Archive pour fukushima fuite eau radioactive

Fukushima, environnement et contamination planétaire: Économie de bout de chandelle, la centrale tient (littéralement) au ruban adhésif…

Posted in actualité, écologie & climat, néo-libéralisme et paupérisation, politique et lobbyisme, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme with tags , , , , , , , on 5 janvier 2014 by Résistance 71

Bande adhésive et filet métallique ont été utilisés pour renforcer les réservoirs d’eau contaminée de Fukushima

 

RT

 

4 Janvier 2014

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/fukushima-radiation-water-leak-186/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Alors que TEPCO a commencé les préparations pour un nettoyage du système de drainage et de ses tonnes d’eau radioactive fuitée sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima, un ancien employé révèle que la raison pour tant de fuites fut la réduction du coût des mesures qui vit l’utilisation de ruban adhésif, a rapporté le quotidien Asahi Shimbun.

Yoshitatsu Uechi, un mécanicien automobile et chauffeur de bus pour touristes, a travaillé sur le site de la centrale nucléaire dévastée entre le 2 Juillet et le 6 Décembre 2012, d’après l’article du Asahi Shimbun. Il était un des 17 employés en provenance de la préfecture d’Okinawa, qui fut envoyé pour travailler dans la centrale durement frappée afin de créer de nouveaux espaces de stockage de l’eau contaminée. Le tremblement de terre de Mars 2011 a déclenché un tsunami qui a touché la côte Est du Japon, endommageant la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. La catastrophe a provoqué la fusion de trois des réacteurs nucléaires de la centrale, menant au plus grand désastre nucléaire mondial depuis celui de Tchernobyl. L’eau utilisée pour refroidir les réacteurs a fuit dans le sol et a contaminé l’eau de sous-sol sur les lieux de la centrale, une partie de cette eau s’étant également échappée dans l’Océan Pacifique.

Ce Japonais de 48 ans a dit que des ouvriers furent envoyés dans plusieurs endroits de Fukushima, incluant une zone appelée H3 à haut niveau de radiation. Dans un de ces cas en Octobre 2012, Uechi fut chargé de recouvrir 5 ou 6 réservoirs de stockage sans couvercle dans la zone “E”, proche de H3 et il pleuvait, rapporte le journal japonais. Lorsqu’il fut installé en haut du réservoir haut de 10m, Uechi y trouva de la bande adhésive qui couvrait une ouverture d’environ 30cm. Après avoir utilisé une lame pour enlever la bande, il appliqua un agent d’étanchéité sur l’ooverture et y fixa un couvercle en acier, le fermant avec de gros écrous. En accord avec ses instructions, il devait utiliser 4 écrous, bien que le couvercle en ait eu 8. D’après l’employé, ses collègues lui dirent plus tard que l’utilisation de bande adhésive était une procédure normale pour gérer les problèmes “d’étanchéité” des réservoirs d’eau contaminée. “Je ne pouvais pas croire qu’un tel boulot ni fait ni à faire était entrepris, même si cela faisait partie de mesures temporaires”, a dit Uechi au quotidien Asahi Shimbun.

Parmi d’autres mesures temporaires économiques bricolées, l’utilisation de matériel d’occasion fut courante. Uechi a aussi dit que des filets en fil de fer ont été utilisés pour renforcer des barreaux durant le remplacement de coffrage en béton dans les fondations des réservoirs d’eau. De plus, des membranes résistantes à l’eau furent appliquées le long des joints à l’intérieur des réservoirs cylindriques et ce pour économiser sur les joints étanches nécessaires utilisés pour joindre les feuilles métalliques de la paroi des réservoirs. La pluie et la neige ont érodé l’agent anti-corosion mit sur les écrous des colliers de serrage, réduisant ainsi l’étanchéité, a ajouté Uechi. D’après l’ouvrier, un grand nombre de ces réservoirs ont été prouvés avoir fuité de l’eau contaminée.

Samedi, des ouvriers sur le site de la centrale ont commencé les préparations de nettoyage du système de drainage de la centrale qui contient plus de 20 000 tonnes d’eau hautement radioactive, d’après Tokyo Electric Power Company (TEPCO), l’opérateur de la centrale et responsable du nettoyage. En août dernier, TEPCO a détecté 2,35 milliards de Becquerels de césium par litre dans l’eau située dans les passages sous-terrains, qui fuitent dans le sous-sol et la nappe phréatique au travers de failles et fissures dans les tunnels de drainage.

Le niveau normal est estimé à 150 becquerels par litre de césium d’après l’UE. Les ouvriers doivent mettre en place l’équipement spécial pour geler la sol autour des réacteurs, d’après TEPCO. Ce plan inclut d’introduire des tuyaux transportant des réfrigérants liquides profondément de façon à ce qu’aucune quantité d’eau ne puisse traverser. La chercheuse sur les retombées de Fukushima, Christina Consolo a dit à RT que le problème de l’eau contaminée dans la centrale nucléaire est un problème très difficile à résoudre.

La rétention/stockage des eaux est un problème extrêmement difficile en soi, comme chacun connait le problème d’une cave où il y a des fuites, l’eau trouve toujours un passage. Le site a été bricolé avec du ruban adhésif depuis plus de deux ans. La plupart de ces “réparations” ne sont que temporaires et il y a tellement de problèmes à résoudre et le coût a toujours l’air d’être un gros problème en ce qui concerne ce qui est fait et ce qui ne l’est pas.”

Energie et environnement: La saga de Fukushima continue…

Posted in actualité, écologie & climat, politique et lobbyisme, sciences et technologies with tags , , , , , , , , , on 10 décembre 2013 by Résistance 71

Un niveau de radiation record “pouvant tuer un humain en 20 minutes” détecté à Fukushima

 

RT

 

9 Décembre 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/fukushima-radiation-record-outdoor-912/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les niveaux de radiation extérieurs ont atteint leur plus haut à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, avertit l’entreprise qui l’opère. Les radiations trouvées dans une zone proche d’une canalisation en acier qui connecte les bâtiments du réacteur pourraient tuer une personne en 20 minutes, a rapporté un média local.

L’opérateur de la centrale et le responsable du nettoyage du désastre Tokyo Electric Power Company (TEPCO) a détecté des niveaux record de radiation le long d’une canalisation connectant les bâtiments du réacteur et un conduit de ventilation de 120m située à l’extérieur des bâtiments. TEPCO a mesuré les radiations en huit différents endroits autour de la canalisation avec le plus haut taux enregistré de 25 Sieverts / heure et 15 Sieverts / heure, a dit l’entreprise. Ceci correspond au plus haut taux de radiation enregistré à l’extérieur des bâtiments d’après la chaîne de télévision nationale NHK.

Plus tôt, TEPCO avait dit que des niveaux de radiation d’au moins 10 Sieverts / heure avaient été enregistrés le long de la canalisation. Ce conduit de ventilation véhiculait des gaz radioactifs après le désastre et pourrait toujours contenir des substances radioactives a ajouté TEPCO. Le tremblement de terre de mars 2011 a déclenché un tsunami qui toucha les côtes de l’Est du Japon, endommageant sévèrement la centrale de Fukushima Daiichi et causant la fusion de trois de ses réacteurs. Les réacteurs endommagés ont laissé échapper leur carburant nucléaire en dehors des coffrages en béton des sous-sols, alors que de l’eau était massivement utilisée pour refroidir, celle-ci finissant en partie par fuir dans les sols, contaminant ceux-ci à proximité sur les lieux de la centrale nucléaire. L’eau radioactive stockée sur le site a fuité dans l’océan pacifique. Ces fuites d’eau ont déclenché une somme importante de questions concernant la santé parmi les voisins du japon comme la Corée du Sud. Ce pays a testé des poissons pêchés au large des côtes du pays, d’après le ministère de la pêche de Corée du Sud.

Ainsi, la présidente de la commission américaine de régulation sur le nucléaire a assuré que l’eau radioactive atteindra les côtes américaines occidentales dans des limites de sécurité: “Le plus haut niveau de radiation qui atteindra les côtes américaines sera de deux ordres de magnitude, 100 fois moins radioactive que l’eau standard du robinet, “ a dit Allison MacFarlane à Tokyo vendredi dernier et fut citée par la chaîne Bloomberg. “Ainsi, si vous pouviez boire l’eau de mer, ce que vous ne ferez pas, cela représente un taux très bas”. Il y a 400 tonnes d’eau contaminée produite par jour sur le site.

Dans une tentative de résoudre le problème de stockage L’AIEA a proposé mercredi de considérer de pomper l’eau toxique dans l’océan après en avoir au préalable réduit la radioactivité. “Au vu de la quantité croissante d’eau contaminée sur place, TEPCO devrait… examiner toutes les options pour gérer ce stockage, incluant la possibilité de décharger de manière contrôlée, l’eau dans la mer en accord avec les normes de sécurité” a dit l’AIEA dans une déclaration officielle. TEPCO a testé une machine de transformation aquifère de haute technologie appelée ALPS, qui peut enlever les matériaux radioactifs de l’eau à l’exception du Tritium. Quoi qu’il en soit cet isotope de basse énergie est considéré comme moins dangereux que les autres isotopes radioactifs comme le Césium et le Strontium, qui sont aussi contenus dans l’eau contaminée.

Catastrophe nucléaire de Fukushima: Des JO à Tokyo ? Vraiment ?…

Posted in actualité, écologie & climat, économie, désinformation, politique et lobbyisme, sciences et technologies with tags , , , , , on 17 septembre 2013 by Résistance 71

La catastrophe sans fin de Fukushima: Les JO de 2020 sont sous la menace radioactive

 

Dr Helen Caldicott

 

15 Septembre 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/op-edge/fukushima-catastrophe-nuclear-olympics-883/

 

~ Traduit de l’anglais par Resistance 71 ~

 

Alors que les fuites de radiation semblent inévitables à Fukushima et virutellement instoppables, il y a toujours des mesures que tous les gouvernements du monde devraient prendre pour prévenir les conséquences du pire des scenarios. Une de ces mesures pourrait bien être d’annuler les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.

Une estimation scientifique prédit que la plume radioactive qui voyage vers l’Est à travers l’océan Pacifique, atteindra sûrement les côtes de l’Oregon, de l’état de Washington et du Canada tôt l’an prochain. La Californie subira les effets plus tard cette même année. Parce que le flot continu d’eau radioactive qui fuit du site nucléaire est virtuellement impossible à arrêter, une plume radioactive va continuer à migrer au gré des eaux du Pacifique affectant ainsi, Hawaii, l’Amérique du nord, l’Amérique du sud et éventuellement dans le temps l’Australie au fil des décennies.

Nous ne parlons ici que des courants marins, quoi qu’il en soit, les poissons pélagiques eux, nagent des milliers de milles nautiques et ne suivent pas nécessairement les courants marins. Comme constaté, les gros poissons pélagiques concentrent efficacement les radiations et des thons ont déjà été pêchés au large des côtes californiennes contenant du césium provenant de Fukushima. Les algues également concentrent très bien les éléments radioactifs.

Alors que je contemple le futur de Fukushima, il semble que la fuite radioactive est instoppable. Les niveaux de radiation dans les bâtiments 1, 2 et 3 sont maintenant si élevés qu’aucun humain ne peut plus maintenent entrer et se rapprocher du cœur en fusion de la centrale. Il sera donc impossible de pouvoir enlever ces cœurs radioactifs pour des siècles à venir, si cela est même un jour possible…

Buildings 1, 2 & 3

Si un de ces bâtiments s’effondre, le flot d’eau refroidissante des piscines et du cœur s’arrêtera, les cœurs de la centrale deviendront incandescents et pourraient s’enflammer relâchant ainsi des quantités très importantes de radiations à la fois dans l’air et dans l’eau, provoquant une détonation du combustible nucléaire des piscines. Il est étrange que ni le gouvernement des Etats-Unis en particulier ni ceux de la communautés internationales ne se sentent pas plus concernés au sujet de ces possibilités hautement probables et qu’ils ne fassent pas preuve d’urgence face à cette situation pour éviter la catastrophe.

Similairement, les médias mondiaux sont bizarrement déconnectés de cette crise majeure qui ne faiblit pas. De manière encore plus importante, le gouvernement japonais jusqu’à encore très récemment, s’était obstiné à refuser d’inviter et de collaborer avec des experts étrangers d’entreprises nucléaires et / ou des gouvernements.

Building 4

Cette structure a été sévèrement endommagée durant le tremblement de terre initial, ses murs sont déformés, il s’est enfoncé de 80cm dans la terre. Sur son toit se trouvent une piscine de refroidissement de combustible nucléaire, qui contient environ 250 tonnes de barres de combustibles chaudes, dont la plupart ont été enlevées il y a peu du réacteur, en fait quelques jours avant que le tremblement de terre ne frappe. Ceci n’est pas entré en fusion parce que la compagnie TEPCO est parvenue à maintenir un flot constant d’eau de refroidissement, ainsi les barres de combustible et leurs étagères de stockage sont toujours intactes, mais ont été déformées suite à la force de l’explosion d’hydrogène.

La piscine de refroidissement contient également plus de 4 tonnes et demi de plutonium et plus de 100 différents isotopes radioactifs. Au lieu que ce cœur ne fonde en une masse informe comme les trois autres cœurs de réacteurs, il demeure là-haut, exposé à l’air sur le toit de ce bâtiment structurellement affaibli. Un autre tremblement de terre important pourrait finir de le détruire, causant l’effondrement du bâtiment, et les barres de combustible nucléaire avec lui. L’eau de refroidissement s’évaporerait et la chaleur intrinsèque dégagée des barres nucléaires ferait s’enflammer le combustible alors que le zirconium réagirait chimiquement avec l’air relâchant dans l’atmosphère l’équivalent en radioactivité de 14 000 bombes d’Hiroshima et 10 fois plus de cesium que Tchernobyl ne l’avait fait.

Cela contaminerait intensément  non seulement l’hémisphère nord, mais le gouvernement japonais est sérieusement en train de penser à évacuer environ 35 millions de personnes de Tokyo et des environs si cela devait se produire. TEPCO a construit un cadre métallique pour consolider le bâtiment affaibli afin de pouvoir placer une énorme grue sur le toit pour extirper de manière radio-commandée les barres de combustible nucléaire. Cette opération est toujours effectuée par ordinateur et une extraction manuelle à distance n’a jamais été tentée auparavant. Si les barres sont déformées, une ou plusieurs pourraient se briser, relâchant tant de radiation que tous les ouvriers devraient être évacués, ou si les barres venaient à se toucher l’une l’autre, une réaction en chaîne se produirait.

Je me réfère à Arnie Gundersen, un ingénieur nucléaire en qui j’ai toute confiance. Il dit qu’un mur de deux mètres d’épaisseur en zéolithe devrait être construit à quelque distance des réacteurs à flancs de colline, ceci absorberait avec succès les radiations au césium de l’eau qui entoure les cœurs des réacteurs pour que cela ne pollue plus ou bien moins l’eau qui descend de la montagne. Dans le même la construction de canaux de drainage devrait être entreprise afin de pomper et de dévier l’eau non polluée de la montagne avoisinante dans la mer. Ensuite seulement les trois cœurs de réacteurs en fusion et leurs bâtiments associés pourraient être coulés dans le béton comme les soviétiques l’ont fait à Tchernobyl, ainsi la situation pourrait éventuellement être neutralisée pour environ un siècle. Ce que nos pauvres descendants décideront de faire de cette décharge nucléaire est au-delà de ma compréhension.

Néanmoins, comme l’a dit un officiel japonais: “Si nous les ensevelissions, personne ne regardera plus une autre centrale nucléaire pendant des années.” Réaction intéressante au demeurant, il est donc parfaitement évident que malgré la calamité présente, ils velent toujours poursuivre cette option énergétique nucléaire.

En Amérique du nord, les organismes de contrôle alimentaire comme l’EPA, devraient commencer immédiatement à vérifier le poisson routinement pris au large des côtes américaines, ainsi que de manière urgente les contrôles de matériaux aériens, le long de la côte pacifique et en travers du continent, de façon à ce que s’il y a une nouvelle fuite importante de radiations, elle sera mesurée efficacement et l’information passée rapidement au public. Ceci est valable aussi pour le Canada.

Les gouvernements américain et canadien doivent renforcer les interdictions de certaines denrées en provenance du Japon à moins que chaque chose soit vérifiée pour contamination radioactive et la nourriture produite aux USA et au Canada doit être analysée de la même manière. Les USA ont autorisé de nouvelles normes rendant la sécurité alimentaire à 1200 becquerels par kilogramme de produit vendu aux Etats-Unis en provenance du Japon, tandis que la tolérance au Japon même, n’est que de 100 Becquerels par kg. A quoi pense le gouvernement américain en autorisant à exposer les citoyens à plus de radiation ? Cette situation doit changer rapidement.

Les JO nucléaires

Prenant en compte ces problèmes, comment le premier ministre japonais Abe peut-il penser que Tokyo sera une ville saine pour les JO ? Il dit actuellement “qu’il n’y a aucun problème” et que “la situation est sous contrôle”. Ne comprend-il déjà pas que des parties de Tokyo sont déjà radioactivement contaminées et que son gouvernement est en train de larguer dans l’atmosphère des milliers de tonnes de cendres radioactives, résultant de l’incinération de ses détritus et des débris du tsunami qui a suivi le tremblemment de terre dans la baie de Tokyo ? Les athlètes vont-ils nager là dedans (NdT: Pour le triathlon par exemple qui se nage en milieu naturel…) ?

Quid s’il y a une nouvelle grosse fuite de radiation avant les JO ? Des jeunes gens qui ont passés des années à s’entraîner rigoureusement, ne doivent en aucun cas être exposés à de l’air, de l’eau ou de la nourriture radioactifs. Comment Abe peut-il envisager de dépenser tout cet argent pour l’hébergement des ces JO, lorsque ses propres concitoyens, les 160 000 réfugiés de Fukushima, qui vivent dans des barraques et des millions de personnes qui vivent dans des zones hautement contaminées et quand le complexe de Fukushima est hors de contrôle ?

Environnement: Fuites d’eau radioactive à Fukushima… de mal en pis…

Posted in actualité, écologie & climat, néo-libéralisme et paupérisation, sciences et technologies with tags , , on 7 août 2013 by Résistance 71

La fuite d’eau radioactive de Fukushima est une urgence

 

RT

 

5 Août 2013

 

url d el’article original:

http://rt.com/news/fukushima-emergency-radioactive-groundwater-073/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’entreprise Tepco qui gérait la centrale de Fukushima a été accusée de “faible sens de la crise”, alors qu’elle échoue dans son combat de prévention de fuite d’eau radioactive des réacteurs dans l’eau de mer se trouvant à toute proximité de la centrale ; cette situation est devenue une “urgence” selon le contrôleur japonais de l’énergie atomique.

“Vous ne pouvez simplement pas laisser à TEPCO le soin de traiter et de disposer des déchets radioactifs et de l’eau de la centrale nucléaire”, a dit à l’agence Reuters Shinji Kinjo, patron de l’Agence de Régulation Nucléaire japonaise (ARN). “Maintenant, nous avons une urgence sur les bras”. Chaque jour, 400 tonnes d’eau contaminée diffusent dans les fondations de la centrale, qui fut détruite par le grand tremblement de terre et le tsunami de Mars 2011. Les fuites se mélangent avec l’eau utilisée pour le refroidissement des réacteurs endommagés, avant de s’accumuler et de s’échapper dans l’océan pacifique.

Depuis deux ans, TEPCO a clâmé qu’elle gérait correctement le pompage de l’excès d’eau dans des réservoirs de stockage spécifiquement construits à cet effet, mais à la fin du mois dernier, l’entreprise a admis que de l’eau contaminée n’était plus contenue. L’entreprise d’énergie qui est sous stress financier après avoir reçu une facture de nettoyage des dégâts de la centrale de 11 milliards de dollars, a durci la terre autour de la centrale avec une substance chimique spéciale, créant ainsi une barrière impénétrable du côté de la centrale exposé à l’océan. Mais la coquille n’est pas complète: la technique ne marche qu’a partie de 1,80m sous la surface du sol et plus profond. Ainsi les retenues d’eau continuent à s’opérer à l’intérieur des chambres de la centrale et atteindront éventuellement les sols non protégés alors que toujours plus d’eau entre chaque jour qu’elle n’est pompée. “Si vous construisez un mur, bien sûr l’eau va s’accumuler là et il n’y a pas d’autres moyens pour l’eau que de monter ou de s’épandre sur les côtés, ce qui mènera éventuellement à l’océan.” A dit Masashi Goto, un ingénieur nucléaire qui a travaillé dans plusieurs centrales de TEPCO. “Maintenant la question est: combien de temps avons-nous ?” Le quotidien japonais Asahi Shinbun a dit que les fuites dans l’océan pourraient se produire d’ici à 3 semaines.

Kinjo a refusé se spéculer sur le temps exact, mais a dit que “toute l’eau qui s’échappera de cette façon le fera très rapidement”. TEPCO est en train de construire une déviation qui devrait divertir l’eau au sol de la centrale. Elle a aussi promis de commencer à pomper plus d’eau dès la fin de cette semaine afin d’endiguer la montée de l’eau. Mais la compagnie fait face à certaines limites, car ses réservoirs de stockage d’eau contaminée sont mantenant pleins à 85% et qu’il n’y a pas de planification claire pour en construire d’autres ou de transformer ces zones temporaires en zones de stockage définitives. “Nous avons besoin de nouvelles mesures pour empêcher l’eau de s’échapper dans l’océan” a insisté Kinjo, qui a accusé le géant énergétique de ne pas avoir mis en application de plan à long terme pour cette crise qui se déroule maintenant depuis plus de deux ans. L’impact environnemental de l’eau radioactive qui a déjà été fuitée et celle qui le sera est difficile à estimer, car TEPCO a été très lente à mener les recherches nécessaires et aussi très réticentes à rendre publique les résultats de ses recherches au public. La semaine dernière, l’entreprise a annoncé qu’elle avait testé les fuites pour l’isotope radioactif tritium et a dit que cela restait en deçà de la limite légale. Elle prévoit maintenant de tester l’eau de mer pour le césium et le strontium, qui sont considérés comme étant bien plus dangereux pour les humains et l’environnement.