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Résistance au colonialisme: Mise au point sur antisionisme et antisémitisme…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 février 2016 by Résistance 71

« L’occupation sioniste de la Palestine devint un droit internatonal affirmé, tandis que les demandes palestiniennes de réinstauration de leurs pleins droits sur leur terre furent perçues comme une agression inacceptable… La première Conférence Sioniste Mondiale s7est tenus à Bâle du 19 au 31 Août 1897, sous la presidence de Theodore Herzl. La conférence appela pour ‘une patrie pour les juifs en Palestine par la promotion des moyens appropriés de l’établissement de colonies en Palestine… la création d’une entité sioniste sur la terre de Palestine représente une agression manifeste sur le peuple palestinien pacifique et remplace une population par une autre… Ceci n’est as un conflit au sujet de frontières entre deux pays voisins. C’est le déracinement d’une nation et d’un peuple, la substitution d’un état par un autre…
La paix mondiale ne pourra se stabiliser que si les nations et les populations peuvent exprimer leur existence et réaffirmer la liberté et l’indépendance de leur peuple. »
~ Naïm Qassem ~

Cette citation du SG adjoint du Hezbollah en 2005 est parfaitement en ligne non seulement avec ce que dit l’excellent Daniel Vanhove ci-dessous, mais aussi avec ce que disent tous les mouvements de libération anti-coloniaux de par le monde. La lutte contre le colonialisme n’est pas quelque chose d’un passé distant et nébuleux, c’est une lutte quotidienne pour les Palestiniens, les Amérindiens, les Aborigènes d’Australie, les Maoris de Nouvelle-Zélande et tous les peuples des nations originelles de tous les continents opprimés par la volonté de suprématie impérialiste de l’occident sur le monde. Nous ne vivons pas du tout dans un monde post-colonial comme la propagande étatiste passe son temps à insuffler, mais dans un monde hyper-colonial, qui a muté en un colonialisme planétaire géré depuis la City de Londres et Wall Street.

Nous devons le reconnaître et agir en conséquence hors du système qui n’est pas partie de la solution mais bel et bien le cœur même du problème.

— Résistance 71 —

 

Mise au point sur l’antisionisme et l’antisémitisme

 

Daniel Vanhove

 

27 janvier 2016

 

url de l’article:

http://www.mondialisation.ca/antisionisme-etou-antisemitisme-mise-au-point/5504814

 

« (…) De mon histoire personnelle, en tant qu’enfant ‘administrativement juif’ dans une France occupée, en tant qu’adolescent dans une France engagée dans ses guerres coloniales, puis en tant ‘qu’Oriental’ en Israël, et finalement en tant que Palestinien, certes par le choix, mais aussi, depuis plus de trente ans par l’expérience acquise, je retiens que le Mal absolu, le crime contre l’Esprit humain et contre l’humanité par excellence, c’est le racisme ».*

Depuis quelques années, et singulièrement après chaque agression de l’Etat israélien à l’encontre de la population palestinienne, un glissement insidieux semble s’opérer au niveau de certains militants de la cause palestinienne. Celui de confondre la lutte contre l’occupant israélien animé par la mortifère idéologie sioniste, et la détestation de tout ce qui représente de près ou de loin, la judéité. Cette attitude est inacceptable et il faut la dénoncer haut et fort, sans la moindre ambiguïté. Et au passage, remonter les bretelles du 1er Ministre Valls !

Résister et militer contre l’occupation de la Palestine par l’Etat israélien ne peut servir à entretenir cette confusion. Même si certaines personnalités politiques de premier plan semblent grossièrement  tomber dans le panneau. En effet, quand irresponsable, Manuel Valls déclare le 16 janvier dernier sur le plateau de l’émission « On n’est pas couché » de L. Ruquier que « l’antisionisme et l’antisémitisme c’est la même chose », il se trompe lourdement. Tragiquement, même. Au point que l’on pourrait se demander s’il a lui-même vraiment réglé la question comme il aime le claironner partout, en référence à son « lien éternel à la communauté juive et à Israël » de par son mariage.

Une telle affirmation est des plus inquiétantes et doit nous inviter à prendre de la distance avec son auteur, le laissant à ses fixations et aux déclarations péremptoires qu’il semble affectionner sur le sujet, comme s’il devait se justifier sans cesse. Et à ce propos, je veux lui relayer ce que revendique Ilan Halevi, tellement mieux placé que lui pour parler de ce qu’il connaît de l’intérieur :

« (…) Aucune exception, aucun privilège, aucune impunité, aucune vénération particulière, pas de mise à part. Le philosémitisme des chrétiens repentis et des antisémites d’hier, tout comme l’ethno-nombrilisme des juifs professionnels d’aujourd’hui, me semblent aussi pervers et aussi porteurs de dangers pour les juifs eux-mêmes que les accusations et invectives dont les couvrent les judéophobes de type classique. Car si les droits des uns ne sont pas garantis par le droit des autres, dans un système de droit pour tous, ils ne sont plus que des privilèges réversibles dès lors que tourne le vent du rapport de forces ou le caprice du prince ». Et d’insister un peu plus loin : « (…) L’axiome du caractère incomparable du destin des juifs (ou de n’importe quel groupe humain) dans l’histoire, l’idée qu’ils constitueraient l’exception à toute règle est à mes yeux une erreur théorique, mais surtout éthique, dont les conséquences politiques sont lourdes de dangers (…) ».

Il faudrait souffler à l’oreille de M. Valls que les citoyens n’attendent pas de leur 1er Ministre des propos musclés en toutes circonstances. En ces temps troublés, un minimum de nuance et de discernement seraient bienvenus. Un peu de pédagogie ne serait pas un luxe. D’autant qu’à bien y regarder, c’est tout l’inverse de ce qu’assène M. Valls : le sionisme est par essence, raciste et antisémite ! Parce qu’il est discriminant, créant une division irréversible entre les juifs et les autres qui ne le sont pas. Le sionisme est une idéologie de type messianique, porteuse d’une foi, d’une croyance au retour du Messie à Jérusalem, précisément par la Porte Dorée de l’enceinte qui entoure la vieille ville. Et dès lors, tout ce qui ne s’apparente pas à cette perspective judéo-centrée est considéré comme traître à la cause et ne mérite aucune considération de la part de ses adulateurs. Ce sont ces mêmes illuminés qui n’ont de cesse de vouloir faire d’Israël un Etat réservé aux seuls juifs. Tout à l’inverse d’une démocratie laïque et moderne ouverte à tous les citoyens qui la composent. Aux yeux de ces zélés, les juifs qui ne se reconnaissent pas dans ce (funeste) projet sont considérés comme suspects, voire comme ennemis. Une société multiculturelle composée de ses croyances ou non, d’origines variées n’est pas au programme de ce racisme d’Etat. Nouvelle illustration par Ilan : « …le mépris culturel qui frappe les juifs d’Afrique et d’Asie est une conséquence inévitable du racisme colonial qui sous-tend l’entreprise sioniste en Palestine depuis ses premiers pas »*. Heureusement, nombre de citoyens juifs d’Israël ne se reconnaissent aucunement dans cette dérive et la condamnent fermement. Ce qui leur vaut en retour d’être traités par les sionistes comme des individus ayant la haine de soi. Et comme le dit encore Ilan :

« Le concept de haine de soi est systématiquement brandi par les sionistes dès qu’un juif refuse de participer à l’autoglorification du groupe ou tout simplement critique la politique israélienne. De la même façon que quiconque critique Israël est un antisémite, tout juif qui critique Israël est un juif antisémite, c’est à dire un juif qui se hait lui-même ».*

En cette période où le gouvernement Hollande – seul dans la communauté internationale à criminaliser les militants non-violents qui soutiennent la cause palestinienne à travers le mouvement BDS – n’a de cesse de promouvoir les formations en tous genres pour tenter d’endiguer le chômage, un stage d’immersion de certain(e)s ministres auprès de cette population plus posée et lucide leur ferait sans doute le plus grand bien, tout particulièrement au 1er Ministre… En lui demandant au passage, qu’il nous explique comment le Ministre d’un Etat qui se revendique « laïc » à la moindre occasion, peut-il défendre avec tant d’acharnement un tel projet messianique… à moins de se tromper de gouvernement et/ou de nous annoncer son « alyah » prochainement ?! Ilan à nouveau :

« Ainsi est-il parfaitement légitime, c’est-à-dire conforme à la réalité des faits, de souligner le caractère raciste et discriminatoire du sionisme, comme les institutions de l’Etat d’Israël, et on ne voit pas par quel tour de passe-passe rhétorique une telle affirmation représenterait une manifestation de racisme à l’encontre des juifs. (…) Mais il est vrai que les ruses du langage sont ici particulièrement perverses (…) ».

On voit combien la question est grave pour ne pas être clair et précis sur le fond. Et risquer par-là, de jouer un très mauvais tour à la Palestine et sa population qui n’ont vraiment pas besoin de cela. Celles et ceux qui ont pu se rendre sur le terrain, à la rencontre de la population palestinienne directement impactée par cette colonisation meurtrière, savent d’ailleurs que les Palestiniens ne font pas cet amalgame. Celui-ci n’est pas au programme de la lutte contre l’occupant sioniste. Du résistant de base jusqu’aux responsables politiques palestiniens toutes tendances confondues – et hormis quelques illuminés qui se rencontrent partout – la lutte de libération de la Palestine ne comporte pas de ressentiment raciste à l’encontre des juifs. Même si l’on peut craindre que l’inverse ne soit pas vrai, au vu de la politique d’apartheid menée par les autorités israéliennes à l’encontre de la population arabe, sans parler des conditions infrahumaines imposées aux habitants de Gaza, depuis 10 ans que dure son infâme blocus. Pour preuve encore, le piège sournois tendu par le Mossad pour attraper celles et ceux qui seraient tentés par l’antisémitisme : http://www.pourlapalestine.be/une-officine-liee-au-mossad-cree-sur-facebook-une-page-antisemite/

La résistance aux côtés du peuple palestinien ne peut tolérer aucun doute sur le sujet. La moindre tentation d’antisémitisme doit être exclue et condamnée. Celles ou ceux qui sont tentés par de telles dérives ne se rendent pas compte qu’en lieu et place de servir la cause qu’ils imaginent défendre, ils la desservent copieusement. Et s’ils étaient dans les rangs palestiniens, ils en seraient chassés aussitôt. Ces derniers ont une culture historique bien plus aiguisée et claire que d’aucuns qui semblent confondre les plans. Le combat du peuple palestinien est un combat politique. Il faut le dire et le répéter inlassablement. Et les militants et autres qui ne le comprennent pas seraient bien inspirés de prendre quelques leçons d’histoire au lieu de croire que cette lutte relève d’une quelconque question religieuse. Le sionisme étant un projet messianique, il y a lieu de le combattre au profit de la seule lutte qui a toujours prévalu dans les rangs de la résistance palestinienne : la lutte de décolonisation, la lutte de libération nationale. Et le droit à l’autodétermination.

Tout ce qui voudrait ramener cette lutte sur un autre terrain que celui-là n’appartient ni de près ni de loin à la résistance palestinienne historique. Cette notion doit être rappelée régulièrement par les responsables d’associations qui prétendent soutenir le peuple palestinien. Mais aussi par les responsables politiques. Aucune dérive ne peut être admise, parce qu’elle sera de suite récupérée par les sionistes qui s’empresseront de hurler à « l’antisémitisme atavique » des militants. Et parce que, fondamentalement, les choses doivent être claires, à l’image de ce que nous dit encore Ilan Halevi : « (…) Le racisme, c’est quand l’Autre est perçu comme moins humain, sous-humain, anti-humain, non humain. Ça commence dans le langage et au bout de la déshumanisation de l’Autre, il y a légitimation de sa mise à part, de son asservissement, de son oppression et, finalement, de son assassinat. »*

Dès lors, il faut répéter que non, l’antisionisme et l’antisémitisme ne sont vraiment pas la même chose !

 

* Islamophobie et judéophobie – L’effet miroir – extraits – Ilan Halevi – Ed. Syllepse – 2015. Toutes les citations reprises dans cet article sont tirées de ce dernier ouvrage d’Ilan Halevi.

* Islamophobie et judéophobie – L’effet miroir – extraits – Ilan Halevi – Ed. Syllepse – 2015. Toutes les citations reprises dans cet article sont tirées de ce dernier ouvrage d’Ilan Halevi.

Politique française: La ligne Hollande est celle de la destruction de la république française…

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François Hollande se révèle

 

Thierry Meyssan

 

14 Avril 2014

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article183193.html

 

L’opinion publique française a accueilli avec scepticisme la nomination d’un nouveau gouvernement après la défaite électorale des socialistes aux élections municipales. Elle accepte avec résignation les réformes annoncées dans l’intérêt économique général. En réalité, observe Thierry Meyssan, le changement de gouvernement n’a rien à voir ni avec l’échec économique, ni avec l’occasion présentée par cette défaite électorale, mais reproduit un exemple historique permettant au président Hollande de révéler progressivement ses choix politiques personnels. De même la réforme territoriale, telle qu’envisagée, n’a rien à voir avec des économies budgétaires, mais avec le projet de liquidation de la République française.

Présenté comme une réponse à la défaite socialiste aux élections municipales des 23 et 30 mars 2014, le nouveau gouvernement de Manuel Valls acte en réalité le virage opéré par François Hollande lors de sa conférence de presse du 14 janvier. Le président, élu comme ancien Premier secrétaire du Parti socialiste, ne réfute pas le modèle du colonisateur Jules Ferry dont il s’est inspiré jusqu’ici, mais veut en plus y ajouter le modèle des relations avec les grandes entreprises du chancelier allemand Gerhard Schröder.

Lors de son intronisation, le président Hollande plaça son quinquennat sous les auspices de Jules Ferry (1832-1893) qui défendit les intérêts du grand capital français en développant le colonialisme [1]. L’auguste socialiste rendit aussi l’école laïque gratuite et obligatoire pour que les « hussards noirs » (c’est-à-dire les instituteurs et non pas les sergents recruteurs) y forment les jeunes Français afin qu’ils deviennent les soldats de l’expansion coloniale et de la Première Guerre mondiale. Simultanément, Jules Ferry enclencha une lutte contre l’Église catholique, détournant ainsi la colère des classes opprimées de la haute bourgeoisie vers le clergé.

La première partie du mandat de François Hollande fut donc marquée par la relance de la guerre en Syrie —dont Nicolas Sarkozy s’était retiré après la chute de l’Émirat islamique de Baba Amr— [2], l’intervention au Mali à la demande du président mis en place par la France [3], puis l’intervention en République centrafricaine [4]. Toutes ces aventures furent coordonnées depuis l’Élysée, souvent contre l’avis de l’état-major interarmes et du ministre de la Défense, par le chef de cabinet militaire, le général traditionaliste Benoît Puga [5].

En outre, le président Hollande réalisa une réforme de la législation sur le mariage pour l’ouvrir aux personnes de même sexe, non que cette loi soit une demande des homosexuels, mais parce qu’elle divisa son opposition politique et assimila la droite à une forme d’obscurantisme. Il s’apprêtait à imposer également la théorie du genre de Judith Butler, mais semble avoir reculé niant même l’existence des travaux de la féministe.

La seconde partie du quinquennat, annoncée le 14 janvier, soit deux mois et demi avant les élections municipales, se veut « sociale-démocrate », au sens de l’Agenda 2010 du chancelier allemand Gerhard Schröder : il s’agit de redresser la production en facilitant le travail des grandes entreprises. Menée il y a une décennie, cette politique allégea l’État fédéral, rendit les entreprises exportatrices plus compétitives, mais augmenta considérablement les disparités sociales et la pauvreté. François Hollande reçut même à l’Élysée Peter Hartz, l’ancien conseiller du chancelier Schröder, mais nia vouloir en faire son propre collaborateur : l’ancien directeur du personnel de Volkswagen avait été condamné à deux ans de prison pour avoir corrompu les syndicalistes de son entreprise en leur payant pour 2,6 millions d’euros de prostituées et de voyages exotiques. Il n’a pas été précisé si le président Hollande souhaite suivre l’exemple de Peter Hartz jusqu’à sa quatrième réforme qui limite à trois mois la durée des assurances chômage.

Le président annonça également son intention de clore l’épisode du « mariage pour tous » qui commençait à menacer l’unité de sa propre majorité parlementaire.

Les élections municipales

Jamais dans l’histoire de France des élections municipales ne débouchèrent sur un changement de gouvernement. Il semblait en effet impossible de tirer des conclusions nationales de scrutins exclusivement locaux. Pourtant, si l’on considère les 788 communes de plus de 50 000 habitants (correspondant à 23 % de la population), on observe une abstention record, principalement parmi les électeurs ayant voté deux ans plus tôt pour François Hollande. L’ampleur du désaveu fut telle que de nombreuses mairies traditionnellement ancrées à gauche passèrent à droite, au profit de l’UMP.

Transformant cette défaite en occasion pour réaliser sa mue, le président Hollande annonça la nomination d’un nouveau Premier ministre, Manuel Valls, et le chargea de former un nouveau gouvernement « resserré, cohérent et soudé » afin de mettre en œuvre ses annonces du 14 janvier. Le président pense ainsi suivre les pas de François Mitterrand qui, en juillet 1984, congédia son Premier ministre ouvriériste Pierre Mauroy, abandonna ses 101 propositions, et désigna un grand bourgeois, Laurent Fabius, pour conduire une politique plus « réaliste ».

De même que les communistes refusèrent de participer au gouvernement Fabius chargé de brader les promesses sociales de l’élection présidentielle, de même les Verts se retirèrent du gouvernement Valls, refusant de partager son échec prévisible. De même que François Mitterrand avait choisi un Premier ministre juif et sioniste pour apaiser l’hostilité d’Israël, de même François Hollande a t-il choisi une des personnalités les plus engagées en faveur de la colonisation de la Palestine. De même que Laurent Fabius était un Premier ministre trop jeune et inexpérimenté pour s’imposer auprès du florentin François Mitterrand, de même Manuel Valls n’a pas eu la capacité de former lui-même son gouvernement et a dû s’accommoder des suggestions présidentielles.

Cependant, si François Mitterrand avait opéré un vrai changement de politique et d’hommes en 1984, François Hollande entend poursuivre la politique qu’il a progressivement fait émerger durant sa première année et demie de mandat. Aussi le nouveau gouvernement comprend-il les mêmes hommes que le précédant, à deux exceptions près, la mère de ses enfants, Ségolène Royal, et son vieil ami, François Rebsamen. Nous pouvons en conclure que son objectif n’est pas d’abandonner le sillage de Jules Ferry, mais d’y ajouter l’exemple des relations avec le Grand capital de Gerhard Schröder.

Le gouvernement de Manuel Valls

Lors de son discours d’investiture à l’Assemblée nationale, le 8 avril, Manuel Valls a repris consciencieusement les directives du président Hollande : « pacte de responsabilité » avec le Medef (syndicat patronal), « transition énergétique » pour les Verts, et « pacte social » pour les classes populaires [6]. C’est-à-dire des choix ciblés pour satisfaire des catégories d’électeurs et non pas un ensemble politique cohérent.

Or les besoins de la France sont faciles à établir : depuis de nombreuses années l’État renonce à ses moyens d’intervention, en abandonnant sa monnaie par exemple, tout en multipliant ses strates administratives, ses lois et ses règlements. Au final, le pouvoir est empêtré par sa bureaucratie et a perdu toute efficacité.

Si quelques responsables politiques mettent en cause ce processus, très rares sont ceux qui proposent de le changer. En effet, cette direction a été prise sous l’impulsion du suzerain états-unien et un changement de cap supposerait une crise politique internationale majeure, comme celle ouverte en 1966 par Charles De Gaulle lorsqu’il expulsa soudainement l’Otan hors de France.

Il n’est donc pas inutile de relever l’annonce par Manuel Valls d’une réforme majeure qui n’avait pas été évoquée auparavant. Après avoir souligné son attachement à la construction européenne et au couple franco-allemand, tout en contestant les options de la Banque centrale européenne, le Premier ministre déclara vouloir réformer en profondeur le « millefeuille territorial ». Au cours des années, aux communes et aux départements se sont ajoutés des communautés de communes, des pays et des régions. Il a proposé de diviser par deux le nombre de régions, de supprimer les départements avec leurs Conseils généraux, et de favoriser les regroupements de communes probablement en vue de la suppression des plus petites. Si tout le monde s’accorde à considérer que ce « millefeuille » était indigeste et coûteux, le choix des strates supprimées ne correspond pas à l’histoire politique française, mais au projet de transition des États-nations à l’Union européenne. Ce projet, instillé par les États-Unis lors du Plan Marshall, substituerait de grandes régions aux États-nations et transférerait les pouvoirs régaliens à une entité bureaucratique, la Commission européenne. Il s’oppose clairement au projet de régionalisation gaulliste de 1969.

Il est pour le moins étonnant de voir cette réforme traitée par le Premier ministre comme une simple variable d’ajustement économique alors que sa finalité ultime est la disparition de l’État français, donc de la République française, au profit de la bureaucratie bruxelloise (Union européenne et Otan).

Pourtant, Manuel Valls termina son discours par une ode à la République. Il déclara étrangement que « La France, oui, c’est l’arrogance de croire que ce que l’on fait ici vaut pour le reste du monde. Cette fameuse « arrogance française » que nos voisins nous prêtent souvent, c’est en fait l’immense générosité d’un pays qui souhaite se dépasser lui-même ». Deux phrases ambigües qui peuvent signifier une volonté d’exemplarité, mais aussi au contraire rappeler le « devoir de civilisation » invoqué par Jules Ferry pour attaquer la Tunisie et la Chine.

Où va la France ?

Le changement de gouvernement ne répond pas au vote des Français aux élections municipales, mais correspond à la stratégie personnelle de François Hollande qui révèle progressivement ses véritables objectifs politiques : reprise de la colonisation et défense des intérêts du Medef. Ce dernier ne représentant que le Grand capital (seul le cinquième le plus riche des entreprises est affilié à ce syndicat patronal). Nous sommes loin de la République, c’est-à-dire de la recherche de l’intérêt général.

Cette politique a sa logique : en temps de crise, il est impossible d’accroitre l’exploitation de la classe ouvrière, il faut aller chercher les super profits à l’étranger, chez des peuples qui n’ont pas les moyens de se défendre. Le sang va encore couler en Syrie et en Afrique, tandis que la misère va continuer à s’étendre en France.

 

[1] « La France selon François Hollande », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 30 juillet 2012.

[2] « Discours de François Hollande à la 3ème réunion du Groupe des amis du peuple syrien », par François Hollande, Réseau Voltaire, 6 juillet 2012.

[3] « Mali : une guerre peut en cacher une autre », par Thierry Meyssan, Al-Watan/Réseau Voltaire, 21 janvier 2013.

[4] « Contradictions françaises en Centrafrique », Réseau Voltaire, 13 décembre 2013.

[5] « Gaza : la France supervise le prolongement du Mur de séparation », Réseau Voltaire, 26 décembre 2009.

[6] « Déclaration de politique générale du Gouvernement Valls », Réseau Voltaire, 8 avril 2014.

Larbinisme d’état… Hollande humilie la France… suite et sûrement pas fin…

Posted in actualité, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 19 novembre 2013 by Résistance 71

Hollande nouveau grand larbin des sionistes !

 

Jacob Cohen

 

18 novembre 2013

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/component/k2/item/292853-hollande-le-nouveau-grand-larbin-des-sionistes-par-jacob-cohen

 

 

François Hollande le nouveau grand larbin des sionistes.

Le 1er majordome de l’impérialisme israélien. Le cireur de pompes du colonisateur Netanyahou. Qui reprend à son compte les délires d’un régime ivre de sa puissance et qui se rêve le maître d’un empire qui étendrait sa domination de Tanger à Bagdad en incluant Riadh et Benghazi.

François Hollande, grisé et fasciné par cette nouvelle race de conquérants prétoriens, a repris à son compte leur slogan impérial destiné à écraser tout Etat de la région qui oserait contester son hégémonie. 
L’indépendance et la grandeur de l’Iran leur sont tout simplement intolérables. On a écrasé l’Irak. On détruit la Syrie. L’Egypte et l’Arabie saoudite sont devenus de gentils toutous qui font risette à leur maître. Les autres Etats arabes, on n’en parle même pas.
Le nucléaire iranien menacerait, selon la phraséologie sioniste reprise par le servile Hollande, « la paix dans le monde ». Rien que ça. Un pays qui n’a même pas une seule bombe atomique. Face à l’armada yankee, à la force de frappe française, et aux 6 sous-marins israéliens capables de lancer des centaines d’ogives à têtes multiples.
Après avoir bien servi ses maîtres sionistes, le président français se rendra à Ramallah et dira quelques mots de réconfort aux Palestiniens occupés, écrasés, humiliés, dépossédés. Il leur dira d’être patients et coopératifs, et leur promettra d’augmenter l’aumône européenne.
François Hollande aura bien mérité de sa famille socialiste, celle qui a participé à la campagne de Suez et fourni la bombe atomique à l’Etat sioniste dans les années 50.