Archive pour excuses pape françois 1er

Résistance au colonialisme: Vatican, doctrine chrétienne de la découverte et intégration des bulles papales du XVème siècle dans la loi fédérale sur les Indiens…

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance d’être répudiés.

Il est plus que grand temps de rejoindre nos frères Amérindiens et de mettre un terme à l’ignominie coloniale occidentale qui perdure et cancérise toujours e monde aujourd’hui. Quiconque croit vivre dans un monde « post-colonial » comme la propagande veut nous le faire avaler, est sérieusement naïf et à terme complice des crimes commis par l’occident hier et aujourd’hui.

— Résistance 71 ~

 

Le pape François 1er et les peuples indigènes

 

Steven Newcomb

 

8 Octobre 2015

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2015/10/08/pope-francis-and-indigenous-peoples

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 23 Septembre, l’avion du pape François se posait en territoire traditionnel et ancestral de la nation Piskataway (Washington D.C). De là, il voyagea en territoire traditionnel de la nation Lenape (à New York City et à Philadelphie). La visite du pape en Amérique du Nord a été célébrée par les catholiques et par ceux qui admirent sa prise de position sur des affaires comme le changement climatique (anthropique), la pauvreté, les droits des homosexuels, le besoin d’une responsabilité corporatrice et entrepreneuriale et la réforme du Vatican.

Pour ceux d’entre nous qui sont issus des nations “originelles” indiennes de ce sous-continent américain, la visite du pape soulève l’histoire sombre et complexe de l’église catholique dans sa relation avec nos peuples et nations originels. Alors qu’il était en visite en Bolivie au mois de Juillet dernier, le pape François 1er fit allusion au passé houleux avec les nations premières. Dans une déclaration se voulant de contrition, la pape a déclaré: “Je demande humblement le pardon, pas seulement pour les crimes de l’église elle-même, mais aussi pour les crimes commis contre les peuples natifs durant la soi-disant conquête des Amériques.”

Les crimes de l’église contre les peuples indigènes sont très bien illustrés dans bien des documents publiés par le saint siège des décennies avant et peu après le premier voyage de Christophe Colomb. (NdT: Colomb fit 4 voyages sur le continent américain: 1492, 1493, 1498 et 1502, il en partît chaque fois chargé d’esclaves Arawak, Tainos, Caribs etc dont les nations et cultures furent exterminées) Ces documents déclaraient la guerre contre les non-chrétiens/païens où qu’ils se trouvent. En 1452 par exemple, le pape Nicolas V autorisa le roi Alphonse du Portugal de voguer vers l’Afrique et toute autre terre non-chrétienne. Le pape exhorta le monarque portugais à “envahir, capturer, vaincre et subjuguer tous les sarazins et les païens, de réduire leurs personnes en esclavage perpétuel” et aussi “de prendre et saisir toutes leurs possessions et propriétés.

Une lecture attentive des versions latine et anglaise des documents papaux émis au XVème siècle révèle un fait capital: l’institution catholique du Saint Siège autorisait spécifiquement ce que le pape François a appelé “la soi-disante conquête des Amériques”. En 1493, le pape Alexandre VI (NdT: Rodrigo Borgia…) appela à ce que “les nations barbares” soient dominées, soient “subjuguées”, en tant qu’élément de la “propagation/extension de l’empire chrétien (“imperii Chiristiani propagationem”).

La mention faite par le pape François des “crimes de l’église” se prend dans un sens bien plus profond lorsque nous lisons la version latine de la bulle Inter Caetera du 3 Mai 1493 émise par le pape Alexandre VI/Borgia, qui plaça tout son pouvoir apostolique derrière l’Espagne et sa proposition de “réduire” et de “soumettre” les “îles et terriroires” non-chrétiens, ainsi que “leurs habitants à la règle chrétienne”. Le pape Alexandre VI qualifia la proposition de la couronne espagnole de réduire et de soumettre les nations barbares de “sacrée” et de “méritoire”.

Le 24 Septembre, le New York Times rapportait que le pape François félicitait les Etats-Unis pour leur “dévotion dans la liberté du culte”. Clairement le pontife n’est pas au courant qu’il a fallu attendre 1978 pour que le congrès des Etats-Unis ne passe la loi American Indian Religious Freedom Act. Une telle législation était nécessaire à cause de l’héritage de l’ancienne bulle du Vatican intégrée dans la loi états-unienne. Cette connexion très peu connue et pour cause, fut rendue claire par le juge de la cour suprême Joseph Story dans son Commentaire sur la Constitution des Etats-Unis de 1833. Le chapitre 1 est intitulé: “Origine et titre de propriété des territoires des colonies”. Là, Story établît une connexion directe entre la version latine de la bulle papale de 1493 Inter Caetera et la décision de la cour suprême des Etats-Unis en 1823 dans l’affaire Johnson contre M’Intosh.

Paraphrasant Johnson c. M’Intosh, Story écrivit: “l’autorité papale aussi fut amenée à l’aide de ces grands desseins [de la colonisation chrétienne] et dans le but de renverser le paganisme et de propager la religion catholique, le pape Alexandre VI, dans une bulle émise en 1493, accorda à la couronne de Castille l’entièreté de l’immense territoire découvert alors ou encore à découvrir, aussi loin que ces territoires n’étaient pas déjà possédés par un prince chrétien.

Story a ensuite connecté ce langage papal au “droit de la découverte” exprimé par son patron juge de la cour suprême John Marshall dans la décision de Johnson contre M’Intosh. Jusqu’à ce jour, la décison de la cour suprême dans l’affaire Johnson définit le titre sur la terre original indien de nos nations comme n’étant qu’une “simple occupation des sols” dans la loi états-unienne, sujette à une réquisition de ce que Story a appelé “la domination absolue” comme “un droit acquis par la découverte”. En d’autres termes, la cour suprême des Etats-Unis a affirmé que la “prétention” de la découverte chrétienne sur des terres non-chrétiennes a eu pour résultat l’octroi par les colonisateurs à eux-mêmes d’un droit de domination envers le sol. Le ministère de la justice des Etats-Unis a appliqué cet argument à la cour suprême en 1954 dans l’affaire des Indiens Tee-Hit-Ton contre les Etats-Unis. Dans sa décision émise en 1955, la cour suprême cita “Les éléments de la loi internationale” de Henry Wheaton: “Les nations païennes des autres quartiers du monde étaient le butin légal et la proie de leurs conquérants civilisés.

Le Jeudi 24 Septembre de cette année, le pape François 1er s’est adressé aux deux chambres du Congrès des Etats-Unis et d’après Tim Murphy de la revue “Mother Jones”, François “fit un pas vers la reconnaissance du traitement souvent horrible que les Etats-Unis (et l’église) réservèrent aux Amérindiens,” lorsqu’il déclara: “Ces premiers contacts furent souvent turbulents et violents”, mais il ajouta: “Il est difficile de juger le passé avec les critères du présent.” Un tel langage prend finement à contre-pied le fait que les prédecesseurs de ce pape émirent des documents pontificaux qui appelaient à la propagation de l’empire chrétien et la domination des nations et des peuples au nom de l’évangélisation des païens.

Le pape François et le Congrès des Etats-Unis doivent reconnaître qu’en 2015, le langage de domination des anciens documents (bulles) pontificaux sert de support et de guide pour la loi et politique indienne fédérale des Etats-Unis. Ceci demeure une des manifestations de ce “traitement souvent horrible” de nos nations auquel le pape a fait référence. Il est temps pour le pape François de saisir l’opportunité de reconnaître pleinement devant le monde entier et de répudier les documents (bulles) pontificaux de domination et de déshumanisation desquels ont résulté un héritage incessant d’injustice, de dépossession et de traumatisme pour nos nations et peuples originels de ce continent.

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Doctrine chrétienne de la découverte: Vaines excuses et fourberie du pape devant les peuples indigènes en Bolivie…

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

“Les jésuites ont répandu dans l’église les ténèbres les plus épaisses qui soient jamais sorties du puit de l’abîme.”

~ Blaise Pascal ~

“Ainsi le juge [de la cour suprême de l’état du Tennessee] Catron a non seulement affirmé que les puissances chrétiennes avaient le ‘droit de forcer à l’obéissance’ les peuples et nations indigènes non-chrétiens, mais aussi que ce droit de coercition profondément enraciné dans la religon est appliqué validement par le gouvernement des Etat-Unis et est devenu en fait la ‘loi de la terre’ sur le territoire des Etats-Unis d’Amérique…”

~ Steven Newcomb ~

“Les droits des Indiens sont subordonnés à ceux des premiers découvreurs chrétiens.”

~ Juge de la Cour Suprême des US Henry Wheaton ~

 

Excuses papales aux Amérindiens… L’enfumage du Vatican continue !

 

Résistance 71

 

11 Juillet 2015

 

Ainsi donc, lors de son voyage très récent en Bolivie, l’ensoutané en chef Bergoglio (alias pape François 1er), patron des jésuites argentin acoquiné de la junte militaire fasciste du dictateur Videla et trafiquant d’enfants des familles de “disparus politiques”, comme son prédécesseur Ratzinger (alias pape Benoît XVI) ex-membre de la “Hitler Jugend”, décidément, s’est fendu des “excuses du Vatican” pour les “injustices et atrocités” commises à l’encontre des peuples et nations originelles des Amériques dès le début de la colonisation et de la mise sous contrôle du continent par les monarques chrétiens européens au nom de dieu et de son vicaire sur terre: le pape.

Le colonialisme occidental chrétien de la planète remonte officiellement au XVème siècle, lorsque deux papes: Nicolas V en 1455 et Alexandre VI (un Borgia…) en 1493 publièrent deux édits, bulles respectivement Romanus Pontifex et Inter Caetera, partagant le monde entre les royaumes du Portugal et d’Espagne au nom de dieu et de son vicaire, enjoignant les princes de la chrétienté de dominer, conquérir, asservir, occuper et confisquer tout ce qu’ils trouveraient en terres non-chrétiennes et de réduire leurs occupants païens “en esclavage perpétuel” (sic), ce qui fut fait.

Nous avons couvert sur ce blog l’hypocrisie vaticane a maintes reprises et plus récemment avec la traduction d’articles critiquant la future “canonisation” du tortionnaire missionnaire Junipero Serra par le Vatican, lors de la visite prévue du pape Bergoglio/François au Pays du Goulag Levant en Septembre prochain.

D’un côté les larmes de crocodile des “excuses”, de l’autre la canonisation d’un tortionnaire forcené de l’évangélisation des peuples indigènes dans la Californie espagnole. On reconnaît bien là la fourberie légendaire de l’ordre des jésuites.

Certains ont déjà avancé le fait que les bulles Romanus Pontifex et Inter Caetera ont été “désavouées” par l’église et que des papes dès le XVIème siècle reconnurent que les Indiens étaient humains et ne devaient pas être réduits en esclavage. Il convient aussi de constater que ces trop rares commentaires ne furent faits que dans des encycliques ou lettres de recommandation du pape à la hiérarchie de l’église. En aucun cas des encycliques peuvent-elles répudier des bulles, une encyclique recommande et commente mais n’ordonne pas. De fait, jamais aucun pape n’a émis une bulle annulant les deux bulles du XVème siècle, devenues sur le continent des Amériques, le fondement légal de l’appropriation colonialiste de la terre et de la subjugation des populations indigènes par les chrétiens dominants.

Pour faire bref, les “excuses”, certes publiques, du pape Bergoglio/François, tout comme celles de ses prédécesseurs, ne sont que des effets de manche, des opérations de relation publique pour faire pleurer dans les chaumières et redorer le blason d’une papauté en déconfiture.

Si Bergoglio alias pape François 1er, ensoutané en chef de la secte vaticane dans le monde, veut vraiment agir sans équivoque aucune sur la condition coloniale et l’oppression subies par les peuples et nations libres de droit du continent des Amériques, il n’a qu’une seule et unique solution, qui prouverait à tout jamais le repentir véritable des tortionnaires en soutane ayant sévi et sévissant encore de manière plus feutrée certes, contre les nations indigènes du monde: c’est de REVOQUER les bulles Romanus Pontifex et Inter Caetera par une BULLE écrite spécifiquement à cet effet. Seul un tel acte pourra rectifier instantanément tous les torts faits, car dans la seconde où cette bulle serait publiée, s’effondrerait tout le système légal de la Couronne/Vatican sur le “nouveau monde” et sur le reste des de facto colonies sur d’autres continents…

Tout le reste cher pape et chers frappés du missel n’est qu’hypocrisie et opération publicitaire, pour le dire plus crûment: ce n’est que pisser dans le calice.

Mais peut-on vraiment s’attendre à autre chose de la part de la secte religieuse la plus riche, la plus oppressive et la plus génocidaire de la planète ?

= = =

Bergoglio lave t’il plus blanc ?

 

« Excuses » officielles du pape pour les viols d’enfants… Une tentative de désamorçage de la « bombe » à venir ?

Posted in actualité, colonialisme, politique et lobbyisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 12 avril 2014 by Résistance 71

Cette info n’a droit bien sûr que des entrefilets dans les merdias de masse. A notre sens, le pape sait qu’il est impliqué dans un procès dans un tribunal de droit coutumier international en Belgique, il a été notifié (son bureau du moins l’a été) par écrit des accusations et sommé de se présenter devant la cour pour présenter sa défense, chose qui a été ignorée bien évidemment. A cet égard, nous pouvons parfaitement penser que cette « déclaration d’excuse » est une manœuvre de désamorçage de la « bombe » à venir lorsque le verdict du tribunal tombera (voir nos traductions à ce sujet ici et ici) et des noms seront rendus publics. Il est pour le moins très « coïncidentiel » que ces « excuses » viennent à ce moment précis. Le Vatican doit rendre gorge de tout le mal qu’il a fait depuis des siècles et des siècles. Ce que le tribunal de droit coutumier analyse en ce moment même à Bruxelles, n’est non pas lié à quelques « brebis galeuses » pédophiles chez les curetons, mais un réseau de trafic humain et essentiellement d’enfants à l’échelle planétaire, impliquant les églises catholique, anglicane, unifiée du Canada, des officiels de haut rang des gouvernements, politiciens, juges, chefs d’entreprises multinationales, des membres des familles royales.

Le pape est vraisemblablement en mission de « désamorçage » de ce qui va péter très bientôt dans la tronche de ces églises criminelles et de leurs complices des « élites » perverses de nos sociétés décadentes, à commencer par le vatican dont l’imposture et les crimes ont assez durés.

Si ces pitres criminels croient en leur fadaise du « jugement dernier », le leur se profile à l’horizon…

— Résistance 71 —

 

Le pape François 1er s’excuse pour les abus sexuels sur enfants

 

Press TV

 

11 Avril 2014

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2014/04/11/358178/pope-apologizes-for-child-sexual-abuse/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La pape François a émis une excuse officielle sans précédent au sujet des scandales pour abus sexuels d’enfants qui font chavirer l’église catholique.

Le pontif a fait ces remarques vendredi au cours d’une réunion avec un groupe des droits des enfants connu sous le nom de l’International Catholic Child Bureau (NdT: ONG basé à Paris).

“Je me sens obligé de prendre une responsabilité personnelle de tout le mal que certains prêtres, certes peu nombreux en comparaison du nombre de prêtres et de demander personnellement pardon pour les dommages qu’ils ont causé en ayant sexuellement abusé des enfants,” a dit François. “L’église est au courant de ces dommages causés, c’est un dommage personnel, un dommage moral perpétré par des hommes d’église”, a t’il ajouté.

Ses remarques peuvent être considérées comme la première excuse officielle au sujet des scandales pour abus sexuels.

François est sous un feu croissant de critiques pour ce qui est perçu comme une inaction de la part du Vatican à ce sujet.

Le mois dernier, le pape a nommé les membres initiaux d’une commission pour le conseiller sur les manières de combattre l’abus sexuel (viol) au sein de l’église.

La commission consiste en un panel d’experts international et religieux sur les abus sexuels et considérera des mesures pour protéger les enfants, pour mieux filtrer les prêtres et pour mieux entraîner le personnel de l’église.

Quoi qu’il en soit, les groupes pour les droits disent que de telles mesures ne vont pas assez loin. Ils veulent que François nomment publiquement et humilie les évêques qui ont couvert les abuseurs et violeurs d’enfants dans le passé et qu’il les oblige à rapporter tous les cas suspects à la police (NdT: nous avons vu récemment que le pape François s’était officiellement réfugié derrière une directive papale « Crimen Solicitationas » pour protéger les violeurs et que rien ne soit rapporter aux polices locales, cet accord implique également l’église anglicane dont le chef est… le reine d’Angleterre…)

Ces dernières années, l’église catholique romaine a fait face à de nombreux scandales pour abue sexuels et viols sur enfants par des prêtres, essentiellement aux Etats-Unis et en Europe.