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Guerre impérialiste en Syrie: La bidasserie française en formation pour former l’encadrement de l’EIIL/Daesh… à l’insus de leur plein gré ?…

Posted in actualité, France et colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 25 octobre 2016 by Résistance 71

Cette info dans le contexte du crash d’un zinc luxembourgeois privé transportant des barbouzes françaises (DGSE) de Malte en Libye, sur l’aéroport de Malte (24/10). Ça tombe comme des mouches en ce moment et la France impliquée dans l’encadrement de Daesh ?… Cela ne fait que confirmer ce qu’on sait déjà depuis 2012 et le « mini-Califat » de Baba Amr en Syrie qui vit à sa chute, la capture embarrassante pour le moins d’officiers et de trouffions de l’armée française encadrant l’EIIL capturés par les Syriens et remis ultérieurement au chef d’état major français à la frontière libano-syrienne… Mais à part çà, la France et l’empire lutte contre le terrorisme… Puisqu’on nous le dit alors on les croit sur parole hein ? Promis, juré !

~ Résistance 71 ~

 

Formation de soldats français à l’encadrement de Daesh

 

Réseau Voltaire

 

24 octobre 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article193832.html

 

Le 22 septembre 2016, en nettoyant les abords d’un refuge troglodyte abandonné, non loin de l’église Saint-Florent, à la sortie de Saumur (France), des travailleurs ont vu trois hommes s’enfuir précipitamment dans une fourgonnette blanche. En pénétrant dans la grotte, ils ont découvert du matériel vidéo, un groupe électrogène ainsi que des journaux en langue arabe et des drapeaux de Daesh.

Calmant l’émoi de la population, de la police et de la gendarmerie, et du sous-préfet, le général Arnaud Nicolazo de Barmon, commandant les Écoles militaires de Saumur, a déclaré qu’il ne s’agissait pas de terroristes, mais d’un exercice de formation du Centre interarmées de la défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique (CIA NBCR).

Si tel était le cas, le CIA NBCR aurait violé les règles de notification de cet exercice, avant sa réalisation, auprès des différents pouvoirs publics locaux. En outre, on ne voit pas en quoi ce matériel aurait une quelconque utilité pour des exercices de défense nucléaire, radiologique, biologique ou chimique.

Dans les mêmes locaux que le CIA NBCR à Saumur se trouvent des écoles spécialisées dans le Renseignement et le Combat interarmes.

Depuis le tout début des événements en Syrie, en 2011, la présence de Forces françaises y est attestée. En 2012, 19 soldats français qui avaient été faits prisonniers avaient été restitués au Liban au chef d’état-major des armées, l’amiral Édouard Guillaud, avec d’autres soldats encadrant l’Émirat islamique de Baba Amr. La morts de soldats français encadrant des troupes islamistes a été certifiée en de nombreux endroits, notamment à Sannayeh en 2013. Bien que la France ait, en 2014, soutenu Al-Qaïda contre Daesh, la présence d’officiers français au sein du Califat a été attestée par plusieurs témoins en 2016.

En novembre 2014, le Pentagone déclarait avoir tué à Samarda un agent de la DGSE travaillant au sein d’Al-Qaïda, David Drugeon, tandis que le ministère français de la Défense démentait tout lien avec la victime. Par la suite, la presse états-unienne affirmait que David Drugeon avait formé Mohamed Mera (attentat de Toulouse et de Montauban) et les frères Kouachi (attentat contre Charlie Hebdo).

La France n’a jamais officiellement reconnu avoir des troupes au sol en Syrie, bien qu’elle ait admis y avoir un quartier général commun avec des forces spéciales alliées.

Guerre impérialiste en Syrie: Le terrorisme d’état américano-franco-saoudo-turc se recentre contre la Russie…

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 13 mai 2014 by Résistance 71

Très intéressante analyse de Thierry Meyssan sur l’évolution de la guerre par proxy en Syrie et une étonnante conclusion sur le rôle à venir de l’Iran. Nous émettrons quelques réserves là-dessus… Une chose semble évidente à la lueur de la crise ukrainienne provoquée: La « fin proche » de a guerre en Syrie va permettre un reciblage des terroristes formés et financés par la CIA, MI6, DGSE, Mossad et Arabie Saoudite, CCG contre la Russie via l’Ukraine, qui va devenir semble t’il la nouvelle Syrie. A suivre…

— Résistance 71 —

 

La libération de Homs début de la fin de la guerre d’agression contre la Syrie

 

Thierry Meyssan

 

12 Mai 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article183707.html

 

La libération de Homs, troisième ville de la République arabe syrienne, n’est pas un événement parmi d’autres dans la guerre que livrent l’Otan et le CCG à la Syrie. Pour Thierry Meyssan, l’accord survenu entre la République et ses agresseurs laisse entrevoir une rapide sortie de la guerre. Il s’accompagnera probablement d’une redistribution des rôles régionaux.

Les événements se suivent et se contredisent en Syrie. Alors qu’au début de l’année, Washington souriait en parrainant l’organisation de la conférence de paix de Genève 2, il la sabotait par derrière et cédait à toutes les demandes saoudiennes. La guerre semblait donc devoir durer tant que les États de l’Otan et du CCG la financeraient. Pourtant, secrètement, depuis deux mois, des négociations de paix avancent à l’initiative de l’Iran. Elles ont porté leur premier fruit avec la libération de Homs qui pourrait marquer le début de la fin de cette guerre d’agression.

Pour comprendre, il convient de se remémorer le discours officiel et de replacer dans cette chronologie les signes des négociations qui se déroulaient alors. Ce sera aussi l’occasion pour moi de corriger des propos précédents qui ne pouvaient être complets du fait du secret de ces pourparlers.

Quatre mois de la guerre contre la Syrie

Début janvier, Washington a déterminé sa stratégie pour la Syrie. Le président Obama a réuni en secret le Congrès et a fait voter le financement de la guerre jusqu’à la fin de l’année fiscale, c’est-à-dire jusqu’en septembre. Cette procédure inhabituelle et indigne d’un État prétendument démocratique a été cachée au public états-unien et ne nous est connue que par une dépêche de l’agence britannique Reuters [1]. Les Parlementaires ont autorisé la livraison d’armes aux groupes « d’opposition modérée », sans identifier ces fameux groupes puisque sur le terrain tous les groupes d’opposition armée, sans aucune exception, se livrent à des atrocités au nom de leur vision de l’islam [2].

Au même moment, le prince Bandar Ben Sultan, chef incontesté d’Al-Qaïda depuis l’été 2001 et conseiller de sécurité nationale saoudien était hospitalisé aux États-Unis. La rumeur se répandit que le roi Abdallah le mettrait en disgrâce à l’issue de la période de six mois qui lui avait été attribuée pour renverser Bachar el-Assad.

En Turquie, la Justice tenta d’établir la manière dont le Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan faisait parvenir de l’argent détourné à Al-Qaïda. Elle mit en cause l’IHH, l’association humanitaire des Frères musulmans [3].

Puis, les États-Unis sabotèrent la conférence de paix de Genève qu’ils co-sponsorisaient avec la Russie. John Kerry faisait annuler par Ban Ki-moon, la veille de la réunion, l’invitation déjà dûment adressée à l’Iran. Il présentait une délégation dite de « l’opposition syrienne » qui se limitait aux seuls membres de la Coalition nationale, c’est-à-dire exclusivement aux collaborateurs de l’Arabie saoudite. Durant son discours introductif, il ressassait la pire propagande de guerre, décrivant le déclenchement d’une « révolution » après les tortures qui auraient été infligées à des adolescents à Deraa ou encore évoquant des « rapports horribles » sur des tortures et des milliers d’exécutions [4].

La conférence de Genève ne fut donc qu’un dialogue de sourds entre une délégation nationale syrienne exigeant comme préalable la condamnation du terrorisme en application des résolutions de l’Onu et une délégation pro-saoudienne l’accablant d’accusations fantaisistes. Étrangement les débats se crispèrent autour d’un point apparemment très secondaire : le sort des habitants du vieux Homs. Plusieurs localités dans le pays et plusieurs endroits de Homs étaient assiégés par l’armée nationale, mais les pro-Saoudiens voulaient absolument que les organisations humanitaires puissent entrer dans le seul vieux Homs.

Le 15 février, le représentant spécial de Ban Ki-moon et de Nabil el-Arabi, Lakhdar Brahimi, constatant que la République arabe syrienne ne plierait pas car le rapport de force sur le terrain lui était largement favorable, suspendit les négociations sine die [5].

Durant les trois semaines de cette conférence, les États-Unis avaient par ailleurs pris l’initiative de dialoguer avec leurs amis saoudiens, puis en Pologne avec leurs alliés européens, pour les inciter à prendre des mesures pour se protéger du retour des jihadistes. Le 6 février, le secrétaire à la Sécurité de la Patrie, Jeh Johnson, avait expliqué à ses homologues que la paix était proche et que les occidentaux partis faire le Jihad en Syrie reviendraient ivres de sang commettre des crimes en Europe et aux USA [6]. Le premier État à obéir fut l’Arabie saoudite qui prohiba par décret de participer au jihad sous peine de 4 à 20 ans de prison, puis ce fut au tour de la France, qui adopta un vaste plan anti-jihadistes, le 23 avril. À cette occasion, on distribua à la presse de fausses statistiques annonçant qu’environ 10 000 occidentaux et 5 000 arabes se battaient en Syrie, alors que Lakhdar Brahimi parlait l’année précédente de 40 000 combattants étrangers et que des militaires syriens en évoquaient 120 000.

Peu après le lancement de cette campagne, l’Union européenne confisqua les avoirs syriens qu’elle avait gelés, prétendument pour financer la destruction des armes chimiques et contrairement à une résolution de l’OIAC qui précise l’incapacité financière de la Syrie pour payer ces destructions et crée un fonds international spécial pour s’y substituer [7].

Toutes ces manœuvres furent discutées par Washington avec ses alliés lors d’une réunion secrète du Conseil US de sécurité nationale et des chefs des services secrets européens à la Maison-Blanche que révéla le Washington Post [8].

Au plan militaire, l’Arabie saoudite négocia un cessez-le-feu entre les groupes armés qui se livraient une terrible guerre par simple concurrence [9]. Cet accord ne tint pas longtemps et les combats reprirent rapidement de plus belle. Cependant, son existence même confirma que le royaume saoudien était devenu la seule entité capable d’être obéie par « l’opposition armée ». En outre, on apprit au passage que l’ÉIIL était directement commandé par le prince Abdul Rahman al-Faiçal, frère du ministre des Affaires étrangères [10].

Le 22 février, les occidentaux firent adopter une résolution par le Conseil de sécurité de l’Onu sur l’aide humanitaire en Syrie. Comme l’a souligné l’ambassadeur Churkin, celle-ci venait après de nombreuses tentatives d’utiliser cette aide pour renverser le régime. En réalité seul 7 % des fonds nécessaires ont été réunis pour cette aide qui reste distribuée aux trois quarts par la République arabe syrienne et pour un quart seulement par les agences de l’Onu. Cependant, dans la pratique, cette résolution n’étant pas respectée par les groupes de l’opposition armée, elle revient à interdire à la seule République d’assiéger les zones qu’ils contrôlent [11].

Le 27 février, le ton monte entre l’Arabie saoudite et le Qatar à propos des Frères musulmans. Riyad pose des exigences et commandite un attentat à Doha [12].

C’est alors que commencèrent les contacts secrets sur la libération du vieux Homs.

À la mi-mars, le nouvel ambassadeur des États-Unis pour la Syrie, Daniel Rubinstein, ordonna la fermeture des représentations consulaires syriennes dans son pays [13]. Puis, à l’occasion de la visite à la Maison-Blanche du président de la Coalition nationale, il annonça la reconnaissance diplomatique de ce groupe d’opposition pro-saoudienne, sans pour autant mettre fin aux relations diplomatiques dans les instances internationales avec la République arabe syrienne [14].

Le 21 mars, l’armée turque —membre de l’Otan— entra en territoire syrien pour y accompagner de nouveaux jihadistes et prendre la ville de Kassab [15]. Alors que l’armée syrienne tentait de sauver la population arménienne de la ville et bombardait les jihadistes, les Turcs abattirent un avion syrien [16]. L’Arménie et tous les États membres de l’OTSC protestèrent en vain contre ce qui ressemblait à une poursuite du massacre des Arméniens par les Jeunes Turcs en 1915. Interpellés par la délégation russe au Conseil de sécurité, les occidentaux refusèrent de condamner cette violation de la souveraineté syrienne par un État membre de l’Otan [17].

Fin mars, l’Arabie saoudite et le Qatar conclurent un accord. Doha cessera doucement son soutien aux Frères musulmans dont les leaders étrangers sont priés un à un de quitter l’Émirat. Leurs représentants seront écartés de la Coalition nationale syrienne. Pour restaurer son image, le Qatar envisage de créer une nouvelle chaîne de télévision qui adoucirait l’image d’Al-Jazeera.

Le 3 avril, les 11 membres survivants des Amis de la Syrie se prononcent contre le principe d’une élection présidentielle en Syrie. Ils réaffirment que c’est à eux, à travers des négociations, et non aux Syriens de choisir démocratiquement leur avenir [18].

Le 16 avril, le prince Bandar ben Sultan est officiellement relevé de ses fonctions aussi bien de conseiller de sécurité nationale que de chef des services secrets saoudiens [19]. Pour l’évincer, le roi Abdallah a été appuyé par John Kerry qui sanctionne ainsi les réactions du prince à l’affaire des armes chimiques. Le clan des Sudeiris, dont Bandar est le chef, a été contraint de s’incliner. Le royaume mit alors de l’ordre dans son dispositif. D’une part, le roi ordonna la libération des otages français et d’autre part il adapta la législation sur le jihad. Désormais, y participer est interdit, mais les Saoudiens de retour ne seront pas emprisonnés, plutôt accueillis comme des enfants prodigues.

Le 20 avril, une des factions d’Al-Qaïda en Syrie, l’ÉIIL, libéra quatre otages français et les remit à la police turque. Officiellement, les quatre hommes étaient des journalistes détenus par l’Arabie saoudite (on sait en effet que l’ÉIIL est commandé par le prince Abdul Rahman al-Faiçal). Ils auraient été libérés sans contrepartie [20]. Cependant l’un des quatre otages aurait été membre des services secrets français et, selon la revue allemande Focus, leur libération aurait été accompagnée d’un financement de 18 millions de dollars à l’ÉIIL.

Le 6 mai, l’Arabie saoudite arrête 62 membres d’Al-Qaida accusés d’ourdir des actions contre des dignitaires du régime [21].

La libération de Homs

La négociation sur la libération de Homs a débuté début mars. Il y a deux mois. Elle a été implémentée du 7 au 9 mai. Les combattants et les civils qui les soutiennent, au total 2 250 personnes, ont été autorisés à quitter la ville à bord d’autobus. Ils pouvaient emporter avec eux des armes légères et des affaires personnelles. Le document précise que les vitres des bus devaient être teintées ou couvertes par des rideaux. Un représentant iranien était présent à bord de chaque véhicule. Le convoi était escorté par la police jusqu’à une zone rebelle à une vingtaine de kilomètres au nord.

Homs, qualifié par la propagande de l’Otan et du CCG, de « cœur de la révolution », est repassée sous l’autorité de la République, sans que le sang ne soit versé. Sa libération marque la fin du projet takfiriste en Syrie. En entrant dans la vieille ville, les soldats syriens ont découvert plusieurs charniers dans lesquels les jihadistes jetaient leurs victimes.

Des rideaux cachaient les combattants aux journalistes. On ne sait donc pas combien étaient les officiers étrangers. La seule chose certaine, c’est qu’ils sont français et saoudiens, avec quelques états-uniens. Ils ont abandonné leurs armes lourdes. Ils devraient continuer leur voyage et être exfiltrés par la Turquie. Le gouvernement syrien s’est engagé à ne pas évoquer publiquement la présence des officiers étrangers, mais c’est un secret de polichinelle pour les journalistes qui ont approché les civils.

Si la présence de Saoudiens n’est pas surprenante, celle des Français et d’États-uniens l’est. Paris avait officiellement rompu ses contacts avec les jihadistes en Syrie depuis son intervention au Mali, en janvier 2013, contre d’autres jihadistes. Il n’en était donc rien, même si ces contacts étaient plus discrets. Quant aux États-uniens, ils ont la réputation de laisser le navire à leurs alliés lorsque le temps se gâte. Ils étaient pourtant là.

Dès lors, la question qui se pose est de savoir quelle est l’intention de l’Otan et du CCG. Il semble que la guerre de type nicaraguayen soit terminée. Peut-être parce que la République a résisté, peut-être aussi parce qu’il devenait de plus en plus difficile de trouver des candidats au jihad. Washington se replierait sur le simple soutien à ses collaborateurs syriens. De ce point de vue, la libération de Homs correspond à une escalade contre Damas. Depuis une semaine une pluie de roquettes s’abat sur la capitale, faisant de nombreuses victimes. Compte tenu du rapport de force au sein de la population, l’issue de la guerre ne fait pourtant aucun doute et sera rapide. Bachar el-Assad devrait être élu démocratiquement par une large majorité de ses concitoyens le 3 juin, et la guerre devrait se terminer lentement, son financement n’étant assuré que jusqu’en septembre.

La campagne conduite par Washington pour dissuader les jihadistes de revenir dans les pays de l’Otan laisse à penser qu’on va leur trouver une nouvelle utilité. Depuis plus d’un an, la Fédération de Russie est persuadée qu’elle sera la prochaine cible des occidentaux. Aussi se prépare-t-elle à un nouveau choc, même si elle ignore où il se produira exactement.

En outre, la libération de Homs tourne la page du projet de domination des pays arabes par les Frères musulmans. Alors que ceux-ci étaient, depuis 2007, les interlocuteurs privilégiés du département d’État et que Washington les avait placés au pouvoir en Turquie, au Qatar, en Tunisie, en Libye, en Égypte et ailleurs, ils sont aujourd’hui en reflux. Ceux que l’universitaire Robert S. Leiken décrivait en 2005 comme des modérés capables de gouverner un monde arabe islamisé pour le compte des États-Unis ont été rejetés ou sont rejetés de tous les pays où ils occupent le pouvoir.

Enfin, la victoire de Homs laisse percevoir la possibilité d’une future rivalité entre l’Iran et la Russie. Il est clair que si Washington a fait confiance à Téhéran dans ce dossier, c’est parce que les deux États ont préalablement conclu un accord global. Il semble que les États-Unis soient en train de refaire de l’Iran le gendarme de la région, comme il le fut à l’époque du Shah. Dans cette perspective, l’aide militaire apportée au Hezbollah, à la République arabe syrienne et aux Palestiniens devrait décroître légèrement. Et Téhéran devrait pousser ses alliés au compromis. En échange, Washington lui laisserait le champ libre en Irak, en Syrie, voire au Liban. Il s’en suivrait que le chiisme qui, depuis l’ayatollah Khomeiny, était une force anti-impérialiste, redeviendrait juste un moyen pour l’Iran d’affirmer son identité et d’exercer son influence. Cette évolution ruinerait les projets russo-US sur la région. Mais ceux-ci peuvent-ils encore être envisagés après la crise ukrainienne ?

 

[1] “Congress secretly approves U.S. weapons flow to ’moderate’ Syrian rebels”, par Mark Hosenball, Reuters, 27 janvier 2014.

[2] « Les États-Unis, premiers financiers mondiaux du terrorisme », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie), Réseau Voltaire, 3 février 2014.

[3] « La Justice turque accuse l’IHH de liens avec Al-Qaïda », Réseau Voltaire, 15 janvier 2014.

[4] “John Kerry’s opening speech at the Geneva 2 Conference”, by John F. Kerry, Voltaire Network, 22 January 2014.

[5] “Briefing on Syria by Lakhdar Brahimi to the UN General Assembly”, by Lakhdar Brahimi , Voltaire Network, 14 March 2014.

[6] « La Syrie devient « question de sécurité intérieure » aux USA et dans l’UE », Réseau Voltaire, 8 février 2014.

[7] « La Commission européenne s’empare des avoirs syriens gelés », Réseau Voltaire, 12 février 2014.

[8] “Spymasters gather to discuss Syria”, par David Ignatius, Washington Post, 19 février 2014. « Washington coordonne la guerre secrète contre la Syrie », Réseau Voltaire, 21 février 2014.

[9] « Riyad conclut un cessez-le-feu entre organisations terroristes en Syrie », Réseau Voltaire, 30 janvier 2014.

[10] « L’ÉIIL est commandé par le prince Abdul Rahman », Réseau Voltaire, 3 février 2014.

[11] « Résolution 2139 et débats sur la Syrie au Conseil de sécurité », Réseau Voltaire, 22 février 2014.

[12] « Guerre secrète entre le Qatar et l’Arabie saoudite », Réseau Voltaire, 13 mars 2014.

[13] « Washington expulse tous les diplomates syriens », Réseau Voltaire, 18 mars 2014.

[14] « Washington accorde le statut diplomatique à la Coalition nationale syrienne », Réseau Voltaire, 6 mai 2014.

[15] « L’armée turque aide des mercenaires étrangers à pénétrer en Syrie », Réseau Voltaire, 22 mars 2014.

[16] « L’armée turque détruit un avion de combat syrien », Réseau Voltaire, 23 mars 2014.

[17] « Le Conseil de sécurité refuse de condamner l’attaque turco-terroriste de Kassab », Réseau Voltaire, 5 avril 2014.

[18] “11 Countries Joint Statement on Syria”, Voltaire Network, 3 April 2014.

[19] « Le prince Bandar démissionne », Réseau Voltaire, 17 avril 2014.

[20] « Libération des otages français retenus par les alliés de la France en Syrie », Réseau Voltaire, 20 avril 2014.

[21] « L’Arabie saoudite arrête 62 membres d’Al-Qaïda », Réseau Voltaire, 7 mai 2014.

Coup d’arrêt à l’ingérence en Syrie: L’affaire se presente de plus en plus mal pour l’empire anglo-américano-sioniste…

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La faute de perdre de la Syrie

 

Gordon Duff

 

22 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/05/22/304761/syrias-failure-to-lose/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Syrie a surpris tout le monde. Elle était supposée s’effondrer il y a longtemps. Elle ne l’a pas fait, loin de là. Il y a de plus toutes les indications qui dénotent que le gouvernement syrien est en fait en train de gagner ce qui n’est pas en fait une guerre civile.

La Turquie, Israël, l’Arabie Saoudite et “d’autres” ont amené les tourments du monde terroriste et criminel en Syrie et “délégitimisé” tout mouvement contre le gouvernement, mouvement qui fut en son temps vraiment basé sur des différences sectaires et politiques.

Nous avons maintenant de l’artillerie israélienne, une bombe perforatrice de bunker nucléaire américaine et même des véhicules israéliens comme preuves que ceci est véritablement une agression et non pas un autre “printemps arabe”.

Jusqu’ici, trois F16 turcs et un israélien, nous dit-on, ont été abattus.

Il y a aussi des preuves indéniables sous forme de vidéos, que les forces rebelles incluent des unités para-militaires qui commettent des actes horribles et méprisables envers la population civile syrienne.

Equilibre du pouvoir

Alors que la Syrie a fait bien mieux que de s’accrocher, la Russie s’est impliquée. Dans un article récent sur Press TV, Jim W. Dean souligne le fait de la réémergence de la Russie comme une puissance navale dans la Méditerranée orientale.

Ce qui est important, c’est que l’Amérique “a perdu le ballon des yeux”. L’hyper-focalisation de l’Amérique sur l’Iran et le Golfe Persique a mené à une diminution des capacités américaines en Méditerranée, pourtant considéré comme un “lac américain”.

Les Etats-Unis se sont retirés de la Méditerranée pour chasser pétrole et pouvoir, à la poursuite de rêves mondialistes dans l’Océan Indien. Sa base en Crète, la proposition de dépôt de carburant naval de Port Saïd, la base aérienne secrète à côté de Mogadishio, tout cela a été abandonné.

Le “cauchemar néo-conservateur” d’Israël comme “porte-avion” de l’Amérique au Moyen-Orient, ou comme “chien de garde de décharge publique” des Etats-Unis, est une politique que le gouvernement Obama admet maintenant ouvertement dans un constat d’échec navrant. Cette politique a permis à “la queue” Israël de “remuer le chien” Etats-Unis, poussant ceux-ci dans des guerres dont l’intention est de renforcer le pouvoir des likoudistes au profit de ce “plus grand Israël” auquel ils rêvent.

Le “plus grand Israël” qui serait payé par les 3000 milliards de dollars des contribuables américains et au prix de milliers de vies américaines perdues, des centaines de milliers de vies endommagées et un monde faisant face à la ruine économique et à la guerre mondiale.

L’effondrement américain

Le rêve d’un “plus grand Israël”, permettant à la “queue” de “remuer le chien”, a été rendu possible grâce à une attaque multi-faces sur tous les aspects de l’Amérique. La nation a été soumise à la propagande d’une haine de soi, de lutte de classes et de dispute sectaire.

Les Etats-Unis ont été submergés par un effondrement culturel, un chômage rampant, la pauvreté galopante, et l’acceptation générale que le totalitarisme et l’injustice sont des requis pour assurer notre sécurité.

Le peuple américain est maintenant constamment rappelé à la menace par le moyen d’attaques terroristes fausse-bannières savamment orchestrés, maintenant si évidents que plus personne ne loupe le message que cela implique.

La fiction est la réalité

La semaine dernière, le drame télévisé le plus populaire du pays, NCIS (Naval Criminal Investigative Service) a dévoilé une conspiration criminelle “fictive” contre les Etats-Unis.

Ce feuilleton, vu à travers le monde, a longtemps mis en scène des scenario impliquant des terroristes iraniens et a été très enthousiaste au soutien à Israël.

Il dit maintenant, de manière fictive bien sûr, que les hostilités entre Israël et l’Iran et même la Corée du Nord, sont orchestrées par la CIA au travers du terrorisme fausse-bannière et des assassinats.

Il dit que les actions agressives des Etats-Unis dans le monde sont faites pour tromper le peuple au sujet d’une menace bien plus grande, une menace qui a sa source à l’intérieur même des Etats-Unis.

Avant les attaques de Sandy Hook et Boston, aucun feuilleton télévisé n’aurait eu la permission de suivre un tel scenario même aussi fictionnel que celui-ci. L’émission Rubicon a essayé et fut rapidement annulée.

Les officiels du renseignement américains, en privé, ont exprimé leur choc à ce qu’ils voient comme un “pré-conditionnement” du public à accepter le fait que la CIA est une organisation impliquée dans le terrorisme domestique.

Vide

Le timing des évènements en Syrie a été un désastre particulier pour les Etats-Unis. Par une mesure de “séquestre”, les mesures d’austérité imposées par le gouvernement ont réduit en effectif les forces militaires en Méditerranée et dans l’Océan Indien, tout comme l’ont été les opérations de collecte de renseignements.

Ce que les Etats-Unis n’ont pas vu, c’est le vide qu’ils ont créé. “La nature déteste le vide”.

Alors que les Etats-Unis se sont retirés, même discrètement, la Russie elle a réaffirmé sa position au Moyen-Orient, de manière la plus évidente avec la défense de son allié de longue date: la Syrie.

La Russie a aussi établi ‘calmement” des routes dans le Caucase, la bassin de la Mer Caspienne et s’est encore plus alignée avec l’Iran.

Plus inquiétant pour les Etats-Unis encore, la Chine suit le leadership de la Russie. De plus, la Chine étend ses activités économiques à travers la région au Pakistan, en Afghanistan, en Iran et en Afrique.

De surcroi, l’influence politique de la Chine a augmenté de manière dramatique et ceci est de première importance alors que l’Afrique s’enfonce dans une cascade de terrorisme, d’insurrections et de guerres civiles.

La mort du “fausse-bannière”

Lorsque le seul ami visible de la Syrie demeurait l’Iran, “l’approche en deux étapes” d’Israël, poussant les Etats-Uns à une confrontation militaire avec l’Iran, provoquée par de grosses attaques fausse-bannières, avait une chance de succès.

Quoi qu’il en soit, dans le monde d’aujourd’hui, toute attaque terroriste est bien mieux examinée, de manière plus sophistiquée et avec bien plus de cynisme. Peu de gens continuent de penser que des groupes terroristes internationaux, montrés de manière croissante être contrôlés par les agences de renseignement, pourraient opérer sans la complète complicité de factions très puissantes au sein même des nations “victimes” elles-mêmes.

Une “ignominie iranienne” serait très vite tracée remontant à Tel Aviv.

Le Liban et la Syrie

De nouvelles armes russes combinées avec les capacités hautement développées des forces du Hezbollah, ont changé l’équilibre des forces.

Israël a passé des décennies, sans parler des milliards de dollars des contribuables américains, à fortifier le plateau du Golan. Ceux-ci sont maintenant utilisés comme base d’opérations d’attaque de la Syrie par Israël, à la fois du Golan et du royaume hachémite compromis de Jordanie.

Peu maintenant doutent de l’attaque nucléaire du 4 Mai 2013, encore moins doutent qu’Israël est physiquement impliquée en Syrie en fournissant aux forces rebelles de l’artillerie mobile bindée, forces qui sont maintenant des forces mercenaires, terroristes et constituées d’éléments criminels.

De la même manière, avec un Hezbollah surveillant le flanc de la syrie, bien équippé non seulement avec des armements anti-blindés sophistiqués, mais aussi de nouveaux système de missiles de défense anti-aérienne individuels, ceci va arrêter la capacité d’Israël à opérer contre la Syrie depuis le Liban.

La forteresse du Golan est à risques

Israël parle continuellement de la menace pour Tel Aviv posée par les systèmes de missiles syriens. De fait, le système russe Iskander met une étiquette de prix sur les actions d’Israël que le pays n’est peut-être pas prêt de payer.

Le système Iskander peut non seulement détruire les batteries de défense Patriot III mais aussi sérieusement endommager les forces blindées israéliennes et les fortifications des plateaux du Golan.

Le missile Iskander est puissant, très précis et impossible à arrêter.

Les batteries de tir Iskander, protégées par les systèmes de défense anti-aériens S300, contrent de manière efficace les défenses aériennes israéliennes et laissent à la fois les blindés et les fortifications cmplètement vulnérables.

L’aspect de la chose le plus important bien sûr, est le caractère purement défensif de ces systèmes.

Préoccupations politiques

Il est de plus en plus évident qu’un arrangement politique va devoir avoir lieu pour la Syrie. Sans les interférences de la Turquie, de l’Arabie Saoudite, d’Israël et le complotage des nations de l’OTAN, une telle conférence serait déjà en cours.

Beaucoup de gens sont morts et chaque mort ne bénéficie qu’à la Turqui, Istaël, l’Arabie Saoudite et l’OTAN.

Ceci est largement reconnu: les forces rebelles dans l’état actuel des choses, si elles venaient à triompher, mèneraient la Syrie dans une guerre civile de 10 ans au moins, une guerre où le nombre de morts actuel fluctuant entre 50 000 et 100 000 selon les sources, semblerait insignifiant.

On peut aussi se demander pourquou Israël, la Turquie, l’Arabie Saoudite et leurs amis soutiendraient des forces étroitement alignées sur le terrorisme et l’extrémisme.

L’effet domino

Il ne fait plus aucun doute qu’il y a un agenda globaliste derrière la guerre en Syrie. Ceci n’est qu’une étape vers une guerre plus importante contre l’Iran, suivie de la subjugation de l’Afghanistan (bonne chance avec çà…) et un effondrement provoqué du Pakistan.

La logique derrière tout cela est bien sûr le pétrole et le gaz naturel. Alors que la planète prouve qu’elle regorge de réserves pétrolières et gazeuses, suffisamment pour les siècles a venir et ce particulièrement si les technologies alternatives d’énergie continuent à être supprimées, seul un contrôle total des réserves, des systèmes de distribution et une manipulation active et criminelle du marché et des prix peut offrir un retour adéquat.

Le contrôle des monnaies, le système de la réserve fédérale américaine, l’échec du système financier de l’Union Européenne et du FMI sont requis.

Les méthodologies, chacune représentant une attaque sur les citoyens du monde, conduites et motivées par des principes malthusiens erronés et archaïques, ont pour intention de priver des milliards d’êtres humains de la satisfaction des besoins de base et bien entendu, aussi de leurs droits fondamentaux.

Tout ceci peut éventuellement être mis cul par dessus tête avec l’affaire syrienne si le monde se réveille à la véritable menace.

Ingérence impérialiste en Syrie: La bataille oubliée de manière opportune ou quand l’empire et sa légion islamiste mercenaire se font botter le cul !…

Posted in actualité, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 22 janvier 2013 by Résistance 71

L’armée syrienne contrôle le terrain

 

Ghaleb Kandil

 

url de l’article original:

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Ghaleb_Kandil.210113.htm

 

Le 21 janvier 2013

 

Les rapports et les articles de presse occidentaux soulignent la débandade des gangs terroristes en Syrie et les dissensions qui minent leurs rangs. Dans le même temps, les façades politiques des oppositions syriennes, créées par l’Occident, sont en faillite.

Les derniers développements sur le terrain ont enregistré une progression de l’Armée arabe syrienne (AAS), qui a repris le contrôle de nombreuses régions troublées et liquidé des bastions rebelles. Selon les informations parues dans la presse occidentales, les groupes terroristes, parrainées par la Turquie et les pétromonarchies du Golfe et manipulées par les Etats-Unis, ont massé des dizaines de milliers de terroristes multinationaux. Des milliers d’entre eux ont péri lors des offensives de l’armée, et des combats fratricides déchirent leurs rangs après leurs échecs stratégiques. Les reporters occidentaux « Embedded » dans les groupes terroristes n’ont pas pu cacher cet état de déliquescence et les combats sanglants sur le partage du butin et des munitions, surtout provoqués par l’assèchement du financement. Des « dissensions idéologiques et politiques », encouragées par le Front qaïdiste al-Nosra, qui veut liquider tous ses concurrents, ont lieu dans plus d’une région.

Les rapports occidentaux reconnaissent que l’Etat syrien a étendu son emprise sur de vastes zones, et contrairement à certaines informations, le gouvernement contrôlerait 80% du territoire et toutes les grandes villes et la campagne environnante. Les affrontements avec les gangs terroristes se concentrent dans la campagne proches de la frontière turque dans les provinces d’Idleb et d’Alep et certains bastions limitrophes du Liban, dans la campagne de Damas et de Homs.

La décision de créer des forces populaires supplétives de l’armée, appelées Forces de défense nationales, formées de réservistes, constitue un développement stratégique, dont on a commencé à constater les conséquences sur le terrain. A Alep, par exemple, 20000 jeunes se sont enrôlés en une semaine dans les rangs de la Garde républicaine après l’autorisation accordée aux recrues de servir dans leurs régions d’origine.

Les Forces de défense illustrent l’unité nationale, un des facteurs nécessaires pour remporter la guerre contre le terrorisme.

Les rapports stratégiques occidentaux et israéliens assurent que l’armée syrienne, tout en résistant à la guerre terroriste, planifiée et financée par les puissances coloniales et impérialistes, a réussi à préserver intactes ses unités militaires chargées de faire face à toute offensive terrestre israélienne ou intervention étrangère. Elle a conservé ses capacités stratégiques de défense nationale.

En plus des capacités militaires de l’Etat syrien, les alliés de Damas ont intensifié et adapté leur aide multiforme dans le cadre d’une relation de partenariat pour conter-carrer les plans hégémoniques des Américains et Occidentaux.

Le chef d’état major inter-arme russe a ainsi mis en garde contre toute intervention militaire étrangère en Syrie, qui provoquerait une catastrophe à l’échelle de toute la région. Le général Valery Girassimov a affirmé que son pays surveillait de près le déploiement des batteries de missiles Patriot, en Turquie. «Nos partenaires ont annoncé que ces missiles ne seront pas utilisés, pour établir une zone d’exclusion aérienne, au-dessus de la Syrie», a-t-il dit lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion du Conseil Russie-Otan à Bruxelles. «La position de la Russie consiste à laisser aux Syriens le soin de résoudre la crise, et Moscou rejette toute ingérence étrangère, qui pourrait s’avérer catastrophique, pour la région», a-t-il ajouté.

L’Iran, de son côté, a exécuté son engagement à soutenir le gouvernement et le peuple syrien, à travers la signature d’un accord permettant à Damas d’emprunter à l’Iran jusqu’à un milliard de dollars à des taux d’intérêts préférentiels.

Confrontés à ces réalités incontournables, les Occidentaux sont à la recherche d’une stratégie de repli mais refusent encore d’admettre leur défaite.

Aussi, les prochains mois seront-ils riches en développements, caractérisés par le renforcement de l’emprise de l’Etat syrien sur l’ensemble du territoire et le recul des terroristes. Cette équation inévitable contraindra Washington à accepter les mécanismes de fin de la violence, qui passent forcément par l’arrêt du financement et de l’armement des groupes terroristes.

Ingérence française en Syrie: militaires français arrêtés en Syrie, çà se précise…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 7 mars 2012 by Résistance 71

La nouvelle de l’arrestation des officiers français en Syrie est quasi officielle 
Par Nidal Hamadé – Paris

 

 

Mardi 6 mars 2012

 

Url de l’article original:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2288

La nouvelle de l’arrestation d’un nombre des agents français en Syrie se confirme. Cette information a été abondamment citée et commentée dans la presse internationale, sauf en France. Cependant, l’ancien colonel français Alain Corvez a brisé le silence formel français en affirmant que cette information qui circule depuis quelques jours s’avère quasi officielle.

Dans une lettre électronique envoyée à certains de ses amis dont Alintiqad a reçu une copie, M. Corvez confirme que la nouvelle qui circule dans la presse depuis huit jours évoquant l’arrestation des officiers français en Syrie avec une différence sur leur nombre est devenue quasi officielle.

« Que feront-ils dans cette impasse ? Nos soldats sont davantage envoyés dans des pays pour défendre des intérêts qui ne sont pas les nôtres, mais ceux des Etats-Unis », a écrit l’expert stratégique dans sa lettre.

« En participant aux ingérences américano-qataries dans les affaires d’autres pays, notre diplomatie est devenue dépendante et destructive pour notre réputation internationale », a-t-il déploré.

Et M. Corvez d’ajouter : « Bachar n’est pas prêt pour être renversé et ses partisans augmentent en Syrie et dans le monde arabe dont les peuples ne sont pas favorables seulement aux idées des Saoudiens et des Qataris alliés des Etats Unis, ce que la France cherche malheureusement à promouvoir ».

« En tout cas, cette situation pourrait exploser à la face des candidats à la présidentielle française et changerait les données, même si certains candidats ont observé un silence à l’égard de ce sujet », a-t-il conclu.

M. Corvez avait dénoncé un complot tramé contre la Syrie vise son rôle clé dans la région, accusant l’entité sioniste de jouer un rôle dans les événements en Syrie dans le cadre d’un agenda étranger bien défini.

Dans une interview accordée à la télévision syrienne, il s’est interrogé sur les vrais motifs de Sarkozy à changer ses positions vis-à-vis de la Syrie. Il a appelé les autorités françaises à considérer que ce qui se déroule en Syrie n’est pas une révolution démocratique mais une tentative violente de certaines forces extrémistes à imposer un nouveau régime à la Syrie qui convient à leur taille.

Samedi dernier, la télévision publique syrienne a confirmé des informations publiées deux semaines plus tôt par le Réseau Voltaire : l’Armée nationale syrienne a fait prisonniers 18 agents français à Homs et un 19e à Azouz.

De son côté, la presse turque a confirmé l’arrestation du 19e agent français en expliquant que 4 agents turcs avaient été arrêtés avec lui.

Source : Alintiqad Par : Nidal Hamadé – Paris

http://www.french.moqawama.org/essaydetails.php ?eid=5170&cid=287

 

 

Ingérence impérialiste en Syrie…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française with tags , , , , , , , , , on 5 mars 2012 by Résistance 71

Les journalistes-combattants de Baba Amr

 

 

par Thierry Meyssan

 

le 3 Mars 2012

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/Les-journalistes-combattants-de

 

La répression de Baba Amr est-elle la plus grande fiction politique depuis le 11-Septembre ? C’est ce qu’entend démontrer Thierry Meyssan dans un récit exclusif que le Réseau Voltaire publie en épisodes. Dans ce premier volet, il revient sur la prétendue évasion des journalistes occidentaux et montre que certains d’entre eux faisaient partie de l’Armée « syrienne » libre.

Les États membres de l’OTAN et du CCG ne sont pas parvenus à lancer une attaque conventionnelle contre la Syrie. Cependant ils l’ont préparée, dix mois durant, en conduisant une guerre de basse intensité doublée d’une guerre économique et médiatique. La ville de Homs est devenue le symbole de cet affrontement. L’armée « syrienne » libre a investi les quartiers de Baba Amr et d’Inchaat et y a proclamé un Émirat islamique qui donne un aperçu de son projet politique.

Avec le soutien de la Russie –toujours traumatisée par l’expérience de l’Émirat islamique d’Itchkérie– et de la Chine, soucieuses de voir le gouvernement de Damas protéger ses citoyens, l’Armée nationale syrienne a donné l’assaut le 9 février après épuisement de toutes les tentatives de médiation. L’Armée « syrienne » libre, défaite, se retranchait bientôt dans une zone d’environ 40 hectares, qui était immédiatement bouclée par les Forces loyalistes, qui ne cessa de rétrécir et finit par tomber le 1er mars. Pour se venger, les derniers éléments armés de l’Émirat massacrèrent les chrétiens de deux villages qu’ils traversèrent avant de trouver refuge au Liban.

Durant toute cette période, de grands médias ont été utilisés pour masquer la réalité sordide et cruelle de cet Émirat et pour lui substituer une fiction de révolution et de répression. Un soin particulier a été apporté pour faire accroire que des milliers de civils étaient pilonnés par l’artillerie, voire l’aviation, syrienne. Au cœur de ce système de propagande, un Centre de presse utilisé par les chaînes satellitaires de la Coalition : Al-Jazeera (Qatar), Al- Arabiya (Arabie saoudite), France24 (France), BBC (Royaume-Uni) et CNN (États-Unis) et coordonné par des journalistes israéliens.

L’opinion publique en Occident et dans le Golfe peut légitimement se demander qui dit vrai entre la version de l’Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord et du Conseil de coopération du Golfe d’un côté, et celle de l’Organisation de Coopération de Shanghai de l’autre. Nous allons tenter de lui apporter des éléments décisifs pour trancher et pour établir la vérité. Nous nous appuierons sur les vidéos diffusées par les chaînes occidentales et du Golfe, les témoignages des survivants recueillis par le bureau du Réseau Voltaire en Syrie, et les documents découverts dans le Centre de presse de l’Émirat.

Le double visage des reporters occidentaux

Des journalistes occidentaux bloqués dans l’Émirat ont lancé des appels de détresse sur le Net. Deux d’entre eux y apparaissent blessés, le troisième semble en bonne santé. Leurs gouvernements firent de leur extraction une affaire de principe. La France délégua un fonctionnaire pour négocier avec les rebelles. Plusieurs autres États –notamment la Russie–, soucieux de faire descendre la tension au Levant, offrirent leurs bons offices.

J’ai participé à cet effort collectif. En effet, une journaliste française avait refusé une première occasion de fuir avec la Croix- Rouge internationale et le Croissant-Rouge syrien. Craignant un piège, elle n’avait pas saisi la main qui lui était tendue. Ma mission avait deux aspects. D’abord, établir un contact avec mes compatriotes, les informer sur le contexte politique et militaire, et faciliter leur remise à un fonctionnaire français qui les place sous protection diplomatique. Ensuite, je devais rapporter à ceux qui œuvrent pour la paix dans cette région le déroulement exact des événements et évaluer la bonne volonté des protagonistes.

Comme on le sait, les négociations ont échoué. Les délégués des services de renseignement des différents États impliqués ont pu constater que les autorités syriennes et les organisations humanitaires ont fait tout leur possible et que le blocage est exclusivement imputable à l’Armée « syrienne » libre.

Quelle n’a donc pas été la surprise, réelle ou feinte, des différents négociateurs d’apprendre soudainement que les trois journalistes que nous avons tenté d’extraire d’Homs, plus un quatrième qui n’avait pas souhaité notre aide, ont franchi les lignes de l’Armée syrienne libre et celles de l’Armée nationale syrienne pour se rendre par leurs propres moyens au Liban.

Après un instant de confusion et la vérification que les initiatives parallèles de la Russie n’avaient pas plus abouti que les nôtres, nous avons dû constater qu’un commando armé d’une grande nation occidentale a exfiltré les quatre journalistes, et peut-être d’autres personnes, pendant que nous mettions inutilement notre vie en danger. Dans ces conditions je n’ai aucune raison de me taire sur les dessous de cette affaire. J’exclurai uniquement de cet article les références aux fonctionnaires et personnalités impliquées, afin de préserver leurs capacités à agir pour la paix, bien que mentionner certains détails auraient eu une utile valeur pédagogique pour nos lecteurs.

Je ne doute pas que les rescapés de Baba Amr publieront leur version des événements pour consolider la propagande atlantiste. Ils continueront à mentir comme ils n’ont cessé de mentir. C’est pourquoi, je tiens d’abord à témoigner de ce que j’ai vu pour prévenir le tissu de désinformation que l’on est en train de nous tisser.

Selon la version médiatique actuelle, une révolution aurait été sauvagement réprimée. Des journalistes occidentaux, mus par leur seul désir d’informer, seraient venus voir et témoigner. Les insurgés se seraient progressivement retranchés dans le quartier de Baba Amr où ils auraient survécu trois semaines sous un déluge de feu. Leur Centre de presse aurait été bombardé avec des GRAD, des « orgues de Staline », mercredi 22 février 2012. Au cours de ce bombardement, Marie Colson (Sunday Times) et Rémi Ochlik (IP3 Presse) auraient été tués, tandis qu’Édith Bouvier (Le Figaro Magazine) et Paul Conroy (Sunday Times) auraient été blessés. William Daniels (ex-Figaro Magazine et Time Magazine) serait resté avec eux, tandis que Javier Espinosa (El Mundo) se serait séparé du groupe.

Les survivants ont posté quatre vidéos sur le Net qui nous racontent une bien étrange histoire.

La mort de Marie Colvin et de Rémi Ochlik

La mort de Marie Colvin et de Rémi Ochlik nous est connue par une vidéo fournie par l’Armée « syrienne » libre. Leurs corps ont été retrouvés après la chute de l’Émirat et ont été identifiés par les ambassadeurs de France et de Pologne (représentant son homologue états-unien).

Marie Colson était connue pour le chic de ses tenues et le contraste dont elle jouait entre la finesse de ses atours féminins et la dureté du bandeau qui cachait son œil perdu. La vidéo, sur laquelle on voit uniquement de dos deux corps gisants au sol, est authentique et a été validée par divers médias qui l’ont diffusée.

Les deux journalistes apparaissent en tenue de combat. Il conviendrait de se demander pourquoi ce détail, qui contrevient sur un champ de bataille au statut de non-combattant des journalistes, n’a pas soulevé d’interrogations du public, ni de commentaires indignés de la profession.

Les blessés Édith Bouvier et Paul Conroy au dispensaire

Sur la seconde vidéo, le représentant du Croissant-Rouge syrien dans l’Émirat, le docteur Ali, un dentiste du quartier qui s’est dévoué avec courage aux blessés, présente Édith Bouvier et Paul Conroy allongés sur des lits dans dans ce qui semble être une sorte de dispensaire hospitalier. Puis, un soldat de l’Armée « syrienne » libre qui se fait appeler « Docteur Mohammed », portant blouse bleue et stéthoscope, livre un commentaire révolutionnaire.

Trois éléments doivent être relevés :

-Édith Bouvier refuse de décliner son identité, qui est cependant révélée aux spectateurs, et tente de cacher son visage.

-Paul Conroy roule des yeux à la fois inquiets et réprobateurs.

-«Docteur Mohammed » est une star des vidéos de l’opposition syrienne. Il joue le rôle d’un médecin révolutionnaire, alors qu’il n’est pas médecin. Il s’exprime dans un langage approximatif, sans aucun vocabulaire médical, mais avec des références

salafistes.

Tout laisse à penser que « Docteur Mohammed » a profité de la situation pour faire participer le vrai médecin et les deux journalistes à une petite mise en scène dramatisant outrageusement la situation.

Nouveau message de Paul Conroy depuis sa chambre

Dans une troisième vidéo, le photographe britannique Paul Conroy est à l’écart, allongé sur un canapé, après avoir reçu des soins. Il demande de l’aide. Il s’applique à préciser qu’il est invité et pas prisonnier.

Il semble aussi mal à l’aise que la première fois et glisse des indications aux spectateurs. Il appelle des « agences globales » à intervenir car « elles travaillent pour les mêmes objectifs sur le terrain ». Quelles sont donc ces « agences globales » qui auraient le pouvoir de l’extraire de l’Émirat ? Il ne peut s’agir que d’agences publiques, qu’elles soient intergouvernementales comme celles de l’ONU, ou nationales comme des agences de renseignement. Que signifie : « travailler pour les mêmes objectifs sur le terrain » ? Il ne peut faire référence à une activité des Nations Unies, puisqu’elles n’ont pas vocation à faire du journalisme. La seule

interprétation possible est qu’il appelle des agences de

renseignement alliées en évoquant son appartenance à une agence de renseignement britannique.

À la différence de Marie Colson qu’il accompagnait comme photographe pour ses reportages dans le Sunday Times Paul Conroy ne porte pas d’uniforme sur le champ de bataille, mais il n’en a pas besoin pour se faire identifier.

« Docteur Mohammed » intervient alors pour nous faire part de son diagnostic. Paul Conroy aurait été blessé la veille à la jambe par un missile GRAD. Il nous montre une jambe au bandage immaculé. Malgré l’extrême gravité de la blessure et sa fraîcheur, la jambe n’est aucunement tuméfiée. « Docteur Mohammed » n’a pas usurpé son surnom : sans avoir de formation médicale, il réalise des prodiges médicaux.

À la fin de son intervention, Paul Conroy ajoute un message pour rassurer « sa famille et ses amis en Angleterre » : « Je vais parfaitement bien ». Si le sens caché a échappé à « Docteur Mohammed », ceux qui savent que Paul Conroy est Irlandais du Nord, pas Anglais, n’ont pas de mal à décrypter. Le « photographe » s’adresse à la hiérarchie de l’agence militaire britannique pour laquelle il travaille et signale que cette comédie ne doit pas induire en erreur, il est en bonne santé.

Cette fois, c’est Paul Conroy qui semble utiliser la mise en scène de « Docteur Mohammed » pour faire passer son message, alors qu’il est immobilisé par sa blessure.

Nouveau message d’Édith Bouvier et de son compagnon

Dans une quatrième vidéo, tournée et diffusée la même journée, Édith Bouvier, allongée sur son lit d’infortune appelle à l’aide. Elle demande (1) « la mise en place d’un cessez-le-feu » et (2) « une voiture médicalisée qui la conduise jusqu’au Liban », afin qu’elle puisse y être rapidement traitée.

Vu que les besoins exprimés sont ceux d’une trêve pour laisser circuler une ambulance et d’un transport dans un hôpital pour y être soignée, ces revendications sont absolument incongrues.

(1) Un cessez-le-feu est un accord qui suspend la totalité des hostilités entre les parties durant une négociation politique, tandis qu’une trêve est une interruption des combats, dans une zone déterminée et durant une période déterminée, pour laisser passer des personnes ou du matériel humanitaire.

(2) De plus, être conduite au Liban implique une amnistie pour le délit d’immigration illégale, Édith Bouvier étant entrée clandestinement en Syrie aux côtés des rebelles.

Force est de constater que ces deux exigences ne sont pas argumentées, mais correspondent à la création d’un « couloir humanitaire » au sens où l’entend le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé.

Alain Juppé est malheureusement connu pour sa facilité à inverser les rôles et son usage des « couloirs humanitaires ». En 1994, il avait obtenu du Conseil de sécurité des Nations Unies une résolution autorisant l’opération Turquoise, c’est-à-dire la création d’un « couloir humanitaire » pour permettre à la population hutu du Rwanda de ne pas être massacrée à son tour en vengeance des crimes commis par le Hutu Power principalement contre la population tutsie. On sait aujourd’hui que ce couloir n’était pas qu’humanitaire. Il permit à la France d’exfiltrer les génocidaires mêlés aux civils, afin de leur éviter d’avoir à répondre de leurs crimes. Alain Juppé cherche cette fois à exfiltrer les groupes armés responsables des tueries en Syrie.

Il convient donc de constater qu’Édith Bouvier n’exprime pas des besoins personnels, mais que ses exigences correspondent aux intérêts de l’Armée « syrienne » libre tels que la France les défend.

Il n’est pas surprenant que la journaliste se fasse la porte-parole d’Alain Juppé. Elle a été engagée au groupe Le Figaro par Georges Malbrunot. Selon les autorités syriennes, ce dernier était dans les années 80 l’agent de liaison de la DGSE avec les Frères musulmans. Il fut arrêté à Hama, puis restitué aux autorités françaises à la demande expresse du président François Mitterrand.

Dans la séquence suivante, « Docteur Mohammed » explique la situation, tandis que son compagnon le photographe William Daniels (pigiste au Figaro-Magazine, puis à Time Magazine) insiste sur l’urgence de la situation. Les déclarations en arabe sont traduites en anglais par un quatrième personnage que l’on ne voit pas à l’écran. Enfin un cinquième intervenant, le jeune Khaled Abou Saleh, apporte une conclusion révolutionnaire au petit film.

Alors que dans les premières vidéos Édith comme Paul refusaient manifestement de coopérer avec « Docteur Mohammed », elle joue cette fois le jeu de bonne grâce.

Le jeune Khaled Abou Saleh est le chef de Centre de presse de l’Armée « syrienne » libre. D’après les journalistes qui ont utilisé cette installation, le Centre, placé dans un immeuble vétuste, était équipé de tout le matériel hi-tech nécessaire. Les journalistes pouvaient y faire leurs montages, et disposaient du matériel satellitaire pour des diffusions en direct. Certains ironisaient en comparant le niveau informatique du Centre à celui de l’Armée

nationale syrienne, qui persiste à utiliser des systèmes de transmission archaïques.

On ne dispose d’aucune information sur les généreux sponsors qui ont offert cette installation dernier cri. Mais on dispose d’une indication lorsque l’on s’intéresse aux activités professionnelles de Khaled Abou Saleh. Le jeune révolutionnaire est lui-même journaliste. Il est correspondant permanent à Al-Jazeera, qui en outre publie son blog son site internet, et pigiste à France24, où il apparaît comme collaborateur de la rubrique « Les Observateurs ». Or, ces deux télévisions satellitaires forment l’avant-garde de la propagande de l’OTAN et du CCG pour justifier un changement de régime en Syrie, comme elles le firent pour en justifier un en Libye.

À titre d’exemple sur la déontologie de la chaîne publique française, le 7 juin 2011, France24 avait diffusé en direct une

intervention téléphonique émouvante de l’ambassadrice de Syrie en France, Lamia Shakkour, annonçant sa démission pour protester contre les massacres dans son pays. Immédiatement la machine diplomatique française exerçait des pressions sur l’ensemble des ambassadeurs de Syrie dans le monde pour qu’ils suivent ce bel exemple. Las ! Bien que Renée Kaplan, la directrice- adjointe de la rédaction de France24, ait juré que la voix diffusée était celle de l’ambassadrice qu’elle connaissait bien, il s’agissait en fait de celle de l’épouse du journaliste, Fahd Alargha-Almasri. L’intoxication fit long feu [1].

Sous l’impulsion d’Alain de Pouzilhac et de Christine Ockrent- Kouchner, France24 et RFI ont cessé d’être des organes d’information pour devenir des instruments du dispositif militaro- diplomatique français. Ainsi, le 5 juillet 2011, Alain de Pouzilhac, en qualité de PDG de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF) signait un protocole d’accord avec Mahmoud Shammam, ministre de l’Information des rebelles libyens. Il s’engageait à créer des

médias anti-Kadhafi et à former le personnel nécessaire pour

faciliter le renversement du « Guide » libyen. Cette annonce avait soulevé la colère des journalistes de France24 et de RFI, furieux d’être instrumentés dans cette entreprise de propagande. Tout laisse à penser que des dispositions de même nature ont été prises pour encourager « le journalisme citoyen » des

« révolutionnaires syriens ». Si c’est le cas, le rôle de Khaled Abou Saleh ne se limite pas à des correspondances et à des piges, il est un acteur clé de la fabrication de fausses informations pour le compte du dispositif militaro-diplomatique de la France.

Précédemment, Édith Bouvier était rétive à la mise en scène. Au contraire, cette fois, elle collabore avec son collègue de France24 et enregistre un appel à l’aide qui vise à manipuler la compassion des spectateurs pour justifier la mise en place d’un « couloir humanitaire », tel que celui dont Alain Juppé a besoin pour évacuer les mercenaires de l’Armée « syrienne » libre et leurs instructeurs occidentaux.

Premières conclusions

À ce stade de l’étude des vidéos, j’ai émis plusieurs hypothèses de travail.

L’équipe du Sunday Times (Marie Colson et Paul Conroy) travaillait pour le MI6, tandis que l’envoyée du Figaro Magazine (Édith Bouvier) travaillait pour la DGSE.

« Docteur Mohammed » a profité de ce que les journalistes soient alités pour enregistrer deux vidéos de plus, mais Paul Conroy en a profité pour adresser un message de détresse aux alliés.

En définitive le pigiste de France24, Khaled Abou Saleh, a mis en scène la revendication d’Alain Juppé.

Échec des négociations ou changement de négociation ?

Tout au long des négociations, j’ai pu apporter divers éclairages qui ont été pris en considération. Mais chaque fois que j’ai évoqué les remarques ci-dessus, il m’a été répondu que ce n’était pas le moment. Il apparaissait que l’Armée « syrienne » libre refusait de laisser sortir les journalistes. L’urgence était de les sauver. On s’occuperait plus tard du statut réel de chacun.

Samedi 25 au soir, les négociations avaient échoué. Pour rétablir le contact avec les takfiristes, les Syriens cherchaient un cheikh modéré avec qui ils acceptent de parler, mais tous les religieux contactés se désistaient les uns après les autres de peur des conséquences. Fallait-il camper sur place pour pouvoir reprendre la discussion dès qu’un cheikh se présenterait ? Ou fallait-il rentrer se reposer en sécurité à Damas ?

C’est en définitive des autorités militaires syriennes que vint la réponse. Nous étions invités à rentrer et nous serions informés lorsqu’une nouvelle occasion de négociation se ferait jour. De retour dans la capitale, un SMS nous informa que les négociations étaient suspendues pour 48 heures.

Suspendues ne signifiait pas que nous pouvions nous divertir dimanche et lundi pendant que des confrères et des compatriotes étaient en danger de mort, mais que durant 48 heures une autre négociation était en cours. Sur le moment, j’ai cru que le relai avait été pris par nos amis russes.

Mardi matin, j’étais réveillé par une amie, reporter de guerre pour un grand média français, qui me téléphonait en m’apprenant l’arrivée de Paul Conroy et probablement des autres journalistes à Beyrouth. J’étais interloqué. Je réveillais à mon tour un haut responsable syrien qui manifesta sa perplexité. De coup de fil en coup de fil, personne à Damas ne savait quoi que ce soit, ou ne voulait parler.

En définitive, je découvris qu’un accord avait été négocié par le général Assef Chawkat avec une haute personnalité française de ses amis pour trouver une solution politique à cet imbroglio. Les Forces loyalistes ont ouvert leurs lignes pour laisser passer nuitamment les conseillers militaires français et les journalistes vers le Liban. Au petit matin, l’Armée « syrienne » libre a découvert leur fuite. Comprenant qu’ils étaient abandonnés, les mercenaires décidèrent de se rendre, abandonnant leur propre arsenal, tandis que les islamistes refusèrent les dernières sommations. Le général Assef Chawkat donna l’assaut final et prit l’Émirat en quelques heures, délivrant de la tyrannie islamiste les civils qui y étaient enfermés.

Depuis son quartier général à l’étranger, l’Armée « syrienne » libre –désormais réduite à pas grand-chose– annonça son « repli stratégique ». La nature ayant horreur du vide, le Conseil national syrien basé lui aussi à l’étranger annonça la création d’un Comité militaire composé d’experts syriens et surtout étrangers. En quatre jours, la question militaire s’est déplacée du champ de bataille syrien aux confortables salons des grands hôtels parisiens.

 

À suivre..

 

Thierry Meyssan

 

[1] « L’Ambassadeur de Syrie en France victime d’une tentative de déstabilisation », par Frédréric Lacastille, InfoSyrie, 7 juin 2011.

Ingérence française en Syrie…

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La France exfiltre ses agents restés en Syrie

 

Réseau Voltaire

 

Le 1er Mars 2012

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/La-France-exfiltre-ses-agents

 

L’ambassadeur de France à Beyrouth, Denis Pietton, a officiellement visité la semaine dernière la région de Baalbeck, à l’Est du Liban. En réalité, il a voyagé avec une équipe sécuritaire française dans le Nord de la Békaa, région frontalière limitrophe de la province syrienne de Homs.

Côté syrien de la frontière, des officiers et des experts des services de renseignement militaires français, certains sous couvert du statut de journaliste, encadrent les combattants de l’Armée « syrienne » libre. Tous se sont infiltrés illégalement en Syrie.

L’ambassadeur Denis Pietton et ses hôtes ont récupéré à un point de passage illégal des agents des services de renseignement français fuyant l’Émirat islamique de Baba Amr où ils dispensaient leur savoir-faire en matière de combat urbain.

En vertu de la Convention de Vienne, les voitures diplomatiques ne peuvent être perquisitionnées. Le convoi a donc pu ramener les agents français à l’ambassade sans que la police libanaise puisse intervenir.

Avec toute l’arrogance de l’ancienne puissance mandataire, l’ambassadeur de France s’était, une fois de plus, publiquement ingéré dans les affaires libanaises en déclarant le 23 février dernier à nos confrères du Daily Star : « Le Liban devrait rester à l’écart des troubles en Syrie ».