Archive pour fraude darwinisme social

Nouvel Ordre Mondial et détournement de la science: la fraude du darwinisme social (Dean Henderson)

Posted in actualité, altermondialisme, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 14 octobre 2019 by Résistance 71

 

La fraude du darwinisme social

 

Dean Henderson

 

6 octobre 2019

 

url de l’article original:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2019/10/05/the-social-darwinism-fraud-2/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il est important de comprendre la transition historique de la méthodologie employée par les “élites” dans leur quête sans fin du contrôle des gens et des ressources de la planète.

Très important est le glissement de la confrontation ouverte avec une suppression violente des mouvements de libération, vers des formes plus masquées de guerre psychologique et de déformation de l’information au travers des médias de masse.

La gestion de la perception est le nom de ce petit jeu.

Cette bataille engagée pour nos esprits peut prendre bien des formes, mais elle commence par l’insertion de pré-requis philosophiques clefs dans le consensus public. Une des formes les plus insidieuses est le darwinisme social, qui prêche “la loi, la survie du plus fort, du plus apte” et renforce le paradigme de la domination du haut vers le bas. Cette vision du monde frauduleuse, “luciférienne”, renforcée par des “recherches scientifiques” financées par de grandes entreprises, doit être démontée et discréditée si nous désirons vraiment progresser en tant qu’espèce.

L’expédition de Charles Darwin fut financée par la noblesse d’Europe. Il était lui-même franc-maçon. Malgré ce pédigré élitiste, sa recherche le mena à une conclusion des plus importantes et ce ne fut pas celle de la “survie du plus apte”, mantra que l’élite globaliste a déployé depuis pour tout justifier, du colonialisme à l’esclavage en passant par le système des banques centrales et du capitalisme monopoliste. Plutôt, la thèse centrale de Darwin fut que la survie d’une espèce était plus dépendante d’un haut degré de coopération au sein de cette espèce.

J’ai grandi dans un ranch de quelques 800 hectares et j’ai vécu à la campagne le plus clair de ma vie. J’ai chassé, pris au piège, pêché, élevé du bétail et eu des animaux domestiques. J’ai arpenté un nombre incalculable de kilomètres des pistes du Montana où j’ai rencontré des grizzlys, des bouquetins, des élans et des loups. Nous avons récemment visité avec ma femme le parc naturel de Krüger en Afrique du Sud. De toutes ces expériences, je n’ai jamais, jamais rencontré deux animaux sauvages s’affrontant dans un combat à mort. Ce que j’ai vu en revanche, c’est la coopération et ce à bien des niveaux différents, non seulement au sein de la même espèce, mais aussi entre les espèces. Et pourtant, si vous regardez un documentaire sur la vie sauvage de la Royal Geographic Society, le thème du conflit (NdT: et de la prédation, qui ne représente qu’une infime partie de la vie sauvage…) est omniprésent.

Allez marcher en forêt et vous entendrez le chants des oiseaux avertissant le renard que vous marchez dans sa direction. Observez des daims et vous verrez les membres en bonne santé sur le qui vive et attendre les jeunes, les vieux et les malades. Visitez Krüger et vous y verrez des phacochères rester près des zèbres. Les zèbres peuvent voir au dessus des herbes hautes de la savane et voir les lions approcher, tandis que le phacochère plus trapu et aux défenses acérées peut donner du fil à retordre suffisamment longtemps à un lion pour que les zèbres puissent se sauver d’une embuscade.

J’ai eu deux chiens pendant près de 15 ans. Buck , le plus grand, pliait à Milo, plus petit mais plus vieux et il le fit toute sa vie. Ils n’eurent jamais de confrontation physique. bien que Buck fut le plus physique et le plus fort des deux, il ne vit jamais un quelconque intérêt à “jouer à l’alpha”. Buck savait que la coopération était un chemin bien plus sécure et facile. A son tour, Milo n’a jamais poussé sa position respectée “d’ancien”.

Plus tard, j’ai adopté une famille de trois chats, mâles. Quand Bob attrapait une souris, il la donnait souvent à Loris. Quand Loris en attrapait une, il la donnait à Harvey. Nous avions pris l’habitude d’observer pour anticiper le fait qu’il pourrait se battre pour la souris, mais ils ne le firent jamais. Souvent ils opéraient en triangulation pour chasser, tout en demeurant très attentif au fait qu’il puisse y avoir d’autres prédateurs plus gros dans la zone.

Bien que se produisent des confrontations dans la communauté animale, le plus souvent durant les périodes de rut et de chaleur et quand la nourriture devient plus rare. Les garçons sont et seront des garçons. Tout être vivant doit manger. Mais pourquoi donc le média de gestion de la perception Tavistok se focalise t’il tant sur ces rares incidents et si peu sur la coopération bien plus prévalente au sein de la communauté naturelle ? Parce que le faire détruirait le mythe que le capitalisme monopoliste est un système économique suivant la loi naturelle.

La veulerie, la gourmandise ne sont en rien naturelles. La coopération en revanche l’est. Nous sommes de manière inhérente des êtres d’amour et de compassion.

L’élite globale a utilisé cette même fausse version du néo-darwinisme dans leur portrait des peuples indigènes. On nous raconte, souvent pour justifier une quelconque guerre du pétrole menée par Exxon-Mobil ou la City Bank, que “les Indiens étaient constamment en guerre entre eux (bla bla bla bla).” Pourtant, n’importe lequel anthropologue culturel honnête vous dira que les peuples amérindiens ne s’engageaient que très rarement dans des guerres inter-tribales/nations pendant les plus de 100 000 ans qu’ils ont passés avant tout contact avec les Européens.

Les nations pré-colombiennes n’avaient pas non de “chef alpha”. Ils avaient des conseils de clans et de tribus, qui consistaient en des assemblées d’anciens et d’anciennes, dont l’expérience de la vie était hautement respectée. Les jeunes chasseurs / guerriers (NdT: les mêmes, pas d’armées professionnelles chez les Indiens, la défense est prise en main par la communauté) étaient toujours attendus de respecter et de montrer de la déférence envers ces anciens. Parmi les Indiens Lakota (NdT: une des nations de la grande nation Sioux des grandes plaines), le chasseur qui avait tué l’animal mangeait toujours le dernier, renforçant ainsi la vertu d’humilité et décourageant toute arrogance. La force n’était en aucun cas le droit dans la société tribale. Le concept même de “chef” fut imposé aux peuples natifs par les colonisateurs de la “couronne” (City de Londres).

La noblesse européenne luciférienne a vu ce modèle tribal communiste comme une menace à son empire commercial et industriel grandissant. Alors elle s’alloua les services mercenaires de gens comme Albert Pike, fondateur de rite franc-maçon écossais aux Etats-Unis et du Ku Klux Klan, pour lancer les guerres indiennes.

Ces mercenaires ont aussi enseigné aux Indiens de scalper, leur payèrent des récompenses avant d’envoyer les scalps à leurs dégénérés européens pour en faire dieu sait quoi. La société secrète d’agents de la couronne Skull & Bones (NdT: dont le QG est à l’université de Yale, toujours aujourd’hui…) a été rapportée conserver le crâne de Geronimo après sa mort dans leur maison des horreurs à Yale.

Les sbires de Pike choisirent ensuite des “chefs” de tribus, ceux suffisamment veules pour pouvoir être achetés, souvent avec des armes et du whisky. Ces “chefs” pas à pas, remplacèrent les conseils traditionnels de tribus, signèrent des traités abandonnant de vastes territoires ancestralement tribaux et furent soudoyés pour attaquer d’autres tribus pour créer la division nécessaire aux élites afin de pouvoir détruire le modèle d’existence et de gestion des peuples originels fondé sur la nature et l’harmonie avec la terre, pour pouvoir mieux la voler et la piller.

Pike était un franc-maçon du 33ème degré et un agent de la “couronne” (City de Londres). Il amena la franc-maçonnerie aux Etats-Unis dans la ville de Charleston en Caroline du Sud dans les années 1870. Son livre “Morals and Dogma” sert toujours de bible aux franc-maçons américains aujourd’hui.. Dans son livre, Pike proclame le tournant satanique de la franc-maçonnerie épousant “La religion maçonnique qui par chacun d’entre nous initiés dans ses plus hauts degrés, devra être maintenue dans la pureté de la doctrine luciférienne.

Le néodarwinisme est un mode de penser le monde luciférien chargé de peur. C’est une réalité antinomique à la nature. Le paradigme de la domination qu’il justifie est une construction humaine industrielle occidentale mis en place pour donner une certaine logique à la subjugation passée, présente et à venir de la planète et des gens qui l’habitent par une “élite de sang” auto-proclamée “Illuminati”.

Dernière pensée: Si le contrôle de l’économie (et du pouvoir) mondial est aussi simple que le prétend la thèse de la “survie du plus apte/fort” et celle de la “domination du mâle alpha”, alors ne serait-ce donc pas Evander Holyfield (NdT: grand champion de boxe poids lourd) qui devrait être le proprio de la Bank of America, alors que le chétif gringalet CEO de la Goldman Sachs Lloyd Blankfein serait le locataire d’une baraque de Harlem infestée de cafards ?…

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Lectures complémentaires:

Manifeste pour la Société des Sociétés

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

Marshall-Sahlins-La-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008

Dean Henderson NOM 4 cavaliers apocalypse pétrolière et familles banquières de l’oligarchie

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Charles_Mcdonald_Anthropologie_Conferences-Causerie-et-Analyses

 

Darwinisme et biologie sociale…. Rétablir la réalité avec une pensée critique sur l’évolution de l’Homme (Kropotkine et Darwin)

Posted in actualité, documentaire, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 17 septembre 2018 by Résistance 71

Pensée critique sur l’évolution de l’homme et le darwinisme

Pierre Kropotkine

Tirées d’écrits de Pierre Kropotkine publiés en Angleterre entre 1910 et 1915 sur sa pensée de l’évolution humaine et du darwinisme. Ces écrits furent publiés dans “the “Nineteenth Century and After”.

Nous avons traduits ces extraits d’une compilation réalisée par George Woodcock en 1995 dans la seconde partie de son livre “Evolution and Environment” chez Pierre Kropotkine. (éditions Black Rose Books). Dans ce recueil de pensées, Kropotkine analyse la pensée de Darwin sur l’évolution de l’Homme et la sélection naturelle et se lamente que bien des biologistes et socio-biologistes ne peuvent pas le démarquer du malthusianisme latent alors même qu’il avait reconnu que son hypothèse sur la survie du plus apte fondé sur la compétition naturelle, n’avait pas la validité escomptée. Laissons-lui la parole, celle de la voie du milieu dans laquelle Kropotkine excellait.

~ Résistance 71 ~ septembre 2018 ~

[…] Il n’y a pas le moindre doute sur le fait que l’hésitation de bien des biologistes à reconnaître la sociabilité et l’entraide comme une caractéristique fondamentale de la vie animale est due à la contradiction qu’ils voient entre une telle reconnaissance et la dure lutte pour la survie énoncée par Malthus, qu’ils considèrent comme le fondement même de la théorie darwinienne de l’évolution ; alors même qu’on leur rappelle que Darwin lui-même dans son second ouvrage “La filiation de l’Homme”, avait reconnu la valeur dominante de la sociabilité et des sentiments de “sympathie” dans la préservation des espèces ; ils ne peuvent pas réconcilier cette assertion avec la partie que Darwin et Wallace assignaient à la lutte individuelle malthusienne pour des avantages individuels dans leur théorie de la sélection naturelle.

[…] Darwin savait parfaitement que que sa sélection naturelle n’était qu’une HYPOTHESE et que pour être acceptée comme théorie, elle devait passer deux tests: sa capacité à expliquer un grand nombre de faits, incluant les cas difficiles et une certaine preuve à montrer que les processus auxquels elle faisait appel se produisent vraiment dans la Nature. Ainsi, quand on étudie son travail et sa correspondance, on est frappé par le mal de chien qu’il s’est donné pour tester la valeur de la sélection naturelle comme hypothèse capable d’expliquer la plus grande variété imaginable de faits biologiques et les problèmes les plus complexes rencontrés par l’évolution.

[…] Cette lettre [réponse de Darwin au biologiste George Lewes], écrite en 1868, est très instructive. Elle montre que Darwin distinguait déjà deux parties différentes dans le processus d’adaptation. Les facteurs extérieurs, par leur action directe sur une plante, produisent les commencements d’organes adaptés, des épines élémentaires, dues à l’avortement des lobes des feuilles.

[…] Une lettre de Darwin au géologue Moritz Wagner en 1868 est importante sous un autre aspect. Dans cette lettre il admettait franchement qu’il avait sous-estimé le facteur lamarckien, l’action directe de l’environnement:

A mon avis, la plus grande erreur que j’ai commise a été de ne pas envisager un poids suffisant de l’action directe de l’environnement comme par exemple la nourriture, le climat etc, indépendamment de la sélection naturelle. Des modifications ainsi causées qui ne sont ni à l’avantage ni au désavantage de l’organisme modifié, seraient spécifiquement favorisées, comme je peux le voir maintenant au travers de vos observations importantes, par l’isolation dans une endroit restreint où seuls quelques individus des espèces vivaient dans des conditions pratiquement uniformes. Lorsque j’ai écrit “L’origine de l’espèce” et quelques années après, Je n’ai pu trouver que de minces preuves pour une action directe de l’environnement alors que maintenant il y a un très vaste corps de preuves et votre cas de Saturna est un des plus remarquables qu’il m’ait été donné d’entendre (dans “Vie et correspondance”)

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De la filiation de l’Homme (extraits), Charles Darwin, seconde édition 1874

Sur le concept de coopération, de sympathie et d’entraide

Chapitre V.

“[…] Les hommes primitifs, ou nos ancêtres simio-humains, n’ont pu devenir sociables qu’après avoir acquis les sentiments instinctifs qui poussent certains autres animaux à vivre en société ; ils possédaient, sans aucun doute, ces mêmes dispositions générales. Ils devaient ressentir quelque chagrin lorsqu’ils étaient séparés de leurs camarades pour lesquels ils avaient de l’affection ; ils devaient s’avertir mutuellement du danger et s’entr’aider en cas d’attaque ou de défense. Ces sentiments impliquent un certain degré de sympathie, de fidélité et de courage. Personne ne peut contester l’importance qu’ont, pour les animaux inférieurs, ces diverses qualités sociales ; or il est probable que, de même que les animaux, les ancêtres de l’homme en sont redevables à la sélection naturelle jointe à l’habitude héréditaire.

[…] Et d’abord, à mesure qu’augmentent la raison et la prévoyance des membres de la tribu, chacun apprend bientôt par expérience que, s’il aide ses semblables, ceux-ci l’aideront à leur tour. Ce mobile peu élevé pourrait déjà faire prendre à l’individu l’habitude d’aider ses semblables. Or la pratique habituelle des actes bienveillants fortifie certainement le sentiment de la sympathie, laquelle imprime la première impulsion à lu bonne action. En outre, les habitudes observées pendant beaucoup de générations tendent probablement à devenir héréditaires. […] “

De la conclusion de la seconde édition de “La filiation de l’Homme” de Charles Darwin, 1874:

“Le développement des qualités morales est un problème plus intéressant et plus difficile. Leur base se trouve dans les instincts sociaux, expression qui comprend les liens de la famille. Ces instincts ont une nature fort complexe, et, chez les animaux inférieurs, ils déterminent des tendances spéciales vers certains actes définis ; mais les plus importants de ces instincts sont pour nous l’amour et le sentiment spécial de la sympathie. Les animaux doués d’instincts sociaux se plaisent dans la société les uns des autres, s’avertissent du danger, et se défendent ou s’entr’aident d’une foule de manières. Ces instincts ne s’étendent pas à tous les individus de l’espèce, mais seulement à ceux de la même tribu. Comme ils sont fort avantageux à l’espèce, il est probable qu’ils ont été acquis par sélection naturelle.

[…]

Le désir d’aider les membres de leur communauté d’une manière générale, mais, plus ordinairement, le désir de réaliser certains actes définis, entraîne les animaux sociables. L’homme obéit à ce même désir général d’aider ses semblables, mais il n’a que peu ou point d’instincts spéciaux. Il diffère aussi des animaux inférieurs, en ce qu’il peut exprimer ses désirs par des paroles qui deviennent l’intermédiaire entre l’aide requise et accordée. Le motif qui le porte à secourir ses semblables se trouve aussi fort modifié chez l’homme ; ce n’est plus seulement une impulsion instinctive aveugle, c’est une impulsion que vient fortement influencer la louange ou le blâme de ses semblables. L’appréciation de la louange et du blâme, ainsi que leur dispense, repose sur la sympathie, sentiment qui, ainsi que nous l’avons vu, est un des éléments les plus importants des instincts sociaux.

[…]

Néanmoins les bases ou l’origine du sens moral reposent dans les instincts sociaux, y compris la sympathie, instincts que la sélection naturelle a sans doute primitivement développés chez l’homme, comme chez les animaux inférieurs.

Voici ce que disait Nietzsche du darwinisme dans son « Crépuscule des idoles », 1888:

« Pour ce qui en est de la fameuse « Lutte pour la Vie », elle me semble provisoirement plutôt affirmée que démontrée. Elle se présente, mais comme exception ; l’aspect général de la vie n’est point l’indigence, la famine, tout au contraire la richesse, l’opulence, l’absurde prodigalité même, — où il y a lutte, c’est pour la puissance… Il ne faut pas confondre Malthus avec la nature. — En admettant cependant que cette lutte existe — et elle se présente en effet, — elle se termine malheureusement d’une façon contraire à celle que désirerait l’école de Darwin, à celle que l’on oserait peut-être désirer avec elle : je veux dire au détriment des forts, des privilégiés, des exceptions heureuses. Les espèces ne croissent point dans la perfection : les faibles finissent toujours par se rendre maîtres des forts — c’est parce qu’ils ont le grand nombre, ils sont aussi plus rusés… Darwin a oublié l’esprit (— cela est bien anglais !), les faibles ont plus d’esprit… »

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Lectures complémentaires:

Manifeste pour la Société des Sociétés

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Changer de paradigme commence avec l’abandon des fraudes « scientifiques » comme le darwinisme-social…

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, presse et média, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 29 novembre 2014 by Résistance 71

Le meilleur antidote contre cette pure fadaise inventée de toute pièce qu’est le darwinisme social (inventé par Thomas Huxley et perpétué par les Herbert Spencer et consorts) est « L’entr’aide mutuelle, un facteur de l’évolution » de Pierre Kropotkine, qu’il écrivit en réponse aux inepties et au détournement fait des recherches de Darwin lui-même par l’eugéniste Thomas Huxley.

L’article de Dean Henderson ci-dessous poursuit dans cette ligne.

— Résistance 71 —

 

La fraude du darwinisme-social

 

Dean Henderson

 

24 novembre 2014

 

url de l’article original:

http://hendersonlefthook.wordpress.com/2014/11/24/the-social-darwinism-fraud/#more-990

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il est important de comprendre la transition méthodologique historique employée par l’élite globaliste dans sa quête sans fin du contrôle des personnes et des ressources de cette planète. Le plus important est le glissement d’une confrontation ouverte avec les mouvements de libération et leur suppression violente, vers des formes plus subtiles de guerre psychologique menées par le contrôle et le déformation de l’information au travers des médias de masse (alias les merdias).

Cette bataille pour gagner nos esprits prend plusieurs formes, mais commence par l’insertion de bases philosophiques dans le consensus public. Une des plus insidieuses de celles-ci est le darwinisme-social, qui prêche la “survie du plus apte”, la “survie du plus fort” et renforce le paradigme de la domination. Cette vision du monde totalement frauduleuse est renforcée par une recherche “scientifique” financée par les grandes entreprises et a besoin d’être déconstruite et discréditée si nous voulons évoluer de manière progressiste en tant qu’espèce.

L’expédition de Charles Darwin a été financée par la noblesse. Il était lui-même franc-maçon. Malgré son haut degré élitiste, la recherche de Darwin le mena à des conclusions très importantes qui n’étaient pas “la survie du plus apte”, ce mantra que l’élite globaliste a employé depuis lors pour justifier toute turpitude, du colonialisme et de l’esclavage à la finance des banques centrales privées en passant par le capitalisme monopoliste. La thèse centrale de Darwin était plutôt que la survie d’une espèce était infiniment dépendante d’un haut degré de coopération au sein de cette espèce. (NdT: Ce qui est corroboré par les recherches de Pierre Kropotkine, grand penseur anarchiste et “père” de la biologie-sociale…)

J’ai grandi dans un ranch occupant 810 ha de terre et j’ai vécu en milieu rural la plus grande partie de ma vie, j’ai chassé, posé des pièges, pêché, élevé du bétail et eu des animaux familiers. J’ai marché des centaines de kilomètres dans l’arrière pays du Montana et ses chemins montagneux, j’ai rencontré des Grizzlies, des bouquetins, des orignaux et des loups.

J’ai récemment été visité avec mon épouse le parc national Kruger en Afrique du Sud. Au travers de toutes ces expériences, je n’ai JAMAIS vu deux animaux sauvages s’engager dans un combat mortel. Ce que j’ai vu, c’est la coopération animalière à bien des niveaux, pas seulement au sein des mêmes esèces animales mais aussi entre des espèces différentes.

Allez marcher dans la forêt et vous entendrez des oiseaux prévenir le renard que vous vous dirigez vers lui. Observez une horde de chevreuils et vous verrez celui qui est le plus afuté, regarder et attendre les plus jeunes, les membres de la horde blessés ou malades. Visitez le parc Kruger et vous y verrez des phacochères rester très près des zèbres, pourquoi ? Parce que le zèbre peut voir au dessus le l’herbe haute de la savane et voit les lions venir, tandis que le phacochère plus petit mais avec des petites défenses très aiguisées peut donner suffisamment de fil à retordre à une lionne pour permettre à un zèbre d’échapper à une embuscade. (NdT: ceci s’appelle la “relation symbiotique” naturelle, qui est une coopération fondée sur l’entr’aide mutuelle directe, elle est absolument partout dans la nature, sur terre, dans les airs et sous l’eau…)

J’ai eu deux chiens pendant près de 15 ans. Buck le chien le plus grand, se soumettait à Milo, plus petit mais plus vieux, ceci durant toute sa vie. Ils n’ont jamais eu une seule confrontation physique de leur vie. Bien que Buck était le plus fort des deux sans aucun doute, il ne voyait aucun intérêt à jouer “le caïd”. Buck savait que la coopération était le chemin le plus facile. En retour, Milo n’a jamais abusé de sa situation “d’ancienneté”.

Il est bien évident que des confrontations se produisent dans le règne animal, la plupart du temps durant les période de rut, de reproduction et quand la nourriture devient rare. Les garçons resteront des garçons et tout être vivant doit manger. Mais pourquoi les merdias se focalisent-ils tellement sur ces rares incidents et si peu sur la coopération prévalente dans la communauté naturelle ? Parce que le faire taillerait en pièces le mythe qui pousse l’idée que le capitalisme monopolistique est le système économique naturel.

L’élite globaliste a utilisé cette même fausse version du néo-darwinisme dans son portrait des peuples indigènes. On nous dit, souvent pour justifier une quelconque guerre du pétrole d’Exxon-Mobil et de la Citibank (NdT: intérêt Rockefeller), que “les Indiens étaient aussi toujours en guerre les uns contre les autres blablablabla…” Et pourtant, n’importe quel anthropologue sérieux vous dira que les peuples natifs des Amériques s’engageaient très rarement dans des guerres inter-tribales pendant les plus de 100 000 ans qu’ils ont passé sur ce continent sans contact avec les Européens. (NdT: Les “guerres” entre nations indiennes étaient le plus souvent des escarmouches et les raids des représailles, qui souvent se résolvaient en conseil avec les familles intéressées. Une chose est également sûre: Les nations premières des Amériques ne connaissaient pas les guerres d’extermination propres aux Européens et à l’expansion capitalisto-coloniale…)

Les nations et tribus pré-colombiennes, n’avaient pas de chef “alpha”. Ils avaient des conseils de clans, de tribus, de nations, consistant en des hommes et femmes les plus âgés et dont l’expérience de la vie avait une grande valeur. Les jeunes chasseurs, plus forts et vigoureux devaient toujours montrer une respectueuse déférence aux anciens (le respect est ici une notion importante..). Parmi les Lakota par exemple, le chasseur qui avait tué un animal mangeait toujours le dernier, renforçant ainsi la valeur de l’humilité et décourageant l’arrogance. La puissance (et l’arrogance qui va avec) ne sont pas juste dans les sociétés des premières nations du continent. (NdT: A ce sujet consultez notre dossier sur les travaux de l’anthropologue politique Pierre Clastres sur ce blog, ses recherches corroborent tout a fait ce que nous dit ici Dean Henderson)

La noblesse européenne a vu cela et jugea ce modèle socialiste tribal comme étant une menace à la croissance de l’empire industrio-capitaliste. Ils ont donc loué les services de porte-flingues emmenés par la clique de sbires comme Albert Pike, fondateur à la fois de la franc-maçonnerie du rite écossais et du Ku Klux Klan et ont lancé les guerres d’extermination contre les Indiens. Ces mercenaires génocidaires ont appris aux Indiens à prendre des scalps (NdT: Les Indiens “scalpant” leurs ennemis est un mythe. La pratique fut introduite par les colons blancs qui récompensaient les chassseurs de primes “à la tête”, comme les têtes étaient lourdes en encombrantes, le scalp devint une pratique courante pour les colons/chasseurs de prime pour se faire payer…), leur payant des récompenses avant que ces scalps ne fussent envoyés aux dégénérés européens qui faisaient dieu sait quoi avec ceux-ci.

Les troupes de Pike choisissaient les “chefs” tribaux, toujours ceux suffisamment veules et fourbes et facilement corruptibles. Ces “chefs” remplacèrent les conseils traditionnels de tribus et de nations, signèrent des traités vendant ou donnant des terres ancestrales aux colons et furent corrompus afin qu’ils attaquent d’autres tribus et nations indiennes pour créer le désordre et la désunion nécessaires pour que l’élite globaliste puisse détruire le modèle socialiste natif. (NdT: Dans l’ère moderne, ces “chefs” corrompus ne sont plus choisis par les colons mais plus pernicieusement, sont élus sous le coup des lois coloniales pour “représenter” leurs peuples. Ce sont les “conseils de bande” au Canada sous la loi indienne de 1867 et 1923 et les “conseils de tribus” aux Etats-Unis sous le coup de la loi fédérale sur les Indiens. Ces “conseils” par essence corrompus ne représentent pas la société traditionnelle native.)

Le néo-darwinisme (social) est une façon diabolique, emplie de peur, de penser le monde. C’est une réalité totalement en porte-à-faux avec la Nature. Le paradigme de domination qu’il justifie est une construction, une fiction du monde industriel occidental, essayant de justifier et de forcer une logique pour les actions passées, présentes et à venir de ces gens, de cette ligne (con)sanguine de la pseudo-élite globale.

Une dernière pensée: Si le contrôle de l’économie mondiale est vraiment aussi simple que la théorie de la “survie du plus apte ou du plus fort” et que prévaut la “domination du mâle alpha”, alors quelqu’un comme Evander Holyfield (NdT: boxeur poids-lourd de renom) ne devrait-il pas être le proprio de la Bank of America, au lieu du chétif PDG de Goldman Sachs Lloyd Blankfein et que celui-ci en soit réduit à louer une baraque infestée de cafards dans le bas-Harlem ?