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Génocide passé et présent au Canada… Appel à la communauté mondiale (TICEE)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, chine colonialisme, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 octobre 2016 by Résistance 71

Une des traductions les plus importantes que nous ayons faite, comme l’eau érodant une digue, la vérité érode le mensonge et la mascarade étatico-oligarchique du camouflage du génocide passé et présent au Canada. La vérité, en tous domaines, nous libèrera et mènera l’humanité à faire sauter les verrous du carcan qui l’étreint et l’opprime, le vent tourne pour les psychopathes à la barre du bateau ivre, qu’ils écoutent le glas qui sonne pour eux !

~ Résistance 71 ~

“Vous dites être le père et que je suis votre fils. Nous disons, nous ne serons pas comme père et fils, mais plutôt comme des frères. Cette ceinture Wampum confirme nos paroles. Ces deux rangées vont symboliser nos deux vies ou nos deux vaisseaux, descendant la rivière ensemble. L’un est un canoë d’écorce de bouleau et représente Onkwe’hon:we, leurs lois, leurs coutumes et leurs façons de vivre ; l’autre, un navire représentant le peuple blanc avec ses lois, ses coutumes et ses façons de vivre. Nous voyagerons ensemble sur la rivière, côte à côte, mais chacun dans son embarcation. Aucun de nous ne fera des lois obligatoires ou n’interfèrera dans les affaires intérieures de l’autre. Aucun de nous n’essaiera de diriger l’embarcation de l’autre.”

“Aussi longtemps que le soleil brillera sur cette terre sera le temps de durée de NOTRE accord, aussi longtemps que l’eau coulera et aussi longtemps que l’herbe demeurera verte à certaines périodes de l’année. Maintenant nous avons symbolisé cet accord qui nous liera pour toujours aussi longtemps que notre terre-mère est toujours en mouvement.”

~ Traité Wampum Deux Rangées entre le peuple Rotinoshonni (iroquois) et le peuple hollandais de 1613 ~

 

Memorandum sur la continuité des crimes de génocide au Canada

Un appel à la communauté mondiale

 

Publié par la Direction Centrale du Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État (TICEE) le 30 Septembre 2016

www.itccs.org , www.murderbydecree.com

« Meurtre par décret » en français (traduction Résistance 71)

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71~

 

  1.   Un plan majeur d’extermination des nations indigènes mis au point par le gouvernement du Canada et les églises catholique et protestante, a été mis en pratique au Canada depuis le 25 novembre 1910 (exhibit 1). Ce plan fut autorisé et a été maintenu opérationnel par la couronne d’Angleterre et son Privy Council Office, le Vatican, les églises catholique romaine, anglicane et unie du Canada, ainsi que la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), la police locale, les corporations judiciaires et privées.
  1.   Ce plan est constitué d’un programme, financé par l’état et l’église, de génocide systémique inter-générationnel initialement basé au sein du soi-disant système scolaire des pensionnats pour Indiens (Indian residential school system), établi par une loi fédérale le 1er juillet 1920 (exhibit 2). Durant plus d’un siècle, ce système a tué plus de la moitié des enfants incarcérés en son sein, à savoir plus de 65 000 enfants (voir “Meurtre par décret”). Il a aussi servi de rampe de lancement pour une campagne générale de “nettoyage ethnique” ciblant particulièrement les nations aborigènes prédominantes sur la côte ouest du Canada et dites “non-assimilées” ; une campagne qui continue jusqu’à aujourd’hui. Ce génocide a été responsable d’une massive dépopulation de l’ordre de 95% des nations aborigènes de la côte Ouest canadienne: soit l’élimination physique d’environ 1 milion de personnes.
  1.   En plus de cette dépopulation générale, le but spécifique de cette campagne génocidaire était l’extermination du réseau communautaire relationnel traditionnel indigène et le système matriarcal de mère de clan, source d’autorité qui assure le contrôle indigène des terres et des ressources. La cible de cette extermination a été le système familial autochtone et spécifiquement celui traditionnel des femmes et de leurs enfants. Ce système traditionnel fut en fait effectivement détruit par le programme des pensionnats pour Indiens entre 1910 et 1996, date à laquelle ferma le dernier de ces pensionnats.
  1.   Malgré la mise au placard et la fermeture progressive des pensionnats pour Indiens après 1970, le plan génocidaire s’est intensifié et diversifié et a été mis en pratique par différentes branches du gouvernement canadien, incluant le système de planification et de tribunaux familiaux et également par le moyen du système de conseil de bande aborigène, financé par l’état fédéral. Les soi-disants “chefs” de ces conseils ont joué un rôle clef dans l’éradication de toute autorité indigène ancestrale et sur le contrôle des terres traditionnelles et ressources, ainsi que sur la destruction de leur propre peuple. Ils le font pour le profit et payés par le gouvernement canadien, des entreprises canadiennes et des corporations multinationales des Etats-Unis, du Japon et de la Chine.
  1.   L’expulsion de toutes les nations traditionnelles natives de leurs terres sur la côte ouest s’est intensifiée à la fin du XXème siècle avec l’augmentation de la demande pour l’hydro-électricité, le bois, les minerais et autres ressources de valeurs contenues sur et sous les sols de la Colombie Britannique (CB). Conséquemment, le dernier quart de siècle a été le témoin d’une escalade de la violence contre les Indiens au Canada et un retour de ces méthodes draconiennes du début de la période coloniale. Depuis les années 1990, un grand nombre de familles aborigènes du nord de la C.B ont disparu aux mains des escadrons de la mort non-officiels, constitués par des policiers de la GRC et de la police locale hors service, ainsi que par des contractants tiers, payés par le gouvernement fédéral, ses hommes de paille indigènes et différentes entreprises. (exhibit 3)
  1. Dès 1995, lorsque notre propre campagne indépendante pour exposer les crimes des pensionnats pour Indiens commença à faire les manchettes des journaux et des médias canadiens, les histoires de disparitions de familles entières aborigènes proliféraient également. Ensemble, ces expositions ont déclenché une campagne de désinformation de la part de la GRC, faite pour embrumer et cacher l’étendue et la nature de ces disparitions. Cette désinformation ne fut qu’en partie réussie et décida le gouverneent du Canada à prendre des mesures plus fermes afin d’effacer toute attention publique du génocide continuant à se dérouler sur les familles autochtones. Il le fit au moyen d’une directive ministérielle secrète datée du 3 avril 1998 (exhibit 4).
  1.   Cette directive émise par le gouvernement libéral du premier ministre Jean Chrétien, consistait en un plan officiel de terrorisme d’état ciblant les activistes aborigènes et les survivants des pensionnats pour Indiens ainsi que leur supporteurs. Ceci inclua notre propre campagne menée par le secrétaire du TICEE Kevin Annett. Le plan terroriste de Chrétien autorisait l’utilisation de méthodes “black ops”, secrètes, de surveillance illégale, de harcèlement et de violence contre ces groupes ciblés, incluant, pour citer la directive, “l’élimination” des individus qui possédaient toute connaissance ou preuve des actes de génocide commis par l’église canadienne ou les fonctionnaires. Cette directive ministérielle est semble t’il toujours opérationnelle. Elle a été la cause de la mort de plus de deux douzaines d’activistes autochtones qui ont été assassinés par la police et la GRC depuis 1998, ceci incluant des membres de notre réseau. (exhibit 5)
  1.   Cette directive en question fut émise par le gouvernement fédéral pour mise en application par la division “E” de la GRC de Vancouver la première semaine du mois de juin 1998, juste avant la réunion du premier tribunal contre les crimes dans les pensionnats pour Indiens, appelée par notre mouvement et un affilié de l’ONU L’International Human Right Association of American Minorities (IHRAAM), le 12 juin de cette année là. En fait, faire obstacle au tribunal de l’IHRAAM était l’objectif premier de cette campagne de terrorisme d’état et ce d’après la propre déclaration faite par la patron chef inspecteur de la division “E” de la GRC de Vancouver, Peter Montague, qui mena la campagne locale. Ce trouble devint spécifiquement actif après que le tribunal eut donné une audience publique des premiers rapports de l’assassinat organisé et de trafic d’enfants des nations du nord de la C.B (exhibit 6)
  1.   Il est important de noter que cette directive terroriste de Jean Chrétien du 3 avril 1998 était destinée à agir contre toute personne menaçant d’exposer le génocide historique et continu du peuple autochtone. Entre 2006 et 2012, sept témoins occulaires clef et membres autochtones importants de notre réseau TICEE à Vancouver et Winnipeg, furent assassinés aux mains de cette directive: Harriett Nahanee, Johnny “Bingo” Dawson, Ricky Lavallee, Harry Wilson, William Combes, Edna Phillips et Chief Louis Daniels. Dans le processus de sa campagne de terrorisme d’état, la directive Chrétien a perturbé et marginalisé une grande partie de notre travail et le mouvement pour faire juger l’église et l’état pour les crimes commis dans les pensionnats. Mais pendant des années, elle a aussi réussi à camoufler la disparition et le massacre de familles autochtones à travers la province de la C.B. Par exemple, après que le tribunal IHRAAM fut attaqué et neutralisé par la GRC en juin 1998, les mêmes agents, sous la direction de l’inspecteur de la GRC Peter Montague, se sont engagés dans une destruction similaire de l’effort croissant pour identifier les personnes autochtones disparues en C.B et dans la centre-est de la ville de Vancouver.
  1.   Cette attaque étatique sur une véritable enquête au sujet des disparus fut déclenché par le fait qu’à ce moment là, au début 1999, de nouvelles preuves commencèrent à faire surface, liant l’identité de quelques tueurs actuels d’autochtones avec des gens qui travaillèrent au sein du système de pensionnats pour Indiens.
    En fait, notre travail a montré que le leadership actuel des églises catholique, anglicane et unifiée du Canada est soit directement impliqué dans les crimes des pensionnats ou est très actif à protéger ceux qui le furent et que ces mêmes prédateurs sont toujours engagés dans le viol, le trafic et l’assassinat systémiques d’enfants aborigènes. Il est dès lors très clair qu’il existe une continuité dans le crime s’étendant sur des décennies et qui lie les atrocités des églises dans les pensionnats avec les disparitions, viols et assassinats des autochtones de nos jours, spécifiquement les femmes et les enfants. Bref, le crime n’a jamais cessé et est toujours protégé par la triste alliance du clergé, de la police et du gouvernement, ce qui explique sans nul doute l’hostilité incessante de ce trio et ses efforts pour saboter notre campagne.
  1.   Nos enquêtes continues révèlent que beaucoup des hommes qui ont torturé et tué des enfants dans les pensionnats et qui sont toujours des prédateurs de femmes et d’enfants aborigènes sont aussi des membres ou des affiliés du Vancouver Club, club élitiste sis au 915 West Hastings street. Dans leurs rangs odieux se trouvent trois juges de la cour suprême, plusieurs avocats du barreau, des officiels du clergé et des exécutifs d’entreprises, un ancien premier ministre du Canada et des membres de longue date de la GRC et de l’armée canadienne.
    Virtuellement tous ces individus membres sont des pratiquants des églises anglicane ou unifiée, il y a de plus deux évêques catholiques membres du club. Beaucoup de ces hommes ont aussi été identifiés par un ancien membre des services de renseignement canadien (CSIS) comme des participants du cercle de torture et de snuff movie appelé le “Piggy’s Palace” ou le “palais des cochons”, ceci inclut deux politiciens actuellement au sénat canadien: Larry Campbell et Patrick Brazeau (exhibit 7).
  1.   L’objectif et effet généraux de la directive de terrorisme d’état Chrétien a été de protéger ces hommes et de camoufler leurs liens avec l’ère des pensionnats pour Indiens et de des actuels patrons corporatistes. Mais ce qui ne peut pas être camouflé est la connexion directe entre les plus hauts niveaux du gouvernement, la police et le pouvoir corporatiste, éclésiastique et judiciaire au Canada et ces crimes délibérés génocidaires.
  1.   Dès 2007, une fois que ces connexions eurent été fermement prouvées par notre campagne et par le nombre croissant de témoignages en provenance de la communauté autochtone, le gouvernement conservateur de Stephen Harper se reposa sur la directive toujours active du gouvernement Chrétien pour faire mettre fin à cette exposition de la vérité et à mettre une “pirouette et un contrôle” final sur toute cette affaire du génocide au Canada. Il le fit par le moyen de sa propre enquête intra-muros appelée la “Commission Vérité et Réconciliation” (CVR). La CVR fut modelée sur une opération secrète standard de campagne de désinformation afin d’enterrer toute preuve, de réduire au silence les témoins, de discréditer les diseurs de vérité et de faire exonérer les coupables de toute malversation ou de tout crime. Avec la complaisance active des médias mondiaux, de l’ONU et de tous les niveaux du pouvoir judiciaire et politique au Canada, la CVR a enterré la vérité et les preuves du génocide des pensionnats pour Indiens et ce avec un remarquable succès. (exhibit 8) Elle le fit afin de masquer la continuité de ces crimes, spécifiquement au sein des communautés autochtones de la côte ouest et ceci fut suivi d’un second camouflage mis en place par l’actuel gouvernement libéral du Canada connu sous le nom de l’ “Enquête Nationale sur les Femmes Disparues”.
  1.   Il est devenu clair que cette ”enquête” est un autre mouvement du Plan chrétien pour l’élimination de tous les témoins et des preuves du programme de “solution finale” concernant la population indigène du Canada, programme officiellement commencé en 1910. La soi-disante “Enquête sur les Femmes Disparues” s’opère par les mêmes services de police, incluant la GRC, qui sont responsables des assassinats des femmes autochtoones ciblées et de leurs familles. Comme avec la CVR, cela coupe l’herbe sous les pieds et met un coup d’arrêt aux véritables efforts de révéler les crimes génocidaires et qui en sont responsables et qui élimine les témoins occulaires, qui argumentent sur les comptes officiels des disparitions. Ceci est fait pour s’assurer que la destruction finale des peuples indigènes et de leurs terres ancestrales se passera tranquillement et en générant le maximum de bénéfices aux intérêts entrepreneuriaux et étatistes en jeu, intérêts se trouvant derrière cette destruction et en profitant grassement.
  1.   Par exemple, un facteur clef qui est enterré par le gouvernement et l’”enquête” de police est le fait que les disparitions sur la côte ouest sont le résultat d’un ciblage racial et politique spécifique et non pas des meurtres isolés et gratuits. Ce point particulier a été établi par nos enquêtes déjà au printemps de l’année 2003 (exhibit 9). C’est à dire que la vaste majorité des femmes autochtones portées disparues proviennent des familles menées par le traditionnel clan des mères matrilinéaire qui contrôle ancestralement les territoires et les bases de ressources des différentes nations indiennes. En bref, leur assassinat représente des assassinats politiques délibérés qui visent à détruire ce qu’il reste du leadership traditionnel des nations de la côte ouest du Canada, nations qui sont un obstacle sur le chemin du profit des corporations voraces et toujours affamées de nouvelles ressources naturelles. En ce sens, ces dernier meurtres ne sont que la continuation pure et simple de la longue tradition canadienne d’extermination ouverte des peuples indigènes.
  1.   Ces crimes ont même un aspect encore plus sombre, impliquant un rituel satanique que notre travail a en premier lieu documenté dès 1998 au cours de notre enquête sur les pensionnats pour Indiens. Le soi-disant “Neuvième Cercle”, culte sacrificiel catholique établi au XVIIème siècle par les jésuites et toujours opérationnel sous les plus hautes directives du Vatican, a fonctionné dans les pensionnat dès leur création. (exhibit 10) Le trafic routinier, la torture et le meurtre d’enfants furent pratiqués à la fois dans les pensionnats anglicans, unifiés et catholiques et ont impliqué des membres de longue durée du gouvernement canadien et de la famille royale britannique ainsi que des églises. (exhibit 11) Le même réseau du Neuvième Cercle continue de tuer en toute impunité dans les cercles ecclésiastiques aujourd’hui et dans les communautés autochtones de la côte ouest canadienne situées sur des terres riches en ressources naturelles: ceci est un fait parfaitement établi par notre recherche et nos témoins. Il est très clair que les mêmes forces derrière le vol de la terre aborigène et sa richesse, tuent de manière rituelle et trafiquent les enfants indigènes aujourd’hui et ce en tant que partie intégrante d’un agenda de génocide général.
  1.   Derrière son masque de bienfaisance, comme épitomisé par son tout nouveau premier ministre Trudeau, roi de la pirouette, le Canada est une société fermée et répressive qui extermine activement le reste des peuples indigènes “non-assimilés” au sein de ses frontières. Il le fait en accord avec son programme génocidaire initial de 1910 et la directive secrète Chrétien de 1998, ainsi qu’avec la collusion active et l’intérêt de corporations d’exploitation chinoises et américaines. En tant que campagne d’état, ce point culminant du génocide canadien a une sanction judiciaire. Ceci est évident non seulement dans le refus de tout tribunal de la “couronne” de traduire ou de condamner toute personne ou agence pour actes de génocide, mais aussi par la mise en accusation active par ces mêmes tribunaux de quiconque expose leurs crimes. Bref, il n’y a aucune issue pour résoudre ce problème et rendre justice aux victimes de ce génocide canadien et ce ni au Canada, ni auprès d’institutions, de tribunaux ou d’agences de l’ONU, celles-ci ayant résolument tourné le dos à la réalité à ce crime toujours perpétré au Canada. (exhibit 12)
  1.   Ainsi, ces faits indiquent qu’il en incombe maintenant à la communauté du monde de se lever pour la loi internationale et de faire amener des sanctions politiques et économiques contre le Canada, la couronne d’Angleterre, le Vatican et leur église et associés entrepreneuriaux pour leurs crimes passés et présents contre l’humanité. Le Canada et ces puissances sont des voyous dont les actions menacent non seulement des innocents mais aussi la paix et la souveraienté de toutes les nations. Cette menace est d’autant plus évidente considérant la toujours valide politique connue sous le nom de “Crimen Sollicitationas” au sein de l’église catholique romaine, qui subvertit les lois de protection des enfants et l’autorité des gouvernements souverains en demandant que tout catholique au monde protège les abuseurs, mollesteurs et violeurs d’enfants au sein de l’église et camouflent ces crimes à la police, L’église anglicane est gouvernée par la même politique subversive. (exhibit 13). Depuis sa mise en applicatiin en 1929, cette loi et pratique de l’église a encouragé et causé le meurtre systémique d’enfants au Canada et dans le monde et continue sans aucun contrôle de quiconque, en violation totale de la souveraineté des nations et de leurs lois. Aussi longtemps qu’une telle criminalité institutionnalisée contre les enfants est permise et légalisée, aucun pays ne peut clâmer protéger ses propres citoyens.
  1.   L’holocauste canadien des peuples indigènes et de leurs enfants doit être stoppé à tout prix, tout comme doit l’être les déprédations de ce Neuvième Cercle meurtrier et autres cultes sacrificiels d’enfants qui opèrent sous la protection de l’église et de l’état. Il y a une très claire obligation morale et légale pour les nations souveraines de restreindre, d’arrêter et de punir les régimes criminels prouvés tels comme le Canada, la couronne britannique et le Vatican. Nous appelons donc et attendons des nations de le faire, en utilisant leur police, leur armée et leur machine légale et judiciaire. Nous dirigeons tout spécifiquement cet appel au président Vladimir Poutine, son gouvernement et le peuple de Russie, ainsi qu’à tous les pays hors de l’influence du bloc occidental.
  1. Spécifiquement, notre direction du TICEE demande à ces gouvernements de procéder à ce qui suit:

    – Commencer des sanctions compréhensives économiques et politiques contre le Canada, l’Angleterre et le Vatican en tant que régimes génocidaires convaincus et condamnés, ceci incluant leur censure et leur expulsion de l’Assemblée Générale de l’ONU et d’imposer un embargo commercial et touristique sur ces états.

    – afin de protéger les témoins autochtones des crimes, les familles ciblées et les activistes du TICEE qui confrontent ces crimes et de mettre en état d’arrestation les criminels de guerre condamnés du Canada.

    – D’envoyer des équipes de médecine légale/légiste entraînées pour nous assister à exhumer et à examiner les scènes de crimes ainsi que les fosses communes sur les anciens sites des pensionnats pour Indiens

– D’assister dans l’arrestation et la comparution en justice de ceux responsables de ces crimes se produisant toujours, et de les traduire devant des tribunaux internationaux

  1.   Dans les semaines à venir, notre délégation va amener cet appel et nos preuves à beaucoup de gouvernements, de peuples, d’éducateurs, de juristes, et de médias dans le monde. Ceux d’entre nous qui ont révélé et confronté ces crimes au Canada ont été attaqués, harcelés, emprisonnés, censurés à tous les niveaux du gouvernement, de la police et des tribunaux et ont été empêchés d’agir librement dans notre propre pays. Nous apportons donc cette vérité au-delà des frontières du Canada pour le bien du grand nombre d’innocents qui sont morts ou qui vont mourir si justice n’est pas faite.
    Ici nous nous dressons, car nous ne pouvons moralement pas faire autrement.

Fait en ce 30 septembre 2016 par la direction centrale du TICEE avec l’approbation des conseils d’anciens des nations autochtones Anishinabe, Mohawk, Cree, Metis, et Squamish du Canada

ITCCS Central Directorate, Brussels

itccsoffice@gmail.com

Source:

http://itccs.org/2016/09/30/an-appeal-to-the-global-community-memorandum-on-the-continuity-of-genocidal-crimes-in-canada/

 

Liste des “exhibits”, documents 1 à 13 mentionnés dans la déclaration:

Les copies des documents se trouvent en appendices du contre-rapport à la CVR: “Meurtre par décret” (traduit en français par Résistance 71 )

Lien vers la traduction française:

https://resistance71.wordpress.com/meurtre-par-decret-le-crime-de-genocide-au-canada/

  1. La première page de l’accord contractuel du 25 novembre 1910 entre le gouvernement du Canada et les églises catholique romaine, anglicane, presbytérienne et méthodiste établit la co-gestion et le co-financement du programme des pensionnats pour Indiens. (Note: les deux dernière églises mentionnées étaient les prédécesseuses de ce qui est aujourd’hui l’Église Unifiée du Canada, établit par un conseil de l’ordre en 1925 par le gouvernement fédéral du Canada et la couronne d’Angleterre).
  1. La loi fédérale du 1er juiller 1920 rend obligatoire pour tout enfant autochtone au Canada âgé de sept ans et plus, d’être incarcéré dans le système de pensionnats pour Indiens prévu à cet effet.
  1. Quelques preuves de l’exisrence de ces escadrons de la mort et leur implication avec la police sont trouvées au sein des témoignages de ce memo: http://itccs.org/2011/02/02/memorandum-on-the-organized-disappearance-torture-exploitation-and-murder-of-women-and-children-on-canada-s-west-coast-a-summary-from-eyewitnesses/. Voir aussi la troisième partie sur www.murderbydecree.com . ou meurtre par décret
  1. Une copie de cette directive fut envoyée en juillet 2016 au bureau central du TICEE par un informateur au sein des services de renseignement canadiens le CSIS. La directive chrétien est décrite ici: http://itccs.org/2016/07/08/secret-black-ops-program-identified-by-canadian-government-source-2/
  1. Ces assassinats ont clâmés la vie de sept activistes autochtones du TICEE à Vancouver et Winnipeg, ainsi que celles de manifestants indigènes à travers le Canada. Ceux spécifiquement ciblés ont été les anciens du système de gouvernance traditionnel des nations de la côte ouest canadienne, ceux ayant la connaissance spirituelle et celle de la tradition orale de leurs nations.
  1. Ces rapports impliquent la dénonciation du chef financé par le gouvernement, du conseil Carrier-Sekani Tribal Council, Ed John, en tant que trafiquant de drogue et d’enfants, spéculateur foncier qui fut activement impliqué dans le meurtre de son propre peuple au profit des entreprises Alcan et B.C Hydro afin qu’elles s’accaparent leur terres. John fut ainsi dénoncé comme tel par au moins trois anciens membres de son conseil tribal, dont deux d’entre eux, Frank Martin et Helen Miche, témoignèrent au tribunal IHAAM sur les crimes des pensionnats pour Indiens à Vancouver en juin 1998. (www.murderbydecree.com et meurtre par décret )
  1. L’agent des services de renseignement (CSIS) Grant Wakefield, a parlé en personne avec le secrétaire de terrain du TICEE Kevin Annett en ce qui concerne ces faits en deux occasions, mais il fut subséquermment poursuivi en justice par le gouvernement afin de le réduire au silence et il fut placé sur la liste noire des médias canadiens. Son témoignange est contenu dans la troisième partie de “Meurtre par décret: le crime de génocide au Canada”. Les noms des politiciens, des juges et autres officiels actifs dans le cercle du trafic et des films snuff sont en possession du TICEE, ils incluent l’ancien premier ministre du Canada Paul Martin et les juges de la cour suprême de la Colombie Britannique MacEachern, Esson et Grobberman, ainsi que des officiers de police d’expérience, impliqués dans “L’enquête sur les femmes disparues” tel que Bruce Michelson du département de la police de Vancouver.
  1. Meurtre par décret: le crime de génocide au Canada, détails de la mascarade et de la criminalité de la CVR, en première partie (www.murderbydecree.com et meurtre par décret)
  1. Une fois de plus, les détails de cette connexion peuvent être trouvés dans la troisième partie de “meurtre par décret”. Wendy Poole par exemple, fut une “femme disparue” importante de Vancouver dont la famille a été lourdement impliquée dans des manifestations publiques et des blocages routiers pour défendre leurs territoires traditionnels de la prédation des entreprises bûcheronnes et d’extraction minière. Son oncle, Art Solomon, était un traditionnaliste souverainiste en porte-à-faux constant avec le gouvernement et ses marionnettes de “chefs” autochtones.
  1. Voir non seulement Murder by Decree mais aussi Unrelenting: Between Sodom and Zion de Kevin Annett pour une discussion sur le culte du Neuvième Cercle. Le témoignage d’une participante aux cérémonies de ce culte en Europe, Anne Marie Blijenburgh se trouve ici:

http://itccs.org/2014/09/10/transcript-of-anne-marie-van-blijenburghs-testimony-about-child-murders-in-belgium/

  1. Ibid.
  1. Voir http://itccs.org/2016/04/01/expel-canada-united-kingdom-and-the-vatican-from-the-un-general-assembly-letter-of-demand-issued-to-secretary-general-ban-ki-moon/ et http://itccs.org/2016/05/02/united-nations-head-censured-as-itccs-activates-new-campaign-to-disestablish-criminal-powers/
  1. En septembre 2010, Elizabeth de Windsor (Elisabeth II d’Angleterre) a signé l’accord d’Holyrood (Écosse) avec Joseph Ratzinger, alias le pape Benoït XVI, accord expliquant les termes de la réintégration de l’église anglicane au sein de l’église de Rome. Un de ces termes est l’imposition des conditions de Crimen Sollicitationas sur tout le clergé anglican, les officiels et les membres de l’église.

Voir ce site: http://itccs.org/2014/02/02/pope-francis-is-named-by-former-argentine-junta-insider-as-prime-mover-in-child-trafficking-network-francis-concealed-vatican-crown-of-england-holyrood-agreement/

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Fadaises religieuses (et commerciales) de fin d’année: Parlons un peu de l’inquisition moderne… Eglise catholique et torture d’enfants au Canada…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, pédagogie libération, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 24 décembre 2013 by Résistance 71

Oui, alors que les imbécilités de fêtes de fin d’année vont déverser leur lot annuel de bondieuseries et d’hypocrisies en tout genre, penchons-nous un peu (voire beaucoup même) sur les nombreux crimes toujours impunis perpétrés par la fange étatico-religieuse depuis des siècles.

Cet article que nous avons traduit, relate des faits d’abus, de violence, de viols et de tortures, commis sur des enfants autochtones dans un pensionnat canadien d’Ontario sous gérance de l’Église catholique. Comme nous l’avons vu dans notre présentation et traduction partielle du livre de Kevin Annett sur le génocide perpétré au Canada par le truchement des « écoles résidentielles pour indiens » entre 1850 et 1996, les crimes commis ne sont pas les faits de « brebis galeuses » d’un système comme on tend toujours à essayer de le faire croire (la belle affaire !…). Ceci, comme le programme eugéniste d’élimination systématique nazi, fut le résultat d’un programme pensé, et mis en application par l’état canadien (un programme similaire existait aux Etats-Unis et en Australie et dans bien des colonies…) et dont la gérance fut confiée en ce qui concerne la Canada, essentiellement aux églises catholique, méthodiste, anglicane et unifiée. Le cas présenté ci-dessous implique l’église catholique, mais il est prouvé que les autres églises se sont rendues tout aussi coupables de crimes contre l’humanité en participant à un génocide planifié des enfants autochtones du Canada dont au moins 50 000 (chiffe très conservateur) perdirent la vie dans les pensionnats/camps de rééducation mandatés par l’état. 

En cette période de fin d’année, si propice aux « bondieuseries » ineptes et à la résurgence d’une ferveur religieuse chrétienne, il serait très bon de connaître et reconnaître les crimes de l’église et pour ceux qui écouteraient encore le « message » du cureton en chef appelé « pape », qu’ils se rappellent que si l’ancien appartenait à la Hitler Jugend, le nouveau fut un des piliers de la répression militaire en Argentine lors de la « sale guerre » en apportant son soutien inconditionnel de jésuite en chef à la junte militaire fasciste qui sévissait alors, arrêtait, torturait et faisait disparaître tant et tant de citoyens argentins…

Il est vraiment plus que temps d7appeler un chat un chat et d’exposer ces crimes impunis.

Voir notre dossier complet sur la question du génocide passé et présent au Canada.

— Résistance 71 —

 

Justice refusée aux enfants autochtones torturés au pensionnat de Sainte Anne (Ontario, Canada)

 

Jennifer Mt Pleasant

 

20 décembre 2013

 

url de l’article original:

http://tworowtimes.com/news/national/justice-denied-children-tortured-st-annes-residential-school/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Entre 1936 et 1984, le pensionnat scolaire de Sainte Anne près de James Bay en Ontario (Canada) était sous l’autorité de l’église catholique. Depuis des décennies, les victimes de Sainte Anne ont narré leurs histoires tragiques. Un des fils conducteurs qui semble être imbriqué dans chaque histoire est celui de l’abus (sexuel) et de la torture.

Un des surviants et ancien chef de la première nation de Fort Albany, Edmund Matatawabin, avait 7 ans lorsqu’il fut violemment attaché sur une chaise électrique bricolée au pensionnat de Sainte Anne.

Metatawabin se rappelle de la procédure de la chaise électrique. Les garçons étaient amenés dans une pièce et alignés selon leur âge. “Les plus petits d’abord”, se rappelle t’il. “J’étais aux alentours du numéro 7 ou 8”. Metatawabin a expliqué qu’un par un, les enfants étaient forcés de s’assoir sur un siège en bois avec les bras sanglés sur le fauteuil métallique. Un membre du personnel de l’école se tenait près d’une boîte en bois avec une manivelle, prêt à envoyer la charge électrique dans la chaise et la pauvre âme qui y était attachée.

Il se rappelle de manière très vivide, bien qu’il fût très jeune à l’époque, que les jambes des enfants, qui pendaient du siège, étaient projettées en tous sens lorsque la charge électrique passait dans la chaise. Les missionnaires se tenaient tout à côté et riaient. Il a dit qu’après que tous les garçons aient été choqués, la  chaise électrique était ensuite emmenée dans le quartier de filles où la même procédure était répétée.

Metatawabin a expliqué que bien que cette méthode de torture fut le plus souvent utilisée à des fins punitives, il nota également qu’en fait tout était punissable. Il se rappelle des enfants passés à la chaise pour avoir ri trop bruyamment, pour avoir souri ou pour avoir marché trop lentement. Le chaise électrique était aussi utilisée pour le divertissement du personnel et des dignitaires en visite.

Finalement, vers le milieu des années 1990, après beaucoup de pression des victimes et de leurs supporteurs, la police provinciale de l’Ontario (OPP) se livra à une grosse enquête sur Sainte Anne. Ceci pris 5 ans et fut une des plus grosses enquêtes de police sur les abus sexuels (viols) de l’histoire de la province.

Une fois l’enquête terminée, le gouvernement scella les résultats. Les survivants de Sainte Anne ont lutté des années pour voir les résultats de l’enquête de l’OPP diffusés par le département des affaires aborigènes (DAA). Quoi qu’il en soit, alors , même que les survivants et le public ne furent pas autorisés à voir les résultats, l’OPP arrêta cinq anciens employés de l’école, qui furent tous éventuellement condamnés.

Lorsque les survivants demandèrent des compensations par le comité de la vérité et de la réconcilaition, ils demandèrent au DAA les archives de l’OPP. Non seulement on ne leur donna aucun accès aux rapports de police mais le DAA leur dit qu’il n’avait aucun de ces documents, ce qui fut prouvé être un mensonge. Mardi dernier, le gouvernement a fait une demande devant la cour supérieure de l’Ontario et a argumenté que la province aurait dû révélé les documents alors même qu’en 2008, le gouvernement fédéral a été ordonné de diffuser tous les documents au Comité pour la Vérité et la Réconcilation, aux victies et à leurs familles. Depuis lors, le gouvernemnt a fait tout ce qu’il pouvait pour ralentir et bloquer ce processus. Le problème de l’interdiction de publication et de l’ordre de mise sous scellé a pris la vaste majorité du mardi. Le juge Paul Perell a entendu les arguments des deux parties, incluant les avocats des survivants du pensionnat de Sainte Anne et le juge Perell du comité vérité et réconciliation trancha sur l’interdiction de publication en fin de journée: “Aucun nom de personnes impliquées dans l’évaluation indépendante ne peut être divulgué sous quelque forme que ce soit, pas même sur internet, sauf autorisation exprimée des intéressés. Le juge Perell a dit qu’il ne présidera pas sur la procédure du litige sur l’ordre de scellé avant l’année prochaine.

Ce que nous savons des documents divulgués jusqu’ici est que les enfants autochtones ont été soumis à des expériences médicales. Plus spécifiquement, les enfants furent privés de nourriture riche en nutrients afin d’étudier la carence en vitamine. Certains prédisent qu’avec la divulgation de plus de documents, des horreurs bien pires seront révélées incluant les tactiques de torture comme la chaise électrique qui fut utilisée au pensionnat de Sainte Anne.

D’après un rapport récent du gouvernement, le DAA a dépensé plus d’argent en procédure de litigation que tout autre département gouvernemental. Rien qu’en 2012, la facture du département des affaires aborigènes en frais de justice était de 106 millions de dollars.

Les survivants essaient d’obtenir des compensations au travers de l’IAP qui est un processus hors tribunal pour la résolution des demandes de compensation pour abus sexuels, violence sérieuse et conséquences psychologiques à long terme. D’autres survivants ont rejoint le mouvement en se constituant parties civiles.

De quelque manière que ce soit et afin de soutenir leur cas, les survivants ont besoin des documents de l’enquête de l’OPP, documents auxquels ils sont incapables d’avoir accès pour le moment. L’enquête a résulté en plus de 7000 pages et documents, incluant les déclarations écrites de plus de 1000 témoins.

Les survivants de programme de l’école résidentielle pour indigène du Canada, qui cherchent à obtenir des compensation et la réconciliation, doivent montrer des documents pour justifier et valider leur demande. Metatawabin a dit que les survivants deviennent de plus en plus frustrés des tactiques d’étouffement de la procédure employées à la fois par les gouvernements provincial et fédéral et que le temps vient à manquer pour les anciens qui veulent que la vérité soit faite sur tout cela et recherchent justice et réconciliation.

 

Génocide des nations autochtones au Canada: Le cas sanglant des écoles résidentielles pour Indiens de 1850 à 1996 mis au grand jour ~ 1ère partie ~

Posted in actualité, altermondialisme, documentaire, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 4 novembre 2013 by Résistance 71

Nous avons ici traduit la chronologie des évènements génocidaires ainsi que des actions mises en œuvre pour les mettre au grand jour afin que les coupables de ce génocide: l’État canadien et les églises catholique, méthodiste, presbytérienne et unifée du canada soient enfin traduits devant un tribunal de Nüremberg-bis.

Nous avons traduit et documenté un certain nombre de faits ayant mené à cette ignominie, notamment les fondations même du colonialisme et de l’esclavagisme à grande échelle que l’occident mena à partir du XVème siècle, origines qu’il faut aller chercher dans les bulles pontificales Romanus Pontifex (1455) et Inter Caetera (1493), que nous avons couvertes ici même.

Cette traduction de la chronologie qui constitue la première partie du livre de Kevin Annett « No Longer Hidden: Genocide in Canada Past and Present »,  a laissé des marques sur les traducteurs qui ont participé à ce travail. Il s’agit ici de la traduction la plus émotionnellement difficile qu’il nous ait été donnée d’effectuer de toute l’histoire de Résistance 71… Merci à ceux qui s’y sont frottés et qui y ont laissés une grande énergie émotionnelle.

Voici ci dessous la vidéo du documentaire de Kevin Annett « Unrepentant » sous-titrée en français. Il s’agit ici d’une version raccourcie à 1h15 en 4 épisodes. La version anglaise originale fait 1h48. Ce documentaire a gagné quatre récompenses dans des festivals de films/documentaires indépendants et est la version filmée, documentée de témoignages de son livre sur le génocide des écoles résidentielles pour Indiens du Canada. 

Regardez et évaluez l’occident à sa juste valeur criminelle, le but étant pour nous occidentaux d’accepter nos crimes, de les réparer, de les transcender pour prendre la main des peuples opprimés et œuvrer ensemble pour un véritable changement de paradigme politique en premier lieu, puis économico-social.

L’humanité est à l’orée d’un grand changement résultant d’une grande prise de conscience. Nous devons à ceux qui ont été impunément massacrés à travers les âges suite à des politiques oligarchiques et génocidaires, tout autant qu’aux générations qui ne sont pas encore nées, de redresser les torts et de s’engager dans une véritable réconciliation qui ne peut provenir que de l’acceptation des fautes et des efforts d’harmonisation des peuples pour la justice, l’égalité et le bien commun à tous dans un monde où règnera le pouvoir non-coercitif des peuples unifiés et confédérés.

— Résistance 71 —

Vidéo en français (VOSTF) du documentaire sur le génocide des écoles résidentielles du Canada:

1er épisode

2ème épisode

3ème épisode

4ème épisode

*  *  *

Une chronologie du crime: Génocide au Canada dans l’ère moderne

Kevin Annett

 

Première partie du livre (extraits): “Hidden No Longer: Genocide in Canada, Past and present” (3ème édition 2010)

“A découvert: Génocide passé et présent au Canada”

 

 ~ Larges extraits de la chronologie des évènements de 1850 à 2010 ~

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~ Novembre 2013 ~

 

1ère partie

2ème partie

 

1850: Les nations autochtones de l’Est du Canada ont été décimées par la variole et autres maladies volontairement introduites par les Européens à environ 10% de leurs nombre pré-contact. Les tribus indiennes à l’Ouest des Grands Lacs demeurent principalement indemnes de ce fléau, sauf sur la côte Ouest où des Européens commencent à s’installer.

1857: La loi sur la “civilisation graduelle” est passée dans la législature de l’Upper Canada. Cette loi est faite pour éradiquer légalement toutes les nations autochtones par la “mise sous tutelle”, dans laquelle toute propriété et nationalité sont abolies.

1859: Des missions catholiques sont établies à Mission en Colombie Britannique (C.B) et dans l’Okanagan par l’évêque Paul Durieu, qui planifie avec l’aide des jésuites l’extermination des chefs indiens non chrétiens et de les remplacer par des leaders sous contriole catholique. Ce “plan Durieu” servira plus tard de modèle pour le programme des pensionnats pour Indiens.

1862-3: Une épidémie majeure de variole est déclenchée dans l’intérieur de la C.B au sein des tribus indiennes par le missionnaire anglican (protestant) et futur évêque de Norwich et membre de la chambre des Lords, le révérend John Sheepshanks, qui inocule des centaines d’Indiens avec la maladie. Sheepsshaks agit sous la direction du gouvernement provincial et de la compagnie de commerce de fourrures de l’Hudson Bay, qui promeut les premières missions protestantes parmi les Indiens. Plus de 90% des Indiens de l’intérieur Salish et Chilcotin, quelques 8000 + personnes, mourront à la suite de cette attaque bactériologique.

[…]

1870: La couronne d’Angleterre (NdT: comprendre la banque d’Angleterre et la City de londres qui sont de facto la “couronne”, “the Crown”…) établit la “réserve cléricale”, un système où les missionaires catholiques et anglicans reçoivent des centaines d’acres de terre volés aux nations indigènes, spécifiquement dans l’ouest du Canada. (NdT: Le Vatican est à l’origine de la “couronne”, il est donc logique et sans surprise que catholiques et protestants s’entendent comme larrons en foire lorsque les circonstances oligarchiques le demandent. La “réforme” de l’église ne fut qu’une autre vaste fumisterie afin de mieux diviser et contrôler les moutons imbéciles…)

1873: La Royal North West Mounted Police, précurseur de la Royal Canadian Mounted Police actuelle (NdT: la Gendarmerie Royale du Canada communément appelée la “police montée canadienne”), est établie en tant que force para-militaire nationale avec jurisdiction sur la totalité du territoire canadien. Son mandat inclut la déportation des nations autochtones dans les réserves pour ainsi créer une vase  étendue de “terres libres d’Indiens” 80km de part en d’autre de la nouvelle ligne de chemin de fer de la Canadian Pacific Railway (CPR)

1876: Sous l’influence de l’ancien premier ministre et avocat de la CPR, John A. MacDonald, le Canada établit l’Indian Act ou la loi sur les Indiens, qui réduit tout indien et métis au rang de non-citoyens et à charge de l’état canadien. Dès lors, les Indiens sont emprisonnés sur des “terres de réserve”, dépouillés de tout statut légal ou de droits civils, ils ne peuvent pas voter, ils ne peuvent pas poursuivre en justice, ne peuvent pas posséder de terres ou agir légalement pour eux-mêmes. Leur statut de pris en charge de l’état demeure inchangé jusqu’à aujourd’hui.

1886: La ligne CPR est terminée, elle relie les côtes Atlantique et Pacifique du Canada et ouvre la porte à une immigration massive européenne. La même année, toutes les cérémonies traditionnelles des Indiens de l’Ouest du Canada sont interdites, incluant le système de potlatch et les langues natives.

1889: Le ministère fédéral des affaires indiennes est établi. Des “écoles industrielles indiennes” sont reconnues par le gouvernement fédéral, qui, en partenariat avec les églises catholique et protestante, financent conjointement et créent les camps d’internement pour tous les enfants autochtones sur tout le territoire canadien.

1891: Le premier rapport médical faisant état de décès massifs dûs à la tuberculose non traitée est publié par le gouvernement fédéral et le Dr George Orton de la province d’Alberta. Le rapport d’Orton est complètement ignoré.

1905: Plus de cent pensionnats pour Indiens sont en activité à travers le Canada, les deux-tiers sont gérés par l’église catholique. Une immigration massive européenne et une guerre bactériologique ont réduit les populations autochtones de l’Ouest du Canada à environ 5% de ce qu’elles étaient avant les contacts avec l’homme blanc.

1907: Le Dr. Peter Bryce, médecin chef au ministère des affaires indiennes (MAI), visite les pensionnats à l’échelle nationale pour y étudier les conditions sanitaires. Le rapport de Bryce qui s’ensuit adressé au SuperIntendant du MAI Duncan Campbell Scott documente que plus de la moitié des enfants de ces écoles meurent parce que la tuberculose est volontairement introduite parmi eux par le personnel. Bryce affirme également que les églises qui gèrent les écoles suppriment délibérément les preuves et les statistiques de ces pratiques meurtrières.

15 Novembre 1907: La rapport de Bryce est cité dans la presse: dans l’Ottawa Citizen et la Montreal Gazette.

1908-9: Duncan Campbell Scott supprime le rapport Bryce et refuse de suivre ses recommandations, qui incluent de retirer aux églises la gérance des établissements. Bryce publie un rapport plus détaillé montrant l’énorme taux de mortalité dans les pensionnats, Scott commence alors une vaste campagne de diffamation contre Bryce qui le verra éventuellement banni des services publics.

Novembre 1910: Malgré les trouvailles de Bryce, Scott institutionalise le contrôle des pensionnats pour Indiens par les églises au travers d’un contrat liant le gouvernement fédéral et les églises catholique, anglicane, presbytérienne et méthodiste (les deux dernières mentionnées étant les précurseurs de ce qui deviendra l’église unifiée du canada). Ce contrat autorise les écoles et leur donne un financement gouvernemental ainsi qu’une protection, ceci incluant l’utilisation de la GRC comme bras policier des écoles.

Mars 1919: Malgré un taux de mortalité pulvérisant tous les records dans les pensionnats indiens (maintenant rebaptisés “écoles résidentielles”, et sous la pression de l’église, D.C Scott abolit l’inspection médicale fédérale de ces écoles simplement en supprimant le poste de chef inspecteur sanitaire.

Avril 1920: Une loi fédérale passe rendant légalement obligatoire pour tout enfant indien à travers le Canada âgé de 7 ans ou plus d’être incarcéré dans les pensionnats. Les parents autochtones non-coopératifs avec cette loi sont emprisonnés et mis à l’amende. Le nombre de mort par tuberculose parmi les peuples indigènes va tripler durant la décennie qui va suivre.

Printemps 1925: Etablissement de l’Église Unifiée du Canada par un décret fédéral émanent du parlement afin de “canadaiser et de christianiser ceux nés étrangers et les païens.” L’église est un bras financé de la couronne britannique et hérite de toutes les écoles résidentielles et des terres natives volées et détenues par les églises méthodiste et presbytérienne.

[…]

1928: La loi sur la stérilisation sexuelle est passée dans la législature de la province d’Alberta, permettant à ce que tout pensionnaire des écoles résidentielles pour Indiens soit stérilisé sur la décision du proviseur de l’école: un employé de l’église. Au moins 2800 hommes et femmes autochtones seront stérilisés de force en fonction de cette loi.

1929-30: Le gouvernement du Canada transfère le gardiennage légal des enfants indiens pensionnaires des écoles résidentielles au proviseur de chaque école appointé par l’église.

1933: Une loi similaire sur la stérilisation est passée dans la province de Colombie Britannique. Trois centres de stérilisation sont établis dans les zones abondamment peuplées d’autochtones, tous gérés par l’église unifée du canada: à Bella Bella et Nanaimo (C.B) et à Edmonton (Alberta). Des milliers d’Indiens y seront stérilisés contre leur gré, jusque dans les années 1980.

Février 1934: Une tentative par le gouvernement canadien d’abolir les écoles résidentielles est mise en échec suite aux pressions exercées publiquement par les officiels des églises catholique et protestante.

Janvier 1939: Des enfants de la nation Cowichan sont utilisés pour des expériences médicales faites par des médecins parlant allemand à l’école résidentielle catholique de Kuper Island sur l’île de Vancouver. Plusieurs enfants décèdent. La GRC supprime les enquêtes sur les décès et l’ordre ecclésiastique catholique allemand gérant l’école, les Montforts, est remplacé par les Oblates.

1947-8: Le diplomate canadien et futur premier ministre Lester Pearson aide à redéfinir la Convention des Nations-Unies sur le Génocide afin de la rendre inapplicable au système canadien des écoles résidentielles. Toute législation permettant son application sur le territoire canadien est bloquée par le parlement.

1946-52: Des centaines de nazis et de médecins SS reçoivent la nationalité canadienne et immigrent au Canada sous le coup du Project Paperclip (projet trombone) et travaillent dans les hôpitaux pour Indiens et autres endroits dans des programmes de la CIA et militaire, incluant des endroits comme le Allen Memorial Institute de Montréal. Leur recherche va des programmes de contrôle psychologique aux tests pharmaceutiques en passant par les techniques de stérilisation, sur des enfants indigènes, des orphelins et autres.

1956-8: Des survivants d’un de ces programmes ayant eu lieu au Lincoln Park royal Canadian Air Force base à Calgary dans la province d’Alberta, décrivent un médecin avec son numéro SS tatoué sur le bras, torturant à mort des enfants, incluant des enfants aborigènes amenés sur la base par la GRC en provenance de réserves locales et d’écoles résidentielles. Des crimes similaires sont décrits par des survivants de programmes sur les bases militaires de Suffield en Alberta, Nanaimo, C.B et le Lakehead Psychiatric Hospital de Thunder Bay en Ontario.

[…] A suivre…

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Vidéo en français (VOSTF) du documentaire sur le génocide des écoles résidentielles du Canada:

1er épisode

2ème épisode

3ème épisode

4ème épisode