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Gaza… Entre censure israélienne et chiffre du Hamas… La guerre des chiffres

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 23 juillet 2014 by Résistance 71

Apres 2006 contre le Hezbollah au Liban, 2014 contre le Hamas a Gaza… Seconde defaite au sol pour Israel ?

— Resistance 71 —

 

Les chiffres du Hamas sur les tués israéliens: Loin de ceux de la censure israéiienne

 

Al Manar

 

22 juillet 2014

 

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=183588&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=20&s1=1

 

Compte tenu de la censure imposée par le gouvernement israélien durant cette guerre, et révélée par les medias israéliens, il est difficile de se fier totalement aux chiffres officiels des tués dans les rangs des militaires israéliens.

Le dernier chiffre admis officiellement pour les militaires israéliens tués est de 28 et de 10 blindés détruits. Dans les rangs des civils, il n’a été question que d’un seul colon tué.

Selon de nombreux analystes et correspondants israéliens dont Amos Hareil du Haaretz, « le gouvernement et l’armée israéliens mentent dans la publication des chiffres des pertes humaines dans les rangs des Israéliens », en général.

Et ce, à la demande du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a menacé de pénaliser toute information dans ce domaine. Seul le cinquième des faits est révélé au grand public, semble-t-il, d’après le site d’info palestinien al-Quds.

Selon le correspondant de la deuxième chaine, le but de cette censure est de réduire la peur du public israélien qui commence à réclamer à voix haute un cessez-le-feu après avoir passé 11 jours dans les abris souterrains en raison des roquettes de Gaza qui ont touché tout le pays.

Or, selon le Hamas, les chiffres des tués israéliens, surtout dans les rangs des militaires sont nettement supérieurs aux 28 déclarés : 100 soldats au moins ont péri avance ce mouvement palestinien dans un rapport publié dans l’agance d’information palestinienne al-Ray .

Dans les opérations

Dans les opérations commando à l’est de Rafah, 5 israéliens ont été tués. 6 autres ont péri dans une opération contre la position militaire Abou Motaybek et 6 autres dans une opération commando derrière les lignes de l’occupation en face de Beit Hanoune.

Devraient également être répertoriés les 15 militaires (et non 13 selon les chiffres israéliens)  abattus dans l’opération spéciale effectuée dans les quartiers de Chajaïyyé (chouja’ié) et Touffah et au cours de laquelle un soldat israélien a été fait prisonnier.

Par des snipers

Al-Qassam assure également que ses snipers sont parvenus à toucher mortellement 9 soldats israéliens, c’est-à-dire dans la tête, utilisant des armes super sophistiquées.

Dans les embuscades

En plus, il rapporte avoir réalisé 22 embuscades suivies d’accrochages, dont 9 à Khan Younès, 7 à Beit Hanoune et Beit Lahia, 2 à Chajaïyyé, 2 à Jajar-aldik et 1 à Rafah.

Vu que les résistants ont utilisé des engins hautement explosifs dans les embuscades, ils s’attendent à ce que le nombre de ceux qui ont péri est de trois soldats dans chacun d’entre eux. Ce qui équivaudrait à 66 tués dans les 22 embuscades.

Dans les accrochages

Pour leur part, les combattants du Hamas assurent avoir tués à bout portant 22 soldats durant les accrochages , dont 10 dans le get-apen de chajaïyyé , 5 à l’est de alKarara, 6 à Khan Younès et deux dans l’embuscade de Hajar-eddine, au centre de Gaza.

Et dans les attaques contre les véhicules

Concernant les véhicules détruits, dont les blindés et les chars, dans les 23 communiqués militaires du Hamas, trente ont été recensés. : dont 4 chars à Chajaïyyé, 5 chars à l’est du quartier Touffah, 6 véhicules au nord de Beit Hanoune , 10 à l’est de Khan Younès, 2 à l’est de Rafah et un dans le quartier Zaïtoune) .

Des missiles Cornet, des RPG, des RPG29 ont été utilisés dans ces attaques.

De plus 5 Jeeps militaires ont été faits exploser : 3 dans la position militaire israélienne d’Abou Motaybek et deux autres dans la position Eretz. 
Selon le Hamas, le nombre de ceux qui ont été tués dans ces attaques devrait être de l’ordre de 3 pour chacune. Ce qui aussi devrait les – dans leur totale à près de 66 tués.

Dans les pillonnages

Le mouvement de résistance assure aussi avoir visé depuis le début de l’incursion terrestre  et à plusieurs reprises les renforts israéliens mobilisés tout au long de la frontière avec la bande de Gaza au moyen de 111 roquettes de type 107, de 176 obus de mortiers de type 120mm. Là aussi des tués dans les rangs des militaires israéliens devraient être tombés.

Dans un décompte final, le Hamas recense entre 128 et 160 tués dans les rangs militaires israéliens. Ce chiffre non plus ne peut être fiable, car non vérifié de source indépendante. Il est certes très probable que face à la censure du gouvernement israélien qui tente de minimiser les pertes dans les rangs de ses militaires, le Hamas ait recours à amplifier ces chiffres. Guerre médiatique oblige. Ce qui ne devrait pas minimiser l‘importance de ses exploits et des autres factions de la résistance .

Là aussi, le Hamas semble avoir perfectionné ses méthodes au fil de ses expériences militaires.

Génocide du ghetto de Gaza: La défaite sioniste fait de moins en moins de doute…

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« Les limites des tyrans sont prescrites par l’endurance de ceux qu’ils oppriment. »
~ Frederick Douglass ~

« A cause de notre conférence de Genève et de nos liens amicaux avec l’OLP de Yasser Arafat, l’American Indian Movement (AIM) avait quelque crédibilité dans cette partie du monde. Tout comme l’Organisation de Libération de la Palestine, nous étions vitalement intéressés de récupérer notre pays et notre souveraineté. »
~ Russell Means, AIM ~

 

Une fois de plus.. Israël est défait

 

Gilad Atzmon

 

15 Juillet 2014

 

url de l’article:

http://www.veteranstoday.com/2014/07/15/once-again-israel-is-defeated/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Comme le cabinet ministériel israélien l’a annoncé plus tôt aujourd’hui, il a accepté l’offre de cesser-le-feu égyptien, les combattants de la liberté palestiniens de Gaza continuent de tirer des roquettes sur Israël.

La situation est claire. Israël se désespère d’un répis de la violence. Malgré ses “bravades” incessantes et sa puissance militaire, Israël n’a pas la capacité militaire ni le courage de confronter la résistance palestienienne sur le terrain. L’élite israélienne reconnait que l’armée ne peut pas résoudre le problème, mais que son utilisation intensive diminuerait de fait la manœuvrabilité d’Israël sur le front international.

Le Hamas d’un autre côté, a gagné sa plus grande bataille militaire, politique et idéologique jusqu’à ce jour, il a réussi à envoyer quelques messages élémentaires à l’ensemble de la société israélienne:

Vous vivez sur notre terre palestinienne volée, notre droit au retour est élémentaire et n’est pas négociable. Vous, Israéliens, n’appartenez-pas à ce territoire, jamais vous ne l’avez et vous devriez reconsidérer vos options immédiatement.

Le Hamas a aussi réussi à démanteler la tentative déceptive de la gauche israélienne et de son mouvement BDS de présenter le conflit comme un problème provenant de “l’occupation de 1967”. La portée et les cibles des missiles palestiniens délivrent un message clair à la fois aux Israéliens et à leurs agents d’opposition sous contrôle de la gauche. La Palestine est une portion de territoire entre la rivière et la mer. En d’autres termes, plus de paroles creuses sur des “résolutions du conflit”. C’est soit la Palestine, soit Israël et aujourdhui il semble que ce sera la Palestine.

La stratégie du Hamas ces dernières semaines a démontré un rare génie dans la méthode utilisée pour capitaliser sur la supériorité technologique d’Israël et en particulier de son “dôme de fer”. Quoi de plus malin et de plus éthique que de soumettre Israël à un barrage constant de roquettes, délivrant votre message essentiel avec des missiles, tout en sachant que personne ne sera blessé ?

Cette semaine passée, le Hamas a réussi à utiliser la technologie israélienne et à intégrer l’ingénierie israélienne dans ses tactiques opérationnelles. Ceci est une réussite tactique signifiante qui prouve que le leadership palestinien à Gaza est plus sophistiqué que sa contrepartie à Jérusalem.

Ceci est la répétition d’une habitude historique et culturelle juive familière. Dès que l’élite juive est convaincue que sa domination est établie, un désastre est immanent. Alors qu’Israël pense s’être payé la réponse finale technologique et ultime à la résistance balistique palestinienne, il est dévasté de découvrir qu’il a perdu la guerre sur tous les fronts possibles: militaire, technologique, politique et éthique.

Crimes contre Gaza: Sur fond de conquête du gaz palestinien…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 12 juillet 2014 by Résistance 71

Israël attaque Gaza pour s’approprier le gaz palestinien

 

Nafeez Ahmed

 

11 juillet 2014

 

url de l’article en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article14692

 

Hier, Moshe Ya’alon, actuel ministre israélien de la Défense et ancien chef d’état major des Forces de Défense Israéliennes a annoncé que l’Opération « Coussin de protection » était le début d’une large offensive contre le Hamas. L’opération « ne va pas durer seulement quelques jours » a-t-il dit, « nous nous préparons à étendre l’opération de toutes les manières possibles pour continuer à frapper le Hamas. »

Ce matin, il a ajouté :

« Nos frappes continuelles causent de lourdes pertes au Hamas. Nous détruisons des armes, des infrastructures terroristes, des systèmes de commande et de contrôle, des institutions du Hamas, des bâtiments du régime, des maisons de terroristes et nous tuons des terroristes dans les différents niveaux de commande… La campagne contre le Hamas s’étendra dans les jours prochains et l’organisation paiera un lourd tribut. » (Note de R71: voir ici la chose présentée du côté adverse: http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/332369-860-raids-aériens-contre-gaza-et-600-tonnes-d-explosifs-largués)

Mais en 2007, un an avant l’opération « plomb fondu », ce qui préoccupait Ya’alon, c’était les 40 milliards de m3 de gaz naturel, évalués à environ 3 milliards d’euros, découverts en 2000 au large de Gaza. Ya’alon rejetait l’idée que « le gaz de Gaza puisse devenir le vecteur d’un état palestinien viable au plan économique » comme étant « erronée ». Le problème selon lui était que :

« La vente du gaz palestinien à Israël n’engendrera pas assez de richesse pour profiter à une population palestinienne très appauvrie. Par contre, si l’on en juge par le passé, elle permettra de financer d’autres attaques terroristes contre Israël…

Une transaction sur le gaz avec l’Autorité Palestinienne [AP] devra, par définition, inclure le Hamas. Soit le Hamas pourra bénéficier des revenus engendrés, soit il sabotera le projet en lançant des attaques contre le Fatah, les installations de gaz et Israël – ou contre les trois à la fois… Il est clair que sans une opération militaire d’envergure pour mettre fin au contrôle du Hamas sur Gaza, on ne pourra procéder à aucun forage sans l’accord du mouvement islamique radical.. »

L’opération « plomb fondu » n’a pas réussi à anéantir le Hamas, par contre elle a pris la vie de 1387 Palestiniens (dont 773 civils) et de 9 Israéliens (dont 3 civils).

Depuis la découverte de pétrole et de gaz dans les Territoires Occupés, la compétition pour les ressources s’installe de plus en plus au cœur du conflit, à cause, surtout, des problèmes énergétiques croissants d’Israël.

Selon Mark Turner, le fondateur de Research Journalism Initiative, le siège de Gaza et la pression militaire qui s’en est suivie avaient pour but « d’éliminer » le Hamas en tant que « entité politique viable à Gaza » pour induire un « climat politique » favorable à un accord sur le gaz. Cela impliquait de réhabiliter le Fatah vaincu, d’en faire le principal acteur politique en Cisjordanie et de « rééquilibrer le rapport de force entre les deux camps en armant les forces loyales à Abbas et en recommençant à lui octroyer une aide financière ciblée. »

Les propos de Ya’alon de 2007 montrent que le cabinet israélien n’est pas seulement préoccupé par le Hamas – mais par le fait que si les Palestiniens parviennent à exploiter leurs gisements de gaz, la transformation économique qui en résultera pourrait alors augmenter considérablement leur pouvoir.

Israël a fait plusieurs découvertes successives d’importance ces dernières années – comme par ex. le gisement Leviathan estimé à 453 milliards de m³ – qui pourrait faire passer le pays d’importateur d’énergie à exportateur potentiel d’énergie avec l’ambition de livrer l’Europe, la Jordanie et l’Égypte. Le problème est que la plus grande partie des 3 450 milliards de mètres cubes de gaz et des 1,68 milliard de barils de pétrole du Bassin du Levant se trouve dans des eaux territoriales disputées par Israël, la Syrie, le Liban, Gaza et Chypre.

En plus de ces luttes régionales pour le gaz, Israël doit faire face à ses propres défis énergétiques, souvent méconnus. Ce ne sera sans doute pas avant 2020, par exemple, que le pays parviendra à mobiliser correctement la plus grande partie de ses ressources nationales.

Mais c’est seulement la partie émergée de l’iceberg. En 2012, dans une lettre – que le gouvernement israélien a gardée secrète– deux responsables scientifiques du gouvernement israélien ont prévenu le gouvernement que Israël, malgré toutes ses extraordinaires découvertes, n’avait pas encore la capacité d’exporter du gaz. Selon Ha’aretz, la lettre précisait que les ressources nationales israéliennes étaient de 50% inférieures à ce qui serait nécessaire pour procéder à des exportations dignes de ce nom et qu’en plus elles pourraient diminuer avec les années :

« Nous pensons qu’Israël aura augmenté sa consommation [nationale] de gaz naturel en 2020 et ne devrait donc pas exporter de gaz. Les estimations de l’Autorité de gaz Naturel sont inexactes. Il y a un fossé de 100 à 150 milliards de mètres cubes entre les projections de consommation qui ont été présentées au Comité et les projections plus récentes. Les réserves de gaz dureront sans doute moins de 40 ans ! »

Comme Dr Gary Luft – un conseiller du Conseil de Sécurité de l’Energie Etasunienne – l’a écrit dans le Journal de la Sécurité Energétique, « avec l’accélération de la diminution des ressources nationales de gaz et sans une augmentation rapide des importations égyptiennes de gaz, Israël pourrait être confronté à une crise énergétique dans les années qui viennent… Si Israël veut pouvoir poursuivre ses projets de gaz naturel, il doit diversifier ses sources d’approvisionnement.  »

Les nouvelles découvertes nationales d’Israël ne permettent pas de solutionner le problème dans l’immédiat parce que les prix de l’électricité ont atteint des records, ce qui accroît encore la nécessité de diversifier les approvisionnements. Ces problématiques sont la raison pour laquelle le premier ministre Netanyahou a déclaré le 11 février qu’il était temps de conclure un accord sur le gaz avec Gaza. Mais lorsqu’un nouveau cycle de négociations a été entamé avec l’Autorité Palestinienne, en septembre 2012, le Hamas a été exclu, et par conséquent il a rejeté l’accord comme illégitime.

Au début de l’année, le Hamas a condamné l’accord que l’AP avait conclu avec Israël pour lui acheter 845 millions d’euros de gaz provenant du gisement Leviathan sur les 20 années qui suivront la mise en service du gisement. Simultanément, l’AP a rencontré plusieurs fois le British Gas Group pour exploiter les gisements marins de Gaza, mais en excluant le Hamas – et donc les Gazaouis – du processus. Ce plan est le bébé du délégué du Quartette du Moyen Orient, Tony Blair.

Mais l’AP a aussi sollicité la compagnie russe Gazprom pour la même chose et des entretiens ont eu lieu entre la Russie, Israël et Chypre, sans qu’on sache au juste ce qu’il en est sorti. On ne sait pas non plus comment l’AP se propose de contrôler Gaza qui est gouverné par le Hamas.

Selon Anais Antreasyan, du Journal des Études Palestiniennes de l’Université de Californie, la revue de langue anglaise la plus respectée de toutes celles qui traitent du conflit arabo-israélien, l’étranglement israélien de Gaza a pour but de rendre « impossible l’accès des Palestiniens aux puits Marine-1 et Marine-2. » Le plan à long terme d’Israël « consiste non seulement à empêcher les Palestiniens d’exploiter leurs propres ressources, mais aussi à intégrer les gisements de gaz de Gaza dans les installations de forage en mer israéliennes adjacentes. » Tout cela fait partie d’une plus large stratégie consistant à :

« …. séparer les Palestiniens de leur terre et de leurs ressources naturelles pour les exploiter et ainsi bloquer le développement de l’économie palestinienne. En dépit de tous les accords formels impliquant le contraire, Israël continue à gérer toutes les ressources naturelles qui sont nominalement sous la juridiction de l’AP, que ce soit l’eau, la terre, la mer ou les ressources en hydrocarbures.. »

Pour le gouvernement israélien le Hamas continue d’être le principal obstacle à la finalisation de l’accord gazier. Comme le dit le ministre en exercice : « Notre expérience de la période d’Oslo nous a appris que les profits du gaz palestinien seraient sans doute utilisés pour financer le terrorisme contre Israël. Le Hamas n’est pas la seule menace… Il est impossible d’empêcher un groupe terroriste palestinien ou un autre de profiter peu ou prou de la manne gazière. »

La seule option, par conséquent, est une nouvelle « opération militaire pour éradiquer le Hamas. »

Malheureusement pour l’armée israélienne, anéantir le Hamas passe par la destruction de ce qui est perçu comme la base civile du groupe – et c’est pourquoi les victimes civiles palestiniennes sont infiniment plus nombreuses que les victimes israéliennes. Les deux camps ne valent pas mieux l’un que l’autre, mais la capacité de destruction d’Israël est simplement beaucoup plus grande.

Après l’opération « plomb fondu », le Comité Public contre la Torture en Israël (PCATI) de Jérusalem a découvert que l’armée israélienne avait adopté une doctrine de combat plus agressive basée sur deux principes – « zéro perte » pour les soldats israéliens même si cela nécessitait de tirer tous azimuts dans des zones fortement peuplées et la « doctrine dahiya » qui prône le bombardement des infrastructures civiles pour infliger de grandes souffrances à la population et les inciter à se révolter contre les opposants à Israël.

Cela a été confirmé dans les faits par la mission d’enquête diligentée par l’ONU à Gaza qui est arrivé à la conclusion que l’armée israélienne avait « délibérément fait un usage disproportionné de la force », contre les « infrastructures de soutien » de l’ennemi – « l’expression semble désigner la population civile », précise le rapport de l’ONU.

Les ressources ne sont pas la seule cause du conflit israélo-palestinien. Mais à une époque où l’énergie renchérit, la compétition pour le contrôle des énergies fossiles régionales influence de plus en plus des décisions qui ont le potentiel de déclencher une guerre.

Crimes à Gaza… Intifada ou Nakba… Palestine vaincra !

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3eme Intifada ou Nakba II ?

 

Gilad Atzmon

 

8 Juillet 2014

 

url de l’article:

http://www.gilad.co.uk/writings/3rd-intifada-or-nakba-ii.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

▪ Qui s’en soucie ? Les médias occidentaux ne manifestent que peu d’intérêt dans la couverture des affrontements actuels israélo-palestiniens.

▪ L’Hasbara israélienne préfère raser les murs en ce moment. Les affrontements actuels entre les forces de répression israéliennes et les Palestiniens se passent bien au sein des frontières pré-1967 d’Israël. Ce qui veut pratiquement dire, que la solution des deux états a perdu toute viabilité.

▪ Les soi-disants Irsraéliens-Arabes, ou devrions-nous dire, les Palestiniens qui possèdent la citoyenneté israélienne, font face à la brutalité de la foule juive.

▪ Il y a eu des appels aux pogroms contre les citoyens israélo-arabes provenant de tous les coins de la société israélienne.

▪ Le gouvernement israélien, d’habitude si faucon, apparaît relativement restreint et tempéré dans sa réaction vis à vis de la résistance palestinienne et l’action du Hamas à Gaza.

▪ Pourquoi ?

▪ Israël attend et espère un désastre. Un évènement tragique qui donnerait une excuse à son armée pour mettre en œuvre les mesures les plus drastiques.

▪ Gardons présent à l’esprit que “la voie de la tromperie” est profondément ancrée dans la culture hébraïque et les tactiques israéliennes (NdT: La devise du Mossad n’est-elle pas “Par la tromperie tu feras la guerre”…) ; Israël n’a pas vraiment besoin d’un Palestinien pour lui donner un prétexte à la guerre.

▪ La conclusion est inévitable, nous sommes à l’orée d’un scénarion catastrophe.

▪ La question demeure: Sommes-nous confrontés à une 3ème Intifada ou à une seconde Nakba ? Est-ce une révolte palestinienne ou les Israéliens procèdent-ils encore à un nettoyage ethnique ?

Bien que la terminologie diffère, d’une perspective israélienne il n’y a aucune contradiction entre les deux, ils sont des étapes complémentaires du même objectif, à savoir: Un état juif seulement.

Résistance politique: Le ghetto de Gaza harcelé par le sionisme colonial…

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Gaza chancelle sous les bombardements israéliens

 

Joe Catron

 

8 juillet 2014

 

url de l’article en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article14678

 

Les Palestiniens de la bande de Gaza se préparent à des frappes ininterrompues pendant « Opération bordures protectrices », l’agression militaire israélienne contre l’enclave qui a commencé mardi aux aurores.

Tout de suite après son annonce vers 1H du matin, heure locale (22:00 GMT), l’armée israélienne a procédé à 65 frappes aériennes et 3 frappes navales contre 50 objectifs dans la bande de Gaza pendant la nuit, détruisant 5 maisons et blessant 16 Palestiniens dont 7 enfants.

Le Cabinet de Sécurité israélien s’est mis d’accord, à 18H lundi soir, pour intensifier les frappes sur Gaza en réponse aux tirs de roquettes en provenance des territoires occupés sans toutefois envoyer des troupes sur le terrain.

Dimanche soir et lundi matin, 3 frappes israéliennes ont tué 9 Palestiniens dans le camp de réfugiés de al-Bureij et à Rafah. Selon les brigades al-Qassam du Hamas, 7 des hommes tués à Rafah – Ibrahim ’Abdeen par des bombes et Ibrahim al-Bal’aawy, Abdul-Rahman az-Zamely, Mustafa Abu Morr, son jumeau Khaled Abu Morr, Yousef Sharaf Ghannam, et Jom’a Abu Shallouf dans une frappe ultérieure sur un tunnel – faisaient partie de leurs combattants.

« L’ennemi paiera un lourd tribut, » a déclaré le porte-parole du Hamas Sami Abu Zohri en réponse aux attaques.

Des sources dans l’armée ont affirmé à des médias israéliens que les combattants avaient été tués par leurs propres explosifs qu’ils déplaçaient dans les tunnels.

Mazen al-Jadya et Marwan Salim, tués dans une frappe précédente sur al-Bureij, étaient des combattants des brigades Abd al-Qadir al-Husseini.

Les groupes armés palestiniens ont riposté par des dizaines de tirs de roquettes sur Israël. Dans une déclaration au petit matin, les brigades al-Qassam ont prévenu que le groupe « répondrait en élargissant le champ de ses objectifs » si Israël continuait à viser les maisons car, a-t-il ajouté, « en bombardant des maisons civiles ils franchissent la ligne rouge. »

L’échange vient après presque un mois d’escalade de la tension suite à des raids israéliens, des détentions et des fusillades en Cisjordanie et un durcissement de l’étranglement de la bande de Gaza après la disparition des 3 jeunes colons qu’on a plus tard retrouvés morts près de Hébron le 12 juin.

« C’est une autre forme d’escalade, » a dit Noor Harazeen, une journaliste de Gaza à Middle East Eye, lundi soir, avant l’annonce de l’opération par Israël.

« Dans les escalades précédentes, il y avait quelques frappes aériennes ici et là et les combattants de la résistance tiraient quelques roquettes,” a-t-elle ajouté. “Cela ne durait que quelques jours et les Israéliens bombardaient surtout des endroits déserts en faisant peu de martyrs et de blessés. »

Mardi, les magasins de Gaza étaient plus fréquentés qu’un matin normal de Ramadan, le mois pendant lequel les musulmans jeûnent toute la journée, parce que les gens faisaient des stocks de produits de consommation.

« Cette opération va faire des morts à Gaza, » a dit Maher Azzam, un étudiant en droit du quartier al-Nasser de la ville de Gaza à Middle East Eye, mardi matin.

« Ça va être l’enfer ici, » a-t-il ajouté. « Personne ne pourra sortir de chez lui parce qu’Israël va viser tout ce qui bouge à Gaza. »

Les précédentes agressions militaires israéliennes en 2008-2009 et en 2012 ont contraint des milliers de Gazaouis à rester enfermés chez eux pendant des jours et des jours.

Pourtant ce sont dans les maisons privées que les Israéliens ont tué le plus de monde à la fois : 49 Palestiniens de la famille Samouni 2009 et 12 dans la maison des Dalou en 2012.

Et comme Israël recommence à viser les maisons privées, les Palestiniens ne sont pas plus à l’abri dans leur maison aujourd’hui que ceux qui ont été tués dans leurs maisons lors des précédents raids.

« Ils vont tuer des citoyens et détruire des maisons comme d’habitude mais à une bien plus vaste échelle, » a dit Azzam.

Une guerre contre les moyens de subsistance

Avec la fermeture du terminal de Kerem Shalom, la seule route que peuvent emprunter les importations de Gaza, à toutes les marchandises, sauf l’essence, la pression israélienne s’est accrue sur l’enclave.

Les familles de 377 prisonniers palestiniens ont été interdites de visite pendant plusieurs semaines.

Dimanche, Israël a réduit la zone de pèche autorisée aux pécheurs de Gaza de 6 miles nautiques, la distance maximum autorisée suite aux accords conclus avec les groupes palestiniens armés pour mettre fin au conflit de 2012, à 3 miles nautiques.

Le ministre palestiniens de l’agriculture a déclaré que cette décision qui s’est accompagnée de menaces de tirer sur les contrevenants était une « guerre contre des milliers de pécheurs palestiniens et leurs moyens de subsistance ».

Nizar Ayyash, un porte-parole du syndicat des pécheurs de Gaza a dit à Ma’an News que les pécheurs allaient continuer de pécher dans les 6 miles nautiques et qu’ils « verraient bien si on allait leur tirer dessus. »

L’opération israélienne dans la bande de Gaza s’accompagne d’une offensive en Cisjordanie. Depuis le 12 juin, l’armée israélienne a tué au moins 5 Palestiniens – Mustafa Hosini Aslan, Mahmoud Jihad Muhammad Dudeen, Ahmed Said Soud Khaled, Muhammad Ismail Atallah Tarifi, et Yousef Abu Zagha – et en a emprisonné plus de 830.

Pendant la même période, 17 Palestiniens ont été tués et plus de 50 ont été blessés dans la bande de Gaza, a annoncé, mardi, le ministre palestinien de la santé.

« Cette fois-ci ce n’est pas seulement une escalade à Gaza, » a dit Harazeen. « Cela s’accompagne de raids en Cisjordanie et dans la Palestine occupée depuis 1948. On peut parler d’une agression contre toute la Palestine. Ce qui se passe en Cisjordanie affecte la population de Gaza et ce qui se passe à Gaza affecte la Cisjordanie. »

Le Hamas a donné ses conditions pour un cessez le feu ; elles incluent les termes du précédent accord conclu avec Israël lors de la trêve de 2012 et la libération des Palestiniens libérés dans l’échange de prisonniers de 2011 qu’Israël a remis en prison.

« L’escalade va continuer, » dit Harazeen. « Je ne crois pas que les populations de la bande de Gaza et de Cisjordanie vont supporter ces attaques israéliennes sans rien dire. »

Les Gazaouis qui ont déjà enduré deux agressions miliaires au cours des six dernières années, semblent pour la plupart se résigner à cette nouvelle attaque et aux nouvelles épreuves à venir.

« La vie quotidienne à Gaza commence à se dégrader, » a dit Wafaa Abu Hajajj, journaliste à Gaza, lundi soir. « La population a peur d’une nouvelle guerre. Mais les Gazaouis sont forts. Après tout ce qu’ils ont subi, ils sont capables de faire face à n’importe quoi. »

Mardi matin, de bonne heure, les bombes ont commencé à tomber en quantité. « La population qui a supporté avec endurance les guerres précédentes, sera capable de supporter aussi celle-ci, » a affirmé Azzam.

* Joe Catron : New-Yorkais membre de ISM, Catron est un militant et journaliste qui vit à Gaza. 
Il a co-édité The Prisoners’ Diaries : Palestinian Voices from the Israeli Gulag, une anthologie de récits de prisonniers libérés en 2011. Son blog : http://joecatron.wordpress.com – son compte twitter : @jncatron.