Archive pour falsification de l’histoire

L’histoire manipulée…

Posted in actualité, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 11 février 2018 by Résistance 71

L’histoire cette inconnue

 

Manuel de Dieguez

 

9 février 2018

 

Source:

http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024/tstmagic/decodage/histoire_inconnue.htm

 

Sous les yeux des spectateurs français sidérés, la planisphère change rapidement de configuration : nos moyens de communication devenus instantanés ne cessent de nous entretenir de deux religions étrangères au territoire national, le judaïsme et l’islamisme. Or, plus des deux tiers des Français laïcisés ne croient plus en l’existence d’aucune divinité et relèguent la croyance en un créateur mythique du cosmos parmi les récits à raconter aux enfants en bas âge et quasiment au niveau de la croyance au Père Noël. Les Français laïcs et relativement cultivés qui forment l’immense majorité de la classe dirigeante du pays en éprouvent un sentiment de dépossession et de frustration de leur identité naturelle, comme si l’élite du pays se trouvait privée de son compagnonnage culturel et politique habituel.

Qu’est-ce qu’un véritable chef d’Etat? Quelles sont les caractéristiques d’un faux chef d’Etat ? En quoi un chef d’Etat authentique est-il un acteur et à quel moment ce genre d’acteur incarne-t-il son personnage? A quel moment le Général de Gaulle est-il devenu son personnage historique? Et peut-on encore parler d’un véritable homme d’Etat comme d’un acteur seulement plus grand que les autres, ou bien faut-il étudier cet acteur nouveau de l’histoire?

Comment redresser des erreurs incrustées dans les têtes? Nos ancêtres ne s’appelaient pas les Galli – les coqs – comme le croyait Jules César – mais les Gali, les Gaulois, ce qui, dans leur langue celtique, signifiait les jaillissants, les vaillants. Comment le savons-nous, alors que les découvertes de ces historiens centraux tiennent en quelques lignes et ne rencontreraient pas un lectorat suffisant pour intéresser l’édition papier? La plupart d’entre eux ont trouvé un tremplin sur internet et notamment sur Wikipedia dont l’encyclopédie est devenue une fontaine d’Aréthuse de l’historien moderne.

L’ultime incarnation des historiens qui se sont fait une idée sentimentale du concept même d’historicité n’est autre que Pierre Nora qui jalonne le temps à l’aide de « lieux de mémoire » assignés à jouer le rôle d’oracles delphiques.

D’où, aujourd’hui, un sentiment de stupeur et de révolte face à l’abîme de l’ignorance et de la superstition dont on s’était largement retiré et dans lequel le pays semble sur le point de retomber. Tout se passe comme si la sottise originelle qui faisait dire que la sentence cujos regio eos religio retrouvait une manière de droit de cité.

Mais comment paraître légitimer de nouveau un démiurge qui se présente en tueur universel, puisqu’il est censé passer le temps de sa sainte éternité à soumettre les morts à des tortures éternelles, à l’exception d’une frange de rescapés bienheureux. Et puis, il semblait devenu évident que si chaque région est censée bénéficier d’une révélation particulière et précisément pliée d’avance aux mœurs et coutumes de l’endroit, alors toutes les théologies se réfutent par leur localisation même et leur soumission d’avance à des rituels toujours strictement locaux.

Ainsi les trappistes de la Grande Trappe de Rancé près de Soligny disent qu’ils se lèvent tous les jours à deux heures du matin pour « faire exister Dieu« , comme je l’ai déjà évoqué ailleurs. Certes, ils croient que Dieu existerait sans eux, mais dans le même temps, ils disent tout le contraire, car ils savent très bien que les dieux en lesquels personne ne croit plus et dont plus personne ne salue les apanages et tout l’apparat liturgique, révèle, qu’en réalité, ils n’ont jamais existé ailleurs que dans l’esprit de leurs adorateurs.

C’est à partir du moment où les Français ont passé par une scolarité censée les avoir initiés à la pensée rationnelle et à la philosophie – le bac philo demeure unique au monde – que le moment est venu de rabâcher des évidences primaires au sein d’une immense masse de cerveaux à nouveau théologisés dès le berceau.

Mais il se trouve que toutes nos découvertes philosophiques ou scientifiques se révèlent d’avance articulées avec nos progrès dans la connaissance et la compréhension du fonctionnement pertinent ou trompeur de notre encéphale. C’est pourquoi l’histoire véritable de notre espèce est celle d’une vingtaine seulement de cerveaux supérieurs qui ont engendré les millions de cerveaux à la manière dont un aimant attire la limaille de fer . Je n’en donnerai que quelques exemples: quand Pizarre ou Christophe Colomb découvrent l’Amérique, ils se révèlent déjà les bénéficiaires d’une époque à laquelle les Copernic et les Galilée ont fait découvrir la rotondité de la terre et sa course autour du soleil. Les conquêtes terrestres se heurtaient déjà à un monde soustrait en profondeur au type de compréhensibilité qu’un créateur du ciel et de la terre était censé dispenser à quelques auditeurs privilégiés.

A l’origine du nucléaire, quand la découverte des atomes a fait entrer notre science de la nature dans la connaissance du mystère de la danse de la matière cosmique, nous étions déjà entrés en profondeur dans la mutation de la connaissance de l’espace et du temps qui nous avait placés dans un univers tri-dimensionnel. Et Einstein était sur le point de nous informer que le temps lui-même est une forme de la matière.

Comment, dans ces conditions, les progrès de nos connaissances philosophiques et scientifiques n’auraient-ils pas été confusibles avec les débuts de l’ère nucléaire et ne nous auraient-ils pas fait connaître les premiers pas de l’énergie atomique? Mais c’est dire que tous les progrès de nos connaissances scientifiques et philosophiques ont commencé de nous faire connaître les secrets du fonctionnement et des disfonctionnements de nos cerveaux de sorte que nos têtes devenaient la plaque tournante de tout progrès réel de notre connaissance de nous-mêmes.

Du coup, comment une anthropologie réellement scientifique ne se serait-elle pas focalisée sur une connaissance de plus en plus vertigineuse de la dizaine de cerveaux de génie qui n’ont cessé de féconder les cerveaux insulaires ? Il se trouve que le cerveau des grands hommes est toujours une île à la recherche de son statut particulier et que toute connaissance de nous-mêmes ne peut que s’approfondir à la lumière d’une découverte progressive de l’ultime subjectivité du rationnel. Car si tout signifiant se révèle subjectif du seul fait qu’il demeurera nécessairement humain, il devient vital de découvrir ce qu’il y a d’humain dans le concept même de signification. Et la connaissance de la subjectivité du sacré redevient focale car elle nous révèle l’ultime secret de la politique, puisque nous découvrons alors que ce que les dieux demandaient en réalité à la créature était de leur renvoyer une image idéale, donc falsifiée de leur autorité.

S’il n’existe pas de signifiants en soi, mais seulement des chefferies mythiques, appelées à se disputer leurs proies entre elles, on comprend que la connaissance philosophique et scientifique de soi-même se révèle dans le même temps la clé de la géopolitique et que nous avons intérêt à observer notre cervelle à l’école et à l’écoute de nos chefferies mythiques. La fécondation de l’avenir de notre humanisme est à ce prix, parce que l’islam est redevenu une croisade d’Allah et que l’islam ne tue pas pour tuer, mais pour servir les intérêts du dieu Allah.

De toute façon, l’homme est un animal dont l’ambition ne peut se révéler que cérébrale, donc politique et le politique divinisé est toujours et nécessairement totalisant et totalitaire. C’est pourquoi le sacré nous livre également les clés de la tyrannie.

= = =

« La mémoire, l’histoire, sont des réminiscences de mensonges passés, de forfaitures et aussi une réminiscence que des gens en apparence impuissants peuvent vaincre ceux qui les dirigent, s’ils persistent. »

« J’essaie de réécrire l’histoire afin de refléter le point de vue de ces gens qui en ont été exclus, parce que l’histoire que nous avons jusqu’à présent n’a été que l’histoire vue d’en haut, l’histoire du point de vue des politiciens, des généraux, des militaristes et des industriels. »
~ Howard Zinn ~

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Le colonialisme et la falsification de l’histoire…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 3 septembre 2015 by Résistance 71

“L’historiographie dominante a durablement préféré aux sources originales et à l’indépendance financière de la recherche les “liens de confiance” avec le patronat, vainqueur par KO contre les classes dominées et avec le gouvernement à son service…

En moins de dix ans, au lieu de s’améliorer comme quelques signes le laissaient augurer au tournant du XXème siècle, la situation s’est détériorée à tous les niveaux. Quatre décennies de crise du capitalisme et d’affaiblissement des résistances de ses victimes ont gravement dégradé le statut de l’histoire en France (et ailleurs).”

~ Annie Lacroix-Riz, 2012 ~

 

Le colonialisme et la falsification de l’histoire (suite)

Le colonialisme et la falsification de l’histoire, suite 2

 

Colonialisme et la falsification voire l’invention de l’histoire

 

Résistance 71

 

3 Septembre 2015

 

L’histoire est toujours écrite par les vainqueurs” disait Robert Brasillach, “Aussi longtemps que les lions n’auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur”, dit le proverbe africain et Honoré de Balzac nous disait: “Il y a deux histoires: l’histoire officielle, menteuse ; puis l’histoire secrète, où sont les véritable causes des évènements”.

Les exemples foisonnent, et en cela les médias alternatifs d’aujourd’hui sont peut-être les gardes-fou d’une plus grande objectivité historique pour les générations futures dans la mesure où ils essaient de rétablir la vérité de l’autre camp avant que la machine propagandiste coloniale ne s’empare et n’impose son narratif de manière définitive. L’internet et la communication instantanée possible aujourd’hui permet une véritable opposition des versions sur différents évènements historiques cruciaux pour l’avenir de l’humanité. Il a fallu la controverse internationale sur les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis pour qu’une masse d’information jusque là grandement ignorée du public au sujet des opérations fausse-bannière ou faux-drapeau, émerge au grand jour. Aujourd’hui, plus personne ne peut ignorer l’existence de ces opérations secrètes gouvernementales, qui de l’incendie de Rome par l’empereur Néron à l’utilisation d’armes chimiques à La Ghoutta en Syrie en passant par l’explosion de l’USS Maine à Cuba en 1898, l”incident frontalier” germano-polonais de 1939 déclenchant la seconde guerre mondiale et l’incendie du Reichstag de Berlin en 1933, pour n’en citer que quelques-uns, ont servi des agendas politiques peu avouables par les gouvernements en place.

Le fait est que l’histoire officielle est encadrée et que les rapports des historiens avec le milieu du pouvoir et de l‘argent sont des plus inquiétant puisqu’ils n’ont jamais été aussi solides qu’aujourd’hui comme le fait remarquer si justement l’historienne française Annie Lacroix-Riz: “Dans une atmosphère où le grand vainqueur actuel du combat entre forces opposées, “L’entreprise” incarne le modernisme, le mouvement, la réforme, voire la révolution et les ouvriers et leur mouvement, le conservatisme, l’opposition à la “réforme” proclamée indispensable, bref le musée ou le cimetière, des relations, nouvelles par leur ampleur, se sont nouées entre historiens professionnels et grande entreprise privée ou publique, industrielle ou financière…” N’oublions jamais que les sciences humaines dont l’histoire est au cœur, sont le moteur de la “science politique” et des études et des recherches s’y appliquant. Les intérêts du pouvoir et du système oligarchique à contrôler le narratif historique sont peut-être plus importants que jamais et nous vivons une époque de véritable lutte pour la vérité historique et le (ré)établissement d’un narratif équilibré. Ceci fait dire à juste titre à Annie Lacroix-Riz toujours: “Toute recherche historique doit être contrôlable par ses lecteurs, spécialistes ou non. Cet impératif, qui constitue un des fondements de la pratique historique, exclut l’octroi privilégié à des auteurs sélectionnés de sources non accessibles au commun des lecteurs.

Ainsi, le grand historien américain Howard Zinn bouleversa t’il le narratif du consensus du statu quo historico-politique lorsqu’il publia en 1980 son fameux ouvrage: “Une histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours” (publié en français chez Agone). Dans ce volume de recherche, Zinn démonta un à un les grands mythes de la fondation et de l’évolution de cette “nation indispensable” que les Etats-Unis clâment être depuis toujours. Zinn commença avec un chapitre qui choqua dans ses tréfonds l’intelligentsia et l’inconscient populaire lorsqu’il démythifia et pulvérisa l’image du “grand découvreur” Christophe Colomb dans son premier chapitre: “Colomb, les Indiens et le progrès humain”. Au fur et à mesure de la lecture du livre, Zinn amèna au grand jour la mystification de l’histoire concernant la fondation et l’évolution de cette “nation” et son révisionnisme historique sur les grands et plus petits évènements de l’histoire des Etats-Unis sert toujours aujourd’hui à comprendre l’empire établi par cette seule “super-puissance” sur la base criminelle, raciste et génocidaire de la doctrine chrétienne de la découverte.

La mort controversée de George Armstrong Custer, un exemple classique de falsification historique coloniale

Nous avons choisi ici d’illustrer la manipulation voire la falsification de l’histoire en démontant un des mythes les plus vivaces ancré dans la culture populaire américaine et qui concerne la fameuse bataille de Little Big Horn, qui vit la mort d’un des soi-disant “héros” de l’Ouest américain (c’est du moins le narratif officiel), le colonel George Armstrong Custer et les hommes de son 7ème régiment de cavalerie, officiellement “massacrés” par une coalition des nations Sioux et Cheyenne.

Nous voyons déjà certains sourire et dire: “Pfff ! qu’est-ce qu’on en a à faire de çà ?… En quoi cela peut-il nous apporter quoi que ce soit dans le monde d’aujourd’hui ?…” Soit. Mais réfléchissons-y à deux fois, peut-être que cela nous aidera de savoir que cet “évènement historique” qui eu effectivement lieu les 25 et 26 Juin 1876 dans l’état du Montana, est le sujet qui a vu le plus de livres publiés aux Etats-Unis; qu’il y a eu plus de livres écrits sur Custer que sur Abraham Lincoln soi-même, ce qui n’est pas rien sachant l’importance qu’a Lincoln dans la culture populaire américaine, image qui fut rectifiée elle-aussi comme il se doit par Howard Zinn, mais ceci est un autre sujet…

Tout a été dit sur Little Big Horn et Custer, du moins le croit-on… La page Wikipedia, peu controversive, en met une longue couche:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Little_Big_Horn

Qu’en pensent les Indiens? Leur a t’on donné la chance d’exprimer leur version de l’affaire ? Après tout, il n’y a eu aucun survivant du dernier carré de Custer à Little Big Horn. Les seuls témoins occulaires à courte distance furent… les Indiens eux-mêmes.

Nous avons choisi de vous narrer la chose du point de vue de l’histoire orale des Lakota Sioux telle qu’elle fut racontée par des témoins occulaires et des participant(e)s à la “dernière résistance de George Armstrong Custer” et de ses hommes.

Cette narration se trouve dans le livre de Russel Means, grand activiste Lakota (1939-2012): “Where White Men Fear to Tread” (édition St Martin’s Griffin, 1995, pages 15 et 16).

Alors, est-ce la véritable histoire de la fin du “boucher des grandes plaines” qu’était Custer ? N’oublions pas une chose: les seuls véritables témoins occulaires de la fin de ce “dernier carré” de la bataille de Little Big Horn furent les Amérindiens… Laissons leur donc la parole en la personne d’un de leur plus grand activiste moderne Russell Means:

-[]- “Grand-maman Étoile Scintillante m’a aussi raconté quelque chose qu’elle avait entendu de sa propre mère et de son propre père: A la session “d’entraînement à la sensibilité” du 7ème de Cavalerie le long des rives de la rivière Greasy Grass en 1876, ce que les blancs appellent “la bataille de Little Big Horn”, George Armstrong Custer ne fut pas tué dans la bataille. Il se suicida, comme le firent bon nombre des soldats qu’il avait sous son commandement.

Voici ce qui se passa, expliqua grand-mère Étoile Scintillante. Custer était connu parmi les membres des alliés qui campaient le long de Greasy Grass. Ils le haïssaient et il n’était pas un ennemi méritant le respect. Custer avait bâti sa réputation dans la population blanche comme un “combattant d’Indiens”, avec des attaques furtives et lâches sur des villages essentiellement composés de femmes, d’enfants, de bébés et d’anciens. C’était un boucher et non pas un soldat. Les alliés Sioux (NdT: la grande nation Sioux est composée de plusieurs nations alliées comme les Lakota, Dakota, Yankton, Brûlés, Hunkpapa, Oglala etc…), les Cheyennes et les Arapahos, tous le considéraient comme un homme sans honneur. Lorsqu’il attaqua de folle manière ce qu’il pensait être des campements Lakota sans défense le long des rives de la rivière Greasy Grass, il se retrouva soudain faisant face à de nombreux hommes armés. Custer a dû être très choqué, parce qu’il savait qu’à l’encontre des Européens, les Indiens ne maintenaient pas d’armée sur pieds. Avant l’arrivée de l’homme blanc, nos conflits étaient brefs et souvent sans effusion de sang, ressemblant plus à un match de football américain moderne qu’aux guerres de conquête et d’annihilation européennes. Mes ancêtres trouvaient plus honorable d’aller frapper l’ennemi avec la main ou un long bâton sans le tuer. Cela s’appelait “compter les coups”.

Bon nombre des hommes de Custer étaient de jeunes recrues, immigrants polonais ou irlandais, ayant eu très peu de formation militaire. Un certain nombre d’entre eux pouvait à peine parler anglais. Beaucoup avaient bu. Lorsque les Lakota se rassemblèrent pour se défendre eux et leurs familles, beaucoup de ces soldats, peut-être par peur des tortures et mutilations en représailles de celles que tant de fois les soldats des régiments de cavalerie avaient infligé à leurs victimes indiennes, se suicidèrent.

Aucun Lakota ayant un respect de lui-même aurait voulu du déshonneur de tuer un asticot comme Custer, (je m’excuse ici auprès des asticots, mis sur cette planète par le grand mystère et qui ont un but et leur rôle à jouer dans le cycle de la vie…). Les Lakota allaient laisser partir Custer, le laisser retourner au sein de son peuple et souffrir la honte et l’humiliation pour le reste de sa vie, ce qu’il avait amplement mérité pour avoir massacré tant de femmes et d’enfants.

Des douzaines de femmes, la plupart armées avec ce qu’elles avaient pu trouver dans leur tipi, des outils et des ustensiles de cuisine, se mirent à courir en direction de Custer, criant, hurlant et gesticulant afin de le chasser. Grand-mère Étoile Scintillante me raconta que Custer se sauva un court moment, puis s’arrêta, se retourna et regarda la nuée de femmes se dirigeant vers lui, mis son révolver sur sa tête et se fit sauter la cervelle. Parce que personne ne voulut se salir les mains avec lui, les Lakota laissèrent son cadavre là où il était tombé.

Il n’y eu pas de survivants blancs de la dernière résistance de Custer le long de la rivière Greasy Grass et il n’y eut aucun témoin occulaire blanc de la mort de Custer. Lorsque quelques jours plus tard, les soldats américains récupérèrent son corps, ils donnèrent à l’événement la plus belle façade qu’ils purent à ce qu’ils trouvèrent.

Ils dirent alors que les Indiens avaient tant respecté Custer et pour éviter plus de souffrance à un homme mourant, ils lui donnèrent le coup de grâce et par ce même respect envers le grand soldat blanc, ils ne mutilèrent pas son corps.

Connerie absolue !

Ce n’est que lorsque je fus adulte que j’eus l’occasion de lire les compte-rendus des blancs sur la bataille de Little Big Horn. Grand-mère Étoile Scintillante a entendu l’histoire sur les genoux de sa mère, qui était une enfant sur les rives de la rivière Greasy Grass lorsque sa propre mère attrapa un ustensile de cuisine et courut pour humilier Custer.” -[]-

(Traduit de l’anglais par Résistance 71 )

La très vaste majorité des cultures indigènes du monde sont des cultures de traditions orales, c’est à dire que rien ne fut conservé par écrit, mais conservé par la tradition orale. Russell Means explique le consensus traditionnel des sociétés à culture orale: “Ironiquement, non seulement la créativité et l’expression souffrent lorsqu’un langage devient un langage écrit, mais cela devient aussi beaucoup facile de mentir. Lorsqu’une histoire ou un témoignage est écrit, l’histoire par exemple, cela devient la version acceptée de la vérité sans considération pour l’erreur ou la fausse information qui y sont consignées, ni même du niveau de partialité de la source. Les peuples qui vivent dans la tradition orale doivent se rappeler de ce qui a été dit et le meilleur moyen de le faire est sans conteste de dire la vérité. Les menteurs sont le plus souvent confondus parce que leurs histoires sont inconsistantes quand ils ne tirent pas leur narratif des mémoires véritables transmises, très fréquemment ils ne peuvent plus se rappeler ce qu’ils ont dit précédemment.. Mentir ne marche pas quand vous êtes face à face dans la tradition orale. Les écrivains en revanche, travaillant seuls, parfois même sous pseudonyme ou même anonymement ne peuvent pas être vraiment tenus pour responsable. Ils peuvent écrire ce qu’ils veulent sans aucune considération pour la vérité ou la justice.

Howard Zinn a suggéré d’approcher l’histoire du point de vue des victimes, des perdants des guerres, des opprimés, des petites gens, des citoyens du commun. Si nous voulons comprendre pourquoi le monde est ce qu’il est aujourd’hui et avoir une chance d’anticiper l’avenir et de contre-carrer le désir toujours plus hégémonique des “puissants”, nous devons connaître le passé, l’analyser sous le plus de coutures possibles, y déceler les falsifications et leur motif et les amener à la lumière du jour. Zinn disait: “si vous ne connaissez pas l’histoire, c’est comme si vous étiez né hier...” Combien d’entre nous sont donc “nés hier” ?… L’oligarchie en a parfaitement conscience depuis bien longtemps et elle dépense des milliards pour manipuler, falsifier l’histoire, qui avant de devenir “histoire” est “information” ne l’oublions jamais. Contrôler l’information, c’est contrôler, à terme, le narratif historique. Napoléon ne disait-il pas que “L’histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d’accord.” Le pouvoir et les hommes/femmes qui l’exercent sont cyniques et corrompus.

Douter et rechercher, éclairer le passé pour comprendre le présent et anticiper l’avenir, est au bout du compte la seule chose lucide et utile à faire, parce que:

“Dans un monde de tromperie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire.” (George Orwell)

Bibliographie:

Where White Men Fear to Tread, Means Russell, St Martin’s Griffin, 1995

Une Histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours, Zinn Howard, Agone, 2003

Howard Zinn on History, Seven Stories Press, 2001

L’histoire contemporaine sous influence, Lacroix-Riz Annie, Le Temps des Cerises, 2004

L’histoire contemporaine toujours sous influence, Lacroix-Riz Annie, Delga, Temps des Cerises, 2012

 

L’histoire officielle contre les faits… Narratifs conflictuels dans une époque de propagande: Le cas du massacre de Tiananmen en 1989…

Posted in actualité, colonialisme, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 8 juin 2015 by Résistance 71

Narratif (version) officiel contre faits et témoignages émergents à l’époque ou subséquemment. Cette vision des évènements du massacre de la place Tiananmen de Pékin en 1989 sous l’angle de témoignages et de preuves connues d’époque n’est pas nouvelle, par contre on peut se demander pourquoi faire surgir la vérité maintenant ? L’empire se prépare à la guerre contre la Chine.. soi-disant, mais désire faire sortir le narratif correct pour sinon blanchir le régime chinois, du moins lui trouver des circonstances bien atténuantes… Pourquoi ?.. Pourquoi maintenant ?…

Un ancien diplomate australien sinologue averti, professeur et président d’université au Japon (où les tensions historiques et politiques entre les deux pays Chine et Japon sont toujours plus que vivaces…) est autorisé à publier contre le narratif officiel, ce qui une fois largement établit, atténuera la mauvaise réputation de la RPC et de son régime… Dans quel but ? Rétablir la vérité historique au moment où l’empire aurait justement besoin de « diaboliser » l’ennemi toujours plus ? Vraiment ?… Juste quelques questions comme çà en l’air…

— Résistance 71 —

 

Le massacre de la place Tiananmen en 1989 est un mythe, une opération de désinformation britannique

 

Gregory Clark

 

7 Juin 2015

 

url de l’article:

http://www.globalresearch.ca/the-1990-tiananmen-square-massacre-is-a-myth-british-black-information-operation/5454063

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pour beaucoup le 4 Juin 2015 a marqué le 26ème anniversaire du massacre de la place Tiananmen à Pékin.

Ceci devrait en fait marquer l’anniversaire d’une des plus spectaculaires opérations de désinformation secrète menée par le Royaume-Uni, une qui est presque à égalité avec celle du mythe des armes de destruction massives irakiennes.

L’histoire originale des troupes chinoises mitraillant des manifestants étudiants chinois innocents et sans défense dans le nuit du 3 au 4 juin 1989 sur la place icônique Tiananmen de Pékin, a depuis été sérieusement discréditée par bien des témoins qui y étaient, parmi eux une équipe de télévision espagnole de TVE, un correspondant de l’agence Reuters et des manifestants eux-mêmes, qui disent que rien d’autre ne s’est produit qu’une unité de l’armée chinoise entrant sur la place pour demander aux quelques centaines de personnes y demeurant toujours de quitter les lieux, tard dans la nuit.

Et pourtant rien de tout cela n’a arrêté le ressassement constant du massacre et la croyance dans les fais rapportés. Tout ce qui a changé est l’endroit, le massacre n’a pas eu lieu sur la place elle-même mais dans les rues adjacentes.

L’histoire originelle a commencé avec un long article en anglais publié six jours plus tard dans le Hong Kong South China Morning Post par un soi-disant manifestant dont on a jamais rien su avec certitude. (NdT: n’oublions pas qu’à cette époque, Hong Kong était toujours une colonie britannique…) Des histoires bidons anonymement introduites dans les médias sont une des techniques favorites des autorités britanniques responsables des opérations clandestines de désinformation / propagande. Ceci n’a pas empêché l’histoire d’être reprise et publiée dans le New York Times le 12 Juin (NdT: n’oublions pas une fois de plus que le NYT est la voix médiatique officielle de la CIA, entre autre…), avec des photos de bus transporteurs de troupes en feu suivies par celle de “l’homme au char”, la photo d’un étudiant seul essayant supposément d’arrêter des chars d’entrer sur la place. Le mythe d’un massacre non provoqué a depuis pris racine.

Vrai, personne ne nie qu’un grand nombre de citoyens et d’étudiants ont été tués près de la place Tiananmen par des militaires en apparence hors de contrôle. Mais pourquoi ?

Revenons en arrière sur les photos de ces bus militaires en flamme. La vision populaire est que ces bus furent incendiés par les manifestants en colère APRES que le mitraillage ait commencé. En fait, ils furent incendiés AVANT. La preuve ? Des rapports de cadavres calcinés ayant été suspendus par des cordes sous les passerelles piétonnes (une photo de ces cadavres de militiares prises par un reporter de Reuters n’a jamais été publiée) et des photos de soldats gravement brûlés cherchant refuge dans des maisons avoisinantes. Des soldats dans ce genre de situation ont une tendance à répliquer en ouvrant le feu sur tout ce qui bouge, demandez donc aux bons citoyens irakiens de la ville de Falloujah.

Heureusement, nous avons aussi à notre disposition les rapports horaires de l’ambassade des Etats-Unis à Pékin, qui sont disponibles sur internet et qui nous disent ce qui s’est vraiment passé. Ils notent qu’au départ, les autorités de Pékin avaient voulu envoyer des troupes non-armées pour faire évacuer la place des étudiants qui y demeuraient toujours alors que les manifestants commençaient à diminuer. Bloquées par la foule, les troupes en armes arrivèrent par bus et cette fois furent accueillies et bloquées par une foule armées de bombes incendiaires, ce qui eu un résultat particulièrement laid et néfaste. Il y a eu des cas où certaines unités de l’armée essayèrent de calmer les soldats hors de contrôle. Le rapport d’une ambassade de la foule d’étudiants tuant un militaire qui essayait de pénétrer sur la place pourrait expliquer le carnage qui a eu lieu en périphérie.

En ce qui concerne “l’homme au tank”, nous savons maintenant par le photographe lui-même que sa photo devenue icône fut prise de la fenêtre de sa chambre d’hôtel le jour APRES les émeutes et que les chars n’essayaient pas d’entrer sur la place Tiananmen mais de sortir de la zone.

Un rapport détaillée émanant de la très respectée Columbia Journalist Review, “Le mythe du massacre de Tiananmen et le prix à payer pour une presse passive”, a depuis noté la préférence avérée des médias pour les histoires gore et bien sanglantes. Mais rien de tout ceci ne semble avoir édenté la crédibilité de l’histoire officielle du massacre de Tiananmen.

Il est vrai qu’une certaine responsabilité de ces évènement incombe à Pékin. Sa campagne de chasse des leaders de la protestation étudiante et de tout mettre sur le dos d’un complot contre le régime n’a pas créé une bonne impression. Mais il y a sans doute des raisons. Par frustration alors que leur longue manifestation tendait à se dissiper, quelques uns des leaders étudiants avaient été appelés à l’action par la foule en colère résidant toujours aux alentours de la place. Comment ces personnes dans la foule furent-elles armées et eurent-elles accès à des bombes incendiaires à essence, une arme qui n’est pas utilisée par les manifestants ou émeutiers chinois et qui furent responsables de quelques 400 véhicules détruits ?

Le régime avait toléré les manifestants en les autorisant à occuper la place centrale de Pékin pendant six semaines. Le secrétaire général du PCC (NdT: Zhao Ziyang) avait essayé en vain de négocier avec eux. Les autorités regrettèrent plus tard leur manque d’expertise dans le contrôle des foules ainsi que leur manque d’équipement adéquat, les forçant à se reposer sur des militaires inexpérimentés en la matière. Une fois encore, tout cela ne serait pas arrivé si le régime lui-même n’avait pas fauté dans le passé.

Les mots du célèbre écrivain taiwanese Hu Dedjian, qui se mit en grève de la faim sur la place en solidarité avec le mouvement étudiant expliquent tout: “Des gens disent que 200 personnes sont mortes sur la place et d’autres clâment que 2000 sont mortes. Il y a aussi des histoires de chars d’assaut écrasant des étudiants qui essayaient de partir. Je dois dire que je n’ai rien vu de tout cela. J’étais moi-même sur Tiananmen jusqu’à 6 heures et demie du matin cette nuit là.

“Je n’ai cessé de penser, allons-nous utiliser des mensonges pour attaquer un ennemi qui ment ?”

Gregory Clark est un ancien diplomate australien, correspondant parlant mandarin et président d’université résident au Japon. On peut le joindre sur www.gregoryclark.net Les vues exprimées dans cet article ne représentent pas forcément celles d’IBTimes UK.

La falsification de l’histoire: Paul Craig Roberts rejoint le cercle Howard Zinn et Antony Sutton…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 14 avril 2015 by Résistance 71

« J’essaie de réécrire l’histoire afin de refléter le point de vue de ces gens qui ont été exclus ; parce que l’histoire que nous avons jusqu’à présent n’a été que l’histoire vue d’en-haut, l’histoire du point de vue des politiciens, des généraux, des militaristes et des industriels… »
~ Howard Zinn ~

« Ce que l’histoire révisionniste nous enseigne est que notre inertie de citoyens à abandonner le pouvoir politique à une élite, a coûté au monde environ 200 millions de morts entre 1820 et 1975. Ajoutons à cela la misère non dite des camps de concentration, des prisonniers politiques, de l’oppression et de l’élimination de ceux que essaient de faire parvenir la vérité en pleine lumière… Arrêtons le cercle infernal des pillages et des récompenses immorales et les structures élitistes s’effondreront ; mais pas avant que la majorité d’entre nous ne trouve le courage moral et la force intérieure de rejeter le jeu frauduleux qu’on nous fait jouer et de le remplacer par les associations volontaires, les communes volontaires ou des sociétés décentralisées, ne s’arrêteront le pillage et le massacre. »
Antony C. Sutton, historien, 1977 ~

 

Le pouvoir des mensonges

 

Paul Craig Roberts

 

13 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2015/04/13/power-lies/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

C’est une des ironies de l’histoire qui veuille que le monument à la gloire de Lincoln soit un endroit sacré du mouvement des droits civiques avec celui de l’endroit où Martin Luther King délivra son célèbre discours “J’ai fait un rêve”.

Lincoln n’a jamais pensé que les noirs étaient les égaux des blancs. Le plan de Lincoln était de renvoyer les noirs en Afrique et s’il n’avait pas été assassiné, renvoyer les noirs en Afrique aurait sans aucun doute été sa politique d’après guerre.

Comme l’a établi de manière conclusive Thomas DiLorenzo et un bon nombre d’historiens, Lincoln n’a pas envahi la confédération (sudiste) afin de libérer les esclaves. Le proclamation de l’émancipation ne s’est pas produite avant 1863 (NdT: rappelons que la guerre “civile” aux Etats-Unis, plus justement guerre de sécession eut lieu entre 1861 et 1865), lorsque l’opposition contre la guerre augmenta dans le nord malgré les mesures d’état policier prises par Lincoln pour réduire au silence les opposants, dissidents et la presse d’opposition. La proclamation d’émancipation fut une mesure de guerre prise par Lincoln investi des pleins pouvoirs à cause de la guerre. La proclamation permettait ainsi que les esclaves noirs émancipés soient immédiatement enrôlés dans l’armée du Nord pour compenser ses lourdes pertes. Le Nord espérait aussi que la proclamation pousserait les esclaves à la révolte dans le Sud tandis que les hommes du sud étaient à la guerre, ce qui aurait eu pour effet de retirer des troupes sudistes du front pour protéger femmes et enfants à l’arrière. Le but était de précipiter la chute du sud sécessionniste avant que l’opposition politique à Lincoln au Nord ne devienne trop importante.

Le monument Lincoln (Lincoln Memorial) fut construit non pas parce que Licoln “libéra les esclaves”, mais parce que Lincoln sauva l’empire. En tant que sauveur de l’empire, si Lincoln n’avait pas été assassiné, il serait devenu un empereur à vie.

Comme l’écrit très bien le professeur Thomas DiLorenzo: “Lincoln passa son entière carrière politique à tenter d’utiliser les pouvoirs étatiques pour le bénéfice de la riche élite entrepreneuriale (les 1% d’aujourd’hui), d’abord dans l’Illinois, puis dans le Nord en général, au travers des tarifs protectionnistes, des avantages corporatistes pour les entreprises du BTP, des voies fluviales et des chemins de fer et d’une banque nationale contrôlée par des politiciens comme lui pour tout financer.

Lincoln était un homme d’empire. Dès que le Sud fut conquis, ravagé et pillé, il envoya sa collection de criminels de guerre comme les généraux Sherman et Sheridan, massacrer et exterminer les Indiens des grandes plaines (NdT: Sioux, Cheyennes, Arapahos, Crow, Pieds-Noirs, Comanches, Kiowas, Missourias, Osage, Cree, Ojbiwe, Pawnees, Poncas, Wichitas pour ne citer que les nations les plus connues…) dans ce qui fut un des pires actes de génocide de l’histoire de l’humanité (NdT: pour les “fans” de la compétition victimaire dont nous ne faisons pas partie, le plus grand génocide de l’humanité ayant été sans conteste celui des nations amérindiennes sur l’ensemble du continent américain depuis 1492. Génoocide perpétré par les Européens sous édits du Vatican se chiffrant entre 70 et 100 millions de morts selon les sources…)
Aujourd’hui même, les sionistes israéliens réfèrent à l’extermination des Indiens des Grandes Plaines par Washington comme le modèle suivi pour le vol de la Palestine par Israël.

La guerre d’agression du Nord fut à propos des tarifs et de l’impérialisme économique du Nord. Le Nord était protectionniste, le Sud était pour le libre-échange. Le Nord voulait financer son développement économique en forçant le Sud à payer plus cher les produits manufacturiers. Le Nord passa la tarification Morrill qui fit plus que doubler le ratio de tarification à 32,6% et monta même jusqu’à 47%. La tarification détournait ainsi les bénéfices du Sud résultant de ses exportations agricoles, dans les coffres des industriels et fabriquants nordistes. La tarification était faite pour rediriger les dépenses en produits manufacturiers du Sud de l’Angleterre vers les biens de consommation plus chers produits par le Nord.

Voilà pourquoi le Sud quitta l’Union, ce qui était un droit à l’auto-détermination sous la constitution des Etats-Unis.

L’objectif de la guerre de Lincoln était de sauver l’empire et non pas d’abolir l’esclavage. Dans son premier discours inaugural, Lincoln fit “une défense de fer de l’esclavage”. Son but était de conserver le Sud dans l’Union malgré la tarification Morrill. Quant à l’esclavage Lincoln dit ceci: “Je n’ai aucun but d’interférer directement ou indirectement avec l’institution de l’eslcavage dans les états où il existe. Je crois que je n’ai aucun droit de le faire et je n’ai aucune inclinaison à le faire.” Cette position fut celle de la plateforme politique du parti républicain en 1860, rappela Lincoln à son audience. Lincoln ajouta qu’il soutenait avec ferveur la loi sur les esclaves fugitifs (Fugitive Slave Act) et sa mise en application, qui demandait aux nordistes de pourchasser et de rendre les esclaves qui s’enfuyaient ; il donna également son soutien à l’amendement Corwin à la constitution, qui avait déjà passé le vote de la chambre basse et du sénat et qui interdisait toute interférence fédérale avec l’esclavage. Pour Lincoln et ses alliés, l’empire était bien plus important que les esclaves.

DiLorenzo explique ce que fut l’arrangement que Lincoln offrit au Sud. Mais, alors que l’empire était plus important pour le Nord que l’esclavage, pour le sud, éviter la grosse taxation des produits manufacturiers, ce qui était de fait un impôt sur les bénéfices des exportations de son agriculture, était plus important que les garanties du Nord apportées pour l’esclavage.

Si vous voulez vraiment déloger le lavage de cerveau en règle au sujet de la guerre d’agression du Nord sur le Sud, lisez les livres de DiLorenzo “The Real Lincoln” et “Lincoln Unmasked”

La soi-disante “guerre civile” n’etait pas du tout une guerre civile. Dans une guerre civile, les deux côtés de la belligérence combattent pour s’approprier le contrôle du gouvernement du pays. Le Sud ne se battait pas pour contrôler le gouvernement fédéral (de Washington). Le Sud avait fait sécession et le Nord refusait de le laisser partir. (NdT: En Europe, en France, on ne parle pas souvent de “guerre civile” au sujet de cette guerre mais bien de “guerre de sécession”. Il faut savoir que constitutionnellement, le Sud avait parfaitement le droit de le faire, le Nord utilisa la force pour l’en empêcher. Une fois de plus, pour diaboliser une des parties (celle qui fut vaincue bien sûr), on présenta l’affaire comme étant une guerre des gentils anti-esclavagistes du nord se battant contre les méchants sudistes esclavagistes, une manipulation historique de plus quand on regarde les choses de près, ce qui bien sûr est inacceptable pour le parti de la pensée unique sévissant globalement…)

La raison pour laquelle j’écris à ce sujet est pour illustrer comment l’histoire est falsifiée au gré des agendas politiques. Je suis un inconditionnel des droits civils et j’ai participé au mouvement lorsque j’étais étudiant à l’université. Ce qui me dérange est la transformation de Lincoln, un tyran qui était un agent du 1% et qui avait la volonté de détruire quiconque et quoi que ce soit pour préserver l’empire, en un héros des droits civils. A qui le tour ? Hitler ? Staline ? Mao ? George W. Bush ? Obama ? John Yoo ? Si Lincoln est un héro des droits civils, alors des bourreaux peuvent aussi bien l’être. Ceux qui assassinent des femmes et des enfants dans les guerres de Washington pourraient bien être retournés en défenseurs des droits des femmes et des enfants. Ils le seront probablement du reste.

Ceci est le monde pervers et tordu dans lequel nous vivons. Vladimir Poutine, le président de la Russie, est confronté au renversement par Washington d’un gouvernement dûment élu en Ukraine, un allié de la Russie et durant des siècles partie de la Russie elle-même, alors que Poutine est lui faussement accusé d’envahir l’Ukraine.
La Chine est accusée par Washington de violer les droits de l’Homme tandis que Washington a assassiné plus de civils au XXIème siècle que tous les autres pays combinés.

Partout en occident des mensonges monstrueux demeurent intouchés. Les mensonges sont institutionalisés dans les livres d’histoire, dans les programmes scolaires et universitaires, dans les déclarations politiques, dans les mouvement et les causes et dans la mémoire historique.

Il sera très très dur pour l’Amérique de survivre aux mensonges qu’elle vit.