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Aux veautards du 7 mai 2017

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 5 mai 2017 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

5 mai 2017

 

Vous tous qui allez remplir votre pseudo-devoir électoral en ce dimanche serez les complices toujours plus avant de l’ineptie et de l’obsolescence d’un système étatico-capitaliste qui n’existe plus que pour la satisfaction des privilèges du plus petit nombre et la perpétuation mortifère du fétichisme de la marchandise spectacle en marche vers l’annihilation de l’humanité.

On vous demande de choisir entre un nationalisme (celui-ci français, mais il a le même visage partout…) fait de chauvisnisme béat, de traditionalisme de foire et de la satisfaction de la perpétration d’un État fort, coercitif, exclusif, xénophobe, répresseur et toujours plus diviseur contre un ultra-libéralisme capitaliste émanant du fin fond des conseils d’administration de la haute finance transnationale, ne visant qu’au renforcement oligarchique du plus petit nombre, dans un chaos économico-politique d’où émergerait la fusion tant désirée par les théoriciens de la société marchande, de l’État et des grosses industries ainsi que des entités financières transnationales, remplissant par là-même les conditions économico-politiques du fascisme selon saint Benito (Mussolini) qui voulait que le fascisme soit en fait appelé le corporatisme, car étant la fusion de l’État et de la grosse entreprise industrio-financière. Il est donc évident vu sous cet angle, que le 7 mai 2017, gràce à la complicité de veautards par ignorance ou par complicité avérée, que le seul vainqueur de la mascarade électorale usuelle sera le véritable FASCISME, celui prôné par tous les chantres du Nouvel Ordre Mondial et dont St Benito avait annoncé la définition dans les années 1920.

Veautards, pourrez-vous un jour enfin comprendre qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et qu’il n’y en aura jamais ! Le “réformisme” est un leurre, vous êtes manipulés pour valider un système criminel et exploiteur.

Vous êtes les victimes volontaires ou non, de l’illusion démocratique mise en place par l’oligarchie depuis des siècles ; illusion dont un des rouages est le grand cirque pathétique électoral auquel on vous convie à intervalles plus ou moins réguliers. L’étatisme est un “isme” supplémentaire, c’est une invention humaine, il n’est en rien inéluctable et encore moins la “forme aboutie de l’organisation politico-écononique de la société humaine”.

Le 7 mai, la seule solution politique viable qui devrait s’imposer d’elle-même est L’ABSTENTION DE MASSE, qui en elle-même, si elle est un message de rejet puissant, se doit aussi d’être suivie par une action politique populaire: celle de former les associations libres, de nous regrouper entre nous, de reprendre le pouvoir qui nous a été volé, usurpé et le rediluer en nous-même, en cette société organique universelle, afin que renaisse sous une forme adaptée, le communisme primordial à l’humanité et inscrit dans sa lignée sociologique.

Nous devons ignorer État et institutions, réorganiser nos vies en associations libres confédérées et marcher sur le seul chemin viable pour l’humanité, celui de la société des sociétés, solidement ancrée dans la vie organique universelle à toute société, renverser le vide intersidéral de ce manque d’esprit comblé dès lors par l’État, en un big bang émancipateur des aliénations politico-économiques illusoires qui nous sont imposées depuis le haut de cette pyramide de contrôle tout autant criminelle qu’obsolète. En conséquence donc…

A bas les élections !

A bas l’État !

A bas l’argent !

A bas l’économie et les pseudo-marchés !

A bas le salariat !

Vive l’abstention politique !

Vive les communes libres confédérées !

Vive la Société des Sociétés !

Paix, amour, solidarité, émancipation et Liberté !

 

En signe de deuil, nous nous tairons jusqu’à l’après grande messe sectaire électorale du 7 mai. Nous répondrons néanmoins aux messages et commentaires de nos lecteurs.

= = =

A lire:

Notre dossier “Illusion démocratique”

Les_amis_du_peuple_révolution_française

Appel au Socialisme (PDF)

 

Rappel de nos écrits électoraux récents:

 

“Aux veautards du 23 avril”

“Pauvre France”

“Pour un mouvement abstentionniste politique”

 

Rappelez-vous toujours que:

 

Second tour des élections présidentielles: communiqué de la Fédération Anarchiste

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 29 avril 2017 by Résistance 71

Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais. Voter, c’est être complice des ignominies commises par les clowns mis au pouvoir et larbins de l’oligarchie aux manettes.

~ Résistance 71 ~

Changer le monde ne passe pas par le changement des dirigeants

Communiqué de la Fédération Anarchiste du 27 avril 2017

Plus de 8 millions d’électeurs se sont exprimés en faveur d’une politique libérale floue et démagogique ; plus de 7 millions ont plébiscité un programme basé sur la xénophobie et le mensonge ; 7 millions ont fait confiance à un voleur réactionnaire ; près de 7 millions ont opté pour l’aventure d’un populisme de gauche, et beaucoup se sont contentésd’être fidèles à de vieilles convictions…

La Fédération anarchiste n’attendra pas de progrès social à l’issue du second tour des présidentielles, quel que soit le vainqueur, même s’il est aussi permis de faire le pronostic que cette issue n’est pas forcément équivalente quant aux libertés individuelles et collectives dans une époque où de plus en plus de dictateurs sont élus.

Nous savons cependant qu’il n’y aura d’émancipation que grâce aux luttes sociales et environnementales et aux constructions d’alternatives.

Les années qui viennent seront encore des années de luttes contre la xénophobie, contre les reculs sociaux partout où le patronat, avec l’aide du prochain gouvernement, tentera toujours d’imposer sa volonté, et contre toutes les mesures liberticides qui s’accumulent depuis trop longtemps.

Changer le monde ne passe pas par le changement des dirigeants.

Métamorphose systémique: L’histoire du Bernard-l’ermite qui change de coquille et la fin d’un système

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Très bonne analyse de Paye qui nous suscite cette réflexion: Sortir complètement de ce système inique et criminel.

Le seul anti-système viable est celui où le pouvoir retrouve sa place légitime, c’est à dire dilué dans le peuple qui s’organise en société d’associations volontaires fédérées, sans État, contre l’État, c’est à dire en structurant le pouvoir en son sein de manière à ce qu’il soit impossible que celui-ci ne sorte du peuple pour reconstituer un organe séparé du corps social. Ceci implique une égalité politico-économique car l’économique reprendra sa place, celle d’assujettie au politique, générant une égalité politico-économique de fait.

Ce que décrit si justement Paye ci-dessous à l’échelle locale de la France, est ce que nous appelons le changement de coquille du bernard-l’ermite impérialiste. Le système est en train de muter, il change de peau. C’est à partir de maintenant qu’il est vulnérable et soit être abattu, non pas par la violence, mais par l’indifférence, sa mise en quarantaine et la cristallisation de la société sur le reprise du pouvoir par nous, les gens du peuple, pour fonder la société des sociétés, seule solution viable et véritablement progressiste pour l’humanité…

En cela, voter dimanche et le 7 mai prochain est non seulement futile, mais c’est faire acte de complicité avec l’oligarchie, participer à cette massive illusion démocratique qui n’a que trop duré ! Boycott ! Union et coopération dans les associations libres.

~ Résistance 71 ~

 

  • « 1) Le pouvoir politique comme coercition (ou comme relation de commandement-obéissance) n’est pas le modèle du pouvoir vrai, mais simplement un cas particulier, une réalisation concrète du pouvoir politique en certaines cultures, telle l’occidentale (mais elle n’est pas la seule, naturellement). Il n’y a donc aucune raison scientifique de privilégier cette modalité là du pouvoir pour en faire le point de référence et le principe d’explication d’autres modalités différentes. »
    ~ Pierre Clastres ~

 

La fin du système des partis

 

Jean-Claude Paye

 

20 avril 2017

 

Source:

http://www.voltairenet.org/article196073.html

 

La candidature d’Emmanuel Macron ne vise pas à constituer un nouveau parti, Les Démocrates, face aux Républicains, comme aux États-Unis. Il s’agit plutôt de créer un mouvementisme sans objet qui permette de préserver les intérêts de la classe dirigeante. « En marche ! » donc, vers la dissolution de la République française dans la globalisation consumériste.

La déclaration d’Emmanuel Macron, se présentant comme le candidat « anti-système », a surpris les Français, car il avait été nommé secrétaire général adjoint de l’Élysée en 2012, puis ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans le gouvernement Manuel Valls II, en 2014. Il n’a d’ailleurs démissionné de cette dernière fonction que pour avoir les mains libres, afin de se présenter à l’élection présidentielle. Cette auto-désignation nous dit cependant quelque chose d’important sur l’évolution de la structure politique. Qu’Emmanuel Macron se sépare du régime des partis politiques comme mode de gouvernance du pays est une évidence. Pourtant, cette prise de distance, vis-à-vis des partis constitués, ne fait pas de lui un candidat anti-système, car le « système » qui se met en place n’est plus celui des partis, mais bien celui d’une gouvernance politique directe des États nationaux par les acteurs économiques dominants et les structures politiques internationales.

D’ailleurs l’intervention de l’« anti-système » apparaît de plus en plus prégnante dans le déroulement des élections françaises. Le scénario initié par François Hollande se répète, une candidature qui apparaît d’abord comme prématurée, puis la liquidation inespérée de son concurrent, Dominique Strauss Khan, contre lequel il n’avait aucune chance. Cette fois, c’est le candidat de la droite François Fillon, grandissime favori de l’élection présidentielle, qui voit sa réussite subitement impactée par une affaire d’emploi prétendument fictif, existant depuis des dizaines d’années, mais que l’on vient inopinément de découvrir. Dans les deux cas, ces interventions providentielles, destinées à rétablir la morale ou les bonnes mœurs et incidemment à liquider le politique, remettent en selle des candidats qui n’ont aucune velléité de se démarquer, même d’un cheveu, de la politique impériale. Ce sont les candidats les plus malléables qui bénéficient de ces actions du destin. Dans le cas de Macron, on a même un candidat parfaitement « liquide », entièrement construit par l’anti-système et ses médias. Ainsi, « l’anti-système » se montre avant tout comme une restructuration, par le haut, de la représentation politique.

La liquidation programmée du PS

Le positionnement du candidat Macron s’inscrit dans une tendance forte, particulièrement visible au sein du Parti socialiste français, celle de l’auto-implosion. Sa candidature posée en dehors du Parti n’est que le dernier avatar d’une série d’événements qui montrent une volonté interne de liquidation de cette structure. François Hollande ne disait-il pas déjà en 2015 : « Il faut un acte de liquidation. Il faut un hara-kiri. Il faut liquider le PS pour créer le parti du Progrès ». Le premier ministre Manuel Valls s’est également présenté comme partisan d’un « front républicain », pour une fusion des listes électorales au niveau des primaires dans les circonscriptions ou le Front national risquerait de l’emporter. On ne peut donc être étonné de sa dernière déclaration selon laquelle il voterait Emmanuel Macron, pour barrer la route à l’extrême droite.

Invité par Matteo Renzi à la fête de l’Unità, le Premier ministre français avait aussi déclaré : « Il n’y a pas d’alternative à gauche, la seule autre donne c’est le Front National. C’est ça et rien d’autre qui doit occuper l’esprit de tous les socialistes. ». Ou encore, au micro de BFM-TV :« À chacun de se dire : est-ce qu’il y a une politique alternative à ce que nous faisons ? Oui, il y en a, il y a ce que propose l’extrême-droite ».

L’organisation de la légitimation repose sur la diabolisation d’un parti politique, le Front National, devenu pourtant semblable aux autres, depuis son aggiornamento de parti fasciste en organe du « meilleur des mondes ». Le programme n’a plus d’importance, seule compte la capacité, auto-proclamée et authentifiée par les médias, d’empêcher le Front national d’arriver au pouvoir. Macron s’inscrit dans cette ligne politique. Il en est son point d’aboutissement. Cette hypostase lui assure sa légitimité et enlève toute crédibilité à toute autre candidature.

La fin du système des partis

La tendance à l’effacement du système des partis, particulièrement explicite en ce qui concerne le PS, se vérifie aussi au niveau du parti républicain, même si le processus de décomposition est moins avancé et a dû faire l’objet d’une aide extérieure par le biais de l’opportune « affaire » Fillon. Cependant, le processus était déjà bien engagé, comme nous le montre le système des « primaires ».

Le candidat d’un parti n’est plus désigné par ses militants, mais peut être élu par tout un chacun, et ainsi par les membres d’un parti concurrent. Le candidat n’est donc plus celui d’un parti, mais celui de l’ensemble des Français, même celui de ses opposants. Ce ne sont plus les organisations politiques qui s’affrontent, mais de simples personnalités, non plus porteuses d’un programme, mais d’une image façonnée par les médias. Du choc des idées, on passe à la concurrence des images.

Nous nous trouvons dans une nouvelle configuration de la « scène politique » , de l’espace de la représentation politique. Nous passons d’un système organisé autour d’un parti de masse dominant ou d’une structure binaire de deux organisations « alternatives », gauche et droite, à un mode de gouvernance qui abandonne le système des partis et qui, dans les faits et dans le langage, rejette le politique.

Une crise de représentation partisane n’est pas un phénomène unique dans le paysage politique français. Il existe plusieurs références historiques, dont celle du bonapartisme instaurant le Second empire, ou, plus près de nous, l’instauration de la Cinquième République en 1958 par le général De Gaule. Cependant, le phénomène actuel est autre. Les deux exemples cités relèvent d’un coup de force extérieur face à l’appareil législatif. Aujourd’hui, nous assistons à un processus interne d’auto-démantèlement de l’ensemble de la structure d’État.

Si hier, la crise de représentation des partis a conduit à un renforcement effectif de l’Exécutif, aujourd’hui, l’augmentation de ses prérogatives aboutit à un accroissement purement formel de son pouvoir, car il ne travaille pas pour son propre compte, mais pour celui d’organisations supra-nationales, des structures intermédiaires de l’Empire, tels que l’Union Européenne, le Conseil de l’Europe ou l’Otan. L’appareil exécutif national, dans son viol permanent du Parlement, apparaît comme un simple relais. Ainsi, parler de crise de représentation des partis politiques n’est pas suffisant. Il ne s’agit plus d’un fait lié à une conjoncture politique particulière, mais d’un événement d’ordre structurel.

Primauté de l’image

Le phénomène de la candidature Macron révèle une mutation dans l’exercice du pouvoir d’État, à savoir la fin de toute médiation avec la société civile. Les différents lobby se substituent aux partis. Les grandes entreprises ont la capacité de défendre directement leurs intérêts, contre la grande majorité de la population, sans que la décision prise prenne la forme d’une défense de l’intérêt collectif.

Autrement dit, la classe économiquement et politiquement dominante devient également la classe régnante, celle qui occupe les devants de la « scène politique », de l’espace de la légitimation. La classe dominante gère directement ses intérêts et promotionne ouvertement ses candidats. Le processus de légitimation de cette procédure ne relève plus de la représentation, mais du marketing, la scène politique se confondant avec celle des médias.

La candidature Macron est ainsi le symptôme d’une société capitaliste avancée, dans laquelle les rapports sociaux sont complètement transformés en rapports entre choses, entre marchandises. Les divergences exprimées par les différents candidats se réduisent à la compétition des images, à la concurrence des marchandises. Ainsi, Macron se place hors langage. Chacun peut mettre ce qu’il veut entendre dans ce qui est dit. Il ne nous demande pas d’adhérer à un discours, mais de regarder son image et d’être en fusion avec elle.

Il n’y a plus de place pour la politique et la confrontation de points de vue divergents, mais à un abandon de sa vie privée et publique, afin de s’adapter aux changements permanents des rapports de production et à la fluidité renforcée des forces productives, c’est à dire aux exigences, constamment renforcées de la rentabilité du capital.

« En marche » vers une société « moderne-liquide »

Comme un inventaire à la Prévert ne forme pas un programme, rien n’est déterminé. Au nom de la nécessaire adaptation à la « modernité », est promue la propension à tout accepter, à renoncer à tout acquis social. Ainsi, tous les espoirs sont permis pour ses commanditaires, aucune limite n’étant fixée a priori à leurs futures exigences.

Macron s’inscrit dans une idéologie de la « société moderne-liquide » , telle qu’elle a été saisie par le sociologue Zygmunt Bauman, celle du changement permanent en vue de s’adapter à la fluidité des choses. Alors, l’absence de cohérence interne du « programme » se présente positivement, comme une possibilité d’adaptabilité constante, comme une fluidité, a priori préexistante à la conscience des choses, permettant d’intégrer toute mutation. La réforme du Code du travail réalisée par le gouvernement Hollande, dans lequel il occupait un poste clé, en est une première étape. Casser le rapport de force et la capacité de résistance des travailleurs, est la condition préalable pour réaliser l’adaptabilité permanente des travailleurs aux exigences du patronat. Non seulement Emmanuel Macron s’inscrit dans la continuité de l’action du gouvernement sortant, mais il la magnifie, lui donnant sa véritable dimension, celle de la « société liquide ». Cette dernière se caractérise par l’absence de projet précis, sinon de gouverner pragmatiquement. Ce type de gouvernementalité ne peut que donner une place encore accrue aux « experts », renforçant la tendance déjà bien affirmée de gestion de la chose publique par ordonnances, ainsi que par l’emploi de la procédure du 49-3 [1], déjà abondamment utilisée par le gouvernement sortant.

Ici, point d’alternative, le « hors-système » se résume à une capacité revendiquée d’adaptabilité à toute mutation sociale, quelle qu’elle soit. La fluidité exprimée se reflète dans le nom même de son mouvement « En marche ! », une injonction qui ne précise aucunement vers quoi elle se dirige, mais qui nous indique qu’il s’agit d’abandonner toute résistance à la machine économico-politique.

[1] L’article 49 alinéa 3 de la Constitution, dit d’« engagement de responsabilité », permet au gouvernement de faire passer le texte qu’il présente, sans vote, sous couvert du rejet de la motion de censure que l’opposition se doit de déposer pour la forme, avec peu d’espoir de réussite.