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Guerre impérialiste en « Syrak »…

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Kobané objet de tous les mensonges

 

Réseau Voltaire

 

1er Novembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article185773.html

 

Ce matin, 1er novembre 2014, les télévisions atlantistes et du Golfe montraient un convoi de 155 pehsmergas (pro-Israéliens) —c’est-à-dire des policiers du Gouvernement régional du Kurdistan d’Irak— traversant la Turquie sous les applaudissements des Kurdes turcs. Ces médias affirmaient que le convoi était arrivé à Kobané (Syrie).

Il n’en est rien.

Les peshmergas sont actuellement stationnés au camp de réfugiés de Suruç (Turquie). Seule une délégation de dix d’entre eux est entrée dans la ville de Kobané, puis est repartie en Turquie.

De même, les médias turcs annoncent que 700 combattants de l’Armée syrienne libre (pro-Français et anti-Syriens) —sur les 1 300 annoncés— sont arrivés à Kobané, mais cette information n’est pas confirmée par les Kurdes syriens et il est peu probable que l’ASL dispose encore d’une telle force.

De son côté, le gouvernement syrien a dénoncé le projet d’entrée des peshmergas irakiens comme une violation de sa souveraineté.

Sur place, les forces de la Coalition états-unienne anti-Daesh poursuivent quelques bombardements (3 hier, contre 15 les jours précédents), toujours sans aucun résultat visible. Tandis que, à une cinquantaine de kilomètres de là, l’Armée arabe syrienne tente d’ouvrir un passage dans la ligne de front en la bombardant massivement (en moyenne 150 bombardements par jour). On ignore le nombre de jihadistes de Daesh présents, on sait juste que les États-Unis leur ont largué des armes « par erreur ».

Au moins 2 000 combattants du PYG défendent la ville syrienne de Kobané. La plupart sont d’anciens membres du PKK turc qui ont fui leur pays d’origine en raison de la répression et ont obtenu la citoyenneté syrienne au début de la guerre.

À Paris, le président turc Recep Tayyip Erdoğan a dénoncé l’acharnement de la Coalition anti-Daesh à sauver Kobané qui, selon lui, n’abrite plus de civils mais uniquement des « terroristes » du PYG. Son hôte, le président français, François Hollande, a proposé de bombarder Alep, qui n’est pas occupée par Daesh ; la ville elle-même étant contrôlée par le gouvernement de Damas, sauf sa banlieue nord.

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A lire égalementLe Confédéralisme Démocratique au Kurdistan syrien (Rojava, Kobané)

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EI = Armée mercenaire de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, elle même le bras armé de la City de Londres et de Wall Street…

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Créé, armé, entraîné et financé par l’occident et les roitelets du Golfe l’EIIL ou l’EI se purge de ses cadres maghrébens et libyens pour passer sous commandement géorgien, tchétchenne et ouïghour. Le chaos total est planifié s’étendre aux monarchies du Golfe, puis à la Russie et à la Chine. L’Iran vient de proposer son aide pour combattre l’EI aux états occidentaux impliqués, instigateurs de toute la terreur mondiale de ces trente dernières années, ceux-ci ont bien sûr refusé tant il est clair que si les Pasdarans iraniens et le Hezbollah libanais entraient dans la danse, l’affaire EI serait règlé une bonne fois pour toute en 15 jours…

Les soi-disantes attaques aériennes des « coalisés contre l’EI » en Irak ne sont qu’un écran de fumée, qui donne le signal de la transformation plus avant de l’organisation mercenaire islamiste de l’OTAN. A ce titre, il est possible de qualifier « l’opération EI » comme étant une opération Gladio 2.0

Question: Étant les prochaines sur la liste de la propagation du chaos créateur du Nouvel Ordre Mondial, comment vont réagir la Russie et la Chine ?

— Résistance 71 —

 

Qui compose « l’Émirat Islamique » ?

 

Thierry Meyssan

 

22 Septembre 2014

 

url de l’article :

http://www.voltairenet.org/article185337.html

 

Alors que l’opinion publique occidentale est abreuvée d’informations sur la constitution d’une prétendue coalition internationale pour lutter contre l’« Émirat islamique », celui-ci change discrètement de forme. Ses principaux officiers ne sont déjà plus des arabes, mais des Géorgiens et des Chinois. Pour Thierry Meyssan, cette mutation montre qu’à terme l’Otan entend utiliser l’« Émirat islamique » en Russie et en Chine. Dès lors, ces deux pays doivent intervenir maintenant contre les jihadistes, avant qu’ils ne retournent semer le chaos dans leur pays d’origine.

L’« Émirat islamique » a d’abord affiché son origine arabe. Cette organisation est issue d’« Al-Qaïda en Irak » qui combattait non pas les envahisseurs états-uniens, mais les chiites irakiens. Elle est devenue « Émirat islamique en Irak », puis « Émirat islamique en Irak et au Levant ». En octobre 2007, l’armée de terre US saisit à Sinjar près 606 fiches des membres étrangers de cette organisation. Elles furent dépouillées et étudiées par des experts de l’Académie militaire de West Point.

Pourtant, quelques jours après cette saisie, l’émir al-Baghdadi déclara que son organisation ne comprenait que 200 combattants et qu’ils étaient tous Irakiens. Ce mensonge est comparable à celui des autres organisations terroristes en Syrie qui déclarent ne compter qu’incidemment des étrangers, alors que l’Armée arabe syrienne estime à au moins 250 000 le nombre de jihadistes étrangers ayant combattu en Syrie au cours des trois dernières années. Au demeurant, le calife Ibrahim (nouveau nom de l’émir al-Baghdadi) prétend désormais que son organisation est composée largement d’étrangers, que le territoire syrien n’est plus pour les Syriens et le territoire irakien n’est plus pour les Irakiens, mais ils sont pour ses djihadistes.

Selon les fiches saisies à Sinjar, 41 % des terroristes étrangers membres de l’« Émirat islamique en Irak » étaient de nationalité saoudienne, 18,8 % étaient Libyens, et 8,2 % seulement étaient Syriens. Si l’on rapporte ces chiffres à la population de chacun des pays concernés, la population libyenne a fourni proportionnellement 2 fois plus de combattants que celle d’Arabie saoudite et 5 fois plus que celle de Syrie.

Concernant les jihadistes syriens, leur origine était dispersée dans le pays, mais 34, 3 % venaient de la ville de Deir ez-Zor qui, depuis le retrait de l’« Émirat islamique » de Raqqa, est devenue la capitale du Califat.

En Syrie, Deir ez-Zor a la particularité d’être peuplée majoritairement d’arabes sunnites organisés en tribus, et de minorités kurde et arménienne. Or, jusqu’à présent, les États-Unis n’ont été capables de détruire les États qu’en Afghanistan, en Irak, et en Libye, c’est-à-dire des pays où la population est organisée en tribus. Ils ont par contre échoué partout ailleurs. De ce point de vue, Deir ez-Zor en particulier et le Nord-Est de la Syrie en général peuvent donc être potentiellement conquis, mais pas le reste du pays, comme on le voit depuis trois ans.

Depuis deux semaines, une purge affecte les officiers maghrébins. Ainsi, les Tunisiens qui ont pris l’aéroport militaire de Raqqa, le 25 août, ont-ils été arrêtés pour désobéissance, jugés et exécutés par leurs supérieurs. L’« Émirat islamique » entend remettre à leur place ses combattants arabes et promouvoir des officiers tchétchènes aimablement fournis par les services secrets géorgiens.

Une autre catégorie de jihadiste fait son apparition : les Chinois. Depuis juin, les États-Unis et la Turquie ont transporté des centaines de combattants chinois et leurs familles au Nord-Est de la Syrie. Certains d’entre eux deviennent immédiatement des officiers. Ce sont principalement des Ouïghours, des Chinois de Chine populaire, mais musulmans sunnites et turcophones.

Dès lors, il est évident que, à terme, l’« Émirat islamique » étendra ses activités en Russie et en Chine, que ces deux pays sont ses cibles finales.

Nous allons certainement assister à une nouvelle opération de communication de l’Otan : son aviation repoussera les jihadistes hors d’Irak et les laissera s’installer à Deir ez-Zor. La CIA fournira de l’argent, des armes, des munitions et des renseignements aux « révolutionnaires syriens modérés » (sic) de l’ASL, qui changeront alors de casquette et les utiliseront sous le drapeau de l’« Émirat islamique », comme c’est le cas depuis mai 2013.

À l’époque, le sénateur John McCain était venu illégalement en Syrie rencontrer l’état-major de l’ASL. Selon la photographie diffusée alors pour attester de la rencontre, cet état-major comprenait un certain Abou Youssef, officiellement recherché par le département d’État US sous le nom d’Abou Du’a, en réalité l’actuel calife Ibrahim. Ainsi, le même homme était —à la fois et en même temps— un chef modéré au sein de l’ASL et un chef extrémiste au sein de l’« Émirat islamique ».

Muni de cette information, on appréciera à sa juste valeur le document présenté au Conseil de sécurité, le 14 juillet, par l’ambassadeur syrien Bachar al-Jaafari. Il s’agit d’une lettre du commandant-en-chef de l’ASL, Salim Idriss, datée du 17 janvier 2014. On y lit : « Je vous informe par la présente que les munitions envoyées par l’état-major aux dirigeants des conseils militaires révolutionnaires de la région Est doivent être distribuées, conformément à ce qui a été convenu, pour deux tiers aux chefs de guerre du Front el-Nosra, le tiers restant devant être réparti entre les militaires et les éléments révolutionnaires pour la lutte contre les bandes de l’ÉIIL. Nous vous remercions de nous envoyer les justificatifs de livraison de l’ensemble des munitions, en précisant les quantités et qualités, dûment signés par les dirigeants et chefs de guerre en personne, afin que nous puissions les transmettre aux partenaires turcs et français ». En d’autres termes, deux puissances de l’Otan (la Turquie et la France) ont acheminé des munitions pour deux tiers au Front Al-Nosra (classé comme membre d’Al-Qaïda par le Conseil de sécurité) et pour un tiers à ASL afin qu’il lutte contre l’« Émirat islamique », dont le chef est un de ses officiers supérieurs. En réalité, l’ASL a disparue sur le terrain et les munitions étaient donc destinées pour deux tiers à Al-Qaïda et pour un tiers à l’« Émirat islamique ».

Grâce à ce dispositif à double casquette, l’Otan pourra continuer à lancer ses hordes de jihadistes contre la Syrie tout en prétendant les combattre.

Cependant, lorsque l’Otan aura installé le chaos partout dans le monde arabe, y compris chez son allié saoudien, il retournera l’« Émirat islamique » contre les deux grandes puissances en développement, la Russie et la Chine. C’est pourquoi ces deux puissances devraient intervenir dès à présent et tuer dans l’œuf l’armée privée que l’Otan est en train de constituer et d’entraîner dans le monde arabe. Faute de quoi, Moscou et Pékin devront l’affronter bientôt sur leur propre sol.

Questions et analyse sur l’exécution du journaliste américain James Foley enlevé en Syrie… Suite

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Questions et analyse initiale du 22 Août 2014

Article connexe

 

D’après des experts la vidéo de la décapitation de James Foley est probablement truquée

Une analyse technique scientifique confirme l’enquête d’Infowars et dit que la vidéo a été mise en scène en tant que propagande de guerre

 

Paul Joseph Watson

 

25 Août 2014

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/experts-james-foley-beheading-video-likely-fake/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Confirmant notre analyse de jeudi, une équipe britannique d’experts en science légale a conclu que la vidéo de la décapitation de James Foley par l’EI était en toute probabilité mise en scène utilisant “des trucages de caméra visuels et de très bonnes techniques de post-production”.

Une entreprise internationale de science légale qui travaille pour les forces de police à travers le Royaume-Uni a trouvé que “L’exécution de James Foley a possiblement été mise en scène, avec le véritable meurtre se déroulant hors caméra.” reports the Telegraph.

Les experts ont remarqué que malgré que le bourreau de Foley coupait le cou de Foley au moins six fois, aucune trace de sang n’était visible. La vidéo originale elle-même ne montre pas la décapitation, tout juste un semblant d’image qui est supposée montrer la tête sectionnée de Foley reposant sur son corps.

“Aymenn al-Tamimi, du think-tank du Middle-East Forum a remarqué que l’EIIL a grandement amélioré sa production de vidéo au cours des années”, rapporte the Inquisitor. “Les techniques pour simuler une décapitation ne seraient pas difficiles pour eux à gérer et la vidéo ne cache même pas vraiment leur échec. Malgré six coupes franches à la gorge, pas de sang, la réaction de Foley semble être complètement déconnectée avec ce qui est en train de se passer, ont dit les analystes.”

Ce point fut aussi couvert dans notre analyse primordiale qui insistait sur le calme apparent de Foley alors qu’il lisait sa déclaration, une attitude complètement contradictoire à la notion qu’il allait être brutalement exécuté.

Les experts ont aussi conclus qu’il y a un blip dans la vidéo qui suggère que Foley a mal lu une ligne du script et que la scène a dû être refilmée.

La question évidente qui se pose alors est de savoir pourquoi les militants de l’EIIL/EI, qui ont très vite développés une réputation pour leur barbarie et leur manque total d’attention pour la vie humaine, n’auraient pas simplement décapité Foley devant les caméras et ainsi ne pas avoir recours à une mise en scène.

La seule conclusion logique est la suivante: Que Foley ait été assassiné après ou pas, la vidéo a été produite et transmise non pas par les militants de l’EIIL/EI mais par des agences de renseignement occidentales pour être utilisée comme casus belli afin d’étendre l’action militaire au le Moyen Orient.

Depuis des années nous avons documenté de manière exhaustive le comment l’Al Qaïda de Ben Laden et autres vidéos de propagande terroristes étaient en fait produites par des entreprises travaillant en sous-main pour le Pentagone et la CIA.

L’identité de l’individu dans la mise en scène a aussi depuis émergée, s’agissant d’un certain Abdel-Majed Abdel Bary, ancien rapper d’une famille aisée qui a quitté Londres pour allewr combattre en Syrie. Bary correspond aussi au profil d’un informateur britannique trsvaillant pour les services britanniques.

La vidéo de la décapitation a été utilisée comme poster promotionnel pour pousser une nouvelle attaque américaine sur la Syrie, une perspective qui fut déraillée l’an dernier après qu’une attaque chimique blâmée par l’occident sur le gouvernement d’al-Assad, s’avéra avoir été perpetrée par les rebelles soutenus par l’occident.

Les officiels américains ont cité le “nouveau contexte” qui s’avère pour confronter l’EIIL avec la diffusion de la vidéo de l’exécution de Foley, Washington signalant samedi son intention de préparer un nouvel assaut militaire sur la Syrie.

Dans notre analyse nous avions noté certains autres facteurs qui clairement suggéraient que la vidéo de Foley n’était pas ce qu’elle paraissait être, incluant l‘absence d’autres militants qui normnalement sont présents dans les vidéos de décapitation, le manque de références au Coran et l’absence de chant “Allah Akhbar” au moment de l’exécution.

Regardez notre analyse initiale sur l’exécution de Foley, notez que cette vidéo (NdT: sur l’article original en anglais) ne contient aucun extrait de la mise en scène de la décapitation, qui n’est même pas visible sur la vodéo originale diffusée. Malgré cela, YouTube a partiellement censuré la vidéo en l’étiquetant comme “dérangeante” et bloquant son accès aux non-possesseurs de compte YouTube.

Syrie, ingérence, crimes et haute trahison de l’occident… Des vérités à mettre sous les feux de la rampe

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La résolution internationale de lutte contre l’EIIL : vérité ou duperie ? (Al-Thawra, al Wehda)

 

Amin Hoteit

 

23 Août 2014

 

url de l’article en français:

http://www.legrandsoir.info/la-resolution-internationale-de-lutte-contre-l-eiil-verite-ou-duperie-al-thawra-al-wehda.html

 

Al-Jaafari : j’aimerais demander au Conseil de Sécurité, maintenant qu’ils ont adopté cette résolution (n° 2170), qui achète le pétrole syrien à Daech et comment arrive-t-il en Europe ?

Ces derniers jours ont vu l’Occident camper deux positions à l’encontre de « Daech », le créateur du califat Islamique en Irak et en Syrie [EIIL] ; la première s’étant traduite par des frappes aériennes US sur le nord de l’Irak à la frontière du Kurdistan ; la seconde s’étant soldée par une résolution du Conseil de sécurité contre « Daech » et « Jabhat al-Nosra ».

Certains pourraient expliquer ces prises de position par le fait que l’Occident aurait finalement décidé d’admettre la vérité et de s’attaquer sérieusement au terrorisme pratiqué par ces deux organisations. Est-ce le cas ?

En réponse, nous disons qu’un dossier ne se lit pas en partant de la dernière page, voire de la dernière ligne, mais qu’il nous faut lier les choses les unes aux autres, respecter le passé pour comprendre le présent et prévoir l’avenir, et ramener le secondaire à l’essentiel pour en déduire le véritable objectif.

Par conséquent, nous devons partir d’une vérité, reconnue par tous, qui se résume à dire que l’émergence de ces deux organisations terroristes est indissociable de l’Occident, de ses alliés et de ses instruments régionaux, étant donné qu’il est désormais incontestablement établi et largement documenté que la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar sont les pays qui ont parrainé, financé, et couvé ces deux organisations dans l’espoir d’abattre l’État syrien et de l’extirper en tant que citadelle médiane de l’Axe de la Résistance, en prélude à l’anéantissement de l’ensemble des chainons de cet Axe, comme le voudrait le projet américano-sioniste. Autant de vérités démasquées qui ne peuvent même plus échapper aux gens ordinaires ou à ceux qui ne souhaitent pas faire l’effort de consacrer un peu de leur temps aux questions politiques et stratégiques.

D’autre part et sur la base de preuves tangibles, il est évident que le lâchage de Daech sur la Syrie, et à partir de là sur l’Irak, est survenu :

  • en premier lieu dans un contexte que nous pouvons désigner par « la stratégie de l’ordre serré » contre l’Axe de la résistance ; ce qui nous rappelle l’opération adoptée par M. Bachir Gemayel pendant la guerre civile lorsqu’il a appelé à « l’unification de tous les fusils chrétiens », opération qui a conduit à la formation des « Forces Libanaises » et à son élection, en tant que leur commandant en chef, à la présidence de la République au cours de l’invasion israélienne du Liban en 1982 [1].
  • en second lieu dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau plan US consistant à saigner l’Axe de la Résistance et à couper son cordon matériel avec la Résistance palestinienne à Gaza ; un plan que Daech s’est chargé d’exécuter en Irak, en Syrie, au Liban et qu’Israël s’est chargé d’exécuter à Gaza.

C’est pourquoi, bien que certains pourraient penser que l’Occident refuse le comportement criminel de Daech et qu’il s’est effectivement décidé à le combattre autant par des frappes aériennes que par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, nous pensons qu’il serait prudent d’aller au-delà de l’arbre qui cache la forêt et, en l’occurrence, de nous méfier des pièges tendus par les Occidentaux. En effet :

Les frappes aériennes US sur l’Irak :

Nous ne croyons absolument pas que les frappes aériennes sur l’Irak aient été exécutées pour la sécurité et la souveraineté de l’Irak ou, comme le prétendent certains politiciens irakiens qui cherchent à les justifier, conformément au prétendu accord stratégique du dit « Contrat sécuritaire américano-irakien ». Si tel était le cas, les États-Unis auraient frappé au moment où les autorités irakiennes ont officiellement demandé leur aide pour contrer l’avancée de L’EIIL [2] au lendemain de la mise en scène de « l’invasion daéchienne de Mossoul » [3] ou, tout au moins, quand leurs satellites ont enregistré l’exécution de 1700 personnes dans Mossoul et ses environs, ou encore lorsqu’ils ont eu confirmation des actes génocidaires et crimes contre l’humanité commis par Daech contre les Yézidis à Sinjar et contre les chrétiens ou d’autres minorités tout autour de Mossoul. Mais rien de tout cela n’a eu lieu. En revanche, Obama a clairement déclaré que « les États-Unis ont un intérêt stratégique à arrêter les avancées de l’EIIL et qu’ils ne serviraient pas de forces aériennes aux chiites irakiens ou à toute autre faction » [4].

C’est à la lumière de cette déclaration que nous devons interpréter les frappes aériennes en Irak. Nous n’irons pas jusqu’à dire que les États-Unis, qui ont créé et nourri l’organisation terroriste Al-Qaïda et ses diverses branches, se sont retournés contre leur créature en fin de parcours. Mais nous disons que c’est parce qu’ils ont vu leurs intérêts menacés par des « éléments indisciplinés » au sein de Daech, qu’ils ont lancé leur aviation pour à la fois :

  • punir les dévoyés et rappeler à Daech les limites politiques et terrestres fixées au préalable,
  • se disculper face aux accusations de nombre d’analystes et de chercheurs qui les jugent responsables du terrorisme de Daech,
  • s’assurer de l’intégrité des frontières du Kurdistan irakien qu’ils n’ont cessé d’utiliser contre notre région tel un poignard planté à mi-chemin entre indépendance inachevée vis-à-vis de l’Irak et rétablissement impossible de son lien organique avec l’État central irakien, d’où le nouveau concept d’« État quasi-indépendant » !

Ceci sans omettre la possibilité pour les États-Unis de créer un précédent sur lequel ils pourraient s’appuyer, plus tard, pour justifier une intervention militaire en Syrie sous prétexte de frapper Daech, puis laisser la situation évoluer dans le sens souhaité sans avoir à se heurter à n’importe quel obstacle d’où qu’il vienne. C’est, à notre avis, la raison de l’adoption de la Résolution du Conseil de sécurité et c’est ce que nous nous proposons de démontrer.

La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU N° 2170 [5]

Cette résolution – dont le projet a été soumis au Conseil de sécurité par l’Occident et sous la présidence de la Grande-Bretagne – aussi importante soit-elle d’un point de vue de principes, ne remédie en rien au problème. Certes, elle condamne Daech et Al-Nosra ainsi que tous ceux qui les soutiennent, invite à les combattre, appelle à l’interdiction de leur financement direct ou indirect, de leur armement, de leur acheminement, etc., mais une étude détaillée et approfondie nous fait penser à la fable de la montagne ayant accouché d’une souris !

En effet, malgré son importance juridique, cette résolution est vide de tout processus opérationnel et de tout ce qui pourrait amener à demander des comptes aux États qui soutiennent Daech et facilitent ses opérations criminelles, alors que le monde entier est désormais au courant, tout du moins, du rôle joué par la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar hier et aujourd’hui.

À cela, il nous faut ajouter, l’irritation manifeste du président britannique de la séance du Conseil de sécurité devant les interventions des délégués de la Syrie [6] et de l’Irak, irritation interprétée comme un refus de permettre le moindre éclairage sur les lacunes de la résolution et ce qu’elle pouvait dissimuler.

C’est pourquoi et en dépit de tout ce qui a été dit à propos de cette résolution, nous pensons que son seul point positif est la reconnaissance unanime, par tous les membres du Conseil de sécurité, de la véracité des déclarations antérieures de la Syrie quant au caractère terroriste des deux organisations précitées. Ce qui implique que la Syrie subit une agression étrangère terroriste et non une révolution populaire, comme certains États membres de ce même Conseil de sécurité continuent de prétendre !

Mis à part ce constat, nous ne voyons dans cette résolution rien qui puisse donner satisfaction ou inspirer un sérieux espoir quant à la volonté de l’Occident de lutter contre le terrorisme. À ce propos, nous profitons de cette occasion pour poser quelques questions à ceux qui ont été les inspirateurs du projet de cette résolution et qui ont poussé à son adoption, donc aux États-Unis et à la Grande-Bretagne en particulier :

  1. Pourquoi Abou Bakr al-Baghdadi et ses 12 collaborateurs immédiats ne figurent-ils pas sur la liste du terrorisme international ? Pourquoi n’a-t-on pas gelé leurs avoirs ? Pourquoi n’ont-ils pas été déférés devant la Cour pénale internationale par décision du Conseil de sécurité ? Cette dernière décision aurait-elle été compromettante pour les fonctionnaires US photographiés en compagnie d’Al-Baghdadi et d’autres ?
  2. Qui fournit à Daech les cartes détaillées des territoires syrien et irakien ? Qui précise à Daech les points forts de la structure défensive à éviter et les points faibles à infiltrer dans ces deux pays ? Qui planifie les invasions de Daech en fonction de ces renseignements ? N’est-ce pas les forces qui possèdent des satellites braqués sur la région et les agences de renseignement internationales, notamment celles des États-Unis et de l’OTAN ?
  3. La Turquie, membre de l’OTAN, n’est-elle pas le seul pays à travers lequel transite le pétrole volé, en Syrie et en Irak, pour être vendu sur le marché international et notamment à l’Europe ; ce qui rapporterait à Daech trois millions de dollars par jour ? Pourquoi ne pas prendre des mesures radicales contre la Turquie pour arrêter cela ?
  4. La Turquie n’est-elle pas désormais le principal point de passage des terroristes de Daech vers la Syrie et l’Irak ? Pourquoi ne pas leur interdire ses ports et aéroports ? Pourquoi ne lui adresse-t-on pas un simple blâme ?
  5. N’est-il pas notoirement établi que le Qatar, l’Arabie saoudite et d’autres États du Golfe financent en permanence ces deux organisations terroristes qui ont justement adopté l’idéologie du wahhabisme allié aux USA ? [7].

Beaucoup de questions à poser avec à chaque fois des réponses qui indiquent que si l’Occident en général et l’Amérique en particulier avaient sérieusement voulu combattre le terrorisme de Daech et de Jabhat al-Nosra, ils auraient pu tarir les sources de leur force en quelques mois, si bien que nous n’aurions même pas besoin d’une quelconque résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Les États-Unis et leurs alliés dans l’OTAN ainsi que les états régionaux, qui leur sont inféodés, en seraient capables à partir du moment où ils le décideraient. Mais la décision devrait venir des USA et elle ne viendra pas, car les États-Unis voit toujours dans le terrorisme, et ses bandes armées, son « armée secrète » qui lui permet d’atteindre des objectifs que son armée conventionnelle est incapable d’atteindre !

Finalement, la résolution 2170 s’explique par le fait que l’Occident, qui porte la responsabilité physique et morale des crimes de Daech et de Jabhat al-Nosra, a cherché à se disculper de son propre crime en le niant, tout en créant un précédent qui justifierait des frappes aériennes US sur le territoire syrien sous couvert de la guerre contre Daech… et c’est contre cela que nous devons prévenir !

Dr Amin Hoteit 
18/08/2014

Source : Al-Thawra, al Wehda [Syrie]
http://thawra.alwehda.gov.sy/_print_veiw.asp?FileName=9743819720140818002513

Le Docteur Amin Hoteit est libanais, analyste politique, expert en stratégie militaire, et Général de brigade à la retraite.

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

 

Notes :

[1] Opération Paix en Galilée ou Invasion du Liban de 1982 : Le 6 Juin 1982, l’armée israélienne envahit le sud du Liban, officiellement dans le but de faire cesser les attaques palestiniennes de l’OLP lancées depuis le Liban…

[2] L’Irak demande aux États-Unis d’intervenir contre les djihadistes
http://www.lesoir.be/576062/article/actualite/monde/2014-06-18/l-irak-…

[3] Quels sont les buts de la mise en scène de l’invasion de l’Irak par l’EIIL ?
http://www.palestine-solidarite.org/analyses.amin_hoteit.300614.htm

[4] Obama Vows To Continue Iraq Air Strikes ’If Necessary’
http://www.defensenews.com/article/20140809/DEFREG04/
308090014/Obama-Vows-Continue-Iraq-Air-Strikes-Necessary-

[5] La résolution N°2170 : le conseil de sécurité adopte à l’unanimité une résolution sur l’interdiction de tout support à “l’EIIL” et au “front Nosra” 
http://www.sana.sy/fr/?p=8681

[6] Vidéo : Intervention du Dr Bachar al-Jaafari, délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, suite à l’adoption de la résolution 2170
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=s4IzgpvOetw

[7] US Sponsored “Islamic Fundamentalism” : The Roots of the US-Wahhabi Alliance
http://www.globalresearch.ca/us-sponsored-islamic-fundamentalism-the-r…

Questions et analyse sur l’exécution du journaliste américain kidnappé en Syrie James Foley

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Résistance 71

 

22 Août 2014

 

Questions et analyse… suite…

 

Nous avons attendu quelque temps avant de faire quelques commentaires sur ce dernier évènement qui est fait pour empêcher les gens de penser et les faire réagir sur une base émotionnelle. Quoi de plus émotionnel en effet que l’exécution quasi “en direct” d’une personne kidnappée par des malfaisants ?…

Cette vidéo analytique de Paul Joseph Watson (http://www.infowars.com/james-foley-beheading-what-theyre-not-telling-you/ ) permet de poser quelques questions essentielles, sans y apporter de réponses pré-conçues. Il est nécessaire de questionner ce qu’on voit, ce qu’on nous donne à voir, car nous vivons dans un monde où il faut en fait tout questionner, car on ne peut plus faire confiance à ce qui est jeté en pâture au public pour sa consommation et donc à son émotion.

Toute propagande vise à court-circuiter l’intellect humain pour que les sujets ciblés n’utilisent que leurs émotions et réagissent en fonction de celles-ci. Pourquoi ? Parce qu’il est plus facile de manipuler les émotions que la raison.

Depuis la diffusion de cette vidéo d’exécution du journaliste Foley (que l’on ne voit du reste pas comme l’explique PJ Watson dans son analyse) à quoi assiste t’on ? A une levée de boucliers pour une intervention militaire en Syrie et en Irak contre l’EIIL/EI, à la police britannique déclarant que “rien que de regarder la vidéo, cela peut-être assimilé à un acte terroriste”, bref ceci sert au déclenchement d’une campagne massive de propagande pour une intervention militaire directe de l’empire en Syrie et en Irak. On apprend aussi que les forces spéciales US avaient essayé de libérer Foley et d’autres otages mais avaient échoué. D’habitude, on entend parler de ce genre d’opération commando que si elles réussisent ou si elle foirent lamentablement et qu’il est impossible de cacher l’affaire. Là personne n’était au courant, mais on “fuite” l’info. Pourquoi ? Pour dans un premier temps dédouanner les autorités yankees dans le style “on a essayé vous savez”, que ce soit vrai ou pas, mais aussi pour dire de manière subliminale: “vous voyez, ces barbares islamistes arrivent à déjouer nos commandos, force delta, omega, machin truc… Ils sont trop forts… faut envoyer la grosse bidasserie au sol après avoir passé trois couches sur le terrain, la première au napalm, la seconde au phosphore blanc et la dernière à l’uranium appauvri…”

Nous avons une question toute simple d’entrée de jeu: Pourquoi les médias occidentaux ne mentionnent-ils jamais le fait que les militants “djihadistes” de l’EIIL aujourd’hui muté une fois de plus en Émirat Islamique ou EI ont été financés par les plus gros alliés des Etats-Unis dans la région à savoir: l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweït et la Turquie ? Pourquoi ne dit-on pas non plus que ces militants islamistes les plus sauvages selon le ministre de la défense américain Chuck Hagel (ancien de la CIA), ont été formés et entraînés dans une base secrète américaine en Jordanie en 2012 et que les cadres de l’EI sont formés par des instructeurs militaires des forces spéciales américaines, britanniques et françaises ?

http://www.infowars.com/blowback-u-s-trained-isis-at-secret-jordan-base/

http://www.theguardian.com/world/2013/mar/08/west-training-syrian-rebels-jordan

Voici de manière résumée ce qu’analyse Paul Joseph Watson de la vidéo diffusée, nous encourageons les lecteurs à la visionner (en anglais) et nous précisons que la vidéo de Watson ne contient aucun élément graphique et qu’il ne diffuse aucun extrait de la dite vidéo, il ne fait que commenter ce qu’il a vu:

  • Les premières minutes sont consacrées à s’excuser auprès des parents et de la famille de la victime, mais pour dire aussi qu’il est important de poser des questions sur cet évènement et surtout de poser les bonnes questions. Watson explique également que Scotland Yard a déclaré en substance que les gens qui visionnent la vidéo au Royaume-Uni peuvent être assimilés à des terroristes, ce qui en dit long sur l’intention de censure et on peut parfaitement voir où cela mènera à terme en matière de censure potentielle de l’information: Il suffira que la “ministère de la propagande” décide que telle ou telle vidéo ou information n’est pas “correcte” pour que tous ses visionneurs deviennent instantanément des “terroristes”, puis pour simplifier la vie de tout le monde: la suppression pure et simple de l’info hors “ligne du parti” sera de mise.
  • A partir de 4min06 dans la vidéo: Watson confirme que l’EIIL/EI a été et est toujours financé par les plus gros alliés des Etats-Unis dans la région: l’Arabie Saoudite, le Qatar (petit pays qui rappelons-le est une dépendance directe d’Exxon/Mobil et donc de l’empire Rockefeller), le Koweït et la Turquie.
  •  A 4min45: Les militants de l’EIIL/EI se sont entraînés dans une base secrète américaine en Jordanie dès 2012.
  •  A 5min20: Question: “Pourquoi les gouvernements comme celui de la GB ne veulent-ils pas que le public regarde la vidéo et insinuent que tout visionneur en GB peut-être assimilé à un “terroriste”, ce qui sous-entend que tout le monde est tracé et que “big brother” sait ce que vous faites depuis votre ordinateur.
  •  A 5min35: Bref récapitulatif des provocations à la guerre mises en scène, celle venant immédiatement à l’esprit dans ce contexte, étant l’attaque fausse-bannière aux armes chimiques l’an dernier en Syrie, unanimement blâmée par la pressetituée occidentale sur Bachar Al-Assad et prouvée depuis avoir été l’œuvre de la “légion arabe” déstabilisatrice de la CIA: les faux “rebelles” mais vrais mercenaires de l’empire. Cette première tentative de casus belli contre la Syrie ayant échoué, la mise en scène de l’exécution de Foley pourra t’elle avoir plus de succès ? Juste une question…
  •  A 8min: Watson analyse la vidéo elle-même pour dire qu’il est troublant de voir le calme de Foley lisant son texte avant d’être décapité. D’aucun pourrait dire “il ne savait pas ce qui allait se passer car il est otage depuis fin 2012”, possible, même s’il voit un gugusse un couteau à la main à côté de lui tout au long de sa lecture… De quoi se poser de sérieuses questions quand même et altérer quelque peu un calme olympien. Watson fait ensuite une remarque très pertinente: Toutes les vidéos de décapitations ou d’exécutions sommaires d’otages par les groupes mercenaires islamistes de la CIA agissant en Syrie et en Irak ont mis en scène plusieurs “djihadistes”, l’un d’entre eux lisant l’acte d’accusation et de sentence de mort d’un pamphlet, des versets ou citations du coran sont récités et la (les) victime(s) sont mises à mort aux cris “d’Allah Akbhar !” Rien de tout cela ici. Absolument aucun caractère religieux dans la forme. L’exécution ne prend qu’une dimension politique, ce qui est questionable venant de soi-disants “purs et durs islamistes” de l’Emirat Islamique qui ont un modus operandi bien établi en la matière.

De plus, toutes les vidéos émanants de Syrie et d’Irak n’épargnent jamais les détails les plus abjects des exécutions, comme par exemple cette vidéo du cannibale qui avait mangé un organe d’un soldat syrien devant la caméra, abattu depuis par l’armée syrienne. Question pertinente: Si cette vidéo de l’exécution de Foley a vraiment été faite pour choquer le monde comme les autres… Pourquoi l’interrompre au moment de l’exécution comme le dit Watson. La réalisation procède d’une technique cinématographique appelée “ellipse” où on coupe au tout début d’une scène violente et on reprend le filmage avec le résultat, laissant l’imagination (et les émotions) des spectateurs faire le lien entre les plans. Ceci permet à la fois de faire jouer l’émotionnel à plein tout en évitant… la censure.

La question est donc: Pourquoi tant de “délicatesse” soudaine en provenance de ces psychopathes ? Ou y a t’il quelque chose à cacher au sujet de la mort de Foley ? Juste une autre question…

Ceci ne représente que des questions qui se doivent d’être posées et auxquelles peut-être des réponses seront apportées. La propagande bat son plein. La manipulation des foules est à son comble. L’empire et ses oligarques veulent une guerre de grande envergure non thermo-nucléaire. Ils échouent en Ukraine. L’Irak ne fera pas bouger la Russie, la Syrie ? plus que probablement car les intérêts russes y sont bien plus importants. A terme, l’exécution de James Foley qu’elle soit réelle ou fictive, ramène l’émotionnel en première ligne pour convaincre les opinions publiques de la justification d’une intervention armée en Syrie (et en Irak), cette fois-ci, non plus pour virer Al-Assad, mais pour annihiler la “menace” EIIL/EI. Menace, que tout le monde dans les médias omet bien sûr de dire, a été créée par l’occident tout comme Al Qaïda l’a été auparavant. Al Qaïda a vécu, le ressort est cassé, l’organisation ne fait plus peur à personne… L’EI, sanguinaire et cruel à souhait, directe émanation des cerveaux malades du pentagone et des services impérialistes, prend le relais pour justifier d’une guerre ouverte au Moyen-Orient, guerre où seront pompée toutes les nations, qui verra sans doute l’utilisation d’armes nucléaires tactiques, qui empoisonneront la planète mais sans annihilation instantanée. La guerre durera, les gouvernements créeront des “terroristes domestiques” de toute pièce, le chaos s’en suivra pour imposer loi martiale et grille de contrôle planétaire, bref l’ordo ab chao: le Nouvel Ordre Mondial.

Science-fiction ? Nous l’espérons sincèrement, mais la tournure que prend “l’affaire Foley” vaut bien que nous nous posions collectivement les questions qui se doivent d’être posées et surtout que nous cessions de gober les mouches “émotionnelles” qu’on nous met bien en évidence devant le bec.

Depuis le départ, l’EIIL devenu EI est ce que les anglo-saxons appellent dans leur jargon militaire une PSYOP ou Opération Psychologique, qui a pour seul but d’alimenter la haine induite pour entraîner le monde plus avant dans la doctrine psychopathe néo-conservatrice américaine du “choc des civilisations”, inventée et promue par le professeur de Science Politique d’Harvard Samuel Huntington, qui fut le professeur, entre autre, de Bill Clinton, celui qui introduisit le concept dans la politique étrangère américaine, poussée à outrance sous les mandats de Bush et Obama ainsi que du côté britannique avec les sociopathes de service tels Blair, Brown, et Cameron.

Le piège est tendu, les ficelles sont grosses et les antécédents historiques très lourds. Ne tombons pas dedans !

Il faut exposer la vérité pour désamorcer la guerre. En l’occurence: L’EI est une opération de la CIA pour déstabiliser le monde et pousser chrétiens, musulmans (et juifs) à la gorge les uns des autres, repartir en croisade en quelque sorte !,,,. Les preuves foisonnent. Il suffit de les mettre sous les feux de la rampe !

De fait, cette entière affaire de la métamorphose d’Al Qaïda en EIIL puis en EI montre à l’évidence, l’état schizophrénique avancé dans lequel se trouvent tous les gouvernements occidentaux à commencer par celui du pays du goulag levant (ex-USA): Ils ont métamorphosé AQ devenu inutile, obsolète, en grand méchant loup EI, financé et entraîné par l’occident et ses marionnettes du Golfe, pour combattre Al-Assad en Syrie en tant qu’allié de l’occident, mais qui deviendrait un “ennemi” de ses maîtres et créateurs occidentaux en Irak…

Y aura t’il encore des trolls gouvernementaux pour dire que tout cela n’est que du “conspirationnisme” ? Peut-on faire mieux que cela en matière conspirationniste étatique ?

Nous vivons bien sous le plus grand chapiteau du monde !

Suite…

ingérence impérialiste en Syrie et en Irak… Quand les traces de l’EIIL mènent (aussi) au Mossad…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et lobbyisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 23 juin 2014 by Résistance 71

EIIL… Cherchez aussi le Mossad !

 

IRIB

 

22 Juin 2014

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/component/k2/item/329849-eiil-alliance-des-espions-israéliens-et-saoudiens

 

Les services d’espionnage saoudiens et israéliens …

…. ont joué un rôle important dans les opérations de l’EIIL en Irak. 

Tandis que le monde était surpris par les attaques rapides des terroristes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) contre l’Irak, les analystes commencent à découvrir que c’était l’Arabie saoudite qui avait donné le feu vert aux terroristes liés à al-Qaïda d’attaquer le territoire irakien. Selon ces révélations, le grand convoi d’armes qui avait été offert aux terroristes d’al-Qaïda, était la réaction du gouvernement saoudien à la victoire de Nouri al-Maliki et de Bachar al-Assad respectivement aux élections en Irak et en Syrie. En outre, Riyad voulait se venger ainsi des victoires de l’armée syrienne dans son combat contre les groupes terroristes, presque tous mercenaire à la solde des princes de Riyad.

Il y a aussi des documents irréfutables qui prouvent que le Mossad avait joué un rôle considérable pour transmettre des informations aux officiers saoudiens et français, et aide les terroristes de l’EIIL par la transmission des informations, afin de les aider à avancer dans différentes régions irakiennes. En outre, des personnalités irakiennes comme Ibrahim al-Dowri ou Tariq Hachemi ont étroitement collaboré avec les terroristes de l’EIIL, tandis que certains officiers de l’armée irakienne ont été également recrutés par ce réseau d’espionnage. Il faut pourtant souligner qu’en Syrie, l’armée à réussi à prendre en main le contrôle total de la ville stratégique de Kassabé et a détruit le rêve des terroristes qui souhaitaient pouvoir créer un passage leur permettant avoir accès à la Méditerranée. En même temps, des sources d’informations font état d’une nouvelle série d’événements qui se produiront bientôt en Irak et en Syrie, événements qui seraient en quelque sorte la riposte de Damas et de Bagdad à leurs adversaires à Te-Aviv et à Riyad. En se basant sur des informations confirmées par des sources occidentales, le site d’informations Al-Sabat a révélé qu’avant la présidentielle en Syrie, Riyad avait envoyé une grande quantité d’armes aux terroristes extrémistes de l’EIIL dans le nord de la Syrie. Les officiers de renseignement français et saoudien avaient sécurisé déjà les routes pour transférer ces armements à l’intérieur de l’Irak. La révélation de ces informations montre que l’Arabie saoudite avait donné son feu vert aux terroristes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) d’attaquer les différentes régions irakiennes.

Par ailleurs, un expert militaire israélien a déclaré à la chaîne 10 de la télévision du régime sioniste que l’Arabie saoudite et le régime israélien avaient coopérer à un très haut niveau pour préparer le terrain aux attaques de l’EIIL en Irak. Le quotidien britannique « The Independent »  a révélé pour s part le rôle de Tariq al-Hachemi ancien vice-président irakien et  d’Ezzat al-Dowri, ancien commandant du parti Baath irakien, dans le déclenchement de ces attaques. Selon le quotidien britannique, Ezzat al-Dowri s’est caché dans une région près de la frontière entre l’Irak et la Syrie. Le quotidien « The Independent » cite aussi Robert Fisk selon lequel l’Arabie saoudite est très furieuse du changement de la donne en Syrie en faveur de Damas et Téhéran, et de l’amélioration des relations de l’Iran soit avec les Etats-Unis et l’Occident, soit avec les pays de la région comme le sultanat d’Oman, les Emirats arabes unis et le Koweït et la Turquie. En envoyant des messages violents par l’intermédiaire de l’EIIL, l’Arabie saoudite veut faire peur aux autres et faire avancer ses mercenaires jusqu’aux frontières de l’Iran.

Certains analystes soulignent aussi les liens qui existent entre les opérations de l’EIIl et l’enlèvement de trois sionistes en Cisjordanie. L’EIIL a publié un communiqué pour revendiquer la responsabilité de l’enlèvement de ces trois individus. Son objectif est de faire croire que ce groupe se bat aussi contre le régime israélien. Pourtant, le régime sioniste rejette l’idée de l’implication de l’EIIL et accuse le Hamas d’avoir enlevé ces trois sionistes en Cisjordanie. Des observateurs indépendants estiment pourtant que tout cela n’est qu’un jeu médiatique orchestré par le Mossad et les services de renseignement d’Arabie saoudite qui veulent préparer le terrain à une nouvelle offensive de l’armée du régime sioniste contre la bande de Gaza et le sud du Liban.

Tandis que tout le monde s’inquiète de la propagation des opérations des terroristes de l’EIIL dans la région, il ya des observateurs qui estiment qu’une grande riposte se prépare contre ces terroristes. Cette réaction serait coordonnée par la Syrie, l’Irak et les conseillers militaires de la Russie. Pour le moment, l’armée irakienne est en train de libérer peu à peu une partie des territoires occupés par les terroristes de l’Etat islamique en Irak et au Levant. Dans les opérations de l’armée irakienne, deux commandants de l’EIIL à Mossoul ont été tués. L’armée irakienne est d’ailleurs en train de se servir des opérations rapides et des embuscades qui font rappeler les opérations de l’armée syrienne contre les terroristes. Cela pourrait donc être le début des cauchemars des agents de renseignement saoudiens et israéliens en Irak.

Ingérence impériale en Syrie et en Irak… Plus dure sera la chute !

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 21 juin 2014 by Résistance 71

Pourquoi l’EIIL va t’il échoué plus rapidement en Irak qu’en Syrie ?

 

Al Manar

 

20 Juin 2014

 

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=178561&cid=76&fromval=1&frid=76&seccatid=29&s1=1

 

Le site panarabe Panorama al Charq al-Awssat prévoit la défaite cuisante de l’EIIL (Daesh) en Irak, « défaite qui se produira beaucoup plus rapidement que celle de cette milice en Syrie »!

« L’échec des complots du Qatar et de l’Arabie saoudite, de la Turquie et des Etats Unis en Syrie ont poussé ces derniers à s’engager en Irak or la défaite en Mésopotamie sera encore plus cuisante, voire plus rapide ».

A peine quelques jours après, l’attaque des terroristes contre Ninive puis Al-Anbar et Salaheddine et la chute de Mossoul, des informations ont fait état de la complicité de certains responsables locaux avec les terroristes et des versement par le Qatar et l’Arabie saoudite des méga pot-de-vin aux Irakiens !

Certes la conspiration qui vise en ce moment l’Irak entier est à la fois d’ordre intérieur et extérieur mais les preuves qui prouvent l’implication du Qatar, de l’Arabie saoudite et de certains autres pays peuvent s’énumérer de la sorte :

1- Les propos de Samira Rajab, porte-parole du gouvernement de Bahreïn qui a qualifié l’offensive d’Al-Qaïda de « révolution sunnite contre la répression chiite » !! Bizarre d’entendre de la bouche de la porte-parole de telles sornettes alors que l’EIIL tue fatalement chiites et sunnite et que le régime de Bahreïn est coupable de l’une des plus violentes répressions contre son peuple qui soit parmi les régimes arabes depuis le fameux printemps arabe.

2- Les propos très curieux et déplacés du mufti qatari Youssef Qardaoui, sorti des limbes à l’occasion de l’attaque des takfiristes contre l’Irak. Qardaoui a qualifié la prise de Ninive par l’EIIL comme une « révolution venant en complémentarité avec le printemps arabe »!

Il semble que le meurtre de 1700 soldats irakiens en un jour ait laissé indifférent le cheikh qui qualifie cette offensive de « victoire évidente ».

3- L’annonce par Riyad que les événements secouant le nord de l’Irak sont l’émanation des politiques confessionnelles de Bagdad et du choix de ce dernier de mettre à l’écart les sunnites.

Certes, il s’agit d’accusations infondées quand on sait que les valets de Riyad comme Tarek Hachémi (ex-vice président irakien) supervisent un vaste réseau de trafic de voitures piégées et de terroristes vers l’Irak.

4- la position opaque de Washington qui continuent à rester les bras croisés comme si ce n’étaient pas les Etats Unis qui ont signé en 2010 un accord sécuritaire et militaire avec l’Irak qui l’engage à coopérer militairement avec Bagdad. Washington a promis d’envoyer des drones combattre les terroristes mais on ne sait quand et comment ?

Le journal prévoit ensuite l’échec très rapide du nouveau plan US/alliés en Irak : car en Syrie, ils ont agi loin du foyer de la résistance, qu’est l’Iran.

Cette fois, les mercenaires sont venus aux portes de l’Iran croyant pouvoir défier ce pays. Mais ils auront tort.

L’Iran infligera à l’aide d’autres éléments de l’axe de la Résistance, Hezbollah/Syrie une défaite cuisante aux terroristes d’autant plus que la haute référence religieuse l’Ayatollah Sayed Sistani, à la fois respecté par les sunnites et les chiites, s’y est mêlé et a donné l’ordre d’une mobilisation générale.