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Résistance politique et sociale: Contre la dictature du 49.3… Grève générale illimitée et expropriatrice

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 18 juillet 2016 by Résistance 71

Nous avons précisé dans notre titre ce qui ne devrait pas l’être quand des anarchistes appellent à la grève. Celle-ci en effet doit suivre trois piliers fondamentaux pour vraiment être génératrice de révolution sociale: ces piliers sont et seront toujours, malgré le « réformisme » qui semble être de norme même dans les rangs anarchistes:

  • Générale
  • Illimitée et…
  • Expropriatrice (autogestionnaire)

Tout le reste n’est que pisser dans un violon…

— Résistance 71 —

 

Loi travail: La lutte ne fait que commencer

CNT

8 juillet 2016

url de l’article:

http://www.cnt-f.org/la-lutte-ne-fait-que-commencer.html?utm_source=diaporama&utm_medium=link&utm_campaign=home&utm_content=slide-1

 

Le 5 juillet n’est pas une fin, c’est une étape. Bien que la loi soit adoptée par 49.3, cela ne saurait nous arrêter. Une loi peut être retirée sous la pression des grèves et de la mobilisation.

Pour le retrait sans condition de la loi travail, la lutte ne fait que commencer !

La répression féroce n’a pas entamé notre détermination. Que ce soient les attaques directes contre les locaux syndicaux (du saccage par la police de celui de la CNT Lille au nassage de la Bourse du travail de Paris le 28 juin dernier), les fouilles humiliantes des manifestants, les gardes à vue « préventives » (nouveauté juridique alarmante), les interdictions de manifester, les violences policières, les faux défilés « en cage », rien n’y fait : nous ne lâcherons pas.

Certes, beaucoup de travailleurs vont partir en vacances, se délectant à juste titre des congés payés obtenus de haute lutte lors de grèves et occupations d’usine en 1936 (et non pas du fait de la bonne grâce d’un quelconque gouvernement…). Qu’importe, préparons dès maintenant le retour en force pour une rentrée sociale la plus large possible. Renflouons les caisses de grève, continuons de distribuer des tracts, de coller des affiches, d’organiser des rencontres, de soutenir nos camarades en procès, etc.

La loi travail est une attaque sans précédent de nos conquêtes sociales. Les mesurettes cosmétiques ne remettent pas en cause les fondements mêmes du texte : imposer le libéralisme le plus sauvage du chacun pour soi. Si l’article 2 cristallise la confrontation en brisant le principe de faveur (l’accord d’entreprise ne peut être que meilleur que la convention collective, qui ne peut elle-même être que meilleure que le code du travail), d’autres mesures sont tout aussi dangereuses : généralisation des comptes personnels (CPA), transformant l’individu en entreprise, ou garantie jeunes, sorte d’aumône étatique, contre la logique de salaire socialisé de la Sécurité sociale ; contrôle accru des chômeurs (article 52) ; destruction de la médecine du travail ; réduction des délais de prévenance pour les changements d’horaires des temps partiels, etc. Et ce qui arrive aujourd’hui au secteur privé sera sans aucun doute par la suite imposé au secteur public, déjà bien entamé par la RGPP et les restrictions budgétaires. Nous sommes tous concernés, salariés, précaires ou chômeurs, aujourd’hui pour certains, demain pour d’autres, et toutes les générations qui arriveront sur le marché du travail dans quelques années.

Sans compter la négociation Unédic ou le compte pénibilité, quoi que l’on en pense, sabordés par le Medef, sous le regard béat du gouvernement. Car les vrais « casseurs », ce sont bien l’État et le patronat. Ils ne respectent aucune loi, aucune règle, les contournant et refusant de les appliquer pour sauvegarder leurs intérêts financiers et leur pouvoir. Les voilà la chienlit, la canaille, les sauvageons, ces grands délinquants sans limite. Tels les Lafarge faisant des affaires juteuses avec l’État islamique, Dassault vendant ses Rafale à l’Arabie saoudite, Macron ou Le Pen sous-déclarant leur patrimoine pour échapper à l’ISF, Sarko et ses casseroles sans fin, les DRH d’Air France, Goodyear ou Continental licenciant des milliers de salariés, etc. Les voilà ceux qui devraient comparaître immédiatement en procès et être condamnés à des travaux d’intérêts généraux pour reconstruire les vies qu’ils détruisent depuis des décennies, jusqu’à faire de la mort une source de profit…

Alors en septembre, changeons de braquet. Dopons nos luttes pour construire un tour de France des grèves et des blocages. Aucune montagne ne saurait nous résister : notre EPO, c’est l’entraide et la solidarité ; notre pénalty, c’est la grève générale ; notre surface de réparation, les lieux de travail ; notre meilleure défense, c’est l’attaque.

Et pour celles et ceux qui voudraient encore y croire, ne nous laissons pas berner par les appels électoraux qui ne manqueront pas de surgir dès la rentrée. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Et les dernières années nous ont bien démontré ce que ça valait. N’oublions pas non plus que le Front national a réclamé plusieurs fois l’interdiction des manifestations et l’intervention de l’armée ou de la police contre les grévistes et les piquets de grève. N’oublions pas qu’ils n’ont eu de cesse d’attaquer les syndicats « terroristes ». N’oublions pas qu’ils réclament plus de « libertés » pour les « petits patrons », soi-disant accablés par les « charges » et un droit du travail trop rigide… N’oublions pas que cette famille de milliardaires et ses sbires néonazis ne cherchent qu’à diviser notre classe sociale entre « Français » et « étrangers » pour mieux nous exploiter et nous dominer tous. N’oublions pas qu’ils prévoient des abattements de cotisations sociales sous prétexte d’augmenter les salaires quand ce la ne ferait en réalité que les baisser et détruire la Sécurité sociale. N’oublions pas qu’ils rêvent d’un État encore plus répressif et liberticide. L’extrême droite a toujours été et restera toujours l’ennemi des travailleurs : aucune colère ne justifie que l’on « essaie pour voir ».

De droite, d’extrême droite ou de gauche, tous n’ont qu’un rêve : nous gouverner, maintenir leurs intérêts, leur pouvoir et celui du capital, petit, moyen ou gros.

Nos rêves ne tiennent pas dans leurs urnes. Notre syndicalisme, nos luttes, n’ont que faire de la couleur politique des classes dirigeantes. Notre autonomie, notre indépendance sont la garantie de nos victoires.

Alors fini de manifester comme des bêtes de foire à qui la police et l’armée lancent des grenades et des Flash-Ball à défaut de cacahuètes. Fini de négocier la longueur de la laisse dans les salons de l’Élysée ou de Matignon. Notre arme, nous ne cessons de le répéter depuis des mois, c’est la grève, le blocage de l’économie et des services publics.

Ne commettons pas une nouvelle fois l’erreur de partir dispersés, lycéens et étudiants, puis raffineries, puis dockers, puis cheminots, etc. Ne jouons plus la carte des journées de mobilisation en pointillés. Dès maintenant, contre la loi travail et son monde, mettons en place les moyens de construire une grève générale reconductible en l’automne, forte et unitaire.

Notre avenir est entre nos mains, pour un autre futur, construisons un syndicalisme autogéré et révolutionnaire !

Résistance politique: Temps d’arrêter les babillages usuels !

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Nous dirons même plus: Grève générale expropriatrice, afin de mettre en pratique directe l’autogestion locale puis la fédération des communes libres.

Il est grand temps de construire le contre-pouvoir autogestionnaire qui commence localement. Cette idée est universelle et est partagée par les amérindiens par exemple et par extension toutes les nations natives quelle que soir leur culture. La hiérarchisation issue du modèle pyramidal de société est inepte, oligarchique et ploutocratique par essence.

L’autogestion et la confédération des communes libres est l’avenir de l’humanité.

« Voici le secret de la richesse: trouvez les affamés et ceux qui n’ont rien, payez les une demie-couronne et faites leur produire dix schillings par jour, amassez une fortune par ce moyen, puis augmentez la par quelques coups chanceux avec l’aide appropriée de l’État. » (Pierre Kropotkine, « Expropriation »)

— Résistance 71 —

 

Nous ne Gagnerons pas sans La Grève Générale !

Communiqué de la Coordination syndicaliste de la Fédération anarchiste – 14 octobre 2012

 

14 octobre 2012

 

url de l’article original:

http://www.federation-anarchiste.org/spip.php?article1077

 

Que ce soit sous Hollande comme sous Sarkozy, le capitalisme demeure. Depuis quelques années, ce système économique et sa financiarisation ultralibérale fabriquent une crise qui cible toujours les mêmes catégories sociales pour mieux enrichir les barons du système. Les profits obtenus par les pressions sur les salaires sont détournés de l’investissement dans l’appareil productif pour enrichir toujours plus les actionnaires, et pour des spéculations financières qui partent en fumée.

Quelques individus comme Bernard Arnault, PDG de LVMH (Louis Vuitton Moët Hennessy) ou Lakshi Mittal, le patron d’ArcelorMittal comptent parmi les milliardaires mondiaux les plus fortunés tandis que la famille Peugeot s’est installée en Suisse avec son petit coussin douillet de 4 milliards d’euros.

Pendant qu’ils s’enrichissent et qu’ils spéculent, en France, entre 1998 et 2008, les 10% les plus pauvres ont reçu 2,8% de l’ensemble de la richesse nationale alors que les 10% les plus riches en ont disposé de 31,7%.

Que ce soit en France ou ailleurs, la crise n’est pas pour eux, elle est pour les autres, c’est-à-dire pour NOUS !

Ici et maintenant, c’est le changement… en pire avec le raz-de-marée des licenciements annoncés depuis l’été : 6500 départs « imposés » annoncés à PSA, 1250 emplois menacés chez Sanofi, 570 chez ArcelorMittal à Florange, 2500 au Crédit immobilier de France, auxquels il faut ajouter les 6000 emplois en moins prévus dans le secteur du bâtiment en 2012 et toutes les suppressions de postes de la fonction publique. Et cette liste n’est pas exhaustive…

De plus, Hollande et Ayrault, en adhérant au TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) – c’est-à-dire le pacte budgétaire européen – veulent inscrire la rigueur et l’austérité comme règle d’or de leur gestion, comme tous les gouvernants de la zone euro.

Face à ce marasme cynique, les ripostes en ordre dispersé proposées par les confédérations syndicales – telles que les récentes journées « saute-moutons » du 30 septembre, du 6 et du 9 octobre – ne sont évidemment pas en mesure de combattre efficacement ni les licenciements ni le cortège des mesures antisociales qui s’abattent sur la population (gel des salaires, hausse des cotisations, déremboursement des soins, généralisation des CDD et de la précarité, etc.).

En agissant ainsi, ces confédérations veulent emboîter le pas de leurs homologues espagnols ou portugais soumis à la troïka (FMI, BCE et Commission européenne) à l’heure où les travailleurs et les travailleuses, les chômeurs et les chômeuses, les retraité-e-s et les jeunes les débordent dans la rue.

La Coordination syndicaliste de la Fédération anarchiste dénonce fermement cette stratégie qui leurre les salarié-e-s et ne conduit nulle part, comme l’ont démontré les mouvements de 2003 et 2010 contre les réformes des retraites. Les bureaucraties syndicales ont une lourde responsabilité dans ces échecs qu’elles ont sciemment organisés. Pire, elles contribuent ainsi à la démoralisation et à la résignation du monde du travail.

Au contraire, face aux milliers de suppressions d’emplois annoncées, les militant-e-s syndicalistes de la Fédération anarchiste proposent de construire des revendications unitaires claires et de se donner les moyens de les faire aboutir. En premier lieu, notre objectif est : AUCUN LICENCIEMENT ! Et, pour cela, il nous faut :

Passer de la colère à la révolte consciente et organisée. Construire dans la durée une riposte à la hauteur des enjeux par l’instauration d’assemblées générales souveraines, regroupant toutes et tous les salarié-e-s engagé-e-s dans l’action et mandatant de manière impérative leurs représentant-e-s à tous les niveaux (local, régional, national et international). Mettre en place des comités de grève autogérés et unitaires, regroupant syndiqué-e-s et non-syndiqué-e-s, en lien avec les structures syndicales combatives. Travailler à coordonner les luttes afin de construire les conditions propices à un mouvement d’action et de grève générale illimitée en France et en Europe et au-delà, seule manière de répondre aux attaques subies et de faire capoter les plans sociaux mortifères. Elaborer ainsi les conditions de la prise en main de leur lutte par les salarié-e-s eux-mêmes afin d’aboutir à la grève générale expropriatrice et révolutionnaire.

Il est urgent de s’organiser en rejoignant la Fédération anarchiste et en construisant des sections syndicales de combat.

La Coordination syndicaliste de la Fédération anarchiste francophone