Le co-vid…c’est David…
Connaissez-vous…?
La State Oil Company of Azerbaijan Republic…
Les Rothschild…oui.
C’est comme la voiture de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche-Este en 14…

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C’est So Car…

La State Oil Company of Azerbaijan Republic (SOCAR) est la compagnie nationale pétrolière et gazière d’Azerbaïdjan. Ses activités comprennent la production de pétrole et de gaz naturel, la gestion de deux raffineries pétrolières et du réseau d’oléoducs et de gazoducs dans le pays. La SOCAR supervise les consortiums internationaux sur les projets pétroliers et gaziers en Azerbaïdjan. La SOCAR est un des premiers employeurs du pays avec plus de 60 000 employés et représente plus de 10 % du PNB azéri. C’est l’une des 20 plus grandes entreprises non cotées en bourse d’Asie.

D’où viennent les armes de l’Azerbaïdjan…?

Naturellement, d’Israël. Il s’agit d’armes à sous-munitions M095 DPICM fabriquées en Israël qui sont tirées sur des civils arméniens par l’Azerbaïdjan. Amnesty International et d’autres ont identifié la source des munitions.

En échange de la vente d’armes à l’Azerbaïdjan, non seulement Israël reçoit de l’argent, mais il reçoit également 37 % des exportations de pétrole de l’Azerbaïdjan. En fait, l’Azerbaïdjan est le premier fournisseur de pétrole d’Israël.

La route turque signifiait qu’un pipeline en provenance de l’Azerbaïdjan passerait par la Géorgie ou l’Arménie, mais la route à travers l’Arménie était politiquement impossible en raison de la guerre non résolue entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan pour le statut de l’Artsakh. Cela a laissé la route détournée Azerbaïdjan-Géorgie-Turquie – plus longue et plus coûteuse à construire que l’autre option.

La Eilat Ashkelon Pipeline Company exploite plusieurs oléoducs et gazoducs en Israël, notamment l’oléoduc Eilat Ashkelon – également appelé oléoduc trans-israélien, ou « ligne de pointe ». Elle exploite également deux terminaux pétroliers et dépôts dans le pays.

La société a été créée à l’origine en 1968 sous le règne du Sha en tant que co-entreprise à parts égales entre Israël et l’Iran pour transporter du pétrole brut de l’Iran vers l’Europe. Après la révolution iranienne de 1979, Israël a unilatéralement nationalisé l’entreprise – sans compensation pour l’Iran.

En 2015, un tribunal suisse a ordonné à Israël de verser 1,1 milliard de dollars en compensation à l’Iran, qu’Israël a refusé de payer. La position d’Israël était qu’un tel paiement violerait son « Trading with the Enemy Act ».

Dans le magazine « Visions of Azerbaijan », nous apprenons qu’Alfonse Rothschild et sa famille étaient beaucoup plus impliqués dans le projet pétrolier que de simplement mettre de l’argent pour un seul oléoduc. Tout au long de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, les hommes Rothschild ont été connus sous le nom de « rois du Kérosène », devenant les principaux exportateurs de produits pétroliers russes. Gardez à l’esprit qu’à l’époque, le pétrole de l’Azerbaïdjan était appelé pétrole russe.

Réaliser ce monopole virtuel n’a pas été un mince exploit. Cela a nécessité des décennies d’activité acharnée contre les concurrents et le contrôle d’un puissant cartel pétrolier – plaçant les Rothschild au sommet des échelons supérieurs des élites de pouvoir en Russie. Avec cet argent et ce pouvoir, la famille Rothschild a plié le gouvernement russe à sa volonté.

En 1910, la société russe Neft Oil a été achetée par Edmund Rothschild. Jusqu’à la révolution russe d’octobre 1917, les Rothschild détenaient des actions majoritaires dans les 15 plus grandes sociétés liées à l’industrie pétrolière russe.

Juste avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale, les Rothschild ont vendu leurs compagnies pétrolières russes à Royal Dutch Shell – le principal rival européen de America’s Standard Oil. En retour, les Rothschild ont reçu 20 % des actions de la fiducie Shell.

Les Rothschild savaient à l’avance que la Première Guerre mondiale allait éclater, c’est pourquoi ils ont déversé leur propriété de compagnies pétrolières russes à la société anglo-néerlandaise Shell. Lorsque la révolution russe a eu lieu et que les bolcheviks ont nationalisé les compagnies pétrolières russes, les Rothschild s’étaient déjà dessaisies et réinvesties en toute sécurité dans Shell, qui a subi le poids des pertes.

À ce jour, la famille Rothschild conserve d’importantes participations dans Royal Dutch Shell. Les banquiers continuent de jouer un rôle dans la fomentation de conflits internationaux dans toute l’Afrique et le Moyen-Orient qui ouvrent et solidifient le contrôle sur les ressources et les marchés pétroliers.

Les gouvernements et les industries influencés par Rothschild, y compris l’État d’Israël et son complexe militaire et industriel, jouent un rôle essentiel dans les guerres pétrolières en cours qui font rage dans le monde entier.

Pour comprendre les conflits géopolitiques d’aujourd’hui, il suffit de regarder les stratagèmes des banquiers du passé. Parce que le présent n’est rien de plus qu’un cycle répété d’avidité, de corruption et d’intrigue.

https://www.blackstoneintel.com/post/jake-morphonios-armenia-azerbaijan-rothschild-oil-wars

Pour rappel…

Toute la séquence que nous venons de traverser au Moyen-Orient…jusqu’à l’Ukraine…du coup d’état raté en Turquie…et maintenant l’Azerbaïdjan…
Débouche en Grèce…
Et pour découper la Grèce…
Il fallait Goldman Sachs pour trafiquer les comptes de celle-ci pour rejoindre le club européen…
Et une crise en 2008 pour finir de l’achever…
Depuis…on rame…

https://www.gifmania.com/Gif-Animados-Deportes/Imagenes-Billar/Billar-83074.gif

N’oublions pas non plus la nécessité de passer par la Grèce pour le bébé Léviathan… (NdR71 : l’énorme champ gazier découvert en Méditerranée s’étendant entre la Syrie, le Liban , Gaza, Israël et Chypre)

 https://zupimages.net/up/21/07/3mr7.jpeg

L’Italie, Israël, la Grèce et Chypre se sont engagés, à faire avancer un projet commun de gazoduc sous-marin, qui devrait être le plus long du monde, reliant la Méditerranée orientale au sud de l’Europe, avec le soutien financier de l’Union Européenne.

https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/07/31/le-gaz-de-gaza-la-face-cachee-de-la-guerre-israelienne/

Franchement les mecs…

Mazel Tov…

Chronologie de la vente du réseau gazier DESFA par LA GRÈCE…

20 juin 2013

L’Azerbaïdjan achète une compagnie de gaz en Grèce« Après avoir échoué à s’entendre avec Gazprom, la Grèce va vendre 66% des actions dans DESFRA pour une somme de 400 millions de dollars à la SOCAR, la compagnie pétrolière de l’Azerbaïdjan.

 

https://www.turquie-news.com/14494-azerbaidjan-achete-une-compagnie

11 janvier 2017

Le gouvernement grec et le premier raffineur du pays, Hellenic Petroleum, étaient parvenus à un accord pour vendre la participation dans DESFA à l’azerbaïdjanais SOCAR pour 400 millions d’euros.

Athènes a ensuite augmenté moins que prévu les tarifs du gaz et SOCAR a demandé une baisse du prix, ce qui a fait échouer la transaction.

19 avril 2018

« Le gouvernement grec a retenu jeudi une offre de 535 millions d’euros d’un consortium emmené par Snam pour une participation majoritaire dans le réseau gazier DESFA. »

« Ce consortium, qui regroupe Snam, l’espagnol Enagas Internacional et le belge Fluxys, pense finaliser l’opération au second semestre, une fois toutes les autorisations recueillies. »

https://www.tradingsat.com/actualites/informations-societes/marche-rpt-athenes-retient-l-offre-du-consortium-snam-pour-desfa-800325.html

11 février 2021

La Grèce repoussera l’échéance du réseau gazier DESFA – source ATHÈNES (B.M) – L’agence grecque de privatisation (HRADF) repoussera à février la date limite de soumission d’offres contraignantes pour une participation de 66% 

« Les parties intéressées ont demandé une prolongation, elle sera accordée avec la date limite en février. Cette date n’a pas encore été fixée »

https://www.bruxelles.marketing/la-grece-repoussera-lecheance-du-reseau-de-gaz-desfa-source-par-reuters/

SOCAR VA PEUT-ÊTRE REVENIR DANS LA DANSE..

Pour mémoire…

En 2017…

La banque Rothschild va aider la Grèce à faire son retour sur les marchés financiers
Le Premier ministre Alexis Tsipras a rencontré des représentants de la banque d’affaires à Paris fin janvier. Le gouvernement grec devrait confirmer qu’il va s’appuyer sur ses conseils pour réintégrer les marchés financiers, courant 2017. 
La Grèce s’est trouvée un conseiller technique de premier ordre : la banque Rothschild.

https://francais.rt.com/economie/33650-banque-rothschild-va-aider-grece-faire-retour-marche-financier

Chronologie de SOCAR EN AZERBAÏDJAN

1 février 2016

La privatisation de SOCAR est maintenant hors de question.

« Dans la situation actuelle, la privatisation de la SOCAR n’est pas à l’ordre du jour », a déclaré le ministre azerbaïdjanais de l’Énergie Natig Aliyev. Il a souligné que la SOCAR joue un rôle important non seulement dans l’économie de l’Azerbaïdjan, mais influence également la politique étrangère du pays.

Le ministre a souligné que le secteur de l’énergie devrait se concentrer sur la privatisation des entreprises auxiliaires. « Le réseau de distribution dans le secteur de l’énergie est très ancien. Dans ce réseau, il y a d’importantes pertes, et la privatisation nécessite d’importants investissements », a déclaré Aliyev. Le ministre a expliqué que la modernisation du système de distribution nécessitera environ 4 milliards de dollars américains et que ce processus devrait impliquer de grandes entreprises.

https://azertag.az/en/xeber/Privatization_of_SOCAR_is_now_out_of_question-923403

20 septembre 2018

Rencontre Rothschild et  Ilham Aliyev…tendue 

https://www.azernews.az/media/2018/07/20/rothschild1.jpg

https://video.azertag.az/fr/video/65218

Le 19 avril 2019

Les actionnaires d’ACG-BP et de SOCAR ont signé un nouveau contrat d’une valeur de 6 milliards de dollars  dans le cadre du projet de plateforme Azeri Central East (ACE)

https://www.nsenergybusiness.com/projects/azeri-central-east-development-project/

18 décembre 2019

La compagnie pétrolière azerbaïdjanaise étend ses opérations en Ukraine.

Les présidents d’Azerbaïdjan et d’Ukraine discutent de projets communs d’investissement et de développement des relations bilatérales.

La compagnie pétrolière d’État de la République d’Azerbaïdjan (SOCAR) étendra ses opérations en Ukraine, a déclaré mardi le président du pays, Ilham Aliyev.

https://www.actualite-news.com/fr/economie/28997-la-compagnie-petroliere-azerbaidjanaise-etend-ses-operations-en-ukraine-fr

En sachant que…

2015…

La famille Rothschild a racheté la majeure partie de la dette souveraine de l’Ukraine

« La majeure partie de la dette souveraine de l’Ukraine a été rachetée par le fonds d’investissement américain Franklin-Templton pour le compte de la famille américaine Rothschild, selon une information de l’agence Bloomberg. Ainsi, le groupe Rothschild a proposé la création d’un groupe de détenteurs des titres de l’Ukraine. Sur ce chapitre, le groupe français Rothschild & Cie a exprimé sa volonté de devenir un médiateur dans les négociations entre le ministère des Finances de l’Ukraine et les créanciers pour restructurer la dette du pays. »

https://www.liberte-algerie.com/radar/la-famille-rothschild-a-rachete-la-majeure-partie-de-la-dette-souveraine-de-lukraine-221940

« Le groupe Rothschild a pris l’initiative de créer un groupe de détenteurs de titres en Ukraine pour développer une position commune sur le règlement des problèmes d’endettement de ce pays. Les Rothschild, représentés par la division française du groupe Rothschild & Cie, ont offert leurs services en tant que «médiateur» dans les négociations entre le ministère des Finances de l’Ukraine et les créanciers sur la restructuration de la dette ukrainienne. »

« D’après les informations concises, Bloomberg comprend que, d’une part, le défaut de paiement de l’Ukraine est inévitable, les détenteurs de titres de créance ukrainiens en découlent et, d’autre part, le défaut s’accompagnera d’une restructuration de la dette dans des conditions difficiles pour l’Ukraine. 

Il est à noter que les informations sur le défaut imminent et la restructuration de la dette ont été divulguées le jour même où le FMI a pris la décision d’allouer un milliard de dollars à l’Ukraine pour financer un programme de stabilisation économique sur quatre ans. La coïncidence temporelle de ces deux événements peut être interprétée de différentes manières. 

La première version. Il n’y a pas assez de coordination entre le FMI et le groupe Rothschild, ils se disputent le contrôle de l’économie ukrainienne. »

https://fr.topwar.ru/71184-rotshildy-i-ukraina.html

https://www.strategic-culture.org/news/2015/03/17/ukraine-and-rothschild-family/

6 août 2020 

Privatisation de SOCAR…

« Afin de surmonter la double crise sanitaire et économique qui s’est abattue sur le pays. L’épidémie du Covid-19 a en effet été suivie par la chute des prix du gaz et du pétrole »

https://regard-est.com/azerbaidjan-privatisation-de-la-compagnie-petroliere-et-gaziere-socar

27 septembre 2020

guerre dans le Haut-Karabakh 

Fin de la chronologie.

Route des pipelines depuis l’Azerbaïdjan…

Quelle bonne idée ont eu les russes d’occuper L’Ossétie du Sud-Alanie…

Depuis 2008…

Le hasard franchement…

http://www.atahq.org/wp-content/uploads/2016/07/ms-2016-south-caucasus-map-1.png

Synthèse…
A l’aise…
C’est une sacré partie de poker qui se joue dans cette région du monde…
Et on en subit tous les conséquences…
Dans cette histoire azerbaïdjanaise…
David de Rothschild était obligé de négocier avec quelqu’un en position de force…
C’est pour ça que la réunion de 2018 avait l’air de s’annoncer tendue au vu des images…
Images qui ont probablement dû emmerder David d’ailleurs…qui aurait probablement préféré resté caché sur cette partie de l’échiquier…
Mais que le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev…musulman chiite…
A judicieusement montré pour se dédouaner… si jamais…
« Vous l’avez bien vu le T-Rex à côté de moi…c’est bon…? »
Pourquoi était-il en position de force ce brave monsieur…?
A cause du temps que cela prendrait de le renverser…

L’histoire de l’Azerbaïdjan et des Rothschild est ancienne et il est impossible que Ilham Aliyev soit là où il est sans eux et surtout son père Heydar Aliyev…

C’est une dynastie comme les Assad…
Quand le système renverse un dictateur pour installer une « démocratie »…
C’est surtout pour gagner du temps…
Amusez-vous bien les mecs…
Et du temps Israël n’en a pas…

Toute cette histoire est pour David de Rothschild un coup multi-bandes…

C’est pour ça qu’il a passé les rênes de la banque éponyme à son fils Alexandre…
Même plus le temps de pisser l’ancien…
Aliyev ne voulait pas céder sa compagnie pétrolière SOCAR…
Ils l’ont emmerdé autant qu’ils pouvaient en plombant la vente de la compagnie gazière grec DESFA…Rothschild conseille la Grèce…
Aliyev veut faire affaire avec l’Ukraine…Ukraine qui est la chasse gardée des Rothschild…
Dans la théorie du Heartland / Rimland…l’Ukraine a une position géostratégique…

Sans parler des Khazars et de cette région du monde…

L’Ukraine sera un jour Rothschild-land…et il seront maîtres de toute la chaîne énergétique jusqu’à eux…Et Israël en profitera aussi…
Leur gisement Léviathan ne tarira jamais…

https://resistance71.files.wordpress.com/2021/02/4fa78-rimland.jpeg

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Il y’a aussi de drôles d’histoires entre SOCAR et la Suisse…

Bref…

Comment Aliyev pouvait-il penser qu’il allait pouvoir garder sa compagnie…?

T’es cinglé toi…ou…?

Si il n’y avait pas l’Iran menaçante avec Israël et vice-versa… Rothschild / Poutine l’aurait viré…souvenez-vous de la Crimée…il fallait bien la récupérer pour le pipeline Turkish Stream…et sauver les fesses d’Erdogan lors du coup d’état fomenté par les américains…

S’assurant au passage sa fidélité…faisant de lui quelqu’un de central dans l’échiquier Rothschildien…

Il n’est pas prêt de partir…le sultan…

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Il peut dire merci à Georges Soros sans qui tout cela n’aurait pas été possible…

Sacré Soros…main des Rothschild…devenu d’un coup milliardaire en pariant contre la banque d’Angleterre…contrôlée par les mêmes Rothschild…

C’était pas du génie…c’était des lits d’initiés…

Comme en décembre 1926 quand le président Raymond Poincaré fut appelé à la rescousse pour sauver un franc qui devait chuter au plus bas jusqu’à 50 contre le dollar en juillet de la même année.

Cette crise du franc aurait pu rester sans effet sur l’économie mondiale, mais les autorités françaises en décidèrent autrement puisqu’elles optèrent pour convertir en or la totalité de leurs excédents libellés en dollars et en livres sterling.

La fed…c’est qui…?

La banque d’Angleterre…c’est qui aussi…?

Il avait la science infuse le Raymond ou il était conseillé…?

Pour mémoire…

Alphonse de Rothschild,naturalisé français, il peut accéder au conseil de régence de la Banque de France (1855), dont la banque Rothschild est le premier actionnaire.

Résultat de l’action coordonnée…le NSDAP en 33…

Merci les mecs…et IG FARBEN…

Reprenons…

Remplacer Aliyev prendrait trop de temps…et négocier avec un dictateur facilite toujours les transactions…les rapports…
Les dictateurs dans le business n’ont que des avantages…
Seulement…il y’a le revers de la médaille…
Il est fort et maître chez lui…
Avec à disposition du gaz et du pétrole…
Et plutôt en bon terme avec tout le monde…
Un vrai renard…

Alors comment le contraindre de privatiser…?

C’est « simple »…
Une pandémie mondiale…!

Ils ne peuvent plus jouer sur le prix du brut…
C’est ce qui a mis au pas les « BRICS » et flingué le Venezuela au passage…rappelez-vous…
Ce plan passait par les pays arabes producteurs de pétrole…
Mais ce jeu a ses limites…il faut bien la mettre quelque part la surproduction…
C’est de  la technique américaine high-tech…

On ouvre le robinette…on ferme le robinette…

Comme le nouveau président américain…
C’est de la démocratie…mais avec de l’eau dans le gaz…
Les Rothschild jouent eux sur la consommation de pétrole… mondiale…!  
Non mais…!
Et comme en bourse…ils misent sur la baisse…
Un dictateur ne peut rester dictateur que si il arrose…
Si il n’arrose plus…ses jours sont comptés…et comme il fonctionne en flux tendu…

Le Covid a eu pour conséquences...au delà de nous cloîtrer chez nous et de nous faire porter des masques…en attendant l’inoculation…
De faire tomber la consommation de pétrole…
Le motif de vente est sérieux…

« Le gouvernement azerbaïdjanais est donc contraint de reconsidérer sa gestion des entreprises pétrolières du pays, 40 % du PIB du pays dépendant de la production d’hydrocarbures, qui contribue à plus de 80 % de ses recettes d’exportations. »

A qui la compagnie SOCAR a été vendue…?
On ne le trouve pas encore sur le net…
BP / Rothschild a le contrat en mer Caspienne…
Pourquoi pas Shell / Rothschild …
comme ça ils sont tranquilles…

Et Israël dans tout ça me direz-vous…?

Partie du Haut-Karabakh reprise par l’Azerbaïdjan en 2020…
C’était dans les petites lignes du contrat de privatisation…
En vert fluo…
Ou flux haut comme on dit chez les Rothschild…

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Tout le monde connaît l’expression…
« Avoir un flingue sur la tempe… »

Ben voilà…

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Tant que cette transaction ne sera pas finalisée…
On aura droit à la pandémie…
Le variant anglais…ils ont de l’humour…
Et les laboratoires des copains feront du pognon…
Et si ça peut aider à réguler la population des animaux…
Pourquoi se gêner…La religion l’autorise…
C’est casher…

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« Notre plan sera dévoilé et nous échouerons. »
.: Albert Pike :.

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Courage à tous et à toutes…!

Parabellum666

= = =

A lire : notre dossier “Syrie et guerre du gaz”

Aussi : Dean Henderson « Les 8 familles du cartel banquier »
Gary Allen « Le dossier Rockefeller »
« La City de Londres au cœur de l’empire »
« Du chemin de la société vers son humanité réalisée »

 

 

Ingérence impérialiste au Moyen-Orient: Le piège se referme t’il sur l’Egypte et l’Arabie Saoudite ?

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 23 février 2015 by Résistance 71

Riyadh et Le Caire piégés

 

IRIB

 

22 février 2015

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/360291-riyad-le-caire-piégés

 

Un document fuité à partir des services de renseignement yéménite et intitulé  » Grand projet des Etats Unis pour la région » déchire le voile sur les dessins maléfiques des Etats Unis pour l’Arabien l’Egypte, un dessin qui intervient sur fond d’une  » irakisation » du Yémen voisin. selon Dampress qui rapporte cette information , suivant ce plan  » les Etats Unis prévoient de longues guerres confessionnelles en Arabie avec en toile de fond ma mort descentaines de milliers de musulmans de toute confession confondue ! le roi Salmane, lui , n’aura d’autre choix que de dépenser des milliards de dollars de réserves en devise du pays pour mâter la rébellion .

Les experts yémenites affirment que le document brosse pour le Yémen aussi un sombre tableau , un Yémen  » qui connaitra le même scénario que celui de l’Irak et de la Syrie », souligne al Raïl al Youm.  » ceci étant dit,  » les complots qui visent le Moyen Orient arabe sont infiniement plus vastes que ceux qui frappent de plein fouet le Yémen » le document n’exlique toutefois pas comment l’Egypte plongera à son tout dans le chaos : » ce complot qui n »éargnera pas non plus l’Arabie a été lancé en Irak où l’argument  » confessionnel » a été mis en avant. et le document d’ajouter : »

Daech fait partie d’une vaste machination; ce Daech pourrait s’emparer d’une grande partie de l’Irak , tout en essayant de menacer les régions chiites sans présenter un danger de chute.  » les Etats Unis font semblant de combattre daech qui profite de leur soutien en cachette. Daech a attaqué une base militaire US à Al BAghdadi sans suscite la moindre réaction de la part  des américains .DAech ne disparaitra pas de sitôt . parmi ses missions figurent aussi celle de faire gaspilelr les pétrodollars saoudiens, de destabiliser le royaume et de faire en sorte que les violences terroristes atteignent le territoire saoudien.

Au Yémen, c’est à Al Qaida que les Etats Unis donneront l’avantage : l’organisation terroristes devrait ainsi s’emparer de HAzart al Mot, de al Mohra,dans le sud. de Maareb et de al Bayza non loin des cotes? Aden restera au mains du gouvernement . ces villes seront préservées par les Américains. suivant ce scénario,les Etats Unis prétendront à nouveau combattre al qaida au Yémen, poussant Riyad a financer cette guerre . les USA reprendront les raids aériens en déclenchant un scénarion à l’irakienne et à la syrienne.  là aussi , la « communauté internationale  » se divise en deux ; les russes soutiendront les Houthis dans le nord , tout ne faisant rien de réel pour mettre un terme aux massacres au Yémen. idem pour les Etats Unis qui en combat contre AL Qiada exigeront davantage de fond aux saoudiens.

Comme en Irak, la Russie tentera de vendre des tonnes d’armements au Yémen, sousprétexte de combattre le terrorisme. comme les Etats Unis qui eux, suceront le pétrodollar saoudien . Et les gagnants? La Russie et les Etats Unis. Le royaume des saoud se voit ainsi piégés et encerclés partout au Yémen tout comme en Irak , en jetant la faute à l’Iran alors que ce sont enfin du compte les Etats Unis qui sont à l’origine de ce siège. Parallèlement les Etats Unis comptent activer leur machine de propagande très rigoureusement de façon à ralleir des milliers de jeunes aux rangs de Daech? l’exploit propagandiste a été d’ailleurs total en Irak. les violences feront tôt de déborder le Yémen et l’Irak et d’affecter l’est chiite saoudien avec en filigrane une guerre des confessions qui durera des années et qui impliquera  les renseignements saoudiens. des milliers de chiites et sunnites s’entretueront quitte à affaiblir voire à faire effiondrer le régime saoudien. dans ce scénario l’Egypte devrait s’empêtre dans la guerre en Libye, un vrai bourbier

Histoire du sionisme… De Cromwell au pacte colonial anglo-saxon de la création d’Israël…

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Qui est l’ennemi ?

 

Thierry Meyssan

 

4 Août 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article184968.html

 

Chacun a son opinion pour expliquer les massacres commis par l’État d’Israël à Gaza. Alors que dans les années 70 et 80, on y voyait une manifestation de l’impérialisme anglo-saxon, beaucoup l’interprètent aujourd’hui comme un conflit entre juifs et arabes. Revenant sur la longue période —quatre siècles d’Histoire—, Thierry Meyssan, consultant auprès de plusieurs gouvernements, analyse l’origine du sionisme, ses véritables ambitions, et détermine qui est l’ennemi.

La guerre, qui se poursuit sans interruption depuis 66 ans en Palestine, a connu un nouveau rebondissement avec les opérations israéliennes « Gardiens de nos frères », suivie de « Roc inébranlable » (traduit étrangement dans la presse occidentale en « Bordure protectrice »).

À l’évidence, Tel-Aviv —qui avait choisi d’instrumenter la disparition de trois jeunes Israéliens pour lancer ces opérations et « déraciner le Hamas » afin d’exploiter le gaz de Gaza, conformément au plan énoncé en 2007 par l’actuel ministre de la Défense [1]— a été dépassé par la réaction de la Résistance. Le Jihad islamique a répondu par l’envoi de roquettes à moyenne portée très difficiles à intercepter, qui se sont ajoutées à celles lancées par le Hamas.

La violence des événements, qui ont déjà coûté la vie à plus de 1500 Palestiniens et 62 Israéliens (mais les chiffres israéliens sont soumis à la censure militaire et sont probablement minorés), a soulevé une vague de protestation dans le monde entier. En plus de ses 15 membres, le Conseil de sécurité, réuni le 22 juillet, a donné la parole à 40 autres États qui entendaient exprimer leur indignation devant le comportement de Tel-Aviv et sa « culture de l’impunité ». La séance, au lieu de durer les 2 heures habituelles, en a duré 9 [2].

Symboliquement, la Bolivie a déclaré Israël « État terroriste » et a abrogé l’accord de libre-circulation le concernant. Mais d’une manière générale, les déclarations de protestation ne sont pas suivies d’une aide militaire, à l’exception de celles de l’Iran et symboliquement de la Syrie. Tous deux soutiennent la population palestinienne via le Jihad islamique, la branche militaire du Hamas (mais pas sa branche politique, membre des Frères musulmans) et le FPLP-CG.

Contrairement aux précédents (opérations « Plomb durci » en 2008 et « Colonne de nuée » en 2012), les deux États qui protègent Israël au Conseil (les États-Unis et le Royaume-Uni), ont facilité l’élaboration d’une déclaration du président du Conseil de sécurité soulignant les obligations humanitaires d’Israël [3]. De fait, au-delà de la question fondamentale d’un conflit qui dure depuis 1948, on assiste à un consensus pour condamner au minimum le recours d’Israël à un emploi disproportionné de la force.

Cependant, cet apparent consensus masque des analyses très différentes : certains auteurs interprètent le conflit comme une guerre de religion entre juifs et musulmans ; d’autres y voient au contraire une guerre politique selon un schéma colonial classique. Que faut-il en penser ?

Qu’est ce que le sionisme ?

Au milieu du XVIIe, les calvinistes britanniques se regroupèrent autour d’Oliver Cromwell et remirent en cause la foi et la hiérarchie du régime. Après avoir renversé la monarchie anglicane, le « Lord protecteur » prétendit permettre au peuple anglais de réaliser la pureté morale nécessaire pour traverser une tribulation de 7 ans, accueillir le retour du Christ et vivre paisiblement avec lui durant 1 000 ans (le « Millenium »). Pour ce faire, selon son interprétation de La Bible, les juifs devaient être dispersés aux confins de la terre, puis regroupés en Palestine et y reconstruire le temple de Salomon. Sur cette base, il instaura un régime puritain, leva en 1656 l’interdiction qui était faite aux juifs de s’installer en Angleterre et annonça que son pays s’engageait à créer en Palestine l’État d’Israël [4]

La secte de Cromwell ayant été à son tour renversée à la fin de la « Première Guerre civile anglaise », ses partisans tués ou exilés, et la monarchie anglicane ayant été rétablie, le sionisme (c’est-à-dire le projet de création d’un État pour les juifs) fut abandonné. Il ressurgit au XVIIIe siècle avec la « Seconde Guerre civile anglaise » (selon la dénomination des manuels d’Histoire du secondaire au Royaume-Uni) que le reste du monde connaît comme la « guerre d’indépendance des États-Unis » (1775-83). Contrairement à une idée reçue, celle-ci ne fut pas entreprise au nom de l’idéal des Lumières qui anima quelques années plus tard la Révolution française, mais financée par le roi de France et conduite pour des motifs religieux au cri de « Notre Roi, c’est Jésus ! ».

George Washington, Thomas Jefferson et Benjamin Franklin, pour ne citer qu’eux, se sont présentés comme les successeurs des partisans exilés d’Oliver Cromwell. Les États-Unis ont donc logiquement repris son projet sioniste.

En 1868, en Angleterre, la reine Victoria désigna comme Premier ministre, le juif Benjamin Disraéli. Celui-ci proposa de concéder une part de démocratie aux descendants des partisans de Cromwell de manière à pouvoir s’appuyer sur tout le peuple pour étendre le pouvoir de la Couronne dans le monde. Surtout, il proposa de s’allier à la diaspora juive pour conduire une politique impérialiste dont elle serait l’avant-garde. En 1878, il fit inscrire « la restauration d’Israël » à l’ordre du jour du Congrès de Berlin sur le nouveau partage du monde.

C’est sur cette base sioniste que le Royaume-Uni rétablit ses bonnes relations avec ses anciennes colonies devenues États-Unis à l’issue de la « Troisième Guerre civile anglaise » —connue aux États-Unis comme la « guerre civile américaine » et en Europe continentale comme la « guerre de Sécession » (1861-65)— qui vit la victoire des successeurs des partisans de Cromwell, les WASP (White Anglo-Saxon Puritans) [5]. Là encore, c’est tout à fait à tort que l’on présente ce conflit comme une lutte contre l’esclavage alors que 5 États du Nord le pratiquaient encore.

Jusqu’à la presque fin du XIXe siècle, le sionisme est donc exclusivement un projet puritain anglo-saxon auquel seule une élite juive adhère. Il est fermement condamné par les rabbins qui interprètent la Torah comme une allégorie et non pas comme un plan politique.

Parmi les conséquences actuelles de ces faits historiques, on doit admettre que si le sionisme vise à la création d’un État pour les juifs, il est aussi le fondement des États-Unis. Dès lors, la question de savoir si les décisions politiques de l’ensemble sont prises à Washington ou à Tel-Aviv n’a plus qu’un intérêt relatif. C’est la même idéologie qui est au pouvoir dans les deux pays. En outre, le sionisme ayant permis la réconciliation entre Londres et Washington, le remettre en cause, c’est s’attaquer à cette alliance, la plus puissante au monde.

L’adhésion du peuple juif au sionisme anglo-saxon

Dans l’Histoire officielle actuelle, il est d’usage d’ignorer la période XVIIe-XIXe siècle et de présenter Theodor Herzl comme le fondateur du sionisme. Or, selon les publications internes de l’Organisation sioniste mondiale, ce point est également faux.

Le vrai fondateur du sionisme contemporain n’était pas juif, mais chrétien dispensationaliste. Le révérend William E. Blackstone était un prêcheur états-unien pour qui les vrais chrétiens n’auraient pas à participer aux épreuves de la fin des temps. Il enseignait que ceux-ci seraient enlevés au ciel durant la bataille finale (le « ravissement de l’Église », en anglais « the rapture »). À ses yeux, les juifs livreraient cette bataille et en sortiraient à la fois convertis au Christ et victorieux.

C’est la théologie du révérend Blackstone qui a servi de base au soutien sans faille de Washington à la création d’Israël. Et ceci bien avant que l’AIPAC (le lobby pro-Israélien) soit créé et prenne le contrôle du Congrès. En réalité, le pouvoir du lobby ne vient pas tant de son argent et de sa capacité à financer des campagnes électorales que de cette idéologie toujours présente aux USA [6].

La théologie du ravissement pour aussi stupide qu’elle puisse paraître est aujourd’hui très puissante aux États-Unis. Elle représente un phénomène en librairie et au cinéma (voir le film Left Behind, avec Nicolas Cage, à paraître en octobre).

Theodor Herzl était un admirateur du diamantaire Cecil Rhodes, le théoricien de l’impérialisme britannique et fondateur de l’Afrique du Sud, de la Rhodésie (auquel il donna son nom) et de la Zambie (ex-Rhodésie du Nord). Herzl était juif, mais pas israélite et n’avait pas circoncis son fils. Athée comme beaucoup de bourgeois européens de son époque, il préconisa d’abord d’assimiler les juifs en les convertissant au christianisme. Cependant, reprenant la théorie de Benjamin Disraéli, il arriva à la conclusion qu’une meilleure solution était de les faire participer au colonialisme britannique en créant un État juif, dans l’actuel Ouganda ou en Argentine. Il suivit l’exemple de Rhodes dans la manière d’acheter des terres et de créer l’Agence juive.

Blackstone parvint à convaincre Herzl de joindre les préoccupations des dispentionnalistes à celles des colonialistes. Il suffisait pour cela d’envisager de créer Israël en Palestine et de multiplier les références bibliques. Grâce à cette idée assez simple, ils parvinrent à faire adhérer la majorité des juifs européens à leur projet. Aujourd’hui Herzl est enterré en Israël (sur le Mont Herzl) et l’État a placé dans son cercueil La Bible annotée que Blackstone lui avait offerte.

Le sionisme n’a donc jamais eu comme objectif de « sauver le peuple juif en lui donnant une patrie », mais de faire triompher l’impérialisme anglo-saxon en y associant les juifs. En outre, non seulement le sionisme n’est pas un produit de la culture juive, mais la majorité des sionistes n’a jamais été juive, tandis que la majorité des juifs sionistes ne sont pas israélites. Les références bibliques, omniprésentes dans le discours officiel israélien, ne reflètent la pensée que de la partie croyante du pays et sont avant tout destinées à convaincre la population états-unienne.

C’est à cette période que l’on créa le mythe du peuple juif. Jusque-là, les juifs se considéraient comme appartenant à une religion et admettaient que leurs membres européens n’étaient pas des descendants des juifs de Palestine, mais de populations converties au cours de l’Histoire [7].

Blackstone et Herzl ont artificiellement fabriqué l’idée selon laquelle tous les juifs du monde seraient des descendants des juifs antiques de Palestine. Dès lors, le mot juif s’applique non seulement à la religion israélite, mais désigne aussi une ethnie. En se fondant sur une lecture littérale de La Bible, ils sont devenus les bénéficiaires d’une promesse divine sur la terre palestinienne.

Le pacte anglo-saxon pour la création d’Israël en Palestine

La décision de créer un État juif en Palestine a été prise conjointement par les gouvernements britannique et états-unien. Elle a été négociée par le premier juge juif à la Cour suprême des États-Unis, Louis Brandeis, sous les auspices du révérend Blackstone et fut approuvée aussi bien par le président Woodrow Wilson que par le Premier ministre David Llyod George, dans le sillage des accords franco-britanniques Sykes-Picot de partage du « Proche-Orient ». Cet accord fut progressivement rendu public.

Le futur secrétaire d’État pour les Colonies, Leo Amery, fut chargé d’encadrer les anciens du « Corps des muletiers de Sion » pour créer, avec deux agents britanniques Ze’ev Jabotinsky et Chaim Weizmann, la « Légion juive », au sein de l’armée britannique.

Le ministre des Affaires étrangères Lord Balfour adressa une lettre ouverte à Lord Walter Rotschild pour s’engager à créer un « foyer national juif » en Palestine (2 novembre 1917). Le président Wilson inclut parmi ses buts de guerre officiels (le n°12 des 14 points présentés au Congrès le 8 janvier 1918) la création d’Israël [8]

Par conséquent, la décision de créer Israël n’a aucun rapport avec la destruction des juifs d’Europe survenue deux décennies plus tard, durant la Seconde Guerre mondiale.

Durant la conférence de paix de Paris, l’émir Fayçal (fils du chérif de La Mecque et futur roi d’Irak britannique) signa, le 3 janvier 1919, un accord avec l’Organisation sioniste, s’engageant à soutenir la décision anglo-saxonne.

La création de l’État d’Israël, qui s’est faite contre la population de Palestine, s’est donc aussi faite avec l’accord des monarques arabes qui furent les premiers leaders sionistes musulmans. En outre, à l’époque, le chérif de La Mecque, Hussein ben Ali, n’interprétait pas le Coran à la manière du Hamas. Il ne pensait pas qu’« une terre musulmane ne peut être gouvernée par des non-musulmans ».

La création juridique de l’État d’Israël

En mai 1942, les organisations sionistes tinrent leur congrès à l’hôtel Biltmore de New York. Les participants décidèrent de transformer le « foyer national juif » de Palestine en « Commonwealth juif » (référence au Commonwealth par lequel Cromwell remplaça brièvement la monarchie britannique) et d’autoriser l’immigration massive des juifs vers la Palestine. Dans un document secret, trois objectifs étaient précisés : « (1) l’État juif embrasserait la totalité de la Palestine et probablement la Transjordanie ; (2) le déplacement des populations arabes en Irak et (3) la prise en main par les juifs des secteurs du développement et du contrôle de l’économie dans tout le Moyen-Orient ».

La presque totalité des participants ignoraient alors que la « solution finale de la question juive » (die Endlösung der Judenfrage) venait juste de débuter secrètement en Europe.

En définitive, alors que les Britanniques ne savaient plus comment satisfaire à la fois les juifs et les arabes, les Nations unies (qui ne comptaient alors que 46 États membres) proposèrent un plan de partage de la Palestine à partir des indications que les Britanniques lui fournirent. Un État binational devait être créé comprenant un État juif, un État arabe et une zone « sous régime international particulier » pour administrer les lieux saints (Jérusalem et Bethléem). Ce projet fut adopté par la Résolution 181 de l’Assemblée générale [9].

Sans attendre la suite des négociations, le président de l’Agence juive, David Ben Gourion, proclama unilatéralement l’État d’Israël, immédiatement reconnu par les États-Unis. Les arabes du territoire israélien furent placés sous la loi martiale, leurs déplacements furent limités et leurs passeports confisqués. Les pays arabes nouvellement indépendants intervinrent. Mais sans armées encore constituées, ils furent rapidement battus. Au cours de cette guerre, Israël procéda à un nettoyage ethnique et contraint au moins 700 000 arabes à fuir.

L’Onu envoya comme médiateur, le comte Folke Bernadotte, un diplomate suédois qui sauva des milliers de juifs durant la guerre. Il constata que les données démographiques transmises par les autorités britanniques étaient fausses et exigea la pleine application du plan de partage de la Palestine. Or, la Résolution 181 implique le retour des 700 000 arabes expulsés, la création d’un État arabe et l’internationalisation de Jérusalem.

L’envoyé spécial de l’Onu fut assassiné, le 17 septembre 1948, sur ordre du futur Premier ministre, Yitzhak Shamir.

Furieuse, l’Assemblée générale des Nations unies adopta la Résolution 194 qui réaffirme les principes de la Résolution 181 et, en outre, proclame le droit inaliénable des Palestiniens à retourner chez eux et à être indemnisés des préjudices qu’ils viennent de subir [10].

Cependant, Israël ayant arrêté les assassins de Bernadotte, les ayant jugés et condamnés, fut accepté au sein de l’Onu sur la promesse d’en honorer les résolutions. Or tout cela n’était que mensonges. Immédiatement après les assassins furent amnistiés et le tireur devint le garde du corps personnel du Premier ministre David Ben Gourion.

Depuis son adhésion à l’Onu, Israël n’a cessé d’en violer les résolutions qui se sont accumulées à l’Assemblée générale et au Conseil de sécurité. Ses liens organiques avec deux membres du Conseil disposant du droit de veto l’ont placé en dehors du droit international. C’est devenu un État off shore permettant aux États-Unis et au Royaume-Uni de feindre respecter eux-mêmes le droit international alors qu’ils le violent depuis ce pseudo-État.

Il est absolument erroné de croire que le problème posé par Israël ne concerne que le Proche-Orient. Aujourd’hui, Israël agit partout militairement dans le monde en couverture de l’impérialisme anglo-saxon. En Amérique latine, ce sont des agents israéliens qui ont organisé la répression durant le coup d’État contre Hugo Chavez (2002) ou le renversement de Manuel Zelaya (2009). En Afrique, ils étaient partout présents durant la guerre des Grands lacs et ont organisé l’arrestation de Mouamar el-Kadhafi. En Asie, ils ont dirigé l’assaut et le massacre des Tigres tamouls (2009), etc. Chaque fois, Londres et Washington jurent n’y être pour rien. En outre, Israël contrôle de nombreuses institutions médiatiques et financières (telle que la Réserve fédérale états-unienne).

La lutte contre l’impérialisme

Jusqu’à la dissolution de l’URSS, il était évident pour tous que la question israélienne ressort de la lutte contre l’impérialisme. Les Palestiniens étaient soutenus par tous les anti-impérialistes du monde —jusqu’aux membres de l’Armée rouge japonaise— qui venaient se battre à leurs côtés.

Aujourd’hui, la globalisation de la société de consommation et la perte des valeurs qui s’en est suivie ont fait perdre conscience du caractère colonial de l’État hébreu. Seuls les arabes et les musulmans se sentent concernés. Ils font preuve d’empathie pour le sort des Palestiniens, mais ignorent les crimes israéliens dans le reste du monde et ne réagissent pas aux autres crimes impérialistes.

Pourtant, en 1979, l’ayatollah Rouhollah Khomeini expliquait à ses fidèles iraniens qu’Israël n’était qu’une poupée dans les mains des impérialistes et que le seul vrai ennemi était l’alliance des États-Unis et du Royaume-Uni. Pour avoir énoncé cette simple vérité, Khomeini fut caricaturé en Occident et les chiites furent présentés comme hérétiques en Orient. Aujourd’hui l’Iran est le seul État au monde à envoyer massivement des armes et des conseillers aider la Résistance palestinienne, tandis que des leaders sionistes musulmans débattent aimablement par vidéo-conférence avec le président israélien durant les réunions du Conseil de sécurité du Golfe [11].

 

[1] « Extension de la guerre du gaz au Levant », par Thierry Meyssan, Al-Watan/Réseau Voltaire, 21 juillet 2014.

[2] « Réunion du Conseil de sécurité sur le Proche-Orient et l’offensive israélienne à Gaza », Réseau Voltaire, 22 juillet 2014.

[3] « Déclaration du Président du Conseil de sécurité sur la situation à Gaza », Réseau Voltaire, 28 juillet 2014.

[4] Sur lhistoire du sionisme, on se reportera au chapitre correspondant (« Israël et les Anglo-Saxons ») de mon livre L’Effroyable imposture 2, Manipulations et désinformations, Edition Alphée, 2007. Les lecteurs y trouveront de nombreuses références bibliographiques.

[5] The Cousins’ Wars : Religion, Politics, Civil Warfare and the Triumph of Anglo-America, par Kevin Phillips, Basic Books (1999).

[6] Voir notamment American Theocracy (2006) de Kevin Phillips, un historien exceptionnel qui fut un des conseillers de Richard Nixon.

[7] Une synthèse des travaux historiques sur ce sujet : Comment le peuple juif fut inventé, par Shlomo Sand, Fayard, 2008.

[8] La formulation du point 12 est particulièrement sibylline. Ainsi, lors de la conférence de paix de Paris, en 1919, l’émir Fayçal l’évoqua pour revendiquer le droit des peuples anciennement sous le joug ottoman à disposer d’eux-mêmes. Il s’entendit répondre qu’il avait le choix entre une Syrie placée sous un ou sous plusieurs mandats. La délégation sioniste fit valoir que Wilson s’y était engagé à soutenir le Commonwealth juif à la grande surprise de la délégation états-unienne. En définitive, Wilson confirma par écrit qu’il fallait entendre le point 12 comme un engagement de Washington pour la création d’Israël et la restauration de l’Arménie. « Les quatorze points du président Wilson », Réseau Voltaire, 8 janvier 1918.

[9] « Résolution 181 de l’Assemblée générale de l’Onu », Réseau Voltaire, 29 novembre 1947.

[10] « Résolution 194 de l’Assemblée générale de l’ONU », Réseau Voltaire, 11 décembre 1948.

[11] « Shimon Peres s’est exprimé devant le Conseil de sécurité du Golfe, fin novembre », Réseau Voltaire, 3 décembre 2013.