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Résistance à l’empire: Le pourquoi des attentats de Paris en Novembre 2015 et Bruxelles en Mars 2016… et la responsabilité de la France

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , on 29 mars 2016 by Résistance 71

Les fourberies du grand Mamamouchi Erdogan, soutenu par l’OTAN et la CIA, sur toile de fond de financement occulte saoudo-qatari (les 4 cavaliers du pétrole…) décortiquées par Thierry Meyssan. En clair, la Turquie est la base action de l’opération Gladio 2.0 de l’OTAN.

Puisque mentionné dans l’article, rappelons ce qu’est le PKK kurde d’Abdullah Ocalan depuis 1999 et ce qu’est le Confédéralisme Démocratique mis en place par les Kurdes du PKK et de leurs branches syriennes depuis 2004-05…

— Résistance 71 —

 

Le mobile des attentats de Paris et de Bruxelles

 

Thierry Meyssan

 

28 Mars 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article190905.html

 

On ne sait pour le moment qui a commandité les attentats de Paris et de Bruxelles. Plusieurs pistes ont été énoncées. Cependant, seule l’hypothèse d’une opération décidée par la Turquie est aujourd’hui étayée. Thierry Meyssan relate le conflit secret qui hante les relations entre l’Union européenne, la France et la Turquie depuis cinq ans.

Il est trop tôt pour désigner avec certitude le commanditaire des attentats qui ont frappé Paris, le 13 novembre 2015, et Bruxelles, le 22 mars 2016. Cependant, pour le moment, seuls les éléments que nous allons exposer en fournissent une explication raisonnable.

* * *

Juste après la mort du fondateur de l’islamisme turc, Necmettin Erbakan, et alors que venait de débuter le « printemps arabe », le gouvernement Erdoğan conclut un accord secret avec la France. Selon un diplomate qui a étudié ce document, il fixe les conditions de participation de la Turquie aux guerres contre la Libye (qui venait de commencer) et contre la Syrie (qui allait suivre). La France, représentée par son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, s’engage notamment à régler la « question kurde » sans « porter atteinte à l’intégrité du territoire turc » ; une formule alambiquée pour signifier que l’on créera ailleurs un pseudo-Kurdistan et que l’on y expulsera les membres du PKK. Ce projet de nettoyage ethnique, qui n’est pas nouveau, avait été jusque-là exclusivement évoqué dans la littérature militaire israélienne qui décrivait le nouvel État à cheval sur la Syrie et l’Irak.

Le 31 octobre 2014, le président François Hollande profite d’une visite officielle de Recep Tayyip Erdoğan à Paris pour organiser une rencontre secrète, à l’Élysée, avec le co-président des Kurdes de Syrie, Salih Muslim. Ce dernier, trahissant les Kurdes de Turquie et leur leader Abdullah Öcalan, accepte de devenir le président du pseudo-Kurdistan qui devrait être créé à l’occasion du renversement du président démocratiquement élu Bachar el-Assad.

C’est le moment de la bataille de Kobané. Durant plusieurs mois, les Kurdes syriens défendent la ville face à Daesh. Leur victoire sur les jihadistes va renverser l’échiquier politique : si l’on veut vraiment combattre les jihadistes, il faut s’allier aux Kurdes. Or, les Kurdes syriens n’ont obtenus la nationalité qu’au début de la guerre, jusque-là ils étaient réfugiés politiques turcs en Syrie, chassés de leur pays lors de la répression des années 80. Les États membres de l’Otan considéraient alors le PKK, principale formation kurde de Turquie, comme une organisation terroriste. Désormais, ils vont distinguer le mauvais PKK turc du bon YPG syrien, bien que les deux organisations soient sœurs.

Coup de théâtre, le 8 février 2015, la France revient sur son engagement antérieur. François Hollande reçoit à l’Élysée, officiellement cette fois, la co-présidente des Kurdes de Syrie fidèle à Öcalan, Asya Abdullah, et la commandante Nesrin Abdullah en uniforme léopard. Salih Muslim est absent de la réunion.

Recep Tayyip Erdoğan réagit en commanditant un attentat de Daesh à Suruç contre une manifestation pro-Kurdes, le 20 juillet 2015. S’emparant de la rhétorique occidentale anti-terroriste, il déclare alors la guerre à la fois à Daesh et aux Kurdes, mais n’utilise ses moyens militaires que contre les derniers. Ce faisant, il met fin au cessez-le-feu et relance la guerre civile dans son propre pays. À défaut d’un pseudo-Kurdistan en Syrie, il provoquera l’exode des Kurdes vers l’Europe.

Le 3 septembre 2015, la publication de la photographie d’un enfant kurde noyé marque le début d’une vaste vague de migration depuis la Turquie, vers l’Union européenne, principalement vers l’Allemagne. Durant les premières semaines, les dirigeants allemands se félicitent de cet afflux massifs de nouveaux travailleurs dont leur industrie lourde a grand besoin, tandis que les médias expriment leur compassion pour les réfugiés qui fuiraient la dictature syrienne. Plus encore, le 29 septembre, les dirigeants français et allemands se saisissent de l’empathie envers les migrants pour étudier la possibilité de subventionner la poursuite de la guerre en versant 3 milliards d’euros à la Turquie ; un don que l’on présentera à l’opinion publique comme une aide humanitaire pour les réfugiés.

Fin septembre 2015, la Russie débute son opération militaire contre les jihadistes de tous poils. Recep Tayyip Erdoğan voit ainsi s’évanouir son projet. Il pousse alors Salih Muslim à lancer une opération de kurdisation forcée du Nord de la Syrie. Des brigades kurdes expulsent les professeurs arabes et assyriens des écoles et les remplacent par des enseignants kurdes. Les Syriens se révoltent et en appellent aux Russes qui calment la situation, non sans évoquer une possible fédéralisation ultérieure de la Syrie. La France est aux abonnés absents.

Le 13 novembre, la Turquie exaspérée des revirements de François Hollande prend la France en otage et commandite des attentats à Paris, faisant 130 morts et 413 blessés.

j’écrivais alors : « Les gouvernements français successifs ont noué des alliances avec des États dont les valeurs sont à l’opposé de celles de la République. Ils se sont progressivement engagés à livrer des guerres secrètes pour eux, avant de se rétracter. Le président Hollande, son chef d’état-major particulier le général Benoit Puga, son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et son prédécesseur Alain Juppé font aujourd’hui l’objet d’un chantage dont ils ne pourront sortir qu’en révélant dans quoi ils ont fourvoyé le pays. » [1].

Terrorisé, Paris revient précipitamment au plan Juppé de 2011. Avec Londres, il fait adopter le 20 novembre la résolution 2249 par le Conseil de sécurité. Sous couvert de lutte contre Daesh, il s’agit de justifier la conquête du Nord de la Syrie pour y créer, enfin, ce pseudo-Kurdistan où Recep Tayyip Erdoğan pourra expulser « ses » Kurdes. Mais les États-Unis et la Russie retoquent légèrement le texte de sorte que la France et le Royaume-Uni ne peuvent intervenir sans y être invités par la Syrie ; une situation qui n’est pas sans rappeler l’opération coloniale manquée de 1956, lorsque les troupes franco-britanniques tentèrent d’occuper le Canal de Suez avec le soutien d’Israël et de la Turquie, mais durent se retirer face aux froncements de sourcils des États-Unis et de l’URSS.

Durant les cinq mois et demi de l’intervention russe en Syrie, les relations turco-russes ne cessent de se dégrader. L’attentat contre le Vol 9268 Metrojet dans le Sinaï, les accusations de Vladimir Poutine au sommet du G20 à Antalya, la destruction du Sukhoï-24 et les sanctions russes contre la Turquie, la publication des photographies aériennes de la noria de camion-citernes acheminant le pétrole volé par Daesh à travers la Turquie, etc. Après avoir envisagé d’entrer en guerre contre la Turquie, la Russie décide finalement de jouer plus subtilement et de soutenir le PKK contre l’administration Erdoğan. Sergeï Lavrov parvient à convaincre son partenaire états-unien de profiter de la déstabilisation à venir de la Turquie pour organiser un renversement du dictateur Erdoğan. Le régime turc, qui se sait menacé à la fois par la Russie et les USA, tente de se refaire des alliés. Le Premier ministre Ahmet Davutoğlu se rend le 5 mars à Téhéran, tandis que le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, se déplace à Ankara, le 18 mars. Mais la République islamique n’entend pas se brouiller avec les deux Grands.

Le 14 mars, Vladimir Poutine annonce le retrait des bombardiers russes, le projet du pseudo-Kurdistan redevient donc possible. Mais Moscou et Washington prennent un coup d’avance : ils commencent à livrer indirectement des armes au PKK.

Manque de chance, cette fois, c’est l’Union européenne qui ne veut plus entendre parler de colonisation du Nord de la Syrie. La majorité des États-membres suit la politique étrangère imposée par Paris depuis cinq ans, avec l’absence de succès que l’on connaît. Pour marquer leur énervement, plusieurs États, dont la Belgique, ont accordé l’asile politique à des leaders kurdes turcs. Ils manifestent leur mauvaise humeur lors du sommet UE-Turquie des 17 et 18 mars au cours duquel ils sont contraints d’adopter définitivement la subvention de 3 milliards d’euros annuels à Ankara.

Je dénonçais alors le comportement des élites européennes qui, aveuglées par leur obsession anti-syrienne, reproduisaient la même erreur qu’en 1938. À l’époque, obsédées par leur anti-communisme, elles avaient soutenu le chancelier Hitler lors de l’annexion de l’Autriche et lors de la crise des Sudètes (accords de Munich), sans se rendre compte qu’elles armaient le bras qui allait les frapper [2].

Durant le sommet UE-Turquie, et donc indépendamment des décisions qui y furent prises, le président Erdoğan prononce un discours télévisé à l’occasion du 101ème anniversaire de la bataille de Çanakkale (« la bataille des Dardanelles » ; la victoire de l’Empire ottoman sur les Alliés) et en mémoire des victimes de l’attentat perpétré à Ankara quelques jours plus tôt. Il déclare : 
« Il n’y a aucune raison que la bombe qui a explosé à Ankara, n’explose pas à Bruxelles ou dans une autre ville européenne (…) Là, je lance un appel aux États qui leur ouvrent les bras qui, directement ou indirectement, soutiennent les organisations terroristes. Vous nourrissez un serpent dans votre lit. Et ce serpent que vous nourrissez peut à tout moment vous mordre. Peut-être que regarder des bombes qui explosent en Turquie sur vos écrans de télévision ne signifie rien pour vous ; mais quand les bombes commenceront à exploser dans vos villes, vous comprendrez certainement ce que nous ressentons. Mais alors, il sera trop tard. Arrêtez de soutenir des activités que vous ne tolérez jamais dans votre propre pays, sauf lorsqu’elles sont contre la Turquie. » [3].

Quatre jours plus tard, des attentats frappent Bruxelles, faisant 34 morts et 260 blessés. Et pour que l’on ne pense pas à une coïncidence, mais bien à un acte délibéré, la presse turque du lendemain se réjouit de la punition infligée à la Belgique [4].

Depuis que le président Erdoğan a relancé la guerre civile, elle a coûté la vie à plus de 3 500 personnes en Turquie.

[1] « La République française prise en otage », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 16 novembre 2015.

[2] « Le suicide européen face à la Turquie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 21 mars 2016.

[3] Lire un extrait du discours : « Erdoğan menace l’Union européenne », par Recep Tayyip Erdoğan, Réseau Voltaire, 25 mars 2016.

[4] « La Turquie revendique le bain de sang de Bruxelles », par Savvas Kalèdéridès, Traduction Christian, Réseau Voltaire, 24 mars 2016.

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La Russie va bombarder L’EIIL…

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Mise à jour: Première frappes aériennes russes à 13h54 près de la ville de Homs en Syrie (Source: Sputnik)

Avec ce qu’ils vont se prendre sur la gueule les mercenaires « djihadistes » de la CIA et du Mossad, çà devrait être vite torché.

Les Russes ne vont pas faire semblant comme les yanks et la « coalition anti-Daesh » de façade menée par l’empire du goulag levant, de bombarder la légion islamiste de la CIA ! Avec au sol l’armée syrienne, les milices et le Hezbollah dans les zones frontalières du Liban et du Golan annexé par les sionistes. l’affaire devrait être assez vite réglé…

Ce qui est désolant, c’est que l’ensemble de la machine d’information se met en branle pour totalement blanchir le pays du goulag levant voire Israël et la Turquie. Il ne faut quand même jamais oublié que l’EIIL/EI/Daesh ainsi qu’Al Qaïda/Al Nosra quels que soient les noms qu’on leur donne, sont des créations de l’empire, agissent sur ordre et sont encadrés par les forces spéciales de l’empire (US, Israël, GB, France, Turquie, Arabie Saoudite…).

Qui paiera pour tout cela ? Verra t’on des généraux, des présidents de l’empire devant la justice pour crimes contre l’humanité ?

Poutine sort déjà grand vainqueur de ce bras de fer, c’était prévu, mais là… C’est la fessée…

— Résistance 71 —

 

La Russie entre en guerre avec l’EIIL !

 

RT

 

30 Septembre 2015

 

url de l’article original:

http://www.rt.com/news/317021-russia-syria-engagement-how/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Moscou se prépare maintenant à utiliser ses forces armées en Syrie. RT explique pourquoi la russie s’engage, qui va combattre, comment et pour combien de temps…

Dernière minute: La Douma (parlement) russe a voté à l’unanimité l’intervention militaire russe en Syrie contre l’EIIL.

Pourquoi ?

Des milliers de combattants étrangers se battent aux côtés de l’EIIL en Syrie. Ces combattants pour beaucoup proviennent des pays voisins ex-soviétiques de la Russie ou de Russie elle-même. Il est bien mieux de combattre ces gens en Syrie que de permettre leur retour

Qui l’a permis ?

Le gouvernement syrien a officiellement demandé l’aide de la Russie. Ceci donne une justification légale d’envoyer des forces combattantes en Syrie, à l’encontre des forces occidentales qui bombardent en Syrie sans y avoir été invitées et sans aucun mandat de l’ONU.

Comment ?

En fournissant un intense soutien aérien aux troupes syriennes, sans troupes au sol.

Qui va aider ?

L’Iran et l’Irak sont à bord avec un centre de centralisation du renseignement à Baghdad. La coalition anti-EIIL menée par les Etats-Unis va t’elle y prendre part ? La question demeure ouverte pour le moment… (NdT: sachant que l’EIIL est une création de la CIA/Mossad/Arabie Saoudite financé par l’Arabie et dont la logistique au sol est gérée par Israël, la Turquie, les USA, la France, la GB, la Jordanie et l’Arabie Saoudite… on peut présumer de la réponse…)

Où sont les troupes russes en Syrie?

Sur la base navale russe de Tartous et probablement sur la base aérienne reconstruite de Lattaquié. Aurtrement… C’est un secret.

Y a t’il des limites ?

Oui. Il y a une limite de temps. C’est classifié secret défense. Demandez à l’OTAN et aux généraux bureaucrates sur twitter pour avoir des réponses.

 

 

Guerre impérialiste en Syrie et en Irak: EIIL = Gladio 2.0

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Daesh la nouvelle armée secrète de l’OTAN

 

Kendal Mans

 

24 Septembre 2015

 

url de l’article original:

http://www.michelcollon.info/Daesh-la-nouvelle-armee-secrete-de.html?lang=fr

 

Quelles relations entretiennent les Etats-Unis avec Daesh ? Un rappel historique des méthodes ambiguës de l’OTAN et la mise en perspective de la guerre contre le terrorisme soulèvent bon nombre de questions. Sans verser dans la théorie du complot simpliste, cet article nous rappelle que les grandes puissances n’ont pas de principes, seulement des intérêts. A compléter par l’analyse des causes profondes qui, tant en Occident qu’au Moyen-Orient, ont rendu possible l’accomplissement de cette stratégie du chaos. (IGA)

À l’aube du XXIème siècle, les attentats du 11 septembre à New York commis par le mouvement Al-Qaïda ont marqué un tournant historique irréversible bouleversant profondément les relations internationales. Plus récemment, les attentats qui ont frappé la France les 7 et 9 janvier 2015 ont remis à jour une des questions politiques les plus épineuses à laquelle sont confrontées les État-nations et les populations civiles qui en sont les premières victimes : le terrorisme islamiste, officiellement ennemi numéro un de l’Occident après la chute du bloc soviétique. 

Depuis 2001, des organisations similaires ou proches d’Al-Qaïda ont éclos partout à travers le monde, mettant des régions entières à feu et à sang. D’Afrique—Al-Qaïda au Maghreb islamique, Boko Haram, Al-Shabab—jusqu’au Moyen-Orient—l’Etat Islamique en Irak et au Levant, Al-Nousra—, les forces militaires, les techniques de propagande, les réseaux de recrutement ainsi que les ressources financières de ces mouvements transnationaux affichent une progression inexorable contre laquelle les États sembleraient avoir du mal à résister. 

Depuis les attentats du World Trade Center, le « monde libre » serait face à une menace d’envergure diffuse et imprévisible. Le président américain Bush parlait d’un « axe du mal » (1) contre lequel il fallait à tout prix lutter, tandis que la théorie du choc des civilisations (2) était érigée en grille de lecture légitime des relations internationales par les dirigeants politiques et les médias. Nous serions dans une guerre opposant la civilisation, incarnée par l’Occident, à la barbarie et l’obscurantisme de l’Orient musulman.

Cette vision du monde réductrice marquée par un orientalisme contemporain (3) permet l’éclosion de représentations schématiques qui influencent bon nombre d’individus. 

L’inconscient collectif est marqué par l’idée d’une incompatibilité quasi naturelle entre l’Islam et l’Occident et de la crainte d’une menace terroriste de « barbus » qui veulent imposer partout la charia. En témoigne la progression des partis d’extrême-droite islamophobes en Europe. 

Quelles sont les raisons de la montée en puissance fulgurante de ces organisations qui ont comme mode d’action la violence politique ? À l’heure où le terrorisme est une préoccupation mondiale, comprendre les mouvements armées islamistes suppose une analyse de leur genèse, c’est-à-dire une étude des premières organisations de ce type dans l’histoire moderne afin de découvrir les conditions de leur apparition, leur soutien et leur objectif. 

Le secret politico-militaire le mieux gardé du XXème siècle a été révélé pour la première fois en 1990 lorsque le premier ministre italien dévoila l’existence d’une unité paramilitaire secrète liée à l’OTAN, nommée « Gladio ». Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Washington et Londres ont formé par le biais de leur services secrets un ensemble d’armées non conventionnelles et souterraines destinées à lutter contre les forces politiques de gauche.

L’ancien général nazi Reinhard Gehlen a été chargé de mettre sur pied un réseau composé d’éléments d’extrême-droite dans le but de combattre par les moyens illégaux l’avancée idéologique et potentiellement militaire des Soviétiques. Il est l’instigateur des cellules terroristes secrètes Stay-Behind (4). Exerçant dans chacun des seize pays de l’OTAN ainsi que dans quatre pays neutres (Suède, Finlande, Autriche, Suisse), ces armées anticommunistes, qui agissaient à l’insu des parlements et des populations civiles, recrutaient entre autres leurs membres parmi les collaborateurs de Vichy et les monarchistes en France, les fascistes et les mafieux en Italie, les nazis en Allemagne (5) , ainsi que les ultra-nationalistes et islamistes en Turquie. 

Toute doctrine et idéologie pouvant détourner les peuples de la lutte des classes et les nations des velléités souverainistes étaient soutenues et promues. Parmi elles, le nationalisme agressif (6) en Europe de l’Ouest ainsi que le fondamentalisme religieux au Moyen-Orient étaient des armes redoutables.

Durant la guerre froide, l’islamisme a été érigé par la Maison Blanche en alternative à la gauche et au nationalisme arabe qui revêtait un caractère socialiste et souverainiste (7) . Le terrorisme islamiste a été promu par les États-Unis en Turquie en 1978 lors du massacre anti-communiste de Maras, et à plus grande échelle deux ans plus tard en Afghanistan dans la guerre contre l’Union Soviétique. Avec le fiasco au Vietnam, l’occupation au sol d’un pays étranger était devenue trop impopulaire pour la Maison-Blanche qui a alors changé de stratégie. Plutôt que d’envoyer leurs propres soldats et voir leur image s’écorner au niveau national et international, jouer subtilement la carte de l’ingérence en s’appuyant sur des entités locales par le biais d’opérations spéciales clandestines se révélait être une option privilégiée pour les dirigeants américains. Ainsi, le premier mouvement djihadiste moderne transnational a vu le jour sous l’impulsion des Etats-Unis, par le biais de leurs alliés comme l’Arabie saoudite (8) , dictature intégriste à leur solde, qui mobilisa via ses réseaux de mosquées plus de 35 000 moudjahidines venus des quatre coins du monde, et particulièrement d’Europe. À leur tête un certain Ben Laden, proche collaborateur de la CIA. Ceci n’est plus un secret pour personne diront certains, à juste titre, sachant qu’Hillary Clinton reconnaît elle même que ce sont les USA qui ont créé Al-Qaïda (9). 

Sous la houlette de l’OTAN, au mépris des droits de l’Homme et de la démocratie, des organisations armées secrètes ont été formées, mais qu’est-ce qui nous prouve qu’il n’en existe plus aujourd’hui ?

Quand est-il de Daesh ? Pour savoir qui est derrière cette organisation, il suffit de voir les intérêts de qui elle sert et qui la soutient. 

L’Iran, qui est le plus grand ennemi du couple Israël-Arabie saoudite au Moyen-Orient, voit ses deux principaux alliés de la région, à savoir l’Irak et la Syrie, se faire littéralement envahir par l’organisation djihadiste. Daesh combat tous les ennemis de l’Occident : le gouvernement syrien, le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien (10) , ainsi que la branche syrienne du PKK (YPG-YPJ), grand ennemi de la Turquie. 

Il faut également avoir à l’esprit que les parrains du terrorisme islamiste – l’Arabie saoudite et le Qatar – sont de fidèles alliés de l’Occident. Au regard du rapport des pouvoirs, les États-Unis, première puissance économique (11) et militaire au monde, ont incontestablement les moyens de faire pression sur ces nations-amies afin qu’elles arrêtent de financer le terrorisme. Mais force est de constater qu’aucune politique concrète de fond n’est menée dans ce sens. 

La Turquie, qui est membre de l’OTAN et qui par conséquent ne peut conduire une politique étrangère allant à l’encontre des intérêts des pays de l’alliance, est aujourd’hui le point de passage principal des djihadistes vers la Syrie, et soutient massivement les « rebelles » de l’ASL ou les terroristes d’Al-Nosra et de Daesh (12) en leur fournissant une aide logistique et militaire (13) , notamment des armes, des camps d’entrainement à Gaziantep et Hatay, et des soins dans les hôpitaux (14). 

Fait qui peut paraître « paradoxal » ou totalement incroyable, Israël soigne des djihadistes du Front Al-Nosra sur son territoire (15) et empêche toute progression de l’armée syrienne en bombardant les positions de celle-ci. Dans un article publié sur Le Figaro, Roland Hureaux met au jour la duplicité de la politique étrangère française : « Inutile de dire que nos armes et notre appui logistique sont allés exclusivement aux djihadistes, en particulier au Front al-Nosra, nouveau nom d’al-Qaida, dont les différences avec Daesh sont bien minces. Les mêmes qui enlèvent ou massacrent les chrétiens – et d’autres. La soi-disant Armée syrienne libre qui, disait-on , était l’objet de notre sollicitude demeure un fantôme – et un alibi pour aider les islamistes » (16) .

En septembre 2014, on a appris de la bouche de l’ambassadrice de l’Union européenne en Irak, Mme Jana Hyboskova, que « plusieurs membres de l’UE ont acheté du pétrole non-raffiné à l’EIIL » (17). 

Il semblerait que l’Occident réutilise la méthode afghane des années 1980 de guerre par procuration, c’est-à-dire de guerre par intermédiaire. Alors comment expliquer les bombardements de la « coalition anti-Daesh » ? A-t-elle une crédibilité ? En réalité, les Etats-Unis jouent subtilement sur deux tableaux à la fois, voulant à tout prix alimenter le complexe industrialo-militaire (18) qui pèse beaucoup dans leur économie (19) et préserver leur « identité de rôle » (20) aux yeux de l’opinion publique internationale, celle de défenseur de la liberté et de la démocratie. Ne frappant pas le coeur de l’organisation (Raqqa) et ayant une portée très limitée, ces frappes sporadiques ont comme seule finalité de feindre la guerre contre l’EI, ce qui sert dans le même temps celle-ci dans sa rhétorique de propagande anti-occidentale, permettant le recrutement de militants (21) . 

Il y a récemment des informations inédites qui ont vu le jour dans des médias de masse qu’on peut difficilement accuser de conspirationnistes.

Dans un reportage sur France 2 (22) se basant sur les dires de Mike German, agent spécial pendant 25 ans ayant démissionné, on apprend que le FBI a poussé des musulmans à commettre des attentats terroristes : « L’agence attirerait des musulmans dans ses filets à l’aide d’agents infiltrés qui vont les pousser à faire l’apologie d’actes de terrorisme. Dans ces cellules identifiées par l’agence, ni armes, ni ressources, ni complot avant l’arrivée de ces informateurs (agents secrets), prêts à souffler mot pour mot à leurs contacts les délits pour lesquels ils seront condamnés. L’ancien agent explique à la journaliste Virginie Vilar la méthode mise en place par le FBI, prêt à fournir des armes, de l’argent ainsi que le plan de l’attaque. Pour lui, « c’est de la fabrication d’affaires« . C’est aussi la conclusion d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch publié le 21 juillet 2014 » . (23) 

Il semblerait que cette tactique soit aussi employée en France.

Le journal Le Point, qu’on peut encore moins qualifier d’adepte de la théorie du complot, titre le 7 juin 2012 : « Mohamed Merah travaillait pour les RG » (24). On apprend dans cette affaire que Merah a été envoyé au Pakistan, en Afghanistan et en Syrie par un « ami » qui se révèle être en fait un agent des services français, qui l’a poussé à la radicalisation. On peut alors avoir des interrogations légitimes sur les attentats de Charlie Hebdo et le rôle des services secrets français. 

Hier la CIA créait de « faux mouvements de gauche qui se livraient à des exactions et des actes condamnables uniquement pour faire croire à la population, que ces actes terroristes étaient l’oeuvre de la gauche » (25) .

Aujourd’hui, les services occidentaux le feraient-ils avec les islamistes, pour stigmatiser les musulmans vivant sur leur territoire ? L’organisation État Islamique serait-elle la nouvelle armée secrète de l’OTAN ayant pour but d’affaiblir à terme l’Iran ? Le terrorisme djihadiste aurait-il pu être aussi puissant sans le soutien des alliés de l’Occident ? Al-Qaïda et les organisations de ce type constitueraient-ils des prétextes pour envahir des pays (Irak, Afghanistan), des instruments pour mener des guerres par procuration (Lybie, Syrie, Yémen), au niveau domestique des justifications aux lois liberticides, des moyens de stigmatisation et d’exclusion permettant de se débarrasser de la « racaille » partant servir de chaire à canon, et de détourner l’attention du public des vrais problèmes sociaux (chômage, crise économique) en désignant des bouc-émissaires ? Tous les éléments entre nos mains tendent à répondre à ces question par l’affirmative. 

Si par hasard, certains ne sont toujours pas convaincus, résumons : les Etats-Unis ont créé dans le passé des « organisations de l’ombre » pratiquant le terrorisme, ils ont formé le premier mouvement armé islamiste transnational, leurs alliés-clients, la Turquie, l’Arabie-Saoudite, le Qatar financent les djihadistes, Israël les soigne, la France les arme, des pays de l’Union Européenne leur achète du pétrole, et des attentats terroristes sont commis en territoire occidental par des individus radicalisés et armés par ces mêmes services secrets. Pour ceux qui crient à la thèse « complotiste », rappelons que les complots font partie du répertoire d’action des services de renseignement. C’est leur métier. 

« Comment la prétendue coalition contre les égorgeurs serait-elle crédible, alors que, pour des raisons différentes, beaucoup de ses membres ont partagé avec eux (et partagent encore pour certains), des intérêts stratégiques, politiques, économiques ? » (Charb, directeur de Charlie Hebdo) 

Kendal Manis est l’auteur du mémoire de recherche « Maras 78’ : terrorisme américano-islamiste en Turquie ».

Pour plus d’information : https://www.youtube.com/watch?v=bSl…

Source : Investig’Action

Notes : 

1. RIGAL-CELLARD Bernadette, « Le président Bush et la rhétorique de l’axe du mal », Études 9/2003 (Tome 399) , p. 153-162

  1. HUNTINGTON Samuel, Le Choc des Civilisations, Paris, Odile Jacob, 1997, 402 pages.
  2. SAID Edward, L’orientalisme. L’orient créé par l’occident, Paris, Seuil, 2005, « Introduction », 456 pages

Voir aussi Edward Said on Orientalism, [Consulté le 12/12/2014], disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=fVC…

  1. TUNC Aziz, Maras Kiyimi Tarihsel Arka Plani ve Anatomisi, Istanbul, Belge Yayinlari, 2011, p.119
  2. Le responsable de la Gestapo Klaus Barbie a été recruté par la CIA. GANSER Daniele, Les armées secrètes de l’OTAN, Plogastel, Demi-Lune, 2005, p.262
  3. Il faut faire une distinction entre le nationalisme agressif, qui a un caractère raciste, et le nationalisme défensif, qu’on peut qualifier de « patriotique ».
  4. COLLON Michel, LALIEU Grégoire, La Stratégie du Chaos, Impérialisme et Islam, Investig’action, 2014, p.275
  5. LALIEU Grégoire, Entretiens avec Mohammed Hassan, Jihad Made In USA, Bruxelles, Investig’Action, p.222
  6. Hillary Clinton : ’We Created al-Qaeda’ [Consulté le 27/03/2015], disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=WnL…
  7. rfi, Syrie : le groupe EI envahit le camp de Yarmouk, proche de Damas [en ligne], 1er avril 2015,[Consulté le 18/04/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.rfi.fr/moyen-orient/2015…
  8. En PIB par habitant.
  9. La frontière entre ces différents mouvements est poreuse. En septembre 2013, plus de 40 000 hommes membres de l’ASL font défection pour intégrer le Front Al-Nosra. Georges Mabrunot, Le Figaro, Syrie : des rebelles modérés rejoignent le camp des islamistes radicaux [en ligne], 26 septembre 2013, [Consulté le 29/03/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.lefigaro.fr/internationa…
  10. Hélène Sallon, Le Monde, L’étrange soutien de la Turquie aux réseaux djihadistes de Syrie [en ligne], 24 janvier 2014, [Consulté le 18/04/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.lemonde.fr/europe/articl…
  11. Une vidéo de la chaîne de télévision turque IMC montrent la connivence entre les militants de DAESH et les soldats de l’armée turque à la frontière turquo-syrienne. Les soldats laissent passer les jihadistes vers la Syrie. IŞİD’in sınırın sıfır noktasından geçişi İMC TV kameralarında (1), [Consulté le 23/01/2015], disponible à l’adresse : http://www.dailymotion.com/video/x2… Voir aussi : Nouvelle preuve de collaboration d’Erdogan avec Daesh, [Consulté le 23/01/2015], disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=oIf…
  12. i24 News, Israël soigne des djihadistes d’Al-Qaïda blessés en Syrie (Wall Street Journal) [en ligne],14 mars 2015. [Consulté le 12/04/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.i24news.tv/fr/actu/inter…
  13. Roland Hureaux, Syrie : l’incompréhensible politique étrangère de la France, [en ligne], 18 août 2015, [Consulté le 26/08/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.lefigaro.fr/vox/monde/20…
  14. L’Humanité, Des pays de l’Union européenne achètent du pétrole aux barbares, [en ligne], 25 septembre 2014, [Consulté le 26/08/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.humanite.fr/blogs/des-pa…
  15. Si on adopte une analyse de la politique étrangère des États-Unis par les processus organisationnels, théorisé par Graham Allison. BRAILLARD Philippe, Théories des Relations Internationales, Paris, PUF, 1977, « Modèles concep-tuels et la crise des missiles de Cuba », pp.172-196.
  16. « Dans les mois qui ont suivis l’annonce d’Obama sur le bombardement des positions de l’État islamique, les cours de l’action Lockheed ont grimpé de 9,3%, ceux de General Dynamic de 4,3% et ceux de Rayteon et de Northrup Grumman de 3,8% ». LALIEU, Entretiens avec Mohammed Hassan, Jihad Made In USA, p.229
  17. WENDT Alexender, « Anarchy is what States Make of it : The Social Construction of Power Politics », International Organiszation, n°46 (2), 1992, pp 391-425
  18. JULES Alain, ETAT ISLAMIQUE. Bachar al-Assad : l’Etat islamique s’est renforcé grâce aux raids US [en ligne], 30 mars 2015. [Consulté le 12/04/2015]. Disponible à l’adresse : http://allainjules.com/2015/03/30/e…
  19. Virginie Vilar, France 2, VIDEO. Le FBI accusé de fabriquer de faux complots terroristes [Publié le 13/02/2015], disponible à l’adresse : http://www.francetvinfo.fr/replay-m…
  20. L’express, Le FBI a poussé des musulmans à commettre des attentats selon Human Rights Watch, [en ligne], 21 juillet 2014, [Consulté le 03/02/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.lexpress.fr/actualite/mo…
  21. Armel Méhari et Aziz Zemouri, Le Point, Mohamed Merah travaillait pour les RG [en ligne], 7 juin 2012, [Consulté le 01/03/2015]. Disponible à l’adresse : http://www.lepoint.fr/societe/merah… Voir aussi : Mohamed MERAH était un agent des services français selon l’avocate de sa famille… [Consulté le 24/04/2015], disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=Ej4…
  22. GANSER Daniele, Op. Cit., p.226

Guerre par procuration: La légion mercenaire « djihadiste » de l’OTAN s’installe en Bosnie…

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Trois camps de Daesh en Bosnie

 

Réseau Voltaire

 

23 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article188260.html

 

En 2012, des jihadistes ont acquis des terres en Bosnie-Herzégovine, à Gornja Maoča, Ošve et Dubnica, pour y installer des camps de formation, sous le commandement de Nusret Imamović.

D’abord affilié à al-Qaïda, Nusret Imamović est devenu le numéro 3 de sa branche syrienne, le Front al-Nosra. Il a ajourd’hui rejoint l’Émirat islamique (Daesh) et les communautés jihadistes bosniaques l’ont suivi dans sa démarche.

Les jihadistes bosniaques se divisent en deux groupes : 
 d’une part les anciens combattants de la Légion arabe d’Oussama Ben Laden qui participèrent à la guerre de Bosnie de 1992 à 1995 (on se souvient qu’à l’époque Ben Laden était conseiller militaire du président Alija Izetbegović, qui avait également comme conseiller politique Richard Perle et comme conseiller en communication Bernard-Henri Lévy). 
 d’autre part de nouveaux convertis, généralement de moins de 30 ans.

Depuis les Accords de Dayton, la Bosnie-Herzégovine est dirigée par un Haut Représentant international, actuellement l’Autrichien Valentin Inzko, représentant les intérêts de l’union européenne, assisté de l’ambassadeur états-unien David M. Robinson. Ce dernier, après avoir été impliqué dans le soutien aux Contras du Nicaragua a été chargé d’influer sur les élections vénézuéliennes de 2008, puis a poursuivi sa carrière en Afghanistan. Il devrait prendre prochainement d’importantes fonctions au département d’État.

Guerres impérialistes au Moyen-Orient: L’OTAN supplée l’EIIL dans la guerre par procuration en Syrak…

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Excellente analyse de Tony Cartalucci sur le nerf de la guerre: la logistique et le ravitaillement. Une armée n’est aussi forte que sa logistique c’est bien connu. Si le propos de Cartalucci est particulièrement pertinent, ceci soulève une question sous-jacente: Sachant que pas un cm2 de terrain de la région incriminée n’échappe aux satellites espions de l’empire certes mais aussi russes et chinois, une question demeure: Si les Russes et les Chinois voulaient résoudre ce conflit, il leur suffirait de balancer au travers de RT, Sputnik News, et autres organes de grande diffusion internationale, les photos satellites des convois passant les frontières de Jordanie, d’Arabie et de Turquie vers la Syrie et l’Irak. Pourquoi ne pas le faire ? Il ne fait aucun doute qu’ils ont toutes les preuves satellites voulues, alors ?… Ceci rejoint la question posée il y a quelques mois: pourquoi les Russes ne balancent-ils pas leurs photos satellites des tours du 11 septembre et surtout du Pentagone ?.. De là il est légitime de se poser une autre question à 5 balles: quel est véritablement le rôle de la Russie (et de la Chine) dans ce jeu de dupes entre états ? Une chose est sûre: les complexes militaro-industriels de tous ces pays s’en foutent plein les poches en veux-tu en voilà… Alors la guerre est-elle un racket ?…

Des questions comme çà en l’air, histoire de…

— Résistance 71 —

 

Petit précis de logistique: D’où viennent les armes de l’EIIL?

 

Tony Cartalucci

 

10 Juin 2015

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2015/06/logistics-101-where-does-isis-get-its.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Depuis les anciens temps, une armée a toujours demandé un grand soutien logistique afin d’être performante dans quelque campagne militaire que ce soit. Dans la Rome antique, on construisit un vaste réseau de routes non seulement pour faciliter transport et commerce, mais aussi pour permettre aux légions romaines de se déplacer bien plus rapidement là où on en avait besoin et aussi pour accélérer le processus de ravitaillement très important que suscitait ces légions.

A la fin du XVIIIème siècle, le général français et statège expert Napoléon Bonaparte notait qu’ “une armée marche sur son estomac”, référant au réseau logistique extrême nécessaire pour maintenir une armée en campagne bien nourrie et ainsi de maintenir sa capacité de combat. Pour les Français, leur incapacité à maintenir une logistique et un ravitaillement adéquats à leurs forces combattantes, notamment en Russie et la décision des Russes de pratiquer la stratégie de la terre brûlée afin d’empêcher les forces françaises envahisseuses de se nourrir sur le pays, finalement les vainquirent.

L’Allemagne nazie souffrirait d’un destin similaire lorsqu’elle étira par trop ses capacités logistiques lors de l’opération Barbe Rousse d’invasion de l’URSS Une fois de plus, les armées de l’envahisseur furent bloquées par leurs ressources limitées avant d’être coupées de leur ravitaillement et annihilées ou forcées de battre en retraite.

Dans les temps plus récents, pendant la guerre du Golfe du début des années 1990, une longue ligne de ravitaillement trop loin des troupes alliées envahissant l’Irak ainsi qu’un choc anticipé avec le gros des forces de Saddam Hussein mirent un coup d’arrêt à ce qui fut autrement une avance éclair et qui fut comprise par erreur comme ayant pu atteindre Baghdad si la volonté politique y avait été. La volonté de conquérir était présente, c’est l’intendance qui ne suivait pas…

Aussi claires que soient les leçons de l’histoire, elles semblent toujours disparaître avec la troupe de politiciens et d’agences de presse occidentale qui est soit totalement ignorante, soit incroyablement trompeuse.

Les lignes de soutien logistique de l’EIIL

Le conflit actuel qui consumme le Moyen-Orient, particulièrement en Irak et en Syrie où le soi-disant “État Islamique” EI ou EIIL opère et combat simultanément, battant, les forces régulières syriennes, libanaises, irakiennes et iraniennes, est nous dit-on, bâti sur un réseau logistique de marché noir de la vente de pétrole et de paiements de rançons.

La capacité de combat de l’EIIL est celle d’un état-nation. Il contrôle de vastes portions de territoires s’étalant de la Syrie à l’Irak et il est non seulement capable de défendre militairement ce territoire étendu, mais il possède les ressources pour l’occuper, incluant des ressources pour administrer les populations subjuguées en son sein (NdT: comme un nouvel état COLONIAL tiens, tiens…)

Pour les analystes militaires, surtout les anciens des forces armées occidentales et aussi les membres des médias occidentaux qui se rappellent les convois de camions gigantesques qui furent requis pour pouvoir envahir l’Irak dans les années 1990 puis de nouveau en 2003, ils se demandent tous aujourd’hui où sont les camions de l’EIIL ? Après tout, si les ressources pour maintenir la capacité de combat exhibée par l’EIIL étaient disponibles au sein des seuls territoires syriens et irakiens occupés, alors certainement que les forces irakiennes et syriennes posséderaient également une capacité de combat au moins égale sinon supérieure à celle de l’EIIL, mais elles ne l’ont tout simplement pas.

Et si les lignes logistiques de ravitaillement de l’EIIL étaient uniquement confinées sur le territoire irakien et syrien, alors certainenent que les forces régulières irakiennes et syriennes utiliseraient un des grands avantages qu’elles ont leur possession, leur puissance aérienne, pour couper la ligne de ravitaillment des combattants de l’EIIL de sa source. Mais ceci ne se produit pas et…. IL Y A UNE TRES BONNE RAISON A CELA.

Les lignes de ravitaillement de l’EIIL sillonnent précisément des endroits où les forces aériennes irakienne et syrienne ne peuvent pas aller. Au nord chez le voisin turc membre de l’OTAN et au sud-ouest chez les alliés des Etats-Unis que sont la Jordanie et l’Arabie Saoudite. Au-delà de ces frontières existe un réseau logistique qui s’étend sur une région qui englobe l’Europe de l’Est et l’Afrique du Nord.

Les terroristes et les armes qui furent laissés après l’intervention de l’OTAN en Libye en 2011 furent rapidement envoyés en Turquie puis en Syrie, le tout coordonné par les officiels du ministère des affaires étrangères américain et des services de renseignement basés à Benghazi, un nid de terroristes depuis des décennies.

Dans un article de 2013, The London Telegraph rapportait, « CIA ‘running arms smuggling team in Benghazi when consulate was attacked’, » que:

[CNN] a dit qu’une équipe de la CIA travaillait dans une annexe proche du consulat sur un projet de fournir des missiles libyens récupérés aux rebelles syriens.

Des armes provenaient également d’Europe de l’Est comme le rapportait le New York Times dans un article de 2013, « Arms Airlift to Syria Rebels Expands, With Aid From C.I.A., » que:

Depuis des bureaux dans des endroits tenus secrets, des officiers des services actions du renseignement américain avaient aidé des gouvernements arabes à faire leurs emplettes d’armes, incluant de larges livraisons en provenance de la Croatie et ont parlementé avec les chefs rebelles pour savoir qui devrait recevoir les armes à leur arrivée, d’après des officiels américains parlant sous condition d’anonymat.”

Quand les sources médiatiques occidentales réfèrent continuellement à l’EIIL et autres factions opérant sous la bannière d’Al Qaïda comme des rebelles “modérés”, il est très clair que si ces milliards de dollars d’armement allaient vraiment à ces “rebelles modérés” alors ce serait eux et non pas l’EIIL, qui domineraient le champ de bataille, hors ce n’est pas le cas.

De récentes infos ont révélé que dès 2012 le ministère de la défense des USA n’avait pas seulement anticipé la création d’une “principauté salafiste” s’étendant de la Syrie à l’Irak, précisément là où existe l’EIIL aujourd’hui, mais qu’il l’encourageait vivement et contribuait aux circonstances de sa création et réalisation pratique.

Quel est le degré d’extension des lignes de logistique de l’EIIL ?

Tandis que beaucoup en occident joue les ignorants sur le où l’EIIL obtient-il son ravitaillement afin de maintenir optimalement sa capacité de combat, quelques journalistes se sont rendus dans la région et ont filmé et rapporté les convois de camions sans fin qui suppléent l’armée terroriste.

Est-ce que ces camions roulaient depuis des usines saisies par l’EIIL dans les territoires irakiens et syriens ? Non. Ils venaient de loin en Turquie, traversant la frontière syrienne en toute impunité et se dirigeaient vers leurs destinations sous la protection évidente de l’armée turque. Les tentatives par l’aviation syrienne d’attaquer ces convois de ravitaillement et les terroristes qui les accompagnent ont été contrées par la défense anti-aérienne turque…

La chaîne internationale allemande Deutsche Welle (DW) a publié le premier constat vidéo d’un média ocidental illustrant et documentant que l’EIIL n’est pas suppléé par la vente au marché noir de pétrole ou par l’argent issus de rançons d’otages, mais par des ravitaillements valant des milliards de dollars transportés en Syrie depuis la Turquie membre de l’OTAN. La frontière turco-syrienne voit passer des centaines de camions par jour…

Le rapport intitulé, « ‘IS’ supply channels through Turkey, » confirme ce qui a été rapporté par des analystes politiques ( reported by geopolitical analysts) depuis 2011 à savoir que l’EIIL ne peut survivre et ne survit de fait que grâce à un énorme sponsorship d’état multinational incluant évidemment la Turquie elle-même.

En regardant les cartes du territoire tenu par l’EIIL et en lisant les rapports d’action de ses manœuvres offensives à travers la région et au-delà, on peut facilement imaginer les centaines de camions par jour que cela nécessite pour maintenir un tel niveau de capacité combattante.. On peut facilement imaginer des convois similaires traversant les frontières de l’Irak en provenance de la Jordanie et de l’Arabie Saoudite. Des convois similaires passent certainement en Syrie depuis la Jordanie.

Ainsi, considérant les réalités logistiques et leur importance de tous temps dans les campagnes militaires au travers de l’histoire humaine, il n’y a pas d’autre explication plausible quant à la capacité de l’EIIL de perpétrer une guerre en Syrie et en Irak sans avoir les immenses ressources qui lui sont envoyées depuis l’étranger.

Si une armée marche sur son estomac et les estomacs de l’EIIL sont remplis des vivres en provenance de l’OTAN et du Golfe, alors l’EIIL continuera à marcher pendant longtemps, probablement même de plus en plus vite. Le point clef pour briser les reins de l’EIIL et de briser les reins de sa ligne de ravitaillement. Pour pouvoir le faire néanmoins, et précisément c’est pour cela que le conflit traîne tant en longueur, serait que l’Irak, la Syrie et l’Iran et autres pays sécurisent éventuellement leurs frontières et de forcer l’EIIL à combattre en Turquie, en Jordanie et en Arabie Saoudite, scenario difficle à mettre en place car des nations comme la Turquie ont créé des zones tampons de facto en territoire syrien qui demanderait une confrontation directe avec les forces turques pour les éliminer.

Avec l’Iran rejoignant l’équipée avec le déploiement supposé de quelques milliers de soldats pour renforcer les opérations de l’armée syrienne, de grands principes de dissuasion pourraient empêcher la Turquie de renforcer ses zones tampons.

Ceci nous laisse avec cette perspective de la région totalement tenue en otage par l’OTAN avec la perspective d’une guerre régionale catastrophique dans le but de défendre et de perpétuer le carnage perpétré par l’EIIL en Syrie, le tout totalement soutenu de manière sous-jacente par un réseau logistique émanant de territoire de l’OTAN.

= = =

Note de Résistance 71 :

N’oublions jamais que OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

Ceci est une fois de plus prouvé. Quand assez est-il assez ?…

Cirque géopolitique impérialiste au Moyen-Orient: l’EI est Al Qaïda et son chef « Al-Baghdadi » un personnage fictif… (Tony Cartalucci)

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Le groupe combattant des Etats-Unis et ses chefs fictifs

 

Tony Cartalucci

 

29 Janvier 2015

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2015/01/us-fightingterror-group-with-fictional.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En 2007, le quotidien du New York Times a révélé que le leader diabolisé de longue de “l’État Islamique” Abdoullah Rachid al-Baghdadi n’existait pas et que le création de son personnage fictif était une ruse pour détourner du rôle joué par les étrangers dans la création et la perpétuation “d’Al Qaïda en Irak”.

Dans un article intitulé, « Leader of Al Qaeda group in Iraq was fictional, U.S. military says, » le NYT rapporte que:

Le Brigadier General Kevin Bergner, le porte-parole en chef de l’armée américaine a dit que l’élusif al-Baghdadi était en fait un personnage fictif dont les déclarations enregistrées se faisaient au moyen de la voix d’un acteur d’âge mûr appelé Abou Adoullah al-Naima.

Le NYT révélait aussi quel était le but de cette opération de déception psychologique: “La ruse, a dit Bergner, fut mise au point par Abou Ayoub al-Masri, le chef égyptien d’Al Qaïda Mésopotamie, qui essayait alors de masquer le rôle prépondérant joué par les étrangers dans l’organisation des insurgés.

Le plan était d’inventer Al-Bagdhadi, un personnage dont le nom établit l’origine irakienne, de l’installer à la tête d’une organisation appelée l’état Islamique d’Irak et du Levant et ensuite arranger pour que Masri lui prête allégeance. Aîman al-Zaouahiri, l’adjoint d’Oussama Ben Laden, chercha à renforcer ce mensonge en faisant référence à Bagdhadi dans ses vidéos et déclarations sur internet.

L’admission de ceci par les leaders de l’armée américaine, rapportée par le NYT (NdT: La voix de la CIA ne l’oublions pas depuis les débuts de l’opération Mockingbird…), révèle que ce qui est nommé l’EIIL n’a jamais été qu’un appendice, qu’une succursale d’Al Qaïda, Al Qaïda elle-même directement armée, financée et soutenue par l’équipée des alliés US, l’Arabie Saoudite et le Qatar. Malgré les admissions à la fois du NYT et du Pentagone, la ruse a continué seulement sur un rythme exponentiel.

Les Etats-Unis ont intentionnellement développé et lâché Al Qaïda sur l’Irak et la Syrie

La présence actuelle d’Al Qaïda en Irak et en Syrie et son rôle prépondérant dans le combat contre les gouvernements pro-iraniens de Bagdhad et de Damas, est la manifestion courante d’une conspiration criminelle occidentale exposé dès 2007, révélée par le journaliste deux fois récipiendaires du prix Pulitzer, Seymour Hersh dans son article:  « The Redirection: Is the Administration’s new policy benefiting our enemies in the war on terrorism? » où il fut explicitement dit que:

“Pour affaiblir l’Iran qui est de confession chiite de manière prédominante, l’administration Bush avait décidé de fait, de reconfigurer ses priorités au Moyen-Orient. Au Liban, le gouvernement a coopéré avec l’Arabie Saoudite qui est sunnite, dans des opérations clandestines qui avaient pour but d’affaiblir le Hezbollah, l’organisation de résistance liée à l’Iran. Les Etats-Unis ont aussi pris part dans des opérations clandestines visant l’Iran et son alliée la Syrie. Un produit annexe de ces activités fut la création de groupes extrémistes sunnites qui épousent une vision militante de l’islam et sont hostiles aux Etats-Unis et encouragent Al Qaïda.”

Hersh documenta sur 9 pages dans son rapport, l’occident et ses partenaires régionaux créant et dévastant de manière intentionnelle la région au moyen d’un bain de sang sur des bases sectaires.

Tandis que le NYT tenta de faire passer le blâme sur ses “sponsors” du Pakistan en 2007, le journal lui-même, ainsi que bon nombre à travers le vaste monopole des médias occidentaux, ont depuis admis que les alliés les plus intimes des Etats-Unis au Moyen-Orient sont derrière Al Qaïda en Syrie et en Irak et non pas le “Pakistan”.

Le “Daily Beast” rapportait dans un article intitulé « America’s Allies Are Funding ISIS, » que:

L’EIIL menaçant maintenant Baghdad était financé depuis des années par de riches donneurs du Koweït, du Qatar et de l’Arabie Saoudite, trois alliés des Etats-Unis qui ont un double agenda dans la guerre contre le terrorisme (NdT: tout comme l’empire lui-même du reste…).

Le groupe extrémiste qui menace l’existence de l’état irakien a été construit et incité à grandir depuis des années avec l’aide de doneurs d’élite des alliés américains dans la région du Golfe Persique. Là, la menace de l’iran, d’Assad et de la guerre sectaire sunnite-chiite, trompent le but américain de stabilité et de modération dans la région.

Malheureusement pour les Dr pirouette du Daily Beast, le fait que cette “menace de l’Iran, Assad et la guerre sectaire sunnite-chiite” a déjà été révélée comme étant une entreprise conjointe non seulement des autocrates du Golfe, mais qu’elle était menée en fait par les Etats-Unis eux-mêmes, ce qui veut dire que l’expansion d’al Qaïda en Syrie et en Irak est la réalisation point par point de la conspiration révélée par Hersh en 2007.

La ruse Baghdadi pas seulement pour masquer l’implication “étrangère”, mais aussi pour masquer le rôle tenu par le couple Etats-Unis-Arabie Saoudite

Aujourd’hui, un autre “al-Baghdadi” mène soi-disant l’”État Islamique”. Son existence et son rôle de chef sont aussi non confirmés et la probabilité que la ruse Baghdadi d’Al Qaïda soit simplement répétée parmi une ignorance feinte et complice du Pentagone, ne fait que se confirmer. Non seulement le chef de l’”État Islamique” apparaît être complètement fabriqué et fictionnel, mais l’EIIL l’est également. Ce n’est en fait qu’un reétiquetage d’Al Qaïda soi-même, travaillant parfaitement bien avec d’autres fronts militants soutenus par l’occident et les roitelets du Golfe, incluant Al Nosra et ce avec pour but explicite de renverser le gouvernement syrien et d’utiliser la nation en ruine comme base de terrain pour conduire une guerre par procuration similaire en Iran.

Les Etats-Unis, bombardant une organisation terroriste fictive menée par un chef tout aussi fictif et non-existant, est au cœur même de la ruse décrite par le NYT en 2007, une ruse qui continue jusqu’à aujourd’hui. Le but n’est pas d’éliminer l’EIIL, mais d’utiliser le front fictif comme prétexte pour plus d’intervention au profit de vrais militants extrémistes formant le cœur même de la légion proxy conjointe Etats-Unis/OTAN/Arabie Saoudite avec pour but de renverser le gouvernement de Damas.

Les tentatives de faire le portrait de l’EIIL/EI comme étant un mouvement “indigène” né des déserts irakien et syrien n’est qu’un leurre pour détourner du fait qu’Al Qaïda est en fait hébergée par l’OTAN dans la Turquie toute proche et que la somme de ses soutiens, combattants, armes et argent vient de territoire de l’OTAN et non pas des “champs pétroliers syriens saisis” ou des populations locales.

La réalité devient plus vite apparente en considérant des rapports récents disant que le soi-disant territoire de l’EI a en fait doublé depuis le début des raids aériens américains et non pas diminué. Fox News rapporte dans son article, « ISIS control of Syria reportedly expands since start of US-led airstrikes, » que:

“L’EI a augmenté la taille de son territoire qu’il contrôle en Syrie alors que la campagne de bombardement emmenée par les Etats-Unis approche de son 4ème mois.”

Citant le gouvernement US et des évaluations indépendantes, le Wall Street Journal dit que l’EI, connu sous le nom d’EIIL, contrôle de larges bandes de territoire du nord-est de la Syrie et fait son chemin vers des villes dans l’ouest du pays, incluant Alep, un centre du soulèvement contre le président syrien Bachar Al-Assad.

A première vue, il semblerait que si la politique des Etats-Unis ait échoué, si son but était vraiment en fait de neutralier l’EI. Mais avec l’EIIL/EI comme entité fictive emmené par des leaders non-existant et le but sous-jacent étant de renverser le gouvernement syrien, la multiplication par deux de la taille du territoire tenu par Al Qaïda et l’approche par celle-ci de villes comme Alep en phase d’être libérée par l’armée syrienne, il est clair que la présence américaine en Syrie, sans mentionner son voisin irakien, est pour soutenir et non pas stopper les forces terroristes.

Reconnaître le rôle de l’occident en Syrie comme du terrorisme d’état génocidaire, déplorable et sans précédent et traiter les front terroristes opérant en Syrie et le long des frontières syriennes en tant qu’incursion étrangère, pourrait permettre à la Syrie et à ses alliés de révéler les opérations militaires s’y déroulant comme étant un effort massif contre-terroriste et non pas une “guerre civile” et permettrait plus de soutien au gouvernement de Damas pour assurer que ses efforts soient couronnés de succès.

EIIL: Armée mercenaire de la CIA et du Mossad… Secret défonce…

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Le Captagon arme principale des djihadistes

 

Réseau Voltaire

 

Avril 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article183119.html

 

Alors que les médias occidentaux et du Golfe laissent penser que les jihadistes se nourrissent principalement de la lecture du Coran, les saisies effectuées en Syrie montrent qu’en réalité, ils se droguent au Captagon.

L’armée arabe syrienne a saisi en deux jours une voiture pleine de comprimés de Captagon et un camion citerne en contenant une tonne.

Le Captagon (Fénétylline chlorhydrate) est une amphétamine qui suscite une certaine euphorie et insensibilise à la douleur. Mêlé à d’autres drogues, comme du haschich, il constitue la ration alimentaire de base des jihadistes. Les combattants ne ressentent plus ni leurs souffrances, ni celles qu’ils infligent aux autres. Dès lors, ils peuvent commettre toutes sortes d’atrocités en riant.

Contrairement à une idée répandue, les jihadistes ne sont pas motivés par des préoccupations religieuses, mais par la recherche de plaisirs immédiats. Ils sont principalement recrutés parmi les voyous et dans les prisons.

Fabriqués en 2011 par l’Otan dans un laboratoire en Bulgarie, le Captagon est maintenant produit dans tout le Proche-Orient, y compris sur le territoire syrien.