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Guerre par procuration en Syrie: Des forces du SAS britannique et SpecOps américaines combattent avec l’EIIL contre le régime d’Assad…

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La routine mon colonel.. la routine…

— Résistance 71 —

 

Les forces spéciales du SAS britannique déguisés en “rebelles de l’EIIL” combattent Assad en Syrie

 

Stephen Lendman

 

4 Août 2015

 

url de l’article:

http://www.globalresearch.ca/british-sas-special-forces-dressed-up-as-isis-rebels-fighting-assad-in-syria/5466944

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 2 Août, le journal britannique du Sunday Express titrait “Le SAS se déguise en combattants de l’EI dans la guerre secrète contre les djihadistes”:

“Plus de 120 membres appartenant au régiment d’élite se trouvent actuellement dans le pays ravagé par la guerre, secrètement déguisés en noir et faisant flotter les drapeaux de l’EIIL”, ils sont engagés dans ce qui est appelé l’Operation Shader: attaquer des cibles syriennes sous le prétexte de combattre l’EIIL.

Il se peut que des forces commandos américaines et des éléments de la CIA soient impliqués de la même manière. Pendant la guerre d’Obama en Libye, la Grande-Bretagne a déployé des centaines de ses memebres des Special Forces Support Group (SFSG) parachutistes, tirés de ses personnels du SAS (Special Air Service) et du SBS (Special Boat Service).

Environ 800 Royal Marines et 4000 Marine américains (NdT: “Marines” = fusiliers marins) se tenaient en renfort, prêts à intervenir le cas échéant.

Cette dernière révélation intervient deux semaines après avoir appris que le premier ministre David Cameron avait approuvé l’an dernier que les avions britanniques rejoignent ceux des Etats-Unis pour bombarder la Syrie malgré le rejet du parlement britannique en Août 2013.

Une partie de cette opération secrète de terrain est sous commandement américain, les unités “smash” voyageant dans des camions pick-up, capables de lancer des mini-drones pour scanner le terrain afin d’y repérer des cibles d’attaque.

Plus de 250 spécialistes britanniques (et peut-être américains) sont impliqués à fournir un soutien transmission et de communication, a expliqué le Sunday Express.

Le ministre de la défense britannique Michael Fallon a dit que “nos actions et nos capacités de surveillance libèrent d’autres pays pour frapper en Syrie.

Les forces du SAS britannique sont en Arabie Saoudite pour entraîner des terroristes anti-Assad avec des opérateurs américains qui font la même chose également en Turquie, en Jordanie au Qatar et probablement en Israël.

Les Etats-Unis et la GB affirment n’entraîner que les soi-disants rebelles “modérés” (NdT: ce qui n’est qu’une fiction totale et fait partie de la propagande de guerre pour maintenir l’opinion publique…), ce qui n’est qu’un écran de fumée pour cacher leur implication directe avec les terroristes de l’EIIL, entraînés, armés et financés depuis l’étranger, passés au travers des frontières en Syrie pour lutter contre Assad, maintenant avec un soutien aérien anglo-americano-canadien ainsi que les commandos de soutien au sol.

Le Sunday Express a cité un ancien général de l’armée britannique, David Richards, disant “les chars entreront en action” dans les opérations de la GB en Syrie.

Un article séparé discutait des frappes aériennes américaines qui défendaient les terroristes de l’EIIL servant d’infanterie pour les Américains contre Assad.

Le Wall Street Journal a rapporté ce qui apparaît être un prélude évident à une opération Libye 2.0, affirmant faussement qu’Obama a autorisé des frappes aériennes contre les forces syriennes si elles attaquent les rebelles “modérés” (et non-existant) soutenus par les Etats-Unis.

Indépendamment, un média turc a rapporté que le président Ergogan a dit que Poutine pourrait s’être affaibli concernant Assad et qu’il pourrait l’abandonner.

Obama a dit qu’il était “encouragé par le fait que Mr Poutine l’avait appelé fin Juin et avait pris l’initiative de cet appel au sujet de la Syrie.

Je pense qu’ils ont le sens que le régime d’Assad est en train de perdre le contrôle de toujours plus de terrain en Syrie et que la perspective d’une prise en main djihadiste ou une déroute du régime syrien ne sont pas imminentes mais deviennent une plus grande menace de jour en jour. Ceci nous offre une opportunité d’avoir une conversation sérieuse avec eux.

Le porte-parole de Vladimir Poutine, Dimitri Peskov, a dit que les deux leaders ont discuté du combat contre le terrorisme, spécifiquement contre l’État Islamique.

La position russe est bien connue”, a t’il expliqué. “Elle a été réitérée par Poutine pendant sa conversation avec Obama. Elle n’a pas changé.

Poutine est opposé à toute interférence extérieure de quelques nations que ce soient dans les affaires intérieures des autres. Il soutient le droit souverain des Syriens et des autres peuples de choisir leurs propres leaders et législateurs.

Le conseiller de Poutine Youri Oushakov a dit que “le leadership actuel de la Syrie est une des véritables forces luttant effectivement et confrontant réellement l’EI.

Absolument rien n’indique un amoindrissement du soutien russe pour le président Assad.

Questions et analyse sur l’exécution du journaliste américain kidnappé en Syrie James Foley

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Résistance 71

 

22 Août 2014

 

Questions et analyse… suite…

 

Nous avons attendu quelque temps avant de faire quelques commentaires sur ce dernier évènement qui est fait pour empêcher les gens de penser et les faire réagir sur une base émotionnelle. Quoi de plus émotionnel en effet que l’exécution quasi “en direct” d’une personne kidnappée par des malfaisants ?…

Cette vidéo analytique de Paul Joseph Watson (http://www.infowars.com/james-foley-beheading-what-theyre-not-telling-you/ ) permet de poser quelques questions essentielles, sans y apporter de réponses pré-conçues. Il est nécessaire de questionner ce qu’on voit, ce qu’on nous donne à voir, car nous vivons dans un monde où il faut en fait tout questionner, car on ne peut plus faire confiance à ce qui est jeté en pâture au public pour sa consommation et donc à son émotion.

Toute propagande vise à court-circuiter l’intellect humain pour que les sujets ciblés n’utilisent que leurs émotions et réagissent en fonction de celles-ci. Pourquoi ? Parce qu’il est plus facile de manipuler les émotions que la raison.

Depuis la diffusion de cette vidéo d’exécution du journaliste Foley (que l’on ne voit du reste pas comme l’explique PJ Watson dans son analyse) à quoi assiste t’on ? A une levée de boucliers pour une intervention militaire en Syrie et en Irak contre l’EIIL/EI, à la police britannique déclarant que “rien que de regarder la vidéo, cela peut-être assimilé à un acte terroriste”, bref ceci sert au déclenchement d’une campagne massive de propagande pour une intervention militaire directe de l’empire en Syrie et en Irak. On apprend aussi que les forces spéciales US avaient essayé de libérer Foley et d’autres otages mais avaient échoué. D’habitude, on entend parler de ce genre d’opération commando que si elles réussisent ou si elle foirent lamentablement et qu’il est impossible de cacher l’affaire. Là personne n’était au courant, mais on “fuite” l’info. Pourquoi ? Pour dans un premier temps dédouanner les autorités yankees dans le style “on a essayé vous savez”, que ce soit vrai ou pas, mais aussi pour dire de manière subliminale: “vous voyez, ces barbares islamistes arrivent à déjouer nos commandos, force delta, omega, machin truc… Ils sont trop forts… faut envoyer la grosse bidasserie au sol après avoir passé trois couches sur le terrain, la première au napalm, la seconde au phosphore blanc et la dernière à l’uranium appauvri…”

Nous avons une question toute simple d’entrée de jeu: Pourquoi les médias occidentaux ne mentionnent-ils jamais le fait que les militants “djihadistes” de l’EIIL aujourd’hui muté une fois de plus en Émirat Islamique ou EI ont été financés par les plus gros alliés des Etats-Unis dans la région à savoir: l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweït et la Turquie ? Pourquoi ne dit-on pas non plus que ces militants islamistes les plus sauvages selon le ministre de la défense américain Chuck Hagel (ancien de la CIA), ont été formés et entraînés dans une base secrète américaine en Jordanie en 2012 et que les cadres de l’EI sont formés par des instructeurs militaires des forces spéciales américaines, britanniques et françaises ?

http://www.infowars.com/blowback-u-s-trained-isis-at-secret-jordan-base/

http://www.theguardian.com/world/2013/mar/08/west-training-syrian-rebels-jordan

Voici de manière résumée ce qu’analyse Paul Joseph Watson de la vidéo diffusée, nous encourageons les lecteurs à la visionner (en anglais) et nous précisons que la vidéo de Watson ne contient aucun élément graphique et qu’il ne diffuse aucun extrait de la dite vidéo, il ne fait que commenter ce qu’il a vu:

  • Les premières minutes sont consacrées à s’excuser auprès des parents et de la famille de la victime, mais pour dire aussi qu’il est important de poser des questions sur cet évènement et surtout de poser les bonnes questions. Watson explique également que Scotland Yard a déclaré en substance que les gens qui visionnent la vidéo au Royaume-Uni peuvent être assimilés à des terroristes, ce qui en dit long sur l’intention de censure et on peut parfaitement voir où cela mènera à terme en matière de censure potentielle de l’information: Il suffira que la “ministère de la propagande” décide que telle ou telle vidéo ou information n’est pas “correcte” pour que tous ses visionneurs deviennent instantanément des “terroristes”, puis pour simplifier la vie de tout le monde: la suppression pure et simple de l’info hors “ligne du parti” sera de mise.
  • A partir de 4min06 dans la vidéo: Watson confirme que l’EIIL/EI a été et est toujours financé par les plus gros alliés des Etats-Unis dans la région: l’Arabie Saoudite, le Qatar (petit pays qui rappelons-le est une dépendance directe d’Exxon/Mobil et donc de l’empire Rockefeller), le Koweït et la Turquie.
  •  A 4min45: Les militants de l’EIIL/EI se sont entraînés dans une base secrète américaine en Jordanie dès 2012.
  •  A 5min20: Question: “Pourquoi les gouvernements comme celui de la GB ne veulent-ils pas que le public regarde la vidéo et insinuent que tout visionneur en GB peut-être assimilé à un “terroriste”, ce qui sous-entend que tout le monde est tracé et que “big brother” sait ce que vous faites depuis votre ordinateur.
  •  A 5min35: Bref récapitulatif des provocations à la guerre mises en scène, celle venant immédiatement à l’esprit dans ce contexte, étant l’attaque fausse-bannière aux armes chimiques l’an dernier en Syrie, unanimement blâmée par la pressetituée occidentale sur Bachar Al-Assad et prouvée depuis avoir été l’œuvre de la “légion arabe” déstabilisatrice de la CIA: les faux “rebelles” mais vrais mercenaires de l’empire. Cette première tentative de casus belli contre la Syrie ayant échoué, la mise en scène de l’exécution de Foley pourra t’elle avoir plus de succès ? Juste une question…
  •  A 8min: Watson analyse la vidéo elle-même pour dire qu’il est troublant de voir le calme de Foley lisant son texte avant d’être décapité. D’aucun pourrait dire “il ne savait pas ce qui allait se passer car il est otage depuis fin 2012”, possible, même s’il voit un gugusse un couteau à la main à côté de lui tout au long de sa lecture… De quoi se poser de sérieuses questions quand même et altérer quelque peu un calme olympien. Watson fait ensuite une remarque très pertinente: Toutes les vidéos de décapitations ou d’exécutions sommaires d’otages par les groupes mercenaires islamistes de la CIA agissant en Syrie et en Irak ont mis en scène plusieurs “djihadistes”, l’un d’entre eux lisant l’acte d’accusation et de sentence de mort d’un pamphlet, des versets ou citations du coran sont récités et la (les) victime(s) sont mises à mort aux cris “d’Allah Akbhar !” Rien de tout cela ici. Absolument aucun caractère religieux dans la forme. L’exécution ne prend qu’une dimension politique, ce qui est questionable venant de soi-disants “purs et durs islamistes” de l’Emirat Islamique qui ont un modus operandi bien établi en la matière.

De plus, toutes les vidéos émanants de Syrie et d’Irak n’épargnent jamais les détails les plus abjects des exécutions, comme par exemple cette vidéo du cannibale qui avait mangé un organe d’un soldat syrien devant la caméra, abattu depuis par l’armée syrienne. Question pertinente: Si cette vidéo de l’exécution de Foley a vraiment été faite pour choquer le monde comme les autres… Pourquoi l’interrompre au moment de l’exécution comme le dit Watson. La réalisation procède d’une technique cinématographique appelée “ellipse” où on coupe au tout début d’une scène violente et on reprend le filmage avec le résultat, laissant l’imagination (et les émotions) des spectateurs faire le lien entre les plans. Ceci permet à la fois de faire jouer l’émotionnel à plein tout en évitant… la censure.

La question est donc: Pourquoi tant de “délicatesse” soudaine en provenance de ces psychopathes ? Ou y a t’il quelque chose à cacher au sujet de la mort de Foley ? Juste une autre question…

Ceci ne représente que des questions qui se doivent d’être posées et auxquelles peut-être des réponses seront apportées. La propagande bat son plein. La manipulation des foules est à son comble. L’empire et ses oligarques veulent une guerre de grande envergure non thermo-nucléaire. Ils échouent en Ukraine. L’Irak ne fera pas bouger la Russie, la Syrie ? plus que probablement car les intérêts russes y sont bien plus importants. A terme, l’exécution de James Foley qu’elle soit réelle ou fictive, ramène l’émotionnel en première ligne pour convaincre les opinions publiques de la justification d’une intervention armée en Syrie (et en Irak), cette fois-ci, non plus pour virer Al-Assad, mais pour annihiler la “menace” EIIL/EI. Menace, que tout le monde dans les médias omet bien sûr de dire, a été créée par l’occident tout comme Al Qaïda l’a été auparavant. Al Qaïda a vécu, le ressort est cassé, l’organisation ne fait plus peur à personne… L’EI, sanguinaire et cruel à souhait, directe émanation des cerveaux malades du pentagone et des services impérialistes, prend le relais pour justifier d’une guerre ouverte au Moyen-Orient, guerre où seront pompée toutes les nations, qui verra sans doute l’utilisation d’armes nucléaires tactiques, qui empoisonneront la planète mais sans annihilation instantanée. La guerre durera, les gouvernements créeront des “terroristes domestiques” de toute pièce, le chaos s’en suivra pour imposer loi martiale et grille de contrôle planétaire, bref l’ordo ab chao: le Nouvel Ordre Mondial.

Science-fiction ? Nous l’espérons sincèrement, mais la tournure que prend “l’affaire Foley” vaut bien que nous nous posions collectivement les questions qui se doivent d’être posées et surtout que nous cessions de gober les mouches “émotionnelles” qu’on nous met bien en évidence devant le bec.

Depuis le départ, l’EIIL devenu EI est ce que les anglo-saxons appellent dans leur jargon militaire une PSYOP ou Opération Psychologique, qui a pour seul but d’alimenter la haine induite pour entraîner le monde plus avant dans la doctrine psychopathe néo-conservatrice américaine du “choc des civilisations”, inventée et promue par le professeur de Science Politique d’Harvard Samuel Huntington, qui fut le professeur, entre autre, de Bill Clinton, celui qui introduisit le concept dans la politique étrangère américaine, poussée à outrance sous les mandats de Bush et Obama ainsi que du côté britannique avec les sociopathes de service tels Blair, Brown, et Cameron.

Le piège est tendu, les ficelles sont grosses et les antécédents historiques très lourds. Ne tombons pas dedans !

Il faut exposer la vérité pour désamorcer la guerre. En l’occurence: L’EI est une opération de la CIA pour déstabiliser le monde et pousser chrétiens, musulmans (et juifs) à la gorge les uns des autres, repartir en croisade en quelque sorte !,,,. Les preuves foisonnent. Il suffit de les mettre sous les feux de la rampe !

De fait, cette entière affaire de la métamorphose d’Al Qaïda en EIIL puis en EI montre à l’évidence, l’état schizophrénique avancé dans lequel se trouvent tous les gouvernements occidentaux à commencer par celui du pays du goulag levant (ex-USA): Ils ont métamorphosé AQ devenu inutile, obsolète, en grand méchant loup EI, financé et entraîné par l’occident et ses marionnettes du Golfe, pour combattre Al-Assad en Syrie en tant qu’allié de l’occident, mais qui deviendrait un “ennemi” de ses maîtres et créateurs occidentaux en Irak…

Y aura t’il encore des trolls gouvernementaux pour dire que tout cela n’est que du “conspirationnisme” ? Peut-on faire mieux que cela en matière conspirationniste étatique ?

Nous vivons bien sous le plus grand chapiteau du monde !

Suite…

Guerres impérialistes: L’EIIL/EI et son « calife » agents de l’occident et du Nouvel Ordre Mondial…

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Résumons-nous: Le sénateur américain John McCain, patron de l’IRI (International Republican Institute), une ONG directement dépendante de la NED (USAID)/CIA depuis 1993 est un agent du renseignement américain dont la “crédibilité” a été construite sur sa soi-disant “opposition” aux “démocrates” et à Obama. Depuis plus de 20 ans, il est devenu le “monsieur révolution colorée” organisée régulièrement par la CIA et la NED dans des pays cibles. McCain est le chargé de mission sur la partition du Moyen-Orient et l’organisation de l’armée mercenaire djihadiste. Al Qaïda, Al Nosra, l’EIIL ou l’EI sont la même chose, dépendent des mêmes financements et sont formés dans des camps gérés par la CIA et les forces spéciales occidentales en Libye, en Syrie, en Jordanie et en Turquie. Toute la saga des “printemps arabes” depuis 2011, jusqu’à cette nouvelle attaque sur l’Irak visant à sa partition n’est qu’une mascarade, ourdie de longue date pour générer le chaos du “choc des civilisations” factices qui, espèrent les oligarques, mènera à terme le monde au contrôle absolu par le Nouvel Ordre Mondial qu’ils dirigeront.

Le soi-disant “calife” Ibrahim de l’EIIL/EI est un agent géré par les services américains, qui sera éliminé en temps et en heure lorsqu’il aura rempli ses fonctions:

Ibrahim al-Badri, alias Abu Du’a, alias Abou Bakr Al-Baghdadi, alias Calife Ibrahim, mercenaire du prince Abdul Rahman al-Faiçal, subventionné par l’Arabie saoudite, le Qatar et les États-Unis. Il peut commettre toutes les horreurs que les Conventions de Genève interdisent à des États de faire.”

Le véritable danger est que les peuples occidentaux croient ce tissu de fadaises où seuls les morts d’innocents sont bien réelles. La priorité devient celle-ci: Retirons notre soutien aux politiciens tout aussi mercenaires que les djihadistes qu’ils emploient et reprenons le pouvoir pour le diluer dans les peuples, c’est à dire le remettre là où il n’aurait jamais dû sortir ! Tout le reste n’est que pisser dans un violon !

~ Résistance 71 ~

 

John McCain le chef d’orchestre du “printemps arabe” et le calife

 

Thierry Meyssan

 

18 Août 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article185073.html

 

Chacun a remarqué la contradiction de ceux qui qualifiaient récemment l’Émirat islamique de « combattants de la liberté » en Syrie et s’indignent aujourd’hui de ses exactions en Irak. Mais si ce discours est incohérent en soi, il est parfaitement logique au plan stratégique : les mêmes individus devaient être présentés comme des alliés hier et doivent l’être comme des ennemis aujourd’hui, même s’ils sont toujours aux ordres de Washington. Thierry Meyssan révèle les dessous de la politique US à travers le cas particulier du sénateur John McCain, chef d’orchestre du « printemps arabe » et interlocuteur de longue date du Calife Ibrahim.

John McCain est connu comme le chef de file des républicains, candidat malheureux à la présidence états-unienne, en 2008. Ce n’est, nous le verrons, que la partie de sa biographie réelle, celle qui lui sert de couverture pour conduire des actions secrètes au nom de son gouvernement.

Lorsque j’étais en Libye durant l’attaque « occidentale », j’ai pu consulter un rapport des services de renseignement extérieur. On pouvait y lire que l’Otan a organisé, le 4 février 2011 au Caire, une réunion pour lancer le « printemps arabe » en Libye et en Syrie. Selon ce document, elle était présidée par John McCain. Le rapport détaillait la liste des participants libyens, dont la délégation était conduite par le numéro 2 du gouvernement de l’époque, Mahmoud Jibril, ayant brusquement changé de bord à l’entrée de cette réunion pour devenir le chef de l’opposition en exil. Je me souviens que, parmi les délégués français présents, le rapport citait Bernard-Henry Lévy, bien qu’officiellement celui-ci n’ait jamais exercé de fonction au sein du gouvernement français. Bien d’autres personnalités participaient à ce symposium, dont une forte délégation de Syriens vivant à l’étranger.

Au sortir de cette réunion, le mystérieux compte Facebook Syrian Revolution 2011 appela à manifester devant le Conseil du Peuple (Assemblée nationale) à Damas, le 11 février. Bien que ce compte prétendait à l’époque avoir plus de 40 000 followers, seule une douzaine de personnes répondirent à son appel devant les flashs des photographes et des centaines de policiers. La manifestation se dispersa pacifiquement et les heurts ne débutèrent que plus d’un mois plus tard à Deraa [1]

Le 16 février 2011, une manifestation qui se déroulait à Benghazi à la mémoire des membres du Groupe islamique combattant en Libye [2] massacrés en 1996 à la prison d’Abou Selim dégénéra en fusillade. Le lendemain, une seconde manifestation, cette fois à la mémoire des personnes mortes en attaquant le consulat du Danemark à l’occasion des caricatures de Mahomet, dégénérait également en fusillade. Au même moment, des membres du Groupe islamique combattant en Libye venus d’Égypte encadrés par des individus cagoulés et non-identifiés attaquaient simultanément quatre bases militaires dans quatre villes différentes. À l’issue de trois jours de combats et d’atrocités, les émeutiers lancèrent le soulèvement de la Cyrénaïque contre la Tripolitaine [3] ; une attaque terroriste que la presse occidentale présenta mensongèrement comme une « révolution démocratique » contre « le régime » de Mouamar el-Kadhafi.

Le 22 février, John McCain était au Liban. Il y rencontra des membres du Courant du Futur (le parti de Saad Hariri) qu’il chargea de superviser les transferts d’armes en Syrie autour du député Okab Sakr [4]. Puis, quittant Beyrouth, il inspecta la frontière syrienne et choisi les villages, notamment Ersal, qui devaient servir de base-arrière aux mercenaires lors de la guerre à venir.

Les réunions présidées par John McCain ont été clairement le moment de déclenchement d’un plan prévu de longue date par Washington ; plan qui prévoyait de faire attaquer la Libye et la Syrie simultanément par le Royaume-uni et la France, conformément à la doctrine du « leadership par l’arrière » et à l’annexe du Traité de Lancaster House de novembre 2010 [5]

Le voyage illégal en Syrie, de mai 2013

En mai 2013, le sénateur John McCain se rendait illégalement près d’Idleb en Syrie, via la Turquie, pour y rencontrer des leaders de l’« opposition armée ». Son voyage n’était rendu public qu’à son retour à Washington [6].

Ce déplacement avait été organisé par la Syrian Emergency Task Force qui, contrairement à son intitulé, est une organisation sioniste dirigée par un employé palestinien de l’AIPAC [7]

Sur les photographies diffusées alors, on remarquait la présence de Mohammad Nour, porte-parole de la Brigade Tempête du Nord (du Front Al-Nosra, c’est-à-dire d’Al-Qaïda en Syrie), qui avait enlevé et détenait 11 pèlerins chiites libanais à Azaz [8]. Interrogé sur sa proximité avec des preneurs d’otages membres d’Al-Qaïda, le sénateur affirma ne pas connaître Mohammad Nour qui se serait invité de sa propre initiative sur cette photo.

L’affaire fit grand bruit et les familles des pèlerins enlevés portèrent plainte devant la justice libanaise contre le sénateur McCain pour complicité d’enlèvement. En définitive, un accord intervint et les pèlerins furent libérés.

Supposons que le sénateur McCain ait dit la vérité et qu’il ait été abusé par Mohammad Nour. L’objet de son voyage illégal en Syrie était de rencontrer l’état-major de l’Armée syrienne libre. Selon lui, cette organisation était composée « exclusivement de Syriens » combattant pour « leur liberté » face à la « dictature alouite (sic). Les organisateurs du voyage ont publié cette photographie pour attester de la rencontre.

Si l’on peut y voir le brigadier-général Salem Idriss, chef de l’Armée syrienne libre, on peut aussi y voir Ibrahim al-Badri (au premier plan, sur la gauche) avec lequel le sénateur est en train de discuter. De retour de ce voyage surprise, John McCain, affirma que tous les responsables de l’Armée syrienne libre sont des « modérés auxquels on peut faire confiance » (sic).

Or, depuis le 4 octobre 2011, Ibrahim al-Badri, alias Abu Du’a, figurait en sur la liste des cinq terroristes les plus recherchés par les États-Unis (Rewards for Justice). Une prime pouvant aller jusqu’à 10 millions de dollars était offerte à qui aiderait à sa capture [9]. Le lendemain, 5 octobre 2011, Ibrahim al-Badri était porté sur la liste du Comité des sanctions de l’Onu comme membre d’Al-Qaïda [10]

En outre, un mois avant de recevoir le sénateur McCain, Ibrahim al-Badri, sous le nom de guerre d’Abou Bakr Al-Baghdadi, créa l’État islamique en Irak et au Levant (ÉIIL) —tout en appartenant toujours à l’état-major de la très « modérée » Armée syrienne libre—. Il revendiqua l’attaque des prisons de Taj et d’Abou Graïb en Irak, dont il fit évader entre 500 et 1 000 jihadistes qui rejoignirent son organisation. Cette attaque était coordonnée avec d’autres opérations presque simultanées dans huit autres pays. Chaque fois, les jihadistes évadés rejoignirent des organisations combattantes en Syrie. Cette affaire est tellement étrange qu’Interpol émit une note et requit l’assistance des 190 pays membres [11].

Pour ma part, j’ai toujours affirmé qu’il n’y avait sur le terrain aucune différence entre l’Armée syrienne libre, le Front Al-Nosra, l’Émirat islamique etc… Toutes ces organisations sont composées des mêmes individus qui changent en permanence de drapeau. Lorsqu’ils se revendiquent de l’Armée syrienne libre, ils arborent le drapeau de la colonisation française et ne parlent que de renverser le « chien Bachar ». Quand ils déclarent appartenir au Front Al-Nosra, ils portent le drapeau d’Al-Qaïda et déclarent étendre leur islam dans le monde. Enfin quand ils se disent de l’Émirat islamique, ils brandissent désormais le drapeau du Califat et annoncent qu’ils nettoieront la région de tous les infidèles. Mais quelle que soit leur étiquette, ils procèdent aux mêmes exactions : viols, tortures, décapitations, crucifixions.

Pourtant, ni le sénateur McCain, ni ses accompagnateurs de la Syrian Emergency Task Force n’ont fourni au département d’État les informations en leur possession sur Ibrahim al-Badri et n’ont demandé à toucher cette prime. Ils n’ont pas non plus informé le Comité anti-terroriste de l’Onu.

Dans aucun pays au monde, quel que soit son régime politique, on n’accepterait que le leader de l’opposition soit en contact direct, amical et public, avec un très dangereux terroriste que l’on recherche.

Qui est donc le sénateur McCain ?

Masi John McCain n’est pas simplement le leader de l’opposition politique au président Obama, il est aussi un de ses hauts-fonctionnaires !

Il est en effet président de l’International Republican Institute (IRI), la branche républicaine de la NED/CIA [12], depuis janvier 1993. Cette prétendue « ONG » a été officiellement créée par le président Ronald Reagan pour étendre certaines activités de la CIA, en relation avec les services secrets britanniques, canadiens et australiens. Contrairement à ses allégations, il s’agit bien d’une agence inter-gouvernementale. Son budget est voté par le Congrès dans une ligne budgétaire dépendante du secrétariat d’État.

C’est d’ailleurs parce que c’est une agence conjointe des services secrets anglo-saxons que plusieurs États dans le monde lui interdisent toute activité sur leur territoire.

La liste des interventions de John McCain pour le compte du département d’État est impressionnante. Il a participé à toutes les révolutions colorées des vingt dernières années.

Pour ne prendre que quelques exemples, toujours au nom de la « démocratie », il a préparé le coup d’État manqué contre le président constitutionnel Hugo Chávez au Venezuela [13], le renversement du président constitutionnel Jean-Bertrand Aristide en Haïti [14], la tentative de renversement du président constitutionnel Mwai Kibaki au Kenya [15] et, plus récemment, celui du président constitutionnel ukrainien, Viktor Ianoukovytch.

Dans n’importe quel État au monde, lorsqu’un citoyen prend une initiative pour renverser le régime d’un autre État, il peut être félicité s’il y parvient et que le nouveau régime se montre un allié, mais il sera sévèrement condamné si ses initiatives ont des conséquences néfastes pour son propre pays. Or, jamais le sénateur McCain n’a été inquiété pour ses agissements anti-démocratiques dans les États où il a échoué et qui se sont retournés contre Washington. Au Venezuela par exemple. C’est que pour les États-Unis, John McCain n’est pas un traître, mais un agent.

Et un agent qui dispose de la meilleure couverture imaginable : il est l’opposant officiel de Barack Obama. À ce titre, il peut voyager n’importe où dans le monde (il est le sénateur états-unien qui voyage le plus) et rencontrer qui il veut sans crainte. Si ses interlocuteurs approuvent la politique de Washington, il leur promet de la continuer, s’ils la combattent, il en charge la responsabilité sur le président Obama.

John McCain est connu pour avoir été prisonnier de guerre au Vietnam, durant 5 ans et y avoir été torturé. Il fut victime d’un programme visant non pas à arracher des renseignements, mais à inculquer un discours. Il s’agissait de transformer sa personnalité pour qu’il fasse des déclarations contre son propre pays. Ce programme, étudié à partir de l’exemple coréen pour la Rand Corporation par le professeur Albert D. Biderman, a servi de base aux recherches conduites à Guantánamo et ailleurs par le docteur Martin Seligman [16]. Appliqué sous George W. Bush à plus de 80 000 prisonniers, il a permis de transformer plusieurs d’entre eux pour en faire de vrais combattants au service de Washington. John McCain, qui avait craqué au Vietnam, le comprend donc parfaitement. il sait comment manipuler sans état d’âme les jihadistes.

Quelle est la stratégie états-unienne avec les jihadistes au Levant ?

En 1990, les États-Unis ont décidé de détruire leur ancien allié irakien. Après avoir laissé entendre au président Saddam Hussein qu’ils considéreraient l’attaque du Koweït comme une affaire intérieure irakienne, ils ont prétexté de cette attaque pour mobiliser une vaste coalition contre l’Irak. Cependant, du fait de l’opposition de l’URSS, ils ne renversèrent pas le régime, mais se contentèrent d’administrer la zone de non-survol.

En 2003, l’opposition de la France ne fut pas suffisante pour contrebalancer l’influence du Comité pour la libération de l’Irak. Les États-Unis attaquèrent à nouveau le pays et renversèrent cette fois le président Hussein. Bien sûr, John McCain était un des principaux responsables du Comité. Après avoir confié pendant un an à une société privée le soin de piller le pays [17], ils tentèrent de partitionner le pays en trois États distincts, mais durent y renoncer devant la résistance de la population. Ils tentèrent une nouvelle fois en 2007, autour de la résolution Biden-Brownback, mais là encore échouérent [18]. D’où la stratégie actuelle qui tente d’y parvenir au moyen d’un acteur non-étatique : l’Émirat islamique.

Dans ce document, publié en septembre 2013, l’ambassadeur du Qatar à Tripoli informe son ministère qu’un groupe de 1800 Africains a été formé au jihad en Libye. Il propose de les acheminer par trois groupes en Turquie pour qu’ils rejoignent l’Émirat islamique en Syrie. (voir le document sur l’article original)

L’opération a été préparée de longue date, avant même la rencontre de John McCain avec Ibrahim al-Badri. Ainsi, des correspondances internes du ministère qatari des Affaires étrangères, publiées par mes amis James et Joanne Moriarty [19] montrent que 5 000 jihadistes ont été formés aux frais du Qatar, dans la Libye de l’Otan en 2012, et que 2,5 millions de dollars ont été versés à la même époque au futur Calife.

En janvier 2014, le Congrès des États-Unis a tenu une séance secrète au cours de laquelle il a voté, en violation du droit international, le financement jusqu’à septembre 2014 du Front Al-Nosra (Al-Qaïda) et de l’Émirat islamique en Irak et au Levant [20]. Bien que l’on ignore avec précision ce qui a été vraiment convenu lors de cette séance révélée par l’agence britannique Reuters [21], et qu’aucun média états-unien n’a osé passer outre la censure, il est hautement probable que la loi comporte un volet sur l’armement et la formation des jihadistes.

Fière de ce financement états-unien, l’Arabie saoudite a revendiqué sur sa chaîne de télévision publique, Al-Arabiya, que l’Émirat islamique était placé sous l’autorité du prince Abdul Rahman al-Faiçal, frère du prince Saoud al-Faiçal (ministre des Affaires étrangères) et du prince Turki al-Faiçal (ambassadeur d’Arabie saoudite aux États-Unis et au Royaume-Uni) [22].

L’Émirat islamique représente une nouvelle étape dans le mercenariat. À la différence des groupes jihadistes qui se battirent en Afghanistan, en Bosnie-Herzégovine et en Tchétchénie autour d’Oussama Ben Laden, il ne forme pas une force supplétive, mais bien une armée en soi. À la différence des groupes précédents en Irak, en Libye et en Syrie, autour du prince Bandar Ben Sultan, ils disposent de services intégrés de communication sophistiqués qui appellent à le rejoindre, et d’administrateurs civils, formé dans de grandes écoles occidentales, capables de prendre en main instantanément l’administration d’un territoire.

Des armes ukrainiennes flambant neuves ont été achetées par l’Arabie saoudite et convoyées par les services secrets turcs qui les a remises à l’Émirat islamique. Les derniers détails ont été coordonnés avec la famille Barzani lors d’une réunion des groupes jihadistes à Aman, le 1er juin 2014 [23]. L’attaque conjointe de l’Irak par l’Émirat islamique et le Gouvernement régional du Kurdistan a débuté quatre jours plus tard. L’Émirat islamique s’est emparé de la partie sunnite du pays, tandis que le Gouvernement régional du Kurdistan agrandissait son territoire de plus de 40 %. Fuyant les atrocités des jihadistes, les minorités religieuses quittaient la zone sunnite, préparant ainsi la voie à la partition du pays en trois.

Violant l’accord de défense irako-US, le Pentagone n’intervenait pas et laissait l’Émirat islamique poursuivre sa conquête et ses massacres. Un mois plus tard, alors que les peshmergas du Gouvernement régional kurde s’étaient repliés sans livrer bataille, et lorsque l’émotion de l’opinion publique mondiale devint trop forte, le président Obama donna l’ordre de bombarder des positions de l’Émirat islamique. Cependant, selon le général William Mayville, directeur des opérations à l’état-major, « Ces bombardements sont peu susceptibles d’affecter les capacités globales de l’Émirat islamique ou ses activités dans d’autres régions de l’Irak ou de la Syrie » [24]. À l’évidence, ils ne visent pas à détruire l’armée jihadiste, mais uniquement à veiller à ce que chaque acteur ne déborde pas du territoire qui lui a été assigné. Au demeurant, pour le moment, ils sont purement symboliques et n’ont détruit qu’une poignée de véhicules. C’est en définitive l’intervention des kurdes du PKK turc et syrien qui a stoppé la progression de l’Émirat islamique et ouvert un corridor permettant aux populations civiles d’échapper au massacre.

De nombreuses intox circulent à propos de l’Émirat islamique et de son calife. Le quotidien Gulf Daily News a prétendu qu’Edward Snowden avait fait des révélations à son sujet [25]. Or, vérification faite, l’ancien espion états-unien n’a rien publié à ce sujet. Gulf Daily News est édité au Bahrein, un État occupé par les troupes saoudiennes. L’article vise uniquement à dédouaner l’Arabie saoudite et le prince Abdul Rahman al-Faiçal de leurs responsabilités.

L’Émirat islamique est comparable aux armées mercenaires du XVIe siècle européen. Celles-ci menaient des guerres de religion pour le compte des seigneurs qui les payaient, parfois dans un camp, parfois dans un autre. Le Calife Ibrahim est un condottière moderne. Bien qu’il soit aux ordres du prince Abdul Rahman (membre du clan des Sudeiris), il ne serait pas étonnant qu’il poursuive son épopée en Arabie saoudite (après un bref détour au Liban, voire au Koweït) et tranche ainsi la succession royale en favorisant le clan des Sudeiris contre le prince Mithab (fils et non pas frère du roi Abdallah).

John McCain et le Calife

Dans la dernière livraison de son magazine, l’Émirat islamique a consacré deux pages à dénoncer le sénateur John McCain comme « l’ennemi » et « le croisé », rappelant son soutien à l’invasion états-unienne de l’Irak. De peur que cette accusation reste inconnue aux États-Unis, le sénateur a immédiatement publié un communiqué qualifiant l’Émirat de « plus dangereux groupe terroriste islamiste dans le monde » [26].

Cette polémique n’est là que pour distraire la galerie. On aimerait y croire… s’il n’y avait cette photographie de mai 2013.

Ibrahim al-Badri, alias Abu Du’a, alias Abou Bakr Al-Baghdadi, alias Calife Ibrahim, mercenaire du prince Abdul Rahman al-Faiçal, subventionné par l’Arabie saoudite, le Qatar et les États-Unis. Il peut commettre toutes les horreurs que les Conventions de Genève interdisent à des États de faire.

 

[1] Nous avons relayé les rapports de presse assurant que la manifestation de Deraa était une protestation après l’arrestation et la torture de lycéens ayant tagué des slogans hostiles à la République. Or, de nombreux collègues ont tenté d’établir l’identité de ces lycéens et de rencontrer leurs familles. Aucun n’y est parvenu, les seuls témoins qui se sont exprimés l’ont fait pour la presse britannique, mais de manière anonyme, donc invérifiable. Nous sommes aujourd’hui convaincus que cet événement n’a jamais existé. L’étude des documents syriens de l’époque montre que la manifestation portait en réalité sur une hausse des salaires des fonctionnaires et sur les retraites. Elle a obtenu satisfaction de la part du gouvernement. À ce moment là, aucun journal n’a parlé de ces lycéens, cette histoire n’étant inventée par Al-Jazeera que deux semaines plus tard.

[2] Les membres du Groupe islamique combattant en Libye, c’est-à-dire d’Al-Qaïda en Libye, avaient tenté d’assassiner Mouamar el-Kadhafi pour le compte du MI6 britannique. L’affaire fut révélée par un officier du contre-espionnage britannique, David Shyler. Cf « David Shayler : « J’ai quitté les services secrets britanniques lorsque le MI6 a décidé de financer des associés d’Oussama Ben Laden » », Réseau Voltaire, 18 novembre 2005.

[3] Rapport de la Mission d’enquête sur la crise actuelle en Libye, juin 2011.

[4] « Un député libanais dirige le trafic d’armes vers la Syrie », Réseau Voltaire, 5 décembre 2012.

[5] Sur ce plan, on se reportera à ma série de six émissions 10 ans de Résistance, sur la guerre des États-Unis contre la Syrie.

[6] « John McCain entre illégalement en Syrie », Réseau Voltaire, 30 mai 2013.

[7] « La Syrian Emergency Task Force, faux-nez sioniste », Réseau Voltaire, 7 juin 2013.

[8] « John McCain a rencontré des kidnappers en Syrie », Réseau Voltaire, 1er juin 2013.

[9] “Wanted for Terrorism”, Rewards for Justice Program, Department of State.

[10] Le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1267 (1999) le 15 octobre 1999 est également connu sous le nom de « Comité des sanctions contre Al-Qaida ». Fiche d’inscription d’Ibrahim al-Badri (cette fois avec le nom de guerre d’al-Samarrai).

[11] « Évasions simultanées de jihadistes dans 9 pays », Réseau Voltaire, 6 août 2013.

[12] « La NED, vitrine légale de la CIA », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie), Réseau Voltaire, 6 octobre 2010.

[13] « Opération manquée au Venezuela », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2002.

[14] « La CIA déstabilise Haïti », « Coup d’État en Haïti », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 janvier et 1er mars 2004.

[15] « L’expérience politique africaine de Barack Obama », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 9 mars 2013.

[16] « Le secret de Guantánamo », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie), Réseau Voltaire, 28 octobre 2009.

[17] « Qui gouverne l’Irak ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 13 mai 2004.

[18] « La balkanisation de l’Irak », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 17 juin 2014.

[19] « Official Document Qatar Embassy Tripoli Confirms Sending 1800 Islamic Extremists Trained in Libya to Fight in Syria », Libyan War The Truth, 20 septembre 2013.

[20] « Les États-Unis, premiers financiers mondiaux du terrorisme », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie), Réseau Voltaire, 3 février 2014.

[21] “Congress secretly approves U.S. weapons flow to ’moderate’ Syrian rebels”, par Mark Hosenball, Reuters, 27 janvier 2014.

[22] « L’ÉIIL est commandé par le prince Abdul Rahman », Réseau Voltaire, 3 février 2014.

[23] « Révélations du PKK sur l’attaque de l’ÉIIL et la création du « Kurdistan » », Réseau Voltaire, 8 juillet 2014.

[24] “U.S. Air Strikes Are Having a Limited Effect on ISIL”, par Ben Watson, Defense One, 11 août 2014.

[25] « Baghdadi ’Mossad trained’ », Gulf Daily News, 15 juillet 2014.

[26] “Statement by senator John McCain on being targeted by terrorist group ISIL as « the ennemy » and « the crusader »”, Cabinet de John McCain, 28 juillet 2014.