Archive pour EIIL marionnette CIA OTAN

Daesh, Al CIAda, guerre par procuration en Syrie… La guerre d’Exxon-Mobil et Aramco contre GazProm et la National Iran Oil Company

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, CIA et traffic de drogue, colonialisme, crise mondiale, documentaire, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 20 novembre 2015 by Résistance 71

“La guerre est un acte de pouvoir, de meurtre, de vol. Elle est l’expression la plus claire et précise de l’État.”

~ Gustav Landauer ~

 “Les peuples, les gouvernemnts et les économies de toutes les nations soivent servir les besoins des banques et des autres multinationales.”

~ Zbigniew Brzezinski ~

 “La religion est pour ceux qui ont peur d’aller en enfer, la spiritualité est pour ceux qui y ont déjà été.”

~ Vine Deloria Jr, Lakota ~

 

Connaître l’histoire moderne pour se prémunir de l’endoctrinement de masse: le cas d’école de “l’État Islamique”, outil de la guerre par procuration entre les géants du pétrole et du gaz

 

La guerre larvée d’Exxon-Mobil (Rockefeller) en Syrie

 

Résistance 71

 

20 Novembre 2015

 

Mise à jour: La guerre du gaz est en train d’avoir lieu…
Mise à jour du 23 Novembre: Poutine déclare que la demande de gaz natural va augmenter de 30% d’ici à 2040. Ceci confirme notre hypothèse de la guerre du gaz en Syrie.

 

Dans le sillage de tous les attentats terroristes récents et bien sûr plus particulièrement celui de Paris en ce 13 Novembre 2015, l’ensemble de l’attention du monde occidental s’est reportée une fois de plus, sur le nouveau croquemitaine de “l’État Islamique” ou de Daesh comme on aime à le dire sous son acronyme arabe, ce qui le diabolise encore plus.

Devant la poussée sans précédent vers une guerre totale faite par nos dirigeants corrompus à la volonté oligarchique de leurs payeurs, saigneurs (faute volontaire) et maîtres, nous devons nous poser la question essentielle encore et encore du qui est “Daesh”, qui est cet “État Islamique” ou “État Islamique d’Irak et du Levant” ou “État Islamique d’Irak et de Syrie” ? Nous devons impérativement nous poser collectivement cette question parce que nos “dirigeants” traîtres et corrompus nous mènent à un conflit armé de grande ampleur et que l’étude tant soit peu appronfondie du sujet dévoile une supercherie à une échelle rarement égalée.

Pour analyser et écrire cet article, nous avons utilisé une fraction infime de l’information disponible en ligne en anglais, en français et nous en sommes sûrs en espagnol, italien, allemand, russe, arabe, pardon à ceux qu’on oublie. Nous ne faisons que synthétiser ici une connaissance divulguée depuis plusieurs années, qui ressort périodiquement dans les médias alternatifs, mais qui se doit d’être de nouveau rappelée et ramenée à la lumière pour que le plus de personnes possible puissent vraiment comprendre de quoi il retourne. Nous placerons suite à cet article, une série de liens menant à l’information citée, liens en français et en anglais, mais sans nul doute disponibles dans la vaste majorité des langues de la planète, pourvu qu’on veuille rechercher cette information et pour rechercher il faut soit être un “chercheur” ou soit avoir été titillé par le doute.

Douter dans ce monde orwellien c’est maintenir sa santé mentale et donc être capable d’anticiper !

Nous commencerons par citer celui qui est au centre de la tourmente actuelle, et le “trublion”, l’empêcheur de tourner en rond pour l’oligarchie occidentale, le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine qui déclara ceci lors de la conférence de Valdaï fin 2014 au sujet de l’État Islamique (EI), Daesh:

Qui arme l’EI ? Qui a créé le climat politique favorable à l’EI ? Qui a poussé pour les livraisons d’armes ? Qui combat en Syrie ? Ce sont principalement des mercenaires. Qui les paie ? En partie le pétrole volé d’Irak et de Syrie. Les alliés des Etats-Unis achètent le pétrole. Les revenus de ce pétrole permettent de payer plus les mercenaires et d’en attirer d’autres en provenance des autres mouvements islamistes. Vous [l’occidnent] soutenez des “rebelles soi-disants modérés” et ceux-ci rejoignent l’EI qui les paie mieux […] regardez en Irak, c’est une catastrophe. Qu’avez-vous fait en Libye ? Même votre ambassadeur y a été tué ! Bombarder en Libye fut une contravention à la loi internationale…

La Russie est une clef aujourd’hui sur le sujet, mais elle en est une autre également sur l’origine de ce qui nous préoccupe grandement.

Flashback

Nous sommes à la fin des années 1970, en pleine guerre froide. Lieu: Afghanistan. La Russie est alors partie de l’URSS “marxiste” qui s’étend jusqu’aux confins de l’Asie. A Kaboul, capitale de l’Afghanistan siège un régime pro-soviétique aidé par Moscou. Les Etats-Unis, comme le Royaume-Uni avant eux, veulent récupérer sous leur coupe ce pays placé sur la route stratégique de lignes d’oléoducs pétroliers et gaziers. Zbigniew Brzezinski, alors conseiller à la sécurité nationale du président américain Jimmy Carter, flanqué de son acolyte Robert Gates de la CIA (ces deux personnages seront toujours actifs sous les régimes Bush et Obama), décident d’une stratégie pour piéger l’URSS en Afghanistan et à terme démanteler celle-ci de l’intérieur par la stratégie de la tension, en l’occurence religieuse avec un islam fondamentaliste. Cet Islam n’existe à l’époque nulle part ailleurs qu’en Arabie Saoudite et dans tous les royaumes médiévaux du Golfe professant une forme fondamentaliste et sectaire de l’islam: le Wahabisme. Avec l’aide des services secrets pakistanais (SIS), la CIA importe le wahabisme dans la région pakistano-afghane et fait ouvrir des madrassas (écoles religieuses) pour endoctriner les populations essentiellement rurales et sous contrôle de “seigneurs de la guerre” tribaux, financées par l’Arabie Saoudite, qui fera de même en Asie du Sud-Est.

De cet effort concerté entre le département d’état yankee, la CIA, le SIS et les services saoudiens, naîtra les “combattants de la liberté” ou Moudjahidines qui déclencheront une guerre civile en Afghanistan, guerre efficace qui forcera le régime en place, faible et corrompu, à demander l’assistance de son allié soviétique. Le piège tendu fonctionnera et l’URSS envahira l’Afghanistan pour soutenir son “président allié”. S’ensuivra 10 ans de guerre qui tourneront en un “Vietnam soviétique” dont le pays ne se remettra jamais. Durant cette période, intervient le colonel Tim Osman de la CIA, saoudien du nom d’Oussama bin Laden, issus d’une grande famille faisant fortune dans la construction, il devient le recruteur et contrôleur des finances de l’opération secrète de la CIA depuis “la base” afghane, “la base” qui se dit en arabe “Al Qaïda”. Après la victoire et le retrait des soviétiques, les “combattants de la liberté” locaux se transformeront, toujours sous contrôle de la CIA, de l’Arabie Saoudite et du Pakistan en régime Taliban. Les autres “moudjahidines”, la légion mercenaire islamiste de la CIA créée à des fins de déstabilisation d’un régime, seront, devant le succès remporté, recyclés dans d’autres conflits internes de déstabilisation dès la fin des années 1980 et dans les années 90 au profit de l’empire américain.

Recyclés sous le nom d’Al Qaïda ou Al CIAda, les mercenaires recrutés, payés par les pétrodollars des royaumes wahabites du Golfe, entraînés et logistiquement fournis par la CIA, les forces spéciales américaines et britanniques, le SIS pakistanais, ils combattront tour à tour en Tchétchénie (deux guerres), en Yougoslavie (Bosnie, Kosovo), et seront égalememt ventilés dans les mouvements islamistes de déstabilisation au profit de l’empire pétrolier anglo-américain et des intérêts sionistes en Afrique, comme en Somalie, au Soudan, au Nigéria (Boko Haram), au Maghreb (avec AQMI débordant sur le Mali et le Niger et ayant ses bases de recrutement en Libye et en Europe).

Un refus des Talibans mis en place en Afghanistan par la CIA de laisser passer un oléocuc à travers le pays verra la rupture brutale des relations avec leurs maîtres et payeurs. Ceci fut une des raisons de l’attaque fausse-bannière du 11 Septembre 2001 aux Etats-Unis. Dans l’intervalle, “l’ennemi public #1” Oussama bin Laden, malade, dialisé, hospitalisé en Juillet 2001 à l’hôpital américain de Dubaï où il fut visité dans sa chambre par le chef de l’antenne locale de la CIA, meurt en décembre 2001 dans un hôpital au Pakistan. Son corps sera enterré rapidement en Afghanistan. Le croquemitaine doit néanmoins perdurer.

Suite à l’invasion américaine de l’Afghanistan en 2001 en représaille des attentats de New York, un nouveau président est mis en place pour le pays après que le chef Taliban le Cheikh Omar se soit enfui à mobylette. L’empire met au pouvoir sa marionnette Hamid Karzaï, ancien cadre de la compagnie pétrolière américaine chargée de construction d’oléoducs: Unocal. Le business peut reprendre, avec en bonus le développement de la production de pavot, matière première de l’héroïne, dont l’Afghanistan depuis la reprise du contrôle américain est devenu le premier producteur mondial et de loin. La production de la drogue a été placée sous la coordination du frère du président Karzaï et la poigne des chefs de guerre tribaux. Les champs de pavot étant protégés jour et nuit par les armées de la coalition de l’OTAN occupant le pays depuis maintenant 14 ans. La drogue est acheminée par l’armée de l’air américaine jusqu’au camp Bondsteel au Kosovo. L’état fantoche du Kosovo étant devenu le proxy et la plaque tournante du trafic de l’héroïne dans le monde.

Vient ensuite l’invasion de l’Irak en 2003 après une manœuvre titanesque de propagande et de tromperie de la part des Etats-Unis et du Royame-Uni, liant mensongèrement Saddam Hussein aux attentats du 11 Septembre et clâmant que celui-ci en possession d’armes chimiques et bactériologiques (qu’il n’avait plus depuis 1991) était une menace pour le “monde libre” (lire l’empire). Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne des régimes Bush et Blair lancent une campagne militaire meurtrière contre un pays sur les genoux en résultat de 10 ans d’un embargo dévastateur pour sa population et s’avèrent bientôt incapable de contrôler sur le terrain l’occupation de ce vaste pays. Le but depuis les années 1990 et la doctrine du “remodelage du Grand Moyen-Orient” est de briser les pays du levant (Irak, Syrie) ainsi que l’Iran et la Libye afin de récupérer et de contrôler les ressources pétrolières et gazières pour le profit des transnationales du pétrole directement liées avec la finance internationale puisque les acteurs en sont les mêmes: Rockefeller, Rothschild, Morgan, les familles royales etc…

Ainsi l’islam séculier et stabilisateur doit laisser la place au chaos constructeur de l’empire. Il convient de diviser les populations sur une ligne religieuse et de forcer les musulmans à un conflit armé religieux entre sunnites et chi’ites, comme ce fut fait en son temps pour les chrétiens. Du chaos ambiant irakien, les Etats-Unis créent via un général spécialiste de la contre-insurrection, le général David Petraeus, chouchou de l’establishment néo-conservateurs tant républicain que démocrate, un groupe islamiste armé sur le même modèle que précédemment, groupe qui prendra le nom “d’Al Qaïda en Irak” ou AQI. Son chef est recruté dans le tristement célèbre “Camp Bucca”, prison contenant quelques 20 000 prisonniers irakiens, qui devient le lieu de retournement et de recrutement des islamistes et de leurs cadres en Irak par les services de renseignement de l’empire. Y sera recruté le futur chef d’AQI Abou Bakar Al-Baghdadi, irakien, de son vrai nom Ibrahim Ali Mohamed al-Badri al-Samarrai, né à Samarrat en 1971. Il fut recruté par le service de Petraeus, entraîné par la CIA et le Mossad en Israël pour retourner en Irak afin de s’y affirmer comme le chef d’AQI, qui deviendra au fil du temps Al Qaïda en Irak et au Levant (AQIL), puis devant l’ampleur prise par le soutien financier saoudo-qatari et l’aide logistique de l’occident ainsi que par l’extension créée par la chute de Kadhafi en Libye attaqué de l’intérieur par la légion islamiste de la CIA et de l’extérieur par les bombardiers et les missiles de l’OTAN (essentiellement de la France sarkozienne à qui on laissa faire le sale boulot jusqu’à l’assassinat de Kadhafi), AQIL proclama un califat et se transforma en “Etat Islamique en Irak et au Levant” (EIIL) suite au début de la guerre d’invasion par proxy en Syrie pour renverser le gouvernement syrien de Bachar Al-Assad où les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne firent transférer les djihasdistes en masse. Depuis, l’EIIL s’est une fois de plus métamorphosé en “Etat Islamique” tout court ou EI.

Ceci nous amène au présent à la guerre par procuration en Syrie, présentée par nos merdias de manière tout à fait erronnée comme étant une “guerre civile”. Rien ne saurait être plus faux. S’il y a une opposition politique de fait au parti Baathiste syrien, elle n’est pas une opposition armée mais politique. L’opposition armée, même si elle a pu recruter effectivement quelques Syriens en mal de révolution ou de “printemps arabe” sauce CIA, est une opposition essentiellement mercenaire, importée, livrant au gouvernement syrien une guerre d’invasion par procuration pilotée depuis l’étranger comme nous allons le voir.

D’après de nombreux spécialistes de la Syrie, il y a trois guerres en une faisant rage en Syrie:

  • la première entre le gouvernement syrien et les forces qui veulent le renverser alors qu’il a été élu et réélu par le peuple syrien avec une grande majorité, forces financées par les états du Golfe, principalement l’Arabie Saoudite et le Qatar.
  • la seconde se déroule par procuration entre les Etats-Unis et la Russie et
  • la troisième toujours par procuration entre l’Arabie Saoudite et l’Iran.

Avant la proclamation du soi-disant “califat islamique” le 30 Juin 2014 entre la province de Diyala en Irak et la province d’Alep en Syrie, les combattants mercenaires islamistes importés, transitant par les camps d’entrainement gérés par les forces de l’empire et alliées depuis la Jordanie et la Turquie (membre de l’OTAN rappelons-le au passage…) combattaient pour différents groupes dont celui bien sûr d’”Al Qaïda en Syrie”, appelé le Front Al-Nosra qui a pris de l’ampleur. A la création de l’EI, le passage des djihadistes entre Al-Nosra et l’EI s’est opéré et certains d’entre eux lorsque leurs payeurs et contrôleurs occidentaux leur demandent, revêtent pour une courte occasion les oripeaux de ce que la classe politique occidentale appelle les “rebelles modérés”, qui reçoivent les mannes de leurs protecteurs occidentaux. La réalité de terrain est qu’il n’y a pas plus de “rebelles modérés” que de beurre en branche et qu’argent, soutien logistique, armement et munitions transitent sciemment vers les forces de l’EI via des convois en partance de Turquie et de Jordanie, voire aussi d’Irak, protégés qu’ils sont par les armées locales turque, jordanienne et par l’armée américaine comme l’a très bien montré récemment cette incroyable vidéo d’un hélicoptère de combat américain “Apache”, escortant un long convoi de pickups tous neufs de Daesh, armés, passant de l’Irak à la Syrie.

Un brouillon de “califat islamique” fut mis en place en Syrie dans la poche conquise de Baba Amr en 2012 ou des “rebelles” mirent en place et imposèrent la charia et autre joyeuseté fondamentaliste à la population. Les “rebelles”/mercenaires de Baba Amr étaient alors encadrés par des officiers et des conseillers militaires de l’armée française (légion étrangère) “détachés” en “mission spéciale” et de l’armée britannique. Le “califat” tomba et les militaires français furent faits prisonniers. Ils furent remis en mains propres à l’amiral Edouard Guillaud en “mission” au Liban et la base arrière libanaise de logistique mise en place par l’armée française fut démantelée. Il est à noter également que des brigades d’Al Qaïda en Libye étaient encadrées sur le terrain lors de la destruction par l’OTAN et la France de la Jamariyah libyenne, par des cadres de l’armée française.

Ceci nous amène à analyser la piste de l’argent. Toute entreprise de cette envergure demande des sommes d’argent considérables. D’où vient cet argent, qui paie pour Daesh ? Si encore le président russe Poutine a déclaré récemment lors d’une conférence de presse au G20 d’Antalya en Turquie que les fonds de Daesh provenaient d’une quarantaine de pays dont certains pays membres du G20 et qu’il avait les noms, ceci nous ramène néanmoins à l’origine de la guerre en Syrie. Si nous savons que les fonds d’Al Qaïda provienne depuis le départ des pétrodollars saoudiens, les fonds finançant l’EI/Daesh proviennent à la fois principalement d’Arabie Saoudite, mais aussi d’un autre petit pays médiéval mais richissime dont il nous faut parler ici: le Qatar.

En 2009, l’émir du Qatar s’est rendu en Syrie pour y rencontrer le président Assad et lui demander l’autorisation de faire passer au travers du sol syrien un gazoduc devant servir à alimenter l’Europe en gaz qatari. Fidèle à ses engagements commerciaux avec la Russie, l’alliée de longue date de la Syrie, Assad refuse.

Ce sera la guerre, non pas ouverte mais larvée. Ceci peut aussi être connecté avec l’anecdote qui n’en est pas une, rapportée récemment par le grand journaliste d’investigation John Pilger dans un article que nous avons traduit et publié, qui vit l’ancien ministre des affaires étrangères français Roland Dumas, se faire approcher directement par des diplomates britanniques à Londres en 2009 au sujet de “quelque chose qui se prépare en Syrie pour le futur”. L’attaque par procuration et le démantèlement de la Syrie ont été planifiés de longue date par ceux qui tirent les ficelles de l’empire: le cartel des banquiers et des industriels transnationaux, essentiellement les cartels du pétrole. Le général américain en retraite Wesley Clark n’a t’il pas confirmé avoir été le témoin de discussions au Pentagone après les attentats du 11 Septembre où il lui fut confié que le plan était de détruire et de contrôler 7 pays en 8 ans (Irak, Soudan, Somalie, Libye, Liban, Syrie et enfin l’Iran) ? L’affront du refus d’Assad ne fut pas fait à l’émir marionnette du Qatar, non, car en fait qu’est-ce que le Qatar si cher à la France depuis quelques années ? Cela vaut la peine de décortiquer l’affaire. Partie de la péninsule arabe sous contrôle Ottoman juqu’en 1916, la région passe sous mandat britannique jusqu’en 1971 où ce petit état devient “indépendant”. Très riche en ressources de gaz naturel, le Qatar va très vite vendre ses droits d’exploitation au géant pétrolier américain qui a contrôlé à une époque jusqu’à plus de 15% de l’économie des Etats-Unis: Exxon-Mobil, empire pétrolier en direct héritage de l’empire de la Standard Oil des Rockefeller qui racheta Exxon, puis Mobil, puis BP-Amoco et enfin Chevron-Texaco, la famille Rothschild, plus banquière que pétrolière, possédant elle, la Royal Dutch Shell.

En clair, Exxon-Mobil possède le Qatar. Voyez-vous où cela nous mène ? La Syrie et Assad sont en guerre contre Exxon-Mobil qui se sert de tous les moyens par procuration possibles pour le faire tomber. Le Qatar a également investi des sommes énormes en France et rachète le patrimoine national. Le Qatar, c’est à dire Exxon-Mobil et les Rockefeller ont aujourd’hui un énorme levier financier sur la France (investissements CAC40), sur son gouvernement (financements des campagnes électorales de Sarkozy et Hollande), sur ses financements occultes. Exxon-Mobil est aussi impliqué dans la future exploitation du gaz naturel trouvé en énorme quantité au large de la Syrie, du Liban et de… Gaza. L’exploitation israélienne de ces ressources passera par Exxon-Mobil et les Rockefeller, qui avec les Rothschild ont financé la création d’Israël en abandonnant la Palestine pour en faire le nid de discorde régional et tirer les marrons du feu.

Exxon-Mobil contrôle la très vaste majorité de l’exploitation du gaz naturel du Qatar, le géant vient d’investir des milliards de dollars pour des usines de liquéfaction du gaz. Ce gaz doit transiter par gazoduc du Qatar vers la méditerranée et l’Europe via la Syrie, pour concurrencer le gaz russe et le géant Gazprom qui alimente l’Europe. La Syrie est alliée de la Russie, n’a pas pu être achetée, elle est sur le chemin et doit tomber, mais c’est un os plus dur à concasser que les Talibans surtout avec l’appui de GazProm… pardon, de la Russie.

De fait, toutes les guerres ayant eu lieu au Moyen-Orient, toutes sans aucune exception ont été des guerres par procuration menées par les transnationales du pétrole, par le capitalisme monopoliste qui écrase tout sur son passage.

La CIA est le bras armé de Wall Street, il suffit d’analyser un peu le passage par les portes tourniquets de derriere le rideau entre les directeurs de la CIA et les comités directeurs des grandes entreprises côtées à Wall Street pour s’en rendre immanquablement compte ; de même que le Pentagone et son réservoir de généraux plus ou moins compétents, est le réservoir de VRP de luxe pour les entreprises du complexe militaro-industriel et de la sécurité.

On veut nous faire croire pour détourner l’attention du public du fin fond de l’affaire, que Daesh tire son fric de la vente de pétrole volé en Irak et en Syrie ? Quelle foutaise ! Cet argent (la source officielle parle d’un million de dollars par jour, c’est très peu…), comme l’a dit Poutine dans sa déclaration de Valdaï ne fait qu’aider à payer un peu plus les mercenaires, pour piquer le djihadiste de base ignorant des enjeux réels et pour qui il travaille vraiment, à l’entité voisine. La réalité est que le Qatar et l’Arabie Saoudite sont les financiers de cette opération et qu’il s’agit d’une guerre pétro-gazière entre d’un côté les Etats-Unis, le Qatar et l’Arabie Saoudite (Exxon-Mobil / Aramco) et de l’autre La Russie (GazProm) et l’Iran (National Iranian Oil Company ou NIOC). La Syrie est le point de rencontre, le point de contact de ces deux trajectoires qui étaient en voie de collision depuis déjà un bon moment. Alors oui, la Russie possède certes la base navale de Tartous en Syrie, sa seule base navale sur la Méditerranée qu’elle ne veut pas perdre, mais là n’est point le nerf de la guerre. Celui-ci est le gaz (et un peu le pétrole) ! L’affaire syrienne est une guerre entre GazProm-NIOC et Exxon/Mobil-Aramco, c’est pourquoi la Russie ne lâchera pas la Syrie ni Assad et que pour l’en déloger, il faudra la battre. La France est un pion, un fusible qui va sans doute servir à envenimer plus avant la situation et qui est toujours en train de payer pour son refus de suivre les yankees dans leur invasion criminelle de l’Irak en 2003 en échange de quelques miettes du gâteau. Invasion qui a créée à terme le terreau propice à la formation et à l’épanouissement induit de l’EI/Daesh. La France a t’elle essayé de se rebeller, de sortir de l’impasse où elle s’est fourrée ? Nous ne le pensons pas, car les attaques de Paris ont été bien planifiées et bien des éléments suggèrent au mieux que les instances ont laissé les attentats se dérouler. Quoi qu’il en soit, la France par sa politique depuis l’ère Sarkozy est impliquée dans l’ingérence et les crimes de guerre dans des nations étrangères: Libye, Mali, Côte d’Ivoire et Syrie.

En Mai 2015, la fondation éducative à but non-lucratif américaine Judicial Watch a obtenu suite à une requête FOIA (Freedom Of Information Act ou loi sur la liberté de l’information) la déclassification de certains documents dont un émanant de la Defense Intelligence Agency ou DIA qui est ni plus ni moins que le renseignement militaire américain.

Ce document daté du 12 Août 2012 et classé secret défense dit ceci:

Les salafistes, les frères musulmans et Al Qaïda en Irak sont les forces majeurs derriere l’insurrection en Syrie… L’occident, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent cette opposition au régime d’Assad.” Ce document fait 7 pages.

Alors qui est Daesh ? A quoi sert-il ? Qui le finance ? Qui sont les véritables acteur de cette tragédie et sur quel air de pipeau nous fait-on danser ?

Alors que nos dirigeants veules et corrompus, traîtres à la nation nous embarquent dans une nouvelle guerre impérialiste pour le contrôle des hydrocarbures, nous, peuple de France, devons savoir pourquoi nous sommes tant malmenés, pourquoi on nous écrase et nous force à la violence en provoquant des fractures toujours plus grandes et toujours plus douloureuses pour nous diviser et nous faire nous entre-tuer a terme.

Nous devons bien comprendre qu’il suffit de dire NON ! à cette mascarade, collectivement, pour que tout s’arrête, les oligarques ne peuvent pas faire tourner la machine sans nous ! Et rien, nous disons bien RIEN ne peut nous obliger à la faire tourner pour eux et leurs ignominies.

A vous de choisir, si vous voulez la guerre, soutenez nos “élites” criminelles, alors sachez vraiment pourquoi vous la ferez: pour le gaz et le pétrole, pour servir une fois de plus de chair à canon pour Exxon-Mobil, Aramco, GazProm, Total et autres entités criminelles en sachant aussi bien qu’aucun des fils ou petits fils des ordures qui nous gouvernent n’iront la faire cette guerre, car comme depuis toujours: les riches qui se connaissent bien ont fait, font et feront s’entre-tuer des pauvres gens qui ne se connaissent pas et ont été amenés à se détester. Les ordures du haut de la pyramide accordent leurs violons sur leur convergence d’intérêt, il en va de notre survie, que nous fassions de même ici et maintenant !

Nous terminerons avec deux citations récentes et en vous disant ceci: Ne croyez rien de ce que nous avons écrit ici, lisez et visionnez les quelques liens que nous mettons ci-dessous et surtout, surtout, ayant maintenant assez de “mots clefs” et une direction de recherche… Cherchez par vous-mêmes, lisez, analysez, comprenez… et arrêtez de gober les mouches qu’on vous tend !

Arrêtons de consentir aux ignominies qui se déroulent devant nous et qui nous forcent à réagir plutôt qu’à agir !

Fraternellement à toutes et à tous

 

“Le pétrole volé par Al-Nosra en Syrie est vendu à Exxon-Mobil, tandis que le vol du pétrole par l’EIIl est vendu à Aramco. A noter que durant le conflit libyen, L’OTAN autorisa le Qatar, c’est à dire Exxon-Mobil, à vendre le pétrole exploité des territoires “libérés” par Al Qaïda.”

~ Thierry Meyssan, 23 juin 2014 ~

 

“La CIA et le Mossad sont derrière l’État Islamique et Boko Haram.”

~ Omar al-Bachir, président de la république du Soudan, février 2015 ~

 

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Bibliographie (absolument pas exhaustive loin s’en faut !):

En français:

http://lesakerfrancophone.net/etat-islamique-cree-a-langley-usa-par-la-cia-soutenu-par-tel-aviv-et-riyad/

http://www.alterinfo.net/les-Etats-Unis-ont-cree-Daesh-dixit-Le-general-Desportes-aux-senateurs-francais_a110582.html

http://numidia-liberum.blogspot.jp/2015/05/les-americains-avouent-avoir-cree-daesh.html

http://arretsurinfo.ch/videoancien-de-la-cia-les-etats-unis-ont-cree-letat-islamique-pour-le-bien-disrael/

http://afrique.kongotimes.info/monde/moyen-orient/9482-terrorisme-cia-mossad-entraine-abu-bakr-al-baghdadi-actuel-leader-etat-islamique-irak-revelations-snowden-comment-usa-aident-israel-recrutent-djihadistes-daesh.html

http://www.voltairenet.org/article186993.html

http://www.agenceinfolibre.fr/collusions-ciaetat-islamique-suspicions-ancrees-en-irak/

http://www.youtube.com/watch?v=tF371UlsZT8

http://www.voltairenet.org/article173169.html

http://www.voltairenet.org/article172956.html

http://www.youtube.com/watch?v=JW95k–mzS0#t=2557

En anglais:

http://www.youtube.com/watch?v=KFFb5E22TvE

http://levantreport.com/2015/08/06/former-dia-chief-michael-flynn-says-rise-of-islamic-state-was-a-willful-decision-and-defends-accuracy-of-2012-memo/

http://www.rt.com/usa/312050-dia-flynn-islamic-state/

http://www.youtube.com/watch?v=SG3j8OYKgn4&feature=youtu.be&t=8m49s

http://www.rt.com/op-edge/262265-dia-report-isis-roots/

http://www.globalresearch.ca/america-created-al-qaeda-and-the-isis-terror-group/5402881

http://www.trueactivist.com/must-watch-putin-blows-the-whistle-on-who-really-created-isis-and-how-it-continues-to-grow/

http://www.veteranstoday.com/2014/11/06/general-petraeus-accused-of-founding-isisisil/

http://www.zerohedge.com/news/2015-05-23/secret-pentagon-report-reveals-us-created-isis-tool-overthrow-syrias-president-assad

http://www.voltairenet.org/article184382.html

http://www.infowars.com/youll-never-guess-where-most-pro-isis-tweets-originate-from/

http://www.globalresearch.ca/what-is-isis/5486603?print=1

http://www.youtube.com/watch?v=FENPN6eVblQ

http://www.infowars.com/nsa-doc-reveals-isis-leader-al-baghdadi-is-u-s-british-and-israeli-intelligence-asset/

http://www.informationclearinghouse.info/article43481.htm

http://www.veteranstoday.com/2015/11/19/neo-ending-the-business-of-terror/

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Ingérence de l’empire en Syrie: Le pays du goulag levant (ex-USA) et ses alliés aident au ravitaillement de leur progéniture EIIL via la Turquie, la Jordanie et Israël…

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Comment les Etats-Unis peuvent arrêter l’EIIL sans mettre un pied en Syrie

 

Tony Cartalucci

 

1er Septembre 2015

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2015/08/how-us-can-stop-isis-without-setting.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il est de plus en plus difficile de camoufler ou de pirouetter l’info, cela devient apparent même dans les médias occidentaux et leur couverture des évènements que le soi-disant “État Islamique” (EIIL/EI) ne maintient pas sa capacité de combat depuis l’Irak ou la Syrie intra muros, mais plutôt grâce à une ligne logistique qui va et vient entre les nations voisines. Ces nations incluent la Jordanie, le Liban, Israël et de maniìere encore plus évidente, ce membre de l’OTAN qu’est la Turquie.

Ce fut la chaîne d’info allemande Deutsche Welle (DW) qui a dit dans son rapport « ‘IS’ supply channels through Turkey, » que des centaines de camions destinés à l’EI et aux territoires qu’il contrôle ont été filmés en attente à Oncupinar en Turquie, de passer la frontière avec la Syrie et ce sans aucune supervision apparente du gouvernement turc. Plus tard, le magazine TIME admettrait la dépendance de l’EI de la ville syrienne frontalière de Tal Abyad pour les ravitaillements et la grande importance de la perte de cette ville au profit des combattants kurdes, car cette place maintient la capacité au combat de l’EI à la fois sur la frontière mais aussi plus profondément sur le territoire syrien.

Un rapport d’AP du mois de Juin « Kurds move to cut off ISIS supply lines in Syria, » affirmait: “ Les combattants kurdes syriens se sont rapprochés des banlieues d’une ville tenue par l’EIIL à la frontière turque samedi, coupant potentiellement la route cruciale de ravitaillement des terroristes,” ont dit des officiels kurdes et un groupe activiste. La prise de la ville de Tal Abyad à quelques 70km de la place forte de l’EIIL, Raqqa, voudrait dire que le groupe n’aurait plus de route directe (avec la Turquie) pour leur faire parvenir de nouvelles troupes et du ravitaillement. L’avance kurde, venant sous couvert d’une importante assistance aérienne menée par la coalition américaine, joindrait également leur deux fronts et mettrait plus de pression sur la place de Raqqa alors que les forces irakiennes ont bien du mal à contenir le groupe dans leur pays.

Tandis que les frappes aériennes américaines sont créditées pour le succès de l’avance kurde contre l’EIIL, on se demande pourquoi les Etats-Unis, dont une de leur base est à Incirlik, la Turquie et les forces spéciales commandos américaines et celles de la CIA opérant le long de la frontière syrienne en Turquie, n’ont rien fait pour interdire les lignes de ravitaillement de l’EIIL avant qu’elles n’atteignent la Syrie où l’attendent les terroristes.

Les Kurdes et l’armée syrienne réalisent tous deux l’importance de restreindre les armées terroristes en Syrie en les coupant de leurs lignes logistiques de ravitaillement aux frontiéres syriennes. Mais les kurdes et les forces syriennes sont de plus en plus limitées pour sécuriser ces zones frontalières à cause d’une toujours plus étendue “zone de sécurité” que les Etats-Unis et leurs alliés régionaux mettent en place sur le territoire syrien près des frontières. La Turquie et Israël ont tous deux attaqué les forces syriennes dans ces “zones de sécurité refuge”, créant un véritable sanctuaire pour les affiliés d’Al Qaïda, incluant Al Nosra et l’EIIL.

Les efforts pour “assister” les Kurdes ne semblent avoir été qu’un prétexte pour violer l’espace aérien syrien en premier lieu, puis le territoire syrien en second lieu. La pathétique “Division 30” américaine comprenant moins de 60 combattants entraînés en Turquie, puis envoyés pour combattre des milliers et des milliers de terroristes que les Etats-Unis et leurs alliés ont aussi armé, entraîné et envoyé par-delà les frontière syriennes depuis des années, fut une autre tentative de faire paraître les gains de l’EIIL et d’Al Nosra comme un résultat de la folie occidentale plus que comme sa création.

Comment l’occident peut arrêter l’EIIL sans mettre un pied en Syrie

Une vieille maxime militaire dit ceci: “une armée marche sur son estomac”. La logique dicte qu’une armée avec l’estomac vide est incapable de continuer de marcher et de fonctionner. Napoléon Bonaparte, qui est crédité de cette citation, l’a vérifié en toute première main lorsque son armée s’est retrouvée profondément enfoncée en territoire russe sans vivres ni ravitaillement de toute sorte, ceci menant ultimement à une défaite des plus catastrophique.

De la même façon, la capacité de combat de l’EIIL dépend entièrement de ses lignes de ravitaillement. Couper ces lignes mènera à une défaite inévitable. Pour les Etats-Unis, qui sont soit alliés, soit ont des troupes dans les pays frontaliers à la Syrie, couper les lignes de ravitaillement de l’EIIL serait chose très simple, si de fait, les US étaient VRAIMENT intéressés à battre l’EIIL et autres affiliés d’AQ.

Tandis que les Etats-Unis ont assisté la Turquie à ériger une défense de missiles le long de sa frontière avec la Syrie afin de créer une de facto “zone d’interdiction de vol” donnant ainsi à Al Nosra et l’EIIL un santuaire tombé du ciel, très peu d’efforts ont été faits pour sécuriser la frontière, spécifiquement pour la recherche et l’interdiction du transit de combattants étrangers, d’armes, de vivres et de munitions. Comme le rapport de DW l’a illustré, il apparaît que les frontières turques sont non seulement complètement ouvertes, mais qu’elles le sont de manière intentionnelle, il n’y a en conséquence peu ou pas d’efforts de la part de la Turquie pour couper le torrent de ravitaillement qui passe de son territoire vers la Syrie.

DW filmerait sûrement une situation similaire se déroulant en Jordanie près de sa frontière avec la Syrie, près de la ville syrienne de Daraa qui est devenue un champ de bataille alors que les forces syriennes tentent désespérement de couper le flot logistique de combattants et d’armes transitant par cette frontière, visant ultimement Damas.

Les Etats-Unis pourraient arrêter l’EIIL en un mois… S’ils le voulaient vraiment…

En coupant l’EIIL de son argent, de ses vivres, renforts de combattants et d’équipement essentiel, il serait très rapidement défait par les forces syriennes et irakiennes. Sans argent pour payer ses combattants et sans nouvelles recrues pour remplacer ceux perdus au combat, le moral chuterait bien vite. Sans un flot torrentiel constant d’armes, de munitions de toutes sortes et de carburant, l’EIIL et autres affiliés d’Al Qaïda perdraient très vite leur capacité tactique. Les combattants incapables de s’enfuir seraient vite encerclés et détruits comme cela s’est déjà produit profondément à l’intérieur de la Syrie où les forces syriennes ont été capables de couper les lignes de soutien logistique aux villes clef et affamer les armées terroristes retranchées.

La Syrie est intentionnellement empêchée de sécuriser ses frontières au travers d’une “zone tampon” qui ne fait que s’élargir, havre de paix que les Etats-Unis et leurs alliés créent afin de protéger des “rebelles modérés” clairement non-existants. Ce que ces “zones de sécurité” offre en revanche est d’assurer les lignes de ravitaillement de l’EIIL et que celles-ci demeurent intactes. Avec les Kurdes, la seule force réellement efficace à la frontière syro-turque, pouvant menacer ces ligne logistiques de l’EIIL, se retrouvant maintenant attaqués directement par les forces turques, le peu d’obstacles qu’il y a eu au transfert logistique à l’EIILest en train d’être rapidement éliminé.

Les Etats-Unis et leurs alliés pourraient facilement augmenter la sécurité le long de la frontière syrienne et couper de manière permanente la ravitaillement de l’EIIL et autres affiliés d’AQ sans jamais avoir à entrer l’espace aérien ni même le territoire syriens. Avec la même facilité que les Etats-Unis ont bâti cette ligne de défense de missiles à la frontière turco-syrienne, ils pourraient créer des points de contrôle frontaliers et des patrouilles en Turquie pour interdire et donc effectivement stopper le flot d’armes, de munitions et de combattants se rendant en Syrie depuis la Turquie. Ils pourraiemt le faire, mais ne le font pas et ce de manière tout à fait intentionnelle.

Les implications de ceci sont évidentes, l’EIIL est à la fois une création et une perpétuation intentionnelle de la politique étrangère des Etats-Unis. De la même manière que les Etats-Unis il y a bien des années ont comploté avec l’Arabie Saoudite pour créer Al Qaïda dans les montagnes d’Afghanistan en première instance ; les Etats-Unis jusqu’à ce jour, complotent avec leurs alliés régionaux pour utiliser AQ et ses nombreuses affiliations, incluant l’EIIL/EI, pour faire des guerres que les troupes occidentales ne peuvent pas mener. Ceci comprend la division et la destruction de la Syrie, l’objectif réel et ouvertement explicité des politiciens américains.

La Syrie et ses alliées pourront-ils créer leur propre “zone tampon” au nord de la Syrie ? Est-ce que des troupes internationales pourront être amenées, incluant des observateurs de l’ONU, pour sécuriser les frontières de la Syrie et mettre en échec les tentatives de la Turquie et des Etats-Unis d’engager les forces syriennes et kurdes essayant de restaurer l’ordre dans cette région ?

La stratégie expansionniste en Syrie du nord, affirmant protéger des “rebelles modérés” tandis que cela sécurise mieux les lignes de ravitaillement de l’EIIL et lui donne une zone de protection toujours plus grande d’où il peut lancer de plus vastes opérations en Syrie profonde, s’avère payante et cela se fait au détriment de l’intégrité du territoire syrien, de sa stabilité et peut-être même de son existence en tant qu’état fonctionnel si aucunes mesures ne sont prises pour contrer cette conspiration.

Les bases de la logistique et le simple fait que les Etats-Unis pourraient à la fois combattre et vaincre l’EIIL en sécurisant simplement la frontière turco-syrienne ainsi que la frontière jordano-syrienne, doivent être constamment rappeler par les médias non-occidentaux et les cercles diplomatiques, soulignant le fait que le conflit en Syrie est un conflit d’INVASION ETRANGERE et non pas une guerre civile. Ce conflit peut être terminé, ainsi que toutes les horreurs qui lui sont associées, en faisant un contrôle des “bagages” de l’EIIL à la frontière turque (et jordanienne). Si les Etats-Unis et la Turquie refusent de faire cela, quelqu’un doit interpeler et vérifier les convois de l’autre côté de la frontière, quelqu’un que les Etats-Unis et la Turquie hésiteraient à attaquer comme ils l’ont fait des forces syriennes et kurdes.

Empire du chaos: Al Qaïda/Al Nosra/EIIL/EI/Daesh… La légion mercenaire djihadiste du Pentagone et d’Israël financée par le Golfe…

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Les djihadistes au service de l’impérialisme

 

Thierry Meyssan

 

1er juin 2015

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article187737.html

 

Les gouvernements occidentaux ne font plus mystère d’utiliser les jihadistes. Ainsi l’Otan a t-elle renversé Mouamar el-Kadhafi en utilisant al-Qaïda comme seule troupe au sol ; Israël a-t-il renvoyé la Force des Nations unies au Golan et l’a-t-il remplacée par al-Nosra ; la Coalition internationale anti-Daesh a-t-elle laissé tomber Palmyre pour nuire à la Syrie. Mais si l’on comprend les intérêts occidentaux, on ne parvient pas à saisir pourquoi et comment des jihadistes peuvent servir l’Oncle Sam au nom du Coran.

On se demande souvent comment le Pentagone et la CIA font pour manipuler des millions de musulmans et en envoyer se battre pour les intérêts de l’Oncle Sam. Certes, certains leaders sont des agents rémunérés, mais les jihadistes dans leur ensemble croient se battre et mourir pour aller au Paradis. La réponse est enfantine : en partant de la rhétorique des Frères musulmans, il est possible de s’évader de la réalité humaine et de les envoyer tuer n’importe qui dès que l’on agitera un foulard rouge sous leurs yeux.

Officiellement l’Émirat islamique ne reconnaît plus l’autorité d’Ayman al-Zawahiri et s’est donc séparé d’al-Qaïda. Pourtant, en de nombreux endroits, comme au Qalamoun, il reste impossible de les distinguer, les mêmes jihadistes revendiquant les deux étiquettes à la fois.

Bien sûr, on pourra objecter que cette querelle n’est qu’une affaire de personnes ; Abu Bakr al-Baghdadi voulant simplement être chef à la place du chef. Pourtant, si les deux organisations ont exactement les mêmes pratiques, elles développent des discours fort différents.

Leur point commun, ce sont les slogans des Frères musulmans : « Le Coran est notre Constitution », « L’islam est la solution ». La vie pieuse est donc toute simple. Peu importe que le Créateur nous ait faits intelligents, il faut en toutes circonstances appliquer la Parole de Dieu comme une machine. Et lorsque la situation n’est pas traitée dans le Livre, il suffit de tout casser. Le résultat est évidemment catastrophique et nulle part ces organisations n’ont été capables d’instaurer le début des prémices de la société parfaite qu’elles appellent de leur vœux.

Leur histoire fait leur différence. De 1979 à 1995, c’est-à-dire de l’opération de la CIA en Afghanistan à la Conférence arabe populaire et islamique de Khartoum, les mercenaires d’Oussama Ben Laden luttaient contre l’Union soviétique avec l’aide publique des États-Unis. De 1995 à 2011, c’est-à-dire de la Conférence de Khartoum à l’opération « Trident de Neptune », al-Qaïda tenait un discours contre « les juifs et les croisés » tout en poursuivant sa lutte contre la Russie en Yougoslavie et en Tchétchénie. Et depuis 2011, c’est-à-dire depuis le « Printemps arabe », il soutient l’Otan en Libye et Israël à la frontière du Golan. D’une manière générale, l’opinion publique occidentale n’a pas suivie cette évolution. Elle est convaincue du danger d’un mythique expansionnisme russe, persiste à attribuer les attentats du 11-Septembre aux jihadistes, n’a pas réalisé ce qui s’est passé en Libye et à la frontière israélienne, et conserve du coup l’idée erronée qu’al-Qaïda serait une organisation terroriste anti-impérialiste. Les arabes, quant à eux, ne se basent pas sur les faits, mais choisissent selon les cas la réalité ou la propagande occidentale de manière à s’inventer une narration romantique.

De son côté, l’Émirat islamique s’éloigne du Coran et se rapproche des néo-conservateurs. Il assure que les ennemis prioritaires sont d’autres musulmans : les chiites et leurs alliés. Il oublie donc l’épisode bosniaque durant lequel la Légion arabe de Ben Laden était soutenue à la fois par les États-Unis, l’Arabie saoudite et l’Iran. Mais qui sont donc les alliés des chiites ? la République arabe syrienne (laïque) et le Jihad islamique palestinien (sunnite). En d’autres termes, l’Émirat islamique lutte prioritairement contre l’Axe de la Résistance à l’impérialisme. De facto, il assume être un allié objectif des États-Unis et d’Israël au « Moyen-Orient élargi », même s’il affirme en être théoriquement l’ennemi.

La malléabilité des deux organisations réside dans l’idéologie de base, celle des Frères musulmans. Il est donc logique que la quasi totalité des chefs jihadistes ait été membre, à un moment ou à un autre, d’une branche ou d’une autre de la Confrérie. De même est-il logique que la CIA n’ait pas uniquement soutenu les Frères musulmans égyptiens, depuis leur réception à la Maison-Blanche par le président Eisenhower en 1955, mais toutes ses branches étrangères et tous ses groupes dissidents. En définitive, le califat dont rêvait Hassan el-Bana et que prétendent vouloir Ayman al-Zawahiri et Abu Bakr al-Baghdadi, n’est pas la reproduction de l’Age d’or de l’islam, mais le règne de l’obscurantisme.

Ce que confirmait Laurent Fabius en 2012, c’est-à-dire avant la scission entre al-Qaïda et Daesh, en confiant : « Sur le terrain, ils font du bon boulot ! »

L’empire bombarde la Syrie sous prétexte de son « épouvantail » de l’EI… La supercherie continue !

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L’empire bombarde sa création… Vraiment ?

 

Résistance 71

 

23 Septembre 2014

 

Nous y sommes ! L’empire et ses marionnettes arabes et européennes ont déclenché l’offensive aérienne en Syrie… Contre l’EIIL/EI ?… L’avenir le dira, mais nous en doutons, le but demeurant le renversement d’Assad et l’assujettissement de la Syrie dans le giron des états en échec (failed states).

Le laconique communiqué est tombé:

L’armée américaine et des forces de nations partenaires ont entamé une action militaire contre les terroristes de l’EIIL/EI en Syrie au moyen d’attaques combinées de chasseurs-bombardiers, de bombardiers et de missiles de croisière Tomahawk, Du fait que ces opérations sont toujours en cours, nous ne pouvons pas divulguer de plus amples informations à ce stade” a déclaré l’attaché de presse du Pentagone le contre-amiral John Kirby à 21:40 Eastern Time.

Bien sûr qu’il faut agir contre cette ignomie de soi-disant “Émirat/État Islamique”, mais encore faut-il prendre le problème par le bon bout et bombarder l’Irak et la Syrie ne constitue certainement pas la “solution” à ce problème totalement créé de toute pièce par les services occidentaux.

Comme nous l’avons dit et relayé à maintes reprises d’informations établies et vérifiées depuis des années, AQ en Irak puis l’EIIL et maintenant l’EI est une création à 100% des services de l’occident et de l’OTAN. Financé par les royaumes médiévaux du Golfe, Arabie Saoudite en tête, armé et entraîné par la CIA, MI6, Mossad, DGSE et les forces spéciales de l’OTAN, hébergé dans des camps d’entraînement en Turquie (OTAN), Jordanie et Syrie, les militants islamistes sont l’armée mercenaire de l’OTAN pour la création du chaos générateur de la dictature mondiale planifiée par l’oligarchie financière et industrielle transnationale.

Bombarder l’Irak et la Syrie ne sert absolument à rien, éliminer l’EI est très simple: que l’occident arrête de le financer et de l’entraîner via les filières terroristes qu’il a créé à cet effet depuis le premier “épouvantail” de la terreur qu’était Al Qaïda, créé en Afghanistan par Zbigniew Brzezinski et Robert Gates en 1978 en préparation de l’après-invasion soviétique de l’Afghanistan.

La solution à l’EI n’est pas dans les bombes, missiles et autre bidasserie qui ne servent qu’à racketter un monde exangue, mais dans le forçage des élites auto-proclamées, des politiciens (élus rappelons le par tous ceux qui osent encore se déplacer pour commettre cette ineptie politique qu’est voter..) et des chancelleries occidentales à arrêter leurs opérations de terreur dans le monde, opérations qui ont atteint leur point culminant depuis le 11 Septembre 2001.

Notre prédiction est que ces bombardements n’auront non seulement aucun effet, puisque l’empire ne va pas détruire son outil de construction de son Nouvel Ordre Mondial, du moins pas encore, mais que cela va bientôt dégénérer en une opération totale de renversement d’Assad, la seconde vague après celle qui a échoué depuis 2011. Assad avait dit il y a quelque temps, que toute attaque dans le ciel syrien verrait l’armée syrienne abattre les envahisseurs du ciel. Si l’armée de l’air syrienne et la DCA sont inactives, c’est qu’il y a eu un accord secret récent entre le gouvernement syrien et l’occident.

Questions:

  • Comment croire un occident qui crée les problèmes lui-même ?
  • Comment penser que bombarder l’Irak et la Syrie puisse débarrasser le plancher de l’armée mercenaire islamiste de l’OTAN ?
  • Assad a t’il succombé à un accord qui se retournera contre lui ?
  • La Syrie va t’elle rejoindre la liste des états en échec
  • Quelle va être l’attitude de la Russie (base navale de Tartous) et de la Chine tant il est devenu évident que l’EI sera retourné par l’OTAN contre ces deux pays ?

A suivre avec grand intérêt dans les jours, semaines et mois à venir…

Articles connexes sur la relation entre l’empire, l’OTAN et l’EIIL/EI

Réunion de L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord à Newport… Petit bilan utile…

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Excellente analyse de Thierry Meyssan sur cette peste noire qu’est l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, le bras armé de l’idéologie coloniale occidentale depuis la seconde moitié du XXème siècle.

A lire également: L’OTAN la peste noire du XXIème siècle et l’OTAN ou L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

— Résistance 71 —

 

L’OTAN entend interdire à la Russie et à la Chine de se développer

 

Thierry Meyssan

 

8 Septembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article185209.html

 

Le fastueux sommet de l’Otan à Newport n’a pas accouché publiquement des grandes décisions annoncées, mais il est probable qu’elles ont été prises en secret. Pour empêcher la Russie et la Chine —mais aussi l’Inde— de poursuivre leur développement, l’Otan peut compter sur le terrorisme de l’Émirat islamique qu’il feint de condamner et de combattre.

Le sommet de Newport (Pays de Galles) est le plus important de l’Otan depuis celui de Prague en 2002. À l’époque, il s’agissait d’inclure de nouveaux États d’Europe centrale et orientale au sein de l’Alliance. Cette fois, il s’agit de planifier une stratégie à long terme pour contenir le développement de la Russie et de la Chine de sorte qu’ils ne puissent rivaliser avec les États-Unis [1].

Tout ce qui touche à l’Otan est sujet à polémique. En effet, elle n’a cessé, depuis sa création, en 1949, de manipuler les faits pour se présenter comme une alliance défensive face à l’expansionnisme soviétique, alors que c’est le Pacte de Varsovie, créé six ans plus tard, en 1955, qui visait à défendre les États socialistes face à l’impérialisme anglo-saxon (et non l’inverse).

En outre, contrairement à sa dénomination, l’Otan n’est pas une alliance entre égaux, mais la vassalisation des armées partenaires par les États-Unis et le Royaume-Uni. En effet, toutes les armées membres de cette prétendue « alliance » sont placées sous le commandement d’un unique officier états-unien —par ailleurs commandant des forces US en Europe—, tandis que le service secret de l’Otan, le « Gladio », sous l’autorité conjointe de Washington et de Londres, veille à ce que jamais des anti-impérialistes n’arrivent au pouvoir dans les autres États membres [2]. Pour ce faire, l’Otan n’a lésiné ni sur les assassinats politiques, ni même sur les coups d’État (en France [3], en Italie, en Grèce, à Chypre et en Turquie).

Cette vassalisation contrevient aux principes de la Charte des Nations unies, puisque les États membres perdent l’indépendance de leur politique étrangère et de Défense. Elle fut mise en cause par l’Union soviétique, puis par le président Charles De Gaulle qui, après avoir affronté une quarantaine de tentatives d’assassinat par l’OAS financée par l’Otan et s’être fait réélire, annonça le retrait immédiat de la France du commandement intégré et le renvoi des 64 000 soldats et employés administratifs de l’Otan hors du territoire français.

Cette page d’indépendance française cessa avec l’élection de Jacques Chirac qui, quelques mois après son arrivée à l’Élysée, réintégra la France au sein du Conseil des ministres et du Comité militaire de l’Alliance. Elle se termina définitivement avec le retour de l’armée française sous commandement états-unien, décidé par Nicolas Sarkozy, en 2009.

Enfin la vassalisation des États membres s’est poursuivie avec la création de nombreuses institutions civiles, dont la principale et la plus efficace est l’Union européenne. Contrairement à une idée répandue, l’Union actuelle n’a pas grand-chose à voir avec l’idéal d’unité européenne, mais a pour vocation de fixer les membres de l’Otan hors de l’influence soviétique, puis russe, conformément aux clauses secrètes du Plan Marshall. Il s’agit donc de diviser l’Europe en deux blocs. Ce n’est donc pas un hasard si les bureaux de l’Otan et ceux de l’Exécutif européen sont principalement situés à Bruxelles et secondairement au Luxembourg. Et c’est pour permettre le contrôle de l’Union par les Anglo-Saxons que celle-ci s’est dotée d’une étrange Commission dont la principale activité est de présenter des « propositions » économiques ou politiques, toutes prédéfinies par l’Otan. On ignore souvent que l’Alliance n’est pas simplement un pacte militaire, mais qu’elle intervient dans le domaine économique. D’abord l’Otan est le premier client de l’industrie de Défense en Europe, puis elle détermine des normes pour ses appels d’offre, c’est-à-dire pour tout ce qui concerne la vie quotidienne de ses soldats. Ce sont ces normes qui sont proposées par la Commission, puis adoptées par le Parlement européen.

Actuellement les trois quarts du budget de l’Otan sont assurés par les seuls États-Unis.

L’avenir du projet impérialiste anglo-saxon

Depuis le coup d’État de 2001 [4], les États-Unis envisagent une confrontation avec la Chine. Dans cette perspective, le président Barack Obama a annoncé le repositionnement de ses forces en Extrême-Orient. Cependant, cet agenda a été perturbé par le redressement économique, politique et militaire de la Russie, qui s’est montrée capable, en 2008, de défendre l’Ossétie du Sud attaquée par la Géorgie et, en 2014, la Crimée menacée par les putschistes de Kiev.

Par ailleurs, le projet du « bouclier anti-missiles » a été abandonné. Présenté comme un système de protection face à des missiles iraniens, ce « bouclier » était en réalité un système offensif déployé alentour de la Russie pour la paralyser. Un simple coup d’œil sur une mappemonde permet de constater que des missiles iraniens, s’ils devaient être tirés sur les États-Unis, ne passeraient pas au-dessus de l’Europe centrale, mais par le plus court chemin : le pôle nord. Après avoir miné durant une décennie les relations entre Washington et Moscou, le projet est abandonné car il s’avère techniquement impossible de détruire en vol des missiles russes intercontinentaux de dernière génération. Du coup, c’est le principe même de la « dissuasion nucléaire » qui est abandonné face à la Russie, même s’il reste pertinent pour d’autres États.

Tout en effectuant son « pivot vers l’Asie », Washington a exacerbé les tensions entre la Chine et ses voisins, particulièrement le Japon. L’Otan, qui historiquement vassalise l’Europe à l’Amérique du Nord, s’est donc ouverte à des partenaires asiatiques et océaniques, notamment l’Australie et le Japon, à travers des contrats d’association. En passant, elle a élargi son champ d’action à l’ensemble du globe [5].

En cette période de restrictions budgétaires, l’Alliance, qui ne connaît pas la crise, se fait construire un nouveau siège social, à Bruxelles, pour la somme faramineuse d’1 milliard d’euros. Il devrait être livré début 2017 [6].

La question de l’Émirat islamique

À la préoccupation d’empêcher la Chine et la Russie de contrôler assez de matières premières pour être en capacité de rivaliser avec les États-Unis, s’est ajoutée durant l’été la question de l’Émirat islamique.

Une intense campagne de presse a diabolisé cette organisation jihadiste, dont les crimes ne sont pas nouveaux, mais qui vient de s’en prendre à la population irakienne. Nous avons maintes fois expliqué que l’ÉI est une création occidentale et que, malgré les apparences, son action en Irak est parfaitement conforme au plan US de diviser ce pays en trois États distincts [7]. Pour réaliser un projet qui constitue un crime contre l’humanité parce qu’il suppose un nettoyage ethnique, Washington a eu recours à une armée privée qu’il se doit de condamner publiquement tandis qu’il la soutient en sous-main.

Les États-Unis auraient pris la mesure du danger islamiste après que l’ÉI eut égorgé deux de leurs ressortissants, les journalistes James Foley et Steven Sotloff. Cependant, un examen attentif des vidéos [8] laisse à penser qu’elles ne sont pas authentiques. Le problème s’était déjà posé avec l’ÉI lorsqu’il était sensé avoir égorgé, en 2004, Nick Berg [9].

Nous avons également souvent souligné que l’ÉI se distinguait des groupes jihadistes précédents à la fois par son service de communication et par ses administrateurs civils, capables de gérer les territoires conquis. Il s’agit donc d’un groupe appelé à durer. Ainsi que l’a montré Alfredo Jalife-Rahme, le Califat, même s’il agit actuellement principalement en Syrie et en Irak, a été conçu pour porter le fer à long terme contre la Russie, l’Inde et la Chine [10].

La question de l’Émirat islamique n’avait donc pas à être ajoutée à l’ordre du jour anti-Russes et anti-Chinois, elle en faisait partie. Au demeurant, ne souhaitant pas risquer de voir un État membre exprimer ses doutes sur cette mascarade, Washington a déplacé le débat en marge du sommet. Le président Obama a réunit 8 autres États, plus l’Australie (qui n’est pas membre de l’Otan, mais seulement associée) pour mettre au point son plan de guerre. Il a ultérieurement été décidé d’associer la Jordanie à ce dispositif.

Les conclusions du sommet

Le sommet a expédié en une brève matinée la question de sa longue présence en Afghanistan. Certes, l’Otan retirera comme prévu ses troupes combattantes en fin d’année, mais elle conservera le contrôle de l’armée afghane et de la sécurité du pays. Le sommet s’est même payé le luxe d’appeler les deux candidats à la présidentielle afghane à prendre l’engagement de signer sans plus tarder les exigences d’immunité pénale des États-Unis, alors que cette élection est organisée et dépouillée par les forces états-uniennes. Dès lors, le candidat qui ne répondrait pas à cet appel ne devrait pas s’étonner de ne pas être considéré comme élu.

Comme on brandit une cape rouge pour énerver un taureau, le sommet a décidé d’étendre le contrôle de l’Otan sur la partie orientale de l’Europe (dont l’Ukraine), question de voir ce que sera la réaction russe. Mais il n’a pas été plus loin. L’Acte fondateur Otan-Russie n’a pas été révoqué et l’Ukraine n’a pas été intégrée à l’Alliance. Chacun a préféré évoquer un possible cessez-le-feu entre Kiev et le Donbass.

En outre, le sommet a doté l’Alliance de deux nouveaux outils : un service de cyber-guerre pour contrer les hackers militaires chinois, et une Force d’intervention rapide de 4 000 hommes, issus de 7 pays et placés sous commandement britannique. Enfin, le sommet a ouvert la procédure d’adhésion du Monténégro et a, bien sûr, enjoint les États membres à développer leurs dépenses militaires.

Quelques remarques

Malgré les imputations du gouvernement ukrainien —selon qui la Russie aurait envahit son pays… mais avec seulement 1 000 hommes que personne n’a vus, ainsi que le note Giulietto Chiesa [11]—, le sommet n’a pas décidé d’entrer en guerre contre Moscou et s’est contenté d’une mesure symbolique. On ne comprend donc pas pourquoi tant de fastes ont été déployés à Newport.

À moins que les choses importantes aient été décidées à huis clos, lors de la réunion des chef d’État du vendredi 5 septembre, il ne semble pas que les guerres secrètes aient été évoquées lors du sommet, mais uniquement en marge du sommet avec certains alliés uniquement. Déjà, en 2011, l’Otan avait violé ses propres statuts en ne réunissant pas le Conseil atlantique avant de bombarder Tripoli. Il semblait en effet impossible que tous acceptent de se livrer à une telle boucherie. Les États-Unis et le Royaume-Uni réunirent donc en secret la France, l’Italie et la Turquie à Naples pour planifier une attaque qui fit au moins 40 000 morts civils en une semaine.

Le communiqué final est d’une rare hypocrisie [12] : la crise ukrainienne est traitée comme une agression russe, sans jamais faire mention du coup d’État de la place Maidan, ni de l’installation d’un gouvernement incluant des nazis. La crise syrienne est présentée comme un conflit entre « une opposition modérée qui protège les minorités » et, à la fois, la « tyrannie du régime de Bachar el-Assad » et « des groupes extrémistes », sans jamais faire mention de ce que le régime syrien est une République alors que l’opposition modérée est rémunérée par les dictatures du Golfe, ni que la crise a été ouverte par une guerre secrète franco-britannique conformément aux annexes du Traité de Lancaster House, ni que le président el-Assad vient d’être réélu par 63 % du corps électoral, et alors que la République arabe syrienne est la seule à avoir protégé non seulement les minorités, mais tous ses citoyens, incluant la majorité sunnite. Avec cynisme, le communiqué prétend que l’Alliance a protégé le peuple libyen, conformément aux résolutions 1970 et 1973, alors qu’il a utilisé ces résolutions pour changer le régime en tuant 160 000 Libyens et en plongeant le pays dans le chaos.

Cependant, en définitive, au cours des dernières années, l’Otan est parvenue à ses fins en Afghanistan, en Irak, en Libye et au Nord-Est de la Syrie, c’est-à-dire uniquement et exclusivement dans des pays ou des régions organisées en sociétés tribales. Elle ne semble donc pas apte à entrer en conflit direct avec la Russie et la Chine.

 

1] « Le sommet de l’Otan : guerre sur deux fronts », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 4 septembre 2014.

[2] Lire Les armées secrètes de l’Otan, par le professeur Daniele Ganser, disponible en épisode sur Réseau Voltaire.

[3] Sur les coups d’État de 1958 et de 1961, on se reportera à (1) « Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir » et (2) « Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août et 10 septembre 2001.

[4] Nous rappelons que le 11 Septembre 2001, pendant que le monde était hypnotisé par des attentats à New York et Washington, le président George W. Bush fut illégalement démis de ses fonctions en vertu du programme de « continuité du gouvernement ». Il ne les retrouva qu’en fin de journée, après que son pays ait profondément modifié sa politique étrangère et de Défense. Durant cette journée, tous les membres du Congrès et leurs équipes furent placés par l’autorité militaire en résidence surveillée au Greenbrier complex (Virginie occidentale) et à Mount Weather (Virginie).

[5] « Otan, offensive mondiale », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 29 juillet 2014.

[6] « 1 milliard d’euros pour le nouveau siège de l’Otan », Réseau Voltaire, 29 janvier 2014.

[7] Voir notamment (1) « Le « Kurdistan », version israélienne », ; (2) « John McCain, le chef d’orchestre du « printemps arabe », et le Calife » ; (3) « Le grand retournement saoudien », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 1er juillet, 18 août et 1er septembre 2014,

[8] « Foley video with Briton was staged, experts say », Deborah Haynes, The Times, 24 août 2014 ; « Foley murder video ’may have been staged’ », Bill Gardner, The Daily Telegraph, 25 août 2014. Et sur l’identité de Sotloff, voir : « Le journaliste décapité était un Israélien formé dans une antenne du Mossad », par Hicham Hamza, Panamza, 3 septembre 2014.

[9] « L’affaire Nicholas Berg », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2004.

[10] « Un djihad mondial contre les BRICS ? », par Alfredo Jalife-Rahme, Traduction Arnaud Bréart, La Jornada (México), Réseau Voltaire, 18 juillet 2014.

[11] « En Ukraine, les menteurs paniquent », par Giulietto Chiesa, Megachip (Italie), Réseau Voltaire, 3 septembre 2014.

[12] « Déclaration finale du sommet de l’Otan », Réseau Voltaire, 5 septembre 2014.

L’EIIL/EI création des services occidentaux pour dérouler le tapis de la répression tout azimut…

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Les médias jouent les idiots sur la propagation de l’islamisme radical

Mensonges et propagande sont mis en place pour déclencher une invasion de la Syrie comme ce fut le cas pour l’Irak…

 

Kurt Nimmo

 

24 Août 2014

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/corporate-media-plays-dumb-on-spread-of-radical-islam/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Alors que la guerre contre l’EIIL gagne de la vitesse, les médias de l’establishment font leur possible pour faire croire que les djihadistes radicaux sont une menace intra muros.

La voix d’un apparent militant britannique parlant dans la vidéo montrant la décapitation du journaliste américain James Foley (NdT: qu’on ne voit du reste pas…), a déclenché de nouvelles questions au sujet du Royaume-Uni comme pépinnière pour djihadistes, rapporte aujourd’hui NBC News.

“Au moins 400 Britanniques sont parmi les estimés 2000 Européens combattant avec l’EIIL et al-Sham, d’après le premier ministre David Cameron et la facilité avec laquelle ces Européens peuvent voyager au travers des frontières vers la Syrie par la Turquie a alarmé les officiels du renseignement occidental.” (NdT: Alors qu’en fait cela devrait être une évidence que de nos jours plus personnes ne peut voyager de la sorte sans la complicité DIRECTE des états et de leurs institutions. En clair, ces terroristes sont véhiculés par les services occidentaux d’une destination à une autre de manière plus qu’évidente et en toute impunité…)

Ce genre de rapport est ignorant ou plus sûrement, fabriqué pour tromper. L’OTAN et les Etats-Unis ont utilisé la Turquie (et la Jordanie) comme zone de préparation pour la guerre par procuration menée contre le gouvernement d’Al-Assad en Syrie depuis des mois (2011 pour être précis)

“Toutes les preuves disponibles indiquent que les Etats-Unis, la GB, Israël, la Turquie, la France et l’Arabie Saoudite ont méticuleusement planifié la guerre secrète génocidaire en Syrie depuis des années avant de la lancer en 2011. Depuis le tout départ, la Turquie a été l’épicentre de la guerre en tout aspect”, écrit le chercheur turc Cem Ertür.

Les médias de l’establishment, particulièrement sa faction gaucho-libérale, ont couvert la guerre par procuration qui a été provoquée en Syrie par à-coups, l’ignorance supposée de NBC News est factice et faite pour induire en erreur.

Par exemple, PBS a diffusé un segment de son émission Frontline sur “les Américains en charge en Turquie” travaillant avec le Qatar pour entraîner les “rebelles” sur la meilleure façon de s’engager dans des crimes de guerre et de “finir les soldats blessés après une embusacade” et les médias alternatifs, incluant InfoWars.com, donnent régulièrememt des informations factuelles sur le comment les Etats-Unis, l’OTAN, la Turquie et les émirats de Golfe soutiennent non seulement la guerre par procuration en Syrie, mais aussi secrètement financent et entrainent l’EIIL devenu EI.

La réalité est comme d’habitude ignorée et niée par les médias de l’establishment alors qu’ils remplisssent leur rôle assigné de division de la propagande de guerre du gouvernement US et du complexe militaro-industriel et de la sécurité.

Ci-dessous, un échantillon de la couverture d’Infowars.com de la guerre sponsorisée par les Etats-Unis et l’OTAN en Syrie:

Saudi Arabia, Sunni Caliphate, NATO Run Secret Terror Army in Iraq and Syria

NATO’s Terror Hordes in Iraq a Pretext for Syria Invasion

ISIS and the Plan to Balkanize the Middle East

Rand Paul: U.S. Created “Jihadist Wonderland” in Syria

Ron Paul: Syria Chemical Attack A ‘False Flag’ 

More Evidence U.S. Funds al-Qaeda Terrorists in Syria

Susan Rice Admits U.S. Giving Arms to Al-Qaeda in Syria

Turkey Behind Sarin Attack in Syria

 

Les services de renseignement britanniques (MI6 et MI5) ont chouchouté les djihadistes depuis des années…

Les terroristes djihadistes, abrités et encouragés par les services britanniques, ont opéré de derrière la scène depuis des décennies, un fait complètement ignoré et mis au placard par les médias de l’establishment alors qu’ils mettent en place un prétexte pour l’invasion pure et simple de la Syrie.

Voyez ceci pour plus d’information:

British Intelligence: Her Majesty’s Terrorist Network

British Intelligence Asset Haroon Rashid Aswat Escapes Extradition

CIA Double Agent? CIA and British Intelligence Created Ruse Known as Al-Qaeda

David Cameron to Arm Woolwich Terrorists?

 

Voyez plus spécifiquement le The British, the Middle East and Radical Islam pour plus de détails sur le comment les Britanniques puis plus tard les Etats-Unis ont créé, pomponné et étendu les réseaux de la terreur islamiste.

Suivant certaines remarques faites par Cressida Dick, l’assistant-commissaire de la police métropolitaine et patron des opérations spéciales de la police britannique, le pays fera l’expérience d’une augmentation du terrorisme pendant “plusieurs années” en résultat direct des jeunes hommes britanniques participant à la guerre en Syrie et Richard Barrett, un ancien patron du contre-terrorisme au MI6, a dit que la guerre en Syrie, financée et soutenue par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie avec des terroristes formés par les Américains “sera très certainment l’incubateur pour une nouvelle génération de terroristes.” (NdT: intéressant de constater comment cet ex-MI6 omet bien sûr le Royaume-Uni dans la liste des coupables de haute trahison…)

Cette “nouvelle génération de terroristes” arrive maintenant en ligne avec tout un tas d’hyperbole et de mauvaise interprétation florissantes, fournies par les médias de l’establishment de la pressetituée.

L’EIIL, tout comme Saddam Hussein et ses armes de destruction massive fantômes ainsi que son inexistante relation avec Al Qaïda, est la toute dernière et sans doute la meilleure (en termes d’assassinats de masse et de terreur) création de menace terroriste par l’occident.

Les nouveaux cons de Bush, avec l’aide du New York Times (NdT: La voix de la CIA) la main dans la main avec le reste de la pressetituée habituelle, a pratiqué l’effet boule-de-neige de la fabrication, des demies-vérités ainsi que des mensonges éhontés dans une prédication des plus légères pour le meurtre de masse (plus d’un million d’Irakiens sont mort dans la guerre de 2003 et l’occupation qui en résulta…) et des crimes de guerre des plus proches de ceux commis par les nazis et l’Union Soviétique.

Obama, le lecteur de téléprompteur de l’oligarchie, l’état-major des armées, le ministre de la défense et leurs contre-parties européennes vont faire monter la sauce de la menace de l’EIIL/EI, une menace aiguisée comme un rasoir par les bons soins de l’armée américaine, en une attaque totale contre la Syrie.

 

NBC News et le reste de la pressetituée occidentale y auront également leur part de propagande.

Questions et analyse sur l’exécution du journaliste américain James Foley enlevé en Syrie… Suite

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Questions et analyse initiale du 22 Août 2014

Article connexe

 

D’après des experts la vidéo de la décapitation de James Foley est probablement truquée

Une analyse technique scientifique confirme l’enquête d’Infowars et dit que la vidéo a été mise en scène en tant que propagande de guerre

 

Paul Joseph Watson

 

25 Août 2014

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/experts-james-foley-beheading-video-likely-fake/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Confirmant notre analyse de jeudi, une équipe britannique d’experts en science légale a conclu que la vidéo de la décapitation de James Foley par l’EI était en toute probabilité mise en scène utilisant “des trucages de caméra visuels et de très bonnes techniques de post-production”.

Une entreprise internationale de science légale qui travaille pour les forces de police à travers le Royaume-Uni a trouvé que “L’exécution de James Foley a possiblement été mise en scène, avec le véritable meurtre se déroulant hors caméra.” reports the Telegraph.

Les experts ont remarqué que malgré que le bourreau de Foley coupait le cou de Foley au moins six fois, aucune trace de sang n’était visible. La vidéo originale elle-même ne montre pas la décapitation, tout juste un semblant d’image qui est supposée montrer la tête sectionnée de Foley reposant sur son corps.

“Aymenn al-Tamimi, du think-tank du Middle-East Forum a remarqué que l’EIIL a grandement amélioré sa production de vidéo au cours des années”, rapporte the Inquisitor. “Les techniques pour simuler une décapitation ne seraient pas difficiles pour eux à gérer et la vidéo ne cache même pas vraiment leur échec. Malgré six coupes franches à la gorge, pas de sang, la réaction de Foley semble être complètement déconnectée avec ce qui est en train de se passer, ont dit les analystes.”

Ce point fut aussi couvert dans notre analyse primordiale qui insistait sur le calme apparent de Foley alors qu’il lisait sa déclaration, une attitude complètement contradictoire à la notion qu’il allait être brutalement exécuté.

Les experts ont aussi conclus qu’il y a un blip dans la vidéo qui suggère que Foley a mal lu une ligne du script et que la scène a dû être refilmée.

La question évidente qui se pose alors est de savoir pourquoi les militants de l’EIIL/EI, qui ont très vite développés une réputation pour leur barbarie et leur manque total d’attention pour la vie humaine, n’auraient pas simplement décapité Foley devant les caméras et ainsi ne pas avoir recours à une mise en scène.

La seule conclusion logique est la suivante: Que Foley ait été assassiné après ou pas, la vidéo a été produite et transmise non pas par les militants de l’EIIL/EI mais par des agences de renseignement occidentales pour être utilisée comme casus belli afin d’étendre l’action militaire au le Moyen Orient.

Depuis des années nous avons documenté de manière exhaustive le comment l’Al Qaïda de Ben Laden et autres vidéos de propagande terroristes étaient en fait produites par des entreprises travaillant en sous-main pour le Pentagone et la CIA.

L’identité de l’individu dans la mise en scène a aussi depuis émergée, s’agissant d’un certain Abdel-Majed Abdel Bary, ancien rapper d’une famille aisée qui a quitté Londres pour allewr combattre en Syrie. Bary correspond aussi au profil d’un informateur britannique trsvaillant pour les services britanniques.

La vidéo de la décapitation a été utilisée comme poster promotionnel pour pousser une nouvelle attaque américaine sur la Syrie, une perspective qui fut déraillée l’an dernier après qu’une attaque chimique blâmée par l’occident sur le gouvernement d’al-Assad, s’avéra avoir été perpetrée par les rebelles soutenus par l’occident.

Les officiels américains ont cité le “nouveau contexte” qui s’avère pour confronter l’EIIL avec la diffusion de la vidéo de l’exécution de Foley, Washington signalant samedi son intention de préparer un nouvel assaut militaire sur la Syrie.

Dans notre analyse nous avions noté certains autres facteurs qui clairement suggéraient que la vidéo de Foley n’était pas ce qu’elle paraissait être, incluant l‘absence d’autres militants qui normnalement sont présents dans les vidéos de décapitation, le manque de références au Coran et l’absence de chant “Allah Akhbar” au moment de l’exécution.

Regardez notre analyse initiale sur l’exécution de Foley, notez que cette vidéo (NdT: sur l’article original en anglais) ne contient aucun extrait de la mise en scène de la décapitation, qui n’est même pas visible sur la vodéo originale diffusée. Malgré cela, YouTube a partiellement censuré la vidéo en l’étiquetant comme “dérangeante” et bloquant son accès aux non-possesseurs de compte YouTube.