Archive pour France guerre impérialiste Syrie

Guerre impérialiste en Syrie: Royaume-Uni et France en soutien de Daesh à Idleb…

Posted in actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 26 août 2018 by Résistance 71

Le Royaume-Uni se retire doucement d’Idleb

 

Réseau Voltaire

 

21 août 2018

 

url de l’article: http://www.voltairenet.org/article202541.html

 

Le 13 août 2018, le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, Jeremy Hunt, assurait la Chambre des Communes qu’il regrettait le vote de 2013 lors duquel le Parlement s’était opposé à une intervention militaire contre le « régime Assad » (sic).

Toutefois, selon The Times du 21 août, le gouvernement britannique va réduire ses programmes de soutien aux zones « rebelles » en Syrie.

Jusqu’ici, le Royaume-Uni finance les collectivités locales de la région d’Idleb. En réalité, cette zone est occupée par des jihadistes refluant de tout le pays. Chaque localité est gérée par des groupes armés différents, qui souvent se combattent.

La Turquie, le Royaume-Uni et la France leur assurent tous leurs approvisionnements. Surtout, l’armée turque et les SAS (forces spéciales de l’armée de l’Air) britanniques occupent de facto la zone.

Cependant, la Syrie et la Russie se préparent à donner l’assaut contre les jihadistes.

Guerre impérialiste en Syrie: La volonté de l’occident d’étendre la guerre à tout le Moyen-Orient

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 10 octobre 2016 by Résistance 71

Extension de la guerre

 

Thierry Meyssan

 

8 octobre 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article193574.html

 

Thierry Meyssan poursuit sa narration de la guerre qui oppose Washington et ses alliés au reste du monde. L’Egypte est rentrée dans le conflit. Israël a attaqué la Syrie. La Turquie maintient ses troupes en Irak, malgré la plainte de Bagdad. On se dirige vers un cinquième veto russo-chinois au Conseil de sécurité contre l’initiative française.

 

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a dressé le bilan de l’action des armées russes en Syrie. En un an, a-t-il assuré, « elles ont libéré 586 localités et plus de 12 000 kilomètres carrés du territoire, éliminé environ 35 000 terroristes, dont plus de 2 700 personnes en provenance de Russie et des pays de la CEI ». Il a opposé ces résultats à ceux des États-Unis qui, tout en déclarant combattre les terroristes, les soutiennent contre la République arabe syrienne.

La Douma a adopté à l’unanimité l’accord russo-syrien autorisant un déploiement pour une durée illimitée de l’aviation russe sur la base syrienne d’Hmeimim. Ce texte avait été secrètement signé en août 2015 et n’a été présenté à la Douma que pour rendre publique la position russe. La Douma a précisé que la présence militaire russe au Levant est indispensable à la lutte contre le terrorisme.

Simultanément ont débuté les plus grands exercices militaires russo-égyptiens depuis l’époque de Gamal Abdel Nasser. L’état-major russe a indiqué que ces manœuvres permettraient de coordonner les deux armées dans leur lutte contre les jihadistes, notamment dans le désert. Ce faisant, la Russie a officialisé son déploiement militaire dans le pays, en plus de la Syrie et du Yémen (même si la présence au Yémen n’est pour le moment qu’officieuse).

Plusieurs généraux états-uniens ont relevé que la situation n’avait jamais été aussi grave depuis la guerre de Corée. Selon eux, un affrontement entre les États-Unis et la Russie serait bref, mais d’une ampleur jamais jamais égalée dans l’Histoire. Le général Mark A. Milley, chef d’état-major de l’armée de terre, a affirmé que les deux Marines et Aviations se neutraliseraient et que les combats les plus durs auraient lieu au sol. L’ambassadeur Charles W. Freeman, Jr. a mis en garde contre un passage à l’acte alors que les États-Unis et la Russie sont parvenus jusqu’ici à éviter la guerre nucléaire.

Le PKK, c’est-à-dire les Kurdes turcs, ont profité de la situation pour reprendre Jarablous, au Nord de la Syrie. Tandis que la Turquie dénonçait la plainte irakienne à son égard. Ankara refuse de retirer ses soldats du territoire irakien et a fait valoir que seule la présence de ses soldats était contestée par Bagdad, alors qu’une trentaine d’États se sont déployés dans le pays.

Surtout, considérant que Washington et Moscou étaient trop occupés par leur affrontement pour intervenir, l’armée israélienne a attaqué la zone jouxtant le plateau du Golan occupé.

Tel-Aviv a fait expulser en août 2014 les casques bleus de la la Force des Nations unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD) et les a remplacés par des jihadistes d’Al-Qaïda. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu se faisait photographier avec quelques uns des 500 jihadistes soignés au Ziv Medical Centre. Il déclarait en juin 2016 qu’il ne restituerait jamais le Golan à son propriétaire syrien. Considérant que c’en était trop, les États-Unis et la Russie s’accordaient à rédiger un projet de résolution enjoignant Israël de cesser son soutien aux terroristes et de laisser l’Onu reprendre sa mission. La résolution devait être déposée en août, mais ce projet n’a pas survécu à la détérioration des relations entre Moscou et Washington.

L’artillerie israélienne a bombardé toute l’après-midi, ainsi que l’aviation, qui a tiré sur le sol syrien depuis l’espace aérien israélien. Les jihadistes ont opéré sous son appui.

Dans le cas où Israël et les jihadistes parviendraient à ouvrir un couloir entre la zone démilitarisée syrienne et les fermes de Chebaa libanaise, il serait possible d’étendre la guerre au Sud du Liban. Les populations kurdes de cette zone, fidèles au prince Talal Arslan et à la République arabe syrienne et non pas à Walid Joumblatt, sont susceptibles d’être exterminées par les jihadistes.

Au plan diplomatique, les États-Unis ont demandé l’ouverture d’une enquête sur l’offensive syro-russe contre les jihadistes à Alep-Est pour « crimes de guerre ». Le représentant du secrétaire général pour la Syrie, Steffan de Mistura, a proposé de garantir la sauvegarde des combattants s’ils décidaient de quitter Alep-Est pour Idleb, d’interrompre ainsi la bataille et de sauver les civils. Mais ce compromis (inspiré par le directeur des Affaires politiques de l’Onu, Jeffrey Feltman, au nom de Washington) a été rejeté par la France.

Après consultation d’Israël, Paris a décidé de ne pas intégrer les amendements que son ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, avait négocié avec son homologue russe, Sergey Lavrov, et de présenter son projet samedi au Conseil de sécurité. M. Ayrault se rendra personnellement à New York pour défendre son texte.

Le projet français prévoit d’interdire tout bombardement d’Alep Est, que ce soit par l’artillerie ou l’aviation, et d’interdire tout survol de la ville par des aéronefs militaires. La Russie a immédiatement confirmé qu’elle lui opposerait son veto. On ignore encore la position chinoise, mais il se pourrait que l’on assiste demain au cinquième veto conjoint de Moscou et de Pékin sur les initiatives de l’Otan par rapport à la Syrie. La Syrie deviendrait alors le principal sujet de friction international depuis la Seconde Guerre mondiale. Ce blocage pourrait remettre en cause l’avenir des Nations Unies.

Média et propagande impérialiste: La France et ses « élites » dans les délires conspirationnistes…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, désinformation, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 3 février 2014 by Résistance 71

En France média et élites versent dans les fantasmes conspirationnistes

 

Bahar Kimyongür

 

31 janvier 2014

 

url de l’article original:

http://www.michelcollon.info/France-elites-et-medias-versent,4439.html?lang=fr

 

Depuis la guerre d’Algérie, la France n’avait plus connu un tel climat d’Inquisition. De nos jours, on ne peut plus critiquer les élites du pays, leurs politiques guerrières et leurs atteintes à la liberté d’expression sans être soupçonné d’être un théoricien du complot aux fréquentations suspectes, un négationniste qui s’ignore voire carrément un nostalgique du IIIe Reich. Pourtant, sur certains sujets comme la Syrie, les théories du complot les plus douteuses sont déversées à foison et sans la moindre vergogne dans les médias dominants. Après la thèse raciste et délirante du complot alaouite à la tête de l’Etat syrien, la plus en vogue aujourd’hui est celle qui fait d’Al Qaïda une invention du président syrien Bachar el Assad. Toute cette fable repose sur un événement : la libération de militants salafistes des prisons syriennes au début des manifestations de mars 2011.

Premier constat surprenant : les auteurs de cette théorie reprochent au régime syrien son laxisme dans la lutte contre les courants religieux radicaux. En proférant cette critique, ils encouragent en quelque sorte le régime syrien à maintenir les prisonniers salafistes en détention.

Pourtant, il existe un principe universel que ces mêmes agitateurs anti-syriens ne manquent jamais de rappeler : la présomption d’innocence. Même dans une dictature militaire, il arrive que de dangereux provocateurs soient poursuivis et punis puis libérés parce qu’ils n’ont pas (encore) commis de crimes de sang.

Peut-on reprocher à la dictature syrienne d’avoir été trop démocratique en proclamant une amnistie générale dans l’intention claire de calmer le jeu ?

Qu’aurait-on dit si le président syrien s’était abstenu de libérer les militants islamistes ? Nous n’aurons sans doute jamais de réponse à nos questions élémentaires et légitimes.
Peu de temps après leur libération de la prison de Sednaya lors d’une amnistie décrétée en mai 2011 et qui a touché des milliers d’activistes de tout bord (une précision que nos médias se gardent bien d’évoquer), plusieurs militants salafistes se sont radicalisés et ont embrassé la lutte armée.

Les plus fameux sont Hassan Aboud, fondateur du groupe djihadiste armé appelé les Libres du Levant (Ahrar al Cham), Ahmad Ayssa Al Cheikh, leader des Faucons du Levant (Souqour al Cham) actifs à Idlib et Zahran Alloush et le chef suprême de l’Armée de l’Islam (Jaych al Islam) engagée sur le front de Damas. Le 23 novembre 2013, ces trois organisations ont fusionné avec d’autres groupes djihadistes pour former le Front islamique qui compte aujourd’hui près de 80.000 hommes.

Résumons : le régime de Damas arrête les militants islamistes, le régime a tort.

Quand il les relâche en même temps que des milliers de Syriens de tous bords, le régime a tort aussi.

Admettons que le régime ait facilité l’organisation de ces mouvements armés djihadistes. L’organisation dont font partie Hassan Aboud, Ahmad Al Cheikh et Zahran Alloush est précisément en concurrence avec les deux groupes affiliés à Al Qaïda, à savoir le Front al Nosra et l’Etat islamique de l’Irak et du Levant (Daech). De plus, le Front islamique est officiellement soutenu par les monarchies du Golfe et décrit par nos médias comme « islamiste modéré ».

Armin Arefi, dans cet article du Point daté du 10 janvier, le suggère de manière explicite :

« Ainsi, depuis l’été dernier, un nombre croissant d’accrochages oppose l’EIIL à d’autres groupes rebelles plus modérés »

Mince alors. Bachar serait donc à la fois le fondateur des groupes armés djihadistes d’Al Qaïda et des groupes armés djihadistes en lutte contre Al Qaïda ?

Bachar serait donc à la fois avec et contre l’Arabie saoudite, avec et contre l’Occident, avec et contre Al Qaïda ?

Celle-là, même l’humoriste Dieudonné n’aurait pas osé. Un petit rappel des événements aidera sans doute nos experts à se libérer de leur « confusionnisme » compulsif.

Qui a nié la présence d’Al Qaïda dans ses rangs ? L’opposition syrienne (1).

Qui a menacé de s’allier à Al Qaïda en cas de refus d’intervention militaire directe en Syrie de la part de l’OTAN ? L’opposition syrienne.

Qui a salué la présence d’Al Qaïda dans ses rangs ? L’opposition syrienne.

Qui s’est insurgé contre l’inscription d’Al Qaïda dans les listes des organisations terroristes ? L’opposition syrienne.

Qui s’engage dans les rangs d’Al Qaïda ? Des opposants syriens et des djihadistes étrangers.

Qui arme et finance les groupes affiliés ou proches d’Al Qaïda ? Des opposants syriens exilés, des donateurs wahhabites et le régime saoudien.

Où est Bachar dans tout ça ? Dans la résistance contre Al Qaïda. Bachar peut-il être l’ami d’une organisation comme Al Qaïda qui hait le nationalisme arabe, la laïcité, le principe de citoyenneté, l’Islam éclairé, les courants musulmans hétérodoxes et les minorités non musulmanes ? Cette idée est absurde et même diffamatoire.

Bachar peut-il être allié à une organisation comme Al Qaïda qui a massacré ses compagnons, ses partisans, ses amis et des membres de sa famille ? Autant dire que durant la seconde guerre mondiale, le général de Gaulle et les SS étaient partenaires.

Est-ce Bachar qui recrute les jeunes volontaires pour le djihad en Syrie dans les rues de Londres, d’Amsterdam ou de Bruxelles ? Non.

Est-ce Bachar qui surveille les aéroports internationaux par où transitent allègrement ces jeunes volontaires au djihad ? Non.

Est-ce Bachar qui pilote les avions de la Turkish Airlines transportant en masse les candidats au djihad ? Non.

Est-ce Bachar qui contrôle les passeports des djihadistes à la frontière turque ? Non.

Est-ce Bachar qui ordonne aux soldats turcs d’éteindre les projecteurs de leurs miradors au passage des djihadistes et de leurs cargaisons d’armes ? Non (cf. Luc Mathieu, Libération, 13 décembre 2013).

Est-ce Bachar qui envoie depuis le début du conflit des centaines d’avions cargos remplis d’armes depuis l’Arabie saoudite, le Qatar, la Croatie ou la Libye à destination des groupes djihadistes dont Al Qaïda ? Non.

Qui combat Al Qaïda depuis le début du conflit ? L’armée syrienne.

Qui se fait fusiller, trucider, décapiter, dépecer, déposséder par Al Qaïda depuis le début du conflit ? L’armée et la population syrienne loyaliste ou neutre et depuis quelques semaines les groupes djihadistes concurrents.

Quelle conclusion tirer de ces évidences ?

Depuis son apparition lors de la guerre d’Afghanistan, Al Qaïda n’a jamais changé de camp. Le réseau terroriste a toujours servi d’alibi et de force supplétive dans les guerres impérialistes contre les Etats souverains et désobéissants.

Il arrive de temps en temps qu’Al Qaïda s’en prenne à ses anciens patrons.

Le réseau terroriste s’est en effet peu à peu renforcé et autonomisé. Il a son propre agenda, à savoir l’instauration d’un califat mondial et la soumission des peuples à son hégémonie.

A l’évidence, nos experts auto-proclamés de la Syrie ont vite oublié qu’Al Qaïda est un monstre qui s’est échappé des laboratoires de la CIA et que les Saoud ont parachuté partout où leurs intérêts étaient menacés.

Al Qaïda a semé la terreur dans les camps palestiniens du Liban durant les années 2000. Le réseau terroriste était inexistant en Irak avant l’invasion US en 2003. Il a infiltré la Syrie dans les années qui ont suivi ces deux événements, à partir du Liban et de l’Irak.

Malgré tous ces faits concrets, certains journalistes ont décrit Al Qaïda comme d’un « cadeau fait à Bachar » (Le Point, 10 avril 2013)

Dans une interview accordée au quotidien saoudien Al-Hayat, François Hollande a accusé le président syrien Bachar Al Assad de ne pas « combattre » les « extrémistes », mais de les « utiliser pour faire pression sur l’opposition modérée ».(AFP, 31 décembre 2013)

Le président français pouvait difficilement faire de la démagogie plus grossière. Chacun sait, à commencer par l’agence de presse d’opposition appelée l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), que l’armée syrienne a neutralisé, en seulement quelques semaines, plus de militants d’Al Qaïda que toutes les armées du monde réunies, soit plusieurs dizaines de militants par jour.

En outre, les bastions d’Al Qaïda se situent entre Idlib et Alep et entre Raqqa et Deir Ezzor, soit dans des zones éloignées de territoires contrôlés par les forces loyalistes.

Comme de nombreux experts français ont déjà maintes fois expliqué, l’armée syrienne n’a pas les forces de se déployer sur tout le territoire du pays. Elle poursuit une stratégie de grignotage, avançant lentement à partir des territoires qu’elle contrôle, de Homs à Hama, puis de Hama à Khanasser, puis de Khanasser à Al Safira, puis d’Al Safira à Alep etc.

Il est toutefois évident que les services secrets syriens tentent d’infiltrer Al Qaïda pour le détruire comme n’importe quel service d’espionnage en guerre contre le réseau terroriste.
Peut-on reprocher au régime syrien ce que font les Etats européens pour se protéger d’Al Qaïda ?

Pendant que certains experts continuent à nier l’évidence, grâce aux efforts de réconciliation et au climat de dialogue qui s’est installé dans le cadre des négociations dites de Genève 2, de nombreux groupes rebelles proches de l’Armée syrienne libre ont décidé de signer une trêve avec l’armée arabe syrienne à Barzé, Douma, Darayya et Moudamiyyat al Cham, c’est-à-dire dans des localités entourant la capitale Damas (France 24, 23 janvier 2014).

Il s’agit là d’une collaboration bien réelle entre armée loyaliste et rebelles. Ces derniers rendent leurs armes lourdes à l’armée syrienne en échange de quoi ils peuvent contrôler leurs quartiers contre les incursions d’Al Qaïda.

Ces trêves ont permis à des milliers de déplacés de rentrer chez eux.

Pour une fois que des rebelles et des loyalistes fraternisent, l’événement aurait pu être salué par les grands experts du conflit syrien et médiatisé à sa juste mesure. Eh bien non.

Il faut croire que la paix en Syrie n’intéresse guère les élites françaises.

(1) Nous parlons ici de l’opposition pro-saoudienne et pro-occidentale gravitant autour de la Coalition nationale syrienne.

(2) http://www.lepoint.fr/monde/en-syri…

 

Source : Investig’Action

Ingérence française en Syrie: confirmation syrienne pour les militaires français détenus en Syrie…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 5 mars 2012 by Résistance 71

La France rétablit la censure militaire

 

Réseau Voltaire

 

Le 4 Mars 2012,

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/La-France-retablit-la-censure

 

 

La télévision publique syrienne a confirmé, samedi 3 mars 2012 à la mi-journée, les informations publiées deux semaines plus tôt par le Réseau Voltaire : l’Armée nationale syrienne a fait prisonniers 18 agents français à Homs et un 19e à Azouz.

Cette confirmation indique que les négociations engagées entre Paris et Damas se sont soldées par un échec et que la Syrie a décidé d’augmenter la pression sur la France en portant l’affaire sur la place publique.

Depuis le 14 février, nos informations ont été abondamment citées et commentées dans la presse internationale, sauf en France. Cela peut s’expliquer par la difficulté des médias français de vérifier des faits aussi sensibles.

La presse turque a confirmé l’arrestation du 19e agent français en expliquant que 4 agents turcs avaient été arrêtés avec lui, ceci alors même qu’Ankara s’était engagé le 7 février à retirer tous ses agents en échange de la restitution de 49 prisonniers.

À la télévision libanaise Al-Manar, Mohammad Dirar Jamo a rapporté un échange entre le ministre français des Affaires étrangères et son homologue saoudien en marge de la conférence de Tunis. Le prince Saud al-Faysal bin Abd al-Aziz Al Saud déplorait que la France n’ait pas reconnu le Conseil national syrien comme seul représentant légitime de la Syrie. Alain Juppé lui aurait alors répondu : « Si je fais, qui nous rendra nos soldats ? »

Quoi qu’il en soit, la presse française de ce matin reste silencieuse alors que ces informations sont maintenant publiques. Cette attitude atteste du rétablissement de la censure militaire en France. Ce dispositif, qui était la norme durant la guerre d’Algérie, il y a un demi-siècle, avait permis au courant impérialiste de cacher à la population des événements historiques qui ne furent intégrés dans la conscience nationale que des décennies plus tard (par exemple le massacre des Algériens dans Paris, le 17 octobre 1961).

La question qui se pose est de savoir si le président Sarkozy a rétabli la censure militaire pour des motifs d’intérêt national ou pour des raisons personnelles, c’est-à-dire pour éviter de devoir rendre compte à ses concitoyens de la guerre secrète qu’il conduit contre la Syrie en violation de la Constitution.

Les Français éliront un nouveau président lors d’un scrutin à deux tours, les 22 avril et 6 mai 2012.

 

Sur le même sujet :

« Un 19ème agent français arrêté en Syrie »,

Réseau Voltaire, 28 février 2012. 
 « La France ouvre des négociations avec la Syrie pour récupérer ses 18 agents »,

Réseau Voltaire, 26 février 2012. 
 « La guerre secrète de la France contre le peuple syrien »,

Réseau Voltaire, 22 février 2012. 
 « Fin de partie au Proche-Orient », par Thierry Meyssan,

Réseau Voltaire, 14 février 2012. 
 « Syrie : 5 questions à Thierry Meyssan », Voltaire Network TV, YouTube, 14 février 2012.