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L’occident et ses états… Usine à fabriquer la terreur

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 août 2016 by Résistance 71

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais… La division politique très ancienne de la société qui a mené à l’avènement de l’État est l’outil oligarchique de la domination du vaste nombre par le plus petit nombre. La société humaine s’est épanouie durant des millénaires hors de toute contrainte coercitive de l’État. L’État n’est pas une « évolution » de notre société, il en est le cancer principal. Pour sortir du cercle infernal de la relation dominant/dominé, maître/esclave, nous devons rétablir l’égalité et sortir de la division politique de nos sociétés savamment entretenue pour le plus grand bénéfice du plus petit nombre, retourner au modèle de société où le pouvoir est dilué dans le peuple, là où il est très soluble et nous refonder dans un modèle adapté de société sans pouvoir, de société à chefferie sans pouvoir, c’est à ce prix que nous retrouverons paix et équilibre, tout le reste n’est que pisser dans un violon…

~ Résistance 71 ~

« L’histoire du terrorisme est écrite par l’État, elle est donc éducative. »

« Notre société est bâtie sur le secret, depuis les « sociétés-écrans qui mettent à l’abri de toute lumière les biens concentrés des possédants, jusqu’au « secret-défense » qui couvre aujourd’hui un immense domaine de liberté extrajudiciaire de l’État.. »

~ Guy Debord, 1988 ~

 

Les Etats-Unis ne combattent pas le terrorisme musulman ni même l’extrémisme, ils les fabriquent et les sèment partout

 

Andre Vltchek

 

29 août 2016

 

url de l’article:

http://www.legrandsoir.info/les-etats-unis-ne-combattent-pas-le-terrorisme-musulman-ni-meme-l-extremisme-ils-les-fabriquent-et-les-sement-partout-global.html

 

Si l’Occident en général, et les États-Unis en particulier, pliaient bagages et fichaient la paix au monde arabe et musulman, nous n’aurions probablement jamais eu toutes ces attaques terroristes qui secouent le monde, de l’Indonésie à la France. Il n’y aurait pas eu de Moudjahidin puis sa mutation vers al-Qaida ; ni en Afghanistan ni ailleurs. Il n’y aurait jamais eu un semblant d’ISIS (ou ISIL ou EI ou Daesh ou quelque soit son nom) en Syrie, en Irak, en Libye ou ailleurs.

Et l’islam wahhabite super-conservateur, une version saoudienne rétrograde et monstrueuse, resterait cantonné aux écoles religieuses du royaume ultra-rétrograde au lieu de gagner du terrain partout dans les régions de l’Asie du Sud-Est, du Moyen-Orient et de l’Afrique.

Mais l’Occident a choisi un chemin machiavélique et brutal : il a décidé de détruire l’Islam socialiste – cette version (historiquement) modérée, compatissante et progressiste. Il a détruit l’Egypte, jadis laïque ; il a renversé le gouvernement socialiste de l’Iran puis la quasi-communiste Indonésie, pour implanter dans tous ces lieux des concepts religieux terriblement dégénérés et totalement rétrogrades. Il a utilisé des extrémistes pour détruire le patriotisme bon teint et le socialisme. Comme les Britanniques au 19ème siècle ( « Vous pouvez contrôler le cerveau des gens, tant que nous contrôlons vos ressources naturelles »), l’Occident s’est rallié à l’enseignement wahhabite, parce ce dernier était en mesure de garantir une obéissance totale, une gouvernance dictatoriale (et pro-occidentale) et une féodalité oppressive .

Islam a été utilisé, manipulé et pratiquement dépouillé de son essence. Le processus est allé si loin que deux éminents spécialistes iraniens, lors de ma visite l’année dernière à Téhéran, m’ont déclaré : « Dans de nombreuses régions du monde, l’Occident a créé une religion absolument nouvelle. Nous ne la reconnaissons plus. Cela n’a rien à voir avec l’islam ».

Si l’Occident en général, et les États-Unis en particulier, pliaient bagages et fichaient la paix au monde arabe et musulman, nous n’aurions probablement jamais eu toutes ces attaques terroristes qui secouent le monde, de l’Indonésie à la France.

Exact. Comme un enfant gâté et méchant, l’Occident, après avoir détruit l’Union soviétique, a minutieusement construit son nouvel ennemi – « l’Islam militant » – afin de pouvoir continuer à se livrer à son activité préférée : le conflit perpétuel, les guerres sans fin et le pillage.

C’est aussi simple que ça.

Les plus grands oppresseurs des peuples musulmans, ceux de l’Arabie Saoudite, de Bahreïn et de l’Indonésie ont tous été étroitement liés à l’Occident. Les organisations terroristes « musulmanes » les plus terribles, d’Al-Qaida à Daesh, ont toutes été créées, armées et soutenues par l’Occident et ses acolytes.

En Europe et aux États-Unis, la « peur des terroristes » est pleinement exploitée par l’Occident. Le pouvoir y tient encore principalement grâce à une cette peur implantée dans le cerveau des « gens ordinaires ».

Et que dire de la « guerre contre le terrorisme » ? Oui, une telle guerre existe, mais ce n’est pas l’Occident qui la livre. Au moment d’écrire ces lignes, la guerre contre le terrorisme est livrée par la Russie, l’Iran, la Chine, la Syrie, le Hezbollah et leurs alliés.

***

L’Occident continue de collaborer étroitement avec les terroristes. Comme par miracle, il « rate ses cibles » lorsqu’il les « attaque » ; il finance les uns et dispense une formation aux autres. Il critique et s’oppose à ceux qui sont réellement en train de combattre les groupes militants extrémistes.

Les extrémistes ont été lâchés tels des Pitbulls de combat contre presque tous les gouvernements progressistes du Moyen-Orient, mais aussi contre la Chine et la Russie. Des extrémistes musulmans, mais également des extrémistes chrétiens et même des extrémistes bouddhistes !

En retour, les politiciens aux États-Unis sont régulièrement soutenus, financièrement, par les régimes (dont l’Arabie Saoudite, Bahreïn, etc.) qui diffusent, sans relâche, à travers le monde, les concepts religieux les plus intolérants et grotesquement violents.

En dépit de leur servilité et lâcheté intrinsèque, certains grands médias nord-américains discutent actuellement de divers programmes impliquant le financement de la Fondation Clinton par l’Arabie Saoudite (aux côtés de plusieurs grandes sociétés transnationales et les plus grandes banques de Wall Street).

Dès 2008, CNN avait rapporté, dans son émission « Breaking News » :

Les dons à la Fondation William J. Clinton comprennent des montants de $10 millions à $25 millions du Royaume d’Arabie Saoudite, de la Fondation Bill et Melinda Gates et du magnat de l’immobilier Stephen Bing, un ami personnel de Clinton.

Les Clinton ont subi une pression intense pendant la campagne de Hillary Clinton pour l’investiture démocrate pour révéler les noms des donateurs à la Fondation et à la bibliothèque présidentielle Clinton dans l’Arkansas.

Bill Clinton a finalement accepté de publier la liste après que le président élu Barack Obama ait nommé Hillary Clinton au poste de secrétaire d’État.

Les gouvernements du Koweït et du Qatar figurent également sur la liste, tout comme l’homme d’affaires saoudien Nasser Al-Rashid qui a des liens étroits avec la famille royale saoudienne. Le Saoudien Sheikh Mohammed H. Al-Amoudi, réputé pour être l’un des hommes les plus riches du monde, figure aussi parmi les bailleurs de fonds. Les deux Saoudiens ont contribué à hauteur de $1 million à $5 millions. Un groupe appelé les Amis de l’Arabie Saoudite et la Fondation Dubaï apparaissent également dans la même catégorie.

Aussi récemment que le 20 Août, 2016, le New York Times a écrit quelque chose de similaire, essentiellement reconfirmant la validité des articles précédents, tout en ajoutant beaucoup plus de détails et en ajustant les chiffres :

Le royaume d’Arabie Saoudite a fait don de plus de $10 millions. Ainsi que le beau-fils, par l’intermédiaire d’une fondation, d’un ancien président ukrainien dont le gouvernement a été largement critiqué pour corruption et l’assassinat de journalistes. Un homme d’affaires libano-nigérian avec de vastes intérêts commerciaux a contribué jusqu’à hauteur de $5 millions.

Pendant des années, la fondation de Bill, Hillary et Chelsea a prospéré en grande partie grâce à la générosité des donateurs et personnalités étrangères qui ont donné des centaines de millions de dollars. Mais maintenant que Mme Clinton est dans la course à la Maison Blanche, le financement de la philanthropie tentaculaire est devenu un « talon d’Achille » pour sa campagne et potentiellement aussi, en cas d’élection, pour son futur gouvernement.

Huma Abedin, qui fut longtemps la principale assistante de Clinton, (et qui a passé une partie de son enfance en Arabie Saoudite) a servi d’intermédiaire entre l’ancien secrétaire d’État et les intérêts pro-saoudiens. Elle a également négocié un soutien financier à Mme Clinton de M. Chagouri et d’autres individus, organisations et entreprises du Moyen-Orient.

Les accusations et les preuves continuent d’affluer, de différents médias, à gauche comme à droite. Le 1er Août, 2016, le conservateur Breitbart News a écrit :

Khizr Khan, le père musulman et médaillé de guerre « Gold Star » que les grands médias et l’ancien secrétaire d’Etat Hillary Clinton ont utilisé pour critiquer Donald J. Trump, a des liens étroits avec le gouvernement de l’Arabie Saoudite – et avec des investisseurs internationaux islamistes à travers son propre cabinet d’avocats. En plus de ces liens avec la riche nation islamiste, Khan a également des liens avec des programmes d’immigration controversés grâce auxquels des étrangers riches peuvent essentiellement acheter leur entrée aux États-Unis, et aussi des liens profonds avec la « Clinton Cash » à travers la Fondation Clinton.

La dépendance de Hillary Clinton envers ses sponsors saoudiens a fortement influencée sa décision de maintenir une politique étrangère au service de Riyad et de soutenir divers groupes terroristes contrôlés par l’Arabie Saoudite et le Qatar, et au-delà de la région du Moyen-Orient.

En réalité, Clinton représente tout simplement la « continuité » d’une tendance dangereuse préexistante. Le régime est en « évolution » depuis des décennies, mais surtout depuis les années Reagan. Républicains ou Démocrates, cela importe vraiment très peu. Les deux partis sèment la terreur partout dans le monde. Certes, George W. Bush a envahi l’Irak, mais des gens comme Bill Clinton sont des amis proches et des partisans de Paul Kagame, le « boucher du Congo » Rwandais, avec le sang de quelque 10 millions de personnes sur les mains. Le Démocrate et « modéré » Bill Clinton a également été responsable de l’agression criminelle et la destruction de la Yougoslavie socialiste. Et ainsi de suite…

Mais sous le règne de Barack Obama, le dernier espoir pour un Moyen-Orient indépendant et le monde arabe s’est pratiquement évaporé. La Libye a été détruite ; la guerre civile syrienne [guerre civile ? – NdE] a été lancée depuis Washington, Londres et Paris. Les Saoudiens ont noyé le Yémen dans le sang à l’aide d’armes fabriquées au Royaume-Uni et aux États-Unis. Pratiquement toutes les « révolutions du printemps arabe » ont été infiltrées et détournées. Et à Bahreïn, la majorité chiite a été littéralement violée par l’Arabie Saoudite et ses propres dirigeants impitoyables sous le regard bienveillant de conseillers britanniques.

Les États-Unis et l’Europe continuent de vendre des armes dans le Golfe, tout en construisant de nouvelles bases militaires et de soutenir les régimes les plus effroyables et sanguinaires.

L’« Ere Obama /(Hillary) Clinton » a considérablement « amélioré » la symbiose entre l’impérialisme occidental, les entreprises multinationales et les régimes fascistes pro-occidentaux dans le monde entier, mais particulièrement au Moyen-Orient et en Afrique.

Cette étreinte mortelle s’est révélée fatale pour des millions de personnes dans ces deux régions du monde. Les espoirs d’auto-gouvernance ont été ruinés. Les cadavres continuent de s’empiler en Syrie, en Irak, en Libye, au Yémen, au Soudan du Sud, en Somalie, en République démocratique du Congo (RDC), et ailleurs.

L’Occident n’en a cure, tant qu’il reste aux commandes du « spectacle », et aussi longtemps que les fabricants d’armes gagnent des centaines de milliards de dollars. Même si des millions meurent, il y a encore un flux ininterrompu de matières premières vers l’Occident et le Japon. Par conséquent, c’est « business as usual ». La vie des « non-gens » ne vaut rien.

***

À un moment donné, la Russie, l’Iran, la Chine et d’autres se sont dit « ça suffit ; nous allons combattre les vrais terroristes ! Luttons contre Daesh et d’autres bigots ! Soutenons les patriotes dotés d’une conscience sociale et indépendants ».

Ce qui a provoqué une indignation totale à Washington, Londres et Paris (et Tokyo). La désobéissance et la rébellion contre l’ordre mondial (occidental) ne peuvent être tolérées ! Il faut les écraser, même au prix d’une nouvelle et meurtrière guerre mondiale.

L’OTAN, Washington, l’Europe, le Japon et la Corée du Sud se sont tous lancés dans une politique de confrontation directe avec la Russie, la Chine, l’Iran, la Corée du Nord (RPDC) et d’autres membres de la « Coalition de ceux qui osent ». Le Brésil, un membre important du BRICS, a récemment été détruit par un coup d’état d’extrême-droite soutenu par l’Occident.

Même le candidat républicain Donald Trump, dans ses rares moments de lucidité, est clairement conscient du danger. Il ne veut pas affronter la Russie. A l’évidence, il n’est pas prêt à sacrifier des dizaines de millions de vies humaines pour des rêves grotesques de domination totale du monde par le fondamentalisme de marché soutenu par les dogmes blancs (ou occidentaux) de suprématie.

Mais les moments de lucidité de Trump sont qualifiés de « folie » par la propagande dominante. Sans surprise. Comme l’a dit à juste titre Arundhati Roy, il y a quelques années : « désormais la guerre est appelée la paix et le noir est appelé blanc ».

***

La campagne de Clinton tourne à plein régime. Elle tente de détourner l’attention de ses propres scandales de financement, en accusant les assistants de Donald Trump de recevoir un financement de l’étranger. Trump est maintenant décrit comme un « agent Russe ».

Ce n’est qu’un jeu égoïste, qui n’a rien à voir avec les intérêts du monde, ni même les intérêts des « américain ordinaires ».

Tant qu’il n’y aura pas de changement dans la ligne politique générale de l’Occident, ou tant que l’Occident ne sera pas arrêté par des forces extérieures, les guerres sans fin se poursuivront. Les génocides monstrueux en Afrique, la destruction d’Etats et de régions entières dans le Moyen-Orient, tout cela pourrait facilement se propager à d’autres parties de la planète.

Note de Résistance 71: Nous pensons que l’occident ne peut pas, ne doit pas être stoppé par des “forces de l’extérieur”, mais par son peuple, par la conscience politique retrouvée et la réappropriation du pouvoir par les peuples qui le dilueront en eux, comme l’humanité a fonctionné pendant des millénaires. Le pus grand terroriste est l’État, pas de solution tant que ce parasite des peuples subsiste.

Il est clair maintenant que s’ils sont provoqués et agressés, des pays comme la Chine, la Russie et l’Iran n’hésiteront pas à riposter. Ils peuvent aussi se battre pour d’autres – pour leurs alliés agressés.

Les implants et copains l’Occident, Moudjahidin / Al-Qaida et consorts, ont déjà détruit l’Afghanistan et l’Union soviétique. Daesh, un autre mutant crée par l’Occident et ses alliés, a dévasté l’Irak, la Syrie, la Libye et ce qui reste de l’Afghanistan.

Ces « mouvements » n’ont vraiment rien à voir avec l’Islam. Ils ont été fabriqués à Washington, Riyad, Londres et Doha (et très probablement même à Tel-Aviv), à plusieurs fins très concrètes, et toutes nauséabondes.

Ils veulent assurer la destruction de la nature socialiste de l’Islam, en insistant exclusivement sur des interprétations fondamentalistes rétrogrades.

***

La mère de Huma Abedin, le Dr Saleha Mahmood Abedin, est l’une des membres fondatrices de Muslim Sisterhood et présidente du International Islamic Committee for Woman and Child [Comité international islamique pour la femme et l’enfant – IICWC). Elle est aussi une écrivaine bien connue et éditrice basée en Arabie Saoudite. Son organisation (IICWC) a fait valoir à plusieurs reprises qu’il fallait abroger les lois qui interdisent l’excision, de même que les lois qui interdisent le mariage des enfants et le viol conjugal. Au cours de sa visite à KSA, Hillary Clinton a parlé au collège islamique de Dar El-Hekma (où le Dr Saleha Abedin a été vice-doyenne) aux côtés de son assistante préférée – Huma Abedin.

S’agit-il d’un simple épisode anecdotique ? A l’instar de ces millions de dollars de financement de l’Arabie Saoudite pour la fondation de Clinton ? A l’instar de la « politique étrangère » des États-Unis dans le Golfe et le Moyen-Orient, à l’instar de la propagation des groupes extrémistes musulmans aux quatre coins du monde, en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie du Sud et même en Chine ? A l’instar du déchaînement d’un l’islam conservateur contre les pays musulmans socialistes ?

Il y a trop d’ « épisodes anecdotiques » ! Trop de sang … Il est temps de dire ce qui paraît désormais évident : « L’establishment des États-Unis ne combat pas le « terrorisme musulman », ni même« l’extrémisme » ; il les fabrique et les sème partout.

Le seul véritable ennemi de Washington, de Londres et de Paris est, depuis des décennies, et même depuis des siècles, la lutte anti-colonialiste et le désir ardent des peuples du monde entier de mettre fin à la dictature mondiale de l’Occident.

Andre Vltchek

Traduction « on s’en lasse pas de remettre quelques pendules à l’heure, même s’il est trop tard » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

Andre Vltchek est un philosophe, romancier, cinéaste et journaliste d’investigation. Il a couvert les guerres et les conflits dans des dizaines de pays. Ses derniers livres sont : Exposing Lies Of The Empire et Fighting Against Western Imperialism. – Discussion with Noam Chomsky : On Western Terrorism. Point of No Return est son roman politique acclamé par la critique. Oceania – un livre sur l’impérialisme occidental dans le Pacifique Sud. Son livre provocateur sur l’Indonésie : Indonesia – The Archipelago of Fear.

Orlando: Anatomie d’un Massacre

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Résistance 71

 13 juin 2016

 

Massacre Orlando: Misa à jour du 14 juin 2016

 

Flinguage de masse dans une discothèque LGBT à Orlando en Floride.

Que nous dit la version officielle:

Un “loup solitaire” musulman “radicalisé” d’origine afghane (tellement mieux hein ?…) du nom d’Omar Mateen, appelle 911 avant de passer à l’acte du massacre de masse et prête allégence à l’EI/EIIL. Il tue plus de 50 personnes et en blesse au moins autant dans ce qui est à ce jour donc, le record toutes catégories du massacre à l’arme légère au pays du goulag levant (ex-USA)

Qu’apprend-on rapidement quand on se donne la peine de chercher un peu:

Que le dénommé Omar Mateen est lié à un certain Marcus Dwayne Robertson, alias Abou Taubah, ex-US Marine (fusilier marin, corps d’élite de l’armée yankee), lui même ancien garde du corps de Sheikh Omar Abdul Rahman un des associés d’Al Qaïda (alias Al CIAda) avec Oussama Ben Laden à la fin des années 1980 en Afghanistan. Abdul-Rahman, tout comme Ben Laden, est un agent de la CIA. Boulot terminé en Afghanistan, Abdul-Rahman a été exfiltré (alors qu’il était connu et était devenu un des “terroristes” soi-disant les plus recherchés de la planète avec son comparse Ben Laden) et importé aux Etats-Unis par la CIA, à New York, grâce au système de visa sponsorisé par la CIA depuis les consulats yankees dans le monde.

A New-York il rencontrera l’ex-marine, recruté par la CIA Robertson alias Taubah, lui-même aussi un membre de gang de rues à NY. Robertson, informateur du FBI pendant 15 ans, deviendra le garde du corps d’Abdul-Rahman.

Robertson/Taubah deviendra également l’Imam du “Séminaire de Connaissance Islamique Fondamentale” à… Orlando au début des années 1990., point de connexion avec Omar Mateen Les merdias à la botte éludent la liaison entre Mateen et Robertson et par lui Abdul-Rahman, au cœur de la mouvance Al CIAda.

Il est plus que vraisemblable qu’Omar Mateen ait été sous contrôle de la CIA/FBI et que c’est en tant que tel qu’il a agit, qu’on l’a fait agir devrions-nous dire. Bien évidememnt, une fois de plus l’homme de paille a été lui aussi victime de sa propre violence.. Les morts ne parlent pas, c’est bien connu !

N’oublions jamais que L’EI/Daesh est passé par les noms suivants avant de devenir ce qu’il est ou prétend être: EIIL (État Islamique en Irak et au Levant) et qu’avant de prendre ce nom, il s’appelait: AQIL (Al Qaïda en Irak et au Levant), entitée créée par la CIA et les forces spéciales yankees en Irak, recrutant les cadres des prisons, comme le fameux “Al Baghdadi”. Al Qaïda est une création de la CIA au début des années 1980 en succession des “Moudjahdines”, soutenus par la même CIA et forces spéciales yankees contre les soviétiques en Afghanistan. Si Zbigniew Brzezinski alors Conseiller à la Sécurité Nationale de Jimmy Carter et son sous-fifre Robert Gates de la CIA, ont créé AQ, leurs successeurs ont continué le recyclage de cette légion mercenaire dans le monde pour entretenir l’idéologie psychopathe du “choc des civilisations” néo-conservatrice et le chaos qu’elle annonce, debant mener dans leur délire sociopathe à l’établissement de leur Nouvel Ordre Mondial par la “Full Spectrum Dominance” de l’état “indispensable” de la planète. Donc lorsqu’on entend les mots “d’Al Qaïda” ou d’ “état islamique” ou de “daesh”, on doit immédiatement traduire par: CIA et ses aides de terrain que sont le MI6 britannique, le Mossad israélien et les services de l’OTAN et de leurs alliés du Golfe.

Ainsi, pour conclure, cette attaque faux-drapeau arrive t’elle à point nommé car elle fait d’une pierre un paquet de coups:

  • Continuation de la stigmatisation des musulmans pour entretenir l’idéologie mortifère et totalement fabriquée du “choc des civilisations”
  • Attaque en règle du second amendement de la constitution yankee sur le droit inaliénable du peuple à être en arme
  • Montée au maximum l’alerte “terroriste” en pleine campagne électorale yankee
  • Peut-être mettre des bâtons dans les roues du milliardaire candidat à la maison blanche qui dérange les cadres du “bon vieux parti”
  • Pousser au déblocage de plus de budget / d’endettement pour les projets du Pentagone et du complexe de la sécurité, fonds essentiellement détournés par des entreprises sous contrats qui engrangent les profits comme jamais
  • Terroriser les populations plus avant afin de mieux faire passer la pilule de l’état policier permanent mis en place et l’élimination irrémédiable de la liberté des peuples
  • Détourner l’attention négative qui montait durablement sur l’autre candidate à la présidentielle yankee, dont les casseroles lui pendant au cul font un tintamarre qu’on ne peut que difficilement ignorer

Dans cette fumisterie du jeu de dupes, des innocents ont encore payé un lourd tribut pour que règne le crime organisé du plus petit nombre.

Une fois de plus répétons la sempiternelle question: Quand les peuples arrêteront-ils de prendre les vessies pour des lanternes et mettront-ils un terme à cette vaste entreprise criminelle planétaire gérée depuis la City de Londres et sa succursale de Wall Street ?

Nouvel Ordre Mondial: Armée mercenaire djihadiste de l’empire… Le contre de fée (carabosse) de Daesh

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ISIS EIIL le conte de fée

Dean Henderson

18 Mai 2016

url de l’article original:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2016/05/18/the-isis-fairy-tale/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Au moins 70 personnes ont été tuées et plus de 100 autres blessées hier lorsque trois bombes de l’EIIL explosèrent dans la banlieue Al-Shaab de Bagdad essentiellement une banlieue chii’te.

Les forces syrienne, russe et hezbollahie ont largement oblitéré les positions de l’EIIL en Syrie, c’est pourquoi ces faux islamistes ont transporté leur bain de sang sioniste en Irak. (NdT: là où l’EIIL est né ne l’oublions pas… L’EIIL puis EI n’est que le nouveau nom de ce que fut AQIL ou Al Qaïda en Irak et au Levant, créé de toute pièce par les forces spéciales yankees et la CIA sous le règne du général David Petraeus qui devint ensuite directeur de la CIA dans le régime Obama avant de tomber en “disgrâce”…)

Les architectes “illuminati” de cette massive œuvre de tromperie qu’est l’EIIL (NdT: dont l’acronyme anglo-saxon est ISIS, choisi à dessein comme nous l’allons voir) gigotent. Une fois de plus, Vladimir Poutine s’est montré en formidable adversaire des ennemis de l’humanité.

Entraînés par la CIA en Afghanistan pour se battre contre les Russes et le gouvernement progressiste de Tariki siégeant à Kaboul à la fin des années 1970, ces anciens Moudjahidines ont depuis été utilisés par l’agence de renseignement et ses maîtres du renseignement britannique pour combattre des guerres par procuration contre des gouvernements gauchisant dans le monde entier.

La liste des turpitudes perpétrées est longue: l’Iran, la Bosnie, la Tchétchénie, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Irak, la Libye, la Somalie, l’Indonésie, les Philippines, la Thaïlande, le Yémen, la Syrie viennent à l’esprit. Opérant sous des noms variés tels Al Qaïda, Talibans, Takfiri, Wahhabi et maintenant EIIL/EI (ISIS), les joueurs sont les mêmes (NdT: on pourrait rajouter à cette liste, AQMI, Boko Haram, Al Shebaab etc…)

L’agence de la Couronne Britannique, qui au travers de sa propriété de la fondation Agha Khan au Pakistan, est en haut de cette pyramide de l’illusion de la terreur musulmane. Ils ont utilisé ces agents et dupes pour attaquer les Etats-Unis le 11 Septembre 2001, utilisant leur propre entité de Securacom, gérée par Marvin Bush et qui avait le contrat de la sécurité sur les tours du WTC de New York, pour faciliter l’excavation et le piégeage des conduits d’ascenceurs qui furent utilisés pour faire s’effondrer les biatiments.

Le nom même “d’ISIS” devrait faire se lever le tout premier drapeau d’alerte. La déesse égyptienne dont le nom veut dire “Trône”. ISIS fair partie d’une trinité babylonienne adorée par les franc-maçons, les Kabalistes et leurs associés des frères musulmans qui gèrent la Maison des Saoud. Tous ont prêté serment à la couronne britannique (NdT: La City de Londres et sa banque d’Angleterre/Vatican), qu’ils en soient pleinement conscients ou non.

ISIS était connue comme la déesse de la magie et pour écouter les prières des aristocrates et des riches. Son nom original égyptien antique était Aset, duquel est dérivé le mot “asset” (NdT: en anglais “possession” dans le sens de bien de possession) et qui en terme sémantique des milieux du renseignement est quelqu’un travaillant pour une des agences de renseignement occidentales, elles-mêmes infiltrées par ces sociétés secrètes.

Avec le financement des agents d’ISIS/EIIL au travers de banques suisses notamment à l’UBS de la famille Warburg, c’est de fait les banquiers et la noblesse des ténèbres européenne qui ont créé ISIS/EIIL/EI comme moyen de façonner des fiefs pétroliers sous le déguisement d’une doctrine du “Grand Israël au Moyen-Orient”.

Des hommes d’affaires israéliens achètent d’ores et déjà les terres du nord de l’Irak, là où ISIS/EIIL a dépeuplé une région entière, inondant l’europe de réfugiés dans le processus.

Dans l’action, l’EIIL a utilisé son “pouvoir magique” pour détruire bon nombre de reliques très anciennes qui sont les clefs de la compréhension de la culture arabe et de son histoire, balayant d’un coup, des siècles et des siècles d’accomplissements et de développement musulmans dans la région.

Pas besoin d’avoir la science infuse pour comprendre que si l’EIIL était vraiment un groupe ultra-orthodoxe musulman, ceci serait la dernière chose qu’ils feraient sur leur chemin d’établissement d’un califat islamiste au Levant.

Au lieu de cela, les combattants d’ISIS/EIIL ont été entraînés par la CIA en Jordanie ; leurs blessés sont traités dans des hôpitaux en Israël et quand trop de bombes russes pleuvent sur eux, ces mercenaires très bien payés se réfugient en Turquie où la mafia locale du “loup gris” veille sur et facilite le trafic sur l’Europe de l’héroïne afghane (NdT: trafic sous contrôe supérieur de la CIA et la protection des troupes de l’OTAN, fric sale lavé plus blanc par le cartel banquier transnational…), assurant ainsi la présence à très long terme des troupes américaines (et de l’OTAN) en Afghanistan et une nouvelle épidemie de consommation d’héroïne aux Etats-Unis (NdT: et en Europe…)

Cela ne devrait en fait surprendre personne qu’après plus d’un an de bombardements américains, l’EIIL est plus fort que jamais. Il n’a alors fallu aux Russes que quelques jours pour infliger bien plus de dégâts à ces agents des services occidentaux que ceux leur ont été infligés pendant un an par la coalition américaine.

Ceci est parce qu’en fait les Etats-Unis n’ont JAMAIS bombardé l’EIIL/ISIS. Ils l’ont aidé en décimant des infrastructures de la Syrie socialiste et en dégageant de vastes zones autour des énormes champs pétroliers d’Exxon-Mobil (NdT: Rockefeller, aussi propriétaire du petit état du Qatar) de la région de Kirkouk dans le nord de l’Irak.

Ces agents magiques volent le pétrole des puits de l’état irakien, volant ainsi le peuple ainsi qu’en Syrie, tout en inondant les marchés mondiaux de pétrole bon marché afin de contribuer à détruire le pétrodollar, ce qui est une des clefs du plan des banquiers emmenés par la clique Rothschild pour effondrer le système monétaire mondial.

Les médias occidentaux sont ignorant de tout ceci (NdT: ou complices propagandistes., il y a un peu des deux vraisemblablement..), fondant leur narratif comme d’habitude sur de faux rapports de renseignements. Mais Poutine est en train maintenant de ruiner l’EIIL/ISIS et tous les contes à dormir debout, parties d’une vaste opération de guerre psychologique, qu’ils ont toujours représentés.

Comment va réagir la clique dégénérée des banksters emmenés par les Rothschild et leur cohorte de migons affiliés à la Couronne constituera le prochain chapitre de cette saga. Les enjeux sont énormes pour l’ensemble de l’humanité alors que Poutine mène les gens vers ce qui pourrait bien être la dernière bataille afin de mettre à bas les ennemis lucifériens de l’Humanité.

Guerre impérialiste en Syrie: Les Etats-Unis arment Al Qaïda en Syrie via la Roumanie, la Bulgarie, la Turquie et la Jordanie

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Les Etats-Unis violent le cessez le feu en Syrie et arment Al Qaïda

 

Réseau Voltaire

 

25 Avril 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article191450.html

 

Le 7 avril 2016, Jane’s révélait que la US Navy Military Sealift Command avait lancé, en 2015, deux appels d’offres pour transporter des armes du port roumain de Constanta vers le port jordanien d’Aqaba [1].

Les armes qui ont pu être identifiées ont été fabriquées en Bulgarie, ce qui confirme l’enquête précédente de Balkan Investigative Reporting Network [2] et la notre [3].

L’appel d’offres a été remporté par Transatlantic Lines et effectué par le cargo Geysir (IMO : 7710733).

La première cargaison a quitté la Roumanie le 5 décembre 2015 et a été livrée pour moitié à Taşucu (Turquie), et pour moitié à Aqaba (Jordanie). Elle se composait au total de 117 containers, pour 2 007 tonnes. Soit, outre des Kalachnikov et des mitrailleuses, environ 50 lance-missiles Faktoria, entre 796 et 854 missiles, et 162 tonnes d’explosifs.

Le choix des missiles anti-tanks Faktoria s’explique par leur ressemblance avec ceux qu’utilisent l’Armée arabe syrienne, les 9K111 Fagots ATGW dont ils sont une version améliorée, de sorte que l’on puisse accuser celle-ci de divers crimes qu’elle n’a pas commis.

On vient d’apprendre que la seconde livraison, qui était plus importante que la première, a quitté la Roumanie le 28 mars 2016 et a été livrée le 7 avril, c’est-à-dire le jour de la publication de l’article de Jane’s.

Par conséquent, les États-Unis ont eux-même violé la cessation des combats signée le 12 février 2016. Ils ont profité de la naïveté de la Russie et de la Syrie pour réarmer les groupes jihadistes, exactement comme ils l’avaient fait, début 2012, durant la Mission d’observation de la Ligue arabe, puis durant celle des Nations unies.

Les armes ont été remises par le Pentagone, soit directement, soit via l’armée turque, à des groupes qualifiés de « modérés », c’est-à-dire participant simultanément aux négociations de paix de Genève.

Selon les observateurs sur place, y compris ceux qui sont opposés à la République arabe syrienne, ces groupes qui se coordonnent sur le champ de bataille avec Al-Qaïda, remettent systématiquement la moitié des armes qu’ils reçoivent à l’organisation terroriste internationale. Ce sont donc bien principalement les États-Unis qui arment Al-Qaïda, exactement comme ce sont les États-Unis qui ont principalement armé Daesh, notamment en 2014, en organisant « l’abandon » des armes qu’ils venaient de livrer à l’Armée irakienne.

[1] “US arms shipment to Syrian rebels detailed”, Jeremy Binnie & Neil Gibson, Jane’s, April 7th, 2016.

[2] “War Gains : Bulgarian Arms Add Fuel to Middle East Conflicts”, Maria Petkova, Balkan Investigative Reporting Network, December 21, 2015.

[3] « Comment la Bulgarie a fourni des drogues et des armes à Al-Qaïda et à Daesh », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 janvier 2016.

Guerre impérialiste et ingérence en Syrie: Le Barnum des négociations de Genève 3…

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Négociations sur la Syrie: la mise à mort d’Al-Assad ouvertement évoquée à Genève 3

L. Mazboudi

 

14 mars 2016

 

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=292059&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=449&s1=1

 

Durant les deux points de presse organisés séparément ce lundi, en marge du lancement de la conférence de Genève-3, l’émissaire onusien  Stefan De Mistura et le représentant de la Syrie Bachar al-Jaafari ont semblé être aux antipodes quand à leur vision du règlement en Syrie.

Le premier a insisté sur le fait que le compromis politique passe par un transfert politique, lequel constitue d’après lui l’essentiel de la discussion. Ce qui équivaut à dire que le président syrien doit se désister.

Alors que pour le second, il n’y a rien qui s’appelle la phase transitoire, mettant l’accent sur la nécessité que le médiateur respecte les normes d’honnêteté et de neutralité dans les pourparlers.

Jaafari a tenu à rappeler que toute condition stipulée au préalable par les groupes de l’opposition est rejetée d’avance et va à l’encontre des références à la base desquelles les négociations se déroulent.

Il a surtout mis l’accent sur l’exclusivité d’un dialogue inter syrien sans aucune ingérence extérieure dans le but de réaliser la conciliation.

Ses propos rejoignent ceux du ministre syrien des AE, Walid al-Mouallem, tenus samedi dernier, lorsqu’il a clamé haut et fort que « Assad est une ligne rouge », dans le sens qu’il n’est pas question de l’exclure du processus de transition, et qu’il revient seulement au peuple syrien de décider de son sort.

 L’intervention de De Mistura ce lundi fait comme si Mouallem n’a pas parlé. Etroitement aligné à la position des puissances occidentales et des monarchies arabes, il « évoque des choses que ne sont pas de son ressort », lui a reproché Mouallem , en indiquant qu’il n’est de son droit non plus de parler des élections parlementaires ou présidentielles ou des réformes constitutionnelles en Syrie.

Force est de constater que de Mistura a même haussé le ton ce lundi, lorsqu’il a mis en garde contre une reprise de la guerre en cas d’échec des pourparlers, allant même jusqu’à dire qu’elle sera pire qu’avant.

Cette mise en garde rime avec la menace lancée samedi, par le chef de la milice pro saoudienne Jaïch al-Islam, Mohammad Allouche. Désigné à la tête de la Haute instance des négociations (HIN), laquelle représente les opposants syriens pro saoudiens aux pourparlers à Genève, il avait menacé sans ambages : «  nous considérons que la phase transitoire commence par le départ d’Assad ou par sa mort ».

« L’opposition aspire à entamer les pourparlers pour discuter la formation d’une instance transitoire de pouvoir qui aurait des prérogatives exécutives englobant celles du président, lequel ne doit assumer aucun rôle, ni dans l’état actuel des choses, ni dans les étapes futures », avait expliqué Salem al-Mousallet, le porte-parole de l’HIN.

La velléité de tuer le président syrien n’est pas une nouveauté en soi.

Au début de la crise, des fuites ont fait état de quelques tentatives orchestrées par des services de renseignements régionaux et occidentaux.

Mais c’est la première fois qu’un chef de milice l’affiche ouvertement et devant une tribune internationale.

Elle reflète sans aucun doute une volonté d’escalade chez les parrains internationaux et régionaux des opposants pro saoudiens, celle d’aller jusqu’au bout pour en finir une fois pour toute.

Lors de la rencontre du secrétaire d’état américain John Kerry avec le roi saoudien Sleimane, il lui a fait part qu’il est temps d’en finir avec la Syrie et le Yémen.

Or, dans leur approche, ils ignorent toutes les avancées réalisées ces derniers mois par l’armée syrienne et ses alliés, et se comportent en vainqueurs, même en cas d’escalade militaire. Alors que le pouvoir syrien et ses alliés ne se voient pas du tout perdant.  Signe que le règlement de la crise syrienne n’est pas pour bientôt.

Guerre et mensonges impérialistes en Syrie: La requête de Washington à Moscou officialise les troupes yankees au sol en Syrie !….

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Washington demande à Moscou de ne pas bombarder ses troupes au sol opérant dans le Nord de la Syrie

 

Michel Chossudovsky

 

21 février 2016

 

url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/washington-asks-moscow-please-do-not-to-bomb-american-troops-operating-on-the-ground-in-northern-syria/5509226

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Washington a demandé à Moscou de ne pas bombarder les zones du nord de la Syrie où les forces spéciales commandos des Etats-Unis sont déployées. Ces zones sont sous la jurisdiction d’une soi-disant “opposition modérée” et ses rebelles qui sont soutenus activement par les Etats-Unis et leurs alliés.

Ces zones en question sont des poches de la Syrie du Nord dans lesquelles se trouvent des groupes djihadistes variés soutenus par les USA/OTAN incluant l’EIIL et le front Al Nosra (NdT: Al Qaïda en Syrie), qui combattent les forces gouvernementales syriennes de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) et leurs alliés. Ces poches terroristes sont protégées par la coalition menée par les Etats-Unis et la Turquie:

Le Pentagone a demandé à la Russie de se tenir à l’écart de certaines parties du nord de la Syrie où des forces spéciales américaines entrainent des combattants localement, à savoir des terroristes incluant ceux de Daesh, pour combattre les groupes islamistes (les rebelles de l’opposition sont des alliés de l’EIIL, l’EIIL est soutenu par les Etats-Unis et a des forces spéciales parmi ses rangs), ont dit des officiels militaires américains. La reconnaissance est signifiante parce que le Pentagone a insisté répétitivement qu’il ne coopère pas avec Moscou tandis que les deux puissances mènent des campagnes de bombardement distinctes dans la Syrie ravagée par la guerre. Le conseiller reconnaît la présence militaire des Etats-Unis en Syrie. Washington confirme que les forces spéciales et la CIA opèrent au sein des rangs de “l’opposition modérée.”

L’objectif de Washington est double:

  • Premièrement, il veut “officiellement” éviter une confrontation militaire directe avec la Russie et prévenir des pertes américaines. C’est la substance du conseil officiel, mais ce n’est pas l’objectif principal.
  • Deuxièmement, il utilise le prétexte d’éviter la confrontation militaire avec la Russie (et les pertes militaires américaines) comme moyen de limiter la campagne de bombardement russe: l’objectif principal de Washington est de protéger ce qu’il reste des positions terroristes sponsorisées par les USA en Syrie du Nord, incluant celles de l’EIIL/Daesh, des bombardements russes.

Ceci revient à demander à la Russie de ne pas bombarder les “terroristes modérés” soutenus par les forces américaines. En fait, ceci fut la position initiale adopté par Washington dès le début de la campagne de bombardement russe contre l’EIIL qui a commencé fin Septembre 2015. Le gouvernement Obama a blâmé Poutine de “cibler délibérément les forces soutenues par les Etats-Unis” en Syrie (les “terroristes modérés”) plutôt que leurs forces spéciales: la préoccupation des USA sur un plan stratégique est plus de protéger leurs positions terroristes que leurs propres troupes spéciales au sol.

En fait, ce qui était en jeu à la mi-Octobre 2015 était que la Russie tuait les “bons gars”, à savoir “les rebelles formés par la CIA” que Moscou avait “par erreur” catégorisé comme terroristes.

D’après des hauts-fonctionnaires américains interviewés sur Fox News:

“Poutine cible délibérément nos forces. Nos gars essaient désespérément de survivre.” Officiellement, les Etats-Unis ont donc des “bottes au sol” opérant au sein des groupes variés d’Al Qaïda et “d’opposition” aussi bien qu’au sein de l’EIIL, ceci en totale violation de la souveraneté syrienne.

Les forces spéciales commandos sont en liaison permanente avec les forces US/OTAN.

Le conseil du Pentaqone demande à la Russie de ne pas cibler les forces commandos US dans de “larges zones” du nord de la Syrie, ce qui revient en fait à restreindre les frappes aériennes russes contre les terroristes soutenus par la coalition américaine. (NdT: en cela les US utilisent leurs propres troupes comme bouclier humain pour protéger leurs terroristes…)

Le lieutenant-général Charles Brown, commandant des forces aériennes américaines au Moyen-Orient, a dit que les officiels américains ont demandé à Moscou d’éviter de “larges zones” du nord de la Syrie (toujours sous contrôle terroriste) “afin de maintenir un bon niveau de sécurité pour nos forces qui sont au sol.”

L’attaché de presse du Pentagone Peter Cook, a dit que la Russie avait honoré cette requête et insisté que le Pentagone n’avait fourni que de vagues descriptions géographiques sur les lieux où se trouvaient les troupes américaines et n’avait pas indiqué les positions exactes.

[L’armée russe sait parfaitement où sont les forces américaines, dans les rangs de groupes variés “d’opposition” combattant les forces gouvernementales syriennes.]
Le Pentagone a dit l’an dernier qu’il envoyait 50 militaires de ses forces commandos travailler avec les combattants anti-EIIL en Syrie bien que les officiels ont dit ne rien savoir de leur location et de leur progrès depuis.

Le nombre de forces américaines au sol est bien plus grand, ces chiffres du Pentagone n’incluent pas les forces mercenaires louées aux contractants privés opérant au sein des groupes terroristes.

Depuis Août 2014, les Etats-Unis mènent une coalition internationale contre le groupe EI en Irak et au Levant (EIIL). Ceci est un mensonge: il y a une vaste documentation montrant que les Etats-Unis et leurs alliés incluant la Turquie et l’Arabie Saoudite, protègent de fait l’EIIL.

La Russie est entrée dans le conflit en Syrie en Septembre 2015, lorsqu’elle a commencé à bombarder les rebelles opposés au président Bachar al-Assad. La Russie dit qu’elle attaque le groupe EI et d’autres terroristes.

… Le Pentagone a tenu une série de pourparlers de “désamorçage” pour établir des procédures en cas d’erreur (Al Monitor, AFP Report, emphasis added)

Il faut ici noter qu’à la mi-Janvier, en réponse aux raids aériens russes et la défaite des terroristes soutenus par les US/OTAN des forces d’opposition, le Pentagone a annoncé un nouveau plan pour entraîner jusqu’à 7000 nouveaux rebelles en Syrie “comme partie d’un effort de sécuriser la frontière sud de la Turquie”. Ce plan, coordonné avec la Turquie, consisterait à créer une soi-disante “zone de sécurité” en Syrie du Nord.

D’après un document secret du Pentagone, l’objective ultime “était de créer un caliphat islamiste (une principauté salafiste) en Syrie du Nord.”

 

Global Research has developed an archive of more than 1000 articles on Syria, which document beyond doubt Washington’s support of Al Qaeda affiliated opposition groups in Syria as well as the Islamic State.

 

L’opération américano-saoudienne en Syrie… Nom de code « Timber Sycamore »…

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L’axe secret USA Arabie Saoudite

 

Manlio Dinucci

 

26 janvier 2016

 

url de l’article en français:
http://francophone.sahartv.ir/infos/chronique-i21481-l’axe_secret_usa_arabie_saoudite_par_manlio_dinucci

 

Nom de code «Timber Sycamore» : ainsi s’appelle l’opération d’armement et entraînement des «rebelles», en Syrie, «autorisée, secrètement, par le Président Obama, en 2013». C’est ce que documente une enquête, publiée dimanche, par le « New York Times ».

Quand elle a été chargée par le président d’effectuer cette opération couverte, «la Cia savait, déjà, qu’elle avait un partenaire disposé à la financer : l’Arabie saoudite». Avec le Qatar, «elle a fourni des armes et divers milliards de dollars, tandis que la Cia a dirigé l’entraînement des rebelles». La fourniture d’armes aux «rebelles», y compris, des «groupes radicaux, comme Al-Qaïda», avait commencé l’été 2012, quand, à travers un réseau, disposé par la Cia, des agents secrets saoudiens avaient acheté, en Croatie, en Europe orientale, des milliers de fusils d’assaut Ak-47, avec des millions de projectiles, et que des Qataris avaient infiltré, en Syrie, à travers la Turquie, des missiles portables chinois, Fn-6, achetés, sur le marché international. Comme la fourniture d’armes arrivait en roue libre, à la fin de 2012, le Directeur de la Cia, David Petraeus, convoquait les alliés, en Jordanie, en leur imposant un contrôle plus étroit, de la part de l’Agence, sur l’ensemble de l’opération. Quelques mois plus tard, au printemps 2013, Obama autorisait la Cia à entraîner les «rebelles», dans une base, en Jordanie, et dans une autre, au Qatar, et à leur fournir des armes, dont des missiles anti-chars Tow. Toujours, avec les milliards du «plus grand contributeur», l’Arabie saoudite. Pas nouvelle, dans ce genre d’opérations. Dans les années 70 et 80, celle-ci aida la Cia, dans une série d’opérations secrètes. En Afrique, notamment, en Angola, où, avec les financements saoudiens, la Cia soutenait les rebelles contre le gouvernement allié de l’URSS. En Afghanistan, où «pour armer les moujahiddines contre les Soviétiques, les Etats-Unis lancèrent une opération, d’un coût annuel de millions de dollars, que les Saoudiens payèrent, dollar par dollar, par un compte de la Cia, dans une banque suisse». Au Nicaragua, quand l’administration Reagan lança le plan secret, pour aider les contras, les Saoudiens financèrent l’opération de la Cia, avec 32 millions de dollars, par l’intermédiaire d’une banque des Iles Caïman. Par ces opérations et quelques autres, secrètes, jusqu’à celle actuelle, en Syrie, s’est cimentée «la longue relation entre les services secrets des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite». Malgré le «rapprochement diplomatique» de Washington avec l’Iran, non apprécié, à Riyad, «l’alliance persiste, maintenue à flot, sur une mer d’argent saoudien, et sur la reconnaissance de leur intérêt mutuel». Cela explique pourquoi «les Etats-Unis sont réticents à critiquer l’Arabie saoudite, sur la violation des droits humains, le traitement des femmes et le soutien à l’aile extrémiste de l’Islam, le Wahhabisme, qui inspire de nombreux groupes terroristes», et pourquoi «Obama n’a pas condamné l’Arabie saoudite, pour la décapitation de Cheikh Nimr al-Nimr, le dissident religieux chiite, qui avait défié la famille royale». S’y ajoute le fait, dont le « New York Times » ne parle pas, que le secrétaire d’Etat John Kerry, en visite, à Riyad, le 23 janvier, a réaffirmé, que, «au Yémen, où l’insurrection Houthi menace l’Arabie saoudite, les USA sont aux côtés de leurs amis saoudiens». Les amis, qui, depuis presque un an, massacrent les civils, au Yémen, en bombardant même les hôpitaux, aidés par les USA, qui leur fournissent du renseignement, (c’est-à-dire, en indiquant les objectifs à toucher), des armes, (dont des bombes à fragmentation), et un soutien logistique, (dont l’approvisionnement en vol des chasseurs bombardiers saoudiens). Ces mêmes amis que le Premier ministre Renzi a, officiellement, rencontré, en novembre dernier, à Riyad, en leur garantissant le soutien et les bombes de l’Italie, dans la «lutte commune contre le terrorisme».