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Réflexion politique: Un changement radical pose automatiquement la question de l’éducation… Vision critique avec Francisco Ferrer

Posted in actualité, altermondialisme, documentaire, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 9 avril 2019 by Résistance 71


Francisco Ferrer et l’école moderne…
fondée sur une pédagogie critique

 

La rénovation de l’école

 

Francisco Ferrer*

“L’école rénovée”, avril 1908

 

(*) Francisco Ferrer était un éducateur anarchiste catalan, fondateur de la “Nouvelle École” ou “École Moderne”, revendiquant un esprit critique afin de sortir l’éducation de l’étau religieux (catholique). Son école eut un certain succès et plus de 40 écoles ouvrirent et enseignèrent en Catalogne. Il fut arrêté, jugé et condamné à mort par l’état espagnol agissant pour l’église catholique et le Vatican, qui mit une forte pression sur le gouvernement espagnol pour arrêter cette hérésie des “écoles athées”. Le gouvernement fit fermer les écoles en 1907, mais Ferrer les réouvrit. Il fut fusillé dans la sinistre prison de la forteresse de Montjuich à Barcelone le 13 octobre 1909. 

Des écoles modernes ouvrirent leurs portes dans plusieurs pays dont les Etats-Unis.

Il est possible de faire un parallèle entre la mort de Ferrer et celle de Socrate dans la mesure où les chefs d’accusation qui menèrent à leur mort respective furent quasi-identiques: “la non-croyance en le(s) dieu(x) de la cité” et la “corruption de la jeunesse”… Connecter l’éducation et la pensée critique est on ne peut plus subversif et l’oligarchie le sait pertinemment, d’où sa persécution systématique des éducateurs critiques faisant le lien entre éducation et émancipation. Ferrer en est mort, le Brésilien Paulo Freire aurait été assassiné s’il ne s’était exilé après le coup d’état militaire de 1964. L’éducation est une affaire trop sérieuse pour la laisser à l’État…

~ Résistance 71 ~

 

Deux moyens d’action sont offerts à ceux qui veulent rénover l’éducation de l’enfance: soit travailler pour la transformation de l’école par l’étude de l’enfance, afin de prouver scientifiquement que l’organisation actuelle de l’enseignement est défectueuse et adopter des améliorations progressives; soit fonder des écoles nouvelles dans lesquelles s’appliquent directement des principes guidés par l’idéal que se font de la société et des hommes ceux qui réprouvent les conventionnalismes, les cruautés, les artifices et les mensonges qui servent de base à la société contemporaine.

Le premier moyen présente de grands avantages et répond à une conception évolutive que défendront les hommes de science et qui, selon eux, est la seule capable d’arriver à ses fins. En théorie cela est vrai et nous sommes disposés à le reconnaître.

Il est évident que les recherches en psychologie et en physiologie produiront d’importants changements dans les méthodes éducatives, que les professeurs, parfaitement capables de comprendre l’enfant, pourront et sauront adapter leur enseignement aux lois naturelles. Je suis même d’accord de dire que cette évolution se réalisera dans le sens de la liberté, parce que je suis convaincu que la violence est la raison de l’ignorance et que l’éducateur véritablement digne de ce nom, obtiendra tout de la spontanéité parce qu’il connaîtra les désirs de l’enfant et saura seconder son développement en lui permettant simplement de les satisfaire le plus possible.

Mais, en réalité, je ne crois pas que ceux qui luttent pour l’émancipation humaine puissent espérer beaucoup de ce moyen. Les gouvernements ont toujours veillé à diriger l’éducation du peuple et ils savent mieux que personne que leur pouvoir repose totalement sur l’école et que c’est pour cela qu’ils la monopolisent avec chaque fois plus d’acharnement. Le temps où les gouvernants s’opposaient à la diffusion de l’instruction et où ils essayaient de restreindre l’éducation des masses est révolu.

Cette tactique était possible avant, car la vie économique des nations permettait l’ignorance populaire, cette ignorance qui facilitait la domination. Mais les circonstances ont changé : les progrès de la science et la multiplication des découvertes ont révolutionné les conditions de travail et de production. Il n’est plus possible de maintenir le peuple dans l’ignorance. On a besoin qu’il soit instruit pour que la situation économique d’un pays soit préservée et progresse face à la concurrence universelle. Cela étant, les gouvernements ont voulu une organisation de l’école de plus en plus complète non parce qu’ils espèrent que par l’éducation la société se rénove, mais parce qu’ils ont besoin d’individus, ouvriers, instruments de travail plus perfectionnés pour faire fructifier les entreprises industrielles et les capitaux qui y sont affectés. Et nous avons vu les gouvernements les plus réactionnaires suivre ce mouvement; ils ont compris que l’ancienne tactique était dangereuse pour la vie économique des nations et qu’il fallait adapter l’éducation populaire aux nouveaux besoins.

Ce serait une grave erreur de croire que les dirigeants n’ont pas prévu les dangers que causerait le développement intellectuel des peuples et que par conséquent ils allaient devoir changer les modes de domination. Et en effet, leurs méthodes se sont adaptées aux nouvelles conditions de vie, travaillant à récupérer la direction des idées en évolution. S’efforçant de conserver les croyances sur lesquelles la discipline sociale reposait auparavant, ils ont tenté de donner aux conceptions nées de l’effort scientifique une signification qui n’affecterait pas les institutions établies, les conduisant ainsi à l’appropriation de l’école.

Les gouvernants, qui auparavant laissaient aux curés le soin d’éduquer le peuple parce que leur enseignement au service de l’autorité leur était alors utile, ont pris dans tous les pays la direction de l’organisation scolaire.

Le danger, pour eux, était que la stimulation de l’intelligence humaine devant le nouveau spectacle de la vie ne fasse surgir dans les consciences une volonté d’émancipation. Il aurait été fou de lutter contre les forces en évolution; il fallait les canaliser et, pour cela, plutôt que de s’obstiner par d’anciens procédés gouvernementaux, ils en adoptèrent de nouveaux d’une efficacité évidente. Il ne fallait pas être extraordinairement génial pour trouver cette solution; le simple cours des choses mena les gens du pouvoir à comprendre ce qu’il fallait opposer à ces dangers: ils fondèrent des écoles, ils oeuvrèrent à répandre l’instruction à pleines mains, et si au début certains résistèrent à cette impulsion – certaines tendances étant favorables à certains partis politiques opposés – tous comprirent vite qu’il était préférable de céder et que la meilleure tactique était d’assurer la défense des intérêts et des principes par de nouveaux moyens.

On vit alors se produire de terribles luttes pour la conquête de l’école. Dans tous les pays ces luttes acharnées continuèrent. Ici triompha la société bourgeoise et républicaine, là-bas le cléricalisme l’emporta. Tous les partis furent conscients de l’importance de l’objectif et ils ne reculèrent devant aucun sacrifice pour s’assurer la victoire. Leur cri commun: « Pour et par l’école ! » Et le bon peuple dut être reconnaissant d’une telle sollicitude. Tout le monde voulut son élévation par l’instruction et son bonheur par la même occasion. En d’autres temps, certains pouvaient dire: « Ceux-là essayent de te maintenir dans l’ignorance pour mieux t’exploiter; nous, nous te voulons instruit et libre. » A présent ce n’est plus possible : de toutes parts des écoles en tous genres se construisent.

Ce changement d’idées aussi unanime, opéré par les directeurs à propos de l’école, explique les raisons de ma méfiance à l’égard de cette bonne volonté et les raisons qui me font douter de l’efficacité des moyens de rénovation que tentent de mettre en place certains réformateurs. Pour le reste, ces réformateurs font peu de cas, en général, de la signification sociale de l’éducation; ce sont des hommes qui cherchent ardemment la vérité scientifique mais qui laissent de côté tout ce qui est parallèle à l’objet de leur étude. Ils travaillent patiemment à la connaissance de l’enfant et parviendront à nous dire – leur science est encore jeune – quelles sont les méthodes d’éducation qui conviennent mieux à leur développement intégral. Mais cette indifférence, d’une certaine manière professionnelle, est, à mon sens, très préjudiciable à la cause qu’ils pensent servir.

Je ne les considère nullement comme inconscients des réalités du milieu social et je sais qu’ils attendent de leur travail les meilleurs résultats pour le bien général. « En travaillant à révéler les secrets de la vie humaine, pensent-ils, en cherchant le processus du développement physique et psychique normal, nous imposerons à l’éducation un régime favorable à la libération des énergies. Nous ne voulons pas nous occuper directement de la rénovation de l’école; en tant que savants nous n’y arriverions pas, parce que nous ne pourrions pas encore, à ce moment-là, définir exactement ce qui devrait être fait. Nous procéderons par palier, lentement, convaincus que l’école se transformera, par la force des choses, à mesure que nous ferons des découvertes. Si vous nous demandez quelles sont nos espérances, nous répondrons que nous sommes d’accord avec vous sur l’enregistrement d’une évolution dans le sens d’une large émancipation de l’enfant et de l’humanité par la science, mais nous sommes aussi convaincus que notre oeuvre poursuit complètement cet objectif et l’atteindra par les voies les plus rapides et directes. » Ce raisonnement est évidemment logique, personne ne peut le nier et cependant il s’y mêle une grande part d’illusion.

Reconnaissons-le, si les dirigeants, en tant qu’hommes, avaient les mêmes idées que les réformateurs désintéressés, si réellement ils prenaient soin de l’organisation continue de la société vers la disparition progressive des servitudes, nous reconnaîtrions que les seuls efforts de la science amélioreraient le sort des peuples; mais loin de cela, il est tout à fait manifeste que ceux qui se disputent le pouvoir ne voient que la défense de leurs intérêts, que seuls leurs avantages et la satisfaction de leurs appétits les préoccupent. Il y a longtemps que nous avons cessé de croire aux paroles par lesquelles ils déguisent leurs ambitions; certains candides admettent qu’il y a en eux encore un peu de sincérité et ils s’imaginent même que parfois le désir de bonheur de leurs semblables les anime; mais ils sont de plus en plus rares et le positivisme du siècle devient trop cruel pour qu’il puisse subsister des doutes sur les véritables intentions de ceux qui nous gouvernent.

De la même manière qu’ils ont su s’arranger lorsque le besoin d’instruction s’est fait sentir, pour que cette instruction ne se convertisse pas en danger, ils sauront aussi réorganiser l’école en conformité avec les nouvelles données de la science de façon à ce que rien ne puisse menacer leur suprématie. Ces idées sont difficiles à accepter, mais il faut avoir vu de près ce qui se passe et comment ils arrangent les choses dans la réalité pour ne pas tomber dans le leurre de leurs paroles.

Ah! Que n’avons-nous pas attendu et attendons encore de l’instruction! La plus grande partie des hommes progressistes en attendent tout et certains n’ont toujours pas compris que l’instruction ne produit que des illusions. Elle tombe sous le coup de l’inutilité des connaissances acquises à l’école par les systèmes d’éducation actuellement en vigueur; elle se vit comme une attente vaine, en raison de l’organisation de l’école, qui loin de répondre à l’idéal qu’elle inspire en fait le plus puissant moyen d’asservissement aux mains des dirigeants. Leurs professeurs ne sont que des instruments conscients ou inconscients de leurs volontés. En plus d’être formés eux-mêmes à ces principes depuis leur plus tendre enfance, ils ont, plus que quiconque, souffert de la discipline de leur autorité; rares sont ceux qui ont échappé à la tyrannie de cette domination les rendant généralement impuissants contre elle, parce que l’organisation scolaire les opprime avec une telle force qu’ils n’ont d’autres choix que d’obéir. Je ne ferai pas ici le procès de cette organisation, suffisamment connue pour que je puisse la caractériser d’un seul mot: violence.

L’école assujettit les enfants physiquement, intellectuellement et moralement pour diriger le développement de leurs facultés dans le sens qu’elle désire, et les prive du contact avec la nature pour les modeler à sa manière. Voilà ce que je voulais expliquer: le soin que les gouvernements ont mis à diriger l’éducation des peuples et l’échec des espoirs des hommes de liberté. Eduquer équivaut aujourd’hui à dresser, entraîner, domestiquer. Je ne crois pas que les systèmes utilisés aient combiné en connaissance de cause les résultats souhaités, cela relèverait du génie; mais les choses se présentent exactement comme si cette éducation répondait à une vaste conception d’ensemble remarquable: on n’aurait pas pu faire mieux.

Pour la réaliser ils se sont simplement inspirés des principes de discipline et d’autorité qui guident les organisateurs sociaux de tout temps, qui ont une idée très claire et une volonté, à savoir que les enfants s’habituent à obéir, à croire et à penser selon les dogmes sociaux qui nous régissent. Cela dit, l’instruction ne peut être plus que ce qu’elle est aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’accompagner le développement spontané des facultés de l’enfant, de le laisser chercher librement à satisfaire ses besoins physiques, intellectuels et moraux; il s’agit d’imposer des pensées toutes faites, de les empêcher à tout jamais de penser autrement que de manière nécessaire à la conservation des institutions de notre société, de faire de lui, en somme, un individu strictement adapté à la mécanique sociale.

Il n’est pas étonnant, dès lors, qu’une telle éducation n’ait aucune influence sur l’émancipation humaine. Je le répète, cette instruction n’est rien d’autre qu’un moyen de domination aux mains des dirigeants qui n’ont jamais voulu l’élévation de l’individu, mais son asservissement, et il est parfaitement inutile d’espérer quoi que ce soit d’avantageux de l’école d’aujourd’hui. Et ce qui s’est produit jusqu’aujourd’hui continuera à se produire dans l’avenir. Il n’y a aucune raison pour que les gouvernements changent de système. Ils sont parvenus à se servir de l’instruction à leur bénéfice. Ainsi continueront-ils aussi à profiter des améliorations qui se présenteront. Il leur suffit de conserver l’esprit de l’école, la discipline autoritaire qui y règne, pour que toutes les innovations leur soient bénéfiques. Pour que cela soit ainsi ils seront constamment vigilants. Soyez-en sûrs.

Je souhaite attirer l’attention de ceux qui me lisent sur cette idée: toute la valeur de l’éducation réside dans le respect de la volonté physique, intellectuelle et morale de l’enfant. De même qu’en science il n’y a pas d’autre démonstration possible que celle des faits, de même il n’y a de véritable éducation que celle qui est exempte de tout dogmatisme, qui laisse à l’enfant la direction de son effort et qui ne vise qu’à en accompagner sa manifestation. Mais il n’y a rien de plus facile que de pervertir le sens et rien de plus difficile que de le respecter. L’éducateur impose, oblige, violente toujours; l’éducateur véritable est celui qui, contre ses propres idées et volontés, peut défendre l’enfant, en faisant appel au plus haut point aux énergies propres de l’enfant.

Par cette démonstration on peut juger de la facilité avec laquelle l’éducation est façonnée et combien la tâche de ceux qui veulent dominer l’individu est aisée. Les méthodes se révélant les meilleures se convertissent entre les mains du pouvoir en autant d’instruments plus puissants et plus parfaits de domination. Notre idéal est celui de la science et nous ferons appel à lui au nom du pouvoir d’éduquer l’enfant pour favoriser son développement par la satisfaction de tous ses besoins au fur et à mesure qu’ils se manifesteront et se développeront.

Nous sommes persuadés que l’éducation de l’avenir sera une éducation absolument spontanée, même s’il est clair qu’il n’est pas encore possible de la réaliser, mais l’évolution des méthodes pour une plus large compréhension des phénomènes de la vie et le fait que tout perfectionnement signifie la suppression de la violence, tout cela indique que nous sommes sur le chemin de la vérité lorsque nous espérons de la science la libération de l’enfant. Est-ce là l’idéal de ceux qui détiennent actuellement l’organisation scolaire? Est-ce cela qu’ils proposent de faire? Aspirent-ils aussi à supprimer les violences? Non, ils emploieront les méthodes nouvelles et plus efficaces aux mêmes fins qu’à présent: c’est-à-dire la formation d’êtres qui acceptent tous les conventionnalismes, tous les mensonges sur lesquels est fondée la société.

Nous n’avons pas peur de le dire: nous voulons des hommes capables d’évoluer sans arrêt, capables de détruire, de renouveler constamment les moyens et de se renouveler eux-mêmes; des hommes dont l’indépendance intellectuelle est leur force suprême, qui ne s’assujettissent jamais à rien; toujours prêts à accepter le meilleur, heureux du triomphe des idées nouvelles et qui aspirent à vivre des vies multiples en une seule vie. La société craint de tels hommes: on ne peut, dès lors, espérer qu’elle ne veuille jamais une éducation capable de les produire. Quelle est donc alors notre mission? Quel est donc alors le moyen que nous devons choisir pour contribuer à la rénovation de l’école? 

Nous suivrons attentivement les travaux des savants qui étudient l’enfant et nous nous hâterons à chercher les moyens d’appliquer leurs expériences à l’éducation que nous voulons fonder, dans le sens d’une libération plus complète de l’individu. Mais, comment atteindrons-nous notre objectif? En mettant directement les mains à la pâte, en favorisant la création d’écoles nouvelles qui dans la mesure du possible établissent cet esprit de liberté qui, nous le pressentons, doit gouverner toute l’oeuvre éducative à venir.

Nous avons déjà prouvé qu’elle peut donner d’excellents résultats. Nous pouvons détruire tout ce qui actuellement dans l’école répond à l’organisation de la violence, les moyens artificiels par lesquels les enfants sont éloignés de la nature et de la vie, la discipline intellectuelle et morale pour imposer des pensées toutes faites, des croyances qui pervertissent et anéantissent les volontés. Sans crainte de nous tromper, nous pouvons mettre l’enfant dans le milieu qu’il sollicite, le milieu naturel où il se trouvera en contact avec tout ce qu’il aime et où les sensations vitales remplaceront les leçons fastidieuses. Si nous ne faisions que cela, nous aurions préparé une grande partie de l’émancipation de l’enfant.

Dans de tels milieux, nous pourrions appliquer librement les faits de la science et travailler avec fruit. Je sais bien que nous ne pourrions pas réaliser ainsi tous nos espoirs, que fréquemment nous serions obligés, par carence de savoir, d’employer des méthodes réprouvées; mais une certitude soutiendrait notre obstination, à savoir que sans avoir encore atteint complètement notre objectif, nous ferions plus et mieux, malgré l’imperfection de notre oeuvre, que ce que réalise l’école actuelle. Je préfère la spontanéité libre d’un enfant qui ne sait rien, que l’instruction de mots et la déformation intellectuelle d’un enfant qui a souffert de l’éducation qui se donne actuellement.

Ce que nous avons tenté à Barcelone, d’autres l’ont tenté ailleurs et nous avons tous vu que l’oeuvre était possible. Je pense donc qu’il est temps de s’y investir immédiatement. Nous ne voulons pas attendre que se termine l’étude de l’enfant pour entreprendre la rénovation de l’école; en ne faisant qu’espérer, on ne fera jamais rien. Nous appliquerons ce que nous savons et ce que nous apprendrons au fur et à mesure. Un plan d’ensemble d’une éducation rationnelle est déjà possible et dans des écoles telles que celle que nous avons conçue, les enfants peuvent se développer libres et heureux, selon leurs aspirations. Nous travaillerons à la perfectionner et à l’étendre.

Tels sont nos projets: nous n’ignorons pas la difficulté de réalisation; mais nous voulons la commencer, persuadés que nous serons aidés dans notre tâche par ceux qui luttent partout pour émanciper les êtres humains des dogmes et des conventionnalismes qui assurent la prolongation de l’actuelle organisation sociale inique.

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Lectures connexes:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Manifeste pour la Société des Sociétés

 

 

Education sous Nouvel Ordre Mondial: La vaste fumisterie élitiste de Parcoursup et de ses sponsors privés…

Posted in actualité, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 31 août 2018 by Résistance 71

L’escroquerie de Parcoursup inféodé au “marché”

 

Anonyme

 

31 août 2018

 

Bon, voilà, l’idée principale pour détruire Parcoursup, c’est qu’il faut dénoncer le fait que son vrai objectif n’est pas d’orienter les étudiants, mais de réduire les places à l’université et dans les prépas d’écoles en fonction des débouchés c’est à dire du taux d’insertion.

Ci-dessous quelques éléments qui appuient le fait que Parcoursup a été créé pour permettre de réduire les capacités d’accueil en fonction du taux d’insertion: 

Le 25 mai 2018, ( 3 mois après la mise en place de Parcours Sup), un président d’université avoue qu’il va faire exprès de réduire sa capacité d’accueil dans son université pour que l’insertion à l’emploi soit de 100%. Donc ce président veut réduire la capacité d’accueil en fonction des débouchés.

il dit que le taux d’insertion est un critère de qualité d’une formation, et que pour une formation qui accueille 69 élèves c’est 100% de taux d’insertion de réussite, par contre si on ajoute 15 élèves de plus, c’est 90% de taux d’insertion de réussite donc le taux d’insertion baisse, donc le KPI (Key Performance Indicator) baisse aussi:

« On pourra d’ailleurs fixer cette capacité d’accueil en fonction d’un objectif particulier. Par exemple, 68 places permettront d’avoir 100% d’insertion, alors que 15 places permettront en plus d’avoir un taux de réussite de 90% »

« Au final, la réduction des capacités d’accueil est une réponse efficace »

« toutes les formations ont donc intérêt à progressivement réduire leur nombre de places… »

http://blog.educpros.fr/julien-gossa/2018/05/25/parcoursup-les-universites-font-leur-marche/ 

« Au plus ces trois indicateurs  (dont le taux d’insertion est un des trois indicateurs) sont élevés, au plus la formation sera considérée comme performante »

« l’insertion dépend essentiellement de facteurs extérieurs à la formation, comme le nombre d’emplois disponibles dans le secteur de la formation… »

http://blog.educpros.fr/julien-gossa/2018/05/25/parcoursup-les-universites-font-leur-marche/

Le président rêve de formations avec uniquement 15 places de disponibles :

« Avec une capacité d’accueil d’un groupe TP (15), son taux de réussite sera de 90%

Les taux de pression et d’insertion seront aussi de 95% et 100% »

http://blog.educpros.fr/julien-gossa/2018/05/25/parcoursup-les-universites-font-leur-marche/

Pourquoi il ne veut pas ajouter 30 places de plus :

« En ouvrant un groupe TD (30), on pourra notamment remarquer l’écroulement du taux d’insertion de la filière normale, dont les diplômés auront un désavantage certains sur le marché du travail « http://blog.educpros.fr/julien-gossa/2018/05/25/parcoursup-les-universites-font-leur-marche/

Là, encore, on réduit les places en fonction des débouchés

On pourra d’ailleurs fixer cette capacité d’accueil en fonction d’un objectif particulier. Par exemple, 68 places permettront d’avoir 100% d’insertion, alors que 15 places permettront en plus d’avoir un taux de réussite de 90% »

« Au final, la réduction des capacités d’accueil est une réponse efficace

Toutes les formations ont donc intérêt à progressivement réduire leur nombre de places… »

« Parcoursup est une avancée selon le cadre théorique d’un marché parfait, totalement dérégulé, et que le choix rationnel sur le plan économique pour une formation est de réduire sa capacité d’accueil »

http://blog.educpros.fr/julien-gossa/2018/05/25/parcoursup-les-universites-font-leur-marche/

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Rentrée des classes du MEDEF

Anonyme

Le patron du Medef Pierre Gattaz a publié un article pour soutenir la réforme du Bac de Blanquer et la sélection à l’Université

Le patron du MEDEF veut la fin de l’université pour tous

sources http://www.a-droite-fierement.fr/pierre-gattaz-les-verites-interdites/

https://www.capital.fr/economie-politique/ces-idees-deroutantes-selectionnees-par-pierre-gattaz-pour-emmanuel-macron-1241685

«Il faut que l’université s’adapte aux besoins du marché du travail»

https://radio-dzair.com/il-faut-que-luniversite-sadapte-aux-besoins-du-marche-du-travail-qui-va-tout-droit-vers-le-numerique/

.«Depuis quelques années, on observe de plus en plus de collaboration entre l’université et le marché de l’emploi, dont les entreprises. L’éducation étant un service public, il est néanmoins légitime de lancer le débat sur la place qu’elle devrait occuper dans les besoins du marché.

http://espritsimple.com/?p=2916

Le système d’éducation est toujours menacé par un utilitarisme latent. J’ai vécu à l’université assez longtemps pour toucher du doigt cette tendance tous les jours. Chez les étudiants, chez les collègues, à la direction de l’université, peu importe, partout, on est toujours tenté par la préparation au marché du travail tel qu’on l’imagine à ce moment.

http://www.ledevoir.com/societe/education/506633/les-cegeps-sont-encore-menaces-par-ceux-qui-veulent-les-soumettre-aux-besoins-du-marche-du-travail-selon-guy-rocher

Le gouvernement veut baisser le nombre d’heures de cours dans les lycées

http://www.leparisien.fr/societe/moins-d-heures-de-cours-dans-les-lycees-01-07-1998-2000140630.php

Les enseignants protestent contre la réforme du Bac de Macron qui va entrainer la diminution du nombre d’heures de cours dans les lycées

https://www.francebleu.fr/infos/education/tours-manifestation-d-une-cinquantaine-d-enseignants-du-lycee-albert-bayet-1516896204

les lycéens de seconde avec le BAC 2021 perdront un mois d’heures de cours pour faire des tests de troisième sur ordinateur où seul un ordinateur le servira de prof et les répondra, comme cela fera réduire le budget de l’éducation nationale

http://cache.media.eduscol.education.fr/file/Bac2021/48/0/Fiche_Test_2nde_958480.

les lycéens mèneront une vie déréglée avec professeurs non remplacés, centaines voire milliers d’élèves sans-affectation faute de place dans les lycées, professeurs mal formés… Voilà la réalité à laquelle sont confrontés deux-millions et demi de lycéens en cette rentrée. À cela s’ajoutent les conséquences de la formation des enseignants, ou nos jeunes professeurs savent désormais bien rarement tenir une classe et faire preuve de pédagogie.

https://unl13.wordpress.com/2011/10/03/mobilises-les-lyceens-refusent-de-payer-une-cirse/

Parcoursup éliminera les redoublants lycéens même s’ils ont des bonnes notes

https://twitter.com/les_repliques/status/987721516547805185/photo/1

l’expression lycéenne sera muselée

https://questionsdeduc.wordpress.com/2018/04/09/une-enquete-sur-la-presse-lyceenne/

https://collectif-aede.org/on-en-parle/une-nouvelle-enquete-sur-la-liberte-de-publication-des-journaux-lyceens-autocensure-et-non-respect-des-droits-5194

Le rattrapage au bac pourrait être supprimé pour 2021

http://www.huffingtonpost.fr/2018/01/08/le-rattrapage-au-bac-pourrait-etre-supprime-pour-2021_a_23326956/?utm_hp_ref=fr-baccalaureat

Sarkozy avait aussi tenté à cette époque en même temps que la privatisation des universités de lancer la sélection des universités.

« Alors que depuis près de quarante ans, les principales tentatives des différents gouvernement d’instaurer la sélection à l’université ont été balayées par des grèves et manifestations, la réforme Précresse-Sarkozy sur l’université revient sur le droit à étudier dans la filière de son choix »

https://www.legrandsoir.info/LRU-Reforme-Pecresse-Sarkozy-de-l-Universite-unite-pour-exiger.html

Sarkozy voulait déjà des formations avec seulement 2 places !

« Pourquoi sélectionner ? Sarkozy donne lui-même la réponse : « Vous avez le droit de faire de la littérature ancienne, mais le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants pour deux places »

https://www.legrandsoir.info/LRU-Reforme-Pecresse-Sarkozy-de-l-Universite-unite-pour-exiger.html

l’Université de Lyon identifiera ainsi les laboratoires et les candidats docteurs en fonction de leur expertise et des besoins des entreprises (donc même les places au doctorat sera décidé par le MEDEF qui réduira le nombre de places en fonction du besoin des entreprises)

Bruno Coulmance, Directeur du Consulting Innovation d’Ayming commente : « Ce partenariat inédit université-entreprise est une formidable opportunité pour les entreprises d’être accompagnées par les universités pour recruter et intégrer les meilleurs profils afin d’améliorer leur innovation et leur R&D et d’accélérer la mise sur le marché de leurs produits.»

http://presse.ayming.com/communique/163294/Ayming-l-Universite-de-Lyon-partenaires-pour-recrutement-de-profils-doctorants-Docteurs?EMAILID=18985082

Quand le Medef pose son cartable à l’université

Merci patron ! Depuis un an et demi, le gouvernement, sous couvert de favoriser l’insertion professionnelle des étudiants, n’en finit plus de confier les clés des facs aux entreprises. Pas un mois ne passe sans que la ministre de l’Enseignement supérieur, ne célèbre ce « rapprochement » entre les universités et « les acteurs économiques » (les entreprises) .

https://www.humanite.fr/societe/quand-le-medef-pose-son-cartable-l-universite-555864

Le Medef critique les formations universitaires et réclament qu’elles répondent davantage aux besoins des entreprises

https://www.lesechos.fr/17/04/2001/LesEchos/18385-019-ECH_licences-professionnelles—les-universites-jouent-le-jeu.htm

les universités de France se soumettent au MEDEF qui veut réduire les places en fonction des débouchés:

le Medef signe un partenariat avec l’Université de Bretagne Sud.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/universite-de-bretagne-sud-partenariat-avec-le-medef-19-06-2012-1743141.php#Z7Gg8L49XolgWBft.99

Le Medef signe des partenariats avec les universités de Versailles

http://www.ac-versailles.fr/cid113317/partenariat-avec-medef.html (bizarrement la source a été censurée)

Le Medef signe un partenariat avec L’Université Jean Monnet

https://www.univ-st-etienne.fr/fr/tous-les-faits-marquants/annees-precedentes/annee-2010-2011/signature-d-une-convention-entre-l-universite-jean-monnet-et-le-medef.html

Le Medef signe un partenariat avec l’université de Lille

http://www.univ-lille1.fr/Accueil/Entreprise/partenaires/

Le Medef signe un partenariat avec l’université Lyon 1

https://www.aderly.fr/2008/04/article-2055-charte-de-partenariat-entre-l-8217-universit-201-lyon-i-et-le-medef/

Le Medef signe un partenariat avec l’université d’Evry

http://alaune.univ-evry.fr/evenement/partenariat-medef-ueve/

Le Medef signe un partenariat avec l’université de Nanterre

http://www.parisnanterre.fr/presentation/partenaires-552928.kjsp

Le Medef signe un partenariat avec l’université Paris Descartes

http://www.mondedesgrandesecoles.fr/l%e2%80%99action-du-medef-ile-de-france/

http://www.masterirh.org/le-master/notoriete/

Le Medef a signé un partenariat avec l’université Clermont-Auvergne (voir présentation formation)

http://www.uca.fr/formation/nos-formations/catalogue-des-formations/licence-professionnelle-metiers-de-la-gestion-et-de-la-comptabilite-comptabilite-et-paie-10138.kjsp?RH=1396003096371#programContente7b46f2a-a68e-418c-ab4c-f680dd11ac1c-1

Une université de Versailles et son partenaire entreprise industriel Valeo ont été récompensés ensemble par Pierre Gattaz, président du MEDEF dans le cadre des meilleures initiatives partagées universités/entreprises.

http://www.uvsq.fr/l-uvsq-et-son-partenaire-industriel-valeo-ont-ete-recom

l’Université de Lyon fait des partenariats avec BAYER- Monsanto  et le MEDEF et la banque populaire

http://iut.univ-lyon3.fr/partenariats-174193.kjsp?RH=1202810969654&RF=1203588127902

Safran l’industrie militaire française et l’Université Paris-Sud signent une convention de partenariat

http://www.publicnow.com/view/712A83F2EF49DFA1B814ED1112381625E07F4FA5

Thales et Safran s’associent dans l’optronique militaire

M. Sarkozy avait appelé à cette consolidation du secteur de la défense.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2011/12/21/thales-et-safran-s-associent-dans-l-optronique-militaire_1621112_3234.html

Bayer- Monsanto fait un partenariat avec l’université de Strasbourg

http://www.industrie.com/chimie/bayer-le-cnrs-et-l-universite-de-strasbourg-collaborent-dans-le-fluor,54087

Le Medef encourage les universités à devenir dépendantes des entreprises industriels pour leur formation.

L’objectif principal du Medef est de mettre en place un Comité d’Orientation Université-Entreprises Régional comprenant des représentants du Medef et d’obtenir une sorte de « label Medef » dans la construction et la réhabilitation de ces diplômes

les licences pro deviennent, progressivement, le modèle des licences en général, c’est progressivement toutes les

formations qui devront être « certifiées Medef » avant l’envoi des maquettes au ministère.

https://fsu-nancy2.blogspot.fr/

Sarkozy a lancé la loi LRU en 2007 pour ruiner les universités et les obliger à se privatiser.

Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur a été la première en tant que directrice de l’université de Sophia Antipolis à lancer la privatisation

(amener l’université Sophia Antipolis à faire des partenariats avec des écoles de businness et de commerce).

Quand Vidal ancienne présidente d’université Sophia Antipolis a obligé l’université Sophia Antipolis à renoncer à son indépendance pour faire des liens avec les multinationales privées et c’est celui qui a amené le patronat à la choisir comme ministre de l’enseignement supérieur par Macron de Rothschild:

Frédérique Vidal va monter au front, s’engageant notamment à convaincre les entreprises azuréennes de participer au projet de l’université Sophia Antipolis. Elle n’hésitera pas à expliquer et réexpliquer pourquoi il était important que les PME comme les grands groupes industriels apportent leurs implications à l’université et leurs projets d’entreprises privés industriels dans le projet université. L’objectif avait alors été de convaincre 150 d’entre elles d’écrire noir sur blanc de quelle façon leurs propres investissements s’inscrivaient en droite ligne dans les axes définis par l’Université Côte d’Azur (l’université côté d’azur est l’association de l’université Sophia Antipolis avec les écoles de commerce) notamment sur le numérique, l’espace, l’environnement, ou le territoire intelligent.

Ce regard bienveillant de Frédérique Vidal, directrice de l’université côte d’azur envers les entreprises c’est aussi ce qui a permis à Frédérique Vidal d’emporter les suffrages du côté du patronat. Philippe Renaudi, le président de l’UPE06, estime que la nomination par Macron de Frédérique Vidal est « une excellente nouvelle ». Car justement, « elle a le souci et l’inquiétude des besoins des entrepreneurs, elle sait être à l’écoute ».

Frédérique Vidal s’est aussi fortement engagée auprès de l’entreprise industriel cluster EducAzur- EdTech qui veut devenir le n°1 français

Frédérique Vidal arrive donc au gouvernement, auréolée de ses actions fortes pour le territoire azuréen universitaire en faveur des multinationales. Appliquera-t-elle la même méthode du mariage des universités avec les entreprises au niveau national ?

Il va sans dire que tous ceux qui militent pour l’abolition de la frontière entre le monde universitaire et le monde économique des entreprises sont désormais tournés vers Paris

https://marseille.latribune.fr/economie/2017-05-17/frederique-vidal-la-scientifique-qui-a-depoussiere-l-universite-nice-sophia-antipolis-715885.html

Comme on peut le voir, le mariage des universités avec les entreprises a inévitablement conduit à des formations qui ne répondent plus à la connaissance elle même mais qui servent les intérêts des entreprises et créent le minimum de places dans les formations en fonction des débouchés.

Donc Parcoursup est une arnaque, car il réduit les places d’accueil en fonction des débouchés, voilà pourquoi Macron dès le début de l’année scolaire et donc sans savoir les notes d’aucun lycéen de terminale puisque l’année scolaire n’avait même pas commencé,  a déclaré que c’était la fin du mythe de l’université pour tous.(l’a annoncé en août 2017 même

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/08/30/01016-20170830ARTFIG00337-emmanuel-macron-souhaiterait-la-fin-du-mythe-de-l-universite-pour-tous.php)

Résistance politique: Contre la sélection à l’université et la phagocytose en règle de l’éducation « supérieure »…

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 17 février 2018 by Résistance 71

Nous avons reçu cette compilation/analyse par courriel d’un de nos lecteurs assidus. Il y a effectivement grand péril en la demeure, ceci ne fait que reprendre le schéma régressif que l’empire a déjà appliqué à son propre système éducatif outre-Atlantique. On va droit dans le mur à Mach 12.

Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et ne peut pas y en avoir, donc il importe de mieux comprendre avant d’agir. Nous proposons depuis Octobre 2017 quelques fragments dans ce manifeste:

Manifeste de la societe des societes

~ Résistance 71 ~

 

Poursuivre la mobilisation contre la sélection à l’université, contre le site Parcours Sup, contre la réforme du Bac le 14 février 2018, le 15 février 2018 et le 17 février 2018

 

Auteur anonyme (article/compilation reçu par courriel)

 

16 Février 2018

 

Les chercheurs doctorants sont contre la sélection à l’université et dénoncent l’arnaque de la loi Vidal et Blanquer. Résultat, le gouvernement a fait censurer leur site https://precairesesr.fr/

Vous pouvez les connaître en allant sur leur compte twitter

https://twitter.com/PrecairESRLille

https://twitter.com/PrecairesESR

et voir comment travaillent ces précaires doctorants de l’enseignement supérieur qui dénoncent les contrats à bas tarif de l’heure et voir pourquoi ils sont contre la sélection, ce piège à cons qui va faire supprimer des filières, des postes d’enseignants chercheurs

Et pour les étudiants faire augmenter les tarifs d’inscriptions

Le patron du Medef Pierre Gattaz a publié un article pour soutenir la réforme du Bac de Blanquer et la sélection à l’Université

Le patron du MEDEF veut la fin de l’université pour tous

sources

https://www.capital.fr/economie-politique/ces-idees-deroutantes-selectionnees-par-pierre-gattaz-pour-emmanuel-macron-1241685

Macron veut instaurer le service militaire obligatoire pour les jeunes qui coûtera à la France, 23 milliards d’euros par an

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/instaurer-un-service-militaire-obligatoire-d-un-mois-cinq-questions-sur-la-promesse-d-emmanuel-macron_2166052.html

Service militaire obligatoire pour les jeunes lancé par Macron

Nous, citoyens français, refusons de devenir chairs à canon

les multinationales tous partenaires des universités lancent la sélection pour faire que les universités se privatisent

Le gouvernement continue à disloquer l’éducation nationale et ses diplômes à sa guise

Car voir la masse des 99% prolétaire acquérir la connaissance universitaire est la hantise de l’élite pour qui la connaissance est la clé du pouvoir. Ils ne peuvent laisser aux 99% de la population, l’universel savoir,

Dans les universités, ils préparent des OGM et virus dans les laboratoires

Afin de les rejeter dans la nature, pour causer chez l’homme ignorant contaminé, le désespoir.

Voilà pourquoi ils ferment les universités qui deviennent comme les sociétés secrètes.

Voilà pourquoi après la sélection des universités, ils voudront la censure d’internet.

Pour garder toujours la connaissance universelle à l’écart des masses populaires et de pouvoir les embrigader dans les armés en les laissant ignorantes pour les faire taire.

L’élite veut emprisonner les masses populaires ignorantes dans un smart grid planétaire.

Sans que personne ne pourra apprendre de ses chaînes à s’en défaire car l’intelligence artificielle est la prochaine menace de l’humanité et seul une élite choisi par l’université en aura le contrôle privilégié.

On a toujours de l’argent pour abrutir, mais on en trouve jamais pour instruire.

Laissez les jeunes le soin de décider leur avenir.

Allez vous, faire de leurs vies un martyr ?

Pour satisfaire vos colonialistes désirs?

Jeunes, ne devenez ni soldat ni ne vous laissez gouverner par leurs tirs,

Avec le service militaire obligatoire, on a plus le droit d’étudier, mais de mourir.

Sous les coups d’ordonnance des maitres du monde qui élaborent un sinistre avenir.

il est temps que les universités s’ouvrent à tous bacheliers pour permettre la connaissance universelle.

Si on veut des citoyens éclairés, ne pouvant être manipulés par aucun cupide industriel aimant l’artificiel.

Les 1er et 6 février 2018 , des milliers de lycéen-ne-s, étudiant-e-s, de personnels du 2nd degré et du supérieur se sont mobilisé-e-s contre la sélection à l’université. Assemblées générales, manifestations et grèves ont marqué ces journées et enclenché un début de mobilisation qu’il faut maintenant poursuivre et développer.

Contre la sélection à l’université

Le rouleau compresseur médiatique du gouvernement a tenté de faire passer la mise en place de la sélection pour l’accès au supérieur comme une réforme technique limitée à un changement de plateforme informatique. Il contestait jusqu’à la notion même de sélection. Le débat s’est maintenant déplacé et il est acquis qu’il s’agit bien de sélectionner les étudiant-e-s. C’est d’ailleurs à cette aune qu’il faut lire le rapport Mathiot qui prépare la future réforme du lycée et du bac qui sera présentée le 14 février en conseil des ministres. Elle semble entièrement pensée pour faire des économies (réduction des horaires disciplinaires, recours aux « MOOC », attaques contre le statut) et pour enrôler pleinement le lycée dans le processus de sélection en intégrant largement dans « ParcourSup » les résultats des épreuves anticipées ou les appréciations des conseils de classe du lycée.

Pour le service public

Laisser mettre en place la sélection c’est accepter une dégradation radicale du service public. L’enseignement supérieur est déjà fortement touché par la loi LRU de 2007 de Sarkozy et on voit d’ores et déjà que des officines privées ont flairé le filon et vendent leurs services de conseil en orientation contre quelques centaines d’euros. Sans compter les bachelier-e-s recalé-e-s à l’entrée de l’université qui se tourneront vers le privé pour celles et ceux qui en ont les moyens…

Ancrer la mobilisation

Alors que la période des vacances scolaires approche, il importe d’ancrer la mobilisation. Les discussions doivent se poursuivre pour informer sur les projets du gouvernements et convaincre de la nécessité de se mobiliser sans attendre. La période des conseils de classe du deuxième trimestre approche et cela va offrir des occasions de mener des discussions dans les lycées. SUD éducation dénonce la surcharge de travail qui incombe aux personnels et rappelle sa consigne : refuser de remplir les « Fiches avenir » lorsque le rapport de force le permet ou avis les plus favorables pour toutes et tous les élèves. Il est hors de question que les enseignant-e-s décident pour les lycéen-ne-s de leur orientation !

SUD éducation et une large interfédérale (FSU, FO, CGT, syndicats étudiant-e-s et lycéen-ne-s) appellent à la mobilisation le 15 février. Un préavis couvre les personnels de l’éducation (enseignement scolaire comme supérieur).

Il est important d’être aux côtés des lycéen-ne-s et étudiant-e-s qui se mobilisent, notamment devant les lycées pour éviter les violences policières. SUD éducation rappelle également que les lycéen-ne-s disposent d’un droit de réunion et d’expression qui doit être garanti. Les sanctions prises contre des élèves, y compris pour des interventions dans les cours, sont scandaleuses. Les enseignant-e-s doivent veiller à garantir le respect de ces droits élémentaires.

Mobilisations contre la sélection & l’école du tri social

• 12 février 2018 Assemblée Générale à Paris Sorbonne (P4), campus Malesherbes.

• 14 février 2018 Journée de grève et de manifestation en Ile-de- France, à l’appel de plusieurs assemblées générales, en convergence avec le secteur social.

• 14 février 2018 Assemblée Générale à l’université Paris-10 Nanterre, 10h30 salle à déterminer.

• 14 février 2018 3ème Assemblée Générale inter-éducation Idf, 17h00 à la Bourse du travail, 3 rue du Château d’eau.

• 15 février 2018 Journée de mobilisation nationale, à l’appel de plusieurs assemblées générales et de l’intersyndicale.

• 15 février 2018 Assemblée Générale à l’Université Paris 8 Saint-Denis, 10h lieu à déterminer.

• 17 février 2018 Troisième Coordination nationale de l’éducation

Manifs & actions:

• 14 février 2018 & 15 février 2018 , blocage de l’université Paris 1 site Tolbiac

• 14 février 2018 Cortège contre la sélection dans la manifestation du travail social en lutte, 12h métro Saint-Jacques.

• 15 février 2018 Manifestation contre la sélection 11h place de la Sorbonne.

Recours en justice commun contre ParcourSup

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes (SESL), et l’Union nationale lycéenne – syndicale & démocratique (UNL-SD), ont déposé le 11 février une requête en référé, préparée par Maître Jérémy Afane-Jacquart, dirigée contre le système ParcourSup.

Nos organisations contestent la légalité de la plateforme mise en place par le gouvernement. Nous estimons, sur l’analyse de Me Jérémy Afane Jacquart, que les bases juridiques qui devraient permettre la mise en place de « ParcourSup » ne sont pas assurées, et qu’elles ne le seraient pas, même si le projet de loi voulu par le ministère venait à aboutir.

Nos organisations sont déterminées, dans nos lieux d’études, dans la rue comme dans les instances, et même en justice, à démontrer que les arguments du gouvernement ainsi que la mise en place dans la précipitation de cette plateforme ne sont ni légales, ni souhaitables et ne répondent pas aux objectifs de l’université qui sont énoncés dans l’article 2 de la loi Savary :

« – le développement de la recherche, support nécessaire des formations dispensées, et à l’élévation du niveau scientifique culturel et professionnel de la nation et des individus qui la composent ; […]

– la réduction des inégalités sociales et culturelles et à la réalisation de l’égalité entre les hommes et les femmes en assurant à toutes celles et à tous ceux qui en ont la volonté et la capacité l’accès aux formes les plus élevées de la culture et la recherche ».

Nous appelons le gouvernement à l’arrêt immédiat du site internet et à l’arrêt de toutes les procédures visant instaurer une sélection à l’entrée de l’université. Nos organisations donnent rendez-vous aux lycéen·nes, aux étudiant·es, aux salarié·es, aux enseignant·es le 15 février partout en France, en Assemblées Générales, et selon les modalités d’actions qu’ils et elles auront choisies…

Le secrétariat fédéral de Solidaires Étudiant-e-s :

contact@solidaires-etudiant-e-s.org – 06 86 80 24 45

L’Équipe Nationale de l’UNL-SD :

sg@unl-sd.org – 06 12 15 62 51

Pour les questions juridiques et techniques :

avocat@afane-jacquart.com

https://paris.demosphere.eu/rv/60051

Dégage Parcours Sup avant qu’il ne te dégage

https://paris.demosphere.eu/files/docs/f-360edd3180-empty-filename.pdf

Après la mise en place des diplômes à points (réforme LMD) ouvrant la voie à la destruction de la valeur des diplômes nationaux, favorisant ainsi l’embauche et des salaires à la tête, après la mise en place du financement privé de la recherche et de la possibilité de contraindre les jeunes chercheurs à multiplier les CDD (Pacte de la Recherche), le gouvernement de Sarkozy vote la loi de l’ »autonomie » des universités LRU: cette loi qui permettra la privatisation progressive des universités.

Sarkozy avait aussi tenté à cette époque en même temps que la privatisation des universités de lancer la sélection des universités.

« Alors que depuis près de quarante ans, les principales tentatives des différents gouvernement d’instaurer la sélection à l’université ont été balayées par des grèves et manifestations, la réforme Précresse-Sarkozy sur l’université revient sur le droit à étudier dans la filière de son choix »

https://www.legrandsoir.info/LRU-Reforme-Pecresse-Sarkozy-de-l-Universite-unite-pour-exiger.html

« A cette pré-oreintation musclée s’ajoute un autre type de sélection déguisée : la pluridisciplinarité, mise en place lors d’une réforme précédente. En fin de première année, les étudiants doivent choisir une seule des deux matières qu’ils ont suivies ; ce choix peut être influencé par le biais des notes. Une fois l’autonomie des universités acquises, cette « influence » pourra être exercée selon les besoins de l’université et donc du patronat local.

Pourquoi sélectionner ? Sarkozy donne lui-même la réponse : « Vous avez le droit de faire de la littérature ancienne, mais le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants pour deux places. » Si la bourgeoisie a besoin d’étudiants, en sciences dures, elle se moque éperdument d’en avoir en sciences humaines et sociales car ces étudiants ne sont pas rentables, coûtent chers (sur les 1,3 millions d’étudiants en université hors IUT, près de 40% sont en sciences humaines et sociales) et sont dangeureux (pensons simplement au rôle des étudiants dans la mobilisation contre le CPE). En outre, les entreprises devant payer plus cher la main d’oeuvre quand il n’y en a pas assez, la sélection a pour objectif de tenter de gérer les flux d’étudiants dans les filières en fonction des besoins des entreprises, pour faire baisser le coût de la main d’oeuvre.

Cette réforme s’attaque également au statut des enseignants-chercheurs : ceux-ci ne seront plus recrutés par une commission de spécialistes mais par un comité, comprenant des non-spécialistes du domaine et établi par le président et le Conseil d’Administration. Le président peut dorénavant recruter en CDD ou en CDI des agents contractuels pour faire le travail des fonctionnaires de catégorie A (fonctions techniques et administratives) et également des enseignants, des chercheurs et des enseignants-chercheurs…sur les postes de fonctionnaires ouverts au concours ! En outre le président pourra attribuer des primes et le CA créer des dispositifs d’intéressement (modalités à préciser par décret). Enfin le président a le droit de veto sur presque toutes les affectations du personnel au sein de son université.

Cette réforme a donc l’objectif ouvert de casser le statut de fonctionnaire, et ainsi de faire baisser le coût du personnel, d’accroître la concurrence entre enseignants-chercheurs, entre employés de catégorie A. Elle va à l’encontre du principe même de recherche fondamentale (travail le plus souvent en équipe …), à l’encontre d’un enseignement de qualité (comment effectuer un enseignement précis si l’on n’est pas spécialisé et chercheur ?), à l’encontre de la qualité des services techniques, déjà dégradés par le manque de moyens.

L’orientation forcée, la casse du statut des fonctionnaires à l’universités s’inscrivent et sont permises par l’ » autonomie » des universités. Cette autonomie est une autonomie financière : l’Etat ne subventionnera l’université plus que sous forme de contrat pluriannuel, les « fondations universitaires » et « fondations partenariales » permettront le financement privé de (au moins) certaines filières universitaires, les biens mobiliers et immobiliers pourront être obtenus gratuitement par les universités, loués et vendus ! L’autonomie est également administrative : comme une entreprise, à la tête de cette université il y aura un CA dont le nombre de membres est divisé par deux, un président aux pouvoirs accrus. Ainsi, avec l’autonomie il y aura concurrence entre les universités, inégalité des moyens, des financements, des diplômes délivrés et, tôt ou tard, liquidation des diplômes nationaux (amorcée par la réforme LMD) et des statuts des enseignants-chercheurs.

Les universités ne sont ni responsables du chômage ni du manque de moyen qu’elles subissent depuis plusieurs années qui s’ajoutent aux moyens antérieurement retirés en collège et lycées. Ce n’est pas d’une réforme mais de plus de personnel et plus de moyens dont elles ont besoin, distribués nationalement et équitablement entre les universités. Il est déjà prévu que cette loi socle soit complétée par d’autres réformes, qui, il va sans dire accentueront les traits ici présentés, et dont pâtiront personnels et étudiants, avec une baisse du coût et de la qualité de vie pour la plupart du personnel et une augmentation des frais des inscriptions et de la qualité des enseignements pour de nombreux étudiants. Cela fait 20 ans que toute la communauté universitaire attend cette réforme » s’est exclamée Valérie Pécresse ! La dame rappelle par ces mots l’échec cuisant de la bourgeoisie qui avait dû, lors de la grève générale de 1986, reculer sur le projet Devaquet qui visait…à instaurer la sélection et l’autonomie à l’université. Mais, depuis 1986, le paysage politique a bien changé…fort de sa victoire à la présidentielle Sarkozy assène le maximum de coup à nos acquis sociaux et les dirigeants syndicaux acceptent des dîners qu’il leur offrent »

https://www.legrandsoir.info/LRU-Reforme-Pecresse-Sarkozy-de-l-Universite-unite-pour-exiger.html

Quand le Medef pose son cartable à l’université

Merci patron ! Depuis un an et demi, le gouvernement, sous couvert de favoriser l’insertion professionnelle des étudiants, n’en finit plus de confier les clés des facs aux entreprises. Pas un mois ne passe sans que la ministre de l’Enseignement supérieur, ne célèbre ce « rapprochement » entre les universités et « les acteurs économiques » (les entreprises) .

On le comprend. Le patronat, qui a toujours cherché à peser sur les destinées étudiantes, n’a pas à se plaindre. Sa vision de l’université – le fournisseur d’une main-d’œuvre collant au plus près des besoins du marché – est désormais aussi celle du gouvernement. Avec zèle, ce dernier défend la même vision « adéquationniste » de l’enseignement supérieur. Et assoit chaque jour un peu plus l’influence des milieux économiques

Pris dans sa logique de désengagement de l’État et de réduction de la dépense publique, le gouvernement encourage les établissements à se tourner vers le privé pour qu’il assure les financements. »

« Vers une logique du “qui paie décide” »

Pour les entreprises, c’est l’opportunité d’avancer leurs exigences et de se tailler des formations sur mesure.

Ces dernières années, les universités, en partenariat avec les milieux professionnels, ont mis sur pied une multitude de licences et masters « pro » à l’intitulé évocateur. Un exemple : on peut décrocher une licence manager de rayon, formation cogérée par 18 entreprises de la grande distribution et rebaptisée « licence Carrefour » par les étudiants… Pour Anne Mesliand, c’est clair : « On s’éloigne de la logique de coopération qui a toujours existé entre le monde économique et l’université pour aller vers une logique du “qui paie décide”. » Geneviève Fioraso a annoncé son souhait de voir, d’ici à 2020, le nombre d’étudiants en alternance passer de 7 à 17 %

« On donne de plus en plus les rênes au monde économique », déplore Marc Neveu, cosecrétaire du Snesup-FSU. À ses yeux, l’université, qui a la préoccupation d’articuler savoirs, recherche et insertion professionnelle, perd peu à peu la maîtrise au profit d’acteurs économiques

Une visée dangereuse. Comme le soulignent plusieurs études, l’adéquation entre la spécialité de formation et les premiers emplois est peu élevée. « Selon les cursus, seuls 30 à 60 % des jeunes sont dans un emploi en correspondance avec leur spécialité trois ans après la sortie du système éducatif », relève le Céreq. L’insertion après la fac n’en demeure pas moins correcte (lire notre encadré ci-dessous). « Si c’est le cas, c’est justement parce que l’enseignement universitaire permet de s’adapter et d’évoluer dans les métiers, assure Anne Mesliand. Le réduire à une formation étriquée est une grave erreur. »

https://www.humanite.fr/societe/quand-le-medef-pose-son-cartable-l-universite-555864

Les patrons azuréens aux Universités d’été du Medef

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République, une vague d’optimisme s’est emparé des patrons

Ce mardi et mercredi donc, près de 7.500 chefs d’entreprise sont attendus sur le campus d’HEC à Jouy-en-Josas, près de Paris

*Les ministres présents aux Universités d’été du Medef: Muriel Pénicaud (Travail), Bruno Le Maire (Economie), Gérald Darmanin (Budget), Jean-Yves Le Drian (Europe et Affaires étrangères), Michel Blanquer (Education), Frédérique Vidal (Enseignement supérieur et Recherche).

https://www.lejournaldesentreprises.com/marseille-nice-toulon/article/les-patrons-azureens-aux-universites-dete-du-medef-92357

La sélection à l’université et la réforme du Bac et le site Parcours Sup sont donc bien des réformes voulus par le MEDEF. Vidal et Blanquer assistent aux universités d’été du Medef qui donne ses ordres aux ministres sur comment programmer les futures lois du gouvernement.

Un nouveau partenariat entre BAYER ( le propriétaire de Monsanto) et l’université de Paris Sud

Le lundi 9 mai 2016 a eu lieu une rencontre entre la Faculté de Pharmacie de l’Université Paris-Sud et le groupe BAYER pour célébrer une convention de partenariat.

http://www.pharmacie.u-psud.fr/fr/la_faculte/actu-vie-etudiante/un-nouveau-partenariat-entre-bayer-et-la-faculte.html

Le Medef critique les formations universitaires et réclament qu’elles répondent davantage aux besoins des entreprises

https://www.lesechos.fr/17/04/2001/LesEchos/18385-019-ECH_licences-professionnelles—les-universites-jouent-le-jeu.htm

le Medef signe un partenariat avec l’Université de Bretagne Sud.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/universite-de-bretagne-sud-partenariat-avec-le-medef-19-06-2012-1743141.php#Z7Gg8L49XolgWBft.99

Le Medef signe des partenariats avec les universités de Versailles

http://www.ac-versailles.fr/cid113317/partenariat-avec-medef.html (bizarrement la source a été censurée)

Le Medef signe un partenariat avec L’Université Jean Monnet

https://www.univ-st-etienne.fr/fr/tous-les-faits-marquants/annees-precedentes/annee-2010-2011/signature-d-une-convention-entre-l-universite-jean-monnet-et-le-medef.html

Le Medef signe un partenariat avec l’université de Lille

http://www.univ-lille1.fr/Accueil/Entreprise/partenaires/

Le Medef signe un partenariat avec l’université Lyon 1

https://www.aderly.fr/2008/04/article-2055-charte-de-partenariat-entre-l-8217-universit-201-lyon-i-et-le-medef/

Le Medef signe un partenariat avec l’université d’Evry

http://alaune.univ-evry.fr/evenement/partenariat-medef-ueve/

Le Medef signe un partenariat avec l’université de Nanterre

http://www.parisnanterre.fr/presentation/partenaires-552928.kjsp

Le Medef signe un partenariat avec l’université Paris Descartes

http://www.mondedesgrandesecoles.fr/l%e2%80%99action-du-medef-ile-de-france/

http://www.masterirh.org/le-master/notoriete/

Le Medef a signé un partenariat avec l’université Clermont-Auvergne (voir présentation formation)

http://www.uca.fr/formation/nos-formations/catalogue-des-formations/licence-professionnelle-metiers-de-la-gestion-et-de-la-comptabilite-comptabilite-et-paie-10138.kjsp?RH=1396003096371#programContente7b46f2a-a68e-418c-ab4c-f680dd11ac1c-1

Une université de Versailles et son partenaire entreprise industriel Valeo ont été récompensés ensemble par Pierre Gattaz, président du MEDEF dans le cadre des meilleures initiatives partagées universités/entreprises.

http://www.uvsq.fr/l-uvsq-et-son-partenaire-industriel-valeo-ont-ete-recom

l’Université de Lyon fait des partenariats avec BAYER- Monsanto  et le MEDEF et la banque populaire

http://iut.univ-lyon3.fr/partenariats-174193.kjsp?RH=1202810969654&RF=1203588127902

Safran l’industrie militaire française et l’Université Paris-Sud signent une convention de partenariat

http://www.publicnow.com/view/712A83F2EF49DFA1B814ED1112381625E07F4FA5

Thales et Safran s’associent dans l’optronique militaire

M. Sarkozy avait appelé à cette consolidation du secteur de la défense.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2011/12/21/thales-et-safran-s-associent-dans-l-optronique-militaire_1621112_3234.html

Bayer- Monsanto fait un partenariat avec l’université de Strasbourg

http://www.industrie.com/chimie/bayer-le-cnrs-et-l-universite-de-strasbourg-collaborent-dans-le-fluor,54087

Le Medef encourage les universités à devenir dépendantes des entreprises industriels pour leur formation.

L’objectif principal du Medef est de mettre en place un Comité d’Orientation Université-Entreprises Régional comprenant des représentants du Medef et d’obtenir une sorte de « label Medef » dans la construction et la réhabilitation de ces diplômes

les licences pro deviennent, progressivement, le modèle des licences en général, c’est progressivement toutes les

formations qui devront être « certifiées Medef » avant l’envoi des maquettes au ministère.

Le Medef souhaite pouvoir délivrer la bonne parole dans les universités. (ça y est, le Medef se prend pour Jésus, «  délivrer la bonne parole »)la demande réelle du Medef est d’intervenir directement sur les formations, en amont même de leur demande d’habilitation, afin de les soumettre aux exigences des entreprises locales des régions. Comment Pouvons-nous accepter une vue aussi étriquée de ce qu’est une formation universitaire ?

https://fsu-nancy2.blogspot.fr/

la Banque de France et le MEDEF Périgord font des accord pour investir dans certaines entreprises

https://www.linkedin.com/pulse/convention-de-partenariat-medef-p%C3%A9rigord-banque-france-perigord

Le Medef est en route pour créer une smart grid planétaire pour l’agenda 2030:

Le Medef lance le premier Forum de la Jeunesse et de l’Entrepreneuriat entre l’Afrique et la France

la déclaration « Africa 2030, manifeste pour entreprendre le futur », en partenariat avec le Club Afrique 2030.

LE MEDEF SIGNE UNE CONVENTION DE PARTENARIAT AVEC L’ORDRE DES AVOCATS DU BARREAU DE SAINT-PIERRE

https://runconcept.com/2017/11/28/le-medef-reunion-signe-une-convention-de-partenariat-avec-lordre-des-avocats-du-barreau-de-saint-pierre/

Sarkozy a lancé la loi LRU en 2007 pour ruiner les universités et les obliger à se privatiser. Les conséquences de la privatisation c’est la sélection. Pour défendre le service public, nous devons lutter contre la Loi LRU de 2007, contre la sélection pour que les universités dépendent des étudiants et non des entreprises. Car les universités qui font des partenariats avec les entreprises du CETA, du TAFTA ne peuvent plus être humanistes et respecter la nature (tant les êtres humains que les animaux). Ce sera le clonage dans les laboratoires pour servir les intérêts privés des entreprises, etc…

Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur a été la première en tant que directrice de l’université de Sophia Antipolis à lancer la privatisation. Elle a détruit Sophia Antipolis et l’a obligé à faire des partenariats avec des écoles de businness et de commerce. C’est cette association de Sophia Antipolis avec les écoles de commerce qui a donné le jour à une nouvelle université répondant aux critères de l’Union Européenne et du medef. » c’est à Frédérique Vidal que l’on doit la création en mars 2015, de l’Université Côte d’Azur, un ensemble qui réunit outre l’Université Nice Sophia-Antipolis,  les écoles de management Skema Business School et Edhec Business School Une réunion de compétences de bon aloi qui va jouer un rôle non négligeable lorsque s’engage le processus d’obtention de la labellisation Idex la même année.

C’est avec le projet UCA JEDI (pour Joint, Excellence Dynamic Initiative) que Frédérique Vidal va monter au front, s’engageant notamment à convaincre les entreprises azuréennes de participer au projet de l’université Sophia Antipolis. Elle n’hésitera pas à expliquer et réexpliquer pourquoi il était important que les PME comme les grands groupes industriels apportent leurs implications à l’université et leurs projets d’entreprises privés industriels dans le projet université. L’objectif avait alors été de convaincre 150 d’entre elles d’écrire noir sur blanc de quelle façon leurs propres investissements s’inscrivaient en droite ligne dans les axes définis par l’Université Côte d’Azur (l’université côté d’azur est l’association de l’université Sophia Antipolis avec les écoles de commerce) notamment sur le numérique, l’espace, l’environnement, ou le territoire intelligent.

Ce regard bienveillant de Frédérique Vidal, directrice de l’université côte d’azur envers les entreprises c’est aussi ce qui a permis à Frédérique Vidal d’emporter les suffrages du côté du patronat. Philippe Renaudi, le président de l’UPE06, estime que la nomination de Frédérique Vidal est « une excellente nouvelle ». Car justement, « elle a le souci et l’inquiétude des besoins des entrepreneurs, elle sait être à l’écoute ».

Frédérique Vidal s’est aussi fortement engagée auprès de l’entreprise industriel cluster EducAzur- EdTech qui veut devenir le n°1 français

Frédérique Vidal arrive donc au gouvernement, auréolée de ses actions fortes pour le territoire azuréen. Appliquera-t-elle la même méthode du mariage des universités avec les entreprises au niveau national ? Il va sans dire que tous ceux qui militent pour l’abolition de la frontière entre le monde universitaire et le monde économique des entreprises sont désormais tournés vers Paris

https://marseille.latribune.fr/economie/2017-05-17/frederique-vidal-la-scientifique-qui-a-depoussiere-l-universite-nice-sophia-antipolis-715885.html

Pour l’Afrique:

http://club-2030.com/actualites/economie-gouvernance/2137/medef-en-partenariat-avec-club-2030-afrique-organisation-du-forum-de-la-jeunesse-et-de-lentrepreneuriat-afrique-france-les-6-et-7-decembre-2016

http://www.africanewsagency.fr/2017/03/08/africa-2030-une-feuille-de-route-pour-le-medef/

Cela a le mérite d’être clair. Le vrai but de la privatisation des universités, la sélection, et le partenariat des universités avec les entreprises c’est pour lancer le smart grid planétaire (le territoire intelligent). C’est donc à l’université que va se décider la smart grid française. Voilà pourquoi ils ne veulent pas que les 99% de la masse populaire puissent aller à l’université, car ils verront comment le futur camps de concentration smart grid planétaire sera fait.

Résistance éducative au Nouvel Ordre Mondial…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 3 février 2015 by Résistance 71

Une école sans dieu ni maître

 

Franck Antoine

 

29 Janvier 2015

 

url de l’article original:

http://www.questionsdeclasses.org/?Une-ecole-sans-dieu-ni-maitre

 

Personne, aucun-e travailleur-se ni aucun-e journaliste ni aucun individu ne saurait être menacé-e, blessé-e ou tué-e pour ce qu’il est, sa religion, son travail, les propos qu’il tient ou encore les avis qu’il émet.

La mise en scène hypocrite d’une prétendue « unité nationale » est une chimère, un prétexte à imposer le silence aux questions dérangeantes. L’émotion embrouille la pensée.

Les assassinats des 7, 8 et 9 janvier sont une aubaine pour les tenants du repli identitaire et nationaliste ; une occasion nouvelle de stigmatisation de territoires ou de populations. Nous avons été nombreux à marquer la minute de silence, y compris là où on voudrait faire croire l’inverse dans un but évident d’ instrumentalisation pour créer un climat de haine et faire croire à l’inéluctabilité de mesures d’exception.

Ces réflexes médiatiques, sitôt les attentats commis, nous inquiètent sur la nature des déclarations politiques. Elles veulent évacuer les vrais enjeux. Les inégalités sociales et économiques sont le véritable terreau pour tous les fanatismes religieux ou nationalistes. Sans partage des richesses, le capitalisme continuera de créer du désespoir et du fanatisme.

C’est pourquoi la seule « guerre contre le terrorisme » qui vaille c’est la lutte contre l’injustice sociale. Nous ne réclamons pas de nouvelles lois liberticides et nous voulons supprimer toutes les prisons. On préfère comme d’autres ouvrir des écoles. Mais des écoles sans « vigipirate » ; des écoles sans sélection sociale, sans dieu ni maître, des écoles sans exclusions. Des écoles qui s’occupent d « éduquer pour émanciper ».

On veut aussi pouvoir rire de tout. Mais dire cela c’est revendiquer l’absence de toute censure. L’anti-autoritarisme ne souffre en effet aucune exception.

C’est ce que nous efforçons de mettre en œuvre dans nos écoles, collèges, facs ou lycées. Avec les élèves et les personnels que nous côtoyons. Nous n’avons pas attendu le 7 janvier pour lutter, avec d’autres, contre tous les obscurantismes au quotidien de nos classes, des luttes sociales, en AG et dans la grève.

La CNT-FTE appelle l’ensemble des personnels de l’Éducation à se réunir en AG pour élaborer collectivement un autre futur, débarrassé des profiteurs de guerres et des semeurs de terrorisme.

Extrait du communiqué confédéral

Nous sommes tous anticapitalistes, autogestionnaires et libertaires

La CNT invite toutes et tous à rejoindre le combat antifasciste et à exprimer sa solidarité avec l’ensemble des peuples -partisan-e-s Kurdes, Syriens Libres, Palestiniens, Espagnols, Grecs, minorités opprimées…- combattant le capitalisme, l’autoritarisme, l’obscurantisme, la misère et l’exploitation, peu importe les couleurs que ces fléaux arborent. Enfin, la CNT tient à rappeler la nécessité, coûte que coûte, de garder le cap de la lutte des classes et de l’émancipation internationale des travailleurs sans se laisser aveugler par les fables nationalistes que la classe dominante cherchera à nous imposer.

No Pasaran !