Archive pour France néocolonialisme

Résistance aux crimes du néocolonialisme français en Afrique…

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Non à l’intervention en Syrie, non au néocolonialisme français

 

Le Monde Libertaire

 

26 Septembre 2013

 

url de l’article:

http://www.monde-libertaire.fr/antimilitarisme/16620-non-a-lintervention-en-syrie-non-au-neocolonialisme-francais

 

L’opinion publique internationale fait en ce moment l’objet d’un matraquage médiatique sans précédent destiné à la convaincre de la légitimité d’une attaque contre le régime de Bachar al-Assad en Syrie. Le prétexte d’une telle intervention est l’usage de gaz toxiques dont aucune enquête pour l’instant n’a fourni la preuve qu’elle a été ordonnée par le gouvernement syrien.

Rappelons-nous les « armes de destruction massive » irakiennes que personne n’a jamais réussi à trouver.

Les États soumis au pouvoir des grandes multinationales bafouent la légalité juridique qu’ils ont eux-mêmes instituée, puisqu’ils veulent engager les attaques sans avoir consulté les Nations unies. Le président français dispose du pouvoir invraisemblable de lancer des agressions contre d’autres pays sans consulter ni le Parlement ni les électeurs !

Le gouvernement français joue dans cette affaire le rôle de supplétif du gouvernement des États-Unis, François Hollande cherchant sans nul doute à faire oublier le bilan catastrophique de son mandat, le déni de toutes les promesses qu’il avait faites et la régression sans précédent des droits sociaux qu’il met en place. Fort de son aventure néocoloniale au Mali, qui n’a jamais été motivée par le souci de la démocratie mais par la nécessité de protéger les nombreuses sociétés françaises qui exploitent le pays, il veut maintenant jouer à la grande puissance avec des moyens qu’il n’a pas.

Une intervention prétendument humanitaire des États-Unis et de la France ne pourra conduire qu’à une extension de la guerre civile en Syrie. Des forces politiques extrêmement complexes, des intérêts économiques violemment antagoniques s’affrontent dans une véritable guerre qui oppose les puissances occidentales, États-Unis en tête, d’une part, et de l’autre l’Iran, la Syrie et le Hezbollah libanais, avec la Russie et la Chine jouant les arbitres. D’ores et déjà, nous n’avons plus affaire à une guerre civile mais à une guerre internationale larvée qui ne demande que le bombardement de la Syrie pour devenir une guerre ouverte. Pour les États-Unis il s’agit d’éliminer toutes les forces qui s’opposent encore à leur mainmise sur la région. L’élimination de la Syrie, puis du Hezbollah libanais, est une étape vers une guerre contre l’Iran. Ce dont il s’agit aujourd’hui, c’est d’une guerre non déclarée entre les États-Unis et l’Iran alors même que le nouveau président Rohani a été élu sur la promesse de retisser des liens avec l’Ouest et de rechercher un accord sur la question syrienne, ce dont l’administration US ne veut tenir aucun compte.

En restant indifférents aux menaces de guerre auxquelles le gouvernement Hollande s’associe stupidement, nous nous ferions les complices d’une escalade sans précédent : il faut être d’une naïveté extrême pour imaginer qu’on peut renverser un régime comme celui de la Syrie sans envoyer des troupes au sol. Si cette éventualité devait survenir, les troupes occupantes auront alors à faire face à une grande multiplicité de factions armées opposées qui les pousseront à un embourbement inévitable. En Syrie, certaines de ces factions qui animent la révolte oppriment aujourd’hui la population aussi durement que ne le faisait le régime d’al-Assad : corruption, racket, enlèvements et exécutions sommaires.

Des groupes proches d’Al-Qaïda se voient renforcés par des djihadistes surentraînés venant d’Irak, d’Arabie saoudite, de Libye, de Tchétchénie, voire de Tunisie.

La guerre civile en Syrie n’est pas une manifestation du « Printemps arabe », qui a soulevé une sympathie générale, mais qui a été dévoyé par les mouvements intégristes musulmans. Jamais nous n’avons été si près d’une guerre régionale généralisée dont les victimes seront la population syrienne, y compris les nombreuses minorités religieuses et culturelles du pays, mais aussi l’ensemble des populations du Proche et du Moyen-Orient.

L’histoire a révélé que la guerre du Golfe de 1990-1991 aurait pu être évitée car des propositions de négociation avaient été faites par les différentes parties en présence, en particulier l’Égypte, mais que l’administration américaine a tout fait pour les écarter. De telles propositions de négociation et de compromis existent aujourd’hui sur la question syrienne, mais elles sont, elles aussi, écartées par les États-Unis et leur industrie de guerre.

Nous, anarchistes, nous opposons fermement à une intervention militaire. Malgré notre faculté minime à intervenir concrètement, nous exprimons notre solidarité la plus totale envers l’ensemble des populations opprimées de Syrie, des deux côtés, et exprimons le vœu qu’elles seront en mesure un jour de prendre en main leur destin après avoir, ensemble, renversé leurs oppresseurs.

Non au bombardement de la Syrie.

Non au néocolonialisme français.

La France ne doit pas devenir un supplétif des États-Unis.

 

Le 8 septembre 2013

Secrétariat aux relations internationales

 

 

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Résistance politique: Les voix anti-colonialistes se lèvent…

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La France doit se réinventer ou périr

 

Fernand Agbo

 

22 Août 2013

 

url de l’article original:

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=12161

 

Des voix plus autorisées et des éminences plus techniques pourront certainement traduire en des chiffres et termes plus appropriés ce que nous allons exposer en des mots simples, sans prétention savantes.
 
La France est en récession et ne fait pratiquement plus de croissance, nous apprennent quotidiennement les médias français. Mais en vérité, c’est peu dire. La France connait une grave crise économique et sociale qui menace de l’emporter. Comment un état européen, régnant encore sur un véritable empire colonial resté intact, si on s’en tient aux profits à moindre frais qu’il continue d’en tirer sans discontinuer, peut-il ainsi partir en vrille ? Incompétence, mauvaise gestion, rythme de vie au-dessus des moyens objectifs ?, pourrait-on s’interroger.
 
Pour pallier les effets de la descente aux enfers, une seule et même méthode frappée de péremption, un seul et même moyen séculaire : la prédation, la rapacité et le carnage. Encore et toujours. Contre des nations plus faibles. Comme si le monde n’avait pas évolué depuis un siècle. D’autres peuples sont contraints de faire les frais de la gabegie et du train de vie bourgeois d’une France qui rechigne à réinventer autrement son développement.

La question ou le problème de la France, aujourd’hui en pleine dérive sociale, économique et financière, n’est pas de mettre toujours plus de pays ou d’ex-colonies africaines dans sa besace en y menant la guerre, des guerres prétendument « humanitaires », pour les droits de l’homme et la démocratie, ou en fomentant des coups d’Etat contre des nationalistes et des souverainistes africains, ou des chefs d’Etat insoumis à l’exécutif français ou devenus récalcitrants, pour y installer des pantins prêts à brader leur pays et ses ressources à vil prix, sous des dehors d’élections démocratiques encadrées par l’Elysée, comme cela a dernièrement été le cas au Mali. Et comme c’est le cas dans la plupart des pays africains, anciennement (?) colonies françaises : Côte d’Ivoire, Niger, Togo, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso, Guinée, Gabon, Centrafrique, Congo Brazzaville, Cameroun, Bénin, Sénégal.
 
Le problème de la France, c’est qu’elle fait montre d’une absolue incapacité à se réinventer, prise en otage et dirigée qu’elle est par un groupuscule de francs-maçons complètement sclérosés et une oligarchie occulte qui ne rêve que, non pas de servir les français et de les rendre heureux, mais de mettre la France et l’Europe au service des ambitions nouvel-ordre-mondialistes des américains dont le scandale du programme de méga-surveillance et de contrôle planétaire, PRISM, dévoilé par le jeune informaticien transfuge de la NSA, Edward Snowden, n’est que la pointe de l’iceberg des projets obscurs états-uniens contre l’humanité.

Les exécutifs successifs de la France continuent de recourir à des recettes du moyen-âge (guerres de conquête et de reconquête, butins de guerre) pour gouverner un état moderne (dont la gestion nécessite invention, management et travail), en pleine mondialisation, devant une concurrence aussi intelligente que virulente des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Ils n’ont pas de réponses aux problèmes des français, bondissent au plafond pour une croissance (somme toute médiatique) de 0,1% (qui en réalité est de zéro, si ce n’est bien moins) quand tous les indicateurs sociaux et économiques virent au rouge sang, font du surplace et enrobent cette incompétence notoire dans des campagnes médiatiques (guerres « humanitaires et démocratiques ») destinées à polir l’image de chefs d’Etat en réalité franco-dépressifs pratiquants – puisque ne croyant qu’en leurs seules thèses et solutions – et aussi désespérants les uns que les autres.

Singulièrement les deux derniers, Nicolas SARKOZY et François HOLLANDE.
 
Français, ces deux pro-américains-là, authentiques fantoches si l’on peut dire, n’ont rien pour vous. Reprenez en main votre destinée aux prochaines élections, ou vous pouvez tirer un trait sur la « grandeur » de la France. Ouvrez enfin les yeux et voyez l’inéluctabilité de votre déclin, de votre déchéance, si une nouvelle « révolution » n’a pas lieu. Une vraie, cette fois. Pas une du genre de celle qui vous a enfermés dans cette prison dorée appelée REPUBLIQUE qui n’est en fait que l’émanation d’un pouvoir occulte qui vous oppresse et qui vous conduit dans le mur, en vous chantant des sérénades. Pays des droits de l’Homme ? C’est à reconsidérer. N’est-ce pas juste une illusion, une entourloupe sémantique ? Quand on a encadré un génocide au Rwanda et quand on a installé et qu’on soutient militairement et diplomatiquement des dictateurs en Afrique qui oppriment et pillent leurs peuples, encore et toujours, quand on sème mort et désolation en Côte d’Ivoire, en Libye et en Syrie, sous des prétextes fallacieux et franchement indignes, avec l’appui ou sous les ordres de l’ogre américain, peut-on y prétendre ? Certainement pas, à notre avis.
 
Un de vos illustres chefs l’avait dit : « Les français sont des veaux ! ». Nous laissons la déclinaison de son identité à votre sagacité. C’est malheureusement ainsi qu’ils continuent à vous percevoir, quand ils vous regardent, enfoncés dans vos canapés douillets, à déguster vins et fromages, attachés à un confort factice qui vous sera bientôt ôté avec une France en chute libre morale et économique (nous n’avons pas l’intention de vous être désobligeants mais souhaitons sincèrement fouetter votre orgueil). Rendez-vous enfin compte que vous êtes « la prochaine Grèce » ! Ce n’est pas nous qui le disons, mais le magazine hebdomadaire britannique « The Economist ». Et ce sera bien pire, croyez-nous. Parce qu’on vous ment sur tout – c’est un secret de polichinelle – et vous cache tout. Les chiffres de votre économie et vos déficits – c’est encore ce journal qui le dit – sont trafiqués, pour vous donner le sentiment que votre situation n’est pas aussi désespérée. Elle l’est parfaitement !
 
Sauriez-vous renverser l’implacable tendance ?

L’Histoire nous le dira. Pour l’heure, réveillez-vous ! Parce que l’on ne peut comprendre qu’un pays comme l’Allemagne, sorti exsangue de la deuxième guerre mondiale et presqu’entièrement détruit, se relève après seulement un demi siècle pour devenir en une soixantaine d’années, la première puissance européenne, elle qui n’a ni pré-carré, ni chasse-gardée, ni prébende, ni monopole, ni chefs d’autres Etats aux ordres comme les marionnettes africaines aux pieds de l’exécutif franc-maçon français, ni départements et territoires d’Outre-mer. Mais qui a une inventivité et une capacité d’innovation incroyable, une force de travail hallucinante et une rigueur de gestion implacable. Quand on se sait sorti de guerre, c’est une exigence prioritaire. Et le mérite de l’Allemagne est encore plus grand et plus éclatant quand on note qu’elle a d’abord dû rattraper un retard abyssal dû à l’immensité de la désolation d’après-guerre, reconstruire tout ce qui a été détruit, avant de prendre un envol fulgurant.
 
Mais, nous semble-t-il, la France, tout aussi brisée par la guerre, mais adoubée vainqueur avec les alliés, n’en a pas tiré les mêmes leçons. Puisqu’elle s’est contentée de partager avec les libérateurs de l’Europe d’alors le gâteau du monde et de vivre du lait, non pas de son travail et de sa propre sueur, mais de celui des mamelles de ses ex-colonies (?), comme à une source intarissable. La poule aux œufs d’or et la vache à lait ont été et continuent à être pressées à souhait. Jusqu’à l’étouffement.

Malheureusement, la France a changé et n’est plus tout à fait la même, sa population s’est considérablement accrue depuis lors, ses besoins aussi dans les mêmes proportions, tout naturellement. Il faut donc plus de richesses, plus de ressources minières et de matières premières bon marché, plus d’argent. Plus de lait et d’or, en somme. La vache à lait et la poule aux œufs d’or durent-elles périr, à force d’exploitation et d’abus. Elle n’en a cure !
 
Il se trouve justement que chaque état, même vassal, a aussi sa prétention à « l’émergence à l’horizon X » (suivez notre regard). Comment donc continuer à les vampiriser et manger leur chair sans mettre à mal leurs économies et leur développement, et sans déstructurer gravement la configuration géopolitique régionale ou sous-régionale, au péril de tous, Africains comme Occidentaux (cas de la Libye et du Mali) ? Pas si sûr que ces nombreux Etats africains acceptent indéfiniment – du moins, leurs peuples – de se laisser tondre ad vitam aeternam et de rester éternellement dans les liens du sous-développement. Ce lait cessera bien de couler un jour, et cette manne, de vous être gracieusement donnée, très chère France. Et peut-être, sera-ce d’une façon absolument brutale.
 
On a trop tiré sur la corde. Elle va bientôt craquer. Malgré cela – c’est-à-dire malgré toutes les richesses volées à nos peuples, nos devises et gains à l’exportation engrangées avec une désinvolture scélérate dans les comptes d’opérations criminels du Trésor français, nos recettes budgétaires transportées chaque semaine (sans laisser de traces comptables) dans des mallettes en Hexagone pour aider au fonctionnement de l’Elysée, pour financer les partis politiques français, pour enrichir plus que de nature leurs responsables (Droite et Gauche, de façon indifférenciée) et se payer au passage des biens mal-acquis – la France continue à sombrer.

C’est ce type de relation-là entre la France et l’Afrique, judicieusement baptisé par Houphouët-Boigny, FRANÇAFRIQUE, qui tue l’Afrique… et qui tue la France ! Qui fait qu’elle n’a pas appris à innover économiquement, commercialement et technologiquement, à réétudier son marketing et sa force de vente, à accepter de perdre stratégiquement quelques recettes aujourd’hui pour en gagner davantage demain, à se battre à armes égales avec ses adversaires dans l’impitoyable concurrence commerciale internationale (où elle est gravement défaillante, ayant toujours tout reçu sur un plateau d’or à travers monopoles, prébendes, contrats léonins et prédation, et ayant fini par en être totalement sclérosée).
 
Une ligne d’esprit (au final) qui fait qu’elle est impuissante sinon incapable d’explorer de nouvelles pistes de développement, de se remettre fondamentalement en cause et d’impulser la douloureuse mais combien indispensable refonte de son modèle social et économique, inutilement couteux et désormais inadapté (coût de production élevé et peu concurrentiel, coût de la vie et de l’habitat facticement élevé à cause d’impôts excessifs, démesurés, et aussi à cause de la préservation injuste de privilèges de quelques familles milliardaires – onze ou douze en tout – qui tiennent la quasi-totalité de l’économie française, qui ont toujours plus de profit, qui embauchent peu et qui s’enrichissent outrageusement).
 
La France devra également reconsidérer sa perception actuelle du travail, dans un monde globalisé où la quête de productivité et de rentabilité et la conquête des marchés sont infernales ; un monde globalisé qu’elle appelle curieusement de tous ses vœux, sous l’égide américaine. Cette globalisation qu’elle peine à suivre et qui menace justement de la phagocyter. Et avec elle, une partie de l’Europe.
 
Que fait la France du fruit de tout ce pillage organisé et de cette prédation scandaleuse en Afrique, depuis des décennies, et dans nos pays exsangues, pour être aussi mal en point, aujourd’hui ? L’Allemagne en aurait eu le quart que nous n’osons pas imaginer ce qu’elle serait devenue dans le monde. Voyez ce qu’elle fait avec si peu !

A la vérité, ce n’est pas la raréfaction ni même l’insuffisance (au regard des besoins actuels hexagonaux) de cette manne financière à moindre coût directement déversé dans l’économie française ou les comptes privés français qui est en cause (elle n’a jamais manqué), mais la gestion qui en est faite. « La France n’est grande que montée sur les épaules de l’Afrique », c’est vrai, on le sait tous et on ne le dira jamais assez. Elle ne serait rien du tout sans l’Afrique. C’est à nous que la France doit son prestige. Que ce soit économiquement, militairement ou diplomatiquement (ONU). Même sous ce cliché, elle fait pitié à voir. Parce que malgré tout ce dont elle spolie l’Afrique, elle est quand même dans les cordes du déclin. Qu’en serait-il alors advenu d’elle si elle n’avait pas la mainmise sur les destinées de ces ex-colonies (?). Rien qu’à y penser, on est saisi d’effroi. Tant la médiocrité de la gestion hexagonale sidère.

Mais en France, ce sont les mêmes qui s’enrichissent. Et toujours plus. Ce sont eux qui sont, en réalité, montés sur nos épaules et qui sont, à dire vrai, les seuls véritables bénéficiaires de cette manne africaine (marchés gré à gré, pots-de-vin, rétro-commissions, mallettes privées, ventes et trafics d’armes, exploitations pétrolières et minières). Le français moyen n’en voit pas la couleur ni n’en sent l’odeur. Lui qui devrait créer la richesse nationale et l’accroître. Pas étonnant donc qu’il s’appauvrisse toujours davantage. A ce rythme, il n’y a pas grand-chose à espérer de la France, parce que sa chute sera lourde et dévastatrice. C’est juste une question de timing. A moins qu’elle ne se réinvente et ne soit plus gérée comme un petit club d’amis, affairistes insatiables, enfants gâtés et capricieux, bourgeois arrogants et sans âme.

Que DIEU aie pitié de la France !

DINDE Fernand AGBO

Résistance politique: Combattre et éradiquer le fléau colonial, première nécessité

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“L’histoire du système mondial moderne a été pour sa plus grande partie, une histoire de l’expansion des États et peuples européens sur le reste du monde… L’expansion a impliqué dans la très vaste majorité des régions du monde incriminées, la conquête militaire, l’exploitation économique et d’énormes injustices.”

~ Immanuel Wallerstein, “European Universalism” ~

 

“Du moment que nous avons admis cette grande violence de la conquête, je crois que nous ne devons pas reculer devant les violences de détail, qui sont absolument nécessaires pour la consolider.”

~ Alexis de Tocqueville ~

 

Nous sommes tous des colonisés !

 

Résistance 71

 

16 Mai 2013

 

2ème partie

 

Le problème du colonialisme et de son avatar néo-colonial dans la société “post-coloniale” dans laquelle nous sommes censée vivre, est LE problème vital de notre temps à notre sens car il reflète, recycle et applique sur le terrain toutes les idéologies religieuses, devenues pseudo-scientifiques, de justification de l’oppression du vaste nombre par l’infime minorité.

Il n’y aura pas de changement sociétaire sans une refonte totale de la pensée et de l’attitude occidentales envers le monde en général et de l’occident lui-même en particulier.

Le nœud gordien du problème se situe au cœur même du credo économique de nos sociétés, celui de la propriété privée (à ne pas confondre avec la possession, cf. Proudhon), nous renverrons a ce sujet nos lecteurs aux écrits et démonstrations de Proudhon à ce sujet, car nous nous attacherons ici plus aux phénomènes sociologiques, psychologiques et anthropologiques du problème. Nous nous attacherons ici à montrer que d’un fondement religieux (la chrétienté contre les sauvages et les hérétiques), la raison d’être du colonialisme a glissé vers la pseudo-science une fois la racine religieuse chrétienne tombée en désuétude au XIXème siècle. Quoi qu’il en soit, tout part du même principe, celui d’une suprématie, et du sentiment de supériorité de la civilisation occidentale.

Dans son ouvrage classique et incontournable sur le sujet: “Discours sur le colonialisme” (1955), Aimé Césaire nous dit ceci:

Le grand responsable dans le domaine de la colonisation est le pédantisme chrétien pour avoir posé les équations malhonnêtes:

Christianisme = Civilisation et paganisme = sauvagerie, d’où ne pouvaient que s’ensuivre d’abominables conséquences colonialistes et racistes, dont les victimes devaient être les Indiens, les Jaunes, les Nègres.”

Au nom d’un dieu aussi aléatoire qu’oppresseur, l’occident a fait main basse dès la fin du XVème siècle, sur les terres du nouveau monde et au nom de “l’universalisme” culturel (aujourd’hui devenu “l’humanisme” occidental fondement du “droit d’ingérence” dans les affaires d’autrui…), a massacré, pillé, torturé, mis en esclavage les peuples indigènes aux nouveaux territoires, puis du continent africain et d’une bonne partie de l’Asie. A ce sujet, les écrits à la fois de Christophe Colomb dans son journal et ceux du prêtre, défenseur des indiens, Bartolomé de La Casas, sont formels et sans équivoque: massacres et mise en esclavage furent le lot quotidien au nouveau monde.

Comme l’a fait justement remarquer Nils Andersson, le système colonial est fondé sur six permanences:

  • La primauté du territoire sur les populations
  • L’accaparement des richesses
  • L’évangélisation
  • L’exploitation sociale et humaine des peuples colonisés
  • Le recours à la violence de la guerre et de la répression
  • L’aliénation du colonisé

Si la motivation économique de la colonisation est indéniable, surtout depuis la fin du XVIIIème siècle ; elle ne peut être possible que par une double aliénation.

Celle à la fois du colonisé et du colonisateur. Pour que le concept d’universalisme religieux, revendiqué très tôt par l’Europe, puisse être inculqué, puis lorsque la religion eût faibli, le relais soit pris par le concept d’universalisme culturel, d’humanisme universel de l’occident justifiant le principe d’ingérence toujours de rigueur aujourd’hui, il faut que les esprits de l’opinion soient formatés par une doctrine suprémaciste, que le peuple colonisateur soit convaincu du bien-fondé de la mission à assumer “au nom de l’humanité”. Ainsi la doctrine est simple, elle assume et clâme que l’occident a inventé la science, que de toutes les sociétés, seule l’occident à le pouvoir de penser, que la connaissance est son apanage et le reste du monde n’est qu’une nuit de pensées primitive ne demandant qu’à être éclairée. Nous sommes ici dans l’archétype même de l’ethnocentrisme et de la pensée totale éronnée s’auto- proclamant universelle.

De la même manière, les peuples colonisés doivent-ils être convaincus de la supériorité affirmée de leurs oppresseurs, de leurs bourreaux. Dans un cas comme dans l’autre, ceci relève de la manipulation psychologique totale et n’a aucun fondement scientifique.

Aimé Césaire disait:

Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux bas instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral et montrer qu’à chaque fois qu’il y a au Vietnam une tête coupée et un œil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend… et alors, un beau jour, la bourgeoisie est réveillée par un formidable choc en retour: les gestapos s’affairent, les prisons s’emplissent, les tortionnaires inventent, raffinent, discutent autour des chevalets… Avant d’être victime du nazisme on en a été complice, que ce nazisme là on l’a supporté avant de le subir, on l’a absous, on a fermé l’œil dessus, on l’a légitimé, parce que jusque là, il ne s’était appliqué qu’à des peuples non européens…

Le politique primant l’économique (l’État naît de la division de la société en oppresseurs et opprimés indépendamment de l’économique, le clivage est d’abord politique avant d’être économique, comme l’a montré fort à propos l’anthropologue Pierre Clastres dans ses travaux de echerche), colonisés et colonisateurs sont tous deux opprimés par le même schéma d’expression de l’autorité: le tribut. Pour assoir son pouvoir, l’oligarchie a très tôt fait payer le tribut à son peuple, car c’est en faisant payer le tribut que l’oligarchie établie son autorité coercitive et c’est en acceptant de payer le tribut que le peuple se soumet à ses maîtres. Ce tribut s’est ensuite tout naturellement étendu aux territoires colonisés sous la forme de l’exploitation en règle des resssources naturelles et humaines tout autant que du tribut que doivent continuer de payer les colons aux oligarques en place. Le principe de colonisation est en fait un phénomème “à tiroir”, exploitant colons et colonisés (certes à des degrés différents, mais ce n’est qu’une question de degré…) au profit du même tout petit nombre, servi par un lot de fonctionnaires parasites accrochés aux basques du système.

Toute la supercherie réside à faire admettre sur des bases on ne peut plus fragiles, que l’État en première instance est source de loi, sécurité, culture, progrès et égalité (dans sa forme de “démocratie représentative”) et que celui-ci, au nom donc de l’universalisme de la suprématie de la culture occidentale (qui n’est qu’un concept eurocentrique surrané…) représente la lumière qui doit rayonner sur le monde, d’abord à la maison, puis chez les “sauvages” incultes, païens et non-civilisés qui doivent se soumettre.

Ainsi, comme le dit Césaire plus avant: “Entre colonisateur et colonisé, il n’y a de place que pour la corvée, l’intimidation, la pression, la police, l’impôt (note de l’auteur: du tribut…), le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la mufflerie, des élites décérébrées et des masses avilies.” Et à ceux qui prétendent et veulent toujours croire que la colonisation c’est: les écoles, les routes, l’éducation, les canaux et les chemins de fer, tous essentiellement bien plus bénéficaires aux colons qu’aux colonisés, Césaire répond:

Moi, je parle de milliers d’hommes sacrifiés au Congo-Océan. Je parle de ceux, qui, à l’heure où j’écris ces lignes (1955), sont en train de creuser à la main le port d’Abidjan. Je parle de millions d’hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la vie, à la danse, à la sagesse. Je parle de millions d’Hommes à qui on a inculqué savamment, la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir et le larbinisme.”

Le dogme colonialiste est fondé sur un eurocentrisme forcené, un délire mythomane déclarant comme l’a souligné Immanuel Wallenstein:

La science sociale européenne était résolument universaliste en affirmant que quoi qu’il se fut passé en Europe du XVIème au XIXème siècles, représentait un schéma qui était applicable partout, soit parce que c’était un résultat progressiste de l’humanité qui était irréversible ou parce que cela représentait l’assouvissement des besoins les plus basiques de l’humanité en enlevant les obstacles artificiels à sa réalisation. Ce que nous voyons en Europe n’est pas seulement bon, mais représente le visage du futur partout […] Quand les colonisateurs français du XIXème siècle parlaient de la ‘mission civilisatrice’, ils voulaient dire que par les moyens de la conquête coloniale, la France, ou plus généralement l’Europe, imposerait aux peuples non-européens les valeurs et les normes qui étaient comprises par ces définitions de la civilisation. ”

Comment colonisé et colonisateur s’accommodent-ils de leur situation ? Comment l’un comme l’autre se satisfont-ils du statu quo imposé ? Ceci relève du domaine psychologique et idéologique. En empruntant beaucoup à la théorie gramscienne de l’hégémonie culturelle et à une vision libertaire, anarchiste de la société, le pédagogue critique brésilien Paolo Freire nous donna en 1970 des éléments de réponse dans son brillantissime ouvrage: “La pédagogie des opprimés”, en analysant de manière critique l’idéologie muselant à la fois colonisé et colonisateur, il devisa une pédagogie de la libération, de l’émancipation culturelle, politique et sociale.

Pour le colonisateur, l’oppresseur, tout lui est dû de par la conviction faite sienne de sa supériorité tant culturelle, que raciale. Citons en exemple Jules Ferry, chantre colonialiste de la IIIème république française, qui disait lors d’une intervention à la chambre des députés en 1885 la chose suivante:

Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures… (il est coupé par d’autres députés indignés, puis reprend) Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures...” Ceci fut la ligne historique du colonialisme français de la IIIème république qui mena la France dans les méandres de l’ignominie raciste dont elle ne s’est toujours pas défaite aujourd’hui quoi qu’on en dise et veuille le faire croire (cf. le dogme néo-colonial de la Françafrique toujours si vivace…)

Tout devient dès lors objet de sa domination. Freire analyse: “Pour l‘oppresseur, la conscience, l’humanisation de l’autre, n’apparaît pas comme le but d’une humanité totale, mais plutôt comme une subversion.”

Les colonisateurs/oppresseurs ne perçoivent pas leur monopole, leur hégémonie comme un privilège qui déshumanise les autres. Au delà de leur complexe de supériorité raciale, ils affirment avec aplomb qu’avoir toujours plus est un “droit inaliénable”, un droit qu’ils ont acquis par leur “courage à prendre des risques” et que par conséquent si les autres n’ont pas plus, c’est parce qu’ils sont incompétents, paresseux, voire les deux…  Le colon oppresseur va donc se préserver mentalement et physiquement de la “jalousie” du colonisé/oppressé et confronté aux faiblesses évidentes de ce raisonnement, s’enfoncera dans une dissonnance cognitive pathologique.

Ceci implique qu’en retour du complexe de supériorité de l’oppresseur, il y ait un complexe d’infériorité de l’oppressé, du colonisé. Celui-ci existe, ce complexe d’infériorité savamment entretenu du reste à grand renfort de pseudo-science sociale telles que le malthusianisme et le darwinisme social, qui ont débouchés sur des dogmes ethnologiques et sociologiques erronés, depuis démontés par les travaux d’ethnologues modernes tel Pierre Clastres, est une réalité toute aussi pathologique mais pas irréversible.

Les quatre piliers essentiels de l’oppression (dont le colonialisme fait partie…) selon Paolo Freire sont les suivants:

  • La conquête (physique, culturelle)
  • La Division pour mieux régner
  • La manipulation
  • L’invasion culturelle

Notons au passage que ceci peut à la fois se référer au colonisé mais aussi aux membres d’une nation colonisatrice, qui tombent eux-aussi  sous le coup de la domination, celle du consentement et de sa fabrication à grand renfort de propagande et de fausse-science.

Ainsi pour se libérer de la tutelle oppressive, les peuples doivent faire preuve de:

  • Coopération
  • D’unité pour la libération
  • D’organisation
  • De synthèse culturelle

Ainsi Freire et la pédagogie critique nous indiquent que: “L’authentique libération, le processus d’humanisation, n’est pas un autre dépôt fait dans la tête des Hommes. La libération est une praxis, c’est a dire une réflexion et une action des hommes et des femmes sur leur monde avec pour but de le transformer… Ici, personne n’enseigne à personne, personne ne s’auto-instruit. Les gens s’enseignent les uns aux autres, modérés par leur monde, par les objets connus qui dans un système banquier d’éducation, sont détenus par l’enseignant.

A cela vient s’ajouter une chose essentielle, à notre avis, pour garantir le succès de la sortie et de l’éradication du colonialisme sous toutes ses formes et le possible retour à un paradigme de droit égalitaire et de véritable progressisme libre et non dogmatique où tous et toutes y gagneraient et non pas l’habituelle clique de parasites en contrôle ; comme le note très bien Nils Andersson dans son essai “Fondements et permanences du colonialisme”:

Pour sortir du colonialisme au stade d’une ‘mondialisation’ qui est inscrite dans le processus même des conquêtes coloniales, il y a deux démarches obligées:

  • Rompre avec l’aliénation coloniale
  • Créer les conditions pour que les peuples colonisés, ex-colinisés ET les peuples des métropoles mènent des luttes communes.”

Andersson plus loin dit on ne peut plus pertinemment:

Il en est pour le colonisateur comme pour le colonisé. Les peuples victimes du colonialisme doivent se construire, s’émanciper, se libérer de ce passé et du présent néo-colonial, où suppôts des anciens colonisateurs maintiennent leurs peuples sous leur dépendance et celles des anciens maîtres. Mais l’Homme occidental doit lui aussi assumer son histoire, se libérer de sa propre aliénation de colonisateur, il doit lui aussi faire ‘peau neuve’, sans quoi il ne cesse de reproduire son aliénation domintarice et raciste.”

En conclusion de son essai, Andersson rejoint les thèses d’un auteur natif nord-américain (Mohawk de la confédération iroquoise) dont nous présenterons sur ce blog la traduction de larges extraits d’un texte essentiel pour mieux comprendre le colonialisme dont sont victimes toujours aujourd’hui les peuples natifs des Amériques, le professeur de science politique et spécialiste du droit natif Taiaaiake Alfred, lorsqu’il écrit:

Sortir du colonialisme, qui n’est nullement un système archaïque mais est aujourd’hui un constituant du système globalisé c’est, partant de mouvements locaux et nationaux, là où nous sommes, avec nos différences, nos expériences en conjugant nos mouvements, se donner la capacité d’influer sur l’ordre mondial.

Dans quel but ? Celui de nous émanciper, d’échapper au paradigme mortifère induit par une mini-élite dont l’hégémonie culturelle n’a que trop duré. Le salut sociétaire de l’humanité réside dans la libération du dogme suprémaciste parasite et criminel pour enfin vivre égaux, libres et heureux.

Ceci passe immanquablement par le fin du colonialisme, de son avatar néo-colonialiste, du capitalisme et de l’état garde-chiourme, tous instruments d’oppression de la vaste majorité par le petit nombre.

Lorsque l’occident et ses peuples aliénés auront réalisé et transcendé les leurres et les crimes d’un système qui n’a aucun lieu d’être, alors une révolution copernicienne politique et sociale populaire prendra place, la seule qui libèrera le monde à tout jamais.

Nous sommes tous dans le même bateau comme l’a entrevu parfaitement la 6ème déclaration de la jungle de Lacandon en 2005 par l’EZLN zapatiste du chiapas au Mexique:

Les capitalistes essaient de dominer le monde entier, la planète terre, le néolibéralisme est la théorie, le plan, qui fait fonctionner la globalisation, et le néolibéralisme a ses plans économique, politique, militaire, et culturel. L’objectif de chacun de ces plans est de dominer et de commander à tous et ceux qui n’obéissent pas sont réprimés et exclus afin d’éviter qu’ils contaminent les autres avec des idées de rebellion… Des nations très puissantes comme les Etats-Unis veulent tourner le monde en une gigantesqe entreprise, un marché géant pour vendre et acheter tout ce qui est possible et pour cacher l’exploitation faite autour du monde. Voici pourquoi le mouvement zapatiste EZLN dit que la mondialisation néolibérale est une guerre de conquête du monde entier, une guerre mondiale, une guerre déclenchée par le capitalisme pour dominer la Terre entière. Cette conquête est parfois faite par des armées qui envahissent des nations, mais souvent elle est faite avec l’économie, par le système de la dette et en amenant leur culture capitaliste, qui est la culture de la marchandise, du profit et du marché.”

Les oppressés natifs du sud du Mexique ont le dernier mot de la lucidité. Tendons-leur la main, à eux et à tous les colonisés, qui en retour nous aiderons à surmonter notre culpabilité d’avoir réduit le monde à ce triste paradigme mercantile et obscène.

Bibliographie:

  • Aimé Césaire, “Discours sur le colonialisme”, 1955
  • Nils Andersson, “Fondements et permanence du colonialisme, 2011
  • Jules Ferry, “Les fondements de la politique coloniale”, 1885, archives de l’Assemblée Nationale
  • Georges Clémenceau, “La colonisation est-elle un devoir de civilisation?”, 1885
  • Saïd Bouamama, “L’espace mental colonial comme matrice du racisme contemporain”, 2013
  • Immanuel Wallerstein, “Eurocentrism and its Avatars: the Dilemmas of Social Science”, 1997
  • Pierre Clastres, “La société contre l’État”, 1974
  • Paolo Freire, “La pédagogie des oppressés”, 1970
  • Ira Shor & Paolo Freire, “A Pedagogy for Liberation”, 1987
  • Russell Means, “Where White Men fear to Tread”, 1995
  • Taiaiake Alfred, “Peace, Power, Righteousness”, seconde édition, 2009
  • Taiaiake Alfred, “Wasase”, 2005
  • Diane Engelstad & John Bird, “Nation to Nation, Aboriginal Sovereignty and the Future of Canada”, 1992
  • Peter Nabokov, “Native American Testimony”, revised edition 1999
  • Gloria Munoz Ramirez, “Le Feu et le Mot, une histoire du mouvement zapatiste”, 2008

2ème partie

Ingérence française au Mali: Le dessous des cartes ?

Posted in actualité, France et colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, neoliberalisme et fascisme, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 22 janvier 2013 by Résistance 71

Mali: Une guerre peut en cacher une autre

 

Thierry Meyssan

 

Le 21 Janvier 2013

 

Url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article177179.html

 

Préparée de longue date et annoncée par François Hollande six mois à l’avance, l’intervention française au Mali a été présentée comme une décision prise en urgence en réponse à des développements dramatiques. Cette mise en scène ne vise pas seulement à s’emparer de l’or et de l’uranium maliens, elle ouvre surtout la voie à une déstabilisation de l’Algérie.

L’appétit vient en mangeant », dit le proverbe. Après avoir recolonisé la Côte d’Ivoire et la Libye, puis tenté de s’emparer de la Syrie, la France lorgne à nouveau sur le Mali pour prendre l’Algérie à revers.

Durant l’attaque de la Libye, les Français et les Britanniques ont fait un large usage des islamistes pour combattre le pouvoir de Tripoli, les séparatistes de Cyrénaïque n’étant pas intéressés à renverser Mouammar el-Kadhafi une fois Benghazi indépendante. À la chute de la Jamahiriya, j’ai personnellement été témoin de la réception des dirigeants d’AQMI par des membres du Conseil national de transition à l’hôtel Corinthia, qui venait d’être sécurisé par un groupe britannique spécialisé venu exprès d’Irak. Il était évident que la prochaine cible du colonialisme occidental serait l’Algérie et qu’AQMI y jouerait un rôle, mais je ne voyais pas quel conflit pourrait être utilisé pour justifier une ingérence internationale.

Paris a imaginé un scénario dans lequel la guerre pénètre en Algérie par le Mali.

Peu avant la prise de Tripoli par l’OTAN, les Français parvinrent à soudoyer et à retourner des groupes Touaregs. Ils eurent le temps de les financer abondamment et de les armer, mais il était déjà bien tard pour qu’ils jouent un rôle sur le terrain. Une fois la guerre finie, ils retournèrent dans leur désert.

Les Touaregs sont un peuple nomade vivant au Sahara central et sur les bordures du Sahel, soit un vaste espace partagé entre la Libye et l’Algérie, le Mali et le Niger. S’ils ont obtenu la protection des deux premiers Etats, ils ont au contraire été délaissés par les deux derniers. Par conséquent, depuis les années 60, ils n’ont cessé de remettre en question la souveraineté du Mali et du Niger sur leurs terres. Bien logiquement, les groupes armés par la France décidèrent d’utiliser leurs armes pour faire aboutir leurs revendications au Mali. Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) prend le pouvoir dans presque tout le Nord-Mali où il habite. Cependant, un groupuscule d’islamistes touaregs, Ansar Dine, rattaché à AQMI, en profite pour imposer la charia dans quelques localités.

Le 21 mars 2012, un étrange coup d’État est perpétré au Mali. Un mystérieux « Comité pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État » (CNRDRE) renverse le président Amadou Toumani Touré et déclare vouloir restaurer l’autorité malienne au Nord du pays. Il en résulte une grande confusion, les putschistes étant incapables d’expliquer en quoi leur acte améliorera la situation. Le renversement du président est d’autant plus bizarre qu’une élection présidentielle était prévue cinq semaines plus tard et que le président sortant ne se représentait pas. Le CNRDRE est composé par des officiers formés aux États-Unis. Il empêche la tenue de l’élection et transmet le pouvoir à un des candidats, en l’occurrence le francophile Dioncounda Traore. Ce tour de passe-passe est légalisé par la CEDEAO, dont le président n’est autre qu’Alassane Ouattara, mis au pouvoir un an plus tôt par l’armée française en Côte d’Ivoire.

Le coup d’État accentue la division ethnique du pays. Les unités d’élite de l’armée malienne (formées aux USA) ayant un commandement touareg rejoignent la rébellion avec armes et bagages.

Le 10 janvier, Ansar Dine —appuyé par d’autres groupes islamistes— attaque la ville de Konna. Il quitte donc le territoire touareg pour étendre la loi islamique au Sud du Mali. Le président de transition Dioncounda Traore décrète l’état d’urgence et appelle la France au secours. Paris intervient dans les heures qui suivent pour empêcher la prise de la capitale, Bamako. Prévoyant, l’Élysée avait pré-positionné au Mali des hommes du 1er Régiment parachutiste d’infanterie de marine («  la coloniale  ») et du 13e Régiment de dragons parachutistes, des hélicoptères du COS, trois Mirage 2000D, deux Mirage F-1, trois C135, un C130 Hercule et un C160 Transall.

En réalité, il est fort peu probable qu’Ansar Dine ait représenté une menace réelle, car la vraie force combattante, ce ne sont pas les islamistes, mais les nationalistes touaregs, lesquels n’ont aucune ambition au Sud du Mali.

Pour conduire son intervention militaire, la France demande l’aide de nombreux États, dont l’Algérie. Alger est piégé : accepter de collaborer avec l’ancienne puissance coloniale ou prendre le risque d’un reflux des islamistes sur son sol. Après hésitation, il accepte d’ouvrir son espace aérien au transit français. Mais en définitive, un groupe islamiste non identifié attaque un site gazier de British Petroleum au Sud de l’Algérie en accusant Alger de complicité avec Paris dans l’affaire malienne. Une centaine de personnes sont prises en otages, mais pas seulement des Algériens et des Français. Le but est manifestement d’internationaliser le conflit en le transportant en Algérie.

La technique d’ingérence française est une reprise de celle de l’administration Bush : utiliser des groupes islamistes pour créer des conflits, puis intervenir et s’installer sur place sous prétexte de résoudre les conflits. C’est pourquoi la rhétorique de François Hollande reprend celle de « la guerre au terrorisme », pourtant abandonnée à Washington. On retrouve dans ce jeu les protagonistes habituels : le Qatar a pris des parts dans de grandes sociétés françaises installées au Mali, et l’émir d’Ansar Dine est proche de l’Arabie saoudite.

Le pyromane-pompier est aussi un apprenti sorcier. La France a décidé de renforcer son dispositif anti-terroriste, le plan Vigipirate. Paris ne craint pas une action des islamistes maliens sur le sol français, mais le reflux des jihadistes de Syrie. En effet, durant deux ans, la DCRI a favorisé le recrutement de jeunes musulmans français pour se battre avec l’ASL contre l’État syrien. Du fait de la débandade de l’ASL, ces jihadistes reviennent actuellement au pays natal où ils pourraient être tentés, par solidarité avec Ansar Dine, d’utiliser les techniques terroristes qu’on leur a appris en Syrie.

Ingérence USA / France en Afrique: Néocolonialisme en avant toute !…

Posted in actualité, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , on 12 novembre 2012 by Résistance 71

La France est toujours plus vassale et satellisée par son maître yankee. Elle est devenue le caniche a tout faire de l’empire anglo-américain dans l’espoir de recevoir quelques miettes de l’empire à contrôler.

Le degré zéro du pathétisme est atteint… Ce serait risible si toutes ces ignominies n’étaient pas commises en notre nom, en fait les abstentionnistes de 2007 et de 2012 peuvent l’ouvrir et réagir… Les votards quant à eux, sont les complices des crimes commis par la France en leur nom… Pas en notre nom en tout cas. Quand on vous dit que voter ne fait qu’entériner les diktats de l’oligarchie, une preuve de plus si cela était encore nécessaire.

— Résistance 71 —

 

France / USA, des mouvements militaires inquiétants

 

IRIB

 

Le 11 Novembre 2012

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/analyses/item/224144-france-usa-des-mouvements-militaires-inquiétants

 

Selon l’organisme d’observation et d’analyse géostratégique Stratfor,

les mouvements militaires américains et français, relevés au cours du mois de septembre, s’ils peuvent avoir diverses explications, ne sont sans doute pas étrangers à la situation, en Afrique du Nord et au Moyen Orient. Le 13 septembre, une dizaine d’avions de transport militaire MC-130H, HC-130N, HC-130P et AC-130U sont arrivés des États-Unis et ont atterri à Souda Bay, en Crête. On ne sait pas s’ils ont quitté l’île, ni quelle est leur destination. Le 24 septembre, une dizaine de F/A-18 Hornets, avions de combat de l’US Marine Corps sont arrivés, en deux vagues, sur la base militaire espagnole de Moron, utilisée depuis 1953 par l’US Air Force. Leur destination finale n’est pas connue non plus. Selon Stratfor, peut-être, sont-ils à destination l’un des pays de Conseil de Coopération du Golfe Persique(CCGP), où des escadrons, notamment, de F-22, ont, déjà, été déployées.

Le 24 septembre, le New York Times publiait un article, affirmant que l’Irak et les Etats-Unis étaient en train de négocier un accord sur le retour de petites unités américaines, en Irak, pour des «sessions d’entraînement». Selon le général Robert Caslen, une unité des opérations spéciales a été, récemment, déployée, dans ce pays, «à la demande du gouvernement irakien». Toujours, le 24 septembre, le quotidien français, le Figaro, informait du déploiement d’une centaine de soldats des opérations spéciales françaises, dans la région sub-saharienne, en relation avec la situation, au Nord Mali. « Le Figaro » notait que des avions de reconnaissance maritime pouvant être utilisés pour le renseignement, seraient déployés, dans la région, et que les commandos de la marine française renforceraient ceux des opérations spéciales au sol.

Selon le journaliste Guido Olimpio, des drones américains traquent les rebelles, en Libye, tandis que les forces des opérations spéciales américaines seraient en train d’organiser des opérations de renseignement, qui pourraient précéder des frappes chirurgicales, en Libye et au Mali.

Il se peut, dit Stratfor, prudemment, que tous ces déploiements aient été prévus, auparavant, pour l’entraînement ou dans le cadre d’opérations en cours. Ils ne signifient pas, non plus, des missions imminentes. Les Etats-Unis et la France peuvent, simplement, être en train de positionner des forces militaires, dans une région de conflit, qui pourrait nécessiter une intervention ou une action militaire rapide, mais « pris ensemble, ils sont trop convaincants, pour être ignorés, étant donnés les conflits, en Afrique du nord, en Afghanistan et en Syrie, ainsi que les tensions actuelles avec l’Iran.

Source: afriqueasie.com