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Nouvel Ordre Mondial: Al Qaïda et l’EIIL créés par l’empire (Harvard)

Posted in 11 septembre, actualité, altermondialisme, documentaire, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 juillet 2018 by Résistance 71


La lumière du N.O.M

 

Un chercheur de Harvard explique comment les Etats-Unis ont créé Al Qaïda et le groupe terroriste de l’EIIL / Daesh

 

Arjun Walia

 

27 juin 2018

 

Source: http://www.informationclearinghouse.info/49733.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

C’est assez fascinant de constater à quel point la conscience planétaire a changé en l’espace de ces quelques cinq dernières années et ceci ne s’est pas produit sur juste un sujet, mais dans bien des domaines allant de la santé à la géopolitique et tout ce qu’on peut trouver entre les deux.

Les gens sont vraiment en train de se réveiller et de voir au travers de la masse de la propagande et des mensonges qui nous sont continuellement apportés par les médias sur les sujets globaux et autre domaines englobant tous les aspects de l’humanité.

Connu pour être le “père de la relation publique”, Edward Bernays (NdT: neveu de Sigmund Freud) le résume assez bien:

La manipulation consciente et intelligente des habitudes et des opinions organisées des masses est un élément important de la société démocratique. Ceux qui manipulent de mécanisme invisible de la société constituent un gouvernement invisible qui est le véritable pouvoir de notre pays. Nous sommes gouvernés, nos esprits sont formatés, nos goûts façonnés, nos idées suggérées, essentiellement par un groupe de personnes dont nous n’avons jamais entendu parler.” — Propaganda, 1928

Ce grand “réveil” dont je parle est devenu évident alors que des mots comme “état profond”, “terrorisme faux-drapeau” sont devenus des lieux communs de la rhétorique publique médiatique, des politiciens internationaux y faisant même souvent référence. Prenez le président russe Poutine par exemple qui a dénoncé en de multiples occasions l’alliance militaire occidentale et ses menaces “magiques”, “mythiques” qu’elle crée pour justifier son action politico-économique et ses sanctions et interventions dans de nombreux pays pour en fait d’autres motifs. Un autre exemple serait comment le président syrien Bachar al Assad a dénoncé Donald Trump pour n’être qu’un autre outil de l’état profond états-unien. Cette reconnaissance de “l’état profond” est énorme car de nombreux présidents américains ont essayé d’en informer le public au cours des dernières décennies.

L’ancien président Theodor Roosevelt fut un de ceux qui essaya de nous prévenir que les deux partis politiques US avaient dérogé de leur objectif initial et qu’au lieu que la politique soit un outil pour promouvoir le bien public des masses, “ils sont les outils d’intérêts corrompus qui les utilisent pour assouvir leurs propres intérêts. Derrière ce gouvernement de façade, siège, trône un gouvernement invisible, n’ayant aucune responsabilité ni allégeance de quelque sorte que ce soit envers le peuple.” (source)

L’idée que les gouvernements ne représentent en rien leur peuple et que ceci n’est pas nouveau est devenu évident aujourd’hui. Pour nous, à Collective Evolution, c’est fascinant parce que nous avons écrit et dénoncé cet état profond depuis des années (NdT: de la même manière pour nous à Résistance 71…) et avoir maintenant des figures de la politique en parler ouvertement fait définitivement se poser des questions.

Le meilleur exemple (moderne) de terrorisme faux-drapeau pourrait bien être les attentats du 11 septembre 2001 ainsi que les récentes attaques chimiques ayant eu lieu en Syrie. Est-ce que l’élite mondialiste fomente et perpétue ces évènements en le blâmant sur quelqu’un d’autre pour justifier les actions qu’ils ont décidé de prendre ? Est-ce que tout ce qu’on nous dit et ce que nous connaissons sur le terrorisme et la menace sur la sûreté de l’État est fondé sur de fausses assertions ?

La Syrie et l’histoire de la Syrie est un excellent exemple, le document intitulé “Syria: Scenarios of Dramatic Political Change,” a été écrit en juillet 1986 par le Foreign Subversion and Instability Center, partie du Mission Center for Global Issues de la CIA. Il déclare sa mission être: “d’analyser un nombre possible de scénarios pouvant mener à l’expulsion du président Assad ou tout autre changement politique d’importance en Syrie.” Bien que le document ait 25 ans d’âge, il montre que les Etats-Unis planifient d’infiltrer et d’influencer la Syrie afin de créer un changement utile à leurs intérêts, cela remonte à plus de 30 ans..

Le document vient aussi avec des témoignages de gens de l’intérieur, comme par exemple le général 4 étoiles Wesley Clark, ancien chef des opérations de l’OTAN de 1997 à 2000. Celui-ci a déclaré dans un entretien avec Democracy Now! que les USA planifiaient d’envahir 7 pays en 5 ans au Moyen-Orient incluant la Syrie et ce sans aucune raison valide. Il offrait le sentiment des personnes au sein de l’armée américaine que nous avions une “bonne armée” et que nous pouvions “renverser des gouvernements”. Il parla d’un mémo interne du Pentagone qui décrivait comment les Etats-Unis allaient “renverser 7 pays en 5 ans en commençant avec l’Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et pour finir l’Iran.

(source).

Alors, qui a créé Al Qaïda et l’EIIL ?…

Nous sommes face à face avec la prise de contrôle criminelle à un niveau international.. il y a une guerre ouverte menée par les Etats-Unis et qui peut être menée par quelques pays par procuration qui obéissent aux ordres de Washington… La ‘guerre globale contre le terrorisme’ est une action américaine, une fausse action, basée sur de fausses bases. Elle nous explique que quelque part les Etats-Unis et le monde occidental courent après un ennemi fictif, l’État Islamique, quand cet EI est de fait totalement soutenu et financé par l’alliance militaire occidentale et les alliés des Etats-Unis dans le Golfe Persique,

Cette citation ci-dessus provient d’un économiste canadien, Michel Chossudovsky, professeur émérite de l’université d’Ottawa. Il expliqua tout cela dans une conférence international sur le Nouvel Ordre Mondial qui fut organisée il y a quelques années par la Perdana Global Peace Foundation.

Comme on peut le constater, ce sentiment est partagé par beaucoup et une des dernières voix à abonder en ce sens est celle de Garikai Chengu de l’université de Harvard.

A l’instar d’Al Qaïda, l’EIIL est made in USA, il est un instrument de terreur fait pour diviser et conquérir le Moyen-Orient riche en pétrole et en hydrocarbures et pour contrer l’influence croissante de l’Iran dans la région. Le fait que les Etats-Unis ont une très longue histoire de soutien et de création  du terrorisme ne surprendra que ceux qui regardent les JT et ignorent l’histoire.

Un autre excellent point que Chengu établit:

La relation de l’Amérique avec AQ a toujours été une relation de haine et d’amour. Tout cela dépend si un groupe particulier affilié à AQ sert des intérêts américains spécifiques dans la zone où il se trouve. Selon le cas, le ministère des affaires étrangères américain soutien et finance le groupe terroriste ou le fait bombarder. Alors même que les législateurs américains clament s’opposer à l’islam extrémiste, ils le fomente et le développent comme arme de leur politique étrangère.

Il fournit pas mal d’exemples dans son article, demandant aux lecteurs de se rappeler quand la “CIA donna naissance à Oussama Ben Laden et allaita son organisation pendant les années 1980.” Il rappelle brièvement l’ancien ministre britannique des affaires étrangères Robin Cook disant au parlement qu’Al Qaïda “était sans aucune équivoque, un produit des services de renseignement occidentaux.

La vérité est qu’il n’y a pas d’armée islamique ou de groupe terroriste répondant au nom d’Al Qaïda et tout officier de renseignement informé sait parfaitement cela. Mais en revanche, il y a une campagne de propagande pour faire croire au public la présence d’une entité intensifiée représentant ‘le diable’ et ce uniquement pour amener les téléspectateurs à accepter un leadership international unifié pour une ‘guerre contre le terrorisme’. Le pays qui se tient derrière cette campagne de propagande sont les Etats-Unis.” ~ Robin Cook

Aujourd’hui, nous avons de nombreux lanceurs d’alerte qui martèlent ce point précis. Voici par exemple une vidéo de la lanceuse d’alerte du FBI Sibel Edmonds sur RT news: video.

Elle est une ancienne traductrice du FBI et fondatrice de la National Security Whistleblowers Coalition (NSWBC). Elle a attiré pas mal d’attention sur elle en 2002 après avoir accusé un collègue de couvrir une activité illicite impliquant des citoyens turcs, qui mettaient en cause de sérieux manquements à la sécurité et des activités de camouflage en référence à des informations ultra-confidentielles qui étaient délibérément supprimées. Elle met en évidence le fait que l’EIIL est la création de ceux-là mêmes qui appelle le groupe terroriste.

Un autre exemple récent provient d’Edward Snowden qui publie un tweet de l’assistant professeur Max Abrahms, expert en sécurité internationale, posant la relation entre la CIA et AQ. […] 

Snowden a retweeter ceci le 12 septembre, le jour d’après l’anniversaire du 11 septembre.

La soi-disante guerre contre le terrorisme devrait être vue pour ce qu’elle est véritablement: un prétexte pour maintenir une armée américaine dangereusement sur-gonflée. Les deux groupes les plus importants influents sur la politique étrangère américaine sont le lobby israélien qui dirige la politique américaine du Moyen-Orient et le complexe militaro-industriel qui profite de toutes les actions qui en découlent. Depuis que George W. Bush a déclaré cette ‘guerre contre le terrorisme’ en 2001, celle-ci a coûté aux contribuable plus de 6600 milliards de dollars et des milliers de nos jeunes sont tombés pour cette mascarade ; mais cette guerre a aussi engrangé des milliards pour l’élite au sommet de la pyramide américaine.” ~ Garikai Chengu.

Alors que pouvez-vous faire ? En quoi cela change t’il votre vie ?

Le plus intéressant au sujet de ce type d’information est que cela va à contre-courant de l’info des merdias de base et de leur rhétorique usuelle. Dans un monde où l’information est présentée de manière totalement antinomique à la réalité de terrain, que doit donc faire celui qui est intéressé de connaître la vérité ?…

La plupart sait qui sert la soupe les vraies “fausses nouvelles/infos” et cela est spécifiquement intrigant quand on a tant de sources qui vont contre le narratif officiel. Ce qui est encore plus inquiétant est que ce sont les gouvernements qui veulent décider de ce qui est de la “vraie et de la fausse info”, de ce qui est réel et de ce qui est falsifié. Ne devrions-nous pas être capables de faire cela nous-mêmes ?… Ne devrions nous pas mettre notre casque à esprit critique ? Ne sommes-nous pas capable de regarder des sources variées d’information et de faire un choix informé plutôt que de dépendre exclusivement des infos diffusées sur nos écrans de TV avec des gens d’influence manipulant les perceptions et les esprits de la masse des gens ?…

En fin de compte, c’est tout ce qui existe, une guerre pour notre conscience et il est très clair qu’ils ne veulent vraiment pas que nous pensions par nous-mêmes.

Ce type d’info est du style catalyseur “ah ah, mais c’est pourtant bien sûr!”. Plus on commence à voir les choses, et à devenir conscients des réalités et plus cela devient le point de départ de l’action. Regardez ce qu’il s’est produit avec les OGM et l’activisme que cela a engendré, ainsi la vaste majorité de la nourriture OGM parfaitement légale aux Etats-Unis a été interdite dans bien des pays du monde.

C’est la même chose avec le terrorisme et la guerre en général. Au bout du compte, on nous a lavé le cerveau et on continue d’être conditionné afin d’accepter les raisons de la guerre. Au moment où nous nous réveillons, à l’instant où nous avons ce moment “ah ah”, c’est le moment où tout change et c’est aussi le moment où les soldats commenceront à arrêter d’appuyer sur la détente de leurs armes.

Le changement commence avec nous ! et au moment où nous ne permettons plus que nous soyons utilisés comme outils pour les objectifs et les fins de gens puissants, alors vient le moment où le monde commence à changer et nous sommes en ce moment même dans ce processus !… Une des choses les plus fortes et utiles que vous puissiez faire, est que lorsque l’opportunité vous ait présentée, n’ayez jamais peur de gueuler et de partager un avis, une opinion qui va à contre-courant.

== =

“Soyez le changement que vous voulez pour le monde..”
~Mahatma Gandhi ~

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Lectures complémentaires:

Manifeste pour la Société des Sociétés

Au sujet dun 11 septembre nucleaire

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

911_History_en

Que faire ?

Au sujet d’un 11 septembre nucleaire

Effondrer le colonialisme

Théorie Russo Ukrainienne de l’Origine Profonde Abiotique du Pétrole

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

le bouclier du lanceur d’alerte

Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, Yougoslavie, Irak, Libye et chaos organisé…

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Les marchés aux esclaves dans la Libye “libérée” et le silence assourdissant des faucons humanistes

 

Neil Clark for RT

 

1er décembre 2017

 

url de l’article original:

https://www.rt.com/op-edge/411562-libya-slave-markets-nato/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les rapports nous parvenant établissant la vente d’Africains noirs pour 400 US$ sur des marchés aux esclaves se tenant dans la Libye “libérée” est une mise en accusation sans conteste de la soi-disante “intervention humanitaire” menée par l’OTAN pour renverser le gouvernement de Mouammar Kadhafi en 2011.

En mars 2011 des gravures de mode “libérales” occidentales donneurs de leçon de vertu firent équipes avec des va t’en guerre nouveaux cons de la pire espèce pour demander une action afin de “sauver” le peuple libyen du leader despote qui dirigeait le pays depuis la fin des années 1960. “On doit faire quelque chose !” crièrent-ils tous à l’unisson. Et quelque chose fut fait. La Libye fut transformée par l’OTAN d’un pays ayant le plus haut index de développement humanitaire du continent africain en 2009 en un enfer chaotique ayant des gouvernements rivaux, des chefs de guerre et des groupes terroristes se battant pour le contrôle du pays.

Sous l’ère Kadhafi, les Libyens avaient un système de santé et d’éducation gratuit. Le taux d’alphabétisation passa de 25% à 90%. Un rapport du Conseil pour les Droits de l’Homme de l’ONU félicita la Libye pour son système social en janvier 2011 (NdT: soit 2 mois avant sa destruction par l’OTAN bras armé de l’empire…). Bien entendu ce n’était pas parfait et il y avait encore des choses à améliorer et le pays s’y attelait dans bien des domaines.

Dans le Daily Telegraph, journal qui ne peut pas être accusé d’être une groupie de la Jamahiriya libyenne, la Libye fut encensée comme une des six meilleures destinations de croisière nautique en juin 2010.

Les paquebots n’ont plus la Libye sur leurs itinéraires aujourd’hui, bien trop dangereux.

La seule chose de surprenante au sujet des marchés d’esclaves (cela vaut la peine aussi de noter qu’avant le rapport de CNN, l’agence de l’ONU l’IOM avait rapporté également leur existence plus tôt cette année) est que cela surprenne encore quelqu’un. Les droits de l’Homme et le progrès social reculent en général de plusieurs centaines d’années après une “intervention humanitaire” de l’OTAN et ceci n’est pas du tout accidentel. Les “interventions” qui impliquent à dessein de gros bombardements des infrastructure du pays et le démantèlement subséquent de l’appareil d’état sont planifiés pour annihiler des décennies de progrès sociaux. “L’échec du plan” est en fait la partie la plus importante du plan comme le détaille très bien mon collègue Dan Glazebrook dans son livre “Diviser et détruire ou la statégie impérialisre de l’occident dans un âge de crise”.

La Libye fut ciblée, comme la Yougoslavie et l’Irak avant elle, non pas à cause d’une véritable préoccupation qu’un “nouveau Srebrenica” allait se produire mais parce qu’elle est un pays riche en ressources naturelles ayant un gouvernement indépendant d’esprit qui opérait dans un système économique d’état de manière prédominante et ce dans une partie des plus géostratégiques au monde.

Ni la Libye, ni l’Irak ni la Yougoslavie ne répondirent aux ordres du lobby guerrier occidental, lobby de la guerre sans fin, c’est pour cela qu’elle fut programmée pour la destruction. Le chaos qui suit routinièrement la destruction délivrée par l’OTAN est une cruelle expérience pour les locaux qui voient leurs standards de vie plonger et les risques de mourir dans une attaque terroriste violente augmenter dramatiquement, mais cette état de fait est excellent pour les entreprises coloniales occidentales lorsqu’elles entrent en masse dans le “pays libéré”, prenant avantage d’un manque d’autorité centrale.

Bien entendu, tout cela n’est jamais mentionné dans les médias amis de l’OTAN. Le rôle des élites occidentales dans la transformation d’états providence fonctionnant et états à la dérive n’est jamais mentionné dans les rapports des merdias sur ces pays après leur “libération”.

Dans son article récent pour le magazine FAIR, le journaliste Ben Norton a noté comment des rapports “parlaient à profusion de l’esclavage en Libye comme d’un problème de droits humains intemporel et non pas comme un problème politique enraciné dans une histoire très récente.”

Le narratif dominant est que les marchés aux esclaves ont ré-émergé en Libye “comme par magie”. L’”instabilité” est mentionnée mais pas sa cause, à savoir le renversement de régime en 2011 et le soutien de l’occident à des extrémistes dans dans certains cas, à des escadrons de la mort ouvertement racistes. Tout le monde est blâmé pour le chaos en place sauf les lobbyistes et les personnes protégées qui sont en fait responsables.

Le gouvernement français a joué un rôle primordial dans la destruction de la Libye en 2011 et pourtant aujourd’hui, le président français “progressiste” Macron blâme des “Africains” pour le problème de l’esclavage dans le pays. “Qui sont les trafiquants ? Posez-vous cette question, jeunes Africains. Vous êtes incroyables. Qui sont les trafiquants ? Ils sont Africains mes amis, ils sont africains.” Macron, comme d’autres leaders occidentaux, veut nous faire observer cette préoccupation de l’esclavage en mode macro et non pas en mode panoramique. Pourquoi ? Parce que si nous le faisons, automatiquement l’OTAN vient dans le champ, à la vue de tous.

Il y a le même type de blanchiment au sujet de l’Irak et sur la montée de l’EIIL/Daesh. Une fois de plus, nous sommes supposés regarder l’émergence du groupe comme “un truc qui arrive”. Mais l’EIIL n’était en rien une force lorsque le Baathiste séculier Saddam Hussein régnait sur l’Irak, il ne s’est développé que seulement après l’éviction de Saddam du pouvoir et du chaos qui s’ensuivit le démantèlement de l’appareil d’état par les occupants.

Six ans et demi plus tard, il est révélateur de prendre du recul et de regarder ce que les groupies de “l’intervention humanitaire” en Libye disaient au début de 2011 et ce qu’il s’est de facto produit après les 26 500 sorties aériennes de l’OTAN.

Le prix de l’inaction est trop élevé” était le titre d’un article de David Aaronovitch dans The Times du 18 mars 2011. “Si nous ne bombardons pas les chars de Kadhafi, l’Europe devra faire face à une marée de réfugiés et à une nouvelle génération de djihadistes”, en fut le résumé.

Devinez ? L’alliance militaire occidentale bombarda les chars de Kadhafi (et bien plus sur le côté…) et nous avons eu une vague de réfugiés de dimension biblique, incluant le poseur de bombe de Manchester Salman Abedi.

Il n’y a pas eu de mea culpa de la part d’Aaronovitch, ni de son collègue du Times Oliver Kamm qui m’attaqua après que j’eusse écrit un article dans le Daily Express appelant l’OTAN à tout arrêter.

En fait, l’expérience irakienne aurait dû mener tous les véritables humanitaires à s’opposer à l’assaut en règle de l’OTAN. Dans bien des cas, la Libye fut un crime encore plus grave que l’invasion de l’Irak, parce qu’elle est venue après Il n’y avait plus aucune excuse pour ne pas voir comment l’aventure de 2003 s’était transformée, pour soutenir une pareille affaire en Afrique du Nord.

Sans surprise, les politiciens et les experts qui ne pouvaient pas s’arrêter de parler de la Libye en 2011 et de la responsabilité de “protéger” les civils qui incombait à l’occident, semblent bien moins enclins à parler de ce pays aujourd’hui. La Libye et ses problèmes ont complètement disparu des pages des journaux. C’est la même chose après chaque intervention occidentale Toujours la même chose: saturation des médias avant et pendant la “libération”, appels belliqueux irresponsables de l’expertocratie nouveau con/libérale pour une action militaire afin de “sauver le peuple” du tout dernier Hitler en date, puis retour au silence dans l’après attaque alors que le pays concerné est de retour au moyen-âge.

Les “libérateurs” de la Libye ont bougé sur quelque chose de plus important en 2017, la Russophobie pour obsession courante. Tout en fait, pour nous distraire des conséquences des plus désastreuses de leurs actions.

Nouvel Ordre Mondial, OTAN et néo-nazisme…

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Ne jamais oublier la véritable signification du sigle OTAN: Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord…

Des années de plomb du Gladio jusqu’au Gladio 2.0 « djihadiste » actuel, l’histoire donne raison à Guy Debord lorsqu’il disait déjà en 1988: « L’histoire du terrorisme est écrite par l’État, en cela elle est éducative. »

~ Résistance 71 ~

 

Le néonazisme en Europe est Otan

 

Manilio Dinucci

 

13 juin 2017

 

url de l’article en français:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8681

 

L’Ukraine, de fait déjà dans l’Otan, veut à présent y entrer officiellement. Le parlement de Kiev, le 8 juin, a voté majoritairement (276 voix contre 25) un amendement législatif qui rend prioritaire cet objectif. Son admission dans l’Otan ne serait pas qu’un acte formel. La Russie se trouve accusée par l’Otan d’avoir annexé illégalement la Crimée et de conduire des actions militaires contre l’Ukraine.

En conséquence, si l’Ukraine entrait officiellement dans l’Otan, les 29 autres membres de l’Alliance, sur la base de l’Article 5, devraient « assister la partie attaquée en entreprenant l’action jugée nécessaire, utilisation de la force armée comprise ». En d’autres termes, ils devraient entrer en guerre contre la Russie.

Le mérite d’avoir introduit dans la législation ukrainienne l’objectif d’entrer dans l’Otan revient au président du parlement Andriy Parubiy. Co-fondateur en 1991 du Parti national-social ukrainien, sur le modèle du Parti national-socialiste d’Adolf Hitler ; chef des formations paramilitaires néo-nazies, utilisées en 2014 dans le putsch de Place Maïdan, sous direction USA/Otan, et dans le massacre d’Odessa ; chef du Conseil de défense et sécurité nationale qui, avec le Bataillon Azov et d’autres unités néo-nazies, attaque les civils ukrainiens de nationalité russe dans la partie orientale du pays et effectue avec les meutes armées de féroces agressions de militants du Parti communiste, dévastant ses sièges et brûlant les livres dans le plus pur style nazi, alors que ce même Parti va être mis officiellement hors la loi. Voilà qui est Andriy Parubiy qui, en habit de président du parlement ukrainien (charge qui lui a été conférée grâce à ses mérites démocratiques en avril 2016), a été reçu le 5 juin à Montecitorio par la présidente de la Chambre, Laura Boldrini. « L’Italie – a souligné la présidente Boldrini- a toujours condamné l’action illégale opérée au détriment d’une partie du territoire ukrainien ». Elle a ce faisant approuvé la version Otan selon laquelle c’est la Russie qui aurait annexé illégalement la Crimée, ignorant le fait que le choix des Russes de Crimée de se détacher de l’Ukraine et de revenir dans la Russie a été prise pour empêcher d’être attaqués, comme les Russes du Donbass, par les bataillons néo-nazis et les autres forces de Kiev.

Le cordial entretien s’est conclus par la signature d’un mémorandum d’entente qui « renforce ultérieurement la coopération parlementaire entre les deux assemblées, que ce soit sur le plan politique ou administratif ».

Ainsi se renforce la coopération entre la République italienne, née de la Résistance contre le nazi-fascisme, et un régime qui a créé en Ukraine une situation analogue à celle qui porta l’avènement du fascisme dans les années Vingt et du nazisme dans les années Trente. Le bataillon Azov, dont la marque nazie est représentée par son emblème calqué sur celui des SS Das Reich, a été incorporé dans la Garde nationale, transformé en unité militaire régulière et promu au statut de régiment d’opérations spéciales.

Il a donc été doté de véhicules blindés et de pièces d’artillerie. Avec d’autres formations néo-nazies, transformées en unités régulières, il est entraîné par des instructeurs USA de la 173ème division aéroportée, transférés de Vicence en Ukraine, secondés par d’autres instructeurs de l’Otan.

L’Ukraine de Kiev est ainsi devenue le « vivier » du nazisme renaissant au coeur de l’Europe. À Kiev confluent des néo-nazis de toute l’Europe, Italie comprise. Après avoir été entraînés et essayés dans des actions militaires contre les Russes d’Ukraine dans le Donbass, on les fait revenir dans leurs pays. Désormais l’Otan doit rajeunir les rangs de Gladio.

Syrie: OTAN en emporte le flan…

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Ne jamais oublier:

OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

~ Résistance 71 ~

 

Mise à jour: Les forces spéciales syriennes capturent 14 officiers des forces de la coalition à Alep

VT

18 décembre 2016

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/12/17/breaking-syrian-special-forces-captured-14-us-coalition-officers-captured-in-aleppo/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous avons quelques confirmations de ceci depuis nos propres sources syriennes. Le chiffre est en fait bien plus élevé que les 14 noms qui ont été publiés par un député syrien via Facebook. Ce rapport des 14 officiers est peut-être un groupe différent, car il contient des noms spécifiques. Mon rapport ne comportait que des chiffres et des nationalités et la nouvelle qu’ils n’ont pas vraiment été “capturés”, mais qu’ils furent autorisés à partir après un accord impliquant les parties impiquées. Vous constaterez que le marocain ne figure pas parmi les chiffres fournis.

Nombre et nationalités des officiers impliqués:

  • 22 Américains (OTAN)
  • 16 Britanniques (OTAN)
  • 21 Français (OTAN)
  • 7 Israéliens (assimilés OTAN)
  • 62 Turcs (OTAN)
  • Total: 128 officiers

La liste des 14 noms fuités par le député syrien n’est pas la liste des véritables noms de ces officiers, ce sont leurs noms de couverture en mission. C’est une pratique standard que d’utiliser de faux papiers d’identification lorsque des militaires sont en opération secrète. Ceci est ignoré par les médias de masse, tout comme toutes les histoires de militaires étrangers capturés en Syrie. La Syrie est toute aussi calme de son côté.

De ce que nous pouvons voir jusqu’ici, c’est que l’exfiltration de tous ces officiers (NdT: 128 quand même au total !!…) s’est effectuée au moyen de l’accord de cessez-le-feu et de l’évacuation des djihadistes afin de prévenir plus de pertes syriennes et plus de dégâts ; de plus, la Syrie et la Russie voulaient juste en finir avec çà. Les Russes sont déjà en mode de cessez-le-feu total depuis le départ des pourparlers politiques entre toutes les parties.

La Russie est déterminée à mettre toutes les parties concernées autour de la table de négociations, de fait, elle ne va pas laisser une affaire d’officiers étrangers capturés foutre ce plan en l’air. Nous verrons quelle sera la réactions pour démarrer les pourparlers. Ensuite il faudra bien observer si les missiles antichars TOW et les MANPAD anti-aériens sont utilisés par les terroristes lors de leur nouvelle offensive.

Et puis, Trump va finir par peser dans l’affaire (NdT: en tant que nouveau président le mois prochain…) et il est une sorte de carte surprise en ce domaine.

Bon, la merde a atteint le ventilateur si tout cela se confirme, Nous allons demander confirmation de cela auprès du bureau du ministre de la justice syrien. Personne ne reprend cette histoire (NdT: le Réseau Voltaire en France)

Nous avons été suspicieux depuis que Kerry a pris position pour un cessez-le-feu à Alep afin de laisser entre l’aide humanitaire, puis qu’on s’occuperait des djihadistes. Bien sûr cela ne puait pas seulement à plein nez le ravitaillement de ceux-ci, mais aussi l’exfiltration de quelques personnels clef pris dans la nasse.

Bien sûr, de petits groupes pourraient bien se cacher dans des planques sous-terraines bien achalandées pendant plusieurs semaines afin d’en sortir plus tard, mais il y a toujours un gros risque à procéder de la sorte. Imaginez simplement les primes émises pour qu’on mette la main sur ces créatures du “stay behind” (NdT: ici Jim Dean fait une allusion directe au réseau Gladio de l’OTAN et son armée secrète “stay behind”…).

Il a déjà été rapporté qu’une campagne désormais classique d’attentats suicides contre la ville libre d’Alep sera lancée pour faire comprendre à tout le monde “que ce n’est pas encore fini..” Le chemin est toujours cahotique devant et il sera difficile de revenir à des temps calmes et sereins, où Alep pourra retourner à ses activités commerciales et touristiques d’avant guerre. ~ Jim Dean ~

– Publié … December 17,  2016

Au moins 14 conseillers militaires de la coalition menée par les Etats-Unis ont été capturés par les forces spéciales syriennes dans un bunker dans la partie Est de la ville d’Alep, d’après des rapports de médias.

Ceci s’est apparemment passé au matin du 16 décembre 2016 (Voltaire.net):

“Le CS de l’ONU siège à huis-clos ce vendredi 16 décembre 2016 à 17:00 TU, alors que des officiers de l’OTAN ont été arrêtés ce matin dans un bunker dans Alep-Est par les forces spéciales syriennes.”

21stcenturywire.com a aussi fourni une liste de noms de conseillers militaires de la coalition capturés à Alep, citant un membre du parlement syrien :

Fares Shehabi, député connu et président de la chambre de commerce de la ville d’Alep a publié les noms d’officiers de la coalition sur sa page Facebook le 15 décembre.

Mutaz Kanoğlu – Turkey
David Scott Winer – USA
David Shlomo Aram – Israel
Muhamad Tamimi – Qatar
Muhamad Ahmad Assabian – Saudi
Abd-el-Menham Fahd al Harij – Saudi
Islam Salam Ezzahran Al Hajlan – Saudi
Ahmed Ben Naoufel Al Darij – Saudi
Muhamad Hassan Al Sabihi – Saudi
Hamad Fahad Al Dousri – Saudi
Amjad Qassem Al Tiraoui – Jordan
Qassem Saad Al Shamry – Saudi
Ayman Qassem Al Thahalbi – Saudi
Mohamed Ech-Chafihi El Idrissi – Moroccan

Le journaliste basé à Damas Saïd Hilal Alcharifi a aussi rapporté sur cette affaire sur son compte Facebook: Facebook account:

Urgent ~ Les autorités syriennes, gràce à de bons renseignements, ont pu atteindre le QG d’officiers militaires importants se tenant dans les sous-bassements d’un district d’Alep-Est et ont pu tous les capturer vivants. Quelques noms ont déjà été fuités à quelques journalistes sytiens dont moi. Il faut voir les nationalités et les grades de ces salopards: américains, français, britanniques, allemands, israéliens, turcs, saoudiens, marocains, qataris etc…). Je peux vous assurer que la Syrie tient en ce moment même un gros trésor à faire valoir lors des négociations avec les pays qui nous ont détruits.

Plus tôt en ce mois de décembre, le magazine South Front avait déjà noté que les Etats-Unis étaient en train de pousser désespérément pour une “solution diplomatique” à Alep et cela pouvait déjà indiquer que le gouvernement Obama et son administration callait et était prise de cours pour extirper les mercenaires américains et les membres des forces spéciales coincés dans la nasse d’Alep.

Considérant que les conseillers militaires de la coalition emmenée par les Etats-Unis en Syrie ont déjà largement opéré a travers le pays, formant et assistant la soi-disante “opposition modérée” ouvertement liée à Al Qaïda (NdT: création de la CIA au début des années 1980 en Afghanistan, ayant pour “pères” Robert Gates et Zbigniew Brzezinski…), ces récents rapports sont très certainement vrais.

Par exemple, il est notoire que des conseillers militaires britanniques sont officiellement arrivés en Syrie pour restaurer la capacité combattante de l’opposition “modérée” qui s’est retranchée à Alep: , British military advisers have officially arrived to Syria

Des conseillers militaires britanniques sont arrivés en Syrie afin de restaurer la capacité au combat des unités de l’”opposition modérée”, retranchée à Alep, a rapporté le journal Izvestiya, citant une déclaration de ministre de la défense britannique Michael Fallon. D’après Fallon, 20 instructeurs militaires britanniques entraîneront les forces d’opposition à Assad, forces impliquées (soi-disant) contre l’EI. Ces conseillers sont déjà sur le terrain.

L’envoi de conseillers britanniques fut annoncé en Octobre, bien avant la recapture d’Alep par les forces du gouvernement syrien. Initialement, ils avaient la tâche d’entraîner de jeunes recrues aux combats, ainsi que de leur enseigner des rudiments de médecines de campagne et d’ingénierie de combat (NdT: euphémisme pour explosifs, bombes et la construction d’engins explosifs improvisés). Mais la situation a changé et la tâche également.

Guerre et mensonges impérialistes en Syrie: La requête de Washington à Moscou officialise les troupes yankees au sol en Syrie !….

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Washington demande à Moscou de ne pas bombarder ses troupes au sol opérant dans le Nord de la Syrie

 

Michel Chossudovsky

 

21 février 2016

 

url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/washington-asks-moscow-please-do-not-to-bomb-american-troops-operating-on-the-ground-in-northern-syria/5509226

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Washington a demandé à Moscou de ne pas bombarder les zones du nord de la Syrie où les forces spéciales commandos des Etats-Unis sont déployées. Ces zones sont sous la jurisdiction d’une soi-disant “opposition modérée” et ses rebelles qui sont soutenus activement par les Etats-Unis et leurs alliés.

Ces zones en question sont des poches de la Syrie du Nord dans lesquelles se trouvent des groupes djihadistes variés soutenus par les USA/OTAN incluant l’EIIL et le front Al Nosra (NdT: Al Qaïda en Syrie), qui combattent les forces gouvernementales syriennes de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) et leurs alliés. Ces poches terroristes sont protégées par la coalition menée par les Etats-Unis et la Turquie:

Le Pentagone a demandé à la Russie de se tenir à l’écart de certaines parties du nord de la Syrie où des forces spéciales américaines entrainent des combattants localement, à savoir des terroristes incluant ceux de Daesh, pour combattre les groupes islamistes (les rebelles de l’opposition sont des alliés de l’EIIL, l’EIIL est soutenu par les Etats-Unis et a des forces spéciales parmi ses rangs), ont dit des officiels militaires américains. La reconnaissance est signifiante parce que le Pentagone a insisté répétitivement qu’il ne coopère pas avec Moscou tandis que les deux puissances mènent des campagnes de bombardement distinctes dans la Syrie ravagée par la guerre. Le conseiller reconnaît la présence militaire des Etats-Unis en Syrie. Washington confirme que les forces spéciales et la CIA opèrent au sein des rangs de “l’opposition modérée.”

L’objectif de Washington est double:

  • Premièrement, il veut “officiellement” éviter une confrontation militaire directe avec la Russie et prévenir des pertes américaines. C’est la substance du conseil officiel, mais ce n’est pas l’objectif principal.
  • Deuxièmement, il utilise le prétexte d’éviter la confrontation militaire avec la Russie (et les pertes militaires américaines) comme moyen de limiter la campagne de bombardement russe: l’objectif principal de Washington est de protéger ce qu’il reste des positions terroristes sponsorisées par les USA en Syrie du Nord, incluant celles de l’EIIL/Daesh, des bombardements russes.

Ceci revient à demander à la Russie de ne pas bombarder les “terroristes modérés” soutenus par les forces américaines. En fait, ceci fut la position initiale adopté par Washington dès le début de la campagne de bombardement russe contre l’EIIL qui a commencé fin Septembre 2015. Le gouvernement Obama a blâmé Poutine de “cibler délibérément les forces soutenues par les Etats-Unis” en Syrie (les “terroristes modérés”) plutôt que leurs forces spéciales: la préoccupation des USA sur un plan stratégique est plus de protéger leurs positions terroristes que leurs propres troupes spéciales au sol.

En fait, ce qui était en jeu à la mi-Octobre 2015 était que la Russie tuait les “bons gars”, à savoir “les rebelles formés par la CIA” que Moscou avait “par erreur” catégorisé comme terroristes.

D’après des hauts-fonctionnaires américains interviewés sur Fox News:

“Poutine cible délibérément nos forces. Nos gars essaient désespérément de survivre.” Officiellement, les Etats-Unis ont donc des “bottes au sol” opérant au sein des groupes variés d’Al Qaïda et “d’opposition” aussi bien qu’au sein de l’EIIL, ceci en totale violation de la souveraneté syrienne.

Les forces spéciales commandos sont en liaison permanente avec les forces US/OTAN.

Le conseil du Pentaqone demande à la Russie de ne pas cibler les forces commandos US dans de “larges zones” du nord de la Syrie, ce qui revient en fait à restreindre les frappes aériennes russes contre les terroristes soutenus par la coalition américaine. (NdT: en cela les US utilisent leurs propres troupes comme bouclier humain pour protéger leurs terroristes…)

Le lieutenant-général Charles Brown, commandant des forces aériennes américaines au Moyen-Orient, a dit que les officiels américains ont demandé à Moscou d’éviter de “larges zones” du nord de la Syrie (toujours sous contrôle terroriste) “afin de maintenir un bon niveau de sécurité pour nos forces qui sont au sol.”

L’attaché de presse du Pentagone Peter Cook, a dit que la Russie avait honoré cette requête et insisté que le Pentagone n’avait fourni que de vagues descriptions géographiques sur les lieux où se trouvaient les troupes américaines et n’avait pas indiqué les positions exactes.

[L’armée russe sait parfaitement où sont les forces américaines, dans les rangs de groupes variés “d’opposition” combattant les forces gouvernementales syriennes.]
Le Pentagone a dit l’an dernier qu’il envoyait 50 militaires de ses forces commandos travailler avec les combattants anti-EIIL en Syrie bien que les officiels ont dit ne rien savoir de leur location et de leur progrès depuis.

Le nombre de forces américaines au sol est bien plus grand, ces chiffres du Pentagone n’incluent pas les forces mercenaires louées aux contractants privés opérant au sein des groupes terroristes.

Depuis Août 2014, les Etats-Unis mènent une coalition internationale contre le groupe EI en Irak et au Levant (EIIL). Ceci est un mensonge: il y a une vaste documentation montrant que les Etats-Unis et leurs alliés incluant la Turquie et l’Arabie Saoudite, protègent de fait l’EIIL.

La Russie est entrée dans le conflit en Syrie en Septembre 2015, lorsqu’elle a commencé à bombarder les rebelles opposés au président Bachar al-Assad. La Russie dit qu’elle attaque le groupe EI et d’autres terroristes.

… Le Pentagone a tenu une série de pourparlers de “désamorçage” pour établir des procédures en cas d’erreur (Al Monitor, AFP Report, emphasis added)

Il faut ici noter qu’à la mi-Janvier, en réponse aux raids aériens russes et la défaite des terroristes soutenus par les US/OTAN des forces d’opposition, le Pentagone a annoncé un nouveau plan pour entraîner jusqu’à 7000 nouveaux rebelles en Syrie “comme partie d’un effort de sécuriser la frontière sud de la Turquie”. Ce plan, coordonné avec la Turquie, consisterait à créer une soi-disante “zone de sécurité” en Syrie du Nord.

D’après un document secret du Pentagone, l’objective ultime “était de créer un caliphat islamiste (une principauté salafiste) en Syrie du Nord.”

 

Global Research has developed an archive of more than 1000 articles on Syria, which document beyond doubt Washington’s support of Al Qaeda affiliated opposition groups in Syria as well as the Islamic State.

 

Analyse de l’empire: État Islamique quésaco ?…

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Qu’est-ce que l’EIIL ou EI

 

Mahdi Darius Nazemroaya

 

Octobre 2015

 

Source:

http://www.globalresearch.ca/what-is-isis/5486603

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71~

 

Avant une réunion prévue entre le président russe Vladimir Poutine et le président américian Barack Obama et leurs discours respectifs à l’AG de l’ONU fin septembre, le président russe avait étiqueté le soutien de Washington pour les forces insurgées du Syrie comme étant à la fois illégal et inefficace, dans un entretien avec le journaliste américain Charles Rose de CBS et PBS television networks. A part avoir déclaré que le soutien des USA aux insurgés était “une provision de soutien militaire à des structures illégales” qui viole “les principes de la loi internationale moderne et la charte des Nations-Unies”, Poutine fit remarquer que les militants entraînés et armés par les Etats-Unis rejoignaient en fait le soi-disant “Etat Islamique” (EIIL/EI).

Washington combat une guerre globale multi-dimensionnelle sur plusieurs fronts en utilisant des forces par procuration (proxies). En Europe, il utilise le gouvernement ukrainien et l’Union Européenne pour confronter la Fédération de Russie tandis qu’il utilise l’Arabie Saoudite et un groupe de régimes arabes pour gagner le contrôle du Yémen. En Asie orientale, les Etats-Unis utilisent les tensions entre la RPC et ses voisins pour confronter Pékin. Dans ce contexte, la Corée du Sud est utilisée pour confronter les Coréens du Nord comme moyen de cibler les Chinois.

Le soi-disant Etat Islamique ou EIIL/EI est une création des Etats-Unis. Il fut incubé par Washington comme une force par procuration pour déclencher la même guerre multi-dimensionnelle qui a été décrite ci-dessus. En fait, la monté en puissance militaire des USA en Irak et en Syrie menée par ces mêmes Etats-Unis est un écran de fumée pour un changement de régime et des opérations guerrières en Asie du Sud-Ouest ciblant la Syrie, l’Iran et leurs alliés régionaux. Les Etats-Unis ont utilisé des chemins parallèles pour engager ces acteurs tout en continuant de faire monter en puissance leurs moyens de guerre pour y effectuer un changement de régime. C’est pourquoi se met en place cette vicieuse mission et que les USA avec la France et le Canada ont bombardé les infrastructures syriennes sous prétexte de bombarder l’EIIL/EI. Le fait que les Etats-Unis s’engagent contre l’iran ou la Syrie n’est que le scenario bis-repetita de ce qui se produisit en Libye, alors que les Etats-Unis engageaient Kadhafi, ils organisaient les moyens de se débarrasser de lui. C’est en fait à cause de ces plans de changeemnt de régime que la Russie, l’Iran, l’Irak et la Syrie ont créé à Bagdhad une cellule de coordination pour combattre l’EIIL/EI et que les Russes ont revigoré leurs forces et présence militaires en Syrie (NdT: sur invitation du gouvernement syrien ne l’oublions jamais, ce qui n’est pas le cas des yanks opérant illégalement sur le territoire syrien !…).

Les changements de nom de ces groupes combattant en Syrie et en Irak ne devraient tromper personne. Par essence, ce sont les mêmes forces, des “agents du chaos” utilisés pour créer une insécurité maximum contre les rivaux des US et tous gouvernements ou entités qui résistent aux diktats américains. Avec l’érosion d’Al Qaïda et l’estompage d’Oussama Ben Laden des feux de la rampe, Washington a créé de nouvelles légendes, de nouveaux mythes pour les remplacer aux yeux du public et du monde comme moyens de soutenir et maintenir sa politique étrangère (NdT: faite exclusivement d’agression). Dès lors, Joubhat al-Nosra, l’EIIL/EI et Abou Bakr al-Bagdahdi furent inventés et lancés comme les nouveaux épouvantails, les nouveaux monstres pour confirmer la “longue guerre” de Washington et justifier son militarisme galopant. Ces épouvantails ont aussi été agités pour attiser les flammes de la sédition, l’expulsion des chrétiens et autres minorités et alimenter les sectarisme entre les musulmans avec pour objectif de partager la région et de pousser les musulmans sunnites et chiites à s’entre-tuer.

C’est pourquoi l’ambassade canadienne en Jordanie a été prise la main dans le sac de recruter pour l’EIIL/EI et que les diplomates canadiens ont aidé à la formation du Conseil National Syrien (CNS) comme façade pour les escadrons de la mort en Syrie. Tandis que les politicards haperistes diabolisent les arabes et les musulmans d’une manière ou d’une autre, au Canada, ils ont soutenu en sous-main les coupeurs de tietes de l’EIIL/EI en Irak et en Syrie. Avant cela, ils avaient soutenu les mêmes tristes personnages en Libye et même permis des “contractants de sécurité” canadiens (NdT: lire mercenaires…) et des drones les assister.

Des accusations et des rapports ont été émis accusant le gouvernement de Harper de recruter pour la même organisation terroriste qu’il disait au public canadien combattre en Irak et en Syrie. Le journal du Ottawa Citizen a écrit ceci à ce propos:

“L’ambassade du Canada en Jordanie, qui est dirigée par l’ambassadeur spécialement choisi par le PM Harper de surcroi son ancien chef garde du corps, est liée à des rapports dévoilant un scandale international d’espionnage et de terrorisme.”

L’agence de presse Reuters a aussi confirmé le rôle du gouvernement Harper dans le recrutement pour les mêmes terroristes qu’il déclare combattre avec les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis. “Une source de la sécurité européenne, familière avec l’affaire des trois filles, a dit que la personne en question avait une connexion avec les services secrets canadiens du CSIS.” A rapporté Reuters le 12 Mars 2015.

Le ministre canadien de la sécurité publique Steven Blaney a refusé de commenter sur les rapports disant que le Canada recrute des personnes pour l’EI disant que cela était une affaire de sécurité opérationnelle tandis que Ray Boisvert, ancien directeur du CSIS a dit que l’histoire était tout à fait plausible. Dans le même temps, le ministre turc des affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a déclaré que la situation était très compliquée, mais que le recruteur pour l’EIIL/EI est un Syrien travaillant pour un des pays de la coalition anti-EIIL de Washington. Bien que cet homme, apparamment du nom de Mohammed al-Rashed, ne soit pas un citoyen canadien, il avait en sa possession un équipement donné par le gouvernement canadien et est connu pour a voir fréquemment visité l’ambassade canadienne à Amman.

Malgré le fait qu’il ravage la Syrie depuis des années, cela n’est pas une coïncidence que l’EIIL/EI a gagné une attention internationale majeure seulement en 2014 lorsque les Etats-Unis mirent en place une nouvelle stratégie dans sa guerre en Syrie avec ses partenaires et avait besoin d’un prétexte pour concentrer ses forces militaires de nouveau vers l’Asie du Sud-Ouest. Ce n’est pas non plus une coïncidence que les US n’ont pas notifié le gouvernement fédéral de Bagdad au sujet de l’attaque sur Mossoul ou que les hauts fonctionnaires irakiens avaient rapporté que des forces militaires israéliennes étaient aussi impliquées dans les opérations ou que le gouvernement régional kurde était corrompu dans le nord de l’Irak et qu’il paraissait intervenir avec les insurgés avec ceux de Syrie pour parvenir à une partition de l’Irak.

Tandis que Mossoul fut prise par les insurgés de Syrie, des troupes kurdes des Pesmergas furent mobilisées par le KRG pour prendre très vite la ville de Kirkouk riche en sources d’énergie le 12 Juin 2014. Le président du KRG (kurde nord-irakien) Massoud Barzani commença alors à parler de la division de l’Irak, disant que le temps était venu pour le Kurdistan irakien de faire sécession et de constituer son propre pays, ce peu de temps après la prise de Kirkouk et autres territoires fédérés irakiens. Cette poussée pour la partition de l’Irak fut soutenue par Israël lorsque Netanyahou fit un discours qui fit écho des appels de Massoud Barzani. Le Canada et la coalition anti-EIIL l’ont aussi approuvé en envoyant des armes au KRG, court-circuitant le gouvernement fédéral irakien et l’armée.

D’après de multiples sources de haut-niveau, l’EIIL/EI a été développé par Washington comme un paravent, un écran de fumée. Le leadership de l’EIIL est contrôlé par les Etats-Unis d’après Nikolaï Pouchkariov, un lieutenant-général en retraite qui a travaillé pour le Directorat du Renseignement Central de l’état major russe. L’adjoint chef-d’état major iranien le Brigadier-General Massoud Jazayeri a confirmé ceci. Jazayeri a témoigné que l’Iran est parfaitement au courant que les Etats-Unis et leurs alliés ont fourni de l’aide et de l’armement à l’EIIL pour combattre. C’est pour cela que les US et la Turquie ont été pris la main dans le sac à aider l’EIIL contre les Kurdes de Kobané au Rojava et dans le reste de la Syrie. De plus le russe Ramza Kadirov (de Tchétchénie) a confirmé qu’Abou Bakr al-Baghdadi a été recruté en Irak pour travailler pour les Etats-Unis par le général et ancien patron de la CIA, depuis tombé en disgrâce: David Petraeus, avant que Bagdahdi ne devienne le chef de l’EIIL/EI. Des photos d’une réunion ont été publiées figurant Al-Bagdahdi avec le sénateur américain va t’en guerre John McCain, le commandant de la soi-disante Armée Syrienne Libre (ASL) Salim Idriss, réunion qui eut lieu en Mai 2013 et qui vit le sénateur américain McCain entrer illégalement en Syrie depuis la Turquie et qui avait pour but de discuter du changement de régime à Damas.

Cela en dit long lorsque les forces de l’EIIL/EI ont commencé à travailler en catimini pour différents oligarques ukrainiens et à combattre activement en Ukraine au travers de telles formations militaires que celle du bataillon Cheikh Mansour aux côtés des forces ultra-nationalistes (néo-nazies) ukrainiennes glorifiant le nazisme. Ceci ne fait qu’illustrer plus avant que l’EIIL/EI (ou quelque soit son nom) n’est qu’un outil de Washington.

(October 5, 2015)

TML Information Project – No. 34

The original source of this article is TML Information Project – No. 34

La Russie va bombarder L’EIIL…

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Mise à jour: Première frappes aériennes russes à 13h54 près de la ville de Homs en Syrie (Source: Sputnik)

Avec ce qu’ils vont se prendre sur la gueule les mercenaires « djihadistes » de la CIA et du Mossad, çà devrait être vite torché.

Les Russes ne vont pas faire semblant comme les yanks et la « coalition anti-Daesh » de façade menée par l’empire du goulag levant, de bombarder la légion islamiste de la CIA ! Avec au sol l’armée syrienne, les milices et le Hezbollah dans les zones frontalières du Liban et du Golan annexé par les sionistes. l’affaire devrait être assez vite réglé…

Ce qui est désolant, c’est que l’ensemble de la machine d’information se met en branle pour totalement blanchir le pays du goulag levant voire Israël et la Turquie. Il ne faut quand même jamais oublié que l’EIIL/EI/Daesh ainsi qu’Al Qaïda/Al Nosra quels que soient les noms qu’on leur donne, sont des créations de l’empire, agissent sur ordre et sont encadrés par les forces spéciales de l’empire (US, Israël, GB, France, Turquie, Arabie Saoudite…).

Qui paiera pour tout cela ? Verra t’on des généraux, des présidents de l’empire devant la justice pour crimes contre l’humanité ?

Poutine sort déjà grand vainqueur de ce bras de fer, c’était prévu, mais là… C’est la fessée…

— Résistance 71 —

 

La Russie entre en guerre avec l’EIIL !

 

RT

 

30 Septembre 2015

 

url de l’article original:

http://www.rt.com/news/317021-russia-syria-engagement-how/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Moscou se prépare maintenant à utiliser ses forces armées en Syrie. RT explique pourquoi la russie s’engage, qui va combattre, comment et pour combien de temps…

Dernière minute: La Douma (parlement) russe a voté à l’unanimité l’intervention militaire russe en Syrie contre l’EIIL.

Pourquoi ?

Des milliers de combattants étrangers se battent aux côtés de l’EIIL en Syrie. Ces combattants pour beaucoup proviennent des pays voisins ex-soviétiques de la Russie ou de Russie elle-même. Il est bien mieux de combattre ces gens en Syrie que de permettre leur retour

Qui l’a permis ?

Le gouvernement syrien a officiellement demandé l’aide de la Russie. Ceci donne une justification légale d’envoyer des forces combattantes en Syrie, à l’encontre des forces occidentales qui bombardent en Syrie sans y avoir été invitées et sans aucun mandat de l’ONU.

Comment ?

En fournissant un intense soutien aérien aux troupes syriennes, sans troupes au sol.

Qui va aider ?

L’Iran et l’Irak sont à bord avec un centre de centralisation du renseignement à Baghdad. La coalition anti-EIIL menée par les Etats-Unis va t’elle y prendre part ? La question demeure ouverte pour le moment… (NdT: sachant que l’EIIL est une création de la CIA/Mossad/Arabie Saoudite financé par l’Arabie et dont la logistique au sol est gérée par Israël, la Turquie, les USA, la France, la GB, la Jordanie et l’Arabie Saoudite… on peut présumer de la réponse…)

Où sont les troupes russes en Syrie?

Sur la base navale russe de Tartous et probablement sur la base aérienne reconstruite de Lattaquié. Aurtrement… C’est un secret.

Y a t’il des limites ?

Oui. Il y a une limite de temps. C’est classifié secret défense. Demandez à l’OTAN et aux généraux bureaucrates sur twitter pour avoir des réponses.

 

 

Guerre impérialiste en Syrie et en Irak: EIIL = Gladio 2.0

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Daesh la nouvelle armée secrète de l’OTAN

 

Kendal Mans

 

24 Septembre 2015

 

url de l’article original:

http://www.michelcollon.info/Daesh-la-nouvelle-armee-secrete-de.html?lang=fr

 

Quelles relations entretiennent les Etats-Unis avec Daesh ? Un rappel historique des méthodes ambiguës de l’OTAN et la mise en perspective de la guerre contre le terrorisme soulèvent bon nombre de questions. Sans verser dans la théorie du complot simpliste, cet article nous rappelle que les grandes puissances n’ont pas de principes, seulement des intérêts. A compléter par l’analyse des causes profondes qui, tant en Occident qu’au Moyen-Orient, ont rendu possible l’accomplissement de cette stratégie du chaos. (IGA)

À l’aube du XXIème siècle, les attentats du 11 septembre à New York commis par le mouvement Al-Qaïda ont marqué un tournant historique irréversible bouleversant profondément les relations internationales. Plus récemment, les attentats qui ont frappé la France les 7 et 9 janvier 2015 ont remis à jour une des questions politiques les plus épineuses à laquelle sont confrontées les État-nations et les populations civiles qui en sont les premières victimes : le terrorisme islamiste, officiellement ennemi numéro un de l’Occident après la chute du bloc soviétique. 

Depuis 2001, des organisations similaires ou proches d’Al-Qaïda ont éclos partout à travers le monde, mettant des régions entières à feu et à sang. D’Afrique—Al-Qaïda au Maghreb islamique, Boko Haram, Al-Shabab—jusqu’au Moyen-Orient—l’Etat Islamique en Irak et au Levant, Al-Nousra—, les forces militaires, les techniques de propagande, les réseaux de recrutement ainsi que les ressources financières de ces mouvements transnationaux affichent une progression inexorable contre laquelle les États sembleraient avoir du mal à résister. 

Depuis les attentats du World Trade Center, le « monde libre » serait face à une menace d’envergure diffuse et imprévisible. Le président américain Bush parlait d’un « axe du mal » (1) contre lequel il fallait à tout prix lutter, tandis que la théorie du choc des civilisations (2) était érigée en grille de lecture légitime des relations internationales par les dirigeants politiques et les médias. Nous serions dans une guerre opposant la civilisation, incarnée par l’Occident, à la barbarie et l’obscurantisme de l’Orient musulman.

Cette vision du monde réductrice marquée par un orientalisme contemporain (3) permet l’éclosion de représentations schématiques qui influencent bon nombre d’individus. 

L’inconscient collectif est marqué par l’idée d’une incompatibilité quasi naturelle entre l’Islam et l’Occident et de la crainte d’une menace terroriste de « barbus » qui veulent imposer partout la charia. En témoigne la progression des partis d’extrême-droite islamophobes en Europe. 

Quelles sont les raisons de la montée en puissance fulgurante de ces organisations qui ont comme mode d’action la violence politique ? À l’heure où le terrorisme est une préoccupation mondiale, comprendre les mouvements armées islamistes suppose une analyse de leur genèse, c’est-à-dire une étude des premières organisations de ce type dans l’histoire moderne afin de découvrir les conditions de leur apparition, leur soutien et leur objectif. 

Le secret politico-militaire le mieux gardé du XXème siècle a été révélé pour la première fois en 1990 lorsque le premier ministre italien dévoila l’existence d’une unité paramilitaire secrète liée à l’OTAN, nommée « Gladio ». Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Washington et Londres ont formé par le biais de leur services secrets un ensemble d’armées non conventionnelles et souterraines destinées à lutter contre les forces politiques de gauche.

L’ancien général nazi Reinhard Gehlen a été chargé de mettre sur pied un réseau composé d’éléments d’extrême-droite dans le but de combattre par les moyens illégaux l’avancée idéologique et potentiellement militaire des Soviétiques. Il est l’instigateur des cellules terroristes secrètes Stay-Behind (4). Exerçant dans chacun des seize pays de l’OTAN ainsi que dans quatre pays neutres (Suède, Finlande, Autriche, Suisse), ces armées anticommunistes, qui agissaient à l’insu des parlements et des populations civiles, recrutaient entre autres leurs membres parmi les collaborateurs de Vichy et les monarchistes en France, les fascistes et les mafieux en Italie, les nazis en Allemagne (5) , ainsi que les ultra-nationalistes et islamistes en Turquie. 

Toute doctrine et idéologie pouvant détourner les peuples de la lutte des classes et les nations des velléités souverainistes étaient soutenues et promues. Parmi elles, le nationalisme agressif (6) en Europe de l’Ouest ainsi que le fondamentalisme religieux au Moyen-Orient étaient des armes redoutables.

Durant la guerre froide, l’islamisme a été érigé par la Maison Blanche en alternative à la gauche et au nationalisme arabe qui revêtait un caractère socialiste et souverainiste (7) . Le terrorisme islamiste a été promu par les États-Unis en Turquie en 1978 lors du massacre anti-communiste de Maras, et à plus grande échelle deux ans plus tard en Afghanistan dans la guerre contre l’Union Soviétique. Avec le fiasco au Vietnam, l’occupation au sol d’un pays étranger était devenue trop impopulaire pour la Maison-Blanche qui a alors changé de stratégie. Plutôt que d’envoyer leurs propres soldats et voir leur image s’écorner au niveau national et international, jouer subtilement la carte de l’ingérence en s’appuyant sur des entités locales par le biais d’opérations spéciales clandestines se révélait être une option privilégiée pour les dirigeants américains. Ainsi, le premier mouvement djihadiste moderne transnational a vu le jour sous l’impulsion des Etats-Unis, par le biais de leurs alliés comme l’Arabie saoudite (8) , dictature intégriste à leur solde, qui mobilisa via ses réseaux de mosquées plus de 35 000 moudjahidines venus des quatre coins du monde, et particulièrement d’Europe. À leur tête un certain Ben Laden, proche collaborateur de la CIA. Ceci n’est plus un secret pour personne diront certains, à juste titre, sachant qu’Hillary Clinton reconnaît elle même que ce sont les USA qui ont créé Al-Qaïda (9). 

Sous la houlette de l’OTAN, au mépris des droits de l’Homme et de la démocratie, des organisations armées secrètes ont été formées, mais qu’est-ce qui nous prouve qu’il n’en existe plus aujourd’hui ?

Quand est-il de Daesh ? Pour savoir qui est derrière cette organisation, il suffit de voir les intérêts de qui elle sert et qui la soutient. 

L’Iran, qui est le plus grand ennemi du couple Israël-Arabie saoudite au Moyen-Orient, voit ses deux principaux alliés de la région, à savoir l’Irak et la Syrie, se faire littéralement envahir par l’organisation djihadiste. Daesh combat tous les ennemis de l’Occident : le gouvernement syrien, le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien (10) , ainsi que la branche syrienne du PKK (YPG-YPJ), grand ennemi de la Turquie. 

Il faut également avoir à l’esprit que les parrains du terrorisme islamiste – l’Arabie saoudite et le Qatar – sont de fidèles alliés de l’Occident. Au regard du rapport des pouvoirs, les États-Unis, première puissance économique (11) et militaire au monde, ont incontestablement les moyens de faire pression sur ces nations-amies afin qu’elles arrêtent de financer le terrorisme. Mais force est de constater qu’aucune politique concrète de fond n’est menée dans ce sens. 

La Turquie, qui est membre de l’OTAN et qui par conséquent ne peut conduire une politique étrangère allant à l’encontre des intérêts des pays de l’alliance, est aujourd’hui le point de passage principal des djihadistes vers la Syrie, et soutient massivement les « rebelles » de l’ASL ou les terroristes d’Al-Nosra et de Daesh (12) en leur fournissant une aide logistique et militaire (13) , notamment des armes, des camps d’entrainement à Gaziantep et Hatay, et des soins dans les hôpitaux (14). 

Fait qui peut paraître « paradoxal » ou totalement incroyable, Israël soigne des djihadistes du Front Al-Nosra sur son territoire (15) et empêche toute progression de l’armée syrienne en bombardant les positions de celle-ci. Dans un article publié sur Le Figaro, Roland Hureaux met au jour la duplicité de la politique étrangère française : « Inutile de dire que nos armes et notre appui logistique sont allés exclusivement aux djihadistes, en particulier au Front al-Nosra, nouveau nom d’al-Qaida, dont les différences avec Daesh sont bien minces. Les mêmes qui enlèvent ou massacrent les chrétiens – et d’autres. La soi-disant Armée syrienne libre qui, disait-on , était l’objet de notre sollicitude demeure un fantôme – et un alibi pour aider les islamistes » (16) .

En septembre 2014, on a appris de la bouche de l’ambassadrice de l’Union européenne en Irak, Mme Jana Hyboskova, que « plusieurs membres de l’UE ont acheté du pétrole non-raffiné à l’EIIL » (17). 

Il semblerait que l’Occident réutilise la méthode afghane des années 1980 de guerre par procuration, c’est-à-dire de guerre par intermédiaire. Alors comment expliquer les bombardements de la « coalition anti-Daesh » ? A-t-elle une crédibilité ? En réalité, les Etats-Unis jouent subtilement sur deux tableaux à la fois, voulant à tout prix alimenter le complexe industrialo-militaire (18) qui pèse beaucoup dans leur économie (19) et préserver leur « identité de rôle » (20) aux yeux de l’opinion publique internationale, celle de défenseur de la liberté et de la démocratie. Ne frappant pas le coeur de l’organisation (Raqqa) et ayant une portée très limitée, ces frappes sporadiques ont comme seule finalité de feindre la guerre contre l’EI, ce qui sert dans le même temps celle-ci dans sa rhétorique de propagande anti-occidentale, permettant le recrutement de militants (21) . 

Il y a récemment des informations inédites qui ont vu le jour dans des médias de masse qu’on peut difficilement accuser de conspirationnistes.

Dans un reportage sur France 2 (22) se basant sur les dires de Mike German, agent spécial pendant 25 ans ayant démissionné, on apprend que le FBI a poussé des musulmans à commettre des attentats terroristes : « L’agence attirerait des musulmans dans ses filets à l’aide d’agents infiltrés qui vont les pousser à faire l’apologie d’actes de terrorisme. Dans ces cellules identifiées par l’agence, ni armes, ni ressources, ni complot avant l’arrivée de ces informateurs (agents secrets), prêts à souffler mot pour mot à leurs contacts les délits pour lesquels ils seront condamnés. L’ancien agent explique à la journaliste Virginie Vilar la méthode mise en place par le FBI, prêt à fournir des armes, de l’argent ainsi que le plan de l’attaque. Pour lui, « c’est de la fabrication d’affaires« . C’est aussi la conclusion d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch publié le 21 juillet 2014 » . (23) 

Il semblerait que cette tactique soit aussi employée en France.

Le journal Le Point, qu’on peut encore moins qualifier d’adepte de la théorie du complot, titre le 7 juin 2012 : « Mohamed Merah travaillait pour les RG » (24). On apprend dans cette affaire que Merah a été envoyé au Pakistan, en Afghanistan et en Syrie par un « ami » qui se révèle être en fait un agent des services français, qui l’a poussé à la radicalisation. On peut alors avoir des interrogations légitimes sur les attentats de Charlie Hebdo et le rôle des services secrets français. 

Hier la CIA créait de « faux mouvements de gauche qui se livraient à des exactions et des actes condamnables uniquement pour faire croire à la population, que ces actes terroristes étaient l’oeuvre de la gauche » (25) .

Aujourd’hui, les services occidentaux le feraient-ils avec les islamistes, pour stigmatiser les musulmans vivant sur leur territoire ? L’organisation État Islamique serait-elle la nouvelle armée secrète de l’OTAN ayant pour but d’affaiblir à terme l’Iran ? Le terrorisme djihadiste aurait-il pu être aussi puissant sans le soutien des alliés de l’Occident ? Al-Qaïda et les organisations de ce type constitueraient-ils des prétextes pour envahir des pays (Irak, Afghanistan), des instruments pour mener des guerres par procuration (Lybie, Syrie, Yémen), au niveau domestique des justifications aux lois liberticides, des moyens de stigmatisation et d’exclusion permettant de se débarrasser de la « racaille » partant servir de chaire à canon, et de détourner l’attention du public des vrais problèmes sociaux (chômage, crise économique) en désignant des bouc-émissaires ? Tous les éléments entre nos mains tendent à répondre à ces question par l’affirmative. 

Si par hasard, certains ne sont toujours pas convaincus, résumons : les Etats-Unis ont créé dans le passé des « organisations de l’ombre » pratiquant le terrorisme, ils ont formé le premier mouvement armé islamiste transnational, leurs alliés-clients, la Turquie, l’Arabie-Saoudite, le Qatar financent les djihadistes, Israël les soigne, la France les arme, des pays de l’Union Européenne leur achète du pétrole, et des attentats terroristes sont commis en territoire occidental par des individus radicalisés et armés par ces mêmes services secrets. Pour ceux qui crient à la thèse « complotiste », rappelons que les complots font partie du répertoire d’action des services de renseignement. C’est leur métier. 

« Comment la prétendue coalition contre les égorgeurs serait-elle crédible, alors que, pour des raisons différentes, beaucoup de ses membres ont partagé avec eux (et partagent encore pour certains), des intérêts stratégiques, politiques, économiques ? » (Charb, directeur de Charlie Hebdo) 

Kendal Manis est l’auteur du mémoire de recherche « Maras 78’ : terrorisme américano-islamiste en Turquie ».

Pour plus d’information : https://www.youtube.com/watch?v=bSl…

Source : Investig’Action

Notes : 

1. RIGAL-CELLARD Bernadette, « Le président Bush et la rhétorique de l’axe du mal », Études 9/2003 (Tome 399) , p. 153-162

  1. HUNTINGTON Samuel, Le Choc des Civilisations, Paris, Odile Jacob, 1997, 402 pages.
  2. SAID Edward, L’orientalisme. L’orient créé par l’occident, Paris, Seuil, 2005, « Introduction », 456 pages

Voir aussi Edward Said on Orientalism, [Consulté le 12/12/2014], disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=fVC…

  1. TUNC Aziz, Maras Kiyimi Tarihsel Arka Plani ve Anatomisi, Istanbul, Belge Yayinlari, 2011, p.119
  2. Le responsable de la Gestapo Klaus Barbie a été recruté par la CIA. GANSER Daniele, Les armées secrètes de l’OTAN, Plogastel, Demi-Lune, 2005, p.262
  3. Il faut faire une distinction entre le nationalisme agressif, qui a un caractère raciste, et le nationalisme défensif, qu’on peut qualifier de « patriotique ».
  4. COLLON Michel, LALIEU Grégoire, La Stratégie du Chaos, Impérialisme et Islam, Investig’action, 2014, p.275
  5. LALIEU Grégoire, Entretiens avec Mohammed Hassan, Jihad Made In USA, Bruxelles, Investig’Action, p.222
  6. Hillary Clinton : ’We Created al-Qaeda’ [Consulté le 27/03/2015], disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=WnL…
  7. rfi, Syrie : le groupe EI envahit le camp de Yarmouk, proche de Damas [en ligne], 1er avril 2015,[Consulté le 18/04/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.rfi.fr/moyen-orient/2015…
  8. En PIB par habitant.
  9. La frontière entre ces différents mouvements est poreuse. En septembre 2013, plus de 40 000 hommes membres de l’ASL font défection pour intégrer le Front Al-Nosra. Georges Mabrunot, Le Figaro, Syrie : des rebelles modérés rejoignent le camp des islamistes radicaux [en ligne], 26 septembre 2013, [Consulté le 29/03/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.lefigaro.fr/internationa…
  10. Hélène Sallon, Le Monde, L’étrange soutien de la Turquie aux réseaux djihadistes de Syrie [en ligne], 24 janvier 2014, [Consulté le 18/04/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.lemonde.fr/europe/articl…
  11. Une vidéo de la chaîne de télévision turque IMC montrent la connivence entre les militants de DAESH et les soldats de l’armée turque à la frontière turquo-syrienne. Les soldats laissent passer les jihadistes vers la Syrie. IŞİD’in sınırın sıfır noktasından geçişi İMC TV kameralarında (1), [Consulté le 23/01/2015], disponible à l’adresse : http://www.dailymotion.com/video/x2… Voir aussi : Nouvelle preuve de collaboration d’Erdogan avec Daesh, [Consulté le 23/01/2015], disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=oIf…
  12. i24 News, Israël soigne des djihadistes d’Al-Qaïda blessés en Syrie (Wall Street Journal) [en ligne],14 mars 2015. [Consulté le 12/04/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.i24news.tv/fr/actu/inter…
  13. Roland Hureaux, Syrie : l’incompréhensible politique étrangère de la France, [en ligne], 18 août 2015, [Consulté le 26/08/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.lefigaro.fr/vox/monde/20…
  14. L’Humanité, Des pays de l’Union européenne achètent du pétrole aux barbares, [en ligne], 25 septembre 2014, [Consulté le 26/08/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.humanite.fr/blogs/des-pa…
  15. Si on adopte une analyse de la politique étrangère des États-Unis par les processus organisationnels, théorisé par Graham Allison. BRAILLARD Philippe, Théories des Relations Internationales, Paris, PUF, 1977, « Modèles concep-tuels et la crise des missiles de Cuba », pp.172-196.
  16. « Dans les mois qui ont suivis l’annonce d’Obama sur le bombardement des positions de l’État islamique, les cours de l’action Lockheed ont grimpé de 9,3%, ceux de General Dynamic de 4,3% et ceux de Rayteon et de Northrup Grumman de 3,8% ». LALIEU, Entretiens avec Mohammed Hassan, Jihad Made In USA, p.229
  17. WENDT Alexender, « Anarchy is what States Make of it : The Social Construction of Power Politics », International Organiszation, n°46 (2), 1992, pp 391-425
  18. JULES Alain, ETAT ISLAMIQUE. Bachar al-Assad : l’Etat islamique s’est renforcé grâce aux raids US [en ligne], 30 mars 2015. [Consulté le 12/04/2015]. Disponible à l’adresse : http://allainjules.com/2015/03/30/e…
  19. Virginie Vilar, France 2, VIDEO. Le FBI accusé de fabriquer de faux complots terroristes [Publié le 13/02/2015], disponible à l’adresse : http://www.francetvinfo.fr/replay-m…
  20. L’express, Le FBI a poussé des musulmans à commettre des attentats selon Human Rights Watch, [en ligne], 21 juillet 2014, [Consulté le 03/02/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.lexpress.fr/actualite/mo…
  21. Armel Méhari et Aziz Zemouri, Le Point, Mohamed Merah travaillait pour les RG [en ligne], 7 juin 2012, [Consulté le 01/03/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.lepoint.fr/societe/merah… Voir aussi : Mohamed MERAH était un agent des services français selon l’avocate de sa famille… [Consulté le 24/04/2015], disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=Ej4…
  22. GANSER Daniele, Op. Cit., p.226

Guerre impérialiste en Syrie: Damas contre les ONG traffiquant avec l’EIIL pour la Turquie et le pays du goulag levant

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Les Etats-Unis et la Turquie ignorent l’avertissement de la Russie et entrent en Syrie

 

Gordon Duff & New Eastern Outlook (Moscou)

 

21 Août 2015

 

url de l’article:

http://www.veteranstoday.com/2015/08/21/us-turkey-ignore-russian-warning-move-into-syria-new-eastern-outlook/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Turquie et les Etats-Unis ont conjointement décidé d’entrer en Syrie, défiant la Russie de répondre à cette décision. Les Etats-Unis et la Turquie ont cessé toute référence à la protection de réfugiés, qui est toujours une fantaisie difficile à faire admettre quand on se réfère à la très longue histoire turque de persécution des minorités.

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Mark Toner, a commencé hier à émettre les règles d’établissement d’une “zone tampon” que les USA et la Turquie ont décidé de créer pour la Turquie. Il est affirmé que cette “zone” sera occupée par “l’Armée Syrienne Libre” (ASL) et ne peut être utilisée que par des forces ayant juré de renverser le gouvernement légal de Damas.

L’Armée Syrienne Libre (ASL)

Il y a un problème avec cela. Il n’y a pas d’unités de l’ASL dans le nord de la Syrie. En Février 2015, cette force fut démantelée et ses chefs se sont enfuis en Turquie. L’ASL depuis 2014 a été réorganisée par les forces du renseignement turc comme une organisation ne répondant plus qu’à Erdogan et l’Arabie Saoudite, ses entraineurs qataris asistés de contractants américains (NdT: “contractants” est un euphémisme pour dire mercenaires, probablement Blackwater/Xe/Academi ou DynCorps de la firme Halliburton…). La majorité de ceux impliqués avec l’ASL a accepté une amnistie du gouvernemnt syrien ou ont rejoint les forces d’Al Nosra et de l’EIIL/EI.

Toutes forces envoyées par les Etats-Unis et la Turquie en Syrie ne peuvent y être que pour un but unique: assister l’EIIL/EI à renverser le gouvernement de Damas, qui a monté de plusieurs crans dans la vigueur de son combat contre les forces terroristes.

Acte désespéré

Il est largement admis que cette nouvelle action agressive est motivée par un certain désespoir fondé sur l’amélioration des relations entre la Russie et l’Arabie Saoudite et la création récente de chemins d’apaisement dans les relations plus que fraîches entre l’Arabie et l’Iran. L’Arabie Saoudite, dit-on, a abandonné son soutien matériel à l’EIIL en Irak et en Syrie, laissant cette organisation se débrouiller seule, aidée seulement par Israël, la Turquie et les Etats-Unis.

Soyons honnêtes ici. Ceci est le territoire syrien et l’armée syrienne a tous les droits de bombarder des terroristes sur son territoire et y opérer tout à fait librement. Toute tentative par les Etats-Unis et la Turquie de limiter les opérations de l’armée syrienne sur son territoire pour le bénéfice de ce qui est reconnu comme étant des organisations terroristes, qui ont pillé la Syrie pour Erdogan et ses riches amis, pas seulement du pétrole et de ses antiquités, ils ont physiquement démantelé et transporté par camions en Turquie une usine d’assemblage automobile et des douzaines d’autres usines, est une ingérence criminelle.

Crimes de guerre contre la Syrie

Dans des discussions avec le ministre de la justice syrien la semaine dernière, Najm Hamad al-Ahmad, on nous a averti qu’un groupe de travail est en train de se constituer afin de faire citer la Turquie pour sa participation à des crimes de guerre sur le sol syrien, incluant le traffic d’êtres humains et le piratage. Il y a un bon nombre de rapports fiables en provenance des chrétiens syriens kidnappés ces quatre dernières années par les terroristes de l’EIIL, que les réfugiés syriens ne sont pas protégés en tant que régugiés en Syrie par les ONG, mais plutôt détenus dans des camps de concentration où ceux qui refusent de se convertir et de rejoindre les combattants de l’EIIL sont exécutés, le tout avec la totale complicité de l’armée turque et des unités du renseignement.

Ignorer la menace des ONG

Le problème des réfugiés, apparemment important pour l’occident au vu des récentes histoires montrant comment les réfugiés syriens s’établissant en Jordanie font la une et méritent d’être discutées.

Les rapports de Turquie ont été consistants sur une chose: les ONG supposées travailler avec les réfugiés fournissent un soutien logistique à la fois au front Al Nosra et à l’EIIL/EI. Des convois de camions d’ONG ont acheminé de gaz sarin en Syrie, ceci a été conformé par des sources en Turquie ainsi que par le ministère de la défense syrien et ont transporté des précurseurs chimiques pour les usines de bombes de l’armée turque dans ce qui peut maintenant ouvertement être appelé de la Zone d’Occupation Turque en Syrie. (ZOTS)

Dans le même temps, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), une officine de la CIA (NdT: et du MI6 britannique à son origine en 2011) donne une couverture médiatique en blâmant Damas pour les atrocités commises par les Turcs.

Comme la Turquie héberge à la fois le front Al Nosra et l’EIIL/EI, leur donne à la fois un soutien logistique et un havre de paix, un transit libre et gratuit sur son sol et maintenant même un soutien aérien avec des attaques contre les combattants du YPG et du PKK kurdes, qui sont parmi les meilleurs forces s’opposant à l’EIIL dans cette guerre critique ; ne pas citer la Turquie comme combattant dans cette guerre est plus que négligent.

Avec une volée de rumeurs non confirmées en provenance de Moscou la semaine dernière concernant la rencontre pour le moins houleuse entre le président Poutine et l’ambassadeur turc, citant la colère de Poutine envers l’action militaire ouverte de la Turquie contre la Syrie, il n’y a maintenant plus beaucoup de doutes sur le fait que l’occident désire bien plus confronter la Russie en Syrie plutôt qu’en Ukraine.

Le traffic humain des réfugiés

Les ONG, auparavant supervisées par l’ONU, certaines sous un régime de consultation spéciale, sont maintenant devenues la peste du Moyen-Orient. Quelques-unes, pour ne pas dire la plupart, sont des vitrines de la CIA et du Mossad. Toutes sont semble t’il chargées de sauver les réfugiés, de “cataloguer les antiquités” (NdT: qui est un énorme marché clandestin mondial depuis l’invasion de l’Irak en 2003 et dont bien peu de personnes ne parle, un gigantestque marché noir pour nantis…) ou de sélectionner les biens de valeurs syriens ou irakiens comme par exemple les machines-outils, l’informatique et la robotique dont la Turquie a besoin pour son “sweat shop” bourgeonnant d’empire industriel.

C’est là où la Syrie prévoit ses attaques légales, demandant une mise en accusation internationale contre ces organisations, en attaquant leur “travail sur les réfugiés”. Certains réfugiés se sauvent d’eux-mêmes, venant grossir les rangs dans les camps de Jordanie et du Liban ou venant s’ajouter à une déjà surpopulation des villes importantes comme Damas. Beaucoup s’enfuient en Turquie où ils sont scrutinisés, contrôlés, souvent bloqués pendant des semaines ou des mois. Certains par contre sont renvoyés par camions en Syrie sans aucun problème.

Ce sont les prisonniers de l’EIIL, pris de camps en Turquie, sélectionnés par des ONG travaillant avec l’EIIL/EI, transportant des armes et traffiquant les prisonniers comme “réfugiés”, en réalité traffiquant au profit des bordels et de l’industrie de l’esclavagisme sexuel de Grande-Bretagne et d’Allemagne.

Des scènes ont été rapporté rappelant le film “la Liste Schlinder” de Spielberg en 1993, film montrant le traitement des juifs par les nazis en Allemagne.

Conclusion

La guerre aérienne de la Turquie au profit de l’EIIL/EI est un facteur connu dans le monde. Les rapports initiaux indiquant des attaques sur les positions de l’EIIL par des F-16 turcs furent très rapidement démentis et prouvés faux. Des attaques turques sur des villages irakiens ont été confirmées. Des attaques turques sur les forces kurdes du YPG soutenues par les Etats-Unis en Syrie ont aussi été confirmées.

Personne ne conteste ces faits horribles bien que le gouvernement kurde à Erbil parle peu, trop peu alors que son propre peuple est massacré par les Turcs.

Les Etats-Unis ont fini par assumer qu’avec des mouvements continuels contre le Donbass, ils peuvent brutaliser l’allié des Russes, la Syrie, sans répercussions. Voilà ce qui est véritablement derrière l’action américaine.

Chaos en Ukraine… Le pays du goulag levant (ex-USA) lâche ses mercenaires de l’EI sur l’Eurasie..

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A terme le but est d’enflammer certes la région eurasienne pour déstabiliser la Russie, l’Iran et la Chine ; mais aussi de déstabiliser l’Europe à un point tel, que les pays de l’UE demanderont l’aide de l’empire et de ses armées privées liées au Pentagone comme Blackwater/Xe/Academi ou Dyncorp (filiale de la transnationale Halliburton de Dick Cheney…) ou les entreprises privées de sécurité israéliennes qui gèrent déjà la « sécurité » des grands aéroports européens (dont quelques français…). Le but est de privatiser la défense et la sécurité pour vérouiller la grille de contrôle des populations… 

La question est et sera: Les laisserons-nous faire ?…

— Résistance 71 —

 

Le groupe État Islamique en Ukraine: Les Etats-Unis lâchent leurs “agents du chaos” sur l’Eurasie

 

Mahdi Darius Nazemroaya

 

8 Mai 2015

 

url de l’article en français:

http://www.mondialisation.ca/le-groupe-etat-islamique-en-ukraine-les-etats-unis-lachent-leurs-agents-du-chaos-en-eurasie/5448054

 

Le soi-disant État islamique en Irak et en Syrie (EI) ou Daech* est-il actif dans l’Ukraine post-Euromaïdan? On ne peut répondre exactement à cette question. Autrement dit, la réponse est à la fois oui et non.

Cela dit, qu’est-ce que Daech? Il s’agit d’un groupe peu structuré de milices, tout comme son prédécesseur Al-Qaïda. Son réseau comprend des groupes originaires du Caucase, lesquels se battent en Syrie et en Irak. Ceux-ci sont maintenant en Ukraine et l’utilise comme tremplin vers l’Europe.

Les agents du chaos et la guerre pour l’Eurasie

Les conflits en Ukraine, en Syrie, en Irak, en Libye et au Yémen sont tous des fronts de la guerre multidimensionnelle menée par les États-Unis et leurs alliés. Cette guerre vise à encercler l’Eurasie et la Chine, l’Iran et la Russie sont les principaux objectifs.

Les États-Unis veulent également conquérir ces pays dans l’ordre suivant : d’abord l’Iran, suivi de la Russie et enfin la Chine comme dernière partie de l’ensemble formant cette « Triple-Entente eurasienne ». Ce n’est pas une coïncidence si les conflits en Ukraine, en Syrie, en Irak, en Libye et au Yémen sont près des frontières de l’Iran et de la Russie, puisque Téhéran et Moscou sont les premiers objectifs à long terme de Washington.

Les conflits en Ukraine, en Syrie, en Irak, en Libye et au Yémen sont liés au même titre que les forces violentes, racistes, xénophobes et religieuses lâchées pour agir comme « agents du chaos ». Ce n’est pas une simple coïncidence si le 10 septembre, 2014, Newsweek publiait un article titré « Des combattants volontaires nationalistes ukrainiens commettent des crimes de guerre rappelant l’État islamique » [1]. Qu’elles le sachent ou non, ces forces déviantes, qu’il s’agisse des milices ultranationalistes Pravy Sektor en Ukraine ou des coupeurs de tête Al-Nosra et Daech, servent toutes un même maître. Ces agents du chaos créent différentes vagues de « chaos constructif » afin d’empêcher l’intégration eurasienne et un ordre mondial libre de diktats étasuniens.

Le « chaos constructif » déclenché en Eurasie finira par faire des ravages en Inde. Si New Delhi pense qu’on le laissera tranquille, il se trompe. Les mêmes agents du chaos le tourmenteront aussi. L’Inde constitue elle aussi une cible, tout comme la Chine, l’Iran et la Russie.

Étrange alliance entre Daech et les ultranationalistes ukrainiens

Que des liens ténus existent entre les divers agents du chaos ne devrait surprendre personne. Ces agents servent le même maître et ils ont les mêmes ennemis, dont l’un est la Fédération de Russie.

C’est dans ce contexte que Marcin Mamon a signalé la connexion de Daech avec l’Ukraine. Il explique même que certains combattants du Caucase sentent qu’ils ont une dette envers les Ukrainiens comme Alexander Muzychko [2].

Mamon est un cinéaste et documentariste polonais ayant produit un certain nombre de documentaires sur la Tchétchénie, comme The Smell of Paradise (L’Odeur du paradis, 2005) avec Mariusz Pilis, pour le programme Storyville de la British Broadcasting Corporation. Il est également ouvertement sympathique à la cause des séparatistes tchétchènes contre la Russie dans le Caucase du Nord.

Les voyages de Mamon en Afghanistan et son interaction avec les combattants séparatistes tchétchènes ont amené le cinéaste polonais à avoir des contacts avec Daech en Syrie et en Turquie. Cela l’a incroyablement conduit vers une nouvelle voie : l’Ukraine.

« À ce moment là, je ne savais même pas qui j’allais rencontrer. Je savais seulement que Khalid, mon contact en Turquie avec l’État islamique, m’avait dit que ses “frères” étaient en Ukraine et que je pouvais leur faire confiance », écrit-il à propos de sa rencontre dans une « rue pleine de nids-de-poule à Kiev, à l’est du fleuve Dniepr, dans une zone connue sous le nom de « Rive gauche » [3].

Dans un article précédent, Mamon explique que ces soi-disant « ”frères” sont des membres de l’EI et d’autres organisations islamiques clandestines, [présentes] sur tous les continents et dans presque tous les pays, y compris désormais en Ukraine [4] ». Il explique également que « Khalid, qui utilise un pseudonyme, dirige une branche clandestine de l’État islamique à Istanbul. Il est venu de Syrie pour aider à contrôler le flot de volontaires qui arrivent en Turquie de partout dans le monde et veulent se joindre au djihad mondial. Il voulait alors me mettre en contact avec Ruslan, un “frère” luttant avec les musulmans en Ukraine [5] ».

Les ultranationalistes ukrainiens comme Muzychko sont également devenus des « frères » et ont été acceptés dans ce réseau. Mamon explique que les combattants tchétchènes l’ont accepté « même s’il ne s’est’ jamais converti à l’islam » et que « Muzyczko et d’autres volontaires ukrainiens s’étaient joints aux combattants tchétchènes et avaient participé à la première guerre tchétchène contre la Russie, [où ils avaient] commandé un groupe d’Ukrainiens bénévoles appelé Viking, lesquels se sont battus sous les ordres du célèbre chef militant tchétchène Chamil Bassaïev [6] ».

Pourquoi l’EI est-il au service de bataillons privés en Ukraine?

Que faut-il comprendre lorsque des séparatistes tchétchènes et le réseau transnational de « frères » liés à l’EI sont recrutés ou utilisés pour remplir les rangs des milices privées utilisées par des oligarques ukrainiens? C’est une question très importante qui démontre par ailleurs clairement comment ces éléments sont des agents du chaos.

Marcin Mamon a voyagé en Ukraine pour rencontrer le combattant tchétchène Isa Munaïev. Il explique ainsi ses antécédents :

Même avant son arrivée en Ukraine, Munaïev était bien connu. Il a lutté contre les forces russes dans les deux guerres de Tchétchénie. Dans la seconde, il était le commandant à Grozny. Après la prise de la capitale tchétchène par les forces russes entre 1999 et 2000, Munaïev et ses hommes se sont réfugiés dans les montagnes, d’où il s’est battu jusqu’en 2005, lorsqu’il a été grièvement blessé et est allé suivre un traitement en Europe. Munaïev a vécu au Danemark jusqu’en 2014. Puis, la guerre a éclaté en Ukraine et il a décidé qu’il était temps de se battre à nouveau contre les Russes [7].

Ce qui précède est un passage important, car il illustre la façon dont les États-Unis et l’UE ont soutenu les militants qui luttent contre la Russie. Aux États-Unis comme dans l’UE, le refuge que le Danemark a donné à Isa Munaïev n’est pas remis en cause, alors que l’appui allégué de Moscou aux soldats des Républiques populaires de Donetsk et Lougansk est considéré comme criminel. Pourquoi le deux poids deux mesures? Pourquoi est-il acceptable que les États-Unis, l’UE et l’OTAN soutiennent des mouvements séparatistes et des milices dans d’autres parties du monde, chose que l’on interdit aux autres pays qui sont critiqués lorsqu’ils font de même?

« Un homme plus âgé portant une veste en cuir m’a présenté à Munaïev. « Notre bon frère Khalid a recommandé cet homme, dit-il. (Khalid est aujourd’hui l’un des leaders les plus importants de l’État islamique. Khalid et Munaïev se sont connus durant les années passées à lutter ensemble en Tchétchénie) », explique Marcin Mamon sur les liens entre les séparatistes tchétchènes et Daech [8].

Munaïev est venu en Ukraine pour établir « un bataillon privé qui se multiplierait par la suite en plusieurs dizaines de bataillons privés qui ont surgi pour se battre aux côtés du gouvernement ukrainien et fonctionnent séparément de l’armée [9] ». Sa milice, le bataillon Djokhar Doudaïev, porte le nom du président séparatiste de Tchétchénie.

Notes

[1] Damien Sharkov, «Ukrainian Nationalist Volunteers Committing ‘ISIS-Style’ War Crimes,» Newsweek, September 10, 2014.

[2] Marcin Mamon, «In Midst of War, Ukraine Becomes Gateway for Jihad,» Intercept, February 26, 2015.

[3] Marcin Mamon, «Isa Munayev’s War: The Final Days of a Chechen Commander Fighting in Ukraine», Intercept, February 27, 2015.

[4-6] Marcin Mamon, «In Midst of War,» op. cit.

[7-9] Marcin Mamon, «Isa Munayev’s War,» op. cit.

* Note de la rédaction.

Textuellement dans l’article en anglais : «Islamic State in Iraq and Syria (ISIS)/Islamic State in Iraq and the Levant (ISIL) / Islamic State (IS) / Al-Dawlah Al-Islamiyah fe Al-Iraq wa Al-Sham (DAISH/DAESH)»

État islamique ou Daech. Les daechistes écrivent en arabe “al-dawla al-islamiya” ce qui veut dire “l’État islamique”, lequel état compte à sa tête un calife et une pléthore d’émirs.  ( Nous remercions Mouna Alno-Nakhal pour ces précisions.)

On utilise également les termes : Daech de Ersal [Liban],  Jabhat al-Nosra (Irak).

Mahdi Darius Nazemroaya est sociologue, un auteur primé et un analyste géopolitique.