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Média, mensonge et propagande: Les rouages du système médiatique… Entretien avec Michel Collon ~ 2ème partie ~

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L’information est trop importante pour la laisser aux journalistes 2ème partie

Entretien avec Michel Collon

11 Mars 2016

url de l’article:

http://www.michelcollon.info/L-information-est-trop-importante,5803.html?lang=fr

1ère partie

« Vous remarquerez d’ailleurs que les médias n’organisent jamais de vrais débats contradictoires entre leurs « experts ». Je ne demande qu’à ce qu’on m’invite pour discuter avec des gens du Pentagone, du lobby sioniste ou des grandes multinationales. Mais ils refusent ! »

Quand un média affirme qu’il existe des armes de destruction massive en Irak, ses journalistes sont-ils manipulés ou non ? Savent-ils ou ne savent-ils pas ?

L’existence d’armes de destruction massive a été immédiatement mise en doute, arguments à l’appui. Cela méritait au moins un débat. Pour favoriser l’entrée en guerre contre l’Irak, y compris lors de la première guerre du Golfe, les « médiamensonges » se sont multipliés. Rappelez-vous en 1990 le faux témoignage faisant état d’atrocités commises contre des nouveau-nés koweïtiens, ou des télévisions affirmant qu’une gigantesque marée noire avait été provoquée par Saddam Hussein dans le Golfe, mais qui montraient des images des côtes bretonnes. Les journalistes ne pouvaient pas dire qu’ils ne savaient pas. Tout le monde y allait d’ailleurs de son petit ouvrage pour expliquer les bavures commises.

La guerre du Golfe a provoqué plus de livres sur les médias que sur la guerre elle-même !

Absolument. Le discours de l’époque était unanime : « On s’est fait avoir, c’est la faute aux Américains, etc. » Les journalistes se présentaient comme des victimes. Le problème, c’est que les mêmes se sont encore fait avoir en Yougoslavie en avalisant le « massacre de Markale » à Sarajevo (4), les charniers et les viols en Bosnie, le fameux plan Fer à cheval (5) au Kosovo. Puis ils ont avalé des couleuvres en Libye, en Syrie. On peut leur accorder le bénéfice du doute une fois, mais pas à chaque fois. Ce n’est pas admissible. Pour préserver leur crédibilité et admettre qu’ils se sont trompés sur « certaines choses », les médias publient de temps en temps un petit dissident dans un courrier des lecteurs ou une tribune libre. C’est leur soupape de sûreté.

En même temps, de plus en plus de médias semblent être sensibles à la critique de manipulation et créent des rubriques du genre « décryptage de l’info ».

C’est ce que j’appelle la tactique du coupe-feu : ils font semblant de décrypter l’info, mais ne la décryptent pas en réalité. Si ces médias appellent les gens à débattre, c’est toujours dans un cadre soigneusement délimité. Par exemple, ils discuteront de la manière de faire la guerre, mais jamais des raisons de cette guerre. Celui qui sort de la ligne est éjecté. Aujourd’hui, Le Monde ou Libération peuvent publier des calomnies sur moi ou me faire dire choses que je n’ai jamais dites, mais ils refusent tous les droits de réponse, censurent tous les courriers des lecteurs qui protestent… Paradoxalement, c’est cette censure de plus en plus forte qui nous éclaire sur leur point faible : l’opinion. Quand les lecteurs ne voient jamais leurs courriers publiés, cela doit les inciter à écrire davantage, faire circuler leurs idées dans le public ! Les gens doivent devenir actifs, il faut organiser une pression citoyenne pour une information de véritable confrontation.

Internet est un bon moyen, non ?

En effet. Il y a quelques années, les grands médias pouvaient mentir en toute tranquillité. Même un livre qui dénonçait leurs bêtises ne les dérangeait pas, dans la mesure où il était édité plusieurs mois après… Aujourd’hui, sur la Toile, nous sommes capables de nous faire entendre très rapidement. Dans les 24 heures qui suivent un événement, nous pouvons dire s’il y a eu manipulation ou, en tout cas, prévenir les gens, leur demander de ne pas se précipiter, de se méfier. Les médias se sentent d’autant plus en danger que la jeune génération s’informe davantage sur Internet que sur le papier ou à la télé. Ils sont pris entre deux feux : celui de la propagande qu’ils doivent servir à leurs clients, et celui de la contre-propagande qui devient très accessible. 

Le problème, c’est qu’on trouve à boire et à manger sur Internet… 

Le meilleur, c’est qu’Internet est un support presque gratuit où on est capable de produire une information de meilleure qualité que celle des grands médias. 

Le pire : il est aussi une vitrine pour tous les fantasmes et autres théories du complot. Il faut condamner cela : les guerres ne sont pas l’œuvre d’un complot quelconque, mais la continuation normale de la politique des multinationales qui veulent sortir de la crise économique qu’elles ont elles-mêmes provoquée en puisant les matières premières, les mains-d’œuvre et les marchés des pays qu’elles envahissent. 

Le complotisme est l’enfant non reconnu des médias. Quand des gens contestent les versions des médias, ils sont aussitôt traités de complotistes. En réalité, ce sont les médias qui, en n’apportant pas une information correcte, poussent les gens dans le complotisme. Chaque guerre peut s’expliquer de façon rationnelle et logique. On peut montrer qui la provoque, comment elle est préparée et pourquoi elle est menée. Le complotisme non seulement ne permet pas de comprendre la société et donc de la transformer, mais il est défaitiste car il fait croire à l’opinion qu’elle ne peut pas agir. Il est important que les journalistes, mais aussi les citoyens, fassent l’effort de se documenter. Car l’Histoire, y compris l’Histoire récente, montre que la résistance est parfaitement possible. Certains médiamensonges ont été révélés par la pression populaire, et c’est grâce à elle qu’on a pu arrêter des guerres, empêcher des coups d’État, libérer des pays.

Vous avez des exemples ?

Lorsque le 11 mars 2004, à trois jours des élections espagnoles, des bombes explosent à Madrid, Aznar, qui veut être réélu, accuse l’ETA. L’information est reprise en chœur par les médias, mais l’opinion réagit immédiatement : par SMS, elle affirme que le premier ministre ment, que c’est Al-Qaïda et non l’ETA qui est à l’origine des attentats. À l’époque, l’engagement de l’Espagne en Irak était très critiqué. Aznar perdra les élections. 

Un autre exemple : en 2002 au Venezuela, des snipers de la CIA tirent sur la foule pour justifier un coup d’État contre Chavez. Des médias répandent l’information d’une démission du président pour accélérer l’installation de la dictature. Là encore, l’opinion réagit rapidement : des motards vont porter la contre-info de la non-démission de Chavez dans tous les quartiers de Caracas. Des dizaines de milliers de gens se ruent vers le palais présidentiel où sont réfugiés les putschistes. Le coup d’État échoue en moins de 48 heures ! La pression populaire est l’arme décisive contre les médiamensonges.

En France, le taux de crédibilité des médias est de 12 %, autrement dit rien. À quoi bon imprimer des vérités quand le journal sert surtout à envelopper les épluchures de pommes de terre ?

Dans les sondages d’opinion, le journaliste se situe entre la prostituée et le politicien, c’est dire… Sauf que, pendant différents conflits, les vidéos-trottoir que nous avons faits ont révélé une réalité contradictoire : les gens se méfient très fort des médias, mais ils avalent quand même leurs informations ! Tout le monde savait que l’intervention en Irak était fondée sur des bobards, pourtant cela n’a pas empêché ces mêmes bobards de fonctionner en Libye et en Syrie. 

Le problème est là. Il nous faut réfléchir aux moyens de produire et diffuser les bonnes informations au plus grand nombre, peut-être par la mise en place d’une sorte d’alliance des médias indépendants au niveau d’Internet. Un point fort de notre plateforme Investig’Action est d’organiser ce que j’appelle un « activisme citoyen de l’information ». Nous accueillons des bénévoles qui, quelques heures par semaine, portent l’information et la contestation. 

L’information est trop importante pour la laisser aux seuls journalistes, il faut vraiment que tout le monde s’en empare. Je vais régulièrement dans les écoles pour sensibiliser les élèves aux médiamensonges. Ces jeunes éprouvent beaucoup de méfiance à l’égard de l’information, mais aussi une grande curiosité et une envie de vérité. Ils ont un sentiment de révolte et la volonté de lutter contre l’injustice. Je crois qu’ils représentent l’avenir du travail que nous menons. Nous devons mobiliser les jeunes pour qu’ils soient actifs et jouent leur rôle…

Aujourd’hui, dans nos médias « Nescafé » – ou instantanés –, il pleut des « experts » de tout et de n’importe quoi. Est-ce le signe d’un manque de compétence des journalistes ?

C’est encore plus pervers que cela. L’expert est la voix du journaliste puisqu’il est généralement choisi par lui. Son rôle est de donner un vernis de neutralité et de scientificité aux opinions du journaliste lui-même. Le mécanisme est largement répandu : le journaliste développe les faits qui l’arrangent et invite « son » expert pour corroborer son discours. Les « experts » ne sont pas tous ignorants du sujet, bien sûr. Mais pour comprendre leur place dans le système actuel, il faut analyser le camp pour lequel ils travaillent, leur idéologie, leurs intérêts.

Il y a une vraie opacité autour de ces « spécialistes ». Un tueur des forces libanaises de Sabra et Chatila peut se retrouver expert du Liban sur une télévision française et avoir à se prononcer sur la guerre et les massacres…

Absolument ! Dans les médias audiovisuels et de la presse écrite, les experts de prétendus ONG, think tanks ou centres de ceci ou cela sont toujours présentés de façon vague et neutre. Et on les retrouve tous dans les titres, Le Monde, Libé ou L’Obs… Soyons sérieux : ces gens ne font pas dans l’humanisme ; ils sont payés, ou plutôt achetés, par de grosses multinationales et sont là pour nous embobiner. Vous remarquerez d’ailleurs que les médias n’organisent jamais de vrais débats contradictoires entre leurs « experts ». Je ne demande qu’à ce qu’on m’invite pour discuter avec des gens du Pentagone, du lobby sioniste ou des grandes multinationales. Mais ils refusent. Lorsque je passais à l’émission française Ce soir ou jamais, certains invités se décommandaient quand ils apprenaient que j’allais venir.

On ne vous invite plus à Ce soir ou jamais ?

Il y avait un très petit nombre de lieux à la télévision où – tard le soir, bien entendu – on pouvait encore entendre des opinions résistantes. Pour le moment, ce n’est plus possible. Il faut dire que, depuis les attentats, un climat d’hystérie est entretenu pour bloquer les vrais débats. Quand Nathalie Saint-Cricq, responsable du service politique de France 2, appelle à « repérer et traiter ceux qui ne sont pas Charlie », quand Najat Vallaud-Belkacem, ministre française de l’Éducation nationale, déclare qu’il est intolérable que des élèves posent des questions parce que l’école est là pour transmettre des valeurs (6), on est en pleine police de la pensée.

N’êtes-vous pas utilisé par cette police de la pensée ? On vous laisse parler pour attester qu’on accepte le débat, mais lorsque vous en dites trop, on ne vous invite plus.

Mais je suis totalement boycotté par les médias ! Ma dernière intervention remonte à 2011. On ne me donne même pas cinq minutes comme alibi. Cette tactique dont vous parlez existe certainement, mais je la prends comme un compliment. En fait, si les médias ne me donnent pas ces cinq minutes, c’est parce qu’ils savent que je peux être dangereux en moins de cinq minutes !

Les médias ont tenté de diaboliser Bachar, sans succès, contrairement à Saddam ou Kadhafi. Comment l’expliquez-vous ?

À mon avis, cet échec en Syrie n’est pas lié aux médias, mais au changement du rapport de force politique dans le monde. Nous basculons vers un monde multipolaire, ce que les États-Unis, superpuissance en déclin, cherchent désespérément à empêcher. Pour plonger la Libye dans le chaos – pardon, dans la démocratie occidentale ! –, ils ont réussi à manipuler Moscou et Pékin avec la promesse d’une zone d’exclusion aérienne, alors qu’en réalité le but était clair dès le début : renverser Kadhafi et neutraliser un pays riche en pétrole qui prenait trop de place dans la région et sur le continent africain. 

Cette tromperie a marqué un véritable tournant. Quand les États-Unis ont voulu refaire le coup en Syrie, ils ont pensé que le régime allait tomber rapidement. Erreur ! En mentant sur les armes chimiques, ils ont cru que la pression médiatique internationale allait obliger la Russie et la Chine à accepter une intervention. Nouvelle erreur ! Le rapport de force a changé à Damas et les États-Unis ont été forcés de revoir leurs calculs : ils ont réalisé que Bachar al-Assad ne quitterait pas le pouvoir – ou pas aussi vite –, et ils ont pactisé avec l’Iran alors qu’ils voulaient le briser…

Comment l’opinion publique peut-elle s’y retrouver quand l’information est aussi faussée ?

Bachar al-Assad n’est pas un ange loin de là, mais tout le battage médiatique de 2011 disant qu’il ne méritait pas d’être sur terre, etc. a laissé une trace. Aujourd’hui, les gens n’ont pas les moyens de se former une image claire du conflit, encore moins de prendre position. Mais ils sont demandeurs et ouverts. 

D’où notre grande responsabilité. Nous devons aider l’opinion à se faire son avis sur les grands conflits internationaux. Ces guerres qui paraissent lointaines ne sont pas du tout exotiques, elles sont menées par les multinationales pour renforcer leur puissance et mieux exploiter les gens d’ici. Quand Angela Merkel ouvre les portes aux Syriens, ce n’est pas par bonté d’âme, mais parce que l’Allemagne souffre d’une chute de sa natalité et a besoin d’une main-d’œuvre qualifiée à même de baisser les coûts, c’est-à-dire les salaires des cadres, travailleurs et techniciens allemands…

N’y a-t-il pas aussi tout un battage médiatique autour des migrants en Europe ?

Les belles démocraties occidentales font preuve d’une hypocrisie absolue sur le thème « Il faut les aider, mais nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde. » Il faudrait leur répondre ceci : « Vous ne seriez pas obligés d’accueillir toute la misère du monde si vous ne l’aviez pas provoquée, en détruisant l’économie de ces pays et en appauvrissant leur population. » Les migrants ne viennent pas en Europe pour la beauté de la météo, mais parce qu’on ne les laisse pas vivre chez eux !

Qu’est-ce que l’Occident a à gagner en provoquant le chaos en Libye et ailleurs ?

Je ne pense pas que Clinton et Sarkozy aient voulu la Libye d’aujourd’hui. Le problème, c’est que la seule force qui pouvait aider à renverser Kadhafi était Al-Qaïda. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les rapports de West Point et de la CIA. Les villes de Tobrouk et Benghazi concentraient à elles seules la plus grande masse de terroristes de tout le Moyen-Orient. Al-Qaïda n’aurait pas pris cette ampleur si l’Otan n’avait pas conclu une alliance avec cette organisation. 

Ce faisant, elle n’a pas saisi que les terroristes avaient leur propre agenda, qu’ils ne se gêneraient pas de passer à autre chose lorsqu’elle ne leur servira plus à rien. Comme dans Frankenstein, la créature a échappé à ses créateurs. Idem avec Daech.

 

Fin de la 2ème partie de l’interview. A suivre

 

Notes :

(4) Le « massacre de Markale » à Sarajevo a permis à l’Otan d’intervenir contre les Serbes. Or tout indique que ce sont les Bosniaques qui ont tiré.

(5) Le plan Fer à cheval, aurait été préparé par Milosevic pour massacrer les Albanais du Kosovo. En vérité, cette campagne d’intoxication qui a utilisé de faux témoins fut orchestrée par le gouvernement allemand pour justifier l’intervention de l’Otan.

(6) « Il y a eu de trop nombreux questionnements de la part des élèves, et nous avons tous entendu les “oui je soutiens Charlie, mais…”, les “deux poids deux mesures”, “Pourquoi défendre la liberté d’expression ici et pas là ?” Ces questions nous sont insupportables, surtout lorsqu’on les entend à l’école qui est chargée de transmettre des valeurs. » Réponse de Najat Vallaud-Belkacem à Claude Goasguen, député de Paris, janvier 2015.

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Impérialisme et propagande: L’occident repose sur des mensonges et de moins en moins de personnes sont dupes… (Paul Craig Roberts)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 30 juin 2015 by Résistance 71

PCR enlève les gants et envoie l’État dans les cordes… crochet au foie… De fait, il n’y a plus AUCUNE raison de mettre quelque gant que ce soit avec la pourriture de l’État et son ministère de la propagande généralisé, qui gangrènent au plus haut point tout ce qu’ils touchent…

— Résistance 71 —

 

La vérité est un crime contre l’État

 

Paul Craig Roberts

 

28 juin 2015

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2015/06/28/truth-crime-state/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’édifice complet de l’occident est basé sur des mensonges. Il n’y a aucune autre fondation solide, que des mensonges.

Ceci fait de la vérité un ennemi. Des ennemis doivent être supprimés, donc la vérité doit être supprimée.

La vérité provient de sources d’information étrangères, comme Russia Today (RT) et de sites internet alternatifs, comme celui-ci.

Ainsi, Washington et ses vassaux sont occupés à travailler d’arrache-pied pour fermer les médias indépendants.

Washington et ses vassaux ont redéfini la propagande. La vérité est propagande si elle est dite par des pays, comme la Russie ou la Chine, qui ont des politiques étrangères indépendantes.

La propagande est vérité si elle est dite par Washington et ses marionnettes, comme l’European Union Observer.

L’EU Observer, suivant les ordres de Washington sans aucun doute, a dénoncé les organes de presse RT et Sputnik News (NdT: Nouvel organe de presse russe combinant les sites de RIA Novosti et de la Voix de la Russie…) pour “diffuser des fabrications et un discours de haine depuis leurs bureaux directeurs sis dans les grandes villes de l’UE”.

Je donne souvent des entretiens à la fois sur RT et sur Sputnik News. A mon avis, ces deux organes sont trop timides dans leur reportage, de peur sans aucun doute, d’être fermés, leur auto-restriction ne correspond pas à ce dont a besoin la vérité. Je n’ ai jamais entendu un mot de haine ou de propagande sur aucun de ces organes de presse. La propagande de Washington sans aucun doute oui, mais pas celle du gouvernement de la Russie.

En d’autres termes, Washingon a le monde de l’information tellement sous sa coupe et tellement faussé, que même des médias indépendants ne peuvent parler avec clarté sur les affaires.

La pressetituée occidentale a réussi à créer une fausse réalité pour les Américains insouciants et aussi pour la vaste portion de la population occidentale.

Un bon pourcentage de ces personnes insouciantes croient que la Russie a envahi l’Ukraine et que la Russie menace d’envahir les états de la Mer Baltique et la Pologne. Cette croyance existe malgré toute l’information de renseignement de tous les gouvernements occidentaux diffusée, rapportant qu’il n’y a aucun signe de quelques forces militaires russes que ce soient dans les environs, forces qui seraient requises et nécessaires pour une telle invasion.

“L’invasion russe”, tout comme “les armes de destruction massive de Sadam Hussein et ses connexions avec Al Qaïda”, tout comme “Assad utilisant des armes chimiques contre son propre peuple”, tout comme “les armes nucléaires iraniennes”, n’ont jamais existé, mais néanmoins, tout cela est devenu une réalité dans les médias occidentaux. Ainsi les peuples de l’occident croient-ils en des faits totalement inexistants.

En d’autres termes, juste pour citer le fait évident non controversé, les médias d’information occidentaux ne sont que des ministères de la propagande desquels n’émergent absolument aucune vérité.

Ainsi le monde occidental est régi par la propagande. La vérité en est exclue. Fox “news”, CNN, le New York Times, le Washington Post et tout le reste de cette clique de menteurs accomplis dans l’histoire du monde, répètent constamment les mêmes mensonges et ce pour Washington bien sûr et le complexe militaro-industriel et de la sécurité.

La guerre est le seul résultat possible de la propagande faite pour la guerre. Lorsque les merdias occidentaux irresponsables amènent l’armaguédon sur vous, vous pouvez remercier le New York Times et toute la pressetituée pour votre destruction, celle de tous vos espoirs pour vous et vos enfants.

Stephen Lendman, qui intègre une bonne partie de ce qui reste de la conscience morale de l’occident, explique la situation:

L’EU martèle la “propagande russe”


par Stephen Lendman

Les médias principaux occidentaux marchent au même son de tambours, régurgitant avec diligence la pourriture de désinformation gérée à cet effet, enterrant volontairement les vérités cinglantes sur les problèmes qui comptent le plus.

Les sources alternatives observant la vérité et la divulgant opèrent sur des standards bien différents, engendrant la colère parmi les nations occidentales voulant leurs grands crimes supprimés de l’attention publique et que des sources révèlent avec grand fracas.

L’EU Observer prétend avoir un crédit d’indépendant tout en soutenant les politiques responsables que des sources d’information dénoncent.

Rapporter de manière indépendante des vérités cinglantes ne fait pas partie de son histoire. Son rédacteur en chef, Lisbeth Kirk, est l’épouse de l’ancien député européen danois Jens-Peter Bonde. La directrice d’Human Rights Watch (NdT: financé par le milliardaire protégé des Rockefeller George Soros…) Europe et Asie Centrale Veronika Szente Goldston appelle ses journalistes “les plus ‘rentre-dedans’ de Bruxelles”.

L’UE Observer a attaqué de manière irresponsable Sputnik News et RT, deux sources de réputation pour l’information et l’analyse, qui ont une vue diamétralement opposée à la propagande médiatique occidentale.

Il a appelé sans honte aucune leur information, qui est appréciée par des millions de personnes et plus à venir, “des diffusions fabriquées de toute pièce et des propos haineux en provenance de leurs bureaux respectifs des villes de l’Union Européenne”.

Il a fait allusion à des plans de l’UE de contrer ce qu’ils appellent “l’utilisation et la mauvaise utilisation d’outils de communication… jouant un rôle important dans les développements politiques, économiques et liés à la sécurité dans les pays de l’Est ces 18 derniers mois.

Il a produit un “plan d’action” de neuf pages qui a pour intention de faire passer des messages “positifs”. Il va augmenter le financement pour que la vision de l’Europe retentisse plus profondément et plus efficacement.

Il veut les politiques de l’UE promues dans les anciennes républiques de l’URSS en utilisant la bonne vieille méthode, celle de répéter ad nauseam les plus gros mensonges et le plus souvent possible jusqu’à ce que les gens finissent par les croire.

Une nouvelle cellule du service des relations étrangères de l’UE appelée East StratCom Team et qui sera opérationnelle dès Septembre va gérer tout cela, fonctionnant en cela comme un ministère européen de la propagande.

II “développera des matériels de communication adéquats basé sur des problèmes prioritaires… et qui seront mis à la disposition du leadership politique de l’UE, de ses services de presse, des délégations de l’UE et des états membres de l’UE.”

Le matériel circulé en Russie et dans d’autres pays de l’UE a pour objectif de laisser les consommateurs d’information “comprendre facilement que les réformes politiqus et économiques promues par l’UE peuvent, avec le temps, avoir un impact positif sur leurs vies quotidiennes”, même si précisément c’est le contraire qui est vrai.

Il veut que les soi-disants bénéfices dont les Européens jouiront soient expliqués au peuple à travers tout le continent. Des dizaines de millions de chômeurs, de sous-employés et de personnes appauvries vont-ils croire ce qu’ils savent être faux de par leur propre expérience ?

Sputnik News, RT et des sources d’information indépendantes comme le Progessive Radio Network et bien d’autres gagnent une audience qui ne cesse d’augmenter et de se renforcer au détriment de la pressetituée que les gens abandonnent pour de très bonnes raisons.

De plus en plus de gens veulent la vérité et les révélations sur les choses qui affectent leurs vies et leur bien-être. Les politiciens d’occident veulent que les gens ordinaires soient traités comme les champignons: bien mouillés et dans le noir.

La rédactrice en chef de RT, Margarita Simonyan, a dit que “L’UE essaie de manière diligente d’étouffer la voix alternative de RT dans une période où en Europe, il y a des centaines de journaux, de chaînes de télévision et de radio, qui n’émettent qu’un point de vue à l’unisson sur ce qu’il se passe dans le monde.

La BBC n’est que Fox News avec un accent anglais. Les soi-disantes radios et chaînes de diffusion publiques américaines ne sont pas différentes, disant à leurs auditeurs et à leurs spectateurs tout ce qu’on veut sauf ce qu’ils auraient besoin de savoir le plus.

Simonyan a expliqué “La Grande-Bretagne a une brigade d’armée de 1500 hommes… dont la tâche se compose de lutter contre la Russie dans les médias sociaux. L’OTAN a une force spéciale dont l’objectif est de contrer l’influence russe à travers le monde.

Récemment, la chaîne Deutsche Welle, DW, a lancé une chaîne de télévision 24/24 en anglais pour contrer RT. En même temps, pratiquement tous les médias majeurs de l’occident, incluant la BBC, DW, Euronews, ont depuis longtemps disséminé leur info en langue russe, tandis que Radio Liberty, financée directement par le gouvernement des Etats-Unis, diffuse en russe.”

“Si après tout cela, l’UE se plaint toujours qu’elle ‘perd la guerre de l’information’ contre la Russie, peut-être alors est-il temps de réaliser qu’ ‘un nombre croissant de gens en a ras le bol qu’on leur mente et leur raconte des salades…

Les gens veulent des sources d’information sûres, l’info et l’analyse ne sont pas fournies par les merdias de masse occidentaux qui ne font qu’utiliser des propagandistes déguisés en journalistes.

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