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Syrie: OTAN en emporte le flan…

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 décembre 2016 by Résistance 71

Ne jamais oublier:

OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

~ Résistance 71 ~

 

Mise à jour: Les forces spéciales syriennes capturent 14 officiers des forces de la coalition à Alep

VT

18 décembre 2016

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/12/17/breaking-syrian-special-forces-captured-14-us-coalition-officers-captured-in-aleppo/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous avons quelques confirmations de ceci depuis nos propres sources syriennes. Le chiffre est en fait bien plus élevé que les 14 noms qui ont été publiés par un député syrien via Facebook. Ce rapport des 14 officiers est peut-être un groupe différent, car il contient des noms spécifiques. Mon rapport ne comportait que des chiffres et des nationalités et la nouvelle qu’ils n’ont pas vraiment été “capturés”, mais qu’ils furent autorisés à partir après un accord impliquant les parties impiquées. Vous constaterez que le marocain ne figure pas parmi les chiffres fournis.

Nombre et nationalités des officiers impliqués:

  • 22 Américains (OTAN)
  • 16 Britanniques (OTAN)
  • 21 Français (OTAN)
  • 7 Israéliens (assimilés OTAN)
  • 62 Turcs (OTAN)
  • Total: 128 officiers

La liste des 14 noms fuités par le député syrien n’est pas la liste des véritables noms de ces officiers, ce sont leurs noms de couverture en mission. C’est une pratique standard que d’utiliser de faux papiers d’identification lorsque des militaires sont en opération secrète. Ceci est ignoré par les médias de masse, tout comme toutes les histoires de militaires étrangers capturés en Syrie. La Syrie est toute aussi calme de son côté.

De ce que nous pouvons voir jusqu’ici, c’est que l’exfiltration de tous ces officiers (NdT: 128 quand même au total !!…) s’est effectuée au moyen de l’accord de cessez-le-feu et de l’évacuation des djihadistes afin de prévenir plus de pertes syriennes et plus de dégâts ; de plus, la Syrie et la Russie voulaient juste en finir avec çà. Les Russes sont déjà en mode de cessez-le-feu total depuis le départ des pourparlers politiques entre toutes les parties.

La Russie est déterminée à mettre toutes les parties concernées autour de la table de négociations, de fait, elle ne va pas laisser une affaire d’officiers étrangers capturés foutre ce plan en l’air. Nous verrons quelle sera la réactions pour démarrer les pourparlers. Ensuite il faudra bien observer si les missiles antichars TOW et les MANPAD anti-aériens sont utilisés par les terroristes lors de leur nouvelle offensive.

Et puis, Trump va finir par peser dans l’affaire (NdT: en tant que nouveau président le mois prochain…) et il est une sorte de carte surprise en ce domaine.

Bon, la merde a atteint le ventilateur si tout cela se confirme, Nous allons demander confirmation de cela auprès du bureau du ministre de la justice syrien. Personne ne reprend cette histoire (NdT: le Réseau Voltaire en France)

Nous avons été suspicieux depuis que Kerry a pris position pour un cessez-le-feu à Alep afin de laisser entre l’aide humanitaire, puis qu’on s’occuperait des djihadistes. Bien sûr cela ne puait pas seulement à plein nez le ravitaillement de ceux-ci, mais aussi l’exfiltration de quelques personnels clef pris dans la nasse.

Bien sûr, de petits groupes pourraient bien se cacher dans des planques sous-terraines bien achalandées pendant plusieurs semaines afin d’en sortir plus tard, mais il y a toujours un gros risque à procéder de la sorte. Imaginez simplement les primes émises pour qu’on mette la main sur ces créatures du “stay behind” (NdT: ici Jim Dean fait une allusion directe au réseau Gladio de l’OTAN et son armée secrète “stay behind”…).

Il a déjà été rapporté qu’une campagne désormais classique d’attentats suicides contre la ville libre d’Alep sera lancée pour faire comprendre à tout le monde “que ce n’est pas encore fini..” Le chemin est toujours cahotique devant et il sera difficile de revenir à des temps calmes et sereins, où Alep pourra retourner à ses activités commerciales et touristiques d’avant guerre. ~ Jim Dean ~

– Publié … December 17,  2016

Au moins 14 conseillers militaires de la coalition menée par les Etats-Unis ont été capturés par les forces spéciales syriennes dans un bunker dans la partie Est de la ville d’Alep, d’après des rapports de médias.

Ceci s’est apparemment passé au matin du 16 décembre 2016 (Voltaire.net):

“Le CS de l’ONU siège à huis-clos ce vendredi 16 décembre 2016 à 17:00 TU, alors que des officiers de l’OTAN ont été arrêtés ce matin dans un bunker dans Alep-Est par les forces spéciales syriennes.”

21stcenturywire.com a aussi fourni une liste de noms de conseillers militaires de la coalition capturés à Alep, citant un membre du parlement syrien :

Fares Shehabi, député connu et président de la chambre de commerce de la ville d’Alep a publié les noms d’officiers de la coalition sur sa page Facebook le 15 décembre.

Mutaz Kanoğlu – Turkey
David Scott Winer – USA
David Shlomo Aram – Israel
Muhamad Tamimi – Qatar
Muhamad Ahmad Assabian – Saudi
Abd-el-Menham Fahd al Harij – Saudi
Islam Salam Ezzahran Al Hajlan – Saudi
Ahmed Ben Naoufel Al Darij – Saudi
Muhamad Hassan Al Sabihi – Saudi
Hamad Fahad Al Dousri – Saudi
Amjad Qassem Al Tiraoui – Jordan
Qassem Saad Al Shamry – Saudi
Ayman Qassem Al Thahalbi – Saudi
Mohamed Ech-Chafihi El Idrissi – Moroccan

Le journaliste basé à Damas Saïd Hilal Alcharifi a aussi rapporté sur cette affaire sur son compte Facebook: Facebook account:

Urgent ~ Les autorités syriennes, gràce à de bons renseignements, ont pu atteindre le QG d’officiers militaires importants se tenant dans les sous-bassements d’un district d’Alep-Est et ont pu tous les capturer vivants. Quelques noms ont déjà été fuités à quelques journalistes sytiens dont moi. Il faut voir les nationalités et les grades de ces salopards: américains, français, britanniques, allemands, israéliens, turcs, saoudiens, marocains, qataris etc…). Je peux vous assurer que la Syrie tient en ce moment même un gros trésor à faire valoir lors des négociations avec les pays qui nous ont détruits.

Plus tôt en ce mois de décembre, le magazine South Front avait déjà noté que les Etats-Unis étaient en train de pousser désespérément pour une “solution diplomatique” à Alep et cela pouvait déjà indiquer que le gouvernement Obama et son administration callait et était prise de cours pour extirper les mercenaires américains et les membres des forces spéciales coincés dans la nasse d’Alep.

Considérant que les conseillers militaires de la coalition emmenée par les Etats-Unis en Syrie ont déjà largement opéré a travers le pays, formant et assistant la soi-disante “opposition modérée” ouvertement liée à Al Qaïda (NdT: création de la CIA au début des années 1980 en Afghanistan, ayant pour “pères” Robert Gates et Zbigniew Brzezinski…), ces récents rapports sont très certainement vrais.

Par exemple, il est notoire que des conseillers militaires britanniques sont officiellement arrivés en Syrie pour restaurer la capacité combattante de l’opposition “modérée” qui s’est retranchée à Alep: , British military advisers have officially arrived to Syria

Des conseillers militaires britanniques sont arrivés en Syrie afin de restaurer la capacité au combat des unités de l’”opposition modérée”, retranchée à Alep, a rapporté le journal Izvestiya, citant une déclaration de ministre de la défense britannique Michael Fallon. D’après Fallon, 20 instructeurs militaires britanniques entraîneront les forces d’opposition à Assad, forces impliquées (soi-disant) contre l’EI. Ces conseillers sont déjà sur le terrain.

L’envoi de conseillers britanniques fut annoncé en Octobre, bien avant la recapture d’Alep par les forces du gouvernement syrien. Initialement, ils avaient la tâche d’entraîner de jeunes recrues aux combats, ainsi que de leur enseigner des rudiments de médecines de campagne et d’ingénierie de combat (NdT: euphémisme pour explosifs, bombes et la construction d’engins explosifs improvisés). Mais la situation a changé et la tâche également.

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Résistance à l’empire: Le pourquoi des attentats de Paris en Novembre 2015 et Bruxelles en Mars 2016… et la responsabilité de la France

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Les fourberies du grand Mamamouchi Erdogan, soutenu par l’OTAN et la CIA, sur toile de fond de financement occulte saoudo-qatari (les 4 cavaliers du pétrole…) décortiquées par Thierry Meyssan. En clair, la Turquie est la base action de l’opération Gladio 2.0 de l’OTAN.

Puisque mentionné dans l’article, rappelons ce qu’est le PKK kurde d’Abdullah Ocalan depuis 1999 et ce qu’est le Confédéralisme Démocratique mis en place par les Kurdes du PKK et de leurs branches syriennes depuis 2004-05…

— Résistance 71 —

 

Le mobile des attentats de Paris et de Bruxelles

 

Thierry Meyssan

 

28 Mars 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article190905.html

 

On ne sait pour le moment qui a commandité les attentats de Paris et de Bruxelles. Plusieurs pistes ont été énoncées. Cependant, seule l’hypothèse d’une opération décidée par la Turquie est aujourd’hui étayée. Thierry Meyssan relate le conflit secret qui hante les relations entre l’Union européenne, la France et la Turquie depuis cinq ans.

Il est trop tôt pour désigner avec certitude le commanditaire des attentats qui ont frappé Paris, le 13 novembre 2015, et Bruxelles, le 22 mars 2016. Cependant, pour le moment, seuls les éléments que nous allons exposer en fournissent une explication raisonnable.

* * *

Juste après la mort du fondateur de l’islamisme turc, Necmettin Erbakan, et alors que venait de débuter le « printemps arabe », le gouvernement Erdoğan conclut un accord secret avec la France. Selon un diplomate qui a étudié ce document, il fixe les conditions de participation de la Turquie aux guerres contre la Libye (qui venait de commencer) et contre la Syrie (qui allait suivre). La France, représentée par son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, s’engage notamment à régler la « question kurde » sans « porter atteinte à l’intégrité du territoire turc » ; une formule alambiquée pour signifier que l’on créera ailleurs un pseudo-Kurdistan et que l’on y expulsera les membres du PKK. Ce projet de nettoyage ethnique, qui n’est pas nouveau, avait été jusque-là exclusivement évoqué dans la littérature militaire israélienne qui décrivait le nouvel État à cheval sur la Syrie et l’Irak.

Le 31 octobre 2014, le président François Hollande profite d’une visite officielle de Recep Tayyip Erdoğan à Paris pour organiser une rencontre secrète, à l’Élysée, avec le co-président des Kurdes de Syrie, Salih Muslim. Ce dernier, trahissant les Kurdes de Turquie et leur leader Abdullah Öcalan, accepte de devenir le président du pseudo-Kurdistan qui devrait être créé à l’occasion du renversement du président démocratiquement élu Bachar el-Assad.

C’est le moment de la bataille de Kobané. Durant plusieurs mois, les Kurdes syriens défendent la ville face à Daesh. Leur victoire sur les jihadistes va renverser l’échiquier politique : si l’on veut vraiment combattre les jihadistes, il faut s’allier aux Kurdes. Or, les Kurdes syriens n’ont obtenus la nationalité qu’au début de la guerre, jusque-là ils étaient réfugiés politiques turcs en Syrie, chassés de leur pays lors de la répression des années 80. Les États membres de l’Otan considéraient alors le PKK, principale formation kurde de Turquie, comme une organisation terroriste. Désormais, ils vont distinguer le mauvais PKK turc du bon YPG syrien, bien que les deux organisations soient sœurs.

Coup de théâtre, le 8 février 2015, la France revient sur son engagement antérieur. François Hollande reçoit à l’Élysée, officiellement cette fois, la co-présidente des Kurdes de Syrie fidèle à Öcalan, Asya Abdullah, et la commandante Nesrin Abdullah en uniforme léopard. Salih Muslim est absent de la réunion.

Recep Tayyip Erdoğan réagit en commanditant un attentat de Daesh à Suruç contre une manifestation pro-Kurdes, le 20 juillet 2015. S’emparant de la rhétorique occidentale anti-terroriste, il déclare alors la guerre à la fois à Daesh et aux Kurdes, mais n’utilise ses moyens militaires que contre les derniers. Ce faisant, il met fin au cessez-le-feu et relance la guerre civile dans son propre pays. À défaut d’un pseudo-Kurdistan en Syrie, il provoquera l’exode des Kurdes vers l’Europe.

Le 3 septembre 2015, la publication de la photographie d’un enfant kurde noyé marque le début d’une vaste vague de migration depuis la Turquie, vers l’Union européenne, principalement vers l’Allemagne. Durant les premières semaines, les dirigeants allemands se félicitent de cet afflux massifs de nouveaux travailleurs dont leur industrie lourde a grand besoin, tandis que les médias expriment leur compassion pour les réfugiés qui fuiraient la dictature syrienne. Plus encore, le 29 septembre, les dirigeants français et allemands se saisissent de l’empathie envers les migrants pour étudier la possibilité de subventionner la poursuite de la guerre en versant 3 milliards d’euros à la Turquie ; un don que l’on présentera à l’opinion publique comme une aide humanitaire pour les réfugiés.

Fin septembre 2015, la Russie débute son opération militaire contre les jihadistes de tous poils. Recep Tayyip Erdoğan voit ainsi s’évanouir son projet. Il pousse alors Salih Muslim à lancer une opération de kurdisation forcée du Nord de la Syrie. Des brigades kurdes expulsent les professeurs arabes et assyriens des écoles et les remplacent par des enseignants kurdes. Les Syriens se révoltent et en appellent aux Russes qui calment la situation, non sans évoquer une possible fédéralisation ultérieure de la Syrie. La France est aux abonnés absents.

Le 13 novembre, la Turquie exaspérée des revirements de François Hollande prend la France en otage et commandite des attentats à Paris, faisant 130 morts et 413 blessés.

j’écrivais alors : « Les gouvernements français successifs ont noué des alliances avec des États dont les valeurs sont à l’opposé de celles de la République. Ils se sont progressivement engagés à livrer des guerres secrètes pour eux, avant de se rétracter. Le président Hollande, son chef d’état-major particulier le général Benoit Puga, son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et son prédécesseur Alain Juppé font aujourd’hui l’objet d’un chantage dont ils ne pourront sortir qu’en révélant dans quoi ils ont fourvoyé le pays. » [1].

Terrorisé, Paris revient précipitamment au plan Juppé de 2011. Avec Londres, il fait adopter le 20 novembre la résolution 2249 par le Conseil de sécurité. Sous couvert de lutte contre Daesh, il s’agit de justifier la conquête du Nord de la Syrie pour y créer, enfin, ce pseudo-Kurdistan où Recep Tayyip Erdoğan pourra expulser « ses » Kurdes. Mais les États-Unis et la Russie retoquent légèrement le texte de sorte que la France et le Royaume-Uni ne peuvent intervenir sans y être invités par la Syrie ; une situation qui n’est pas sans rappeler l’opération coloniale manquée de 1956, lorsque les troupes franco-britanniques tentèrent d’occuper le Canal de Suez avec le soutien d’Israël et de la Turquie, mais durent se retirer face aux froncements de sourcils des États-Unis et de l’URSS.

Durant les cinq mois et demi de l’intervention russe en Syrie, les relations turco-russes ne cessent de se dégrader. L’attentat contre le Vol 9268 Metrojet dans le Sinaï, les accusations de Vladimir Poutine au sommet du G20 à Antalya, la destruction du Sukhoï-24 et les sanctions russes contre la Turquie, la publication des photographies aériennes de la noria de camion-citernes acheminant le pétrole volé par Daesh à travers la Turquie, etc. Après avoir envisagé d’entrer en guerre contre la Turquie, la Russie décide finalement de jouer plus subtilement et de soutenir le PKK contre l’administration Erdoğan. Sergeï Lavrov parvient à convaincre son partenaire états-unien de profiter de la déstabilisation à venir de la Turquie pour organiser un renversement du dictateur Erdoğan. Le régime turc, qui se sait menacé à la fois par la Russie et les USA, tente de se refaire des alliés. Le Premier ministre Ahmet Davutoğlu se rend le 5 mars à Téhéran, tandis que le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, se déplace à Ankara, le 18 mars. Mais la République islamique n’entend pas se brouiller avec les deux Grands.

Le 14 mars, Vladimir Poutine annonce le retrait des bombardiers russes, le projet du pseudo-Kurdistan redevient donc possible. Mais Moscou et Washington prennent un coup d’avance : ils commencent à livrer indirectement des armes au PKK.

Manque de chance, cette fois, c’est l’Union européenne qui ne veut plus entendre parler de colonisation du Nord de la Syrie. La majorité des États-membres suit la politique étrangère imposée par Paris depuis cinq ans, avec l’absence de succès que l’on connaît. Pour marquer leur énervement, plusieurs États, dont la Belgique, ont accordé l’asile politique à des leaders kurdes turcs. Ils manifestent leur mauvaise humeur lors du sommet UE-Turquie des 17 et 18 mars au cours duquel ils sont contraints d’adopter définitivement la subvention de 3 milliards d’euros annuels à Ankara.

Je dénonçais alors le comportement des élites européennes qui, aveuglées par leur obsession anti-syrienne, reproduisaient la même erreur qu’en 1938. À l’époque, obsédées par leur anti-communisme, elles avaient soutenu le chancelier Hitler lors de l’annexion de l’Autriche et lors de la crise des Sudètes (accords de Munich), sans se rendre compte qu’elles armaient le bras qui allait les frapper [2].

Durant le sommet UE-Turquie, et donc indépendamment des décisions qui y furent prises, le président Erdoğan prononce un discours télévisé à l’occasion du 101ème anniversaire de la bataille de Çanakkale (« la bataille des Dardanelles » ; la victoire de l’Empire ottoman sur les Alliés) et en mémoire des victimes de l’attentat perpétré à Ankara quelques jours plus tôt. Il déclare : 
« Il n’y a aucune raison que la bombe qui a explosé à Ankara, n’explose pas à Bruxelles ou dans une autre ville européenne (…) Là, je lance un appel aux États qui leur ouvrent les bras qui, directement ou indirectement, soutiennent les organisations terroristes. Vous nourrissez un serpent dans votre lit. Et ce serpent que vous nourrissez peut à tout moment vous mordre. Peut-être que regarder des bombes qui explosent en Turquie sur vos écrans de télévision ne signifie rien pour vous ; mais quand les bombes commenceront à exploser dans vos villes, vous comprendrez certainement ce que nous ressentons. Mais alors, il sera trop tard. Arrêtez de soutenir des activités que vous ne tolérez jamais dans votre propre pays, sauf lorsqu’elles sont contre la Turquie. » [3].

Quatre jours plus tard, des attentats frappent Bruxelles, faisant 34 morts et 260 blessés. Et pour que l’on ne pense pas à une coïncidence, mais bien à un acte délibéré, la presse turque du lendemain se réjouit de la punition infligée à la Belgique [4].

Depuis que le président Erdoğan a relancé la guerre civile, elle a coûté la vie à plus de 3 500 personnes en Turquie.

[1] « La République française prise en otage », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 16 novembre 2015.

[2] « Le suicide européen face à la Turquie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 21 mars 2016.

[3] Lire un extrait du discours : « Erdoğan menace l’Union européenne », par Recep Tayyip Erdoğan, Réseau Voltaire, 25 mars 2016.

[4] « La Turquie revendique le bain de sang de Bruxelles », par Savvas Kalèdéridès, Traduction Christian, Réseau Voltaire, 24 mars 2016.

Résistance politique à l’empire: L’armée ukrainienne est la « légion étrangère de l’OTAN » (Poutine)

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Vérité bien assénée par l’aiguisé Poutine; sous l’article, nous mettons le lien d’une très bonne vidéo explicative de ce qu’il se passe au Donbass (Stratpol). On l’a remet en commentaire.

N’oublions jamais:

OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

— Résistance 71 —

 

Le président russe Vladimir Poutine appelle l’armée de Kiev une “légion étrangère” de l’OTAN

 

Press TV

 

26 janvier 2015

 

url de l‘article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2015/01/26/394829/Putin-calls-Ukraine-army-NATO-legion

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président russe Vladimir Poutine dit que l’armée ukrainienne est une “légion étrangère” de l’OTAN et ne poursuit en aucun cas les intérêts nationaux de l’Ukraine.

“Ceci n’est pas par essence une armée, mais une légion étrangère, dans ce cas précis la légion étrangère de l’OTAN, qui ne poursuit certainement pas le but de défendre l’Ukraine et ses intérêts nationaux,” a dit Poutine Lundi.

“Elle a des buts bien différents, comme contribuer à l’encerclement de la Russie, ce qui est absolument inconsistant avec les intérêts nationaux du peuple ukrainien”, a t’il ajouté.

Les relations Moscou-Kiev ont été extrêmement tendues ces mois derniers. Kiev accuse Moscou de soutenir les forces pro-russes de l’Est de l’Ukraine, disant que l’intervention russe pose une menace pour la sécurité de l’Ukraine et tous les états voisins. La Russie a catégoriquement nié les allégations.

Les deux régions principales russophones de l’Est de l’Ukraine, Donetsk et Lougansk ont été le théâtre de violents combats entre les forces pro-russes et l’armée ukrainienne depuis le début de l’opération militaire commencée par Kiev en Avril 2014 dans l’espoir d’écraser la contestation.

Les violences se sont intensifiées en Mai 2014 après que les deux régions phares aient tenu des referendums locaux dans lesquels les résidents ont voté de manière massive en faveur de l’indépendance de l’Ukraine et l’unification avec la Russie dans sa fédération.

Les combats ont vu la mort de plus de 5000 personnes et plus de 1,5 millions de personnes déplacées, selon l’ONU.

= = =

Très bonne vidéo explicative de Xavier Moreau (Stratpol) pour comprendre les déroulements récents de ce qui se passe dans l’Est de l’Ukraine:

http://www.youtube.com/watch?x-yt-cl=84503534&v=1pV-oIl880o&x-yt-ts=1421914688

 

Réunion de L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord à Newport… Petit bilan utile…

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Excellente analyse de Thierry Meyssan sur cette peste noire qu’est l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, le bras armé de l’idéologie coloniale occidentale depuis la seconde moitié du XXème siècle.

A lire également: L’OTAN la peste noire du XXIème siècle et l’OTAN ou L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

— Résistance 71 —

 

L’OTAN entend interdire à la Russie et à la Chine de se développer

 

Thierry Meyssan

 

8 Septembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article185209.html

 

Le fastueux sommet de l’Otan à Newport n’a pas accouché publiquement des grandes décisions annoncées, mais il est probable qu’elles ont été prises en secret. Pour empêcher la Russie et la Chine —mais aussi l’Inde— de poursuivre leur développement, l’Otan peut compter sur le terrorisme de l’Émirat islamique qu’il feint de condamner et de combattre.

Le sommet de Newport (Pays de Galles) est le plus important de l’Otan depuis celui de Prague en 2002. À l’époque, il s’agissait d’inclure de nouveaux États d’Europe centrale et orientale au sein de l’Alliance. Cette fois, il s’agit de planifier une stratégie à long terme pour contenir le développement de la Russie et de la Chine de sorte qu’ils ne puissent rivaliser avec les États-Unis [1].

Tout ce qui touche à l’Otan est sujet à polémique. En effet, elle n’a cessé, depuis sa création, en 1949, de manipuler les faits pour se présenter comme une alliance défensive face à l’expansionnisme soviétique, alors que c’est le Pacte de Varsovie, créé six ans plus tard, en 1955, qui visait à défendre les États socialistes face à l’impérialisme anglo-saxon (et non l’inverse).

En outre, contrairement à sa dénomination, l’Otan n’est pas une alliance entre égaux, mais la vassalisation des armées partenaires par les États-Unis et le Royaume-Uni. En effet, toutes les armées membres de cette prétendue « alliance » sont placées sous le commandement d’un unique officier états-unien —par ailleurs commandant des forces US en Europe—, tandis que le service secret de l’Otan, le « Gladio », sous l’autorité conjointe de Washington et de Londres, veille à ce que jamais des anti-impérialistes n’arrivent au pouvoir dans les autres États membres [2]. Pour ce faire, l’Otan n’a lésiné ni sur les assassinats politiques, ni même sur les coups d’État (en France [3], en Italie, en Grèce, à Chypre et en Turquie).

Cette vassalisation contrevient aux principes de la Charte des Nations unies, puisque les États membres perdent l’indépendance de leur politique étrangère et de Défense. Elle fut mise en cause par l’Union soviétique, puis par le président Charles De Gaulle qui, après avoir affronté une quarantaine de tentatives d’assassinat par l’OAS financée par l’Otan et s’être fait réélire, annonça le retrait immédiat de la France du commandement intégré et le renvoi des 64 000 soldats et employés administratifs de l’Otan hors du territoire français.

Cette page d’indépendance française cessa avec l’élection de Jacques Chirac qui, quelques mois après son arrivée à l’Élysée, réintégra la France au sein du Conseil des ministres et du Comité militaire de l’Alliance. Elle se termina définitivement avec le retour de l’armée française sous commandement états-unien, décidé par Nicolas Sarkozy, en 2009.

Enfin la vassalisation des États membres s’est poursuivie avec la création de nombreuses institutions civiles, dont la principale et la plus efficace est l’Union européenne. Contrairement à une idée répandue, l’Union actuelle n’a pas grand-chose à voir avec l’idéal d’unité européenne, mais a pour vocation de fixer les membres de l’Otan hors de l’influence soviétique, puis russe, conformément aux clauses secrètes du Plan Marshall. Il s’agit donc de diviser l’Europe en deux blocs. Ce n’est donc pas un hasard si les bureaux de l’Otan et ceux de l’Exécutif européen sont principalement situés à Bruxelles et secondairement au Luxembourg. Et c’est pour permettre le contrôle de l’Union par les Anglo-Saxons que celle-ci s’est dotée d’une étrange Commission dont la principale activité est de présenter des « propositions » économiques ou politiques, toutes prédéfinies par l’Otan. On ignore souvent que l’Alliance n’est pas simplement un pacte militaire, mais qu’elle intervient dans le domaine économique. D’abord l’Otan est le premier client de l’industrie de Défense en Europe, puis elle détermine des normes pour ses appels d’offre, c’est-à-dire pour tout ce qui concerne la vie quotidienne de ses soldats. Ce sont ces normes qui sont proposées par la Commission, puis adoptées par le Parlement européen.

Actuellement les trois quarts du budget de l’Otan sont assurés par les seuls États-Unis.

L’avenir du projet impérialiste anglo-saxon

Depuis le coup d’État de 2001 [4], les États-Unis envisagent une confrontation avec la Chine. Dans cette perspective, le président Barack Obama a annoncé le repositionnement de ses forces en Extrême-Orient. Cependant, cet agenda a été perturbé par le redressement économique, politique et militaire de la Russie, qui s’est montrée capable, en 2008, de défendre l’Ossétie du Sud attaquée par la Géorgie et, en 2014, la Crimée menacée par les putschistes de Kiev.

Par ailleurs, le projet du « bouclier anti-missiles » a été abandonné. Présenté comme un système de protection face à des missiles iraniens, ce « bouclier » était en réalité un système offensif déployé alentour de la Russie pour la paralyser. Un simple coup d’œil sur une mappemonde permet de constater que des missiles iraniens, s’ils devaient être tirés sur les États-Unis, ne passeraient pas au-dessus de l’Europe centrale, mais par le plus court chemin : le pôle nord. Après avoir miné durant une décennie les relations entre Washington et Moscou, le projet est abandonné car il s’avère techniquement impossible de détruire en vol des missiles russes intercontinentaux de dernière génération. Du coup, c’est le principe même de la « dissuasion nucléaire » qui est abandonné face à la Russie, même s’il reste pertinent pour d’autres États.

Tout en effectuant son « pivot vers l’Asie », Washington a exacerbé les tensions entre la Chine et ses voisins, particulièrement le Japon. L’Otan, qui historiquement vassalise l’Europe à l’Amérique du Nord, s’est donc ouverte à des partenaires asiatiques et océaniques, notamment l’Australie et le Japon, à travers des contrats d’association. En passant, elle a élargi son champ d’action à l’ensemble du globe [5].

En cette période de restrictions budgétaires, l’Alliance, qui ne connaît pas la crise, se fait construire un nouveau siège social, à Bruxelles, pour la somme faramineuse d’1 milliard d’euros. Il devrait être livré début 2017 [6].

La question de l’Émirat islamique

À la préoccupation d’empêcher la Chine et la Russie de contrôler assez de matières premières pour être en capacité de rivaliser avec les États-Unis, s’est ajoutée durant l’été la question de l’Émirat islamique.

Une intense campagne de presse a diabolisé cette organisation jihadiste, dont les crimes ne sont pas nouveaux, mais qui vient de s’en prendre à la population irakienne. Nous avons maintes fois expliqué que l’ÉI est une création occidentale et que, malgré les apparences, son action en Irak est parfaitement conforme au plan US de diviser ce pays en trois États distincts [7]. Pour réaliser un projet qui constitue un crime contre l’humanité parce qu’il suppose un nettoyage ethnique, Washington a eu recours à une armée privée qu’il se doit de condamner publiquement tandis qu’il la soutient en sous-main.

Les États-Unis auraient pris la mesure du danger islamiste après que l’ÉI eut égorgé deux de leurs ressortissants, les journalistes James Foley et Steven Sotloff. Cependant, un examen attentif des vidéos [8] laisse à penser qu’elles ne sont pas authentiques. Le problème s’était déjà posé avec l’ÉI lorsqu’il était sensé avoir égorgé, en 2004, Nick Berg [9].

Nous avons également souvent souligné que l’ÉI se distinguait des groupes jihadistes précédents à la fois par son service de communication et par ses administrateurs civils, capables de gérer les territoires conquis. Il s’agit donc d’un groupe appelé à durer. Ainsi que l’a montré Alfredo Jalife-Rahme, le Califat, même s’il agit actuellement principalement en Syrie et en Irak, a été conçu pour porter le fer à long terme contre la Russie, l’Inde et la Chine [10].

La question de l’Émirat islamique n’avait donc pas à être ajoutée à l’ordre du jour anti-Russes et anti-Chinois, elle en faisait partie. Au demeurant, ne souhaitant pas risquer de voir un État membre exprimer ses doutes sur cette mascarade, Washington a déplacé le débat en marge du sommet. Le président Obama a réunit 8 autres États, plus l’Australie (qui n’est pas membre de l’Otan, mais seulement associée) pour mettre au point son plan de guerre. Il a ultérieurement été décidé d’associer la Jordanie à ce dispositif.

Les conclusions du sommet

Le sommet a expédié en une brève matinée la question de sa longue présence en Afghanistan. Certes, l’Otan retirera comme prévu ses troupes combattantes en fin d’année, mais elle conservera le contrôle de l’armée afghane et de la sécurité du pays. Le sommet s’est même payé le luxe d’appeler les deux candidats à la présidentielle afghane à prendre l’engagement de signer sans plus tarder les exigences d’immunité pénale des États-Unis, alors que cette élection est organisée et dépouillée par les forces états-uniennes. Dès lors, le candidat qui ne répondrait pas à cet appel ne devrait pas s’étonner de ne pas être considéré comme élu.

Comme on brandit une cape rouge pour énerver un taureau, le sommet a décidé d’étendre le contrôle de l’Otan sur la partie orientale de l’Europe (dont l’Ukraine), question de voir ce que sera la réaction russe. Mais il n’a pas été plus loin. L’Acte fondateur Otan-Russie n’a pas été révoqué et l’Ukraine n’a pas été intégrée à l’Alliance. Chacun a préféré évoquer un possible cessez-le-feu entre Kiev et le Donbass.

En outre, le sommet a doté l’Alliance de deux nouveaux outils : un service de cyber-guerre pour contrer les hackers militaires chinois, et une Force d’intervention rapide de 4 000 hommes, issus de 7 pays et placés sous commandement britannique. Enfin, le sommet a ouvert la procédure d’adhésion du Monténégro et a, bien sûr, enjoint les États membres à développer leurs dépenses militaires.

Quelques remarques

Malgré les imputations du gouvernement ukrainien —selon qui la Russie aurait envahit son pays… mais avec seulement 1 000 hommes que personne n’a vus, ainsi que le note Giulietto Chiesa [11]—, le sommet n’a pas décidé d’entrer en guerre contre Moscou et s’est contenté d’une mesure symbolique. On ne comprend donc pas pourquoi tant de fastes ont été déployés à Newport.

À moins que les choses importantes aient été décidées à huis clos, lors de la réunion des chef d’État du vendredi 5 septembre, il ne semble pas que les guerres secrètes aient été évoquées lors du sommet, mais uniquement en marge du sommet avec certains alliés uniquement. Déjà, en 2011, l’Otan avait violé ses propres statuts en ne réunissant pas le Conseil atlantique avant de bombarder Tripoli. Il semblait en effet impossible que tous acceptent de se livrer à une telle boucherie. Les États-Unis et le Royaume-Uni réunirent donc en secret la France, l’Italie et la Turquie à Naples pour planifier une attaque qui fit au moins 40 000 morts civils en une semaine.

Le communiqué final est d’une rare hypocrisie [12] : la crise ukrainienne est traitée comme une agression russe, sans jamais faire mention du coup d’État de la place Maidan, ni de l’installation d’un gouvernement incluant des nazis. La crise syrienne est présentée comme un conflit entre « une opposition modérée qui protège les minorités » et, à la fois, la « tyrannie du régime de Bachar el-Assad » et « des groupes extrémistes », sans jamais faire mention de ce que le régime syrien est une République alors que l’opposition modérée est rémunérée par les dictatures du Golfe, ni que la crise a été ouverte par une guerre secrète franco-britannique conformément aux annexes du Traité de Lancaster House, ni que le président el-Assad vient d’être réélu par 63 % du corps électoral, et alors que la République arabe syrienne est la seule à avoir protégé non seulement les minorités, mais tous ses citoyens, incluant la majorité sunnite. Avec cynisme, le communiqué prétend que l’Alliance a protégé le peuple libyen, conformément aux résolutions 1970 et 1973, alors qu’il a utilisé ces résolutions pour changer le régime en tuant 160 000 Libyens et en plongeant le pays dans le chaos.

Cependant, en définitive, au cours des dernières années, l’Otan est parvenue à ses fins en Afghanistan, en Irak, en Libye et au Nord-Est de la Syrie, c’est-à-dire uniquement et exclusivement dans des pays ou des régions organisées en sociétés tribales. Elle ne semble donc pas apte à entrer en conflit direct avec la Russie et la Chine.

 

1] « Le sommet de l’Otan : guerre sur deux fronts », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 4 septembre 2014.

[2] Lire Les armées secrètes de l’Otan, par le professeur Daniele Ganser, disponible en épisode sur Réseau Voltaire.

[3] Sur les coups d’État de 1958 et de 1961, on se reportera à (1) « Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir » et (2) « Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août et 10 septembre 2001.

[4] Nous rappelons que le 11 Septembre 2001, pendant que le monde était hypnotisé par des attentats à New York et Washington, le président George W. Bush fut illégalement démis de ses fonctions en vertu du programme de « continuité du gouvernement ». Il ne les retrouva qu’en fin de journée, après que son pays ait profondément modifié sa politique étrangère et de Défense. Durant cette journée, tous les membres du Congrès et leurs équipes furent placés par l’autorité militaire en résidence surveillée au Greenbrier complex (Virginie occidentale) et à Mount Weather (Virginie).

[5] « Otan, offensive mondiale », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 29 juillet 2014.

[6] « 1 milliard d’euros pour le nouveau siège de l’Otan », Réseau Voltaire, 29 janvier 2014.

[7] Voir notamment (1) « Le « Kurdistan », version israélienne », ; (2) « John McCain, le chef d’orchestre du « printemps arabe », et le Calife » ; (3) « Le grand retournement saoudien », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 1er juillet, 18 août et 1er septembre 2014,

[8] « Foley video with Briton was staged, experts say », Deborah Haynes, The Times, 24 août 2014 ; « Foley murder video ’may have been staged’ », Bill Gardner, The Daily Telegraph, 25 août 2014. Et sur l’identité de Sotloff, voir : « Le journaliste décapité était un Israélien formé dans une antenne du Mossad », par Hicham Hamza, Panamza, 3 septembre 2014.

[9] « L’affaire Nicholas Berg », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2004.

[10] « Un djihad mondial contre les BRICS ? », par Alfredo Jalife-Rahme, Traduction Arnaud Bréart, La Jornada (México), Réseau Voltaire, 18 juillet 2014.

[11] « En Ukraine, les menteurs paniquent », par Giulietto Chiesa, Megachip (Italie), Réseau Voltaire, 3 septembre 2014.

[12] « Déclaration finale du sommet de l’Otan », Réseau Voltaire, 5 septembre 2014.

Tyrannie globale et guerre mondiale: L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord (OTAN) se réunit à Newport ces 4 et 5 Septembre pour décider de la guerre…

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L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord (OTAN) n’a aucune raison d’exister, elle doit être abolie. Les peuples doivent forcer la fermeture de cette ignominie barbare d’un autre temps. Les armées de l’OTAN régulières ou secrètes (Gladio, Al Qaïda, EIIL/EI etc…) sont des armées de racketeurs faites pour piller le monde et générer le chaos constructeur de tyrannie pour l’oligarchie.

Mort à l’OTAN ! Le temps des peuples arrive !

— Résistance 71 —

 

Sommet de l’OTAN la guerre ou la paix ?

 

Jim Dean

 

1er Septembre 2014

 

url de l’article:

http://www.veteranstoday.com/2014/09/03/nato-summit-war-or-peace/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les citoyens du monde viennent à Newport, Pays de Galles. Le siège commence. 25 km de barrière en mailles métalliques d’acier renforcé de 5m de haut pour contrôler les foules, 20 000 membres de milices armés jusqu’aux dents en uniformes sombres ont commencé à arriver chaque jour. Les plans de défense militaire ont été finalisés. Déjà l’adrénaline est dans l’air. Un combat se profile… Sommes-nous à Gaza ?

Non, c’est le sommet de l’OTAN. Vous, vous droits civiques, votre quête pour la paix et vos demandes de retour à une vraie démocratie et la poursuite du bonheur, n’êtes pas les bienvenus ici. Vous n’avez aucune importance ! Jeudi et Vendredi 4 et 5 septembre 2014, le combat va commencer. Un combat du choix. Un choix entre la guerre ou la paix. qu’en dites-vous ? Qu’en dit le monde ? Moi je dis: “Bougez vos fesses à Newport !”

On dirait que le monde entier est en guerre. A travers la majorité de la planète, des horreurs ont été amenées souvent dans des endroits distants et paisibles, le tout par la veulerie d’un empire qui n’a plus de limites. Sa quête incessante pour le profit a dénudé les ressources et les âmes de nations innocentes. La barbarie et l’inhumanité ont été forcées sur le monde qui va inscrire ces ordures dans l’histoire. La condition naturelle humaine de résistance, résistance à l’oppression et la terreur, arrive à Newport.

En préparation de cette manifestation de masse, l’empre totalitaire en pleine expansion positionne des armes et de la logistique de combat qui sont la vitrine des méthodes et armes modernes de terreur, qui feraient pâlir d’envie les Hitler, Staline et Pol Pot. Le perpétrateur de cette tyrannie croissante porte un nom: l’OTAN (NdT: qui comme chacun sait depuis longtemps veut dire Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord).

_________________________

Nous sommes l’ennemi

La foule semble avoir un message du tout ou rien. Alors que les citoyens triment sous les mesures d’austérité dont les gouvernements les gavent, ces mêmes gouvernements approuvent encore et toujours plus de budgets pour la guerre. Ce ne sont pas des guerres pour la liberté et l’argent de cette guerre n’est pas dépensé pour des causes humanitaires (NdT: comme si une guerre pouvait être “humanitaire”…) La guerre aujourd’hui est oppressive. L’oppression de la civilisation, l’oppression de l’Homme. Ici dans les rues de Newport, au nord de Cardiff, les leaders de l’OTAN se cachent derrière des fortifications et des murs de pierres au château de Cardiff et au Manoir Celte.

Ce journaliste qui écrit a été le témoin de cette attitude auparavant à la Convention Nationale du Parti Démocrate de Charlotte en Caroline du Nord et au sommet de l’OTAN à Chicago en 2012.

Les puissants, riches et arrogants sont là pour montrer leur omnipotence croissante et pour envoyer un message au monde en pleine paupérisation: “Nous sommes vos maîtres et toute résistance est futile !”

Heureusemet pour le reste du monde civilisé, l’histoire et la véritable nature de la condition humaine ont montré que ceci est une proposition foireuse, vouée à l’échec. C’est pourquoi les humains se rendent en masse à Newport…

Ukraine, Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord et guerre du gaz…

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Ne jamais oublier… OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

Tout est dit !…

— Résistance 71 —

 

Dans le conflit ukrainien, on peut observer la relation entre le pétrole, le gaz et l’OTAN dans toute sa splendeur

 

Interview de Daniele Ganser

 

21 Août 2014

 

url de l’article:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4924

 

Selon Daniele Ganser, spécialiste dans le domaine de l’OTAN, nous assistons en Ukraine à la prochaine étape de l’extension de cet organisme. L’Allemagne devrait suivre le pas parce que les Américains disposent du commandement en chef et veulent empêcher la naissance d’un nouvel axe Moscou-Berlin. Les USA dressent à cette fin les Etats européens les uns contre les autres – afin de continuer à les contrôler.
L’OTAN est la plus grande et la plus puissante alliance militaire depuis nombre d’années. Les « Deutsche Wirtschafts Nachrichten » ont parlé avec l’historien et le spécialiste en matière de l’OTAN, Daniele Ganser à propos de la structure de celle-ci, du rôle de l’Allemagne dans l’organisation, de son influence dans l’UE et de son implication dans le conflit de l’Ukraine.

Deutsche Wirtschafts Nachrichten : Le Danois Rasmussen démissionne bientôt en tant que Secrétaire général. Son successeur sera probablement le Norvégien Stoltenberg. Quelle est selon vous, l’influence des Européens au sein de l’OTAN ?

Daniele Ganser : Je pense que l’influence des Européens au sein de l’OTAN est petite, parce que celle-ci est menée par les USA. On le voit à travers le fait que les Européens peuvent toujours désigner le Secrétaire général et celui-ci apparaît très souvent dans les médias en Europe. C’est pourquoi, on a l’impression que le Secrétaire général est la personne la plus importante de l’OTAN. Toutefois, ce n’est pas vrai ! La personne encore beaucoup plus influente au sein de l’OTAN est le SACEUR (Commandant suprême des forces alliées en Europe) et c’est toujours un général américain. Ce commandement militaire est encore plus puissant que le poste officiel de Secrétaire général. L’ancien Président Nixon l’a formulé une fois de cette façon : « Le seul organisme international qui n’ait jamais fonctionné, c’est l’OTAN, tout simplement parce qu’il s’agit d’une alliance militaire et que nous étions aux commandes ».

Par quelles voies l’OTAN impose-t-elle ses intérêts à l’UE ?

L’OTAN a ses ambassadeurs dans tous les pays membres. Ce sont des ambassadeurs envoyés par chaque pays afin d’être informés des projets de l’OTAN dans les étapes suivantes. Les voies sont opérationnelles de telle façon que l’OTAN – et en premier les USA – disent : C’est comme ça et maintenant vous devez faire ça. Cela était ainsi en particuliers lors du 11-Septembre et de la Guerre contre l’Afghanistan. La plupart du temps, les Européens obéissent tout simplement. Ils n’ont jamais dit : Nous devons nous développer indépendamment. Une politique extérieure et de sécurité européenne commune ne fonctionne pas vraiment. On est toujours indécis : doit-on aller en Irak avec les Américains ? Les Anglais l’ont fait, pas les Français. Ou bien doit-on bombarder avec les Américains la Lybie, pays membre de l’OPEC ? Les Français l’ont fait, pas les Allemands. Les USA réussissent très bien à dresser les différents pays européens les uns contre les autres. En ce moment, on se sert de l’Allemagne contre la Russie, bien sûr pour des intérêts américains. C’est l’ancien système du « divide et impera » – « diviser pour régner ». Ce n’est pas dans l’objectif de Washington que l’UE et la Russie coopèrent et construisent un grand espace économique, disposant en plus des plus grandes réserves de pétrole et de gaz. Ce ne serait pas dans l’intérêt des Etats-Unis.

En raison du manque de transparence, il est difficile de savoir comment se présente le financement de l’OTAN en détail. Des députés néerlandais ont dû le constater récemment. Savez-vous quelque chose de concret à ce sujet ?

Non, parce que l’OTAN n’est effectivement pas une organisation transparente. Je partage cette frustration des députés néerlandais, parce que je me suis efforcé d’obtenir des informations sur les armées secrètes de l’OTAN. On a simplement ignoré mes questions et on ne m’a fait part de rien. Quelques personnes pensent que l’OTAN est une organisation démocratique et transparente. Cependant, ce n’est pas le cas. C’est une organisation militaire qui tente continuellement à garder ses secrets. Le budget du Pentagone est finalement pertinent pour le financement et il comprend environ 700 milliards de dollars par an ou deux milliards par jour. Alors la question est bien sûr de savoir si ici une journée du Pentagone équivaut à une journée de l’OTAN et comment on calcule cela. Mais ce sont des opérations comptables et on peut calculer cela de différentes manières.

Quel rôle joue l’OTAN dans le conflit en Ukraine ?

Mon avis est que la guerre en Ukraine est centrée autour de l’OTAN et du gaz naturel. L’OTAN a depuis 1990 entrepris un mouvement en direction de l’Est. La première étape a été de retirer en Allemagne la RDA au Pacte de Varsovie et de l’accueillir dans l’OTAN. Pour cela, on a eu besoin à cette époque de l’accord de Gorbatchev. C’est-à-dire que cette fusion entre la RFA et la RDA – qui est très précieuse et que je salue beaucoup – n’était possible qu’avec l’acceptation de la Russie, de la reprise de l’Allemagne réunie, par l’OTAN. Mais les Russes ont aussi affirmé leur refus d’une extension de l’OTAN. Et Gorbatchev a dit que l’OTAN le lui avait garanti.
Cependant, l’OTAN n’a pas tenu parole. L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont été accueillies dans l’OTAN, de même la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie, la Slovénie, la République Tchèque et la Slovaquie. Plus tard ont suivi encore l’Albanie et la Croatie. Si vous le considérez du point de vue russe, alors l’OTAN a rompu sa parole et maintenant, elle tente encore de prendre les éléments manquants – l’Ukraine et la Géorgie – et d’encercler ainsi la Russie. 
Dans les médias occidentaux, on dit toujours : les Russes sont complètement irrationnels et se comportent bizarrement. Mais en fait ils se comportent comme un joueur d’échecs qui déplacement après déplacement, perdent ici une tour, là un cavalier et là encore un pion. Les Russes se sentent harcelés. Et cette extension de l’OTAN n’est aucunement mentionnée par les médias occidentaux, pas même prise en compte. On peut communiquer ceci tout simplement en prenant une carte de l’OTAN en 1990 et une de 2014.

S’agit-il de la part de l’OTAN uniquement d’un encerclement militaire de la Russie ou bien en veut-elle aussi aux ressources de ce pays ?

C’est la même chose. L’Arabie Saoudite et la Russie se partagent la première place au niveau international quant à l’exploitation du pétrole. Les Russes produisent environ 10 millions de barils par jour. Les Saoudiens produisent également environ 10 millions de barils par jour. La Russie est au niveau de sa superficie le plus grand pays de la terre et dispose de très grandes réserves de gaz naturel. La lutte mondiale pour les réserves de pétrole et de gaz naturel est aussi une lutte contre la Russie. Poutine ne veut en aucun cas que l’Ukraine adhère à l’OTAN. Du point de vue russe, la chute de Ianoukovytch a été orchestrée par les services secrets occidentaux. Qu’on le voit ou non comme Poutine, cela ne joue aucun rôle. Mais pour lui, il est légitime de dire : quand l’hiver viendra, je pourrais aussi vous couper le gaz. Ou bien je peux dire : Vous me devez davantage d’argent pour le gaz. Cela veut dire que dans le conflit ukrainien on peut observer la relation entre le pétrole, le gaz et l’OTAN dans toute sa splendeur.

Quels sont les indices montrant que le coup d’Etat en Ukraine a été orchestré par les services secrets occidentaux ?

Ce que nous savons jusqu’à présent est que 2014 est l’année de la destitution de Ianoukovytch et de l’installation au pouvoir de Poro­schenko. C’est un fait. Et si l’on observe un peu de plus près, alors on voit les finesses. Quand est-il destitué ? Il est renversé en février 2014. Et maintenant, on en vient au nœud du débat, c’est-à-dire à l’aggravation des protestations par les tireurs d’élite de Maïdan. Il est intéressant de constater : les tireurs d’élite – selon les informations en ma possession – tiraient aussi bien sur les manifestants que sur les policiers. Cela est très inhabituel. Ici, on peut très bien penser que c’était une action des services secrets pour précipiter l’Ukraine dans le chaos. Ce que nous avons ici comme indice, c’est l’entretien téléphonique entre Urmas Paet, ministre des Affaires étrangères de l’Estonie et Catherine Ashton, Haute représentante des Affaires étrangères de l’UE. Dans cet entretien, il est question que derrière les tireurs d’élite de Maïdan ne se cache pas Ianoukovytch, mais quelqu’un de la nouvelle coalition. Celle-ci est le groupe autour de Klitschko, Jazenjuk et Poroschenko, qui est arrivé au pouvoir après le coup d’Etat.
S’il s’avère que Poroschenko est venu au pouvoir grâce aux tireurs d’élite, alors nous avons donc affaire avec un putsch du gouvernement sans nous en apercevoir. Cela allait si vite que l’on doit vraiment avouer : nous sommes trop bêtes pour le comprendre réellement. Il se peut que Poutine soit moins stupide et ait vu ceci correctement. Je ne veux pas dire que l’on doit croire Poutine aveuglément, car lui aussi possède son agenda. La question à laquelle nous devons répondre dans l’histoire économique et aussi dans l’histoire contemporaine : s’agit-il d’un évènement comme en 1953 lorsque la CIA, le service secret américain, et le MI6, le service secret britannique ont renversé le gouvernement de Mossadegh en Iran, parce qu’il voulait nationaliser le pétrole ? A l’époque, on a déguisé des agents en terroristes, qui ont commis des attentats et ainsi déclenché un chaos dans tout le pays. On appelle cela la « stratégie de la tension », donc on crée volontairement un chaos et des tensions pour renverser de cette manière un gouvernement, cela fonctionne, c’est prouvé historiquement.

Les derniers mois, l’OTAN a intensifié les manœuvres. A la suite d’un manœuvre de l’OTAN dans plusieurs Etats européens la sécurité aérienne est même tombée en panne. Est-ce qu’il s’agit là seulement de présence militaire ou est-ce qu’il y a d’autres raisons pour les mouvements des troupes ?

Que ce soit du côté de la Russie ou de l’OTAN je ne peux qu’affirmer qu’il y ait une augmentation de la présence militaire. Mais contrairement à l’opinion de beaucoup de commentateurs, je pense que nous ne nous trouvons pas au bord de la troisième guerre mondiale comme au temps de la crise de Cuba en 1962. Pourtant, nous sommes dans un climat de méfiance. Moscou et Washington se méfient l’un de l’autre, et Berlin est coincé entre les deux.

En Allemagne se trouvent plusieurs bases militaires de l’OTAN, dont la base aérienne américaine Ramstein et le centre de commandement Africom à Stuttgart. Quel est le rôle actuel et futur de l’Allemagne dans la stratégie de l’OTAN ?

L’Allemagne est dans l’OTAN une jeune associée parce que les USA commandent l’OTAN. Du point de vue des USA, l’Allemagne est un pays occupé. Certes, cela fait mal en lisant cela en tant que lecteur allemand, mais c’est la situation actuelle. Les Etats-Unis ont des bases militaires en Allemagne et le téléphone mobile de la chancelière Merkel est mis sur écoute par le service secret militaire américain NSA. Et lorsque les Américains disent : nous partons vers l’Hindou Kouch, les soldats allemands doivent s’y rendre et abattre les Afghans bien qu’ils n’aient jamais eu de problèmes avec eux auparavant. Cela veut dire que malheureusement l’Allemagne a pris la position d’un vassal. Et on a de la peine en Allemagne à se libérer de cette position. 
La raison est toute simple : les USA sont l’empire. Un empire se distingue toujours par le fait qu’il est la plus grande économie nationale du monde, mesuré au PIB. Ce sont les USA. Il a le plus grand nombre de porte-avions et la force aérienne la plus puissante quant au nombre, au type et à la modernité. Ce sont également les USA. Il détient la monnaie de réserve mondiale. C’est le dollar, donc encore une fois les USA. Et finalement, les USA disposent du plus grand nombre de bases militaires dans le monde, donc pas seulement à Guantànamo, à Diego Garcia et en Afghanistan, mais aussi à Ramstein etc. Ce qui importe en outre : l’empire domine les médias et veille à ce qu’ils informent de manière bienveillante. Voilà donc la position de l’Allemagne : elle se trouve dans une position inférieure dans l’empire américain, et la plupart des médias allemands n’osent pas parler ouvertement de ce fait. La Suisse n’est d’ailleurs pas mieux lotie se trouvant également sous la pression de l’empire US, mais au moins nous ne sommes pas membre de l’OTAN et nous n’avons pas non plus de bases militaires américaines – nous les Suisses ne voulons pas de cela.

En revanche, la Suisse est, tout comme la Finlande, membre d’un stade préliminaire de l’OTAN …

… du « Partnership for Peace », c’est vrai. C’est vivement critiqué en Suisse, et à juste titre, car nous ne voulons en aucun cas devenir membre de l’OTAN. Cela veut dire que certains politiciens le veulent bien, mais pas la population suisse. Lors d’une votation le Non emporterait largement, car les citoyens suisses rejettent les guerres d’agression de l’OTAN. L’opinion publique par rapport aux Etats-Unis a tourné en mal ces dernières années. 
Les USA apparaissent comme des menteurs parce qu’ils mènent dans le monde entier des guerres économiques. Ils ont écouté les transferts de données du monde – surtout les données SWIFT – à l’aide du service secret américain NSA et abusent de ces données au détriment des banques suisses UBS et Credit Suisse. Ils dénigrent les Suisses parce que des banques suisses ont aidé en effet des citoyens américains à frauder le fisc ce qui n’était pas juste. Mais en même temps les Suisses observent avec étonnement que la fraude fiscale aux USA – soit en Delaware soit en Angleterre, par des trusts – est toujours possible. C’est pourquoi les Suisses ne comprennent pas que les USA jouent aux redresseurs de torts contre la fraude fiscale tout en négligeant les failles dans leur propre pays. C’est pourquoi l’opinion publique est ici de plus en plus anti-américaine.

Le 11-Septembre 2001 joue aussi un rôle-clé par rapport à l’OTAN car à ce moment-là la clause de défense mutuelle d’après l’article 5 est entrée en vigueur. Est-ce que la clause de défense mutuelle est toujours en vigueur ?

C’est une question intéressante. On devrait la poser à l’OTAN. Après le 11-Septembre, il y eu un large débat là-dessus. En tout cas, la clause de défense mutuelle a été proclamée après le 11-Septembre, cela c’est clair. Les Américains sont venus en Europe et ont dit : c’était comme cela, et maintenant on y va dans l’Hindou Kouch. Puis 9/11 était une histoire fixe qu’on pouvait avaler ou pas. En outre, c’était le premier cas de défense mutuelle de l’OTAN dans l’histoire. Là aussi, le rôle de l’empire se manifeste. La plus importante souveraineté d’interprétation dont l’empire dispose est d’interpréter lui-même chaque événement historique. Les attentats du 11-Septembre sont contestés parmi les historiens – ils existent différents avis à ce sujet. Mais dès qu’un historien ne lève la tête qu’un tout petit peu, il est hué comme théoricien conspirateur. Et cela signifie que nous n’avons pas le droit de dire : attention, lors de la mise en vigeur de l’article 5, certaines questions se posent. L’OTAN ne veut pas en parler. Elle ne veut pas de débats critiques au sujet du 11-Septembre et de l’Opération Gladio. Elle essaie simplement de supprimer ces sujets. Mais je crois, qu’elle n’y arrivera pas à long terme parce que nous vivons à l’époque de l’information. Les gens sont de plus en plus en mesure de s’acquérir différentes perspectives par rapport à un thème, et ça c’est bien.

• •

Daniele Ganser est historien et chercheur dans le domaine de la paix. Il analyse les thèmes de l’énergie, de la guerre et de la paix d’une perspective géopolitique. Il met l’accent sur l’histoire internationale contemporaine depuis 1945, les services secrets, les unités spéciales, la stratégie de guerre secrète et la géostratégie ainsi que le pic pétrolier et des guerres de ressources. Son livre « Nato-Geheimarmeen in Europa – Inszenierter Terror und verdeckte Kriegsführung » a été publié en 2005 (« Les Armées secrètes de l’OTAN – Réseaux Stay Behind, Gladio et Terrorisme en Europe de l’Ouest » a été publié en 2011) et traduit en dix langues.

Source : Deutsche Wirtschafts Nachrichten DWN du 29/7/2014 (http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2014/07/14/nato-experte-aus-sicht-der-usa-ist-deutschland-ein-besetztes-land/)
(Traduction Horizons et débats)
Horizons et debats > 2014 > N° 19, août 2014

= = =

Daniel Ganser sur Résistance 71:

https://resistance71.wordpress.com/2014/05/18/la-strategie-de-la-tension-et-le-terrorisme-detat-ou-quand-lhistoire-prouve-letat-terroriste/

Article connexe sur l’OTAN:

https://resistance71.wordpress.com/2012/11/03/nouvel-ordre-mondial-lorganisation-terroriste-de-latlantique-nord-et-son-ideologie-totalitaire-ruine-le-monde/

Ingérence occidentale en Ukraine: Opération Syrie bis repetita…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , on 5 mai 2014 by Résistance 71

Si cette info se confirme dans les semaines qui viennent (et quelque chose nous dit qu’elle le sera… Ce qui s’est passé à Odessa rappelle Homs en bien des points…), la prochaine étape des terroristes mercenaires takfiristes de la CIA/Mossad/MI6/DGSE gérés par l’Arabie Saoudite… C’est l’Europe occidentale !

Ordo ab chao, telle est la devise du N.O.M et rappelons-nous toujours ce que disait George Orwell ce grand visionnaire: « Les guerres modernes ne sont plus faites pour être gagnées, mais pour durer. »

— Résistance 71 —

 

La vengeance anti-Poutine de Bandar ??

 

IRIB

 

4 Mai 2014

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/info/international/item/323839-la-vengeance-anti-poutine-de-bandar

 

Selon une source sécuritaire arabe, de nombreux takfiris saoudiens et tchéchenes ayant combattu en Syrie viennent d’arriver à Kiev à bord des avions affrêtés par le renseignement saoudien!

Décidement l’ex chef des services secrets des Al Saoud Bandar Sultan n’est pas resté inactif, lui qui selon certaines informations se trouvent en ce moment dans la capitale ukrainienne. selon une source sécuritaire arabe,  » une majeur partie des takfiris qui se battent en Syrie sont de nationalité tchéchène et saoudienne. ils viennent de débarquer à Kiev pour aider l’armée ukrainienne à combattre des  fédéralistes russophones .

Les soldats de  » Bandar » sont immédialement partis pour kramatorsk à l’est de l’Ukraine où ils combattent déja les ukrainiens russophones !! 10 d’entre ces derniers ont été tués samedi. L’Arabie Saoudite est en train de se venger de la Russie pour lui avoir fait subir une cuisante défaite en Syrie, dit cette source qui souligne le poids  » étouffant » des succès militaires d’Assad sur l’Arabie saoudite.