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Guerre impérialiste en Syrie: Les Etats-Unis arment Al Qaïda en Syrie via la Roumanie, la Bulgarie, la Turquie et la Jordanie

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Les Etats-Unis violent le cessez le feu en Syrie et arment Al Qaïda

 

Réseau Voltaire

 

25 Avril 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article191450.html

 

Le 7 avril 2016, Jane’s révélait que la US Navy Military Sealift Command avait lancé, en 2015, deux appels d’offres pour transporter des armes du port roumain de Constanta vers le port jordanien d’Aqaba [1].

Les armes qui ont pu être identifiées ont été fabriquées en Bulgarie, ce qui confirme l’enquête précédente de Balkan Investigative Reporting Network [2] et la notre [3].

L’appel d’offres a été remporté par Transatlantic Lines et effectué par le cargo Geysir (IMO : 7710733).

La première cargaison a quitté la Roumanie le 5 décembre 2015 et a été livrée pour moitié à Taşucu (Turquie), et pour moitié à Aqaba (Jordanie). Elle se composait au total de 117 containers, pour 2 007 tonnes. Soit, outre des Kalachnikov et des mitrailleuses, environ 50 lance-missiles Faktoria, entre 796 et 854 missiles, et 162 tonnes d’explosifs.

Le choix des missiles anti-tanks Faktoria s’explique par leur ressemblance avec ceux qu’utilisent l’Armée arabe syrienne, les 9K111 Fagots ATGW dont ils sont une version améliorée, de sorte que l’on puisse accuser celle-ci de divers crimes qu’elle n’a pas commis.

On vient d’apprendre que la seconde livraison, qui était plus importante que la première, a quitté la Roumanie le 28 mars 2016 et a été livrée le 7 avril, c’est-à-dire le jour de la publication de l’article de Jane’s.

Par conséquent, les États-Unis ont eux-même violé la cessation des combats signée le 12 février 2016. Ils ont profité de la naïveté de la Russie et de la Syrie pour réarmer les groupes jihadistes, exactement comme ils l’avaient fait, début 2012, durant la Mission d’observation de la Ligue arabe, puis durant celle des Nations unies.

Les armes ont été remises par le Pentagone, soit directement, soit via l’armée turque, à des groupes qualifiés de « modérés », c’est-à-dire participant simultanément aux négociations de paix de Genève.

Selon les observateurs sur place, y compris ceux qui sont opposés à la République arabe syrienne, ces groupes qui se coordonnent sur le champ de bataille avec Al-Qaïda, remettent systématiquement la moitié des armes qu’ils reçoivent à l’organisation terroriste internationale. Ce sont donc bien principalement les États-Unis qui arment Al-Qaïda, exactement comme ce sont les États-Unis qui ont principalement armé Daesh, notamment en 2014, en organisant « l’abandon » des armes qu’ils venaient de livrer à l’Armée irakienne.

[1] “US arms shipment to Syrian rebels detailed”, Jeremy Binnie & Neil Gibson, Jane’s, April 7th, 2016.

[2] “War Gains : Bulgarian Arms Add Fuel to Middle East Conflicts”, Maria Petkova, Balkan Investigative Reporting Network, December 21, 2015.

[3] « Comment la Bulgarie a fourni des drogues et des armes à Al-Qaïda et à Daesh », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 janvier 2016.

Guerre impérialiste et ingérence en Syrie: Le Barnum des négociations de Genève 3…

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Négociations sur la Syrie: la mise à mort d’Al-Assad ouvertement évoquée à Genève 3

L. Mazboudi

 

14 mars 2016

 

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=292059&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=449&s1=1

 

Durant les deux points de presse organisés séparément ce lundi, en marge du lancement de la conférence de Genève-3, l’émissaire onusien  Stefan De Mistura et le représentant de la Syrie Bachar al-Jaafari ont semblé être aux antipodes quand à leur vision du règlement en Syrie.

Le premier a insisté sur le fait que le compromis politique passe par un transfert politique, lequel constitue d’après lui l’essentiel de la discussion. Ce qui équivaut à dire que le président syrien doit se désister.

Alors que pour le second, il n’y a rien qui s’appelle la phase transitoire, mettant l’accent sur la nécessité que le médiateur respecte les normes d’honnêteté et de neutralité dans les pourparlers.

Jaafari a tenu à rappeler que toute condition stipulée au préalable par les groupes de l’opposition est rejetée d’avance et va à l’encontre des références à la base desquelles les négociations se déroulent.

Il a surtout mis l’accent sur l’exclusivité d’un dialogue inter syrien sans aucune ingérence extérieure dans le but de réaliser la conciliation.

Ses propos rejoignent ceux du ministre syrien des AE, Walid al-Mouallem, tenus samedi dernier, lorsqu’il a clamé haut et fort que « Assad est une ligne rouge », dans le sens qu’il n’est pas question de l’exclure du processus de transition, et qu’il revient seulement au peuple syrien de décider de son sort.

 L’intervention de De Mistura ce lundi fait comme si Mouallem n’a pas parlé. Etroitement aligné à la position des puissances occidentales et des monarchies arabes, il « évoque des choses que ne sont pas de son ressort », lui a reproché Mouallem , en indiquant qu’il n’est de son droit non plus de parler des élections parlementaires ou présidentielles ou des réformes constitutionnelles en Syrie.

Force est de constater que de Mistura a même haussé le ton ce lundi, lorsqu’il a mis en garde contre une reprise de la guerre en cas d’échec des pourparlers, allant même jusqu’à dire qu’elle sera pire qu’avant.

Cette mise en garde rime avec la menace lancée samedi, par le chef de la milice pro saoudienne Jaïch al-Islam, Mohammad Allouche. Désigné à la tête de la Haute instance des négociations (HIN), laquelle représente les opposants syriens pro saoudiens aux pourparlers à Genève, il avait menacé sans ambages : «  nous considérons que la phase transitoire commence par le départ d’Assad ou par sa mort ».

« L’opposition aspire à entamer les pourparlers pour discuter la formation d’une instance transitoire de pouvoir qui aurait des prérogatives exécutives englobant celles du président, lequel ne doit assumer aucun rôle, ni dans l’état actuel des choses, ni dans les étapes futures », avait expliqué Salem al-Mousallet, le porte-parole de l’HIN.

La velléité de tuer le président syrien n’est pas une nouveauté en soi.

Au début de la crise, des fuites ont fait état de quelques tentatives orchestrées par des services de renseignements régionaux et occidentaux.

Mais c’est la première fois qu’un chef de milice l’affiche ouvertement et devant une tribune internationale.

Elle reflète sans aucun doute une volonté d’escalade chez les parrains internationaux et régionaux des opposants pro saoudiens, celle d’aller jusqu’au bout pour en finir une fois pour toute.

Lors de la rencontre du secrétaire d’état américain John Kerry avec le roi saoudien Sleimane, il lui a fait part qu’il est temps d’en finir avec la Syrie et le Yémen.

Or, dans leur approche, ils ignorent toutes les avancées réalisées ces derniers mois par l’armée syrienne et ses alliés, et se comportent en vainqueurs, même en cas d’escalade militaire. Alors que le pouvoir syrien et ses alliés ne se voient pas du tout perdant.  Signe que le règlement de la crise syrienne n’est pas pour bientôt.

Guerre et mensonges impérialistes en Syrie: La requête de Washington à Moscou officialise les troupes yankees au sol en Syrie !….

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Washington demande à Moscou de ne pas bombarder ses troupes au sol opérant dans le Nord de la Syrie

 

Michel Chossudovsky

 

21 février 2016

 

url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/washington-asks-moscow-please-do-not-to-bomb-american-troops-operating-on-the-ground-in-northern-syria/5509226

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Washington a demandé à Moscou de ne pas bombarder les zones du nord de la Syrie où les forces spéciales commandos des Etats-Unis sont déployées. Ces zones sont sous la jurisdiction d’une soi-disant “opposition modérée” et ses rebelles qui sont soutenus activement par les Etats-Unis et leurs alliés.

Ces zones en question sont des poches de la Syrie du Nord dans lesquelles se trouvent des groupes djihadistes variés soutenus par les USA/OTAN incluant l’EIIL et le front Al Nosra (NdT: Al Qaïda en Syrie), qui combattent les forces gouvernementales syriennes de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) et leurs alliés. Ces poches terroristes sont protégées par la coalition menée par les Etats-Unis et la Turquie:

Le Pentagone a demandé à la Russie de se tenir à l’écart de certaines parties du nord de la Syrie où des forces spéciales américaines entrainent des combattants localement, à savoir des terroristes incluant ceux de Daesh, pour combattre les groupes islamistes (les rebelles de l’opposition sont des alliés de l’EIIL, l’EIIL est soutenu par les Etats-Unis et a des forces spéciales parmi ses rangs), ont dit des officiels militaires américains. La reconnaissance est signifiante parce que le Pentagone a insisté répétitivement qu’il ne coopère pas avec Moscou tandis que les deux puissances mènent des campagnes de bombardement distinctes dans la Syrie ravagée par la guerre. Le conseiller reconnaît la présence militaire des Etats-Unis en Syrie. Washington confirme que les forces spéciales et la CIA opèrent au sein des rangs de “l’opposition modérée.”

L’objectif de Washington est double:

  • Premièrement, il veut “officiellement” éviter une confrontation militaire directe avec la Russie et prévenir des pertes américaines. C’est la substance du conseil officiel, mais ce n’est pas l’objectif principal.
  • Deuxièmement, il utilise le prétexte d’éviter la confrontation militaire avec la Russie (et les pertes militaires américaines) comme moyen de limiter la campagne de bombardement russe: l’objectif principal de Washington est de protéger ce qu’il reste des positions terroristes sponsorisées par les USA en Syrie du Nord, incluant celles de l’EIIL/Daesh, des bombardements russes.

Ceci revient à demander à la Russie de ne pas bombarder les “terroristes modérés” soutenus par les forces américaines. En fait, ceci fut la position initiale adopté par Washington dès le début de la campagne de bombardement russe contre l’EIIL qui a commencé fin Septembre 2015. Le gouvernement Obama a blâmé Poutine de “cibler délibérément les forces soutenues par les Etats-Unis” en Syrie (les “terroristes modérés”) plutôt que leurs forces spéciales: la préoccupation des USA sur un plan stratégique est plus de protéger leurs positions terroristes que leurs propres troupes spéciales au sol.

En fait, ce qui était en jeu à la mi-Octobre 2015 était que la Russie tuait les “bons gars”, à savoir “les rebelles formés par la CIA” que Moscou avait “par erreur” catégorisé comme terroristes.

D’après des hauts-fonctionnaires américains interviewés sur Fox News:

“Poutine cible délibérément nos forces. Nos gars essaient désespérément de survivre.” Officiellement, les Etats-Unis ont donc des “bottes au sol” opérant au sein des groupes variés d’Al Qaïda et “d’opposition” aussi bien qu’au sein de l’EIIL, ceci en totale violation de la souveraneté syrienne.

Les forces spéciales commandos sont en liaison permanente avec les forces US/OTAN.

Le conseil du Pentaqone demande à la Russie de ne pas cibler les forces commandos US dans de “larges zones” du nord de la Syrie, ce qui revient en fait à restreindre les frappes aériennes russes contre les terroristes soutenus par la coalition américaine. (NdT: en cela les US utilisent leurs propres troupes comme bouclier humain pour protéger leurs terroristes…)

Le lieutenant-général Charles Brown, commandant des forces aériennes américaines au Moyen-Orient, a dit que les officiels américains ont demandé à Moscou d’éviter de “larges zones” du nord de la Syrie (toujours sous contrôle terroriste) “afin de maintenir un bon niveau de sécurité pour nos forces qui sont au sol.”

L’attaché de presse du Pentagone Peter Cook, a dit que la Russie avait honoré cette requête et insisté que le Pentagone n’avait fourni que de vagues descriptions géographiques sur les lieux où se trouvaient les troupes américaines et n’avait pas indiqué les positions exactes.

[L’armée russe sait parfaitement où sont les forces américaines, dans les rangs de groupes variés “d’opposition” combattant les forces gouvernementales syriennes.]
Le Pentagone a dit l’an dernier qu’il envoyait 50 militaires de ses forces commandos travailler avec les combattants anti-EIIL en Syrie bien que les officiels ont dit ne rien savoir de leur location et de leur progrès depuis.

Le nombre de forces américaines au sol est bien plus grand, ces chiffres du Pentagone n’incluent pas les forces mercenaires louées aux contractants privés opérant au sein des groupes terroristes.

Depuis Août 2014, les Etats-Unis mènent une coalition internationale contre le groupe EI en Irak et au Levant (EIIL). Ceci est un mensonge: il y a une vaste documentation montrant que les Etats-Unis et leurs alliés incluant la Turquie et l’Arabie Saoudite, protègent de fait l’EIIL.

La Russie est entrée dans le conflit en Syrie en Septembre 2015, lorsqu’elle a commencé à bombarder les rebelles opposés au président Bachar al-Assad. La Russie dit qu’elle attaque le groupe EI et d’autres terroristes.

… Le Pentagone a tenu une série de pourparlers de “désamorçage” pour établir des procédures en cas d’erreur (Al Monitor, AFP Report, emphasis added)

Il faut ici noter qu’à la mi-Janvier, en réponse aux raids aériens russes et la défaite des terroristes soutenus par les US/OTAN des forces d’opposition, le Pentagone a annoncé un nouveau plan pour entraîner jusqu’à 7000 nouveaux rebelles en Syrie “comme partie d’un effort de sécuriser la frontière sud de la Turquie”. Ce plan, coordonné avec la Turquie, consisterait à créer une soi-disante “zone de sécurité” en Syrie du Nord.

D’après un document secret du Pentagone, l’objective ultime “était de créer un caliphat islamiste (une principauté salafiste) en Syrie du Nord.”

 

Global Research has developed an archive of more than 1000 articles on Syria, which document beyond doubt Washington’s support of Al Qaeda affiliated opposition groups in Syria as well as the Islamic State.

 

L’opération américano-saoudienne en Syrie… Nom de code « Timber Sycamore »…

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L’axe secret USA Arabie Saoudite

 

Manlio Dinucci

 

26 janvier 2016

 

url de l’article en français:
http://francophone.sahartv.ir/infos/chronique-i21481-l’axe_secret_usa_arabie_saoudite_par_manlio_dinucci

 

Nom de code «Timber Sycamore» : ainsi s’appelle l’opération d’armement et entraînement des «rebelles», en Syrie, «autorisée, secrètement, par le Président Obama, en 2013». C’est ce que documente une enquête, publiée dimanche, par le « New York Times ».

Quand elle a été chargée par le président d’effectuer cette opération couverte, «la Cia savait, déjà, qu’elle avait un partenaire disposé à la financer : l’Arabie saoudite». Avec le Qatar, «elle a fourni des armes et divers milliards de dollars, tandis que la Cia a dirigé l’entraînement des rebelles». La fourniture d’armes aux «rebelles», y compris, des «groupes radicaux, comme Al-Qaïda», avait commencé l’été 2012, quand, à travers un réseau, disposé par la Cia, des agents secrets saoudiens avaient acheté, en Croatie, en Europe orientale, des milliers de fusils d’assaut Ak-47, avec des millions de projectiles, et que des Qataris avaient infiltré, en Syrie, à travers la Turquie, des missiles portables chinois, Fn-6, achetés, sur le marché international. Comme la fourniture d’armes arrivait en roue libre, à la fin de 2012, le Directeur de la Cia, David Petraeus, convoquait les alliés, en Jordanie, en leur imposant un contrôle plus étroit, de la part de l’Agence, sur l’ensemble de l’opération. Quelques mois plus tard, au printemps 2013, Obama autorisait la Cia à entraîner les «rebelles», dans une base, en Jordanie, et dans une autre, au Qatar, et à leur fournir des armes, dont des missiles anti-chars Tow. Toujours, avec les milliards du «plus grand contributeur», l’Arabie saoudite. Pas nouvelle, dans ce genre d’opérations. Dans les années 70 et 80, celle-ci aida la Cia, dans une série d’opérations secrètes. En Afrique, notamment, en Angola, où, avec les financements saoudiens, la Cia soutenait les rebelles contre le gouvernement allié de l’URSS. En Afghanistan, où «pour armer les moujahiddines contre les Soviétiques, les Etats-Unis lancèrent une opération, d’un coût annuel de millions de dollars, que les Saoudiens payèrent, dollar par dollar, par un compte de la Cia, dans une banque suisse». Au Nicaragua, quand l’administration Reagan lança le plan secret, pour aider les contras, les Saoudiens financèrent l’opération de la Cia, avec 32 millions de dollars, par l’intermédiaire d’une banque des Iles Caïman. Par ces opérations et quelques autres, secrètes, jusqu’à celle actuelle, en Syrie, s’est cimentée «la longue relation entre les services secrets des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite». Malgré le «rapprochement diplomatique» de Washington avec l’Iran, non apprécié, à Riyad, «l’alliance persiste, maintenue à flot, sur une mer d’argent saoudien, et sur la reconnaissance de leur intérêt mutuel». Cela explique pourquoi «les Etats-Unis sont réticents à critiquer l’Arabie saoudite, sur la violation des droits humains, le traitement des femmes et le soutien à l’aile extrémiste de l’Islam, le Wahhabisme, qui inspire de nombreux groupes terroristes», et pourquoi «Obama n’a pas condamné l’Arabie saoudite, pour la décapitation de Cheikh Nimr al-Nimr, le dissident religieux chiite, qui avait défié la famille royale». S’y ajoute le fait, dont le « New York Times » ne parle pas, que le secrétaire d’Etat John Kerry, en visite, à Riyad, le 23 janvier, a réaffirmé, que, «au Yémen, où l’insurrection Houthi menace l’Arabie saoudite, les USA sont aux côtés de leurs amis saoudiens». Les amis, qui, depuis presque un an, massacrent les civils, au Yémen, en bombardant même les hôpitaux, aidés par les USA, qui leur fournissent du renseignement, (c’est-à-dire, en indiquant les objectifs à toucher), des armes, (dont des bombes à fragmentation), et un soutien logistique, (dont l’approvisionnement en vol des chasseurs bombardiers saoudiens). Ces mêmes amis que le Premier ministre Renzi a, officiellement, rencontré, en novembre dernier, à Riyad, en leur garantissant le soutien et les bombes de l’Italie, dans la «lutte commune contre le terrorisme».

Équation impérialiste en Syrie et au Moyen-Orient: CIA + Arabie Saoudite = Al CIAda + EEIL

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Depuis le départ il n’y a pas de « guerre civile » en Syrie, mais une guerre d’invasion par procuration de la légion mercenaire pseudo-djihadiste de la CIA et de ses complices Saoudo-jordano-israélo-turco-qataris. Tout le reste n’est qu’un air de pipeau dans les merdias propagandistes de l’occident criminel colonialiste.

— Résistance 71 —

 

La CIA dirige les opérations en Syrie avec l’argent saoudien

 

Al Manar

 

26 janvier 2016

 

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=281445&cid=13&fromval=1&frid=13&seccatid=15&s1=1

 

Depuis le début de la guerre syrienne l’administration américaine a annoncé deux projets: le premier, parrainé par le Pentagone, ayant pour but de «former et équiper l’opposition modérée afin de faire face à Daesh». Le deuxième sponsoré par la «CIA» .Or,  personne ne pouvait cacher l’échec du programme du Pentagone de former des «rebelles modérés pour combattre Daesh», surtout que les  responsables et les  médias l’ont officiellement arrêté l’an dernier.

Cela dit, un article du «New York Times» , diffusé il y a deux jours, a publié des informations publiées pour la première fois sur le rôle de l’ Arabie Saoudite dans le financement du projet de la «CIA» et celui des  États-Unis dans le commandement des opérations militaires sur le territoire syrien.

«Dès sa création, le projet de la CIA baptisé Tymber Sycamore,  était soutenu par les  Saoudiens»  ont affirmé des  responsables américains qui ont été interrogés par le journal américain sous couvert d’anonymat.

«L’agence a appris qu’elle bénéficiait d’un partenaire prêt à la soutenir » écrit  l’article». Le régime saoudien a joué, comme d’habitude le rôle «de signataires de chèques» sachant que son   financement a de loin dépassé celui des contributions de Qatar et de la Turquie dans ledit projet. Certes, l’administration américaine a tenté  de dissimuler le chiffre exact des sommes en jeu, mais  certains responsables saoudiens ont estimé que le soutien saoudien s’élève à «quelques milliards de dollars».

L’article (de Mark Mazzetti et matt Abozo) considère que le soutien saoudien à la CIA en Syrie s’inscrit dans le cadre de   «la coopération permanente  qui date de dix ans» et mentionne une série de guerres  que la CIA a mené et financé par  l’Arabie Saoudite sans que cette dernière ait un intérêt direct dans ces guerres. L’article énonce les différents chapitres  du rôle de l’Arabie Saoudite dans le financement des   guerres américaines en Angola, en Afghanistan, au Nicaragua et en Syrie. 

Justement, concernant cette dernière avant même l’approbation officielle d’Obama sur la mission de formation  de la CIA,  « l’agence a signé en 2012 «une série de contrats d’armement avec l’Arabie saoudite, dirigée par Bandar bin Sultan au niveau des services de renseignement notamment l’ affaire avec la Croatie», révèle l’article. 

Mais un article du The Times a mis en lumière le rôle premier de Washington dans la gestion de la guerre sur le terrain en Syrie, tandis que d’autres jouent  tels que l’Arabie Saoudite, le Qatar, et la Turquie jouaient le rôle de «banques de financement».

L’article souligne que depuis le début de l’année 2012, et sur plus d’un an, les Américains ont permis à un trafic  «d’argent et d’armes légères venant  du Qatar, de l’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe via  la frontière turque destiné aux combattants en Syrie». A l’époque certains responsables américains ont exprimé «leur préoccupation de voir cet argent et ces armes tomber entre les mains de groupes liés à Al-Qaïda. »

À la fin de 2012 ,  une réunion secrète s’est tenue près de la mer Morte en Jordanie, entre le directeur de la CIA à l’époque, David Petraeus, et des responsables du renseignement des États du Golfe .  A la réunion,  Petraeus a reproché d’un «ton très sévère» les participants le  «manque de coordination avec les agents de la CIA en Jordanie et en Turquie dans la distribution des armes», écrit l’article citant  d’anciens hauts fonctionnaires. 

Quelques mois plus tard, Obama formellement modifié la mission de la CIA en y ajoutant la double mission « de la distribution d’armes aux combattants de l’opposition syrienne». Depuis,  la  CIA s’occupe directement de l’opération de formation, tandis que le renseignement saoudien se contente de fournir l’argent et les armes» poursuit l’article. 

L’agence supervise tout en pratique, au point même de jouer le rôle de médiateur entre les pays qui relèvent de son autorité, comme  par exemple, résoudre le problème de retard de paiement saoudien à la Jordanie , pays d’accueil  des salles d’opération …

L’article du New York Times souligne que «l’alliance entre l’Arabie saoudite et la CIA est encore forte» et que les relations entre le «ministre de l’Intérieur saoudien Mohammed bin Nayef et le directeur de la CIA John O. Brennan sont aussi intimes et ce  depuis que Brennan était responsable de  l’agence à Riyad au cours des années 90.»

«Les Saoudiens et les Américains savent qu’ils sont indispensables l’un à l’autre» en de pareilles circonstances », souligne  l’ancien  chef de l’agence Mike Rogers au Congrés. Alors que pour  les experts  «l’alliance américano-saoudienne se poursuivra , baignée par  l’argent saoudien  et des intérêts particuliers partagés entre les deux parties ».

Guerre coloniale en Irak: Les Yankees évacuent Daesh de Ramadi reprise par les Irakiens…

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Les forces américaines en Irak évacuent-elles Daesh vers les Etats-Unis ?

 

Al Manar

 

29 décembre 2015

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=275966&cid=76&fromval=1&frid=76&seccatid=29&s1=1

 

L’AFP rend complaisamment compte de la déroute de Daesh à Ramadi en Irak. (Article) Mais se garde bien de creuser un peu…

On lit « Les derniers combattants du groupe Etat islamique (EI) ont quitté dimanche un complexe gouvernemental stratégique de Ramadi, offrant aux forces irakiennes leur plus importante victoire depuis l’offensive des jihadistes en Irak il y a un an. »
« Tous les combattants de Daech (acronyme arabe de l’EI) sont partis. Il n’y a pas de résistance »

Les assassins de Daesh « sont partis », ils « ont quitté » Ramadi. Partis où? Comment? L’AFP se garde bien de creuser, et ose même ajouter que « les forces d’élite antiterroristes et l’armée irakienne » ont été « aidées par les raids aériens de la coalition internationale menée par les Etats-Unis ».

A les entendre donc, les Etats-Unis ont permis la déroute de Daesh à Ramadi.

Et pourtant… Il faut s’informer sur Sputnik, l’agence officielle d’information de Russie, pour apprendre que ce sont les forces américaines qui ont évacué, par hélicoptère, les terroristes de Daesh vers une destination « inconnue »!

On sait donc comment les responsables de Daesh ont quitté Ramadi. Reste à savoir où ils ont été emmenés par leurs sponsors américains. Il semble que la première étape de ce sauvetage ait été une base secrète américaine en Algérie. Ceci n’est qu’une étape, et ces alliés encombrants seront ensuite très prochainement transférés … aux Etats-Unis! Non pas dans une prison de haute sécurité ou un camp style Guantanamo, mais vers une base secrète sur le territoire national américain, édifiée justement pour accueillir ces alliés en toute discrétion.

Le but est clair: Empêcher que les chefs de Daesh ne tombent aux mains des irakiens (ou des Russes…): Convenablement interrogés, ils ne manqueraient pas de dévoiler de très intéressants détails sur l’assistance américaine à l’Etat Islamique, que ce soit en armes, ou… Ils pourraient sans doute parler de certains « stages de formation » dans de discrètes bases américaines du Nebraska et du Montana….

Guerre impérialiste en Syrie: le trafic pétrolier de la Turquie avec Daesh exposé… La question est: pourquoi maintenant ?

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 6 décembre 2015 by Résistance 71

Il est évident que la mafia Erdogan est à l’œuvre dans cette affaire, mais çà ne date pas d’hier. L’OTAN a non seulement  laissé faire , mais l’a encouragé. De plus, cet argent est très loin d’être suffisant à l’EIIL/Daesh pour entretenir financièrement, qui est donc toujours vraiment derrière si ce n’est le Qatar et l’Arabie Saoudite ?
Alors la question à 100 balles: Pourquoi maintenant ? Pourquoi d’un seul coup d’une seul la mafia Erdogan se retrouve exposée au grand jour non seulement par les Russes et on sait pourquoi, mais par les mêmes « alliés » otanesques qui devraient tout faire pour protéger la Turquie et Erdogan. Est-ce une diversion ? Il est certain que depuis que tout le monde crie haro sur la baudet turc, (presque) plus personne ne parle du Qatar et de l’Arabie Saoudite… La mafia Erdogan a t’elle passé une ligne rouge et pêché par arrogance ? L’achat / vente du pétrole volé leur a rapporté gros,  mais plus que tout, commencent-ils à faire de l’ombre à trop de gens du secteur pétrolier ? Erdogan et sa clique se sentant bien protégé a t’il eu les yeux plus gros que le ventre ?… A t’il été victime du syndrome Saddam Hussein ? Celui qui piège l’intéressé après avoir reçu un soi-disant « feu-vert » opératoire, pour mieux se faire doubler ? Erdogan, tout comme Saddam, est un homme de la CIA, est-il en train de toucher sa « récompense » pour en savoir beaucoup trop ? Pourquoi maintenant ? Quelques questions dominicales comme çà, histoire de, parce que rien n’est jamais vraiment ce qu’il paraît être…

— Résistance 71 —

 

La Russie expose les preuves du trafic de pétrole de Daesh via la Turquie

 

Valentin Vasilescu

 

3 Décembre 2015

 

url de l’article en français:

http://www.voltairenet.org/article189512.html

 

Répondant aux provocations du président turc, Recep Tayyip Erdoğan, selon qui il ne convient pas d’accuser à la légère, le gouvernement russe a organisé une conférence de presse du ministre adjoint de la Défense. Ce dernier a présenté les preuves de ce que nous affirmons dans nos colonnes depuis plus d’un an : la Turquie, en tant qu’État, est responsable de l’exportation du pétrole volé par Daesh en Irak et en Syrie, offrant ainsi entre un et deux milliard de dollars de revenus annuels à l’organisation terroriste. Ce trafic s’effectue en violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies.

Une conférence de presse s’est tenue au ministère de la Défense de la Fédération de Russie le 2 décembre 2015, à laquelle ont assisté le ministre adjoint de la Défense Anatoly Antonov, le chef des opérations, le lieutenant-général Sergueï Rudskoy et le responsable de la gestion opérationnelle de l’état-major le lieutenant-général Mikhail Mizintsev

Selon les dirigeants de l’armée russe, la principale source de financement des terroristes de l’ÉI est la vente illégale de produits pétroliers. Le bénéficiaire unique de cette contrebande de pétrole est la Turquie [1]. Selon les généraux russes, la direction politique du pays, par le biais de la famille du président Recep Tayyip Erdoğan serait impliquée dans la contrebande de l’ÉI [2].

Tous les jours, plus de 8 500 camions citernes sont impliqués dans le trafic de pétrole de L’EI en une longue colonne transportant plus de 200 000 tonnes de pétrole vers la Turquie. Les généraux russes ont présenté une carte avec trois routes principales de la contrebande de pétrole de l’ÉI à partir de la Syrie et l’Irak vers la Turquie.

La première route, au départ des champs pétrolifères de Raqqa (nord-est de la Syrie), passe soit par l’ouest de la Syrie (où le Su-24 russe a été abattu) où le satellite du 25 novembre 2015 a capturé 395 camions citernes attendant pour décharger du pétrole syrien dans le port de Dortyol et 60 autres dans le port d’Iskenderun. Les estimations des généraux russes montrent que toutes les 24 heures, un pétrolier chargé de pétrole de contrebande part des ports turcs.

Le deuxième itinéraire commence à partir des champs pétrolifères autour de la ville de Deir ez-Zor dans l’Est de la Syrie, et se dirige vers le nord, sur les rives de l’Euphrate, pour atteindre la raffinerie turque de Batman. Une image satellite datée du 18 octobre 2015 a capturé 1 722 camions citernes, aux alentours de la ville de Deir ez-Zor, en attente d’être rempli de pétrole. Une troisième voie va du nord de l’Irak, franchit la frontière turque par le point de passage de Zakho et atteint la station de pompage turque de Cizre. Une image satellite datée du 14 novembre 2015, montre la présence de 3 220 camions citernes qui traversent la frontière vers la Turquie par le point de Zakho.

Les généraux russes ont présenté deux images satellite sur la portion de route allant de la ville syrienne d’Azaz au point de passage de la frontière turco-syrienne. La première est datée du 13 novembre 2015, et montre une colonne de 240 camions citernes du côté turc de la frontière, et 80 citernes dans la partie syrienne. La deuxième image satellite est datée du 16 novembre 2015 et capture une colonne de 360 camions citernes près de la même frontière turco-syrienne.

Malgré les combats au nord de la province d’Alep, la circulation dans les deux sens (aller-retour) des camions citernes entre la Syrie et la Turquie continue sans interruption. On peut observer qu’il n’y a aucun contrôle des gardes-frontières turcs pour ces camions citernes de l’ÉI venant de Syrie.

Malgré les bombardements de la coalition menée par les USA, les recettes l’an dernier de l’organisation terroriste étaient d’environ 3 millions de dollars par jour. Pendant deux mois, l’aviation russe a effectué des frappes aériennes sur 32 complexes pétroliers, 11 raffineries, 23 stations de pompage et 1. 080 camions citernes transportant des produits pétroliers. Le résultat se traduit, pour l’ÉI, par une baisse de revenu de 1,5 million de dollars par jour.

Cependant, les organisations terroristes opérant en Syrie reçoivent encore des sommes importantes d’argent, des armes et des munitions de l’extérieur. La Turquie, ainsi que d’autres États, soutiennent largement les terroristes de l’ÉI. Peut-être qu’une partie du paiement pour le pétrole livré à la Turquie au cours de la dernière semaine a servi a envoyer 2 000 combattants, 120 tonnes de munitions et 250 véhicules de combat à l’ÉI et au Front al-Nousra. Ces livraisons régulières vers la Turquie durent depuis 3-4 ans et il n’y a aucune indication que la Turquie souhaiterait les faire cesser.

 

[1] « Derrière l’alibi anti-terroriste, la guerre du gaz au Levant », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 29 septembre 2014.

[2] « Le rôle de la famille Erdoğan au sein de Daesh », Réseau Voltaire, 26 juillet 2015.

Guerre par procuration en Syrie: Le pipeau de la « coalition anti-Daech »…

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La guerre de la coalition anti Daech est une vaste supercherie

 

Sahar TV

 

21 Novembre 2015

 

url de l’article original:

http://francophone.sahartv.ir/infos/moyen_orient-i10220-la_guerre_de_la_coalition_anti_daech_est_une_vaste_supercherie_(hezbollah)

«Ce qu’on appelle la coalition anti-Daech n’a d’autre souci que la mise à l’écart de Bachar al-Assad», a affirmé Ibrahim Amin al-Seyyed, le Président du Conseil politique du Hezbollah.

«Les pays de cette coalition font fi de ce qui se passe, dans la région ou à l’encontre de ses peuples, et ne réagissent pas aux crimes commis par Daech et les autres groupes terroristes takfiris, à l’encontre des peuples de la région, des femmes et des enfants musulmans et chrétiens», a ajouté Amin al-Seyyed.

«Ce que les pays de la coalition anti-Daech et les pays du golfe Persique appellent la guerre contre ce groupe terroriste est, en effet, une vaste supercherie concoctée par ces même pays qui le soutiennent», a-t-il précisé, selon le site d’information Al-Ahed.

«Lorsque les pays de la coalition ont fait l’objet d’actes terroristes, les personnes tuées, dans ces pays, ont été considérées comme des personnes dont la vie n’a pas de prix, mais les victimes de la région du Moyen-Orient n’ont guère de valeur à leurs yeux», a souligné Ibrahim Amin al-Seyyed, le Président du Conseil politique du Hezbollah.

Daesh, Al CIAda, guerre par procuration en Syrie… La guerre d’Exxon-Mobil et Aramco contre GazProm et la National Iran Oil Company

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“La guerre est un acte de pouvoir, de meurtre, de vol. Elle est l’expression la plus claire et précise de l’État.”

~ Gustav Landauer ~

 “Les peuples, les gouvernemnts et les économies de toutes les nations soivent servir les besoins des banques et des autres multinationales.”

~ Zbigniew Brzezinski ~

 “La religion est pour ceux qui ont peur d’aller en enfer, la spiritualité est pour ceux qui y ont déjà été.”

~ Vine Deloria Jr, Lakota ~

 

Connaître l’histoire moderne pour se prémunir de l’endoctrinement de masse: le cas d’école de “l’État Islamique”, outil de la guerre par procuration entre les géants du pétrole et du gaz

 

La guerre larvée d’Exxon-Mobil (Rockefeller) en Syrie

 

Résistance 71

 

20 Novembre 2015

 

Mise à jour: La guerre du gaz est en train d’avoir lieu…
Mise à jour du 23 Novembre: Poutine déclare que la demande de gaz natural va augmenter de 30% d’ici à 2040. Ceci confirme notre hypothèse de la guerre du gaz en Syrie.

 

Dans le sillage de tous les attentats terroristes récents et bien sûr plus particulièrement celui de Paris en ce 13 Novembre 2015, l’ensemble de l’attention du monde occidental s’est reportée une fois de plus, sur le nouveau croquemitaine de “l’État Islamique” ou de Daesh comme on aime à le dire sous son acronyme arabe, ce qui le diabolise encore plus.

Devant la poussée sans précédent vers une guerre totale faite par nos dirigeants corrompus à la volonté oligarchique de leurs payeurs, saigneurs (faute volontaire) et maîtres, nous devons nous poser la question essentielle encore et encore du qui est “Daesh”, qui est cet “État Islamique” ou “État Islamique d’Irak et du Levant” ou “État Islamique d’Irak et de Syrie” ? Nous devons impérativement nous poser collectivement cette question parce que nos “dirigeants” traîtres et corrompus nous mènent à un conflit armé de grande ampleur et que l’étude tant soit peu appronfondie du sujet dévoile une supercherie à une échelle rarement égalée.

Pour analyser et écrire cet article, nous avons utilisé une fraction infime de l’information disponible en ligne en anglais, en français et nous en sommes sûrs en espagnol, italien, allemand, russe, arabe, pardon à ceux qu’on oublie. Nous ne faisons que synthétiser ici une connaissance divulguée depuis plusieurs années, qui ressort périodiquement dans les médias alternatifs, mais qui se doit d’être de nouveau rappelée et ramenée à la lumière pour que le plus de personnes possible puissent vraiment comprendre de quoi il retourne. Nous placerons suite à cet article, une série de liens menant à l’information citée, liens en français et en anglais, mais sans nul doute disponibles dans la vaste majorité des langues de la planète, pourvu qu’on veuille rechercher cette information et pour rechercher il faut soit être un “chercheur” ou soit avoir été titillé par le doute.

Douter dans ce monde orwellien c’est maintenir sa santé mentale et donc être capable d’anticiper !

Nous commencerons par citer celui qui est au centre de la tourmente actuelle, et le “trublion”, l’empêcheur de tourner en rond pour l’oligarchie occidentale, le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine qui déclara ceci lors de la conférence de Valdaï fin 2014 au sujet de l’État Islamique (EI), Daesh:

Qui arme l’EI ? Qui a créé le climat politique favorable à l’EI ? Qui a poussé pour les livraisons d’armes ? Qui combat en Syrie ? Ce sont principalement des mercenaires. Qui les paie ? En partie le pétrole volé d’Irak et de Syrie. Les alliés des Etats-Unis achètent le pétrole. Les revenus de ce pétrole permettent de payer plus les mercenaires et d’en attirer d’autres en provenance des autres mouvements islamistes. Vous [l’occidnent] soutenez des “rebelles soi-disants modérés” et ceux-ci rejoignent l’EI qui les paie mieux […] regardez en Irak, c’est une catastrophe. Qu’avez-vous fait en Libye ? Même votre ambassadeur y a été tué ! Bombarder en Libye fut une contravention à la loi internationale…

La Russie est une clef aujourd’hui sur le sujet, mais elle en est une autre également sur l’origine de ce qui nous préoccupe grandement.

Flashback

Nous sommes à la fin des années 1970, en pleine guerre froide. Lieu: Afghanistan. La Russie est alors partie de l’URSS “marxiste” qui s’étend jusqu’aux confins de l’Asie. A Kaboul, capitale de l’Afghanistan siège un régime pro-soviétique aidé par Moscou. Les Etats-Unis, comme le Royaume-Uni avant eux, veulent récupérer sous leur coupe ce pays placé sur la route stratégique de lignes d’oléoducs pétroliers et gaziers. Zbigniew Brzezinski, alors conseiller à la sécurité nationale du président américain Jimmy Carter, flanqué de son acolyte Robert Gates de la CIA (ces deux personnages seront toujours actifs sous les régimes Bush et Obama), décident d’une stratégie pour piéger l’URSS en Afghanistan et à terme démanteler celle-ci de l’intérieur par la stratégie de la tension, en l’occurence religieuse avec un islam fondamentaliste. Cet Islam n’existe à l’époque nulle part ailleurs qu’en Arabie Saoudite et dans tous les royaumes médiévaux du Golfe professant une forme fondamentaliste et sectaire de l’islam: le Wahabisme. Avec l’aide des services secrets pakistanais (SIS), la CIA importe le wahabisme dans la région pakistano-afghane et fait ouvrir des madrassas (écoles religieuses) pour endoctriner les populations essentiellement rurales et sous contrôle de “seigneurs de la guerre” tribaux, financées par l’Arabie Saoudite, qui fera de même en Asie du Sud-Est.

De cet effort concerté entre le département d’état yankee, la CIA, le SIS et les services saoudiens, naîtra les “combattants de la liberté” ou Moudjahidines qui déclencheront une guerre civile en Afghanistan, guerre efficace qui forcera le régime en place, faible et corrompu, à demander l’assistance de son allié soviétique. Le piège tendu fonctionnera et l’URSS envahira l’Afghanistan pour soutenir son “président allié”. S’ensuivra 10 ans de guerre qui tourneront en un “Vietnam soviétique” dont le pays ne se remettra jamais. Durant cette période, intervient le colonel Tim Osman de la CIA, saoudien du nom d’Oussama bin Laden, issus d’une grande famille faisant fortune dans la construction, il devient le recruteur et contrôleur des finances de l’opération secrète de la CIA depuis “la base” afghane, “la base” qui se dit en arabe “Al Qaïda”. Après la victoire et le retrait des soviétiques, les “combattants de la liberté” locaux se transformeront, toujours sous contrôle de la CIA, de l’Arabie Saoudite et du Pakistan en régime Taliban. Les autres “moudjahidines”, la légion mercenaire islamiste de la CIA créée à des fins de déstabilisation d’un régime, seront, devant le succès remporté, recyclés dans d’autres conflits internes de déstabilisation dès la fin des années 1980 et dans les années 90 au profit de l’empire américain.

Recyclés sous le nom d’Al Qaïda ou Al CIAda, les mercenaires recrutés, payés par les pétrodollars des royaumes wahabites du Golfe, entraînés et logistiquement fournis par la CIA, les forces spéciales américaines et britanniques, le SIS pakistanais, ils combattront tour à tour en Tchétchénie (deux guerres), en Yougoslavie (Bosnie, Kosovo), et seront égalememt ventilés dans les mouvements islamistes de déstabilisation au profit de l’empire pétrolier anglo-américain et des intérêts sionistes en Afrique, comme en Somalie, au Soudan, au Nigéria (Boko Haram), au Maghreb (avec AQMI débordant sur le Mali et le Niger et ayant ses bases de recrutement en Libye et en Europe).

Un refus des Talibans mis en place en Afghanistan par la CIA de laisser passer un oléocuc à travers le pays verra la rupture brutale des relations avec leurs maîtres et payeurs. Ceci fut une des raisons de l’attaque fausse-bannière du 11 Septembre 2001 aux Etats-Unis. Dans l’intervalle, “l’ennemi public #1” Oussama bin Laden, malade, dialisé, hospitalisé en Juillet 2001 à l’hôpital américain de Dubaï où il fut visité dans sa chambre par le chef de l’antenne locale de la CIA, meurt en décembre 2001 dans un hôpital au Pakistan. Son corps sera enterré rapidement en Afghanistan. Le croquemitaine doit néanmoins perdurer.

Suite à l’invasion américaine de l’Afghanistan en 2001 en représaille des attentats de New York, un nouveau président est mis en place pour le pays après que le chef Taliban le Cheikh Omar se soit enfui à mobylette. L’empire met au pouvoir sa marionnette Hamid Karzaï, ancien cadre de la compagnie pétrolière américaine chargée de construction d’oléoducs: Unocal. Le business peut reprendre, avec en bonus le développement de la production de pavot, matière première de l’héroïne, dont l’Afghanistan depuis la reprise du contrôle américain est devenu le premier producteur mondial et de loin. La production de la drogue a été placée sous la coordination du frère du président Karzaï et la poigne des chefs de guerre tribaux. Les champs de pavot étant protégés jour et nuit par les armées de la coalition de l’OTAN occupant le pays depuis maintenant 14 ans. La drogue est acheminée par l’armée de l’air américaine jusqu’au camp Bondsteel au Kosovo. L’état fantoche du Kosovo étant devenu le proxy et la plaque tournante du trafic de l’héroïne dans le monde.

Vient ensuite l’invasion de l’Irak en 2003 après une manœuvre titanesque de propagande et de tromperie de la part des Etats-Unis et du Royame-Uni, liant mensongèrement Saddam Hussein aux attentats du 11 Septembre et clâmant que celui-ci en possession d’armes chimiques et bactériologiques (qu’il n’avait plus depuis 1991) était une menace pour le “monde libre” (lire l’empire). Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne des régimes Bush et Blair lancent une campagne militaire meurtrière contre un pays sur les genoux en résultat de 10 ans d’un embargo dévastateur pour sa population et s’avèrent bientôt incapable de contrôler sur le terrain l’occupation de ce vaste pays. Le but depuis les années 1990 et la doctrine du “remodelage du Grand Moyen-Orient” est de briser les pays du levant (Irak, Syrie) ainsi que l’Iran et la Libye afin de récupérer et de contrôler les ressources pétrolières et gazières pour le profit des transnationales du pétrole directement liées avec la finance internationale puisque les acteurs en sont les mêmes: Rockefeller, Rothschild, Morgan, les familles royales etc…

Ainsi l’islam séculier et stabilisateur doit laisser la place au chaos constructeur de l’empire. Il convient de diviser les populations sur une ligne religieuse et de forcer les musulmans à un conflit armé religieux entre sunnites et chi’ites, comme ce fut fait en son temps pour les chrétiens. Du chaos ambiant irakien, les Etats-Unis créent via un général spécialiste de la contre-insurrection, le général David Petraeus, chouchou de l’establishment néo-conservateurs tant républicain que démocrate, un groupe islamiste armé sur le même modèle que précédemment, groupe qui prendra le nom “d’Al Qaïda en Irak” ou AQI. Son chef est recruté dans le tristement célèbre “Camp Bucca”, prison contenant quelques 20 000 prisonniers irakiens, qui devient le lieu de retournement et de recrutement des islamistes et de leurs cadres en Irak par les services de renseignement de l’empire. Y sera recruté le futur chef d’AQI Abou Bakar Al-Baghdadi, irakien, de son vrai nom Ibrahim Ali Mohamed al-Badri al-Samarrai, né à Samarrat en 1971. Il fut recruté par le service de Petraeus, entraîné par la CIA et le Mossad en Israël pour retourner en Irak afin de s’y affirmer comme le chef d’AQI, qui deviendra au fil du temps Al Qaïda en Irak et au Levant (AQIL), puis devant l’ampleur prise par le soutien financier saoudo-qatari et l’aide logistique de l’occident ainsi que par l’extension créée par la chute de Kadhafi en Libye attaqué de l’intérieur par la légion islamiste de la CIA et de l’extérieur par les bombardiers et les missiles de l’OTAN (essentiellement de la France sarkozienne à qui on laissa faire le sale boulot jusqu’à l’assassinat de Kadhafi), AQIL proclama un califat et se transforma en “Etat Islamique en Irak et au Levant” (EIIL) suite au début de la guerre d’invasion par proxy en Syrie pour renverser le gouvernement syrien de Bachar Al-Assad où les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne firent transférer les djihasdistes en masse. Depuis, l’EIIL s’est une fois de plus métamorphosé en “Etat Islamique” tout court ou EI.

Ceci nous amène au présent à la guerre par procuration en Syrie, présentée par nos merdias de manière tout à fait erronnée comme étant une “guerre civile”. Rien ne saurait être plus faux. S’il y a une opposition politique de fait au parti Baathiste syrien, elle n’est pas une opposition armée mais politique. L’opposition armée, même si elle a pu recruter effectivement quelques Syriens en mal de révolution ou de “printemps arabe” sauce CIA, est une opposition essentiellement mercenaire, importée, livrant au gouvernement syrien une guerre d’invasion par procuration pilotée depuis l’étranger comme nous allons le voir.

D’après de nombreux spécialistes de la Syrie, il y a trois guerres en une faisant rage en Syrie:

  • la première entre le gouvernement syrien et les forces qui veulent le renverser alors qu’il a été élu et réélu par le peuple syrien avec une grande majorité, forces financées par les états du Golfe, principalement l’Arabie Saoudite et le Qatar.
  • la seconde se déroule par procuration entre les Etats-Unis et la Russie et
  • la troisième toujours par procuration entre l’Arabie Saoudite et l’Iran.

Avant la proclamation du soi-disant “califat islamique” le 30 Juin 2014 entre la province de Diyala en Irak et la province d’Alep en Syrie, les combattants mercenaires islamistes importés, transitant par les camps d’entrainement gérés par les forces de l’empire et alliées depuis la Jordanie et la Turquie (membre de l’OTAN rappelons-le au passage…) combattaient pour différents groupes dont celui bien sûr d’”Al Qaïda en Syrie”, appelé le Front Al-Nosra qui a pris de l’ampleur. A la création de l’EI, le passage des djihadistes entre Al-Nosra et l’EI s’est opéré et certains d’entre eux lorsque leurs payeurs et contrôleurs occidentaux leur demandent, revêtent pour une courte occasion les oripeaux de ce que la classe politique occidentale appelle les “rebelles modérés”, qui reçoivent les mannes de leurs protecteurs occidentaux. La réalité de terrain est qu’il n’y a pas plus de “rebelles modérés” que de beurre en branche et qu’argent, soutien logistique, armement et munitions transitent sciemment vers les forces de l’EI via des convois en partance de Turquie et de Jordanie, voire aussi d’Irak, protégés qu’ils sont par les armées locales turque, jordanienne et par l’armée américaine comme l’a très bien montré récemment cette incroyable vidéo d’un hélicoptère de combat américain “Apache”, escortant un long convoi de pickups tous neufs de Daesh, armés, passant de l’Irak à la Syrie.

Un brouillon de “califat islamique” fut mis en place en Syrie dans la poche conquise de Baba Amr en 2012 ou des “rebelles” mirent en place et imposèrent la charia et autre joyeuseté fondamentaliste à la population. Les “rebelles”/mercenaires de Baba Amr étaient alors encadrés par des officiers et des conseillers militaires de l’armée française (légion étrangère) “détachés” en “mission spéciale” et de l’armée britannique. Le “califat” tomba et les militaires français furent faits prisonniers. Ils furent remis en mains propres à l’amiral Edouard Guillaud en “mission” au Liban et la base arrière libanaise de logistique mise en place par l’armée française fut démantelée. Il est à noter également que des brigades d’Al Qaïda en Libye étaient encadrées sur le terrain lors de la destruction par l’OTAN et la France de la Jamariyah libyenne, par des cadres de l’armée française.

Ceci nous amène à analyser la piste de l’argent. Toute entreprise de cette envergure demande des sommes d’argent considérables. D’où vient cet argent, qui paie pour Daesh ? Si encore le président russe Poutine a déclaré récemment lors d’une conférence de presse au G20 d’Antalya en Turquie que les fonds de Daesh provenaient d’une quarantaine de pays dont certains pays membres du G20 et qu’il avait les noms, ceci nous ramène néanmoins à l’origine de la guerre en Syrie. Si nous savons que les fonds d’Al Qaïda provienne depuis le départ des pétrodollars saoudiens, les fonds finançant l’EI/Daesh proviennent à la fois principalement d’Arabie Saoudite, mais aussi d’un autre petit pays médiéval mais richissime dont il nous faut parler ici: le Qatar.

En 2009, l’émir du Qatar s’est rendu en Syrie pour y rencontrer le président Assad et lui demander l’autorisation de faire passer au travers du sol syrien un gazoduc devant servir à alimenter l’Europe en gaz qatari. Fidèle à ses engagements commerciaux avec la Russie, l’alliée de longue date de la Syrie, Assad refuse.

Ce sera la guerre, non pas ouverte mais larvée. Ceci peut aussi être connecté avec l’anecdote qui n’en est pas une, rapportée récemment par le grand journaliste d’investigation John Pilger dans un article que nous avons traduit et publié, qui vit l’ancien ministre des affaires étrangères français Roland Dumas, se faire approcher directement par des diplomates britanniques à Londres en 2009 au sujet de “quelque chose qui se prépare en Syrie pour le futur”. L’attaque par procuration et le démantèlement de la Syrie ont été planifiés de longue date par ceux qui tirent les ficelles de l’empire: le cartel des banquiers et des industriels transnationaux, essentiellement les cartels du pétrole. Le général américain en retraite Wesley Clark n’a t’il pas confirmé avoir été le témoin de discussions au Pentagone après les attentats du 11 Septembre où il lui fut confié que le plan était de détruire et de contrôler 7 pays en 8 ans (Irak, Soudan, Somalie, Libye, Liban, Syrie et enfin l’Iran) ? L’affront du refus d’Assad ne fut pas fait à l’émir marionnette du Qatar, non, car en fait qu’est-ce que le Qatar si cher à la France depuis quelques années ? Cela vaut la peine de décortiquer l’affaire. Partie de la péninsule arabe sous contrôle Ottoman juqu’en 1916, la région passe sous mandat britannique jusqu’en 1971 où ce petit état devient “indépendant”. Très riche en ressources de gaz naturel, le Qatar va très vite vendre ses droits d’exploitation au géant pétrolier américain qui a contrôlé à une époque jusqu’à plus de 15% de l’économie des Etats-Unis: Exxon-Mobil, empire pétrolier en direct héritage de l’empire de la Standard Oil des Rockefeller qui racheta Exxon, puis Mobil, puis BP-Amoco et enfin Chevron-Texaco, la famille Rothschild, plus banquière que pétrolière, possédant elle, la Royal Dutch Shell.

En clair, Exxon-Mobil possède le Qatar. Voyez-vous où cela nous mène ? La Syrie et Assad sont en guerre contre Exxon-Mobil qui se sert de tous les moyens par procuration possibles pour le faire tomber. Le Qatar a également investi des sommes énormes en France et rachète le patrimoine national. Le Qatar, c’est à dire Exxon-Mobil et les Rockefeller ont aujourd’hui un énorme levier financier sur la France (investissements CAC40), sur son gouvernement (financements des campagnes électorales de Sarkozy et Hollande), sur ses financements occultes. Exxon-Mobil est aussi impliqué dans la future exploitation du gaz naturel trouvé en énorme quantité au large de la Syrie, du Liban et de… Gaza. L’exploitation israélienne de ces ressources passera par Exxon-Mobil et les Rockefeller, qui avec les Rothschild ont financé la création d’Israël en abandonnant la Palestine pour en faire le nid de discorde régional et tirer les marrons du feu.

Exxon-Mobil contrôle la très vaste majorité de l’exploitation du gaz naturel du Qatar, le géant vient d’investir des milliards de dollars pour des usines de liquéfaction du gaz. Ce gaz doit transiter par gazoduc du Qatar vers la méditerranée et l’Europe via la Syrie, pour concurrencer le gaz russe et le géant Gazprom qui alimente l’Europe. La Syrie est alliée de la Russie, n’a pas pu être achetée, elle est sur le chemin et doit tomber, mais c’est un os plus dur à concasser que les Talibans surtout avec l’appui de GazProm… pardon, de la Russie.

De fait, toutes les guerres ayant eu lieu au Moyen-Orient, toutes sans aucune exception ont été des guerres par procuration menées par les transnationales du pétrole, par le capitalisme monopoliste qui écrase tout sur son passage.

La CIA est le bras armé de Wall Street, il suffit d’analyser un peu le passage par les portes tourniquets de derriere le rideau entre les directeurs de la CIA et les comités directeurs des grandes entreprises côtées à Wall Street pour s’en rendre immanquablement compte ; de même que le Pentagone et son réservoir de généraux plus ou moins compétents, est le réservoir de VRP de luxe pour les entreprises du complexe militaro-industriel et de la sécurité.

On veut nous faire croire pour détourner l’attention du public du fin fond de l’affaire, que Daesh tire son fric de la vente de pétrole volé en Irak et en Syrie ? Quelle foutaise ! Cet argent (la source officielle parle d’un million de dollars par jour, c’est très peu…), comme l’a dit Poutine dans sa déclaration de Valdaï ne fait qu’aider à payer un peu plus les mercenaires, pour piquer le djihadiste de base ignorant des enjeux réels et pour qui il travaille vraiment, à l’entité voisine. La réalité est que le Qatar et l’Arabie Saoudite sont les financiers de cette opération et qu’il s’agit d’une guerre pétro-gazière entre d’un côté les Etats-Unis, le Qatar et l’Arabie Saoudite (Exxon-Mobil / Aramco) et de l’autre La Russie (GazProm) et l’Iran (National Iranian Oil Company ou NIOC). La Syrie est le point de rencontre, le point de contact de ces deux trajectoires qui étaient en voie de collision depuis déjà un bon moment. Alors oui, la Russie possède certes la base navale de Tartous en Syrie, sa seule base navale sur la Méditerranée qu’elle ne veut pas perdre, mais là n’est point le nerf de la guerre. Celui-ci est le gaz (et un peu le pétrole) ! L’affaire syrienne est une guerre entre GazProm-NIOC et Exxon/Mobil-Aramco, c’est pourquoi la Russie ne lâchera pas la Syrie ni Assad et que pour l’en déloger, il faudra la battre. La France est un pion, un fusible qui va sans doute servir à envenimer plus avant la situation et qui est toujours en train de payer pour son refus de suivre les yankees dans leur invasion criminelle de l’Irak en 2003 en échange de quelques miettes du gâteau. Invasion qui a créée à terme le terreau propice à la formation et à l’épanouissement induit de l’EI/Daesh. La France a t’elle essayé de se rebeller, de sortir de l’impasse où elle s’est fourrée ? Nous ne le pensons pas, car les attaques de Paris ont été bien planifiées et bien des éléments suggèrent au mieux que les instances ont laissé les attentats se dérouler. Quoi qu’il en soit, la France par sa politique depuis l’ère Sarkozy est impliquée dans l’ingérence et les crimes de guerre dans des nations étrangères: Libye, Mali, Côte d’Ivoire et Syrie.

En Mai 2015, la fondation éducative à but non-lucratif américaine Judicial Watch a obtenu suite à une requête FOIA (Freedom Of Information Act ou loi sur la liberté de l’information) la déclassification de certains documents dont un émanant de la Defense Intelligence Agency ou DIA qui est ni plus ni moins que le renseignement militaire américain.

Ce document daté du 12 Août 2012 et classé secret défense dit ceci:

Les salafistes, les frères musulmans et Al Qaïda en Irak sont les forces majeurs derriere l’insurrection en Syrie… L’occident, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent cette opposition au régime d’Assad.” Ce document fait 7 pages.

Alors qui est Daesh ? A quoi sert-il ? Qui le finance ? Qui sont les véritables acteur de cette tragédie et sur quel air de pipeau nous fait-on danser ?

Alors que nos dirigeants veules et corrompus, traîtres à la nation nous embarquent dans une nouvelle guerre impérialiste pour le contrôle des hydrocarbures, nous, peuple de France, devons savoir pourquoi nous sommes tant malmenés, pourquoi on nous écrase et nous force à la violence en provoquant des fractures toujours plus grandes et toujours plus douloureuses pour nous diviser et nous faire nous entre-tuer a terme.

Nous devons bien comprendre qu’il suffit de dire NON ! à cette mascarade, collectivement, pour que tout s’arrête, les oligarques ne peuvent pas faire tourner la machine sans nous ! Et rien, nous disons bien RIEN ne peut nous obliger à la faire tourner pour eux et leurs ignominies.

A vous de choisir, si vous voulez la guerre, soutenez nos “élites” criminelles, alors sachez vraiment pourquoi vous la ferez: pour le gaz et le pétrole, pour servir une fois de plus de chair à canon pour Exxon-Mobil, Aramco, GazProm, Total et autres entités criminelles en sachant aussi bien qu’aucun des fils ou petits fils des ordures qui nous gouvernent n’iront la faire cette guerre, car comme depuis toujours: les riches qui se connaissent bien ont fait, font et feront s’entre-tuer des pauvres gens qui ne se connaissent pas et ont été amenés à se détester. Les ordures du haut de la pyramide accordent leurs violons sur leur convergence d’intérêt, il en va de notre survie, que nous fassions de même ici et maintenant !

Nous terminerons avec deux citations récentes et en vous disant ceci: Ne croyez rien de ce que nous avons écrit ici, lisez et visionnez les quelques liens que nous mettons ci-dessous et surtout, surtout, ayant maintenant assez de “mots clefs” et une direction de recherche… Cherchez par vous-mêmes, lisez, analysez, comprenez… et arrêtez de gober les mouches qu’on vous tend !

Arrêtons de consentir aux ignominies qui se déroulent devant nous et qui nous forcent à réagir plutôt qu’à agir !

Fraternellement à toutes et à tous

 

“Le pétrole volé par Al-Nosra en Syrie est vendu à Exxon-Mobil, tandis que le vol du pétrole par l’EIIl est vendu à Aramco. A noter que durant le conflit libyen, L’OTAN autorisa le Qatar, c’est à dire Exxon-Mobil, à vendre le pétrole exploité des territoires “libérés” par Al Qaïda.”

~ Thierry Meyssan, 23 juin 2014 ~

 

“La CIA et le Mossad sont derrière l’État Islamique et Boko Haram.”

~ Omar al-Bachir, président de la république du Soudan, février 2015 ~

 

= = =

 

Bibliographie (absolument pas exhaustive loin s’en faut !):

En français:

http://lesakerfrancophone.net/etat-islamique-cree-a-langley-usa-par-la-cia-soutenu-par-tel-aviv-et-riyad/

http://www.alterinfo.net/les-Etats-Unis-ont-cree-Daesh-dixit-Le-general-Desportes-aux-senateurs-francais_a110582.html

http://numidia-liberum.blogspot.jp/2015/05/les-americains-avouent-avoir-cree-daesh.html

http://arretsurinfo.ch/videoancien-de-la-cia-les-etats-unis-ont-cree-letat-islamique-pour-le-bien-disrael/

http://afrique.kongotimes.info/monde/moyen-orient/9482-terrorisme-cia-mossad-entraine-abu-bakr-al-baghdadi-actuel-leader-etat-islamique-irak-revelations-snowden-comment-usa-aident-israel-recrutent-djihadistes-daesh.html

http://www.voltairenet.org/article186993.html

http://www.agenceinfolibre.fr/collusions-ciaetat-islamique-suspicions-ancrees-en-irak/

http://www.youtube.com/watch?v=tF371UlsZT8

http://www.voltairenet.org/article173169.html

http://www.voltairenet.org/article172956.html

http://www.youtube.com/watch?v=JW95k–mzS0#t=2557

En anglais:

http://www.youtube.com/watch?v=KFFb5E22TvE

http://levantreport.com/2015/08/06/former-dia-chief-michael-flynn-says-rise-of-islamic-state-was-a-willful-decision-and-defends-accuracy-of-2012-memo/

http://www.rt.com/usa/312050-dia-flynn-islamic-state/

http://www.youtube.com/watch?v=SG3j8OYKgn4&feature=youtu.be&t=8m49s

http://www.rt.com/op-edge/262265-dia-report-isis-roots/

http://www.globalresearch.ca/america-created-al-qaeda-and-the-isis-terror-group/5402881

http://www.trueactivist.com/must-watch-putin-blows-the-whistle-on-who-really-created-isis-and-how-it-continues-to-grow/

http://www.veteranstoday.com/2014/11/06/general-petraeus-accused-of-founding-isisisil/

http://www.zerohedge.com/news/2015-05-23/secret-pentagon-report-reveals-us-created-isis-tool-overthrow-syrias-president-assad

http://www.voltairenet.org/article184382.html

http://www.infowars.com/youll-never-guess-where-most-pro-isis-tweets-originate-from/

http://www.globalresearch.ca/what-is-isis/5486603?print=1

http://www.youtube.com/watch?v=FENPN6eVblQ

http://www.infowars.com/nsa-doc-reveals-isis-leader-al-baghdadi-is-u-s-british-and-israeli-intelligence-asset/

http://www.informationclearinghouse.info/article43481.htm

http://www.veteranstoday.com/2015/11/19/neo-ending-the-business-of-terror/

Analyse de l’empire: État Islamique quésaco ?…

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Qu’est-ce que l’EIIL ou EI

 

Mahdi Darius Nazemroaya

 

Octobre 2015

 

Source:

http://www.globalresearch.ca/what-is-isis/5486603

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71~

 

Avant une réunion prévue entre le président russe Vladimir Poutine et le président américian Barack Obama et leurs discours respectifs à l’AG de l’ONU fin septembre, le président russe avait étiqueté le soutien de Washington pour les forces insurgées du Syrie comme étant à la fois illégal et inefficace, dans un entretien avec le journaliste américain Charles Rose de CBS et PBS television networks. A part avoir déclaré que le soutien des USA aux insurgés était “une provision de soutien militaire à des structures illégales” qui viole “les principes de la loi internationale moderne et la charte des Nations-Unies”, Poutine fit remarquer que les militants entraînés et armés par les Etats-Unis rejoignaient en fait le soi-disant “Etat Islamique” (EIIL/EI).

Washington combat une guerre globale multi-dimensionnelle sur plusieurs fronts en utilisant des forces par procuration (proxies). En Europe, il utilise le gouvernement ukrainien et l’Union Européenne pour confronter la Fédération de Russie tandis qu’il utilise l’Arabie Saoudite et un groupe de régimes arabes pour gagner le contrôle du Yémen. En Asie orientale, les Etats-Unis utilisent les tensions entre la RPC et ses voisins pour confronter Pékin. Dans ce contexte, la Corée du Sud est utilisée pour confronter les Coréens du Nord comme moyen de cibler les Chinois.

Le soi-disant Etat Islamique ou EIIL/EI est une création des Etats-Unis. Il fut incubé par Washington comme une force par procuration pour déclencher la même guerre multi-dimensionnelle qui a été décrite ci-dessus. En fait, la monté en puissance militaire des USA en Irak et en Syrie menée par ces mêmes Etats-Unis est un écran de fumée pour un changement de régime et des opérations guerrières en Asie du Sud-Ouest ciblant la Syrie, l’Iran et leurs alliés régionaux. Les Etats-Unis ont utilisé des chemins parallèles pour engager ces acteurs tout en continuant de faire monter en puissance leurs moyens de guerre pour y effectuer un changement de régime. C’est pourquoi se met en place cette vicieuse mission et que les USA avec la France et le Canada ont bombardé les infrastructures syriennes sous prétexte de bombarder l’EIIL/EI. Le fait que les Etats-Unis s’engagent contre l’iran ou la Syrie n’est que le scenario bis-repetita de ce qui se produisit en Libye, alors que les Etats-Unis engageaient Kadhafi, ils organisaient les moyens de se débarrasser de lui. C’est en fait à cause de ces plans de changeemnt de régime que la Russie, l’Iran, l’Irak et la Syrie ont créé à Bagdhad une cellule de coordination pour combattre l’EIIL/EI et que les Russes ont revigoré leurs forces et présence militaires en Syrie (NdT: sur invitation du gouvernement syrien ne l’oublions jamais, ce qui n’est pas le cas des yanks opérant illégalement sur le territoire syrien !…).

Les changements de nom de ces groupes combattant en Syrie et en Irak ne devraient tromper personne. Par essence, ce sont les mêmes forces, des “agents du chaos” utilisés pour créer une insécurité maximum contre les rivaux des US et tous gouvernements ou entités qui résistent aux diktats américains. Avec l’érosion d’Al Qaïda et l’estompage d’Oussama Ben Laden des feux de la rampe, Washington a créé de nouvelles légendes, de nouveaux mythes pour les remplacer aux yeux du public et du monde comme moyens de soutenir et maintenir sa politique étrangère (NdT: faite exclusivement d’agression). Dès lors, Joubhat al-Nosra, l’EIIL/EI et Abou Bakr al-Bagdahdi furent inventés et lancés comme les nouveaux épouvantails, les nouveaux monstres pour confirmer la “longue guerre” de Washington et justifier son militarisme galopant. Ces épouvantails ont aussi été agités pour attiser les flammes de la sédition, l’expulsion des chrétiens et autres minorités et alimenter les sectarisme entre les musulmans avec pour objectif de partager la région et de pousser les musulmans sunnites et chiites à s’entre-tuer.

C’est pourquoi l’ambassade canadienne en Jordanie a été prise la main dans le sac de recruter pour l’EIIL/EI et que les diplomates canadiens ont aidé à la formation du Conseil National Syrien (CNS) comme façade pour les escadrons de la mort en Syrie. Tandis que les politicards haperistes diabolisent les arabes et les musulmans d’une manière ou d’une autre, au Canada, ils ont soutenu en sous-main les coupeurs de tietes de l’EIIL/EI en Irak et en Syrie. Avant cela, ils avaient soutenu les mêmes tristes personnages en Libye et même permis des “contractants de sécurité” canadiens (NdT: lire mercenaires…) et des drones les assister.

Des accusations et des rapports ont été émis accusant le gouvernement de Harper de recruter pour la même organisation terroriste qu’il disait au public canadien combattre en Irak et en Syrie. Le journal du Ottawa Citizen a écrit ceci à ce propos:

“L’ambassade du Canada en Jordanie, qui est dirigée par l’ambassadeur spécialement choisi par le PM Harper de surcroi son ancien chef garde du corps, est liée à des rapports dévoilant un scandale international d’espionnage et de terrorisme.”

L’agence de presse Reuters a aussi confirmé le rôle du gouvernement Harper dans le recrutement pour les mêmes terroristes qu’il déclare combattre avec les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis. “Une source de la sécurité européenne, familière avec l’affaire des trois filles, a dit que la personne en question avait une connexion avec les services secrets canadiens du CSIS.” A rapporté Reuters le 12 Mars 2015.

Le ministre canadien de la sécurité publique Steven Blaney a refusé de commenter sur les rapports disant que le Canada recrute des personnes pour l’EI disant que cela était une affaire de sécurité opérationnelle tandis que Ray Boisvert, ancien directeur du CSIS a dit que l’histoire était tout à fait plausible. Dans le même temps, le ministre turc des affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a déclaré que la situation était très compliquée, mais que le recruteur pour l’EIIL/EI est un Syrien travaillant pour un des pays de la coalition anti-EIIL de Washington. Bien que cet homme, apparamment du nom de Mohammed al-Rashed, ne soit pas un citoyen canadien, il avait en sa possession un équipement donné par le gouvernement canadien et est connu pour a voir fréquemment visité l’ambassade canadienne à Amman.

Malgré le fait qu’il ravage la Syrie depuis des années, cela n’est pas une coïncidence que l’EIIL/EI a gagné une attention internationale majeure seulement en 2014 lorsque les Etats-Unis mirent en place une nouvelle stratégie dans sa guerre en Syrie avec ses partenaires et avait besoin d’un prétexte pour concentrer ses forces militaires de nouveau vers l’Asie du Sud-Ouest. Ce n’est pas non plus une coïncidence que les US n’ont pas notifié le gouvernement fédéral de Bagdad au sujet de l’attaque sur Mossoul ou que les hauts fonctionnaires irakiens avaient rapporté que des forces militaires israéliennes étaient aussi impliquées dans les opérations ou que le gouvernement régional kurde était corrompu dans le nord de l’Irak et qu’il paraissait intervenir avec les insurgés avec ceux de Syrie pour parvenir à une partition de l’Irak.

Tandis que Mossoul fut prise par les insurgés de Syrie, des troupes kurdes des Pesmergas furent mobilisées par le KRG pour prendre très vite la ville de Kirkouk riche en sources d’énergie le 12 Juin 2014. Le président du KRG (kurde nord-irakien) Massoud Barzani commença alors à parler de la division de l’Irak, disant que le temps était venu pour le Kurdistan irakien de faire sécession et de constituer son propre pays, ce peu de temps après la prise de Kirkouk et autres territoires fédérés irakiens. Cette poussée pour la partition de l’Irak fut soutenue par Israël lorsque Netanyahou fit un discours qui fit écho des appels de Massoud Barzani. Le Canada et la coalition anti-EIIL l’ont aussi approuvé en envoyant des armes au KRG, court-circuitant le gouvernement fédéral irakien et l’armée.

D’après de multiples sources de haut-niveau, l’EIIL/EI a été développé par Washington comme un paravent, un écran de fumée. Le leadership de l’EIIL est contrôlé par les Etats-Unis d’après Nikolaï Pouchkariov, un lieutenant-général en retraite qui a travaillé pour le Directorat du Renseignement Central de l’état major russe. L’adjoint chef-d’état major iranien le Brigadier-General Massoud Jazayeri a confirmé ceci. Jazayeri a témoigné que l’Iran est parfaitement au courant que les Etats-Unis et leurs alliés ont fourni de l’aide et de l’armement à l’EIIL pour combattre. C’est pour cela que les US et la Turquie ont été pris la main dans le sac à aider l’EIIL contre les Kurdes de Kobané au Rojava et dans le reste de la Syrie. De plus le russe Ramza Kadirov (de Tchétchénie) a confirmé qu’Abou Bakr al-Baghdadi a été recruté en Irak pour travailler pour les Etats-Unis par le général et ancien patron de la CIA, depuis tombé en disgrâce: David Petraeus, avant que Bagdahdi ne devienne le chef de l’EIIL/EI. Des photos d’une réunion ont été publiées figurant Al-Bagdahdi avec le sénateur américain va t’en guerre John McCain, le commandant de la soi-disante Armée Syrienne Libre (ASL) Salim Idriss, réunion qui eut lieu en Mai 2013 et qui vit le sénateur américain McCain entrer illégalement en Syrie depuis la Turquie et qui avait pour but de discuter du changement de régime à Damas.

Cela en dit long lorsque les forces de l’EIIL/EI ont commencé à travailler en catimini pour différents oligarques ukrainiens et à combattre activement en Ukraine au travers de telles formations militaires que celle du bataillon Cheikh Mansour aux côtés des forces ultra-nationalistes (néo-nazies) ukrainiennes glorifiant le nazisme. Ceci ne fait qu’illustrer plus avant que l’EIIL/EI (ou quelque soit son nom) n’est qu’un outil de Washington.

(October 5, 2015)

TML Information Project – No. 34

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