Archive pour EIIL création CIA

Ancien patron du renseignement militaire du pays du goulag levant: « créer et soutenir l’EIIL est une décision de Washington »…

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Qui eut encore être surpris par quoi qu’il puisse se passer ? Le système est au delà de toute rédemption ! Grand temps de faire passer tout cela à la trappe et pour les peuples de reprendre les commandes du bateau ivre…

— Résistance 71 —

 

D’après l’ancien patron du renseignement militaire des Etats-Unis les Etats-Unis ont pris la décision de créer l’EIIL/EI

 

Press TV

 

8 Août 2015

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2015/08/08/423762/US-ISIL-Syria-terrorist-group

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’ancien patron du renseignement militaire américain, Michael Flynn de la DIA (Defense Inteliigence Agency) a dit que la montée du groupe terroriste de l’EIIL en Syrie a été une “décision sciemment prise” par Washington.

Une étude interne de la DIA récemment publiée montre que Washington savait que les actions de “l’occident, des pays du Golfe et de la Turquie” en Syrie pouvait créer un groupe takfiri comme l’EIIL.

Michael Flynn a décrit l´étude comme étant importante et a confirmé les conclusions.

Dans un entretien avec la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera, il a dit avoir étudié un mémo de la DIA en 2012 prédisant la soutien de l’occident à l’EIIL en Syrie, ajoutant que cela provenait d’un renseignement parfaitement clair.

Quand le journaliste a demandé si l’administration avait plutôt détournée son regard de son analyse, Flynn a dit: “Je ne sais pas s’ils ont fait l’aveugle, je pense que ce fut une décision prise. Je pense que cela a été sciemment décidé.

Lorsqu’il lui fut demandé si cela représentait une décision volontaire de soutenir une lutte armée il a répondu: “Ce fut une décision sciemment prise que de faire ce qu’ils font.
Il a aussi dit qu’il avait contesté le soutien de militants étrangers en Syrie afin de mettre la pression sur Damas.

Des observateurs disent que les Etats-Unis et leurs alliés ont aidé à créer et à entraîner les organisations terroristes afin qu’elles sèment le chaos dans les pays musulmans.

Les militants de l’EIIL ont saisi de larges territoires en Syrie et en Irak. Ils ont perpétrés des crimes haineux contre toutes les communautés dans les deux pays arabes voisins.

Ailleurs dans ses remarques, Flynn a admis que Washington était parfaitement au courant du chaos auquel l’Irak devrait faire face après son retrait de 2011.

Les avions de combat américains ont mené des raids aériens contre l’EIIL en Irak depuis le début du mois d’Août 2014. Quelques pays occidentaux ont aussi participé à certains raids aériens en Irak.

Depuis la fin Septembre 2014, les Etats-Unis et quelques-uns de leurs alliés arabes ont bombardé des positions de l’EIIL en Syrie sans aucune autorisation de Damas ni aucun mandat de l’ONU.

= = =

Note de Résistance 71: Des témoignages de terrain confirment en fait que ces “raids contre l’EIIL” sont plus en fait des attaques pour soutenir les terroristes mercenaires de l’EIIL, surtout plus récemment dans les régions autonomes kurdes en Syrie et en Irak. En cela, les US, la Turquie et Israël agissent comme l’armée de l’air d’appui de l’EIIL/EI…

Guerres impérialistes au Moyen-Orient: L’EIIL armée de la CIA en Syrie et en Irak

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L’armée de la CIA en Syrie

 

Al Manar

 

15 Juin 2015

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=242262&cid=13&fromval=1&frid=13&seccatid=15&s1=1

 

« Outre les aides offertes par Israël, l’Arabie, le Qatar, la Turquie et la Jordanie aux terroristes takfiristes dans le Sud syrien, la CIA a attribué à ces miliciens un budget annuel d’un milliard de dollars », c’est ce qu’a révélé le quotidien américain Washington Post, cité par le quotidien libanais AlAkhbar.

Et de souligner: « La CIA s’est chargée d’entraîner et d’armer des milliers de terroristes takfiristes, appelés « les combattants de la rébellion modérée syrienne », tout en mettant à leur disposition des renseignements ».

« Les Etats-Unis en financent une partie infime, leurs alliés se chargeant de la plus grande partie dans le Sud syrien », souligne le rapport.

Les documents diffusés par le « Washington Post » ne sont pas différents de ceux révélés le mois dernier par la section de la sécurité défensive des Etats-Unis.

Selon ces documents les pays occidentaux surtout les Etats-Unis et les pays arabes du bassin du golfe Persique ont aidé entre 2011-2012 les terroristes pour fonder un Etat islamique conformément aux opinions d’Al-Qaïda dans l’Est syrien, avec pour objectif de faire pression sur le pouvoir syrien.

Le plan de la CIA révélé par le « Washington Post » est son plus important plan secret appliqué dans le monde. « Les frais de ce plan constituent un quinzième du budget annuel de la CIA », écrit le « Washington Post ».

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: L’EIIL a été créé par la CIA pour garantir la guerre perpétuelle dont à tant besoin le complexe militaro-industriel

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Les Etats-Unis et leurs alliés ont créé l’EIIL pour une guerre perpétuelle au Moyen-Orient

 

Dean Henderson pour Press TV

 

7 Juin 2015

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2015/06/07/414694/US-ISIL-militaryindustrial-complex

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les Etats-Unis et leurs alliés ont encouragé l’extension de l’EIIL, le groupe terroriste du Moyen-Orient afin de créer une “guerre perpétuelle” dans la région et faire avancer les desseins du complexe militaro-industriel américain, nous a dit un analyste géopolitique du Missouri.

“C’est le but de l’EIIL, c’est la raison pour laquelle l’EIIL existe, ainsi nous allons vendre toujours plus d’armes à plus d’acteurs impliqués au Moyen-Orient,” a dit Dean Henderson, écrivain, journaliste sur Veteran Truth Network.

Il a fait ces commentaires alors que les Etats-Unis viennent de commencer à livrer les armes promises aux troupes irakiennes pour le montant de 1,6 milliard de dollars, approuvés par le congrès l’an dernier, ont dit des officiels du Pentagone.

Le ministère de la défense des Etats-Unis a dit que l’équipement attendu de puis longtemps par l’ Iraq Train and Equip Fund (ITEF) a commencé à être livré il y a deux semaines et le transfert s’effectue de la manière la plus rapide possible.

Plus d’armes sont en route a dit la porte-parole du pentagone Elissa Smith. “Ceci est la première livraison de plusieurs prévues dans les semaines à venir.”

“Ceci est une des raisons fondamentales pour laquelle l’EIIL/EI existe, c’est au sujet de la guerre perpétuelle, le complexe militaro-industriel états-unien doit créer de nouveaux marchés, il doit faire du fric coûte que coûte, donc ils doivent maintenir les affaires moyen-orientales instables…” a dit Henderson à Press TV samedi.

“La CIA a créé l’EIIL qui est financée par les saoudiens complices des Israéliens pour la raison de créer une autre guerre en Irak,” a t’il ajouté.

“Ils utilisent l’EIIL pour regonfler l’économie américaine et maintenir le complexe militaro-industriel en vie, ils ont donc de tragiques objectifs en Irak, où ils essaient de partager le pays en trois pour le contrôle du pétrole,” a dit Henderson.

Les terroristes de l’EIIL ont été originellement entraînés par la CIA en Jordanie en 2012 afin de déstabiliser le gouvernement syrien, et ils contrôlent une partie de la Syrie et de l’Irak. Ils se sont engagés dans des crimes contre l’humanité dans les zones qu’ils contrôlent.

Les Etats-Unis et leurs alliés ont bombardé l’EIIL en Irak et en Syrie depuis l’an dernier, mais des observateurs disent que tandis que les Etats-Unis et leurs alliés affirment qu’ils se battent contre les groupes terroristed de l’EIIL, ils ne font en fait que les aider, aider à créer et à entraîner ces organisations afin qu’elles influent sur la politique US au Moyen-Orient.

Empire du chaos: Renouveau stratégique au Moyen-Orient…

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La chute de Palmyre renverse l’équilibre géopolotique au Levant

 

Thierry Meyssan

 

25 Mai 2015

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article187679.html

 

La situation s’est considérablement aggravée au Levant avec la coupure par l’Émirat islamique de l’antique « route de la soie », c’est-à-dire du passage de l’Iran à la Méditerranée. Il n’existe que deux options possibles : soit par Deir ez-Zor et Alep, soit par Palmyre et Damas. Le premier chemin est coupé depuis début 2013, le second vient de l’être. La chute de Palmyre aura donc des conséquences considérables sur l’ensemble de l’équilibre régional.

La presse occidentale consacre ces jours-ci ses « unes » à la Syrie ; une situation que l’on n’a pas connue depuis deux ans, lors de l’affaire des bombardements chimiques de la ghouta et du projet d’intervention de l’Otan. Les journalistes s’inquiètent de la progression de l’Émirat islamique et de la possible destruction de la ville antique de Palmyre.

Pourtant, rares sont ceux qui connaissent l’histoire de la reine Zénobie qui, profitant au IIIe siècle de la faiblesse de Rome, dont les Gaules s’étaient déjà affranchies, proclama son propre fils empereur et elle-même régente. Elle libéra non seulement la Syrie, mais aussi les peuples d’Égypte, de Palestine, de Jordanie, du Liban, d’Irak, d’une partie de la Turquie et même de l’Iran actuels. Sa capitale, Palmyre, fut une cité d’un grand raffinement, ouverte à toutes les religions, étape brillante de la route de la soie reliant la Méditerranée à la Chine. Cependant, le général Aurélien ayant réalisé un coup d’État à Rome parvint à rétablir l’unité de l’empire, écrasant d’abord l’impératrice Zénobie, puis l’empire des Gaules, avant de mettre un terme à la liberté religieuse, d’imposer le culte du Soleil invaincu et de se proclamer Dieu. Cette histoire prestigieuse fait de Palmyre le symbole de la Résistance du Levant à l’impérialisme occidental de son époque.

On peut s’étonner de l’importance donnée à la chute de Palmyre par la presse occidentale. D’autant que la plus importante progression de Daesh cette semaine n’était pas en Syrie, ni en Irak, mais en Libye avec la chute de Syrte, une ville cinq ou six fois plus peuplée que la syrienne Palmyre. Pourtant, les mêmes journalistes qui s’étalaient longuement durant les deux derniers mois sur la situation chaotique libyenne et appelaient à une intervention militaire européenne pour mettre fin au transit de migrants ne l’ont pas mentionnée. Il est vrai qu’en Libye, Daesh est commandée par Abdelhakim Belhaj, nommé gouverneur militaire de Tripoli sous les auspices de l’Otan [1] et reçu officiellement, le 2 mai 2014 à Paris, par le Quai d’Orsay.

Pour dramatiser un peu plus, les journalistes occidentaux affirment à l’unisson que désormais « Daesh contrôle la moitié du territoire syrien » (sic). Toutefois, leurs propres cartes les contredisent puisqu’ils n’y montrent qu’un contrôle sur quelques villes et sur des routes, et non pas sur des régions.

À l’évidence, le traitement médiatique de la situation au « Moyen-Orient élargi » ne vise pas à rendre compte de la réalité, mais instrumente certains éléments judicieusement sélectionnés pour justifier des politiques.

Daesh et l’enjeu de Palmyre

Nous souhaiterions que l’émotion soulevée par la chute de Palmyre soit sincère et que les Occidentaux, après avoir massacré en une décennie plusieurs millions de personnes dans cette région aient décidé d’en finir avec ces crimes. Mais nous ne sommes pas dupes. Cette émotion sur commande vise à justifier d’une réaction militaire contre ou à propos de Daesh.

Celle-ci est indispensable si Washington souhaite toujours signer l’accord qu’il a négocié, deux ans durant, avec Téhéran.

En effet, Daesh a été créé par les États-Unis avec le soutien de la Turquie, des monarchies du Golfe et d’Israël, comme nous l’avons toujours dit et ainsi qu’en témoigne un document partiellement déclassifié cette semaine de la Defense Intelligence Agency (DIA) que le lecteur pourra télécharger au bas de cette page.

Contrairement aux inepties de certains journalistes qui accusent le « régime de Bachar » (sic) d’avoir fabriqué cette organisation pour diviser son opposition et la faire glisser dans le radicalisme, la DIA atteste que l’Émirat islamique est fonctionnel à la stratégie états-unienne. Ce rapport, daté du 12 août 2012 et qui a largement circulé dans l’ensemble de l’administration Obama, annonçait clairement les plans de Washington :

« Si la situation se dénoue, il y aura la possibilité d’établir une principauté de salafistes, reconnue ou non, à l’Est de la Syrie (Hassaké et Deir ez-Zor), ce qui est exactement l’objectif des soutiens de l’opposition [les États occidentaux, les États du Golfe et la Turquie], afin d’isoler le régime syrien, qui est considéré comme la profondeur stratégique de l’expansion chiite (Irak et Iran) ».

Ainsi que nous l’avons toujours dit, l’Émirat islamique a été développé par une décision du Congrès des États-Unis, réuni en séance secrète en janvier 2014, afin de réaliser le plan Wright. Il s’agissait de créer un « Kurdistan » et un « Sunnistan » à cheval sur la Syrie et l’Irak ayant pour finalité de couper la « route de la soie » après l’achat de Deir ez-Zor (la ville a été achetée à des fonctionnaires corrompus, sans combat).

Depuis la plus haute antiquité, un faisceaux de voies de communication relie Xi’an (l’ancienne capitale chinoise) à la Méditerranée. Cette route relie l’Iran à la mer à travers le désert, soit par Deir ez-Zor et Alep, soit par Palmyre et Damas. Elle est aujourd’hui utilisée pour transiter des armes vers la Syrie et le Hezbollah libanais et devrait être utilisée pour transporter le gaz du champ de Fars (Iran), vers le port de Lattaquié (Syrie).

Palmyre, la « cité du désert », n’est donc pas simplement un vestige d’un passé merveilleux, c’est une pièce stratégique dans l’équilibre régional. C’est pourquoi il est grotesque de prétendre que l’Armée arabe syrienne n’a pas cherché à la défendre. En réalité, cette armée a agit comme elle le fait toujours depuis l’arrivée des mercenaires dans le pays : de manière à minimiser les pertes civiles, elle se retire lorsqu’ils avancent en petits groupes coordonnés (grâce aux moyens de communication que leur fournit l’Occident) et les frappe lorsqu’ils se regroupent.

La Coalition internationale anti-Daesh, créée par les États-Unis en août 2014, n’a jamais combattu les jihadistes. Il est au contraire attesté —non pas une seule « par erreur », mais une quarantaine de fois— que les avions occidentaux ont largué des armes et des munitions à l’Émirat islamique.

Au demeurant, la dite Coalition de 22 États prétend disposer d’un nombre supérieur d’hommes, qui sont mieux formés et disposent de meilleurs matériels que Daesh. Pourtant, elle n’a pas fait reculer l’Émirat islamique, mais celui-ci ne cesse de conquérir de nouvelles routes.

L’évolution des intérêts états-uniens

Quoi qu’il en soit, Washington a changé de stratégie. Ainsi que l’atteste la nomination du colonel James H. Baker comme nouveau stratège du Pentagone [2], la page de la stratégie du chaos est tournée. Les États-Unis reviennent à une conception impériale classique, fondée sur des États stables. Et pour signer leur accord avec l’Iran, ils doivent maintenant évacuer l’Émirat islamique du Levant avant le 30 juin.

La campagne de presse démesurée sur la chute de Palmyre pourrait n’être qu’une préparation de l’opinion publique à un véritable engagement militaire contre Daesh. Ce sera le sens de la réunion des 22 membres de la Coalition (et de 2 organisations internationales) à Paris, le 2 juin. D’ici là, le Pentagone devra décider s’il détruit l’Émirat islamique ou s’il le déplace et l’utilise ailleurs à d’autres tâches. Trois destinations sont envisageables : déplacer les jihadistes en Libye ; en Afrique noire ; ou dans le Caucase.

Dans le cas contraire, l’Iran ne signera pas et la guerre continuera à son paroxysme, car la chute de Palmyre sous les coups de jihadistes fabriqués par l’Occident aura les mêmes conséquences que sa prise par les légions d’Aurélien. D’ores et déjà, elle menace la survie de l’« Axe de la Résistance », c’est-à-dire de la coalition Iran-Irak-Syrie-Liban-Palestine. Le Hezbollah envisage de décréter la mobilisation générale.

[1] « Comment les hommes d’Al-Qaida sont arrivés au pouvoir en Libye », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 6 septembre 2011 ; « L’Armée syrienne libre est commandée par le gouverneur militaire de Tripoli », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 décembre 2011 ; « Selon Interpol, Abdelhakim Belhaj est le chef de Daesh au Maghreb », Réseau Voltaire, 25 février 2015.

[2] « Ashton Carter nomme le nouveau stratège du Pentagone », Réseau Voltaire, 17 mai 2015.

Le document déclasifié du renseignement militaire US (DIA) sur le djihadistes au Levant (Août 2012):

http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/Defense_Intelligence_Agency_-_ISIS_-_Voltairenet-org.pdf

Article connexe sur le document déclassifié de la DIA états-uniennes.

Stratégie impérialiste du chaos: L’EI créé et mercenaire de l’occident (renseignement militaire américain)

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Une document officiel américain déclassifié: L’Occident a facilité la montée de Daesh

 

Al Manar

 

25 Mai 2015

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=238577&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

 

Un document américain officiel récemment déclassifié révèle ce que les observateurs avisés ont toujours assuré, et ce que des faits ont toujours attesté: les affinités entre l’Occident et la milice wahhabite takfiriste Daesh (Etat islamique-EI).

Rédigé par la Defense Intelligency Agency (DIA) en 2012, un rapport de 7 pages fait état que l’avènement d’un État islamique dans l’est de la Syrie est souhaitable pour que l’Occident puisse arriver à ses fins dans la région.

« L’Occident, les pays du Golfe et la Turquie [qui] soutiennent l’opposition [syrienne]… il y a la possibilité d’établir une principauté salafiste officielle ou pas, dans l’est de la Syrie (Hassaké et Deir Ezzor), et c’est exactement ce que veulent les puissances qui soutiennent l’opposition, afin d’isoler le régime syrien…», est-il mentionné dans ce rapport.

Anciennement classé «SECRET // NOFORN» et daté du 12 août 2012, le rapport de la DIA a été largement diffusé dans les divers organes gouvernementaux, y compris CENTCOM, la CIA, le FBI, le DHS, NGA, le Département d’État et beaucoup d’autres.

Il a été déclassifié grâce à un procès fédéral et rendu public grâce à un groupe de vigilance Judicial Watch le 18 mai dernier. 

Il a été repris par Levant Report, un site américain animé par de fins connaisseurs du Moyen Orient du Texas profondément alarmés par ce que leur pays est en train de faire dans cette région qui a révélé l’existence de ce document.

Il montre que, dès 2012, le renseignement américain avait prédit la montée de Daesh en Irak et au Levant, mais au lieu de désigner clairement le groupe comme un ennemi, le rapport considère le groupe terroriste comme un atout stratégique américain.

Selon  Levant Report: 

( des preuves matérielles, des vidéos, ainsi que les récents aveux de hauts fonctionnaires impliqués (voir l’aveu de l’ancien ambassadeur des Etats-Unis en Syrie, Robert Ford), ont depuis prouvé que le soutien matériel des terroristes de Daesh sur le champ de bataille syrien par le Département d’État et la CIA remonte à au moins 2012 et 2013 (pour un exemple clair de «preuves matérielles»: voir le rapport de l’organisation anglaise, Conflict Armement Research, qui, en remontant la trace des roquettes anti-chars croates récupérées auprès de combattants ISIS (DAESH), est arrivée à un programme conjoint CIA /Arabie Saoudite via des numéros de série identifiables)).


Levant Report résume ainsi les points clés du rapport de la DIA:

Al-Qaïda conduit l’opposition en Syrie

L’Occident s’identifie avec l’opposition

L’établissement d’un Etat Islamique naissant n’est devenu réalité qu’avec la montée de l’insurrection syrienne (il n’y a aucune raison de penser que le retrait des troupes américaines d’Irak ait joué le rôle de catalyseur dans l’essor de l’Etat Islamique, comme l’affirment d’innombrables politiciens et experts; voir la section 4 .D. ci-dessous)

La mise en place d’une «principauté salafiste» en Syrie orientale est «exactement» ce que veulent les puissances extérieures qui soutiennent l’opposition (identifiées comme «l’Occident, les pays du Golfe, et la Turquie») pour affaiblir le gouvernement d’Assad

Il est suggéré de créer des «lieux de refuge sûrs» dans les zones conquises par les insurgés islamistes comme cela a été fait en Libye (ce qui dans les faits, se traduit par une soi-disant zone d’exclusion aérienne comme premier acte d’une «guerre humanitaire»; voir 7.B.)

L’Irak est identifié à «l’expansion chiite» (de 8.C)

Un « «état islamique» sunnite pourrait empêcher «l’unification de l’Irak» et pourrait «faciliter à nouveau l’entrée d’éléments terroristes de tout le monde arabe dans l’arène irakienne.»

Le site a aussi extrait quelques éléments pertinents de ce rapport sur la situation générale en Syrie:

 

A l’intérieur, les événements prennent une tournure clairement sectaire.Les Salafistes, Les Frères musulmans et Al-Qaïda – Irak, sont les forces principales de l’insurrection en Syrie.

L’Occident, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent l’opposition, tandis que la Russie, la Chine et l’Iran soutiennent le régime.

(C) Al-Qaïda – Irak (IQA): … B. IQA soutient l’opposition syrienne depuis le début, à la fois idéologiquement et dans les médias …

4.D. IQA a perdu du terrain dans les provinces de l’ouest de l’Irak en 2009 et 2010. Cependant, après la montée de l’insurrection en Syrie, les pouvoirs religieux et tribaux régionaux ont sympathisé avec le soulèvement sectaire.

Cette (sympathie) s’est concrétisée par l’appel à bénévoles pour soutenir les sunnites [sic] en Syrie, dans les sermons du vendredi

Des hypothèses sur le développement futur de la crise ont été émises dans ce rapport:

 

Le régime va survivre et garder le contrôle du territoire syrien.

Evolution de la situation actuelle en guerre par procuration: … les forces d’opposition tentent de contrôler les zones orientales (Hasaka et Deir Ezzor), qui touchent les provinces irakiennes orientales (Mossoul et Anbar), en plus des frontières turques voisines.

Les pays occidentaux, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent ces efforts. Cette hypothèse, qui est la plus probable étant donné ce que nous savons des événements récents, permettra de préparer des lieux de refuges sûrs sous contrôle international comme cela a été fait en Libye quand Benghazi a été choisi comme centre de commande du gouvernement provisoire…

8.C. Si la situation se détériore,  on pourra établir une principauté salafiste officielle ou pas, dans l’est de la Syrie (Hassaké et Deir Ezzor), Et c’est exactement ce que veulent les puissances qui soutiennent l’opposition, afin d’isoler le régime syrien qui est considéré comme l’extrémité stratégique de l’expansion shiite (Irak et l’Iran)

8.D.1. … l’EI pourrait aussi constituer un Etat islamique en s’unissant avec  d’autres organisations terroristes en Irak et en Syrie, ce qui mettrait gravement en danger l’unification de l’Irak et la défense de son territoire.

Chaos et Nouvel Ordre Mondial: L’EI en Ukraine pour enflammer de nouveau la Tchétchénie et la Russie…

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… et fournir une base européenne contrôlée par l’OTAN pour infiltrer l’armée mercenaire « djihadiste » de la CIA et du Mossad en Europe. Cousu de fil blanc.

— Résistance 71 —

 

L’empire du chaos s’installe en Europe et l’EI en Ukraine

 

La sombre alliance de Kiev et les Djihadistes

 

Justin Raimondo

 

11 Mars 2015

 

url de l’article:

http://www.mondialisation.ca/lempire-du-chaos-sinstalle-en-europe-l-etat-islamique-en-ukraine/5435962

 

Alors que nous combattons l’État islamique, l’EI, alias ISIS, en Irak et en Syrie, et que les responsables américains soulignent le prétendu danger d’une attaque sur le territoire américain, Washington et le Califat se battent du même côté en Ukraine. Dans une remarquable série d’articles dans l’Intercept, Marcin Mamon s’est penché sur un aspect du conflit en Ukraine auquel personne d’autre n’a fait attention: le rôle joué par le Bataillon Doudaïev, «une force de combat des islamistes radicaux composée de Tchétchènes, mais incluant également des combattants de tout le Caucase ainsi que quelques Ukrainiens».

Les clés des organisations clandestines islamistes en Ukraine ont été remises à Mamon par un contact à Istanbul, Khalid, qui commande la branche ISIS locale. «Nos frères sont là», a-t-il dit à Mamon, et le journaliste s’est rendu en Ukraine où il a été mis en rapport avec un contact nommé Ruslan, qui l’a conduit au camp clandestin de Munayev.

Portant le nom du premier président de la Tchétchénie séparatiste, Djokhar Doudaïev, le bataillon Doudaïev était commandé par Isa Munayev, récemment tué dans l’est de l’Ukraine. Imprégnés d’une haine fanatique des Russes, qui soutiennent les rebelles de l’Est, les hommes de Munayev estiment également qu’ils paient une dette, puisque les bataillons du Secteur Droit ultra-nationaliste qui aujourd’hui luttent pour Kiev ont apparemment aidé les Tchétchènes dans le passé. Le Secteur Droit est un groupe paramilitaire ouvertement néo-fasciste qui a fourni une grande partie des forces qui ont rendu possible le coup d’État contre Viktor Ianoukovitch, l’ancien président ukrainien. Organisés en différents bataillons, dont la célèbre Brigade Azov, ils idolâtrent les collaborateurs nazis de la Seconde Guerre mondiale, qui ont combattu les troupes soviétiques: les ultra-nationalistes ont été accusés d’avoir commis des atrocités dans le Donbass, ainsi que de terroriser leurs adversaires politiques sur le front intérieur. D’après Mamon, ils ont également été impliqués dans la lutte contre les Russes dans la lointaine Tchétchénie, où l’ancien gros bonnet du Secteur Droit Oleksandr Muzychko a combattu aux côtés de Munayev et des frères contre les Russes.

Comme Ruslan l’a dit à Mamon:

« Je suis ici aujourd’hui parce que mon frère, Isa, nous a appelés et a dit: ‹Il est temps de rembourser votre dette. Il fut un temps où les frères de l’Ukraine sont venus [en Tchétchénie] et se sont battus contre l’ennemi commun, l’agresseur, l’occupant.›. »

A côté de cette solennelle éthique du guerrier, une autre raison probable du soutien de l’EI à Kiev est l’accès à des cibles occidentales, données ainsi aux terroristes. Comme Mamon l’indique:

«L’Ukraine est en train de devenir une étape importante pour les frères comme Ruslan. En Ukraine, vous pouvez acheter un passeport et une nouvelle identité. Pour 15 000 dollars, un combattant reçoit un nouveau nom et un document juridique attestant de sa citoyenneté ukrainienne. L’Ukraine ne fait pas partie de l’Union européenne, mais c’est une voie facile pour l’immigration vers l’Ouest. Les Ukrainiens ont peu de difficultés à obtenir des visas pour la Pologne voisine, où ils peuvent travailler sur les chantiers et dans les restaurants, comblant le vide laissé par les millions de Polonais qui sont partis à la recherche de travail au Royaume-Uni et en Allemagne. »

On nous dit que l’EI prévoit des attaques terroristes en Europe, et que les forces de sécurité sont occupées à recenser tous les suspects du continent; pourtant voici ce trou béant dans les défenses de l’Ouest, par où les frères s’infiltrent tranquillement, sans que les médias occidentaux en rendent compte. En coopération avec des groupes ultra-nationalistes comme le Secteur Droit, qui ont également créé leurs bataillons semi-autonomes, les islamistes d’Ukraine, brandissant des passeports ukrainiens, ont ouvert une passerelle vers l’Ouest.

Les demandes faites à Washington de commencer à fournir des armes létales au régime ukrainien font maintenant partie du débat de politique étrangère à Washington, avec les habituels suspects exhortant l’administration à ouvrir le robinet d’armement. Pourtant, les Ukrainiens disent qu’ils obtiennent déjà une aide létale de pays qu’ils refusent d’identifier, selon le membre officiel du Conseil de sécurité nationale ukrainienne Oleg Gladovsky:

«[L’aide provient] d’endroits où nous n’avons aucune influence et où il n’y a pas de tollé public à ce sujet (que nous avons nous-mêmes contribué à créer dans certains endroits, malheureusement). C’est de ces pays que nous sommes en train de recevoir de l’aide létale

Alors d’où vient cette aide?

«Dans l’est de l’Ukraine, écrit Mamon, le drapeau vert du djihad flotte sur certaines bases des bataillons privés.» Mais comment ces groupes de combat sont-ils privés?

L’armée ukrainienne en loques, composée de conscrits peu motivés et mal armés, ne fait pas le poids contre les séparatistes, qui se battent sur leur propre territoire contre un envahisseur. Le régime de Kiev dépend de ces armées privées pour fournir une colonne vertébrale à sa force de combat, et il semble y avoir une relation symbiotique difficile entre l’armée ukrainienne régulière et ces volontaires, avec une approche non interventionniste adoptée par Kiev pour ces derniers . Si le régime ukrainien reconnait ouvertement aujourd’hui obtenir de l’aide de pays non nommés, il est normal de se poser la question: le Bataillon Doudaïev obtient-il une aide directe à partir des mêmes sources que celles qui équipent en armes les rebelles islamistes radicaux de Syrie – le Qatar, le Koweït, les Émirats arabes unis et les Saoudiens?

Comme les rebelles modérés syriens financés et soutenus par les Etats-Unis rejoignent l’EI en masse, le réseau djihadiste international étend ses tentacules en Ukraine pour reprendre le combat au nom de leurs frères.

L’un des principaux liens entre les factions ultra-nationalistes ukrainiennes et les islamistes était Oleksandr Muzychko, qui a combattu aux côtés du chef terroriste tchétchène Chamil Bassaïev – le cerveau derrière le massacre de l’école de Beslan – dans les guerres de Tchétchénie. L’année dernière, Muzychko a été tué dans une fusillade avec les policiers ukrainiens. Mais avant de disparaître, il était le visage public très évident du mouvement ultra-nationaliste d’Ukraine.

Dans une vidéo devenue virale, Muzychko et un groupe de ses compagnons du commando Secteur Droit sont entrés dans le bureau du procureur de la ville de Rivne, dans le nord-ouest de l’Ukraine, et ont giflé le procureur coupable de ne pas faire son travail à la satisfaction de Muzychko. Il a également fait irruption dans une réunion du conseil de la ville de Rivne, brandissant un fusil, et déclarant que le Secteur Droit ne désarmerait jamais. Alors que les autorités ont sans aucun doute trouvé les singeries de Muzychko ennuyeuses, ce genre de chose est normal dans la nouvelle Ukraine. Et il est probable que c’est son implication clandestine avec l’EI, bien plus que ses pitreries publiques, qui a provoqué la colère des autorités: elles lui ont tendu une embuscade et l’ont abattu le 24 mars de l’année dernière. Son implication avec la cellule EI en Ukraine est-elle devenue de plus en plus évidente, même pour ceux en Occident qui s’étaient contentés regarder de l’autre côté?

Que les autorités de Kiev travaillent avec un avant-poste de l’EI est implicite dans toute l’article de Mamon: quand ce dernier s’est rendu au campement de Munayev en compagnie de Ruslan, ils n’ont eu aucune difficulté aux points de contrôle de l’armée ukrainienne, où la possibilité de percevoir des pots de vin ne faisait aucun doute, et ils sont passés à travers. Tout au long de l’article de Mamon nous entendons Munayev se plaindre de la pauvreté: le Bataillon Doudaïev, nous dit-on, doit dépendre d’activités criminelles pour financer le djihad. Pourtant, un oligarque mineur, nommé Dima leur remet 20 000 dollars, et il est question de vendre au marché noir de l’ambre à des «acheteurs du golfe Persique, y compris de riches cheikhs» – peut-être les mêmes riches donateurs qui ont si généreusement financé l’EI.

Les liens entre le régime de Kiev et l’enclave de l’EI en Ukraine sont nombreux, et seulement à demi cachés. Lorsque Mamon est arrivé au camp de Munayev, il a été accueilli par une voiture blindée qui, nous dit-on, a été donnée par Ihor Kolomoisky, l’un des hommes les plus riches d’Ukraine, récemment nommé gouverneur de Dniepropetrovsk. Kolomoisky, malgré son héritage juif, n’a aucun scrupule à s’allier à des groupes ouvertement antisémites comme le Secteur Droit, dont il a financé les bataillons: comme les djihadistes affiliés à l’EI, auxquels il a offert une voiture blindée, il ne pense qu’à la lutte contre Vladimir Poutine, qu’il méprise.

Une autre indication de l’alliance EI-Kiev est l’évasion d’Adam Osmaev, commandant-adjoint du Bataillon Doudaïev, d’une prison ukrainienne où il purgeait une peine pour avoir fomenté l’assassinat de Poutine. Après le coup d’état à Kiev, Munayev et ses compagnons ont fait sortir Osmaev de prison: quand ils ont été confrontés à la police ukrainienne à un barrage, ils ont été mystérieusement autorisés à passer. Comme le rapporte Mamon:

«Après une impasse dramatique, les Ukrainiens ont permis aux Tchétchènes de filer. (Il n’y a pas moyen de confirmer le récit de Ruslan, mais à l’automne 2014, le tribunal d’Odessa a soudainement déclaré qu’Osmaev avait suffisamment purgé sa peine et il a été libéré.) Osmaev et Munayev sont revenus à Kiev, et le bataillon Doudaïev a été créé.»

«De temps en temps, écrit Mamon, Munayev rencontre des représentants du Service de sécurité ukrainien, connu sous le nom de SBU.»

Le Bataillon Doudaïev compte environ 500 combattants, mais il y a aussi d’autres brigades djihadistes en Ukraine, organisées dans le Bataillon Sheikh Mansour, qui s’est détaché du Bataillon Doudaïev et «est basé à proximité de Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine», ainsi que deux autres groupes composés des Tatars de Crimée, comptant chacun environ 500 djihadistes.

Comme l’aide des États-Unis coule à flot en Ukraine, dans quelle mesure va-t-elle retomber sur ces alliés de l’EI – et quelle sera son utilisation future? Si John McCain et Lindsey Graham arrivent à leurs fins, les armes américaines vont bientôt se trouver dans les mains de ces terroristes, dont il est sûr que le djihad contre les Russes se tournera vers l’Ouest et frappera les capitales de l’Europe.

C’est un retour de flamme avec une vengeance: nous créons nos propres ennemis, et leur donnons les armes pour nous faire du mal, alors même que nous affirmons notre besoin d’une surveillance universelle pour les combattre. Les savants fous formulant la politique étrangère américaine sont en train de créer une armée de monstres de Frankenstein – qui ne manqueront pas d’attaquer leurs créateurs bercés d’illusions.

De l’Origine de l’État Islamique… Le mensonge, toujours le mensonge

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Parce que l’État ne peut exister et subsister que par le mensonge, la vérité est de facto, le plus grand ennemi de l’État.

— Résistance 71 —

 

Le grand mensonge de l’État Islamique: “Les terroristes c’est nous !”

 

Michel Chossudovsky

 

30 Septembre 2014

 

url de l’article original en français:

http://www.mondialisation.ca/le-grand-mensonge-de-letat-islamique-les-terroristes-cest-nous/5405154

 

Sous les auspices du Conseil de sécurité des Nations Unies, lors d’une session présidée par Obama, les États-Unis ont appelé la communauté internationale à adopter des mesures fortes, aux niveaux national et international, afin de limiter le recrutement de combattants pour l’État islamique.

Les reportages médiatiques ne mentionnent toutefois pas que les chefs d’État et de gouvernement, conseillés par leurs services secrets respectifs, ont approuvé la campagne étasunienne contre l’État islamique en étant pleinement conscients que le renseignement étasunien était l’artisan tacite de ce groupe, issu d’un vaste réseau d’entités terroristes « djihadistes » soutenues par les États-Unis. Les pays sont soit contraints d’appuyer la résolution chapeautée par les États-Unis ou ils sont complices de leur programme terroriste.

Rappelons que l’Arabie saoudite et le Qatar ont financé et formé les terroristes de l’État islamique (EI ou EIIL) pour le compte des États-Unis. Israël héberge l’EI dans le plateau du Golan et l’OTAN, en liaison avec le haut commandement turc, est impliqué depuis mars 2011 dans la coordination du recrutement des combattants djihadistes envoyés en Syrie. En outre, les brigades de l’EIIL en Syrie et en Irak sont intégrées par des forces spéciales occidentales et des conseillers militaires.

Tout cela est connu et documenté, mais pas un seul chef d’État ou chef de gouvernement n’a eu le courage de souligner l’absurdité de la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies proposée par les États-Unis et adoptée à l’unanimité le 24 septembre.

« Absurdité » est un euphémisme. Il s’agit d’une entreprise criminelle sous les auspices des Nations Unies.

Alors que la diplomatie internationale est souvent basée sur la tromperie, les mensonges de la politique étrangère étasunienne ne sont plus crédibles. Nous assistons à l’effondrement total des pratiques diplomatiques établies. La « vérité interdite » est que l’État islamique est un instrument de Washington, un « atout du renseignement » étasunien. L’EIIL n’est ni une entité indépendante, ni un « ennemi extérieur » qui menace la sécurité mondiale, telle que le véhiculent les médias occidentaux.

Alors que tout le monde sait cela, le grand mensonge domine et devient vérité.

La résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies invite les États membres à « mettre un terme au recrutement, à l’organisation, au transport, à l’équipement et au financement des combattants terroristes étrangers ». La résolution souligne « la nécessité urgente et particulière de mettre en œuvre la présente résolution à l’égard de ces combattants terroristes étrangers associés à l’EIIL [État islamique d’Irak et du Levant], au FAN [Front Al-Nosra] et à d’autres cellules, groupes affiliés, dissidents ou dérivés d’Al-Qaida […] » Mais ces derniers ne sont-ils pas précisément « les combattants de la liberté de l’opposition » formés et recrutés par l’alliance militaire occidentale dans leur tentative de renverser le gouvernement de Bachar Al-Assad?

Les combattants de l’EIIL sont les fantassins de l’alliance militaire occidentale. Leur mandat tacite est de faire des ravages et de détruire la Syrie et l’Irak en agissant pour le compte des États-Unis. Le but ultime consiste à transformer des pays en territoires.

Les chefs politiques présents à la session du Conseil de sécurité des Nations Unies ont applaudi l’initiative des États-Unis contre le terrorisme. Le président français François Hollande a souligné le fait que « le terrorisme a pris une autre dimension et veut dorénavant conquérir des territoires ».

Plusieurs alliés des États-Unis, dont la Jordanie, la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar, lesquels appuient à l’heure actuelle l’EIIL et Al-Nosra, sont maintenant impliqués dans les raids aériens des États-Unis qui cibleraient l’EIIL en sol syrien.

La Turquie et la Jordanie ont des frontières communes avec la Syrie. L’Arabie saoudite et la Turquie partagent des frontières avec l’Irak. L’implication militaire directe de ces pays indique un scénario d’escalade et de guerre confessionnelle s’étendant de la Méditerranée à l’Asie centrale.

À cet égard, la Turquie a déjà annoncé qu’elle sera impliquée dans des opérations au sol à l’intérieur de la Syrie et de l’Irak. Le premier ministre Ahmet Davutoğlu, élu récemment, a annoncé (un jour avant la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies) que son gouvernement cherchera à obtenir l’approbation du Parlement turc pour intervenir militairement en Irak et en Syrie.

Les enjeux sont une soi-disant « zone d’exclusion aérienne » déguisée et une justification pour bombarder l’Irak et la Syrie en vertu d’un mandat de lutte contre le terrorisme, ciblant principalement les infrastructures économiques ainsi que la population civile. Les artisans politiques de l’État islamique, dont le président Obama, le premier ministre Cameron et leurs homologues français, turc, saoudien, qatari, et. al, mènent en ce moment une campagne militaire contre l’État islamique, qu’ils ont eux-mêmes créé. On envisage également des troupes au sol. Selon des sources du gouvernement irakien, les États-Unis enverront quelque 13 000 troupes en Irak.

Les dirigeants des pays occidentaux sont-ils totalement ignorants et stupides ou totalement corrompus et complices? « Les terroristes c’est nous »*. Par ailleurs, ils semblent totalement ignorer les vastes implications de leurs actions.

La propagande de guerre est un acte criminel en vertu des principes de Nuremberg : il s’agit d’un crime contre la paix. En soutenant les mensonges et les fabrications de la politique étrangère étasunienne, les médias de masse sont complices de crimes de guerre.

Le premier ministre britannique David Cameron portera l’affaire devant le Parlement britannique [le 26 septembre le Parlement britannique a approuvé les frappes aériennes]. Au Canada et en Grande-Bretagne, on envisage de révoquer la citoyenneté des personnes soupçonnées d’appuyer le mouvement jihadiste. Alors que le premier ministre britannique a appelé le gouvernement de Sa Majesté « à limiter ou annuler les passeports des djihadistes britanniques […] la ministre de l’Intérieur, Theresa May, a menacé de priver de leur citoyenneté les Britanniques luttant déjà avec l’État islamique ».

Ironie du sort, le premier ministre Cameron est complice puisqu’il a facilité et organisé le recrutement de djihadistes britanniques au Royaume-Uni. En attendant la formulation d’accusations criminelles, on pourrait en effet suggérer que son passeport soit révoqué pour « appui au mouvement djihadiste ».

George W. Bush a déclaré en 2001, « vous êtes avec nous ou vous êtes avec les terroristes ». La vérité interdite est que les États-Unis sont impliqués dans une entreprise diabolique: ils ont créé un réseau terroriste islamique dans le but de détruire des pays souverains et maintenant ils mènent une guerre contre leur propre réseau de terreur. Sans la propagande des médias, ce programme militaire sous couvert de lutte contre le terrorisme tomberait à plat, s’effondrerait comme un château de cartes.

Les terroristes sont le président des États-Unis et son indéfectible allié de Grande-Bretagne, ce sont ces « États qui appuient le terrorisme » dans le but de mener une guerre de conquête et l’Organisation des Nations Unies est complice dans ce projet.

* Jeu de mot avec la chaîne de magasin de jouets étasunienne Toys R Us, « Terrorists R Us »

 

Ingérence géopolitique de l’empire: L’EIIL/EI mercenaires/corsaires des temps modernes…

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Excellente analyse a lire et diffuser sans aucune modération… Quelle différence entre un corsaire et un pirate ? La lettre de marque. Un corsaire est un pirate légalisé par un état. C’est pour cela que les corsaires (Privateers en anglais) ont été idéalisés par l’histoire étatique. Un corsaire français était un pirate pour les Anglais et les Espagnols et inversement.

C’est exactement ce qu’est l’EIIL/EI, une entité corsaire faisant le sale boulot pour l’empire. La lettre de marque est multinationale (pays du goulag levant, GB, France, Arabie Saoudite).

— Résistance 71 —

 

Pourquoi les Etats-Unis utilisent-ils l’EIIL pour conquérir l’Eurasie ?

 

IRIB

 

31 Août 2014

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/339167-pourquoi-les-usa-utilisent-l’isis-daech-pour-conquérir-l’eurasie

 

 

Le chaos s’éclaircit.

  1. Les corsaires étaient des particuliers (souvent des armateurs) qui engageaient des capitaines habiles dans la navigation pour poursuivre leurs propres intérêts en collaboration avec les intérêts politiques d’une puissance qui leur fournissait, justement, une « lettre de course ». Cette lettre les habilitait à attaquer et piller les vaisseaux d’autres puissances sous certaines conditions (en général une guerre).

Les activités des pirates et celles des corsaires étaient pratiquement les mêmes. Seules changeaient les couvertures politiques officielles. Certains corsaires finissaient leur carrière comme pirates, parfois pendus par les mêmes gouvernements qui les avaient engagés.

De fait, les corsaires pouvaient se permettre de faire les choses qu’un Etat considérait comme politiquement et/ou économiquement imprudent de faire lui-même.

Une variante à bien plus grande échelle et bien plus organisées était les Compagnies Commerciales dotées de privilèges, comme la célèbre Compagnie anglaise des Indes orientales qui, quoique totalement privées, (la Couronne anglaise ne possédait pas même une action des Compagnies anglaises), jouissait du nihil obstat* pour conduire des guerres et activités de gouvernement.

Corsaires et pirates ont suscité les fantaisies romantiques et libertaires de générations de gens qui, par contre, fronçaient le nez devant les entreprises de leurs mandants.

Aujourd’hui, l’histoire se répète, en pire.

  1. Les groupes armés des soi-disant fondamentalistes islamiques sont depuis plus de 30 ans une forme encore plus perverse de ces Grandes Compagnies d’aventuriers, au service de l’empire états-unien. Les bases de cette alliance-service furent jetées pendant la première guerre mondiale par des gens comme St John Philby et Gertrude Bell, brillants agents anglais parfaitement préparés qui travaillaient en contact étroit avec les princes saoudiens.

On a vu cette alliance à l’œuvre en Afghanistan dans les années 80, sous la savante conduite criminelle de Zbigniew Brzezinski, puis en Bosnie, au Kosovo, en Tchétchénie, en Libye, en Syrie et maintenant en Irak. Il est vraisemblable que son bras long arrivera jusqu’en Inde, via le Pakistan, et jusqu’au Xinjiang ouighour, en Chine.

L’ISIS, c’est-à-dire l’Etat Islamique de l’Irak et du Levant (Syrie) est la forme la plus sophistiquée de cette stratégie corsaire. Plus encore qu’Israël (qui, étant formellement un Etat internationalement reconnu, doit se soumettre à la légalité internationale, même s’il ne le fait pratiquement jamais, se prévaut de larges dérogations, et a une organisation politico-institutionnelle complexe, – mais celle-ci compte de moins en moins, comme chez nous -) l’ISIS est la quadrature du cercle : un Etat-non-Etat qui, étant par définition une entité terroriste, a le « droit » d’être en dehors de quelque légalité que ce soit. Les USA ont raison, de leur point de vue, de l’appeler « organisation terroriste » ; le soutien politique direct, le soutien organisationnel via l’Arabie Saoudite, et, justement, cette définition elle-même, constituent la « lettre de course » que la Superpuissance leur fournit. En d’autres termes, ils ont le droit-devoir d’être des terroristes.

Exactement comme c’était le cas des corsaires jadis, sous le déguisement de « combattants de la liberté » (anti-Assad), ils ont suscité les fantaisies romantiques d’humanistes ingénus – parfois hélas ils sont même tombés dans la mortelle toile d’araignée – et de soi-disant internationalistes dont Jupiter avait décidé la perte. Nous pouvons supposer qu’à présent ils se sentent un peu perdus. Nous, au contraire, nous commençons à voir plus clairement les contours d’un dessin assez précis.

  1. Dans les années 80 déjà, la Rand Corporation avait « prévu » que les guerres futures seraient un mixte de conflits stellaires et de conflits pré-modernes menés par des entités infra-étatiques. Prévision aisée à faire, puisque le Rand faisait partie du complexe qui était en train de préparer ce scénario.

Cette stratégie s’appuie sur une parfaite logique. En fait, les « guerres des étoiles », menées jusqu’à leurs dernières conséquences, ne peuvent que se transformer en conflits nucléaires. Par contre, la guerre de course, par l’intermédiaire d’entités infra-étatiques, conduite par les USA, après les premiers coups « orthodoxes » portés par l’engeance des Bush et Clinton, a permis à la Superpuissance de lancer cette série de ’first strikes » qui auraient été très risqués, et donc impossibles, en termes de guerres orthodoxes entre états, même si la New Nuclear Posture élaborée par les néo-cons sous bush Jr ne les excluait pas.

La débandade initiale des rivaux stratégiques démontre qu’il y avait là un coup de génie – évidemment criminel. On a même l’impression que ces rivaux préfèrent courir le risque de guerres terroristes infra-étatiques plutôt que celui d’un conflit ouvert avec un adversaire sans scrupules et de plus en plus agressif parce que de plus en plus en difficulté. Une difficulté toutefois relative, que nous chercherons à préciser.

  1. Qu’y a-t-il de mieux pour les USA que d’installer dans le centre névralgique de l’Eurasie (déjà objet des cauchemars et des désirs du conseiller de Carter pour la sécurité, le « prophétique » Zbigniew Brzezinski) un Etat-non-Etat, un Etat-zombie, un être-non-être, une organisation territoriale qui, à l’abri de son drapeau noir de pirate, peut menacer d’actions effroyables tous les Etats voisins, à partir de la Syrie, la Russie, l’Iran, la Chine, les républiques centre-asiatiques, puis, tout au long du corridor qui, à travers du Pakistan, pénètre en Inde et qui, à travers le Xinjiang ouighour, prend la Chine à revers ? Difficile d’imaginer meilleure arme non conventionnelle. Très difficile. C’est un terrible coin planté au beau milieu de l’Organisation de Shanghaï.

Mais ce n’est pas tout ; même l’Europe peut être menacée (cela n’a-t-il pas déjà été fait ?). Cela peut être utile, si elle se montrait trop récalcitrante face au projet néo-impérialiste états-unien, avec des annexes et des connexions du type du criminel TTIP.

La difficulté où se trouveraient, disions-nous, les USA, ne réside pas dans un éventuel déclin inexorable du pays, selon on ne sait quelles lois géo-politiques ou économiques. En réalité, la difficulté réside dans le système capitaliste même qui est aujourd’hui encore centré sur les USA, ce qu’on ne peut contester que si l’on pense que le système capitaliste est mesurable en termes de profits, PIB, échanges commerciaux et réserves de devises. Cela compte aussi, mais pas uniquement, parce que le système capitaliste est un système de pouvoir.

De plus, les puissances émergentes ont émergé, pour ainsi dire, « en retard » (il ne pouvait en être autrement), c’est-à-dire que les capacités destructrices militaires, industrielles, écologiques et financières mondiales ont déjà été massivement hypothéquées par un Etat-continent appelé Etats-Unis d’Amérique et ses vassaux. Il est vrai que nous pays capitalistes occidentaux à capitalisme mûr ne comptons que pour 1/7e de la population mondiale, mais c’est justement ce qui donne l’inquiétante mesure du problème, puisque nous comptons immensément plus pour ce qui est de la capacité destructrice.

  1. Le réalisateur Oliver Stone et l’historien Peter Kuznick ont fait remarquer, avec beaucoup d’acuité, qu’avec Hiroshima et Nagasaki, les USA ne voulaient pas seulement démontrer qu’ils étaient surpuissants, mais aussi – ce qui encore plus préoccupant – qu’ils n’auraient aucun scrupule dans la défense de leurs intérêts propres : ils étaient prêts à réduire massivement en cendres hommes, femmes et enfants.

Les populations libyennes, syriennes et irakiennes, martyrisées par les corsaires fondamentalistes, sont l’effroyable démonstration de cette absence de scrupules : ces épisodes de génocides à tempérament sont accomplis en lieu et place de l’unique extermination nucléaire, trop risquée. Dans ce sens précis, l’ISIS est utilisée comme arme de destruction massive échelonnée.

  1. En Occident, cette stratégie reste incompréhensible pour la plupart des gens. Il est vrai qu’elle est complexe, parce qu’elle se fonde sur un jeu complexe d’intérêts différenciés, depuis des intérêts purement idéologiques jusqu’à des intérêts purement maffieux. Cela n’en reste pas moins surprenant, parce que, outre que cette stratégie est désormais claire dans ses objectifs – évidemment parce que les USA eux-mêmes les ont éclaircis – elle est, comme on l’a vu, la réédition d’une stratégie connue et bien connue.

Sa perception pouvait être confuse pendant le conflit afghan des années 80. Il pouvait alors être difficile de comprendre la connexion entre choc des cultures, invasion soviétique et naissance de la guérilla islamiste soutenue et organisée par les USA. Pourtant, certains chercheurs, en petit nombre, il est vrai, et traités comme des excentriques, avaient déjà fait remarquer les connexions entre crise systémique, reaganomics, financiarisation, conflits géo-politiques, et la reprise d’initiative néo-impériale des USA après la défaite au Vietnam (combien de fois a-t-on présenté les USA comme fichus !). Je veux parler des chercheurs regroupés dans l’école du « système-monde ».

Il est en tout cas curieux qu’une gauche aussi déterminée dans les années 60 et 70 à lutter pour la défense du pro-soviétique Vietnam se soit retrouvée, très peu d’années après, à faire des clins d’œil aux fondamentalistes soutenus par les USA contre une Union Soviétique maintenant considérée comme l’Empire à détruire à tout prix.

Avec les Tours Jumelles, début de la Troisième Guerre Mondiale par zones dont parle même aujourd’hui le Pape (a-t-il vraiment fallu 13 ans au Vatican pour le comprendre ?), la dérive totale de la gauche était pré-annoncée par un spectaculaire chant du cygne : les énormes manifestations contre les guerres de Bush Jr et les politiques néo-libérales globalisées. On était sur la bonne voie, car c’étaient là exactement les deux aspects complémentaires du mariage entre argent et pouvoir mis à nu par la crise systémique. Et pourtant, il a suffi de l’approfondissement de cette crise et son irruption dans les centres capitalistes occidentaux, et de l’élection sanctifiée de Barack Hussein Obama pour faire dérailler tout raisonnement : et des centaines de milliers d’ex-militants étaient transformés en supporters actifs, passifs ou inconscients de la nouvelle politique impériale. Ce n’est pas une exagération : il suffit de comparer les 3 millions de personnes dans la rue à Rome en 2003 contre la guerre contre l’Irak et les 300 (trois cents !) personnes dans la rue à Rome en 2011 contre la guerre contre la Libye.

Ce qui est pire, c’est que ce n’est pas le résultat d’un programme de conditionnement sophistiqué, mais le succès des stratégies de communication introduites en leur temps par le nazi Goebbels, recanalisées à travers les vieux et les nouveaux media, avec une variante décisive : non seulement des craques grosses comme des maisons répétées partout à l’unisson et par tous les media, mais, en plus, assaisonnées avec les termes et concepts qui plaisaient le plus à la gauche : si lancer des bombes faisait froncer le nez, il suffisait de dire qu’elles étaient intelligentes ou même humanitaires, voire qu’elles constituaient tout bonnement des aides humanitaires.

L’Empire parlait alors un langage d’un registre étendu, depuis le registre réactionnaire, jusqu’au registre du progrès technique, social et politique. Ce n’était pas vraiment une nouveauté, mais sa cible était une société en voie de désarticulation à cause de la crise toujours plus féroce, abandonnée et même trahie par les intellectuels et les politiciens auxquels elle s’était confiée, et où, hélas, même dans les quelques bastions de résistance qui restaient, les effets mutagènes du langage impérial exerçaient leurs ravages.

Comme le commenta alors une vignette d’Altan, « il y a un truc, cela se voit parfaitement, mais tout le monde s’en fiche. » Les raisons devraient en être étudiées de façon beaucoup plus approfondie que dans les rapides propositions qui précèdent, pour comprendre comment on peut sortir de ces limbes suspendus au-dessus du gouffre.

De toute façon, la « guerre au terrorisme » n’abattait aucun terrorisme, parce qu’il n’y avait aucun terrorisme à abattre. En revanche, elle détruisait des Etats, d’abord l’Afghanistan, puis l’Irak.

Entre temps, le terrorisme entrait « en sommeil », et réapparaissait pour quelques nécessaires preuves de vie, à Madrid et Londres, au cœur de l’Europe. En réalité, il était en phase de réorganisation, dans le sens où on était en train de le réorganiser pour les nouveaux théâtres d’opérations, peut-être, au début, pas encore très clairs dans l’esprit des stratèges états-uniens parce que, dans les crises systémiques, même celui qui génère et utilise le chaos en ressent les conséquences.

  1. Avec Obama, les objectifs et la stratégie se sont progressivement éclaircis. Une fois la nouvelle armée corsaire réorganisée et montée en puissance, éclatait la nouvelle offensive, qui a eu deux préludes : le discours d’Obama à l’Université du Caire en 2009 et les « printemps arabes » commencés l’année suivante.

Dans les deux cas, la gauche a déployé une stupéfiante capacité à ne rien comprendre. Ayant désormais complètement séparé l’anticapitalisme de l’antiimpérialisme, la plus grande partie du « peuple de gauche » se laissait envelopper dans la mélasse du couple « bonnes intentions-droits humanitaires » [… ], élevait n’importe quel bla-bla au rang de concept, puis de Verbe. Obama dixit : que c’est beau ! Quelle différence entre Obama et ce belliciste anti-musulman de Bush ! Vous avez entendu ce qu’il a dit au Caire ?

Pas le plus léger soupçon que l’Empire était en train d’exposer sa nouvelle doctrine d’alliance avec l’Islam politique (alliance qui a son centre logistique, financier et organisationnel en Arabie Saoudite, le partisan le plus fidèle et le plus ancien des USA au Moyen Orient).

Ce fut encore pire avec les « printemps arabes ». Même alors que les bombardements sur la Libye avaient commencé, la gauche n’a pas eu le bon sens de réviser son enthousiasme pour ces « révoltes ». Paradigmatique fut le démentiel et déplaisant appel de Rossana Rossanda à s’enrôler dans les rangs des égorgeurs de Benghazi (dont le chef venait directement de Guantanamo avec couverture de l’OTAN), « comme les anti-fascistes l’avaient fait en Espagne ». Cet appel était le signe de la corruption aristotélicienne non pas d’un cerveau de vieillard, mais de plusieurs générations de rêveurs ayant grandi sous le ciel de l’empire américain, naturel comme le firmament, et invisible comme le temps, donc non perceptible. Sous cette coupole étoilée et globalisée, le capitalisme devenait non plus un rapport social vivant dans une société et des lieux géographiques matériels, mais un simple concept qui s’opposait à un autre concept : le « capital » au « travail ». Rien de moins matérialiste depuis les temps des discussions sur le sexe des anges.

Désaccoupler le capitalisme de l’impérialisme c’est comme prétendre dissocier l’hydrogène de l’oxygène, tout en conservant de l’eau. Pour un chrétien c’est comme dissocier le Christ du Saint Esprit : il en reste quelque chose qui hésite entre l’érudition livresque et les bons sentiments instinctifs, livré en proie à tout démon fourbe et déterminé.

On est arrivé au point qu’un chef d’état-major états-unien, le général Wesley Clark, révèle que la Libye et la Syrie étaient déjà en 2001 sur la liste d’objectifs sélectionné par le Pentagone, et que de soi-disant marxistes continuent, tranquillement, à croire à des « révoltes populaires », ces révoltes populaires qu’eux-mêmes n’ont pas été et ne sont pas capables de susciter dans leur propre pays. Bref, ce sont là les effets de crises d’abstinence.

  1. Mais ce sont là désormais des détails résiduels, qui concernent des résidus historiques, privés de valeur politique. Ils servent tout au plus à illustrer le bien plus grave phénomène de toute une gauche confrontée à la Troisième Guerre Mondiale, et qui y arrive dans un état d’impréparation totale, sur les plans théorique, politique et idéologique. Elle est plus désarmée que le « peuple de droite », et souvent se range ouvertement dans le camp des bellicistes.

Ah ! Pasolini, comme tu avais raison de tonner contre les « irresponsables intellectuels de gauche » ! Jusqu’où sommes-nous arrivés !

Il n’y a qu’un petit rayon dans cet été si nuageux. On ne peut qu’être d’accord avec le Mouvement 5 Etoiles et le SEL ** sur leur opposition à l’envoi d’armes aux Kurdes (d’ailleurs : à quels Kurdes ?). Divers raisonnements s’unissent ici, comme l’indécence d’exporter des armes et l’inutilité de la chose pour résoudre le conflit. Mais la vraie inutilité et l’indécence résident dans le fait que ce conflit est un jeu à somme nulle, dans lequel se trouveront prises des milliers de personnes, à 90% des civils, comme c’est le cas dans tous les conflits modernes, et comme nous en avertissent des organisations comme Emergency.

Le sénateur John McCain, en apparence franc-tireur, mais en réalité agent plénipotentiaire de la politique de chaos terroriste d’Obama, s’est mis d’accord aussi bien avec les leaders du Gouvernement Régional Kurde en Irak qu’avec le Calife de l’ISIS, Abu Bakr al- Baghdadi, ex Abu Du’a, ex Ibrahim al-Badri, un des cinq terroristes les plus recherchés par les USA, avec une récompense de 10 millions de dollars.

Il y a des témoignages et des preuves photographiques (et c’est sur celles-ci que se fonde la dénonciation devant l’autorité judiciaire, présentée par leurs familles, du sénateur McCain comme complice de l’enlèvement au Liban, par l’ISIS, de plusieurs personnes).

De même que Mussolini avait besoin d’un millier de morts à jeter sur la table des négociations de paix, les USA, l’ISIS et les boss kurdo-irakiens ont besoin de quelques milliers de morts (civils) à jeter sur la scène de la tragédie moyen-orientale, pour mener à bien la tripartition de l’Irak et le vol de zones du Nord-Est de la Syrie (ce qui est le contraire d’union contre les terroristes de la Syrie et des USA, comme l’écrivent des voyous frivoles dont la plume est vendue au régime). Le tout au bénéfice du réalisme du spectacle.

[…]

En 1979, Zbigniew Brzezinski avait compris et écrit que le futur problème des USA était l’Eurasie et qu’il fallait donc la balkaniser, en particulier la Russie et la Chine.

Au début du siècle passé, en pleine hégémonie mondiale de l’empire britannique, le géographe anglais Halford Mackinder écrivait : « Qui contrôle l’Est de l’Europe commande le Heartland : qui contrôle le Heartland commande l’Ile-Monde ; qui contrôle L’Ile-Monde commande le monde. »

Les infatigables déambulations de McCain entre Ukraine et Moyen-Orient ne sont donc pas un hasard. La pensée dominante est toujours la même. Ce qui a changé c’est que les USA ont compris qu’il n’est pas nécessaire que ce soit ses propres troupes qui fassent tout le sale boulot.

Notes :

* autorisation donnée par l’autorité compétente 
** Gauche Ecologie Liberté, un des petits partis « à gauche » de la « gauche ».

Deux courts passages concernant la politique intérieure italienne ont été supprimés.

Syrie, ingérence, crimes et haute trahison de l’occident… Des vérités à mettre sous les feux de la rampe

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La résolution internationale de lutte contre l’EIIL : vérité ou duperie ? (Al-Thawra, al Wehda)

 

Amin Hoteit

 

23 Août 2014

 

url de l’article en français:

http://www.legrandsoir.info/la-resolution-internationale-de-lutte-contre-l-eiil-verite-ou-duperie-al-thawra-al-wehda.html

 

Al-Jaafari : j’aimerais demander au Conseil de Sécurité, maintenant qu’ils ont adopté cette résolution (n° 2170), qui achète le pétrole syrien à Daech et comment arrive-t-il en Europe ?

Ces derniers jours ont vu l’Occident camper deux positions à l’encontre de « Daech », le créateur du califat Islamique en Irak et en Syrie [EIIL] ; la première s’étant traduite par des frappes aériennes US sur le nord de l’Irak à la frontière du Kurdistan ; la seconde s’étant soldée par une résolution du Conseil de sécurité contre « Daech » et « Jabhat al-Nosra ».

Certains pourraient expliquer ces prises de position par le fait que l’Occident aurait finalement décidé d’admettre la vérité et de s’attaquer sérieusement au terrorisme pratiqué par ces deux organisations. Est-ce le cas ?

En réponse, nous disons qu’un dossier ne se lit pas en partant de la dernière page, voire de la dernière ligne, mais qu’il nous faut lier les choses les unes aux autres, respecter le passé pour comprendre le présent et prévoir l’avenir, et ramener le secondaire à l’essentiel pour en déduire le véritable objectif.

Par conséquent, nous devons partir d’une vérité, reconnue par tous, qui se résume à dire que l’émergence de ces deux organisations terroristes est indissociable de l’Occident, de ses alliés et de ses instruments régionaux, étant donné qu’il est désormais incontestablement établi et largement documenté que la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar sont les pays qui ont parrainé, financé, et couvé ces deux organisations dans l’espoir d’abattre l’État syrien et de l’extirper en tant que citadelle médiane de l’Axe de la Résistance, en prélude à l’anéantissement de l’ensemble des chainons de cet Axe, comme le voudrait le projet américano-sioniste. Autant de vérités démasquées qui ne peuvent même plus échapper aux gens ordinaires ou à ceux qui ne souhaitent pas faire l’effort de consacrer un peu de leur temps aux questions politiques et stratégiques.

D’autre part et sur la base de preuves tangibles, il est évident que le lâchage de Daech sur la Syrie, et à partir de là sur l’Irak, est survenu :

  • en premier lieu dans un contexte que nous pouvons désigner par « la stratégie de l’ordre serré » contre l’Axe de la résistance ; ce qui nous rappelle l’opération adoptée par M. Bachir Gemayel pendant la guerre civile lorsqu’il a appelé à « l’unification de tous les fusils chrétiens », opération qui a conduit à la formation des « Forces Libanaises » et à son élection, en tant que leur commandant en chef, à la présidence de la République au cours de l’invasion israélienne du Liban en 1982 [1].
  • en second lieu dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau plan US consistant à saigner l’Axe de la Résistance et à couper son cordon matériel avec la Résistance palestinienne à Gaza ; un plan que Daech s’est chargé d’exécuter en Irak, en Syrie, au Liban et qu’Israël s’est chargé d’exécuter à Gaza.

C’est pourquoi, bien que certains pourraient penser que l’Occident refuse le comportement criminel de Daech et qu’il s’est effectivement décidé à le combattre autant par des frappes aériennes que par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, nous pensons qu’il serait prudent d’aller au-delà de l’arbre qui cache la forêt et, en l’occurrence, de nous méfier des pièges tendus par les Occidentaux. En effet :

Les frappes aériennes US sur l’Irak :

Nous ne croyons absolument pas que les frappes aériennes sur l’Irak aient été exécutées pour la sécurité et la souveraineté de l’Irak ou, comme le prétendent certains politiciens irakiens qui cherchent à les justifier, conformément au prétendu accord stratégique du dit « Contrat sécuritaire américano-irakien ». Si tel était le cas, les États-Unis auraient frappé au moment où les autorités irakiennes ont officiellement demandé leur aide pour contrer l’avancée de L’EIIL [2] au lendemain de la mise en scène de « l’invasion daéchienne de Mossoul » [3] ou, tout au moins, quand leurs satellites ont enregistré l’exécution de 1700 personnes dans Mossoul et ses environs, ou encore lorsqu’ils ont eu confirmation des actes génocidaires et crimes contre l’humanité commis par Daech contre les Yézidis à Sinjar et contre les chrétiens ou d’autres minorités tout autour de Mossoul. Mais rien de tout cela n’a eu lieu. En revanche, Obama a clairement déclaré que « les États-Unis ont un intérêt stratégique à arrêter les avancées de l’EIIL et qu’ils ne serviraient pas de forces aériennes aux chiites irakiens ou à toute autre faction » [4].

C’est à la lumière de cette déclaration que nous devons interpréter les frappes aériennes en Irak. Nous n’irons pas jusqu’à dire que les États-Unis, qui ont créé et nourri l’organisation terroriste Al-Qaïda et ses diverses branches, se sont retournés contre leur créature en fin de parcours. Mais nous disons que c’est parce qu’ils ont vu leurs intérêts menacés par des « éléments indisciplinés » au sein de Daech, qu’ils ont lancé leur aviation pour à la fois :

  • punir les dévoyés et rappeler à Daech les limites politiques et terrestres fixées au préalable,
  • se disculper face aux accusations de nombre d’analystes et de chercheurs qui les jugent responsables du terrorisme de Daech,
  • s’assurer de l’intégrité des frontières du Kurdistan irakien qu’ils n’ont cessé d’utiliser contre notre région tel un poignard planté à mi-chemin entre indépendance inachevée vis-à-vis de l’Irak et rétablissement impossible de son lien organique avec l’État central irakien, d’où le nouveau concept d’« État quasi-indépendant » !

Ceci sans omettre la possibilité pour les États-Unis de créer un précédent sur lequel ils pourraient s’appuyer, plus tard, pour justifier une intervention militaire en Syrie sous prétexte de frapper Daech, puis laisser la situation évoluer dans le sens souhaité sans avoir à se heurter à n’importe quel obstacle d’où qu’il vienne. C’est, à notre avis, la raison de l’adoption de la Résolution du Conseil de sécurité et c’est ce que nous nous proposons de démontrer.

La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU N° 2170 [5]

Cette résolution – dont le projet a été soumis au Conseil de sécurité par l’Occident et sous la présidence de la Grande-Bretagne – aussi importante soit-elle d’un point de vue de principes, ne remédie en rien au problème. Certes, elle condamne Daech et Al-Nosra ainsi que tous ceux qui les soutiennent, invite à les combattre, appelle à l’interdiction de leur financement direct ou indirect, de leur armement, de leur acheminement, etc., mais une étude détaillée et approfondie nous fait penser à la fable de la montagne ayant accouché d’une souris !

En effet, malgré son importance juridique, cette résolution est vide de tout processus opérationnel et de tout ce qui pourrait amener à demander des comptes aux États qui soutiennent Daech et facilitent ses opérations criminelles, alors que le monde entier est désormais au courant, tout du moins, du rôle joué par la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar hier et aujourd’hui.

À cela, il nous faut ajouter, l’irritation manifeste du président britannique de la séance du Conseil de sécurité devant les interventions des délégués de la Syrie [6] et de l’Irak, irritation interprétée comme un refus de permettre le moindre éclairage sur les lacunes de la résolution et ce qu’elle pouvait dissimuler.

C’est pourquoi et en dépit de tout ce qui a été dit à propos de cette résolution, nous pensons que son seul point positif est la reconnaissance unanime, par tous les membres du Conseil de sécurité, de la véracité des déclarations antérieures de la Syrie quant au caractère terroriste des deux organisations précitées. Ce qui implique que la Syrie subit une agression étrangère terroriste et non une révolution populaire, comme certains États membres de ce même Conseil de sécurité continuent de prétendre !

Mis à part ce constat, nous ne voyons dans cette résolution rien qui puisse donner satisfaction ou inspirer un sérieux espoir quant à la volonté de l’Occident de lutter contre le terrorisme. À ce propos, nous profitons de cette occasion pour poser quelques questions à ceux qui ont été les inspirateurs du projet de cette résolution et qui ont poussé à son adoption, donc aux États-Unis et à la Grande-Bretagne en particulier :

  1. Pourquoi Abou Bakr al-Baghdadi et ses 12 collaborateurs immédiats ne figurent-ils pas sur la liste du terrorisme international ? Pourquoi n’a-t-on pas gelé leurs avoirs ? Pourquoi n’ont-ils pas été déférés devant la Cour pénale internationale par décision du Conseil de sécurité ? Cette dernière décision aurait-elle été compromettante pour les fonctionnaires US photographiés en compagnie d’Al-Baghdadi et d’autres ?
  2. Qui fournit à Daech les cartes détaillées des territoires syrien et irakien ? Qui précise à Daech les points forts de la structure défensive à éviter et les points faibles à infiltrer dans ces deux pays ? Qui planifie les invasions de Daech en fonction de ces renseignements ? N’est-ce pas les forces qui possèdent des satellites braqués sur la région et les agences de renseignement internationales, notamment celles des États-Unis et de l’OTAN ?
  3. La Turquie, membre de l’OTAN, n’est-elle pas le seul pays à travers lequel transite le pétrole volé, en Syrie et en Irak, pour être vendu sur le marché international et notamment à l’Europe ; ce qui rapporterait à Daech trois millions de dollars par jour ? Pourquoi ne pas prendre des mesures radicales contre la Turquie pour arrêter cela ?
  4. La Turquie n’est-elle pas désormais le principal point de passage des terroristes de Daech vers la Syrie et l’Irak ? Pourquoi ne pas leur interdire ses ports et aéroports ? Pourquoi ne lui adresse-t-on pas un simple blâme ?
  5. N’est-il pas notoirement établi que le Qatar, l’Arabie saoudite et d’autres États du Golfe financent en permanence ces deux organisations terroristes qui ont justement adopté l’idéologie du wahhabisme allié aux USA ? [7].

Beaucoup de questions à poser avec à chaque fois des réponses qui indiquent que si l’Occident en général et l’Amérique en particulier avaient sérieusement voulu combattre le terrorisme de Daech et de Jabhat al-Nosra, ils auraient pu tarir les sources de leur force en quelques mois, si bien que nous n’aurions même pas besoin d’une quelconque résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Les États-Unis et leurs alliés dans l’OTAN ainsi que les états régionaux, qui leur sont inféodés, en seraient capables à partir du moment où ils le décideraient. Mais la décision devrait venir des USA et elle ne viendra pas, car les États-Unis voit toujours dans le terrorisme, et ses bandes armées, son « armée secrète » qui lui permet d’atteindre des objectifs que son armée conventionnelle est incapable d’atteindre !

Finalement, la résolution 2170 s’explique par le fait que l’Occident, qui porte la responsabilité physique et morale des crimes de Daech et de Jabhat al-Nosra, a cherché à se disculper de son propre crime en le niant, tout en créant un précédent qui justifierait des frappes aériennes US sur le territoire syrien sous couvert de la guerre contre Daech… et c’est contre cela que nous devons prévenir !

Dr Amin Hoteit 
18/08/2014

Source : Al-Thawra, al Wehda [Syrie]
http://thawra.alwehda.gov.sy/_print_veiw.asp?FileName=9743819720140818002513

Le Docteur Amin Hoteit est libanais, analyste politique, expert en stratégie militaire, et Général de brigade à la retraite.

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

 

Notes :

[1] Opération Paix en Galilée ou Invasion du Liban de 1982 : Le 6 Juin 1982, l’armée israélienne envahit le sud du Liban, officiellement dans le but de faire cesser les attaques palestiniennes de l’OLP lancées depuis le Liban…

[2] L’Irak demande aux États-Unis d’intervenir contre les djihadistes
http://www.lesoir.be/576062/article/actualite/monde/2014-06-18/l-irak-…

[3] Quels sont les buts de la mise en scène de l’invasion de l’Irak par l’EIIL ?
http://www.palestine-solidarite.org/analyses.amin_hoteit.300614.htm

[4] Obama Vows To Continue Iraq Air Strikes ’If Necessary’
http://www.defensenews.com/article/20140809/DEFREG04/
308090014/Obama-Vows-Continue-Iraq-Air-Strikes-Necessary-

[5] La résolution N°2170 : le conseil de sécurité adopte à l’unanimité une résolution sur l’interdiction de tout support à “l’EIIL” et au “front Nosra” 
http://www.sana.sy/fr/?p=8681

[6] Vidéo : Intervention du Dr Bachar al-Jaafari, délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, suite à l’adoption de la résolution 2170
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=s4IzgpvOetw

[7] US Sponsored “Islamic Fundamentalism” : The Roots of the US-Wahhabi Alliance
http://www.globalresearch.ca/us-sponsored-islamic-fundamentalism-the-r…

Ingérence de l’empire au Moyen-Orient: L’EIIL a été créé dès 2007, pour donner un prétexte à une intervention militaire directe

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L’épisode de l’exécution de James Foley ne serait que la dernière tentative en date pour remettre l’intervention militaire directe en Syrie au goût du jour. L’EIIL est l’appât créé à ce dessein. Il est facile de répondre à la question du « comment arrêter l’EIIL/EI ? » La réponse ?

Que l’occident cesse de leur donner du fric, des armes et des conseillers militaires et ces ploucs seront hors service en quelques semaines… Simple, mais parce que l’EIIL est financé par l’occident impérialiste et ses marionnettes du Golfe, cela ne se produira pas… a moins que nous, les peuples, ne forcions les Etats à cesser leurs crimes. De fait, la création de l’EIIL par le pays du goulag levant et ses états vassaux, est une autre évidence du terrorisme d’état dans lequel tous les états, TOUS sans exception, s’engagent à des degrés divers…

— Résistance 71 —

 

Les Etats-Unis commencent “à vendre” une intervention militaire en Syrie en utilisant l’EI comme prétexte

 

Tony Cartalucci

 

22 Août 2014

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2014/08/us-begins-selling-syria-intervention.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans un rapport précédent intitulé: « Growing Mayhem – US Operating on Both Sides of Syrian-Iraqi Border, » j’avais expliqué:

Clairement, la réponse à laquelle doivent arriver les lecteurs par eux-mêmes, est que ces “raids aériens réussis en Irak doivent être effectués en Syrie, ce qui mettra en repos la mission dégueulasse entreprise, ce qui délogera finalement le gouvernement syrien du pouvoir après une guerre par procuration qui échoue depuis 2011. Après avoir armé les Kurdes pour combattre l’EIIL en Irak, les Etats-Unis vont essayer le même argumentaire avec l’armement des terroristes en Syrie en leur donnant aussi un soutien aérien direct pour vaincre l’EIIL et bien sûr.. Damas.”

En moins de 24 heures, le New York Times rapportait dans un de ses articles: « U.S. General Says Raiding Syria Is Key to Halting ISIS, » que :

L’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) ne peut pas être vaincu sans que les Etats-Unis ou ses partenaires n’affrontent les militants sunnites en Syrie, a dit le chef d’état-major des armées Jeudi. “C’est une organisation qui a une vision stratégique de fin du monde et qui devra éventuellement être battue”, a dit le général Martin Dempsey dans ses remarques publiques les plus élaborées sur la crise depuis qu’ont commencé les frappes aériennes américaines en Irak. “Peuvent-ils être vaincus sans adresser la partie de l’organisation qui réside en Syrie ? la réponse est non !”

The NYT rapporte également:

Finalement, le NYT affirme:

Les experts disent qu’il y aurait besoin d’une autre étape pour défier les groupes militants, serait un programme d’entrainement, de conseil et d’équipement de l’opposition syrienne modérée ainsi que les forces kurdes et gouvernementales en Irak.

Des frappes aériennes en Syrie emmèneraient aussi plus avant la Maison Blanche dans un confilt duquel elle a souhaité garder quelque distance, Mais il y a aussi un risque de ne pas agir, parce que c’est très difficile de vaincre un groupe militant a qui on permet de maintenir un sanctuaire.

En réalité, les forces spéciales américaines et d’autres forces opératrices occidentales ont été infiltrées en Syrie depuis des années déjà. Le seul ingrédient manquant et que les Etats-Unis cherchent à justifier, est une intervention militaire directe incluant des attaques aériennes sur le territoire syrien.

Les Etats-Unis ont créé l’EIIL de toute pièce comme prétexte à une intervention militaire

Les Etats-Unis eux-mêmes ont intetntionnellement créé l’EIIL dès 2007, pour le but spécifique de renverser le gouvernement syrien de Bachar Al-Assad et de confronter les forces pro-iraniennes à travers le Moyen-Orient du Liban jusqu’aux portes de l’Iran. Le journaliste de renommée mondiale et prix Pullitzer Seymour Hersh nota dans un article prophétique du New Yorker en 2007: « The Redirection Is the Administration’s new policy benefitting our enemies in the war on terrorism?« :

“Pour affaiblir l’Iran, qui est chi’ite de manière prédominante, le gouvernement Bush a décidé de reconfigurer ses priorités au Moyen-Orient. Au Liban, le gouvernement a coopéré avec l’Arabie Saoudite qui est sunnite, dans des opérations clandestines visant à affaiblir le Hezbollah, l’organisation chi’ite soutenue par l’Iran. Les Etats-Unis ont aussi pris part dans des opérations clandestines visant l’Iran et son allié la Syrie. Un dérivé de ces activités a été le développement de groupes extrémistes sunnites qui épousent une vision militante de l’Islam et qui sont hostiles à l’Amérique et sympathisants d’Al Qaïda.”

Il serait très difficile pour quiconque aujourd’hui de ne pas appeler l’EIIL un des “groupes extrémistes qui épousent une vision militante de l’Islam et qui sont hostiles à l’Amérique et sympathisants d’Al Qaïda.” La nature clandestine de ce soutien de 2007 à 2011, lorsque des violences se sont propagées à travers la Syrie et bientôt au-delà de ses frontières, était mois évidente.

Le soutien de ces mercenaires extrémistes sectaires (http://landdestroyer.blogspot.com/2014/08/isis-region-wide-genocide-portended-in.html ) devint bien plus apparent après 2011, avec des admissions mensuelles publiées dans les pages du New York Times, du Washington Post et autres journaux occidentaux, de la CIA armant et finançant des terroristes le long de la frontière turco-syrienne depuis des années, dans les mêmes zones qui servent aujourd’hui de bases et de repères à l’EIIL.

Les Etats-Unis ont intentionnellement créé un génocide régional et se proposent maintenant d’aider par une intervention militaire directe au travers différentes frontières. C’est l’histoire du pompier pyromane qu’on laisse éteindre son propre incendie.

Une folie furieuse permise par une ignrance profonde du public

La folie furieuse de la politique américaine au Moyen-Orient et de là, dans le monde, est permise par à la fois la grande ignorance du public et son apathie générale. Cela permet au ministre de la défense Hagel de se dresser devant le monde et de déclarer sans aucune honte:

“L’EIIL est un groupe sophistiqué et bien financé, le mieux qui nous ait été donné de voir. Ils sont au-delà d’un groupe terroriste ; ils marient l’idéologie avec la sophistication stratégique et les prouesses tactiques militaires. Ils sont très bien financés. Oh ! Tout cela est au dela tout ce qui nous a été donné de voir. Nous devons nous préparer pour tout.”

Que le public ne demande jamais comment l’EIIL puisse parvenir à une telle domination régionale malgré les centaines de millions de dollars en aide, armes et soutien militaire qui sont soi-disant envoyés à l’”opposition modérée en Syrie”, indique un grand fossé entre la réalité et où se situe l’opinion publique. En fait, les centaines de millions que l’occident donne aux “modérés” furent en fait placés intentionnellement et directement dans les mains des extrémistes pour essayer dans un premier temps de renverser directement le gouvernement syrien de Damas et ayant échoué, de donner un prétexte pour une intervention militaire directe américaine.

Aucune explication plausible et rationnelle n’a expliqué comment l’EIIL a été capable de recevoir encore plus de financement, d’armes et de soutien que “l’opposition modérée”, soi-disant soutenue par les ressources collectives des Etats-Unis, de l’Europe, de la Turquie, de l’Arabie Saoudite et du Qatar. Il est clair maintenant qu’il n’y a jamais eu de “modérés” en premier lieu, et que le but était de créer et d’utiliser les hordes terroristes comme l’EIIL comme un prétexte por réorganiser violemment le Moyen-Orient.

Et même en le prenant tel quel, il devrait être évident même au moins informés, que l’ingérence américaine au Moyen-Orient a mené directement à un chaos régional qui se matérialise maintenant et que la dernière des options possibles devrait être de continuer à autoriser les Etats-Unis à s’ingérer plus avant. Malheureusement, avec un “démocrate” à la Maison Blanche, beaucoup d’Américains et de libéraux dans le monde, ont régressé de leurs sentiments anti-guerre au profit d’une dissonnance cognitive qui explique pourquoi leurs élus procèdent à une ingérence militaire dans une partie du monde où ils ont manifesté pendant des années afin que l’Amérique arrête de s’impliquer.