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Guerre impérialiste et ingérence en Syrie: Le Barnum des négociations de Genève 3…

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Négociations sur la Syrie: la mise à mort d’Al-Assad ouvertement évoquée à Genève 3

L. Mazboudi

 

14 mars 2016

 

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=292059&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=449&s1=1

 

Durant les deux points de presse organisés séparément ce lundi, en marge du lancement de la conférence de Genève-3, l’émissaire onusien  Stefan De Mistura et le représentant de la Syrie Bachar al-Jaafari ont semblé être aux antipodes quand à leur vision du règlement en Syrie.

Le premier a insisté sur le fait que le compromis politique passe par un transfert politique, lequel constitue d’après lui l’essentiel de la discussion. Ce qui équivaut à dire que le président syrien doit se désister.

Alors que pour le second, il n’y a rien qui s’appelle la phase transitoire, mettant l’accent sur la nécessité que le médiateur respecte les normes d’honnêteté et de neutralité dans les pourparlers.

Jaafari a tenu à rappeler que toute condition stipulée au préalable par les groupes de l’opposition est rejetée d’avance et va à l’encontre des références à la base desquelles les négociations se déroulent.

Il a surtout mis l’accent sur l’exclusivité d’un dialogue inter syrien sans aucune ingérence extérieure dans le but de réaliser la conciliation.

Ses propos rejoignent ceux du ministre syrien des AE, Walid al-Mouallem, tenus samedi dernier, lorsqu’il a clamé haut et fort que « Assad est une ligne rouge », dans le sens qu’il n’est pas question de l’exclure du processus de transition, et qu’il revient seulement au peuple syrien de décider de son sort.

 L’intervention de De Mistura ce lundi fait comme si Mouallem n’a pas parlé. Etroitement aligné à la position des puissances occidentales et des monarchies arabes, il « évoque des choses que ne sont pas de son ressort », lui a reproché Mouallem , en indiquant qu’il n’est de son droit non plus de parler des élections parlementaires ou présidentielles ou des réformes constitutionnelles en Syrie.

Force est de constater que de Mistura a même haussé le ton ce lundi, lorsqu’il a mis en garde contre une reprise de la guerre en cas d’échec des pourparlers, allant même jusqu’à dire qu’elle sera pire qu’avant.

Cette mise en garde rime avec la menace lancée samedi, par le chef de la milice pro saoudienne Jaïch al-Islam, Mohammad Allouche. Désigné à la tête de la Haute instance des négociations (HIN), laquelle représente les opposants syriens pro saoudiens aux pourparlers à Genève, il avait menacé sans ambages : «  nous considérons que la phase transitoire commence par le départ d’Assad ou par sa mort ».

« L’opposition aspire à entamer les pourparlers pour discuter la formation d’une instance transitoire de pouvoir qui aurait des prérogatives exécutives englobant celles du président, lequel ne doit assumer aucun rôle, ni dans l’état actuel des choses, ni dans les étapes futures », avait expliqué Salem al-Mousallet, le porte-parole de l’HIN.

La velléité de tuer le président syrien n’est pas une nouveauté en soi.

Au début de la crise, des fuites ont fait état de quelques tentatives orchestrées par des services de renseignements régionaux et occidentaux.

Mais c’est la première fois qu’un chef de milice l’affiche ouvertement et devant une tribune internationale.

Elle reflète sans aucun doute une volonté d’escalade chez les parrains internationaux et régionaux des opposants pro saoudiens, celle d’aller jusqu’au bout pour en finir une fois pour toute.

Lors de la rencontre du secrétaire d’état américain John Kerry avec le roi saoudien Sleimane, il lui a fait part qu’il est temps d’en finir avec la Syrie et le Yémen.

Or, dans leur approche, ils ignorent toutes les avancées réalisées ces derniers mois par l’armée syrienne et ses alliés, et se comportent en vainqueurs, même en cas d’escalade militaire. Alors que le pouvoir syrien et ses alliés ne se voient pas du tout perdant.  Signe que le règlement de la crise syrienne n’est pas pour bientôt.

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Guerre et mensonges impérialistes en Syrie: La requête de Washington à Moscou officialise les troupes yankees au sol en Syrie !….

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Washington demande à Moscou de ne pas bombarder ses troupes au sol opérant dans le Nord de la Syrie

 

Michel Chossudovsky

 

21 février 2016

 

url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/washington-asks-moscow-please-do-not-to-bomb-american-troops-operating-on-the-ground-in-northern-syria/5509226

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Washington a demandé à Moscou de ne pas bombarder les zones du nord de la Syrie où les forces spéciales commandos des Etats-Unis sont déployées. Ces zones sont sous la jurisdiction d’une soi-disant “opposition modérée” et ses rebelles qui sont soutenus activement par les Etats-Unis et leurs alliés.

Ces zones en question sont des poches de la Syrie du Nord dans lesquelles se trouvent des groupes djihadistes variés soutenus par les USA/OTAN incluant l’EIIL et le front Al Nosra (NdT: Al Qaïda en Syrie), qui combattent les forces gouvernementales syriennes de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) et leurs alliés. Ces poches terroristes sont protégées par la coalition menée par les Etats-Unis et la Turquie:

Le Pentagone a demandé à la Russie de se tenir à l’écart de certaines parties du nord de la Syrie où des forces spéciales américaines entrainent des combattants localement, à savoir des terroristes incluant ceux de Daesh, pour combattre les groupes islamistes (les rebelles de l’opposition sont des alliés de l’EIIL, l’EIIL est soutenu par les Etats-Unis et a des forces spéciales parmi ses rangs), ont dit des officiels militaires américains. La reconnaissance est signifiante parce que le Pentagone a insisté répétitivement qu’il ne coopère pas avec Moscou tandis que les deux puissances mènent des campagnes de bombardement distinctes dans la Syrie ravagée par la guerre. Le conseiller reconnaît la présence militaire des Etats-Unis en Syrie. Washington confirme que les forces spéciales et la CIA opèrent au sein des rangs de “l’opposition modérée.”

L’objectif de Washington est double:

  • Premièrement, il veut “officiellement” éviter une confrontation militaire directe avec la Russie et prévenir des pertes américaines. C’est la substance du conseil officiel, mais ce n’est pas l’objectif principal.
  • Deuxièmement, il utilise le prétexte d’éviter la confrontation militaire avec la Russie (et les pertes militaires américaines) comme moyen de limiter la campagne de bombardement russe: l’objectif principal de Washington est de protéger ce qu’il reste des positions terroristes sponsorisées par les USA en Syrie du Nord, incluant celles de l’EIIL/Daesh, des bombardements russes.

Ceci revient à demander à la Russie de ne pas bombarder les “terroristes modérés” soutenus par les forces américaines. En fait, ceci fut la position initiale adopté par Washington dès le début de la campagne de bombardement russe contre l’EIIL qui a commencé fin Septembre 2015. Le gouvernement Obama a blâmé Poutine de “cibler délibérément les forces soutenues par les Etats-Unis” en Syrie (les “terroristes modérés”) plutôt que leurs forces spéciales: la préoccupation des USA sur un plan stratégique est plus de protéger leurs positions terroristes que leurs propres troupes spéciales au sol.

En fait, ce qui était en jeu à la mi-Octobre 2015 était que la Russie tuait les “bons gars”, à savoir “les rebelles formés par la CIA” que Moscou avait “par erreur” catégorisé comme terroristes.

D’après des hauts-fonctionnaires américains interviewés sur Fox News:

“Poutine cible délibérément nos forces. Nos gars essaient désespérément de survivre.” Officiellement, les Etats-Unis ont donc des “bottes au sol” opérant au sein des groupes variés d’Al Qaïda et “d’opposition” aussi bien qu’au sein de l’EIIL, ceci en totale violation de la souveraneté syrienne.

Les forces spéciales commandos sont en liaison permanente avec les forces US/OTAN.

Le conseil du Pentaqone demande à la Russie de ne pas cibler les forces commandos US dans de “larges zones” du nord de la Syrie, ce qui revient en fait à restreindre les frappes aériennes russes contre les terroristes soutenus par la coalition américaine. (NdT: en cela les US utilisent leurs propres troupes comme bouclier humain pour protéger leurs terroristes…)

Le lieutenant-général Charles Brown, commandant des forces aériennes américaines au Moyen-Orient, a dit que les officiels américains ont demandé à Moscou d’éviter de “larges zones” du nord de la Syrie (toujours sous contrôle terroriste) “afin de maintenir un bon niveau de sécurité pour nos forces qui sont au sol.”

L’attaché de presse du Pentagone Peter Cook, a dit que la Russie avait honoré cette requête et insisté que le Pentagone n’avait fourni que de vagues descriptions géographiques sur les lieux où se trouvaient les troupes américaines et n’avait pas indiqué les positions exactes.

[L’armée russe sait parfaitement où sont les forces américaines, dans les rangs de groupes variés “d’opposition” combattant les forces gouvernementales syriennes.]
Le Pentagone a dit l’an dernier qu’il envoyait 50 militaires de ses forces commandos travailler avec les combattants anti-EIIL en Syrie bien que les officiels ont dit ne rien savoir de leur location et de leur progrès depuis.

Le nombre de forces américaines au sol est bien plus grand, ces chiffres du Pentagone n’incluent pas les forces mercenaires louées aux contractants privés opérant au sein des groupes terroristes.

Depuis Août 2014, les Etats-Unis mènent une coalition internationale contre le groupe EI en Irak et au Levant (EIIL). Ceci est un mensonge: il y a une vaste documentation montrant que les Etats-Unis et leurs alliés incluant la Turquie et l’Arabie Saoudite, protègent de fait l’EIIL.

La Russie est entrée dans le conflit en Syrie en Septembre 2015, lorsqu’elle a commencé à bombarder les rebelles opposés au président Bachar al-Assad. La Russie dit qu’elle attaque le groupe EI et d’autres terroristes.

… Le Pentagone a tenu une série de pourparlers de “désamorçage” pour établir des procédures en cas d’erreur (Al Monitor, AFP Report, emphasis added)

Il faut ici noter qu’à la mi-Janvier, en réponse aux raids aériens russes et la défaite des terroristes soutenus par les US/OTAN des forces d’opposition, le Pentagone a annoncé un nouveau plan pour entraîner jusqu’à 7000 nouveaux rebelles en Syrie “comme partie d’un effort de sécuriser la frontière sud de la Turquie”. Ce plan, coordonné avec la Turquie, consisterait à créer une soi-disante “zone de sécurité” en Syrie du Nord.

D’après un document secret du Pentagone, l’objective ultime “était de créer un caliphat islamiste (une principauté salafiste) en Syrie du Nord.”

 

Global Research has developed an archive of more than 1000 articles on Syria, which document beyond doubt Washington’s support of Al Qaeda affiliated opposition groups in Syria as well as the Islamic State.

 

Guerre et ingérence impérialiste occidentale en Syrie: Notre liberté seconde victime après le peuple syrien…

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Les Français croient être protégés, ils ne le sont plus

 

Georges Stanechy

 

28 Novembre 2015

 

url de l’article original:

 

http://stanechy.over-blog.com/2015/11/les-francais-croient-etre-proteges-ils-ne-le-sont-plus.html

 

« Il nous faut apprendre à peser la pieuvre qui s’appelle la « vassalité d’une nation » ; et, pour cela, situer ses tentacules dans le contexte géopolitique de l’asservissement continu de l’Europe depuis 1945. »

Manuel de Diéguez  (1)

Notre Nation, comme tant d’autres, vient de subir une série d’attentats aveugles contre la population civile.

Partageons notre compassion à l’égard des parents et proches de ces victimes. Dans la dignité et le recueillement.

Propagande et Démagogie : du Grotesque à l’Ignoble

Mais aussi dans le refus, tout aussi déterminé, de l’hystérie de la propagande et de la démagogie manipulant l’émotion collective, orchestrée par notre oligarchie et sa domesticité, politicienne, médiatique ; panier de crabes de courtisans et courtisanes.

Sans oublier les polichinelles de tous poils, bonimenteurs, et autres charlatans, chargés de « vendre » la rhétorique de la caste au pouvoir : « experts du monde arabe » qui n’ont jamais « vécu » dans le monde arabe, « islamologues » dont aucun n’est musulman (je cherche en vain des « christianologues« …), « experts en terrorisme » pitoyables porte-voix des officines des services spéciaux.

Se multipliant comme champignons après l’orage. Non pas sous les arbres, dans notre société de la désinformation, mais sur les plateaux, studios,  de radios et TV, ou dans les chroniques de la presse officielle moribonde. Jusqu’à la saturation, la nausée, dans l’enfumage de l’omniscience et de l’omniprésence de ces pantins de la désinformation.

Du « Grotesque » (2) des « experts » autoproclamés en « stratégies militaires » ou en « sécurité intérieure« , dont la multiplication des apparitions audiovisuelles (35 apparitions recensées dans les médias en 5 jours pour deux d’entre eux…) a été qualifiée de « grande vadrouille médiatique », dans une judicieuse et ironique allusion à nos deux célèbres comiques Louis de Funès et Bourvil. (3)

A « l’Ignoble » de ces philosophes ou intellectuels d’ascendance maghrébine ou musulmane, dont le brevet d’ »experts » du monde arabe et musulman, délivré par notre « industrie du lavage de cerveaux », n’a pour seul fondement que leur servile alignement sur la doctrine des pays membres de l’OTAN : féroce colonialisme anti-arabe et hallucinant fanatisme islamophobe. Ce déluge d’obscurantisme réactivé dans le présent contexte par ces « intellectuels » a été heureusement dénoncé, avec courage et pertinence, par beaucoup de nos concitoyens.

Percutant exemple : la réponse de Pierre Tevanian aux assertions de l’un d’entre eux, sur la cynique imposture duquel j’avais déjà attiré l’attention dans un texte du 5 septembre 2010 (4). Cinglante « Lettre ouverte à mon collègue Abdennour Bidar, marchand de fascisme à visage spirituel », datée du 20 novembre dernier. (5) 

Extrait :

 « Vous parlez de cancer mais de quel « scanner » vous servez vous pour mesurer la propagation de la tumeur maligne ?

Quel « logiciel politique » mobilisez-vous pour avoir recours à ce type de sauts rhétoriques, de registre apocalyptique, de métaphores biologistes ?

La réponse, vous la connaissez aussi bien que moi, car nous avons fait les mêmes études et vous l’avez comme moi apprise en histoire et en philosophie politique : c’est le registre de l’extrême droite raciste et fasciste.

Il n’y a pas de « cancer civilisationnel  » chez les musulmans, Monsieur Bidar. Pas plus que n’existait, en 1986, ce « sida mental » que Louis Pauwels, déjà dans « Le Figaro », diagnostiquait dans la jeunesse française.

Et je ne sais pas si vous êtes le ver ou le fruit, Monsieur Bidar, mais je dis que ce que vous faites là, dans ce contexte de crise, de chocs, de peurs exacerbées, est proprement ignoble. »

Dévoiler, démonter, déconstruire la manipulation de ces prétendus « experts » est un devoir citoyen. D’autant plus urgent que la désinformation anxiogène atteint des niveaux extrêmement dangereux. Tant pour l’avenir de notre pays, en diabolisant une partie de sa population. Que pour celui de la planète avec les risques de conflit mondial, généralisé à toutes les nations par le jeu des alliances, qu’il dissimule…

Car s’entendre dire sans broncher, dans le mensonge le plus cynique, « La  France est en guerre » et, de ce fait, « l’Union Sacrée s’impose« , serait souscrire aux pires aveuglements des va-t-en-guerre dans l’anesthésie permanente de notre « esprit critique » et la suppression de nos « Libertés », d’opinion, d’expression, de réunion…

La voie ouverte à toutes les formes de Totalitarisme et d’Etat policier.

Faisons comprendre à cette nomenklatura que pour nous, « citoyens », tout en étant solidaires des familles endeuillées, il est hors de question d’être dupes de leur comédie.

Relookage du Pillage Colonial

« En guerre » ?… Contre qui ?… Contre quoi ?…

Guerre, dans « l’Union Sacrée« …

Contre l’injustice sociale et économique avec son impact dramatique du chômage de masse, de l’extension permanente de la précarité, de la paupérisation ; notre pays étant le plus grand consommateur mondial d’anxiolytiques et d’antidépresseurs ?… Au nom d’une idéologie du « Libéralisme » de droit divin qui, le masque étant levé, n’est qu’un capitalisme sauvage au service d’une minorité de privilégiés « mondialistes », contraignant au servage la majorité de la population…

Guerre, dans la « Solidarité Nationale« …

Contre le récurrent « tsunami sanitaire », aux gigantesques ravages dans l’addiction ; chaque année notre pays enregistrant : 60.000 morts d’alcoolisme + 60.000 morts de tabagisme ; soit une moyenne annuelle de 120.000 morts ?… En dix ans : 1.200.000 morts… Non compris les « dégâts collatéraux » (cancers, démences précoces, maladies cadiovasculaires, violences, accidents de la route, etc.) …

Pour le plus grand profit de groupes et d’actionnaires, « alcooliers » et « cigarettiers » en tête de liste, engrangeant des profits mirobolants dans des paradis fiscaux, sans quasiment payer d’impôts si ce n’est sous forme symbolique d’une poignée d’Euros ?…

Laissant à la charge de notre collectivité le poids financier de ce désastre permanent. Camouflé, par une ingénieuse fourberie culpabilisante pour chaque français, sous la forme du « Trou de la Sécu »… Sans parler des empoisonneurs et trafiquants sur la santé publique de l’agro-industrie… Les « pollueurs », en matière de santé, n’étant jamais les « payeurs ».

Guerre… Contre des « terroristes » infiltrés dans la population qui « en veulent à Nos Valeurs » de paradisiaque démocratie… Jamais arrêtés, lors de leurs crimes, pour ensuite être jugés, dans la clarté d’un procès public permettant de connaître leurs motivations, leurs formations, et surtout leurs commanditaires ?…

Qui se révèlent, comme dans les derniers attentats, être des gamins, petits voyous errant dans la petite délinquance, entre drogue et prostitution (y compris masculine)… Sans aucune éducation de base, ni scolaire, ni politique, ni religieuse… Sans maturité, ni envergure intellectuelle… Incapables  de concevoir, d’organiser, d’exécuter, une opération commando portant sur 6 objectifs éloignés, en une demi-heure. (6)

Même, « la féroce kamikaze » qui se serait faite exploser, puis qui ne s’est pas faite exploser, ne portant aucune ceinture d’explosifs… Et tout à l’avenant d’un feuilleton en chewing-gum, étiré dans tous les sens par les médias haletants, se prenant les pieds dans le tapis de leurs versions à épisodes… Jeune femme, dont on apprend qu’elle était connue dans son quartier pour être une « droguée-déjantée », sous mélange de shit-vodka. Gentille demi-folle, dansant, ivre, dans les rues, avec un chapeau de paille, il y a peu… (7)

Pathétiques couvertures, manipulées, broyées, pour des actes qui les dépassent de loin. Très loin.

Suffisantes, toutefois, pour diaboliser à répétition les musulmans de France et d’ailleurs. Au point que certains fanatiques du colonialisme européen au Moyen-Orient préconisent dans des médias internationaux, avec la fierté de La Bonne Conscience, d’appliquer à l’encontre de la communauté musulmane française (oui : en France !…) les mêmes techniques de « l’hyperviolence » répressive et d’apartheid imposées, infligées quotidiennement, aux Palestiniens… Dans le défi ou, plutôt, le mépris à l’égard de la France jugée, par ces fous furieux, ne pas avoir « les tripes » pour instaurer une telle politique (8) :

“ France simply doesn’t have the stomach for it. ”

Guerre… Contre un « Califat » en Syrie ?… Dont on sait depuis le début de sa sortie de la lampe d’Aladin qu’il est totalement « bidon » ; création des services secrets des pays de l’OTAN qui en assurent l’armement et la logistique, adossée aux ressources financières de l’Arabie saoudite et du Qatar. Dans une opération planifiée depuis des décennies avec pour finalité la prédation et le démembrement de la Syrie (puis, ultérieurement de l’Iran…). (9)

Comment prétendre détruire ce « Califat »,  Daesh-ISIS ou Etat Islamique suivant le packaging de la propagande, multinationale conçue pour assurer la terreur, dont nous avons été, jusqu’à présent, parmi les plus actifs soutiens, politiquement et militairement ?…

Ce qu’a fait ressortir, cartes et photos aériennes ou satellitaires à l’appui, le Président de la Russie lors du sommet du G20 tenu la semaine dernière en Turquie. Mentionnant l’aide constante en faveur de ce « Califat » en provenance de 40 Etats, dont plusieurs membres du G20. (10)

Parmi ces impressionnants clichés aériens : les immenses colonnes de camions-citernes évacuant, via la Turquie, le pétrole pillé à la Syrie. Véritable fourmilière en mouvement, 24h/24h, 7 jours/7. Depuis des mois. Avec la complicité de la « Communauté Internationale »…

En 5 jours, l’aviation russe en a détruit plus de mille. (11) Sans compter, les dépôts et aires de stockage du butin de ces pillards.

Ce qui, évidemment, a fortement déplu aux membres de l’OTAN. Ce colossal trafic représente de gros intérêts, partagés entre les oligarchies civiles et militaires. Pas seulement turques… Au minimum, entre 1,5 et 3 millions de dollars par jour. Nets de tous impôts et taxes. Du pur bénéfice s’agissant d’un « vol en bande organisée », au détriment de la Syrie et de son peuple…

Au-delà de l’impact dévastateur de ces bombardements dans les portefeuilles des oligarques occidentaux, le plus préoccupant est de faire apparaître, malgré l’hermétique omerta imposée par notre appareil de désinformation, le partenariat entre l’OTAN et les milices de mercenaires, sous déguisements « djihadistes », ravageant la Syrie depuis plus de 4 ans.

Ils avaient bien essayé de dissuader la Russie d’intervenir en Syrie, à la demande du gouvernement Syrien. Leurs bombardements ininterrompus et redoutablement efficaces depuis fin septembre 2015, contre les infrastructures des protégés des occidentaux, devenaient difficilement tolérables. La panique s’emparant même de ces bandes d’égorgeurs.

Ils ont, en conséquence, fait exploser en vol, le 31 octobre 2015, au-dessus du Sinaï, un avion civil avec ses 224 vacanciers Russes retournant dans leur pays, après avoir passé des vacances à Sharm El Sheikh.

Le mode opératoire ultrasophistiqué de cet attentat a été reconstitué : rien à voir avec le bobard médiatique de la canette de soda bourrée d’explosif sous un siège de passager… Hors de portée d’une horde de coupeurs de têtes. Seuls des Etats, aux moyens technologiques avancés et maîtrisés, en sont capables. Les Russes, leurs services de renseignement étant excellents, le savent et en ont identifié les commendataires. Ils en ont pris acte. Laissant, en stratèges accomplis, le temps au temps pour élaborer la réponse appropriée…

Dans cette attente, et faire comprendre qu’ils n’étaient nullement impressionnés, les Russes ont déployé leurs bombardiers à long rayon d’action, accompagnés d’une salve de missiles de croisière tirés depuis la Mer Caspienne et la Méditerranée, à partir de bâtiments de surface et de sous-marins. Un déluge s’abattant sur les milices de l’OTAN…

Ce retour de bâton a été ressenti comme une magistrale paire de claques par les « traîneurs de sabre » de l’OTAN. Intervient alors, dans cette partie d’échecs, la provocation suivant un plan soigneusement préparé de l’embuscade du chasseur bombardier russe ; abattu par l’aviation turque, le mardi 24 novembre 2015. Par traîtrise.

Précisons que le SU-24 est un « bombardier tactique » et non pas un chasseur de combat. Ses cibles sont au sol, n’étant ni conçu, ni armé, pour un duel aérien. Il retournait, sans escorte d’avions de chasse, à sa base après avoir terminé sa mission de bombardement d’installations du « Califat », non loin de la frontière turque. Sans sommation, un chasseur turc a tiré un missile air-air, en se positionnant dans l’axe de l’arrière de l’appareil ; parfait « angle mort » pour rester invisible.

Cette grossière provocation n’a pu être exécutée qu’après l’aval de l’OTAN, si ce n’est à son instigation. D’autant que les hiérarques de l’OTAN et de l’UE ont immédiatement  formé bloc derrière la Turquie. Invoquant la « légitime défense de son intégrité territoriale« . Obama ayant donné le ton :

« La Turquie, comme tout pays, a le droit de défendre son terrritoire et son espace aérien. » (Turkey, like every country, has a right to defend its territory and its airspace).

Sans le moindre témoignage de condoléance ou de regret à l’égard d’un des deux pilotes de l’appareil ; sur lequel les mercenaires du « Califat » ont tiré, alors qu’il descendait en parachute, pour l’achever au sol à coups de crosse et de pied. « Crime de Guerre », au regard des Conventions de Genève.

Ce que Lavrov, le ministre des Affaires Extérieures de la Russie, n’a pas manqué de faire remarquer.

Le prétexte du « viol de l’espace aérien » de la Turquie, par cet avion russe, a fait réagir l’état-major des forces armées de la Grèce. Rappelant qu’en 2014, les avions turcs avaient violé l’espace aérien du pays 2.244 fois (contre 613 fois en 2013) ; de janvier à octobre 2015 : 1.233 fois ; de janvier à juillet 2015, la marine de guerre turque a violé 175 fois les eaux territoriales grecques…

Que dire des occidentaux qui, ces 18 derniers mois, ont procédé à plus de 6.000 sorties aériennes (même l’armée de l’air australienne…) sur le territoire souverain de la Syrie sans aucune autorisation de son gouvernement ; pour renforcer la logistique du « Califat », entraver les contre-offensives de l’armée régulière syrienne, et détruire des infrastructures civiles (centrales électriques, stations d’épuration d’eau, etc.) ?…

Que dire du territoire Palestinien de Gaza, considéré, par les occidentaux comme un champ de tirs et de bombardements, en permanence, libre d’accès ?…

Restons lucides.

Cette criminelle agression à l’encontre de l’aviation russe, véritable « acte de guerre »,  présente, au-delà de la traîtrise et du tragique, le mérite de la clarté. Elle confirme ce que nous savons depuis plusieurs mois : nos oligarchies européennes « associées » (pour ne pas dire « vendues ») aux tyrannies moyenâgeuses, corrompues, de l’Arabie Saoudite et du Qatar, tout particulièrement en France, soutiennent le « Califat » et le chaos en Syrie.

Adeptes de la prédation coloniale et va-t-en-guerre sont au pouvoir dans nos « démocraties »…

Le Budget Pharaonique des Va-t-en-guerre

Toutefois, gouverner dans la prédation et le mensonge, exige un verrouillage de l’information par le biais de la censure, de l’abrutissement et de la propagande médiatiques. Opération de plus en plus difficile face aux moyens d’information variés, et en croissance exponentielle, dont disposent les opinions publiques via Internet.

Reste l’arme absolue de nos oligarchies : le « Gouvernement par La Peur ».

Peur, emballée dans de faux débats : mariage de la carpe et du lapin, crèche de Noël dans les mairies, etc. L’essentiel, pour nos oligarques, étant de préserver leurs éléphantesques privilèges. Cette pratique, à présent devenue une norme chez nos politiciens de profession, ne peut avoir d’efficacité qu’en étant entretenue en permanence. D’où une ambiance anxiogène revêtant toutes les formes.

Pour en renforcer l’emprise, les hauts gradés de nos forces armées y concourent avec zèle.

J’ai repris le slogan de l’un d’entre eux pour titre de ce billet : « Les Français croient être protégés, ils ne le sont plus« . De quoi avoir peur, paniquer, le soir à la chandelle, dans les chaumières les plus reculées de nos montagnes !…

Je tiens cette formule d’un général, Vincent Desportes, ancien directeur de l’Ecole de Guerre et professeur à Sciences-Po. Ses couinements répétés dans les médias officiels, un raz de marrée, durant des semaines, se sont amplifiés depuis les derniers attentats. (12)

Infailliblement, sans recoupements, analyses, comparaisons, mises en perspective, des journalistes recueillant religieusement pareils propos. Les resservant, tels quels, à l’opinion publique. Ce qui s’appelle du « formatage de propagande ». Non pas du « traitement de l’information ».

A en croire cette désinformation anxiogène, l’armée française du fait des coupes budgétaires continues, serait « incapable d’assurer les missions qui lui sont confiées » (13)… Rendez-vous compte ! Nous n’avons que 3.500 militaires pour assurer l’ordre dans les pays du Sahel, zone grande comme l’Europe !…

En forçant à peine le trait de ces   » chargés de communication apocalyptique « , on imagine, au rythme de la diminution des budgets de la défense, nos soldats contraints bientôt de partir au combat, suivant la mode Taliban, à mobylette, tongs aux pieds et kalachnikov cabossée, achetée sur le marché d’occasion, sous le bras…

Evidemment, il s’agit d’une pure désinformation. Occultant cyniquement deux évidences :

  1. i)  La réalité incontournable des chiffres 

A plusieurs reprises, j’ai évoqué dans ce blog la désinformation systématique, par notre nomenklatura, sur notre budget de la défense nationale. Qui, loin d’être diminué, se porte à merveille : « en pleine floraison« . (14)

Les comparaisons d’une année sur l’autre et entre pays, ou continents, sont facilement accessibles sur la base de données du remarquable Stockholm Peace Research Institute (SIPRI). Bien sûr, il ne peut avoir connaissance de tous les fonds secrets et budgets occultes que les Etats gèrent en dehors de leurs concitoyens, électeurs ou opinions publiques (certains fondés sur le trafic international de drogue…).

Cet organisme de recherches compile, en conséquence, tous les budgets militaires « officiels » de la planète, en monnaies locales et en dollars pour faciliter les analyses. Tout citoyen ou chercheur peut télécharger gratuitement ces informations. Mais, apparemment, les journalistes n’y parviennent pas, encore moins les généraux-anciens directeurs de l’Ecole de Guerre…

Contrairement aux mensonges diffusés, le budget militaire de la France est colossal. Un des premiers dans le monde, en valeur absolue et par rapport à son PIB. N’ayant subi aucune diminution, loin de là.

Quelques chiffres extraits des dernières compilations « 2014 » du SIPRI (15) :

=>  Exprimé en milliards de dollars US, le budget de la Défense de la France est le premier d’Europe (62,289), devançant celui de la Grande-Bretagne (60,482), supérieur de 30% à celui de l’Allemagne (46,455).

=>  Exprimé en pourcentage du PIB, France et Grande-Bretagne sont à égalité (2,2 %), dépassant celui de la Chine (2,06 %), atteignant presque le double de celui de l’Allemagne (1,2 %).

=>  Il représente 73,74 % du budget de la défense de la Russie dont le territoire aux immenses ressources minières, gazières et pétrolières, couvre 37 fois la superficie de la France.

=>  Par rapport à celui de la Chine, avec ses 1,4 milliards d’habitants « à protéger », il atteint 28,78 % (216,371). Tout en étant supérieur de 24,67 % au budget militaire d’un pays comme l’Inde (49,96).

=>  Notons que les budgets militaires cumulés de la France, Grande-Bretagne et Allemagne (169,226) représentent 2 fois celui de la Russie (84,462) ; pour une population équivalente (146 millions d’habitants), mais avec un territoire à couvrir 30 fois inférieur en superficie.

=>  La France (excepté les cas pathologiques des USA et pétromonarchies) est même en tête du classement mondial des dépenses militaires par habitant, exprimées en dollars US : 964 !… Devant ses principaux partenaires : Grande-Bretagne (952), Russie (593), Allemagne (562), ou Chine (155)…

Le plantureux budget de la Défense de notre pays présente aussi le privilège supplémentaire, à part son extension permanente, celui de ne pas être soumis à l’exigence de produire des « recettes » pour « l’équilibrer ». Obligation imposée, dans nos « démocraties », à tous les budgets censés redistribuer la richesse nationale. Tout particulièrement, ceux destinés à assurer à ses habitants des soins de santé de qualité, le revenu d’une retraite décente, ou la protection solidaire en cas de perte d’emploi…

  1. ii)  La sclérose de l’idéologie coloniale

La lecture de ces chiffres met en lumière, en ces temps de « crise économique », le niveau d’hypocrisie et de cynisme de la désinformation systématique concernant notre budget de la Défense. A cela s’ajoute, le plus accablant, la vision géopolitique et stratégique de notre caste politico-militaire.

L’inévitable copié-collé des diktats du Congrès américain (clichés russophobes justifiant l’annulation de la vente des Mistral, etc.), étant moins préoccupant que la logorrhée colonialiste sur les « forces de projection » nécessaires à nos interventions permanentes au Moyen-Orient et en Afrique.

Symptôme de la sclérose, ou de l’indécrottable, idéologie coloniale de nos oligarchies civiles et militaires. Invoquant notre devoir de « civiliser les barbares » dans des pays lointains. En fait, pour s’emparer de leurs richesses. Cette idéologie, justifiant toutes les aventures et prédations coloniales, a provoqué sur notre territoire national les pires désastres militaires : en 1870, en 1914 et en 1940. Face à un adversaire qui ne perdait ni son argent, ni son énergie ou sa créativité, dans l’assouvissement de sa mégalomanie coloniale.

Rejetant la vision d’un De Gaule d’une France « forte et indépendante », notre caste au pouvoir, tous partis confondus, se satisfait confortablement de la vassalité de notre pays, Ne cessant de la renforcer, au fil des jours. Au service des intérêts exclusifs des Etats-Unis.

Lesquels décident avec qui nous devons commercer, chez qui nous devons investir, comment, combien. Selon le bon plaisir de notre suzerain. Jusqu’à exiger, unilatéralement, des indemnités et des pénalités si nous n’obéissons pas à leurs directives. Sans provoquer d’états d’âme, ni « coups de gueule », chez nos valeureux généraux quant à l’abandon de notre « souveraineté nationale »…

Terrible régression, ou lamentable analphabétisme, au vu de l’évolution actuelle de la planète. La vision du monde de notre oligarchie, tout spécialement celle de l’Afrique, s’est arrêtée à la Conférence de Berlin de 1884-1885 ; où les puissances coloniales de l’époque se répartissaient, dans un marchandage pointilleux, populations et ressources, des territoires dont ils s’emparaient.

Aujourd’hui encore, nous passons notre temps à faire et à défaire gouvernements et dirigeants qui ne répondent pas aux intérêts de notre oligarchie. Voire à les assassiner, comme l’exceptionnel Thomas Sankara. Mais, ne trouvons-nous pas naturel de disposer du droit de décider « qui mérite de vivre sur terre » ?…

Faisant de notre armée non pas une Défense Nationale, garante de la souveraineté de notre Nation, mais une milice au service de groupes financiers, pétroliers ou miniers. Sans oublier ceux spécialisés dans la spoliation, et l’enrichissement aussi facile que pharamineux d’une poignée de gros actionnaires, des privatisations des services publics de ces pays, toujours les mêmes d’un pays africain à l’autre : télécommunications, distributions d’eau et d’énergie, transports maritimes, grande distribution, etc.

Le France n’a rien à faire en Afrique, ou au Moyen-Orient, avec des soldats. Ces pays ne nous sont pas hostiles, ne nous menacent pas, et sont en mesure de résoudre eux-mêmes leurs problèmes. L’éradication du « terrorisme », authentique ou fabriqué, a pour fondement le respect des nations et des peuples, de leurs identités, de leurs ressources, de leurs indépendances, de leurs traditions et croyances.

Tous les pays où nous envoyons nos forces armées sont des pays immensément riches de leurs ressources naturelles, mais immensément pillés. S’ils ne l’étaient pas, leur niveau de vie serait celui de la Norvège. Alors que le partage du développement permettrait de constituer un marché à fort pouvoir d’achat, d’échanges de biens et de services, dans une prospérité commune.

A l’exemple de la Chine qui investit plus de 250 milliards de dollars dans le développement de l’Asie centrale renforçant sa présence commerciale ; depuis les trains à grande vitesse jusqu’à des centrales électriques à énergie solaire ou éolienne. (16) Pourquoi ne pas faire pareil, en Afrique ou au Moyen-Orient ? Pourquoi semer le chaos en nous engluant dans une politique, qui nous est imposée par notre suzerain, à l’opposé de nos valeurs et de nos intérêts ?…

Qu’on envoie, donc, nos généraux en Suisse, pour un stage de longue durée, afin qu’ils apprennent ce qu’est une « défense nationale ». Son budget de la Défense représente 0,8 % du PNB.

Surtout, quand ils ont le culot d’affirmer que « les Français devront consentir à des sacrifices« … Déjà plongés dans la précarité, le chômage, avec une paupérisation croissante sous l’effet d’une TVA confiscatoire sur leurs achats de 20 %…

Lesquels ?… Le général Vincent Desportes en précise, froidement, l’étendue (17) :

« D’abord, dans le domaine des libertés individuelles. On le voit avec l’état d’urgence, qui va être probablement prolongé, il y aura un certain nombre de restrictions en matière de circulation ou de droit de réunion. Il faudra également prendre des mesures qu’on a trop tardé à prendre et qui demandent de la clarté sur le plan politique, qu’il s’agisse du contrôle aux frontières ou de la politique envers les communautés. Sur ces sujets, il convient de sortir du politiquement correct pour entrer dans le stratégiquement nécessaire.

Puis il faudra faire des sacrifices budgétaires. Si ce qui est prioritaire, c’est la sécurité des Français et la protection du territoire, il faut renforcer les moyens accordés à la sécurité et à la défense. L’armée, qui avait déjà été sur-déployée après les attentats de janvier dans le cadre de l’opération Sentinelle, est une fois de plus sollicitée. Or elle est très en dessous de la masse critique nécessaire pour faire tout ce qu’on lui demande. »

En résumé : perpétuer à l’intérieur de nos « démocraties » les injustices sociales et économiques, dans un climat de guerre civile en dressant une partie de la population contre l’autre. Avec la suppression des Libertés Publiques, afin d’empêcher toutes contestations sociales ou politiques. A l’extérieur, dans une politique aveugle de destructions, dévastations, chaos et pillage colonial. Le tout, dans la désinformation et la fanatisation des opinions publiques.

En route pour le Totalitarisme, ou pour la Guerre ?… Les deux, mon général…

Comment ne pas penser à la magistrale analyse d’Henri Guillemin sur les causes de la première guerre mondiale, démontrant la volonté, cachée ou « non-dite », des castes dirigeantes européennes, de jeter leurs populations dans l’enfer de la Guerre ?… Afin d’éviter la remise en cause inéluctable de l’ordre social par la paysannerie et le prolétariat, excédés de leur marginalisation dans le partage de la richesse nationale de leurs pays…

Je vous en livre un extrait (18) :

http://www.youtube.com/watch?v=72PtZve-Yvc

  1. Manuel de Diéguez, Copernic et les Mistral – Les étapes de la satellisation atlantiste de l’Europe, 13 novembre 2015,
http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024/tstmagic/defis_europe/mistral2.htm
  2. Un « expert militaire » allant jusqu’à affirmer, jetant l’huile sur le feu du pseudo Choc de Civilisations, que les Russes faisaient bénir leurs avions par un pope avant d’aller bombarder leurs objectifs en Syrie …
  3.  Denis Souchon, La Grande Vadrouille médiatique de deux « experts » ès attentats, ACRIMED, 23 novembre 2015,
http://www.acrimed.org/La-grande-vadrouille-mediatique-de-deux-experts-es-attentats?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter
  4.  Georges Stanechy, L’infanticide, preuve extrême de la logique de violence du judéo-christianisme ?…, 5 septembre 2010,
http://stanechy.over-blog.com/article-l-infanticide-preuve-extreme-de-la-logiq-56545002.html
  5. Pierre Tevanian,  Le Ver et le Fruit – Lettre ouverte à mon collègue Abdennour Bidar, marchand de fascisme à visage spirituel, 20 novembre 2015, Les Mots Sont Importants.Net,
http://lmsi.net/Le-ver-et-le-fruit
  6. Jacques Tillier, Des tueurs fanatisés, camés, bordéliques et passablement abrutis, 21 novembre 2015,
http://www.bvoltaire.fr/jacquestillier/tueurs-fanatises-cames-bordeliques-passablement-abrutis,220940
  7. Isabelle Rey-Lefebvre & autres, Hasna Aït Boulahcen, entre vodka et niqab, Le Monde, 21 novembre 2015,
http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/21/hasna-ait-boulahcen-entre-vodka-et-niqab_4814800_4809495.html
  8. David P. Goldman, Why France will do nothing about the Paris Massacre, Asia Times, 15 novembre 2015,
http://atimes.com/2015/11/why-france-will-do-nothing-about-the-paris-massacre/
  9. Georges Stanechy, Calife ?… Moi : Archevêque !, 30 septembre 2014,
http://stanechy.over-blog.com/2014/09/calife-moi-archeveque.html
  10. Putin : ISIS financed from 40 countries, including G20 members, RT News, 16 novembre 2015,
https://www.rt.com/news/322305-isis-financed-40-countries/
  11. Russian airstrikes destroy 472 terrorist targets in Syria in 48 hours, 1000 oil tankers in 5 days, RT News, 23 novembre 2015,
https://www.rt.com/news/323065-syria-airstrikes-terrorists-russia/
  12. Exemples de la servile démultiplication médiatique de ce type de désinformation :

=>  Eléonore de Vulpillières, Général Desportes :  » l’armée française n’a pas les moyens des missions qu’on lui confie « , Le Figaro, 13 juillet 2015,
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/07/13/31003-20150713ARTFIG00278-general-desportes-l-armee-francaise-n-a-pas-les-moyens-des-missions-qu-on-lui-confie.php

=>  Jacques Hubert-Rodier & Anne Bauer, Général Desportes :  » Au rythme actuel, l’armée française sera bientôt épuisée « , Les Echos, 26 octobre 2015,
http://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/021431526984-general-desportes-au-rythme-actuel-larmee-francaise-sera-bientot-epuisee-1169319.php

=>  Hervé Brusini,  » Les Français croient être protégés, ils ne le sont plus « , dénonce le Général Vincent Desportes, France TV Info, 11 novembre 2015,

http://www.francetvinfo.fr/monde/terrorisme-djihadistes/les-francais-croient-etre-proteges-ils-ne-le-sont-plus-denonce-le-general-vincent-desportes_1168967.html

=>  Céline Roudin, Général Vincent Desportes :  » Les Français devront consentir à certains sacrifices « , La Croix, 16 novembre 2015,
http://www.la-croix.com/Actualite/France/General-Vincent-Desportes-Les-Francais-devront-consentir-a-certains-sacrifices-2015-11-16-1380783?ref=yfp

  1. Le Figaro, 13 juillet 2015, Op. Cit.
  2. Georges Stanechy :
=> Livre Blanc de la Défense ou Chèque en Blanc ?…, 23 janvier 2008,
http://stanechy.over-blog.com/article-15910705.html=>  Budget de la Défense : Pleine Floraison, 22 avril 2015,
http://stanechy.over-blog.com/2014/04/budget-de-la-defense-pleine-floraison.html
  3. Stockholm Peace Research Institute (SIPRI) : http://www.sipri.org/
  4. Pepe Escobar, Will Chess, Not Battleship, Be the Game of the Future in Eurasia ?, CounterPunch, 27 novembre 2015,
http://www.counterpunch.org/2015/11/27/will-chess-not-battleship-be-the-game-of-the-future-in-eurasia/
  5. La Croix, 16 novembre 2015, Op. Cit.
  6. Extrait d’une série de 13 vidéos sur le contexte et le déclenchement de la première guerre mondiale. A regarder pour ceux qui souhaitent aller au-delà de la « bouillie historique » qui nous est servie quotidiennement, à la louche…
Cette analyse préfigure celle, aussi édifiante que passionnante, de l’historienne Annie Lacroix-Riz dans son exceptionnel travail de recherches sur la deuxième guerre mondiale.

Ingérence impérialiste en Syrie: Prélude à la 3ème guerre mondiale ?

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , on 19 octobre 2015 by Résistance 71

Que se passe t’il en Syrie ? Prélude à une troisième guerre mondiale ?

 

Chems Eddine Chitour

 

18 Octobre 2015

 

Url de l’article:

http://www.legrandsoir.info/que-se-passe-t-il-en-syrie-le-prelude-a-une-troisieme-guerre-mondiale.html

 

La solution aux problèmes du Moyen-Orient passe par le Kremlin et Téhéran
« L’intervention extérieure agressive a entraîné, au lieu de réformes, la destruction pure et simple des institutions étatiques et du mode de vie lui-même. En lieu et place du triomphe de la démocratie et du progrès règnent la violence, la misère et les catastrophes sociales, tandis que les droits de l’homme, y compris le droit à la vie, ne sont appliqués nulle part (…) » Vladimir Poutine à la tribune des Nations Unies (28.09.2015)

Les événements se précipitent au Moyen-Orient et beaucoup de Cassandre annoncent une possible troisième guerre mondiale. On sait que l’unique objectif de Washington en Syrie est de destituer Bachar Al-Assad et de le remplacer par une marionnette étasunienne capable de mettre en oeuvre le plan de Qatar Petroleum (soutenu par l’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie et les Etats-Unis), pour remplacer le russe Gazprom sur le marché européen du gaz naturel et du pétrole brut. C’est l’opposition de Bachar Al-Assad à ce plan qui a déclenché l’utilisation de forces extérieures et la guerre civile de la Syrie.

La stratégie de Poutine

On dit que Poutine est un joueur d’échecs qui a une revanche à prendre sur ceux aux Etats-Unis et en Europe vassale, qui le prenaient pour quantité négligeable au point de faire des rodomontades et de sanctionner la Russie pour avoir refusé d’avoir une Otan à ses portes – en Ukraine ou en Ossétie. Par trois fois Poutine joue et met en échec l’Occident qui l’a exclu du G7. Souvenons-nous de l’Ossétie et de l’amateurisme du Géorgien Sakashvili ! Souvenons-nous de la façon élégante avec laquelle il a fait que la Crimée rejoigne le bercail russe ! Souvenons-nous enfin, de la façon avec laquelle il a pu imposer une zone tampon avec l’Ukraine ! Le dernier coup d’échecs est la stratégie-éclair avec laquelle il retape les bases de Lattaquié et de Tartous et y a amené rapidement une flotte impressionnante et opérationnelle. Le commentaire suivant est édifiant : « Dix-huit mois après la prise de contrôle de la Crimée, au terme d’une opération militaire éclair, le Kremlin a réussi un nouveau coup de maître : prendre de court toutes les puissances impliquées en déclenchant une intervention militaire dont il s’avère qu’elle a été préparée de longue date. Gravité et confusion : les deux mots peuvent aussi résumer la réunion de l’Otan qui s’est tenue jeudi 8 octobre à Bruxelles. « Nous assistons à une escalade inquiétante », a estimé le secrétaire général de l’Alliance atlantique.

Vladimir Poutine s’est réinstallé au centre d’un grand jeu diplomatique. L’intervention militaire de Moscou marque un basculement, (…) Pour la première fois depuis les guerres d’Indochine ou d’Afghanistan, deux coalitions militaires internationales se défient sur le territoire d’un même pays. D’un côté, celle menée par les États-Unis et qui revendique le soutien d’une soixantaine de pays, même si dans les faits, une demi-douzaine d’États participent aux opérations. De l’autre, cette nouvelle coalition annoncée par Vladimir Poutine à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU il y a trois semaines. » (1) « Tous les éléments sont ainsi en place pour une escalade militaire incontrôlée, qui pourrait conduire à une déflagration dans tout le Moyen-Orient. Appuyé par une diplomatie russe qui connaît parfaitement cette région et a su démontrer son efficacité, Vladimir Poutine a fait le choix d’accélérer en toute connaissance de cause, convaincu que le moment était venu d’enfermer dans un piège la coalition étasunienne pour imposer une solution politique intégrant ses conditions. Mais il ne s’agit là que d’une des nombreuses raisons de cette intervention militaire inédite. Une démonstration militaire au nez et à la barbe de l’Otan et des Etats-Unis.

La puissance militaire russe est de retour. Moscou fait la démonstration qu’il est capable de projeter une force d’intervention importante à des milliers de kilomètres de son territoire. A en croire Moscou, mais aussi Damas, tout serait différent cette fois, l’aviation russe intervenant de manière coordonnée avec les forces au sol de l’armée syrienne et lui apportant ainsi une puissance décisive. Porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova ne disait pas autre chose le 6 octobre : « Ce qui est très important, c’est que nous coordonnons notre action avec l’armée syrienne. C’est un point fondamental. Vous ne pouvez pas combattre l’État islamique sans coordonner vos efforts avec ceux qui le combattent au sol. Et en Syrie, c’est l’armée syrienne qui le combat. C’est pour avoir refusé cette coordination que l’intervention de la coalition [américaine] est inefficace. » (1) « Les frappes russes s’étant concentrées ces premiers jours dans le nord-ouest de la Syrie, entre Alep et Homs, là où l’armée de Bachar al-Assad est la plus menacée, elles permettent au régime syrien de retrouver des marges de manoeuvre et d’éviter de nouvelles défaites et pertes de territoire. Moscou prend ainsi sa revanche contre l’hyperpuissance militaire américaine et met l’Otan face à ses contradictions et à son impuissance. Impuissance vérifiée, puisque l’Otan n’a su ni prévenir ni sanctionner l’incursion d’avions de chasse russes dans l’espace aérien turc en milieu de semaine, pas plus qu’elle ne sait comment répondre à l’intervention en Syrie. (…) Ce retour militaire de la Russie s’accompagne d’un projet politique plus vaste. Vladimir Poutine l’a exposé devant l’Assemblée générale des Nations unies le 28 septembre, dans un discours s’en prenant frontalement aux États-Unis mais aussi à ces Européens ayant déclenché, entre autres, la guerre en Libye et le renversement de Kadhafi, après le désastre afghan et irakien. » (1)

Répétant son soutien au régime syrien, « seul légitime », et à Bachar al-Assad, accusant l’« opposition dite modérée » syrienne de n’être qu’un faux nez de l’État islamique et des groupes terroristes, le président russe met depuis en scène une coalition alternative.

Trosième raison : le soutien à Assad mais, au-delà, le renforcement des intérêts russes dans la région avec, au passage, une alliance renouvelée avec l’Iran. « Il y a ce qu’on appelle la légitimité des autorités étatiques. Nous ne pouvons pas jouer sur les mots à des fins de manipulation. Nous sommes tous différents et nous devons le respecter. » C’est l’argumentaire résumé par Maria Zakharova, porte-parole du ministère des Affaires étrangères : « Nous avons vu ce qui s’est passé en Libye. Nous avons vu le colonel Kadhafi d’abord démonisé puis éliminé, et nous avons vu le résultat. Si je vous propose les deux scénarios suivants, lequel choisissez-vous ? Renverser un dirigeant qui n’était certainement pas un ange ou préserver un pays et un peuple, empêcher un État de devenir un trou noir du terrorisme ? Je suis sûre que vous choisirez la deuxième option. » (1)

Riyadh prêt à coopérer avec Moscou pour sauvegarder l’unité de la Syrie
Renversement d’alliance : le pire ennemi d’Al Assad veut le sauver. L’Arabie saoudite et la Russie ont confirmé qu’elles poursuivaient les mêmes buts en Syrie, a annoncé le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. « Nous travaillons avec l’Arabie saoudite sur la question syrienne depuis plusieurs années. Aujourd’hui, le président a confirmé que les buts que l’Arabie saoudite et la Russie poursuivent en Syrie coïncident », a déclaré le chef de la diplomatie russe après une rencontre avec le ministre de la Défense de l’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane Al Saoud.
Curieusement, Valentin Valescu nous apprend que les Américains veulent abattre les avions russes, ils s’appuient sur les Saoudiens : « Contre les avions russes Su-25 qui volent souvent sous l’altitude de 5000 mètres pour les missions d’appui rapproché, les missiles portatifs américains FIM-92 Stinger, produits sous licence par Roketsan (Turquie), sont très efficaces. Les officiels saoudiens ont déjà répondu à la demande américaine, affirmant avoir livré cette semaine aux rebelles islamistes, encore un lot de systèmes de missiles antichars américains BGM-71 TOW, pour stopper l’offensive de l’armée nationale syrienne.

En fait ce n’est pas pour sauver l’unité de la Syrie que la monarchie saoudienne est prête à coopérer avec la Russie, mais pour sauver le trône menacé de l’intérieur (contestation des chiites du Sud pétrolier – région de Qatif) et de l’extérieur (résistance patriotique des Houtis yéménites contre l’invasion des Saoud).

Un nouvel acteur pour le Moyen-Orient

Il semble que l’influence américaine est sur le déclin. La Russie s’implique au Moyen-Orient. Grâce à l’opération en Syrie, l’influence russe dans le Proche-Orient est sans précédent. « L’influence américaine et son implication dans les affaires de la région traversent une période de déclin sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale », estime l’ancien ambassadeur américain en Afghanistan, en Syrie, en Irak, au Liban, au Koweït et au Pakistan Ryan Crocker. Les alliés des Etats-Unis dans le Proche-Orient sont inquiets et optent souvent pour un compromis avec la Russie, souligne le Wall Street Journal. C’est notamment le cas d’Israël, qui a refusé de soutenir la résolution proposée par les Etats-Unis à l’Assemblée générale de l’ONU, concernant la Crimée, et qui ne critique pas actuellement les frappes russes en Syrie. Bien que la Maison-Blanche essaye de contester le déclin de ses forces, les événements de ces dernières semaines, notamment le « gambit syrien » russe, font que la Russie est actuellement encore plus puissante dans le Proche-Orient que dans les années 1970-1980. « Monsieur Poutine aspire à une sorte de dominance conjointe avec les Etats-Unis dans le Proche-Orient et il a presque réussi », estime Camille Grand, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique à Paris. Plusieurs forces dans la région, surtout l’Irak et les Kurdes, sont désenchantées par l’incapacité des Etats-Unis de contrer le groupe terroriste Etat islamique et saluent donc l’opération russe en Syrie. »(2)

Le basculement 
Pour Paul Craig Roberts : « Le monde commence à se rendre compte qu’un bouleversement dans les affaires du monde était en train de se passer le 28 septembre, lorsque le président Poutine de la Russie a déclaré dans son discours à l’ONU que la Russie ne peut plus tolérer la politique vicieuse, stupide et vouée à l’échec de Washington qui a déclenché le chaos qui s’est déversé sur le Moyen- Orient et maintenant l’Europe. Deux jours plus tard, la Russie a pris la situation militaire en main en Syrie et a commencé la destruction des forces de l’Etat islamique. (…) L’afflux de populations indésirables est en train de sensibiliser les Européens sur le coût élevé de la mise en oeuvre de la politique étrangère des États-Unis. Les conseillers ont dit à Obama que l’idiotie de la politique des néoconservateurs menace l’Empire de Washington en Europe. En effet, les Russes ont déjà établi de facto une zone d’exclusion aérienne. Poutine, sans aucune menace verbale, ni aucune insulte, a résolument changé l’équilibre des puissances, et le monde le sait. Si Obama avait un peu de bon sens, il écarterait de son gouvernement les abrutis néoconservateurs qui ont dilapidé la puissance de Washington, et il se concentrerait plutôt à conserver l’Europe en travaillant avec la Russie pour détruire, au lieu de le parrainer, le terrorisme au Moyen-Orient qui envoie des vagues de réfugiés en Europe. » (3)

Justement on dit que l’Alliance occidentale s’effrite : l’Union européenne abandonne les Etats-Unis dans leur tentative de renversement d’Assad. L’Europe est envahie de réfugiés provenant des campagnes de bombardement en Libye et en Syrie, qui ont créé un état fantoche en Libye, et qui menacent de provoquer la même chose en Syrie. La pression exercée sur le régime syrien qui combat l’Etat islamique doit être éliminée. Le public européen est opposé aux bombardements étasuniens, qui ont provoqué l’exode de réfugiés vers l’Europe. Les dirigeants européens commencent à se désolidariser de leur alliance avec les Etats-Unis. »(4)

Le spectaculaire jeu d’échecs syrien

Jusqu’à l’intervention de Poutine à l’ONU le 28 septembre et l’intervention russe en Syrie, deux équipes de jeu se faisaient face : d’un côté, Assad et la faction chiite comprenant l’Iran et le Hezbollah, de l’autre, la coalition internationale qui, côté syrien, se contentait de donner quelques claques aux islamistes du fait qu’elle est essentiellement concentrée sur Daesh.

La stratégie de Washington en Syrie était d’armer les « terroristes modérés » qui se battent à la fois contre Daesh et contre Assad sans succès, Dans le même temps, l’Iran a poussé ses pions dans le petit jeu d’échecs personnel (…) l’Iran profite de la faiblesse de Assad pour s’introduire profondément dans les couloirs du pouvoir syrien. (…) Poutine est assis à sa propre table de jeu, face à l’Otan qui veut l’obliger à rejoindre la coalition anti-Daesh en Irak et à laisser tomber la Syrie (…) Pour Poutine comme pour Assad, si une intervention militaire russe en Syrie doit avoir lieu, c’est maintenant ou jamais. Dont acte. (…) Selon Justin Bronk, analyste de recherche au Royal United Services Institute : « Les forces russes maintenant en place rendent parfaitement évident que tout type de zone d’exclusion aérienne sur le modèle libyen imposé par les États-Unis et leurs alliés est désormais impossible, à moins que la coalition ne soit en fait prête à abattre des avions russes. » (5)

L’énigme Erdogan

La Turquie semble être sans boussole, elle combat les Kurdes, la Syrie mais soutient Daesh qui la ravitaille en pétrole. Elle se plaint de la Russie et attend l’aide de l’Otan en vain. « Erdogan n’a toujours pas compris, lit-on sur le site Réseau Voltaire, que l’Otan n’a jamais été au service de ses membres. L’Organisation a une raison d’être, c’est l’hégémonie anglo-saxonne dirigée militairement par les Etats-Unis. Si la cause turque peut servir l’impérialisme atlantique, il les verra débarquer sans qu’il ait à les solliciter, sinon, il n’aura que de belles paroles et des sourires avenants. Dès le premier jour de bombardement, l’aviation russe a tué des officiers turcs illégalement déployés sur le sol syrien. En réalité, la Russie mène la guerre contre l’Armée turque qui continue à encadrer des groupes terroristes sur le sol syrien et fournit un refuge et une assistance aux jihadistes qui fuient les bombardements russes. » (6) Il semble heureusement, qu’aucun des camps ne veut l’escalade. Le Pentagone a annoncé dans la soirée que la Russie et les Etats-Unis étaient prêts à reprendre des discussions sur la sûreté de l’espace aérien en Syrie, où les deux pays sont engagés dans des opérations militaires distinctes. Au lendemain des premières frappes russes, de hauts responsables civils et militaires étasuniens s’étaient déjà entretenus par vidéoconférence avec leurs homologues russes sur les moyens d’éviter des incidents entre les aviations des deux pays. Peut-être qu’après tout il n’y aura pas de troisième guerre. Ce qui est sûr c’est que la solution aux problèmes du Moyen-Orient passe par le Kremlin et Téhéran. Les rodomontades des valets européens seront des scories de l’histoire.

1.Site Médiapart, http://forumdesdemocrates.over -blog.com/2015/10/moyen-orient-analyse-syrie-les-quatre-raisons-de-l-escalade-russe-09-octobre-2015-par-francois-bonnet-dix-huit-mois-apres-la-crimee
2.http://fr.sputniknews.com/international/20151010/1018748586/proche-ori…
3. http://reseauinternational.net/nous-sommes-a-un-tournant-decisif-dans-…
4.http://reseauinternational.net/lalliance-occidentale-seffrite-lunion-e…
5.http://reseauinternational.net/le-spectaculaire-jeu-dechecs-syrien/
6.http://www.voltairenet.org/article188985.html

 

Lutter contre le vrai terrorisme et son réseau global pétrolier, banquier et de trafics en tout genre (Veterans Today)

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Les havres de paix de l’EIIL dont personne ne veut qu’on parle

 

Gordon Duff

 

23 Septembre 2015

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2015/09/23/the-secret-isis-safe-havens-nobody-wants-you-to-know-about/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Avec les dires récents concernant de mystérieuses forces militaires russes en Syrie, forces que personne jusqu’à présent n’a été capable de localiser, ceci incluant le président syrien Al-Assad lui-même, bien des possibilités se présentent pour redresser à la fois la menace que présente l’EIIL régionalement et globalement.

Ce n’est pas seulement les havres de paix et de sécurité de l’EIIL, certainement les nombreuses bases de l’EIIL, les camps de prisonniers et les marchés aux esclaves se trouvant en Turquie. Cela va bien plus loin que cela et une forte implication militaire russe pourrait rendre possible des attaques éclairs contre ces centres et en faire une réalité tangible.

La jurisprudence fut établie pendant la guerre du Vietnam et plus particulièrement pendant la guerre contre le terrorisme, le programme de rendition de la CIA, les prisons secrètes, les assassinats et les attaques de drones contre des personnes et des bâtiments, ceci étant maintenant un outil précieux lorsque déployé contre les suspects de terrorisme à travers le Moyen-Orient, l’Europe et l’Amérique du Nord.

Seulement lorsqu’on décide d’être sans merci contre les vrais terroristes et qu’on utilise les outils légaux mis à la disposition du monde par les Etats-Unis, pouvons-nous finalement être en sécurité, tout juste comme Dick Cheney l’a voulu pour nous tous. (NdT: Ce paragraphe paraît choquant, nous pensons qu’il est totalement ironique venant de Duff. Prendre donc ce paragraphe au second degré…)

La semaine dernière, l’artillerie syrienne a commencé à décimer des centaines de combattants de l’EIIL se sauvant de leurs dernières cachettes à Zabadani, qui fut le théâtre d’une bataille d’un mois entre les forces gouvernementales syriennes assistées des forces du Hezbollah contre Daesh, un des succès remporté face à l’empreinte de l’EIIL fondant comme neige au soleil dans cette nation assiégée.

En quelques minutes, des contrôleurs aériens de l’avant-garde de la force terroriste en déroute appelèrent pour une appui aérien. Des avions de combat F-16 de fabrication américaine décolèrent de bases aériennes sous contrôle de l’EIIL sur le territoire israélien et vinrent réduire au silence la position de l’artillerie syrienne au nord de Damas.

Ceci s’est produit à maintes reprises et a été rapporté bien des fois, il n’y a eu aucune tentative de démenti.

Dans les années 1970, un stratège Américain célèbre et conseiller politique nommé Henry Kissinger dût faire face à une situation similaire. Les forces américaines au Vietnam du Sud étaient attaquées depuis des bases renforcées se situant dans le pays voisin du Cambodge.

D’abord, Kissinger envoya les B-52 tapisser de bombes toute la région, puis Kissinger annonça l’invasion américaine du Cambodge en Mai 1970, lorsque des dizaines de milliers de troupes américaines pénétrèrent dans le pays de manière légale en ce qui concerne les standards légaux américains, et pourchassèrent les forces militantes qui constituaient alors le gouvernement légal d’un Vietnam réunifié.

Daraa, la provInce au sud de la Syrie a été envahie par des forces qui ont été entrainées dans des camps de la CIA en Jordanie et qui sont entrées en Syrie, massacrant des milliers de civils. Ces forces en provenance de la Jordanie entrent sur le territoire syrien faisant flotter le drapeau noir de l’EIIL. La gestion de leurs opérations est laissée à un centre de commandement se trouvant dans la banlieue de la capitale jordanienne de Amman dont le personnel est composés d’officiers des armées américaine, jordanienne, israélienne et saoudienne.

La très grosse antenne logistique qui supplée par voie terrestre et par voie aérienne vivres, armement et munitions à l’EIIL à la fois en Syrie et en Irak est gérée par des membres du MEK iranien, un culte pseudo-islamiste créé en Iran dans les années 1960 par le Mossad, c’est le même groupe responsable d’avoir combattu aux côtés de Saddam Hussein contre l’Iran et d’avoir mortellement gazé 30 000 Kurdes entre 1991 et 1993.

Depuis Octobre 2014, un flot incessant de missile anti-chars TOW ont été envoyé par Raytheon Corporation aux dépôts logistiques de l’armée américaine. Il n’y a aucune trace des certificats des utilisateurs finaux alors que ces missiles sont transférés vers toute autre nation.

Ces missiles se retrouvent dans une base aérienne de l’US Air Force à Constantza en Roumanie. De là, ils s’envolent pour Tbilissi en Georgie et de là ils sont envoyés par camion par BP et a Bechtel Corporation à travers la Turquie et en Syrie où ils sont remis aux forces du front Al Nosra/Al Qaïda.

Plus d’armement à haute technologie payé par les contribuables américains, fut envoyé dans une base aérienne US en Turquie à Adana. De là cet équipement fut envoyé par camion à un camp logistique d’al Nosra/EIIL géré par l’armée turque dans la ville de Rehanli Hatay en Turquie, seulement à quelques kilomètres de bases de l’EIIL prés de la ville syrienne d’Aleppe.

Lorsqu’il fut essayé de tracer la destination de ces missiles TOW, il fut découvert qu’ils furent consignés par la CIA comme livraisons secrètes américaine à la junte militaire de Kiev.

Des preuves s’accumulent de plus en plus que Kiev supplée activement l’EIIL avec des armes et de manière encore plus intéressante, conseille et assiste les terroristes dans l’art de la guerre chimique contre les Kurdes, ce en échange de promesses de la Turquie qui pourraient inclure une jonction ukrainienne sur la nouvelle route du gazoduc turco-russe dans sa route sud au travers de la Roumanie.

Des cartes montrant ceci en ligne ont été purgées des données des moteurs de recherche et ont été piégées de logiciels espions et de malwares.

En descendant plus profond dans le terrier du lapin afin de trouver les soutiens au terrorisme qui, d’après la loi américaine, pourraient être sujets à des frappes de drones, nous pouvons commencer finalement, des années après coup, à dégrader les soutiens matériels de l’EIIL/EI et pas juste le sénateur John McCain mais bien d’autres.

Nous savons que l’EIIL obtient de bonnes sommes de financement en vendant du pétrole volé, nous savons aussi qui recelle tout cela pour lui: les entreprises criminelles habituelles BP et Exxon-Mobil.

Ces soutiens au terrorisme sont en fait très vulnérables, ils ont des flottes de pétroliers qui peuvent être saisies et des biens/investissements dans le monde entier qui pourraient-être gelés. Si le QG d’Exxon à Irving au Texas ou plusieurs de leurs centres terroristes internationaux au nord de Houston dans les Woodlands, étaient attaqués par la Force Delta aidée des forces Spenatz russes, ceci serait le véritable premier pas vers une guerre réelle contre le terrorisme mondial. Les Etats-Unis sont-ils prêts pour cela ?…

Rappelez-vous, c’est la loi américaine qui fait que tout le monde impliqué dans le soutien du terrorisme soit sujet à des assassinats extra-judiciaires.

N’oublions pas non plus le pillage et le vol des antiquités irakiennes et syriennes. Interpol a minutieusement tracé des milliers d’objets valant des centaines de millions de dollars dans des ventes aux enchères à Londres, Vienne, New York, Paris et Berlin.

Presque chaque maison de vente importante possède quelques objets terroristes et quelques-unes de ces maisons occupent des positions majeures dans la finance de ce même terrorisme.

En fait, voici le plan utilisant la stratégie américaine et les précédents légaux qui pourrait-être utilsé pour combattre le VRAI terrorisme:

Une zone d’interdiction de vol doit-être établie au-dessus d’Israël jusqu’à ce les assistances aériennes à l’EIIL aient cessé. Il peut être tout à fait assumé que tout trafic aérien au-dessus d’Israël peut-être terroriste, incluant même peut-être les transporteurs aériens civils qui peuvent être bourrés d’armes chimiques, biologiques ou de déchats radioactifs en provenance de la centrale nucléaire de Dimona. Une série d’attaques éclairs sur une période de 2 ou 3 ans seront nécessaires pour annihiler l’infrastructure de la terreur installée en Turquie. Tous les dépôts d’armes chimiques, les camps d’entraînement, les bases aériennes, tout cela doit-être éliminé avant que l’EIIL ne puisse être battu.

  • Les camps de terroristes et les centres de commandement en Jordanie demanderont les munitions les plus lourdes pour les détruire car certains de ces centres sont construits profondément sous-terre incluant ceux se situant dans le nouveau complexe de l’ambassade d’Arabie Saoudite juste hors d’Amman. Des équipes investiront les salles des ventes, les banques, les conseils d’administration et les QG des journaux de presse écrite dans le monde entier, afin de démanteler tous les soutiens au terrorisme, comme les Etats-Unis l’ont fait après le 11 Septembre…
  • Il y a des douzaines d’ONG comme l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme de Londres qui opèrent en tant que vitrine de relations publiques pour l’EIIL et des douzaines d’autres opérant comme des vitrines d’aide aux réfugiés qui trafiquent en fait avec les djihadistes, la drogue, les esclaves humains. Toute cette fange doit-être menée devant la justice.

On doit donner un certain crédit aux Etats-Unis pour utiliser quelques uns des plus grands cerveaux du droit que le monde ait connu, de les rassembler, tous ces membres de la société fédéraliste et de mettre en place toutes ces lois qui permettront de mettre l’EIIL à genoux.

Que par ses pauvres jugement et prise de décision, l’Amérique n’ait kidnappé et assassiné pratiquement que des gens innocents sous ces provisions légales est bien malchanceux… Peut-être que d’autres feront mieux…

Ingérence de l’empire en Syrie: Le pays du goulag levant (ex-USA) et ses alliés aident au ravitaillement de leur progéniture EIIL via la Turquie, la Jordanie et Israël…

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Comment les Etats-Unis peuvent arrêter l’EIIL sans mettre un pied en Syrie

 

Tony Cartalucci

 

1er Septembre 2015

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2015/08/how-us-can-stop-isis-without-setting.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il est de plus en plus difficile de camoufler ou de pirouetter l’info, cela devient apparent même dans les médias occidentaux et leur couverture des évènements que le soi-disant “État Islamique” (EIIL/EI) ne maintient pas sa capacité de combat depuis l’Irak ou la Syrie intra muros, mais plutôt grâce à une ligne logistique qui va et vient entre les nations voisines. Ces nations incluent la Jordanie, le Liban, Israël et de maniìere encore plus évidente, ce membre de l’OTAN qu’est la Turquie.

Ce fut la chaîne d’info allemande Deutsche Welle (DW) qui a dit dans son rapport « ‘IS’ supply channels through Turkey, » que des centaines de camions destinés à l’EI et aux territoires qu’il contrôle ont été filmés en attente à Oncupinar en Turquie, de passer la frontière avec la Syrie et ce sans aucune supervision apparente du gouvernement turc. Plus tard, le magazine TIME admettrait la dépendance de l’EI de la ville syrienne frontalière de Tal Abyad pour les ravitaillements et la grande importance de la perte de cette ville au profit des combattants kurdes, car cette place maintient la capacité au combat de l’EI à la fois sur la frontière mais aussi plus profondément sur le territoire syrien.

Un rapport d’AP du mois de Juin « Kurds move to cut off ISIS supply lines in Syria, » affirmait: “ Les combattants kurdes syriens se sont rapprochés des banlieues d’une ville tenue par l’EIIL à la frontière turque samedi, coupant potentiellement la route cruciale de ravitaillement des terroristes,” ont dit des officiels kurdes et un groupe activiste. La prise de la ville de Tal Abyad à quelques 70km de la place forte de l’EIIL, Raqqa, voudrait dire que le groupe n’aurait plus de route directe (avec la Turquie) pour leur faire parvenir de nouvelles troupes et du ravitaillement. L’avance kurde, venant sous couvert d’une importante assistance aérienne menée par la coalition américaine, joindrait également leur deux fronts et mettrait plus de pression sur la place de Raqqa alors que les forces irakiennes ont bien du mal à contenir le groupe dans leur pays.

Tandis que les frappes aériennes américaines sont créditées pour le succès de l’avance kurde contre l’EIIL, on se demande pourquoi les Etats-Unis, dont une de leur base est à Incirlik, la Turquie et les forces spéciales commandos américaines et celles de la CIA opérant le long de la frontière syrienne en Turquie, n’ont rien fait pour interdire les lignes de ravitaillement de l’EIIL avant qu’elles n’atteignent la Syrie où l’attendent les terroristes.

Les Kurdes et l’armée syrienne réalisent tous deux l’importance de restreindre les armées terroristes en Syrie en les coupant de leurs lignes logistiques de ravitaillement aux frontiéres syriennes. Mais les kurdes et les forces syriennes sont de plus en plus limitées pour sécuriser ces zones frontalières à cause d’une toujours plus étendue “zone de sécurité” que les Etats-Unis et leurs alliés régionaux mettent en place sur le territoire syrien près des frontières. La Turquie et Israël ont tous deux attaqué les forces syriennes dans ces “zones de sécurité refuge”, créant un véritable sanctuaire pour les affiliés d’Al Qaïda, incluant Al Nosra et l’EIIL.

Les efforts pour “assister” les Kurdes ne semblent avoir été qu’un prétexte pour violer l’espace aérien syrien en premier lieu, puis le territoire syrien en second lieu. La pathétique “Division 30” américaine comprenant moins de 60 combattants entraînés en Turquie, puis envoyés pour combattre des milliers et des milliers de terroristes que les Etats-Unis et leurs alliés ont aussi armé, entraîné et envoyé par-delà les frontière syriennes depuis des années, fut une autre tentative de faire paraître les gains de l’EIIL et d’Al Nosra comme un résultat de la folie occidentale plus que comme sa création.

Comment l’occident peut arrêter l’EIIL sans mettre un pied en Syrie

Une vieille maxime militaire dit ceci: “une armée marche sur son estomac”. La logique dicte qu’une armée avec l’estomac vide est incapable de continuer de marcher et de fonctionner. Napoléon Bonaparte, qui est crédité de cette citation, l’a vérifié en toute première main lorsque son armée s’est retrouvée profondément enfoncée en territoire russe sans vivres ni ravitaillement de toute sorte, ceci menant ultimement à une défaite des plus catastrophique.

De la même façon, la capacité de combat de l’EIIL dépend entièrement de ses lignes de ravitaillement. Couper ces lignes mènera à une défaite inévitable. Pour les Etats-Unis, qui sont soit alliés, soit ont des troupes dans les pays frontaliers à la Syrie, couper les lignes de ravitaillement de l’EIIL serait chose très simple, si de fait, les US étaient VRAIMENT intéressés à battre l’EIIL et autres affiliés d’AQ.

Tandis que les Etats-Unis ont assisté la Turquie à ériger une défense de missiles le long de sa frontière avec la Syrie afin de créer une de facto “zone d’interdiction de vol” donnant ainsi à Al Nosra et l’EIIL un santuaire tombé du ciel, très peu d’efforts ont été faits pour sécuriser la frontière, spécifiquement pour la recherche et l’interdiction du transit de combattants étrangers, d’armes, de vivres et de munitions. Comme le rapport de DW l’a illustré, il apparaît que les frontières turques sont non seulement complètement ouvertes, mais qu’elles le sont de manière intentionnelle, il n’y a en conséquence peu ou pas d’efforts de la part de la Turquie pour couper le torrent de ravitaillement qui passe de son territoire vers la Syrie.

DW filmerait sûrement une situation similaire se déroulant en Jordanie près de sa frontière avec la Syrie, près de la ville syrienne de Daraa qui est devenue un champ de bataille alors que les forces syriennes tentent désespérement de couper le flot logistique de combattants et d’armes transitant par cette frontière, visant ultimement Damas.

Les Etats-Unis pourraient arrêter l’EIIL en un mois… S’ils le voulaient vraiment…

En coupant l’EIIL de son argent, de ses vivres, renforts de combattants et d’équipement essentiel, il serait très rapidement défait par les forces syriennes et irakiennes. Sans argent pour payer ses combattants et sans nouvelles recrues pour remplacer ceux perdus au combat, le moral chuterait bien vite. Sans un flot torrentiel constant d’armes, de munitions de toutes sortes et de carburant, l’EIIL et autres affiliés d’Al Qaïda perdraient très vite leur capacité tactique. Les combattants incapables de s’enfuir seraient vite encerclés et détruits comme cela s’est déjà produit profondément à l’intérieur de la Syrie où les forces syriennes ont été capables de couper les lignes de soutien logistique aux villes clef et affamer les armées terroristes retranchées.

La Syrie est intentionnellement empêchée de sécuriser ses frontières au travers d’une “zone tampon” qui ne fait que s’élargir, havre de paix que les Etats-Unis et leurs alliés créent afin de protéger des “rebelles modérés” clairement non-existants. Ce que ces “zones de sécurité” offre en revanche est d’assurer les lignes de ravitaillement de l’EIIL et que celles-ci demeurent intactes. Avec les Kurdes, la seule force réellement efficace à la frontière syro-turque, pouvant menacer ces ligne logistiques de l’EIIL, se retrouvant maintenant attaqués directement par les forces turques, le peu d’obstacles qu’il y a eu au transfert logistique à l’EIILest en train d’être rapidement éliminé.

Les Etats-Unis et leurs alliés pourraient facilement augmenter la sécurité le long de la frontière syrienne et couper de manière permanente la ravitaillement de l’EIIL et autres affiliés d’AQ sans jamais avoir à entrer l’espace aérien ni même le territoire syriens. Avec la même facilité que les Etats-Unis ont bâti cette ligne de défense de missiles à la frontière turco-syrienne, ils pourraient créer des points de contrôle frontaliers et des patrouilles en Turquie pour interdire et donc effectivement stopper le flot d’armes, de munitions et de combattants se rendant en Syrie depuis la Turquie. Ils pourraiemt le faire, mais ne le font pas et ce de manière tout à fait intentionnelle.

Les implications de ceci sont évidentes, l’EIIL est à la fois une création et une perpétuation intentionnelle de la politique étrangère des Etats-Unis. De la même manière que les Etats-Unis il y a bien des années ont comploté avec l’Arabie Saoudite pour créer Al Qaïda dans les montagnes d’Afghanistan en première instance ; les Etats-Unis jusqu’à ce jour, complotent avec leurs alliés régionaux pour utiliser AQ et ses nombreuses affiliations, incluant l’EIIL/EI, pour faire des guerres que les troupes occidentales ne peuvent pas mener. Ceci comprend la division et la destruction de la Syrie, l’objectif réel et ouvertement explicité des politiciens américains.

La Syrie et ses alliées pourront-ils créer leur propre “zone tampon” au nord de la Syrie ? Est-ce que des troupes internationales pourront être amenées, incluant des observateurs de l’ONU, pour sécuriser les frontières de la Syrie et mettre en échec les tentatives de la Turquie et des Etats-Unis d’engager les forces syriennes et kurdes essayant de restaurer l’ordre dans cette région ?

La stratégie expansionniste en Syrie du nord, affirmant protéger des “rebelles modérés” tandis que cela sécurise mieux les lignes de ravitaillement de l’EIIL et lui donne une zone de protection toujours plus grande d’où il peut lancer de plus vastes opérations en Syrie profonde, s’avère payante et cela se fait au détriment de l’intégrité du territoire syrien, de sa stabilité et peut-être même de son existence en tant qu’état fonctionnel si aucunes mesures ne sont prises pour contrer cette conspiration.

Les bases de la logistique et le simple fait que les Etats-Unis pourraient à la fois combattre et vaincre l’EIIL en sécurisant simplement la frontière turco-syrienne ainsi que la frontière jordano-syrienne, doivent être constamment rappeler par les médias non-occidentaux et les cercles diplomatiques, soulignant le fait que le conflit en Syrie est un conflit d’INVASION ETRANGERE et non pas une guerre civile. Ce conflit peut être terminé, ainsi que toutes les horreurs qui lui sont associées, en faisant un contrôle des “bagages” de l’EIIL à la frontière turque (et jordanienne). Si les Etats-Unis et la Turquie refusent de faire cela, quelqu’un doit interpeler et vérifier les convois de l’autre côté de la frontière, quelqu’un que les Etats-Unis et la Turquie hésiteraient à attaquer comme ils l’ont fait des forces syriennes et kurdes.

Guerre impérialiste en Syrie: Damas contre les ONG traffiquant avec l’EIIL pour la Turquie et le pays du goulag levant

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Les Etats-Unis et la Turquie ignorent l’avertissement de la Russie et entrent en Syrie

 

Gordon Duff & New Eastern Outlook (Moscou)

 

21 Août 2015

 

url de l’article:

http://www.veteranstoday.com/2015/08/21/us-turkey-ignore-russian-warning-move-into-syria-new-eastern-outlook/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Turquie et les Etats-Unis ont conjointement décidé d’entrer en Syrie, défiant la Russie de répondre à cette décision. Les Etats-Unis et la Turquie ont cessé toute référence à la protection de réfugiés, qui est toujours une fantaisie difficile à faire admettre quand on se réfère à la très longue histoire turque de persécution des minorités.

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Mark Toner, a commencé hier à émettre les règles d’établissement d’une “zone tampon” que les USA et la Turquie ont décidé de créer pour la Turquie. Il est affirmé que cette “zone” sera occupée par “l’Armée Syrienne Libre” (ASL) et ne peut être utilisée que par des forces ayant juré de renverser le gouvernement légal de Damas.

L’Armée Syrienne Libre (ASL)

Il y a un problème avec cela. Il n’y a pas d’unités de l’ASL dans le nord de la Syrie. En Février 2015, cette force fut démantelée et ses chefs se sont enfuis en Turquie. L’ASL depuis 2014 a été réorganisée par les forces du renseignement turc comme une organisation ne répondant plus qu’à Erdogan et l’Arabie Saoudite, ses entraineurs qataris asistés de contractants américains (NdT: “contractants” est un euphémisme pour dire mercenaires, probablement Blackwater/Xe/Academi ou DynCorps de la firme Halliburton…). La majorité de ceux impliqués avec l’ASL a accepté une amnistie du gouvernemnt syrien ou ont rejoint les forces d’Al Nosra et de l’EIIL/EI.

Toutes forces envoyées par les Etats-Unis et la Turquie en Syrie ne peuvent y être que pour un but unique: assister l’EIIL/EI à renverser le gouvernement de Damas, qui a monté de plusieurs crans dans la vigueur de son combat contre les forces terroristes.

Acte désespéré

Il est largement admis que cette nouvelle action agressive est motivée par un certain désespoir fondé sur l’amélioration des relations entre la Russie et l’Arabie Saoudite et la création récente de chemins d’apaisement dans les relations plus que fraîches entre l’Arabie et l’Iran. L’Arabie Saoudite, dit-on, a abandonné son soutien matériel à l’EIIL en Irak et en Syrie, laissant cette organisation se débrouiller seule, aidée seulement par Israël, la Turquie et les Etats-Unis.

Soyons honnêtes ici. Ceci est le territoire syrien et l’armée syrienne a tous les droits de bombarder des terroristes sur son territoire et y opérer tout à fait librement. Toute tentative par les Etats-Unis et la Turquie de limiter les opérations de l’armée syrienne sur son territoire pour le bénéfice de ce qui est reconnu comme étant des organisations terroristes, qui ont pillé la Syrie pour Erdogan et ses riches amis, pas seulement du pétrole et de ses antiquités, ils ont physiquement démantelé et transporté par camions en Turquie une usine d’assemblage automobile et des douzaines d’autres usines, est une ingérence criminelle.

Crimes de guerre contre la Syrie

Dans des discussions avec le ministre de la justice syrien la semaine dernière, Najm Hamad al-Ahmad, on nous a averti qu’un groupe de travail est en train de se constituer afin de faire citer la Turquie pour sa participation à des crimes de guerre sur le sol syrien, incluant le traffic d’êtres humains et le piratage. Il y a un bon nombre de rapports fiables en provenance des chrétiens syriens kidnappés ces quatre dernières années par les terroristes de l’EIIL, que les réfugiés syriens ne sont pas protégés en tant que régugiés en Syrie par les ONG, mais plutôt détenus dans des camps de concentration où ceux qui refusent de se convertir et de rejoindre les combattants de l’EIIL sont exécutés, le tout avec la totale complicité de l’armée turque et des unités du renseignement.

Ignorer la menace des ONG

Le problème des réfugiés, apparemment important pour l’occident au vu des récentes histoires montrant comment les réfugiés syriens s’établissant en Jordanie font la une et méritent d’être discutées.

Les rapports de Turquie ont été consistants sur une chose: les ONG supposées travailler avec les réfugiés fournissent un soutien logistique à la fois au front Al Nosra et à l’EIIL/EI. Des convois de camions d’ONG ont acheminé de gaz sarin en Syrie, ceci a été conformé par des sources en Turquie ainsi que par le ministère de la défense syrien et ont transporté des précurseurs chimiques pour les usines de bombes de l’armée turque dans ce qui peut maintenant ouvertement être appelé de la Zone d’Occupation Turque en Syrie. (ZOTS)

Dans le même temps, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), une officine de la CIA (NdT: et du MI6 britannique à son origine en 2011) donne une couverture médiatique en blâmant Damas pour les atrocités commises par les Turcs.

Comme la Turquie héberge à la fois le front Al Nosra et l’EIIL/EI, leur donne à la fois un soutien logistique et un havre de paix, un transit libre et gratuit sur son sol et maintenant même un soutien aérien avec des attaques contre les combattants du YPG et du PKK kurdes, qui sont parmi les meilleurs forces s’opposant à l’EIIL dans cette guerre critique ; ne pas citer la Turquie comme combattant dans cette guerre est plus que négligent.

Avec une volée de rumeurs non confirmées en provenance de Moscou la semaine dernière concernant la rencontre pour le moins houleuse entre le président Poutine et l’ambassadeur turc, citant la colère de Poutine envers l’action militaire ouverte de la Turquie contre la Syrie, il n’y a maintenant plus beaucoup de doutes sur le fait que l’occident désire bien plus confronter la Russie en Syrie plutôt qu’en Ukraine.

Le traffic humain des réfugiés

Les ONG, auparavant supervisées par l’ONU, certaines sous un régime de consultation spéciale, sont maintenant devenues la peste du Moyen-Orient. Quelques-unes, pour ne pas dire la plupart, sont des vitrines de la CIA et du Mossad. Toutes sont semble t’il chargées de sauver les réfugiés, de “cataloguer les antiquités” (NdT: qui est un énorme marché clandestin mondial depuis l’invasion de l’Irak en 2003 et dont bien peu de personnes ne parle, un gigantestque marché noir pour nantis…) ou de sélectionner les biens de valeurs syriens ou irakiens comme par exemple les machines-outils, l’informatique et la robotique dont la Turquie a besoin pour son “sweat shop” bourgeonnant d’empire industriel.

C’est là où la Syrie prévoit ses attaques légales, demandant une mise en accusation internationale contre ces organisations, en attaquant leur “travail sur les réfugiés”. Certains réfugiés se sauvent d’eux-mêmes, venant grossir les rangs dans les camps de Jordanie et du Liban ou venant s’ajouter à une déjà surpopulation des villes importantes comme Damas. Beaucoup s’enfuient en Turquie où ils sont scrutinisés, contrôlés, souvent bloqués pendant des semaines ou des mois. Certains par contre sont renvoyés par camions en Syrie sans aucun problème.

Ce sont les prisonniers de l’EIIL, pris de camps en Turquie, sélectionnés par des ONG travaillant avec l’EIIL/EI, transportant des armes et traffiquant les prisonniers comme “réfugiés”, en réalité traffiquant au profit des bordels et de l’industrie de l’esclavagisme sexuel de Grande-Bretagne et d’Allemagne.

Des scènes ont été rapporté rappelant le film “la Liste Schlinder” de Spielberg en 1993, film montrant le traitement des juifs par les nazis en Allemagne.

Conclusion

La guerre aérienne de la Turquie au profit de l’EIIL/EI est un facteur connu dans le monde. Les rapports initiaux indiquant des attaques sur les positions de l’EIIL par des F-16 turcs furent très rapidement démentis et prouvés faux. Des attaques turques sur des villages irakiens ont été confirmées. Des attaques turques sur les forces kurdes du YPG soutenues par les Etats-Unis en Syrie ont aussi été confirmées.

Personne ne conteste ces faits horribles bien que le gouvernement kurde à Erbil parle peu, trop peu alors que son propre peuple est massacré par les Turcs.

Les Etats-Unis ont fini par assumer qu’avec des mouvements continuels contre le Donbass, ils peuvent brutaliser l’allié des Russes, la Syrie, sans répercussions. Voilà ce qui est véritablement derrière l’action américaine.