Archive pour France responsable des crimes armée malienne

Ingérence et néo-colonialisme français au Mali: Des assassinats de civils maliens dans les bombardements français bien sûr passés sous silence…

Posted in actualité, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , on 11 février 2013 by Résistance 71

La France cache les “dégâts collatéraux” de ses raids aériens sur le Mali

 

Réseau Voltaire

 source RT,

 

url de l’article original en français:

http://www.voltairenet.org/article177442.html

 

 

Les bombardements des avions français sur Konna ont fait plus de morts parmi les civils que parmi les islamistes mais les medias français gardent le silence sur les « dégâts collatéraux » et privilégient le « discours triomphaliste et militariste » de Paris.

C’est ce que signale le correspondant de Russia Today Gonzalo Wancha, qui rapporte, depuis Konna, que les islamistes n’ont pas été mis en déroute mais se sont tout simplement repliés.

Au sujet du nombre de victimes, le correspondant de Russia Today cite en exemple le cas précis d’un des 25 villages qui composent la localité malienne de Konna.

« Le bilan final de la libération est en tout cas déplorable. Selon notre enquête, l’armée de l’air française a fait seulement deux morts parmi les rebelles. Mais, c’est la population qui a payé la facture la plus lourde : 14 civils ont trouvé la mort sous les bombes françaises », rapporte le correspondant de Russia Today [Voir la vidéo ].

« Au moment du bombardement, je n’étais pas chez moi. J’étais en train de prier quand on est venu me dire que ma famille avait été bombardée. Ils ont détruit tout que j’avais : ma famille et mes moyens de subsistance », a dénoncé devant la caméra de Russia Today, Idriss Méïga, un paysan de Konna dont la femme et les 3 enfants (âgés de 11, 10 et 6 ans) ont été tués dans un des raids aériens français.

Toujours à Konna, le correspondant de Russia Today rapporte aussi la tragédie de la famille Kampo. « Quand les bombardements ont commencé, toute la population s’est enfuie, effrayée. La famille Kampo a perdu 2 de ses enfants, noyés alors qu’ils tentaient d’échapper aux bombardements. »

Abdoul Kappo explique pour sa part que sa famille a dû prendre en charge les 3 enfants d’une mère tuée dans les bombardements. « Les petits sont arrivés en courant et nous ont dit que leur mère avait été tuée. Je les ai accueilli chez moi. Leur mère est morte après avoir agonisé pendant une heure. Elle nous a laissé les 3 petits. Maintenant, ils n’ont que nous », explique Abdoul Kampo.

Le reportage indique aussi que des voix commencent à se faire entendre au Mali pour rappeler que les crimes de guerre commis par n’importe quel belligérant doivent être pris en compte et punis en vertu de la Convention de Genève de 1949.

 

Ingérence française au Mali: Le rituel horrifique de l’armée malienne reprend ses droits…

Posted in actualité, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 24 janvier 2013 by Résistance 71

La barbarie de l’armée malienne… Que la France assume ses responsabilités !

Tamazgha

Le 22 Janvier 2013

url de l’article original:

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Tamazgha.220113.htm

 

Ce ne sont pas les mises en garde qui ont manqué. Le MNLA, mais aussi nombre d’ONG et d’experts qui connaissent l’armée malienne, ont eu à mettre en garde quant au risque de voir l’armée malienne, fidèle à ses habitudes depuis maintenant plus d’une demi-siècle, commettre des exactions à l’encontre des populations civiles de l’Azawad. Cela n’a pas tardé à arriver. Cela n’a pas tardé à arriver. En effet, des exécutions sommaires et une chasse à l’homme « blanc » ou aux « peaux rouges » (entendez par là « Touaregs ») ont été constatées à Sévaré où des éléments de l’armée malienne exercent des représailles meurtrières, selon plusieurs témoignages. Les accès à cette ville ont été d’ailleurs fermés aux journalistes depuis dimanche 20 janvier. Cela permettra à ces fous de l’armée malienne de commettre leur crime à huis clos. Tout cela sous le menton de l’armée française qui, par ailleurs, sécurise l’aéroport de Sévaré. C’est aussi la France, avec ses hommes, qui est intervenue sur le terrain et qui a permis à ces militaires maliens de s’installer à Sévaré d’où ils ont été chassés par une bande de barbus il y a quelques jours.

Plusieurs quotidiens, notamment français, rapportent des témoignages faisant état de la barbarie des militaires maliens à l’égard de civils. 

Le quotidien L’Express, dans son édition du 20 janvier 2013 évoque plusieurs témoignages décrivant des actes barbares commis par les militaires maliens qui s’attaquent aux peaux claires et qu’ils font disparaître de la manière la plus abjecte et sauvage.

Ainsi peut-on lire dans les colonnes de l’Express :
« Les morts étaient des rebelles ! », ajoute cet ancien militaire, qui ne cache pas sa haine des « peaux-rouges », le surnom donné ici aux Touaregs. « Ils les ont jetés dans le puits. Les soldats ont achevé les rebelles blessés, ramenés de Konna. Les vivants ont été exécutés. Puis ils ont recouvert les corps de pneus et d’essence et les ont brûlés. »

Ces Maliens osent prétendre combattre les islamistes, ces énergumènes qui veulent imposer leur cahriâa ! Ils ne sont que d’autres énergumènes qui veulent imposer une autre dictature à ceux qui ne sont pas de leur couleur. 

Lors du soulèvement des années 1990, c’est vivants que l’armée malienne rassemblait des Touaregs sur qui elle versait de l’essence et les brûlaient en public.

Et c’est cette armée que l’État français est entrain de réhabiliter pour la réinstaller dans l’Azawad en lui donnant les moyens de poursuivre sa politique génocidaire à l’égard des Touaregs.

La France se rend-t-elle compte de ce qu’elle est entrain de cautionner ? Se rend-t-elle compte qu’elle est entrain de de ramener au pouvoir des fous qui s’attaqueront aux Touaregs ? La France se rend-t-elle compte qu’elle est entrain de susciter la haine non seulement des Touaregs mais de l’ensemble des Berbères en soutenant et armant ceux-là qui sont décidés à « liquider du touareg » ? 

Les exactions de l’armée malienne ont été aussi relevées et dénoncées par Human Rights Watch (HRW) qui a annoncé le 19 janvier 2013 être en possession d’informations crédibles sur de graves exactions, dont des meurtres, commises par les forces de sécurité maliennes à l’encontre de civils dans la localité de Niono : « Nous invitons instamment les autorités maliennes, tout comme les soldats et les autorités françaises et ouest-africaines, à faire le maximum pour garantir la protection de tous les civils », a déclaré l’ONG.

Il n’y a aucun doute, ce n’est pas aujourd’hui que l’État malien ou son armée adopteront une autre culture et renonceront au racisme et à la haine qui les animent depuis plus d’un demi-siècle. Et cela nous ne surprend pas. En revanche, la responsabilité de la France est grande. C’est la France qui doit être tenue pour responsable pour ces crimes commis par l’armée malienne aujourd’hui, et c’est la France qui aura à répondre de tous les crimes que ces barbares de Bamako s’apprêtent à commettre dans l’Azawad et sur les populations de l’Azawad.

Il y a cinquante-deux ans, la France a trahi les Touaregs et les a soumis, malgré eux, à une bande d’assoiffés de pouvoir qui dès 1963 ont montré leur véritable nature en mettant en œuvre leur politique génocidaire sur les Touaregs. La France avait laissé faire comme elle a laissé faire les exactions des années 1990. Et si aujourd’hui François Hollande compte poursuivre la même attitude et donner les moyens à l’armée malienne pour massacrer et humilier les Touaregs, ce sont tous les Berbères qui lui en voudront et qui ne lui pardonneront jamais. Les Berbères qui ont assez pardonné jusque-là ont plus que jamais pris conscience de leurs intérêts et l’avenir sera forcément différent : ils sauront être reconnaissants à ceux qui les respectent et qui les soutiennent, mais ils ne pourront accepter que des États, quels qu’en soient les raisons, se mettent aux côtés des régimes qui les humilient et qui ont programmé leur éradication.