Archive pour Dr Ashraf Ezzat

Aux origines de la fraude biblique… Nos traductions du Dr. Ashraf Ezzat en PDF…

Posted in actualité, colonialisme, documentaire, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , on 26 décembre 2016 by Résistance 71

Merci à JBL1960 pour ce document compilé en version PDF de nos traductions des recherches du Dr. Ashraf Ezzat (Egyptien) concernant la falsification de la traduction de la bible de l’ancien hébreu au grec au second siècle avant notre ère par les 70 rabbins mandatés par le roi Ptolémée II d’Egypte, dans la grande et célèbre bibliothèque d’Alexandrie ; bible grecque qui fut la « mère » de quasiment toutes les autres traductions de la bible depuis, et nommée « bible septante ».

Dans quelques autres textes, Ezzat nous fait découvrir les liens profonds entre le judaïsme et les formes religieuses ancestrales tribales de la péninsule arabe ainsi que l’escroquerie de la « judéïté » de la vieille ville de Jérusalem, escroquerie reconnue par la récente résolution de l’UNESCO la concernant.

Les textes du Dr Ashraf Ezzat en version PDF, traduction Résistance 71, mise en page JBL1960:

Traduction de la Bible et Escroquerie Historique (pdf)

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Au cœur du mensonge historique (suite)… Où sont passées les pyramides dans les contes bibliques ?… (Dr Ashraf Ezzat)

Posted in actualité, documentaire, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 30 octobre 2016 by Résistance 71

Lire notre dossier sur la mythologie biblique

 

Pourquoi ne trouve t’on aucune mention des pyramides d’Egypte dans la bible ?

Et si toute l’histoire de l’exode d’Egypte n’était qu’une fadaise et si nous pouvions le prouver ?

 

Dr. Ashraf Ezzat

 

24 juillet 2016

 

url de l’article original:

https://ashraf62.wordpress.com/2016/07/24/why-are-the-pyramids-not-mentioned-in-the-bible/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Je ne me rappelles pas une époque où je n’ai pas été mal à l’aise au sujet de l’histoire de l’exode des israélites d’Egypte. En fait, mal à l’aise est une sous-estimation, car j’ai toujours été vraiment irrité par cette fameuse histoire de Moïse et le pharaon d’Egypte. Quelque part, ce conte israélite ne semblait pas coller avec l’histoire ancienne de l’Egypte, ni avec ma façon de voir la chose. A l’encontre de bien des gens, je n’ai jamais pu accepter cette incroyable conte comme vérité.

A chaque fois qu’on prononce le mot “exode”, tout le monde, inconsciemment et instantannément reconnaît l’histoire des Israélites fuyant la poigne du Pharaon sanguinaire, emmenés par Moïse hors d’Egypte. Grâce à l’église, la synagogue, la mosquée et bien sûr les films d’Hollywood, l’histoire de l’exode (biblique) s’est profondément ancré dans l’inconscient collectif des masses, si profondément que l’histoire de Moïse et du Pharaon est devenue presque une vérité innamovible que tout le monde croit s’être déroulée dans l’ancienne Egypte.

Mais en fait, rien dans cette histoire et son contexte n’indique que ceci s’est produit en Egypte, mis à part peut-être la fausse association entre le mot “pharaon” et “roi” d’Egypte.

De la même manière, il n’y a rien dans les archives de l’ancienne Egypte ou dans ses traditions orales qui ne fasse ne serait-ce qu’allusion à ce conte de Moïse se produisant en Egypte. Plus choquant même est le fait que les archives de l’Egypte antique ne réfèrent JAMAIS aux rois d’Egypte comme étant des “pharaons”. Et oui, pharaon n’a jamais été le titre porté par un roi d’Egypte. Associer le mot pharaon à l’Egypte antique n’est qu’un mythe propagé par des siècles de mensonge amené par une interprétation erronée de l’histoire biblique.

La seule et unique raison pour laquelle nous savons que l’histoire de l’exode des Israélites s’est produite en Egypte est parce que la bible le dit. Nous continuons à croire que ceci est le cas parce que les égyptologues acceptèrent le narratif biblique et désignèrent inconsidérément les rois d’Egypte comme “pharaons”. Mais si nous examinons ce que le texte hébraïque de la bible ancienne (que nous avons en ce moment même entre nos mains…) a utilisé en référence, nous ne trouvons alors bizarrement pas l’Egypte mentionnée dans ce texte comme le site, la terre de l’histoire de l’exode. Toute cette sombre affaire, cette tromperie s’est produite durant la traduction des histoires bibliques écrites en hébreu et en araméen vers le grec au IIIème siècle AEC. C’est à ce moment que l’Egypte fut placée de force dans la bible hébraïque comme le théâtre des histoires israélites. Ironiquement, cet acte de duplicité fut perpétré sur le sol égyptien, plus spécifiquement dans sa légendaire grande bibliothèque d’Alexandrie.

Et si la bible telle que nous la connaissons avait été falsifiée ?

  • Et si la toute première traduction occidentale des soi-disantes histoires des israélites, ce que nous connaissons comme étant la bible des septantes ou bible septante, était en fait une traduction déformée ?
  • Et si toutes les histoires des Israélites que nous croyons tous s’être passées en Egypte, simplement ne se déroulèrent pas là ?
  • Et si l’Egypte fut frauduleusement introduite dans la bible comme le théâtre de l’action des histoires des Israélites ?
  • Et si la patrie du judaïsme et des anciens Israélites n’était pas la Palestine ?
  • Et si l’Egypte antique n’avait jamais connu aucun soi-disant pharaon ?
  • Et si Abraham, Joseph et Moïse n’avaient en fait jamais mis un pied en Egypte, ni même rêver de le faire ?

Et si toute l’histoire de l’Exode d’Egypte était fausse et que nous pouvions le prouver ?

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les pyramides égyptiennes et les grands temples ne sont pas mentionnés dans la bible ? Savez-vous que l’Egypte est mentionnée dans la bible environ 600 fois ? Ce chiffre est phénoménal et laisse perplexe en même temps, car personne ne peut revisiter l’Egypte tant de fois et ne jamais se référer une seule fois à ses icônes passées: Les Pyramides.

D’un autre côté avez-vous une idée du nombre de fois où Israël et les Israélites furent mentionnés dans les archives (NdT: très complètes et méticuleuses) égyptiennes antiques?
Préparez-vous à une surprise: seulement une fois ! Ne sautez pas à une conclusion hâtive, ceci n’est pas notre preuve que l’Egypte ne fut pas la terre de l’Exode, ceci n’est qu’un prélude à notre recherche (comme détaillée dans notre livre “Egypt knew no Pharaos nor Israelites”).

On nous a gavé de l’idée que les Israélites furent maintenus captifs, en esclavage pendant près de 400 ans (certains disent 260 ans) en Egypte et pourtant toutes leurs histoires n’ont aucune trace de l’influence égyptienne. De plus et à notre grand étonnement, l’esclavage ne fut pas une pratique commune et courante dans l’Egypte antique dans un premier temps. A l’encontre de la culture répandue de l’esclavage dans les histoires israélites, l’Egypte antique n’a jamais eu de marché public pour commercer les esclaves.

Tout au sujet de la culture antique égyptienne, son art, son architecture, ses monuments, son peuple, sa théologie, sa mythologie et son panthéon des dieux, est de manière unique fort et culturellement marquant et ce même encore de nos jours. Après un tel long séjour dans le pays de la vallée du Nil, on pourrait s’attendre à trouver quelques traces d’influence culturelle égyptienne dans l’histoire et le narratif israélite, mais ce ne fut pas le cas. Bien que les Israélites ne passèrent qu’environ 70 ans durant la “captivité babylonienne”, et bien cette période fut documentée à la fois par les Israélites et les Babyloniens et des références à cette période se trouvent toujours dans les archives perses.

D’un autre côté, la bible hébraïque clâme que les Israélites séjournèrnet 400 ans en Egypte et nous ne trouvons aucune documentation en dehors de la bible, ni aucune mention du séjour des Israélites en Egypte, ni même de leur exode dans les archives égyptiennes ou même non-égyptiennes.

Il n’y a même pas eu une mention des pyramides, une des merveilles du monde ancient, dans les histoires israélites. Vous ne pouvez pas demeurer si longtemps en Egypte sans remarquer les pyramides. La très vaste majorité des historiens et des leaders militaires qui vinrent en Egypte depuis l’antiquité comme Alexandre le Grand, Strabo, Diodorus Siculus et bien sûr Hérodote, tous mentionnèrent et documentèrent leurs souvenirs et commentaires au sujet de ce site si célèbre.

“Le huitième roi, Chemmis de Memphis, régna pendant 50 ans et construisit la plus grande des trois pyramides, qui sont parmi les sept merveilles du monde”, Diodorus Siculus (90-30 AEC), Librairie de l’histoire

Mais quand on en vient aux Israélites, leur bible hébraïque est complètement silencieuse non seulement au sujet des pyramides mais aussi de toute caractéristique de l’ancienne culture ou architecture égyptienne ancienne.

70 ans de captivité à Babylone ont laissé leur marque sur la culture hébreue, le talmud et la bible hébraïque. Des thèmes de la mythologie summérienne et babylonienne comme ceux du déluge, d’Adam et Eve et de l’arbre de la connaissance peuvent être reconnus dans la bible hébraïque. Bien des parallèles pourraient être tracés entre la légende de la naissance du roi Sargon d’Akkad et celle de Moïse.

Le séjour de 400 ans en Egypte aurait dû laisser une empreinte sur les Israélites et leur culture, mais on ne la trouve nulle part pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont jamais mis les pieds en Egypte. Et non, l’argument disant que les Israélites résistèrent à être affectés par des croyances païennes et une telle culture ne peut pas être considéré comme valide, car toutes sortes d’influences summériennes, assyriennes et babyloniennes (toutes païennes) et références culturelles en cela connectées furent bourrées dans leur torah.

La comparaison pas si fréquente entre le monothéisme du roi Akhenaten et celui des Israélites n’est pas non plus valide par essence car le culte juif est tribal, militariste et manque (en fait par interdit) de toutes manifestations artistiques véritables, tandis que celui d’Akhenaten était universel par nature (bâti sur la croyance ancienne égyptienne d’un dieu suprême), qui fut célébré et marqué par des travaux artistiques et architecturaux révolutionnaires. De plus, le dieu Aten d’Akhenaten était une déité inclusive qui embrassait tous ses enfants et non pas une seule tribu bien spécifique dans le désert.

Peu importe la profondeur à laquelle vous creusez dans les histoires israélites, vous ne trouverez aucune influence égyptienne, pas un gramme d’impact culturel, à part peut-être la seule mention du mot “pharaon”. Devinez la nouvelle: l’Egypte n’a pas non plus connu de “pharaons”. Ré-examinez vos propres croyances pour réaliser comment elles en sont venues à vous définir. De fait, vous êtes limité, si pas pré-conditionné, par nos vieilles croyances et histoires. Comme elles ont jadis marqué notre histoire ces mêmes vielles histoires continuent de façonner notre présent. Seule une observation critique de quelques unes de nos vieilles croyances décidera si elles garderont leur autorité (injustifiée) sur nous dans le futur.

Si vous recherchez la vérité et désirez mettre à jour la vérité qui a été bloquée pendant plus de deux mille ans, alors vous pourriez être intéressé de lire le livre du Dr Ashraf Ezzat: “Egypt Knew no Pharaohs nor Israelites” (sur plateforme Kindle en anglais)

On nous a donné des mensonges à têter depuis bien trop longtemps. Il est grand temps d’être sevré.

Au cœur du mensonge historique (suite)… L’origine arabe du « syndrome messianique »…

Posted in actualité, colonialisme, désinformation, documentaire, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, sciences, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 21 octobre 2016 by Résistance 71

“Dans un monde de mensonge universel, dire la vérité est un acte révolutionnaire”
~ George Orwell ~

“Être ignorant de l’histoire, c’est être né hier.”
~ Howard Zinn ~

“La conclusion acceptée par la majorité des archéologues et des érudits de la bible fut qu’il n’y eut jamais de grande monarchie et que le roi Salomon n’a jamais eu de grand palais dans lequel il hébergeait ses 700 épouses et 300 concubines. Ce furent des écrivains postérieurs qui inventèrent et glorifièrent un puissant royaume uni, établi par la grâce d’une seule déité. Leur riche et distinctive imagination a aussi produit les histoires de la création du monde, du terrible déluge, de l’errance des anciens, de la lutte de Jacob avec l’ange, l’exode d’Egypte et le passage de la Mer Rouge, la conquête des Cananéens et l’arrêt miraculeux du soleil à Gibeon.
Les mythes centraux au sujet de l’origine pure de cette merveilleuse nation qui émergea du désert, conquît une grande terre et construisit un glorieux royaume furent un bonus pour la montée du nationalisme juif et la colonisation sioniste.”
~ Professeur Schlomo Sand
, universités de Tel-Aviv, Berkeley Californie et à l’École des Hautes Études de Sciences Sociales, EHESS, Paris, de son livre “The Invention of the Jewish People”, 2009 ~


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Le messie arabe

 

Dr Ashraf Ezzat

 

19 Octobre 2015

 

url de l’article original:

 

https://ashraf62.wordpress.com/2015/10/19/the-arabian-messiah/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Au centre de toute cette culture messianique se trouve une très ancienne tradition tribale arabe intimement entremêlée de mythes païens.”

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le soi-disant “Moyen-Orient” est l’endroit le plus volatile au monde ? De plus, comment se fait-il que le monde arabe soit le nid de l’extrémisme et de la violence ?

Pourquoi le Moyen-Orient avec ses communautés musulmanes, chrétiennes et juives a toujours été dévasté dans un état de “conflit perpétuel” qui est décidément insolvable et je ne me réfère pas seulement à ces 50-70 dernières années (depuis que l’état juif d’Israël fut fourbement établi), mais à une ère qui remonte à bien longtemps.

Mon évaluation de ces troubles permanents remonte aux temps des croisades, à la montée de l’Islam et son conflit subséquent entre le sunnisme et le chi’isme, suivi par des décennies de raids sans merci à l’Est et à l’Ouest de l’Arabie, l’émergence (et la politisation) de l’histoire de Jesus Christ et son martyr et le schisme entre l’église orientale (orthodoxe) et occidentale (romaine) et même plus loin jusque la soi-disante “captivité babylonienne” et le conte fameux de l’exode.

Pourquoi cette zone est-elle, et a toujours été, dans un tel désarroi ?

En fait, le monde arabe identifié sur une carte moderne comme étant le Moyen-Orient et dans les livres d’histoire comme l’ancien Proche-Orient, a toujours été dans un tel tumulte à cause du syndrome du “messie”.

Ne vous y trompez pas sur ses origine, car c’est un pur produit judéo-arabe. Ce qui commença comme une tradition arabe tribale est devenu au fil des siècles une religion talmudique dont l’idéologie (fondée sur le concept messianique) a réussi à infiltrer et à pervertir la plupart des systèmes mondiaux de croyance et de culture avec son extrémisme tribal.

Certains pourront argumenter que les troubles du monde arabe sont justes les mêmes que dans d’autres parties du monde où la violence et les conflits à répétition ainsi que les guerres font juste partie intégrante de la vie. Mais je pense différemment parce que partout ailleurs les conflits éclatent pour différentes raisons, mais au Moyen-Orient (le monde arabe), les conflits et guerres à répétition sont toujours dû à la même raison: le “syndrome messianique”. Peut-être est-ce pourquoi le scenario de la fin du monde est supposé se dérouler sur ce bout de terre aride, comme prophétisé par la littérature messianique noire (apocalyptique).

Même lorsque quelque périodes de paix relative et de prospérité interrompent le cycle de troubles moyen-orientaux, l’idéologie tribale responsable du trouble et de la violence continue de bouillir sous la surface jusqu’à ce que les choses surchauffent et atteignent un autre niveau d’éruption de ce volcan invisible du messie.

Même lorsque les choses semblent être entièrement une conquête impérialiste et une exploitation internationale de la zone. Cela est souvent fait explicitement (comme les croisades médiévales) ou implicitement (comme dans le cas de la dernière invasion américaine en Irak) à cause de l’idéologie morbide messianique.

Tandis que la machine de guerre de George W. Bush démolissait littéralement la nation irakienne et son héritage historique (mésopotamien), l’ancien président américain était euphorique (on pouvait le voir à son rictus idiot) et sa conscience semblait appaisée car il croyait que la destruction qui s’ensuivait et engouffrait tout le Moyen-Orient (jusque maintenant) était le prélude nécessaire et inévitable de la seconde venue du messie. Voilà à quel point est dangereuse, chaotique et annihilante, cette culture messianique.

Le messie: la véritable nativité

Contrairement à ce qu’ont cru pendant très longtemps les orientalistes et les érudits occidentaux, le messie n’a absolument rien à voir avec Jesus Christ ou quelque spiritualité occidentale que ce soit. Cela n’a non plus rien à voir avec le commencement et la fin de notre temps.

Au centre de toute cette culture messianique réside une ancienne tradition tribale arabe entrelacée de mythes païens. Pendant les siècles menant à la naissance du christianisme, des cultes variés connus sous le nom de “religions du mystère” se sont répandus au travers du monde païen.

Au centre de ces cultes du mystère se tenait une histoire au sujet d’un homme-dieu mourant et rescuscitant et qui était connu sous différents noms dans des cultures différentes.

En Egypte, d’où émergèrent ces mystères, il était connu sous le nom d’Osiris, en Grèce: Dionysos, en Syrie: Adonis, en Italie: Bacchus et en Perse: Mithrée. Ces mythes païens furent réécrits et mêlés du thème du messie arabe comme l’évangile de Jesus Christ. Sans ce mélange subtil, la culture messianique arabe n’aurait pas pu infiltrer et prendre racine dans la psychée occidentale et sa spiritualité. Mais pourtant le thème principal était arabe.

Pourquoi croyez-vous que l’apôtre Paul se rendit en Arabie et y séjourna pendant trois longues années afin qu’il puisse oser s’embarquer pour son voyage missionnaire vers le monde occidental / romain?

“Mais quand le dieu qui me sépara de l’uterus de ma mère et m’appela sous sa grâce fut ravi de révéler son fils en moi-même, ainsi que je sois son héraut parmi les nations, je ne me suis pas fait de chair et de sang, ni ne me suis rendu à Jérusalem vers ceux qui étaient des apôtres avant moi, mais je m’en allai en Arabie et retournai encore à Damas (Gal.1:15-17)

Paul n’a pas voyagé en Arabie dans un safari tour ni pour aller y méditer. L’homme bien éduqué et multilingue savait que l’Arabie était la terre culturelle et géographique (native) non seulement du judaïsme mais aussi, incroyable mais vrai, de la doctrine totale de “Nazarenes” ou “Yeshua Natzri” or “Eissa Al Nasrani” en arabe, plus tard latinisé en… Jesus Christ.

D’après sa propre enquête, Paul savait très bien que l’homme qui avait traversé la rivière du Jourdain (depuis sa pertie Est) puis se réclama être le roi des juifs à Jérusalem (avant qu’il ne fut tué) était venu d’Arabie et non pas de Palestine.

Paul savait que la vérité au sujet du vrai Jesus ou Eissa en arabe, devait être trouvée en Arabie et non pas en se réunissant avec une équipe de pêcheurs illétrés qui s’auto-étiquettaient “apôtres”.

Et de fait ce fut dans l’ancienne Arabie que Paul collecta les morceaux du puzzle de son évangile (les historiens classiques arabes on mentionné un vieil évangile de Nazarenes bien avant l’émergence de l’histoire du Christ dans la province romaine de la Palestine, un thème qui est aussi réitéré dans le Coran).

Le mot “messie” est en fait une translitération du mot hébreu / arabe “Mashiach/Mashaiakh/sheikh qui remonte aux temps très anciens de l’Arabie.

En fait, le mot ‘Messiah/Mashiach’ a plus à faire avec le judaïsme et l’Islam (en tant que deux religions des anciens Arabie et Yémen médiévaux) qu’avec le christianisme (en tant que religion composite et hybride qui fut taillée sur mesure d’après le vieux thème juif de Mashiach, mais avec une tournure païenne gréco-romaine).

L’histoire biblique: origine falsifiée

Dans mon récent livre “Egypt knew no Pharaohs nor Israelites” j’ai élaboré sur les bases culturelles et géographiques communes que partagent à la fois le judaïsme et l’islam.

En retraçant les anciennes racines (arabes) du Judaïsme et de l’Islam, nous sommes arrivés à la conclusion effective (soutenue par des preuves issues de la recherche) que l’Hébreu et les langues arabes sont deux dialectes de la même langue arabe ancienne commune et que le Judaïsme et l’Islam sont le produit de la même culture et géographie arabe (mais à des époques différentes).

Ceci est une base argumentaire cruciale (presque révolutionnaire même pour tout universitaire ou érudit occidental de l’histoire biblique) qui va nous aider à comprendre la complexité de ce syndrome messianique. Ceci est un point clef parce qu’il met en lumière une question qui fut longtemps éludée: d’où provient le Judaïsme en première instance ?

En d’autres termes, quelle est la culture qui a produit cette foi célébrée de Moïse et de ses tablettes des 10 commandements ? Où aboutirions-nous si nous remontions aux racines de la foi judéo-chrétienne ? La plupart, si pas tous les croyants aussi bien que les érudits et les prêtres de cette soi-disante foi judéo-chrétienne répondraient instantanément et sans y réfléchir à deux fois: de Palestine.

Et bien ils ont tout faux. Ils n’ont pas seulement tort sur la Palestine patrie du judaïsme, mais aussi à relier le Judaïsme et le christianisme dans le même sac religieux.

Le Judaïsme n’est pas et ne devrait pas être relié thématiquement et philosophiquement parlant au christianisme (occidental). Le long lien entre les deux religions n’est que de nature politique, grâce aux Romains et leur tentative maligne de soulager la militarisation et la violence des juifs tribaux arabes dont beaucoup avaient déjà migré du Yémen vers la Palestine quelques siècles avant le conte du Christ.

La seule façon qui paraissait possible pour contrôler cette ancienne marée militante du judaïsme (quelque chose ressemblant à l’actuel activisme islamiste, elles partagent toutes deux la même culture tribale arabe) était de la dissoudre dans une nouvelle foi (pacifiste et tolérante) en utilisant et en actualisant le “syndrome messianique” judéo-arabe. Pourquoi croyez-vous que les évangiles furent écrites en grec et non pas en araméen, la langue utilisée par Jesus et ses disciples ? Gardez présent à l’esprit que l’araméen n’est rien d’autre qu’un dialecte de la langue arabe (ne tombez pas dans le panneau de la classification sioniste de ces langages dits “sémites”)

De cette façon, les juifs eurent leur prophétie réalisée, mais cette fois-ci leur nouveau Machiach/Messiah fut latinisé (c’est pour cela que les juifs ont un problème à croire en Jesus Christ). Le nouveau messie, contrairement à un long et ancien héritage de l’activisme militant tribal ancien et à l’intolérance, fut contre toute attente pacifique et acceptait tous ses suiveurs (et pas seulement les choisis) dans son royaume. Mais il y avait un truc à ce niveau là, le changement de paradigme ne s’est pas produit de lui-même.

La bible arabe

Si vous réfléchissiez aux similarités phonétiques entre les deux langues, sous seriez surpris du comment l’hébreu est la langue la plus proche de l’arabe. Dans la prononciation arabe, Hébreu est appelé “Abri” tandis qu’Arabe se prononce “Arabi”, de la même manière “Eloh” et “Allah” sont l’hébreu et l’arabe pour “dieu”.

Donc, au sein de cette toute petite échelle et presque négligeable différence entre “Abri” et “Arabi” et “Eloh” et “Allah”, la toile de fond culturelle commune ARABE d’à la fois le judaïsme et l’islam pourrait et en fait devrait être notre guide pour examiner l’historicité des histoires bibliques/israélites (incluant celle de Jesus Christ), car par essence, c’est là que l’école occidentale de l’histoire biblique a emprunté le mauvais chemin.

Voilà pourquoi primordialement les orientalistes et historiens occidentaux ont jusqu’ici échoué à faire corroborer archéologiquement leurs histoires bibliques là où leur bible falsifiée leur a dit qu’elles s’étaient produites: en Palestine. Leur cinglant échec est dû à leur fausse hypothèse de départ et donc à leur quête déroutée qui s’en suivit.

L’idéologie chrétienne est fondée sur le narratif déformé que le Pharaon était le roi de l’Egypte ancienne et que Moïse fut élevé dans une famille de rang royal égyptien et que l’exode épique partit du royaume païen d’Egypte vers la nouvelle terre promise que dieu avait choisi pour eux, son peuple élu et juste, en terre de Palestine/Canaan. Ceci est basé sur la fausse croyance que Moïse a reçu les tablettes de la Loi sur le Mont Sinaï égyptien ; mais au temps où l’histoire du Christ se développa, il a semblé que Paul l’apôtre fut le seul qui savait vraiment la vérité (après s’être immergé dans le monde de l’ancienne Arabie).

La vérité est que Moïse était un berger arabe et il travaillait comme esclave dans un petit village au sud de l’ancienne Arabie appelé “Mizraïm”. Il partageait le sort de quelques centaines de personnes de sa tribu et non pas les milliers et les milliers qu’on vous donne à voir dans les films hollywoodiens sionistes. L’homme qui règnait sur ce petit village de “Mizraïm” était appelé ‘Faraon/فرعون ’.

Lorsque Moïse tua un des gardes de Faraon, lui et ses gens s’enfuirent de Mizraïm et retournèrent dans leur terre tribale du nord Yémen, une bande de terre aride connue sous le nom d”Asir. C’est pourquoi cette tribu d’esclaves arabes était appelée Asir-alites ou plus connue sous le nom d’Israélites. Une fois de plus, arrêtons-nous ici pour remarquer de nouveaux points de changement de paradigme.

Premièrement, le fait est que le judaïsme est un réel culte tribal arabe qui a pour origine (comme je le détaille plus avant dans mon livre) le nord de ce qui est aujourd’hui le Yémen et donc la croyance centrale du christianisme est bâtie sur une ancienne culture tribale arabe ; la même qui a plus tard produit l’Islam et aussi sur la même culture et tradition littéraire qui a aidé à façonner les groupes islamistes radicaux comme Al Qaïda et également l’EIIL ou État Islamique en Irak et au Levant.

Deuxièmement, l’histoire et l’archéologie bibliques sont littéralement en charpie pour la bonne raison que les histoires bibliques sont introduites dans une fausse géographie des évènements. Falsifier les noms des endroits des histoires bibliques originales fit partie d’une forfaiture à grande échelle, menée par 70 scribes juifs au IIIème siècle av JC à la légendaire bibliothèque d’Alexandrie, dans ce qui devint connu sous le nom de “bible des septantes” ou “bible septante”. Si nous gardons à l’esprit que la bible septante en grec ancien est la “seule source” de toutes les traductions de la sainte bible dans le monde entier (oui, oui même celle qui est sur votre table de chevet ou sous votre oreiller…), nous pourrions en venir à réaliser l’échelle de grandeur de la tromperie (juive) que ces 70 scribes ont répandu sur le monde sous le règne du roi Ptolémée II.

Si nous devions revisiter l’ancien Proche-Orient et réexaminer ses histoires au travers d’un objectif non-juif, nous découvririons avec surprise (comme ce fut le cas au cours de nos recherches) que l’Egypte ne fut jamais la terre de départ de l’exode des Israélites, ni la Palestine/Canaan, leur terre promise.

La Palestine était occupée par une débauche politique occidentale flagrante qui n’aurait pas pu être rendue possible sans la déformation juive de l’histoire de l’ancien Proche-orient.

Ce qui rend ce conflit insolvable, comme mentionné plus tôt, c’est que génération après génération (pas seulement celles des juifs, mais aussi celles des chrétiens et des musulmans), nous avons continué à accepter cette fausse histoire de la Palestine comme “terre promise” et ce pendant les deux mille dernières années. On pourrait avoir une 3ème Intifada et on pourrait en avoir 30 de plus ; on aura un autre accord d’Oslo, et même une autre centaine de pourparlers de paix, mais ne vous voilez pas la face, le problème palestinien ne sera pas résolu à moins que nous n’exposions cette forfaiture et corrigions l’histoire ancienne de cette région.

La véritable histoire ancienne est que l’Egypte n’a connu ni Pharaon, ni Moïse et pour corriger le narratif historique ancien, nous devons vous choquer avec une autre révélation, celle que la Palestine n’a jamais été le témoin de quelque histoire biblique que ce soit. Toutes les histoires relatant les aventures des Israélites (quelles soient fictives ou non), se sont déroulées dans l’ancienne Arabie et l’ancien nord-Yémen, toutes, du déluge et l’arche de Noë et la vente de Joseph comme esclave, jusqu’à l’Exode de Moïse et le soi-disant royaume de David-Salomon.

Ces contes que l’occident connait depuis longtemps sous le nom d’”histoires des patriarches” ne sont que des contes populaires issus de l’ancienne Arabie.

Une autre trouvaille étonnante est que la zone à laquelle tous les érudits et universitaires spécialistes de la bible se réfèrent comme étant Canaan à quelque moment que ce soit dans l’histoire ancienne, cette désignation n’est qu’une déformation, un travesti de la géographie actuelle du Levant et spécifiquement de l’ancienne Palestine. Canaan, dont le nom est répété sans fin dans la bible hébraïque est en fait le territoire de la tribu arabe de Banu Canaan et Banu Kinanah (comme je le montre dans mon livre, cartes à l’appui)

La racine culturelle du messie

D’après l’ancienne tradition tribale arabe, Moïse était un Machiach. Mais la définition arabe de Machiach est tellement différente de la romaine que cela en est venu à déterminer comment nous (principalement les occidentaux) voyons et définissons le mot “messie” aujourd’hui.

Le titre arabe, juif de Mashiash ne veut rien dire de plus qu’un chef de guerre tribal.

Il n’y a pas de connotation spirituelle attachée à ce terme, pas de choix, de nomination, pas de divinité, pas de temple ni de salut. L’addition de ces requis ne prit place seulement qu’après l’hellénisation de l’ancien culte arabo-juif.

Comme l’ancienne communauté arabe était tribale de manière prédominante (et l’est toujours en ce moment même), ainsi la culture tribale de raids et de conquête (comme perpétrée aujourd’hui par Daesh), était la stratégie principale pour obtenir la domination politique. Ceci explique pourquoi la bible hébraïque est remplie de contes de guerres, de raids et ceci explique aussi l’héritage historique et culturel qui motive un groupe militant comme l’EIIL.

Donc, à chaque fois qu’une tribu arabe, et pas seulement les Asir-alites, était subjuguée par une autre plus puissante, le peuple de la tribu rêvait d’un nouveau leader, un Mashiash qui les délivrerait de leur misère et de leur subjugation.

En ce sens, David fut un Meshaiash, un leader tribal, un homme qui mènerait ses guerriers dans un de ces raids sans merci de l’ancienne Arabie, durant lesquels il n’y avait aucune règle morale à l’exception de la survie et de la domination de la tribu à tout prix, même si cela signifiait l’extermination de l’autre tribu et la mise en esclavage de ses femmes et de ses enfants (ce que le monde moderne appelle maintenant un génocide).

Tandis que la sensibilité du monde occidental avancé est maintenant profondément offensé par les raids sauvages menés par l’EIIL/Daesh et leur nouveau Calife/Mashaiash/Sheikh, d’un autre côté, la sensibilité chrétienne occidentale n’a aucun problème avec bien des raids tribaux juifs dont leur bible est remplie. Tous ces raids sanglants étaient menés par les Mashiachs/Messies juifs.

Pouvez-vous percevoir la contradiction ici ? Mais encore plus important, pouvez-vous dire comment et quand commença ce paradoxe qui aliéna le monde occidental de ses propres valeurs culturelles ?

Ceci s’est produit lorsque nous avons renoncé en occident à notre propre ancienne sagesse et connaissance et avons au lieu de cela, souscrit à la culture du messie, un pur produit de l’ancienne Arabie. Et comme la culture ancienne de l’Arabie a toujours été tribale, intolérante et extrêmement violente, Paul l’apôtre, termina son long séjour là-bas après qu’il ait apparememnt atteint deux conclusions décisives ; c’est le truc mentionné plus tôt.

D’abord, Paul a tourné le dos (éternellement) à l’ancienne Arabie, car il savait que s’il ne le faisait pas, il deviendrait encore le zèlé violent et intolérant qu’il fut avant d’être captivé, hypnotisé par l’histoire du fils de dieu. Ensuite, Paul ne pouvait pas voir le Mashiach/Messie au travers de l’objectif hermétique tribal de l’Arabie ; au lieu de cela il garda l’histoire originale arabe et le thème du messie, mais la moula dans la culture greco-romaine de la diversité et de la tolérance (ce qui ne dura pas bien longtemps par la suite…)

Ce faisant, Paul arriva à retourner ce qui semblait être un culte arabo-juif non mitigé de violence sans fin en un message universel de foi qui pouvait satisfaire tous les enfants de dieu et non pas seulement ceux qui étaient circoncis.

Mais de fait, le message de Paul reposait principalement sur le concept arabe du Meshiach/Messie.

Le côté dangereux de cette doctrine du messie est qu’elle est fondée sur le sens tribal arabe de l’insécurité et de la vulnérabilité (dû à une culture militante de raids constants). Cette insécurité a toujours mené les juifs arabes à chaque fois qu’ils étaient subjugués par des raids internes arabes ou même des forces externes comme les Egyptiens ou les Babyloniens à rationaliser leur subjugation comme une punition divine pour leur foi et pratiques imparfaites, comme dans le cas de la “captivité babylonienne”.

Ainsi, les croyants dans la foi messianique se retrouvent toujours dans un état perpétuel d’incertitude quant à leur foi. Chaque mauvaise fortune dans leurs affaires courantes est traduite en une foi imparfaite, corrompue, un sens profond du pêché, qui se manifeste souvent dans la méthode fondamentaliste et dogmatique comme pour les chrétiens sionistes, les chrétiens évangélistes, les musulmans salafistes, la secte de la confrérie des Frères Musulmans, la secte takfiriste, les juifs Heredi et bien sûr les sectes islamiques chi’ite et Wahabite.

C’est lorsque le concept de mashiach/messie/sheikh vient toujours à jouer un rôle. Dans un temps de défi et de controverse, les croyants messianiques (spécifiquement les orthodoxes), inondés de l’incertitude de la rectitude de leur foi courante et de leur conduite, commencent à rêver d’un autre messie, sheikh, qui pourrait les mener sur la voie du juste (le plus souvent sa propre voie…)

Et dans le processus de retourner dans le soi-disant droit chemin de dieu, toujours plus de messies/sheikhs, que ce soit Joseph Smith des Mormons ou le “Calife” Abou Bakhar Al-Baghdadi de l’EIIL/Daesh, émergent et le cycle du dogmatisme, de la violence et de l’extrémisme se perpétue à l’infini.

Au cœur du mensonge historique… L’origine hébraïque du takfirisme

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“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~Professeur Ze’ev Herzog, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv,
 dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999~

 

Les racines juives de la culture takfirie

 

Dr. Ashraf Ezzat

 

Avril 2016

 

url de l’article:

http://www.therebel.is/news/ashrafezzat/859837-the-jewish-roots-of-takfiri-culture

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Çà a commencé aprés l’onde de choc chaotique et non anticipée des manifestations au Moyen-Orient, connues sous le nom de “printemps arabe”. Même ceux qui l’ont vu venir n’ont jamais pensé qu’il mènerait à la guerre et à la destruction à une telle horrifique échelle. C’est époustoufflant: où donc se sont cachés tout ce temps ces hordes de guerriers musulmans fanatiques ? Ils ne sont pas sortis de nulle part. D’où proviennent tous ces terroristes “takfiristes” et quels sont les racines historiques et culturelles qui ont aidé à façonner ce dogme morbide et son intolérance ? Est-ce que cette culture d’anathémiser quiconque souscrit à une foi différente est un phénomène nouveau ou pourrions-nous retracer historiquement le chemin de ses racines culturelles et géographiques ?

Également non anticipé fut également le commencement de la plus grande série migratoire dans le sillage des guerres en Irak, en Libye et en Syrie. De grosses vagues d’immigrants se sont mises en route pour un dangereux voyage vers l’Europe. Pourquoi spécifiquement l’Europe ? Parce qu’il n’y avait pas d’autre endroit sécure au Moyen-orient tandis que l’Europe est économiquement stable et réside pratiquement la porte d’à côté. Et puis soyons honnêtes, ne sont-ce pas l’Europe et l’OTAN (en coalition avec les Etats-Unis) qui on commencé l’onde de choc des déstabilisations et des guerres au Moyen-Orient. Après avoir rasé l’Irak et la Libye, il ne se passa pas longtemps avant que la Syrie ne s’embrase.

Les politiciens européens ont pensé qu’ils pourraient échapper aaux conséquences de leur destruction au Moyen-Orient, mais la crise actuelle de l’immigration leur a non seulement prouvé avoir tort, mais aussi qu’ils avaient la vision très courte. Quand on regarde l’histoire, ce n’est pas si fréquent, mais lorsque qu’a lieu une transhumance migratoire importante, cela cause très souvent des changements historiques sérieux. L’histoire montre non seulement des changements démographiques mais aussi de sérieux changements culturels et religieux.

Comment croyez-vous qu’une enclave juive ait pu s’établir dans une Palestine (de prédominance païenne) quelques siècles avant que le conte du Christ ne se passe et devienne central ?

La migration de milliers de jiuifs arabes de l’ancien Yémen et de l’Arabie du sud vers la terre de Palestine et la Syrie est un exemple flagrant et évident de l’histoire ancienne de la région. Ce fut une migration graduelle qui commenca vers le 4ème siècle Av.JC. Revisiter l’histoire ancienne qui mena à cette migration va nous aider à déconstruire le mythe de voir la Palestine comme la patrie des premiers israélites.

Comme les musulmans syriens d’aujourd’hui fuient la guerre et l’insécurité, les juifs d’Arabie et les païens de l’ancienne Arabie du sud migrèrent de leur terre native : le Yémen.

Oui, c’est juste, l’ancien Yémen est la patrie originelle du judaïsme et des Israélites.

A quoi sert l’histoire si elle ne nous apprend rien ? et par l’histoire, je ne parle pas des livres déformateurs de celle-ci que vous avez utilisés comme base d’étude à l’école, ni non plus les films hollywoodiens que vous regardiez adolescents, qui ne sont que de la propagande. En fait, la totalité du narratif académique occidental au sujet de l’histoire de l’ancien proche-orient (incluant la soi-disante “histoire biblique”) est tellement éronnée qu’on a besoin d’un changement de paragigme en ce qui concerne sa location géographique même.

L’histoire de l’ancienne Arabie et du Yémen a longtemps été négligée (et quelque part sous-estimée) par le monde universitaire et académique occidental.

Mais, à la fin du XIXeme siècle et durant les premières décenneies du XXème, commencèrent quelques ferventes excavations archéologiques au Yémen. Ces expéditions archéologiques augmentèrent leur cadence de travail au Yémen alors que le mouvement sioniste devenait de plus en plus proche de réaliser son rêve politique: d’obtenir une patrie pour les juifs européens. Ce n’est pas que le Yémen fut l’endroit objet des convoitises des sionistes quant à leur patrie, mais parce que les autorités rabbiniques savaient qu’ils avaient besoin de preuves historiques pour justifier de leur prise illégale et de leur usurpation de la Palestine. Les plus anciens du mouvement sioniste savaient pertinemment que seul le Yémen pouvait faire sortir quelques véritables trouvailles archéologiques juives datant des remps anciens. Les juifs yéménites migrèrent vers Israël en 1949-50 dans ce qui fut appelée du nom de code “l’opération tapis volant”.

Ils avaient creusé au Yémen et c’est au Yémen qu’ils découvrirent des artéfacts juifs très importants. Toutes ces trouvailles archéologiques juives furent alors secrètement transportées du Yémen vers Israël, alors même que 50 000 juifs yéménites étaient secrètement transportés à Tel Aviv en 1949.

Fadel El Rubaie, l’anthropologue de renom irakien parle de l’île yéménite de Kamran comme étant l’endroit original de la découverte de ce qui fut appelé “les parchemins de la mer morte”. De plus, émanant de son travail de terrain au Yémen, El Rubaie a fréquemment insisté sur le fait que beaucoup de site anciens juifs, comme celui de Or Salem (la Jérusalem yéménite) et la montagne Sion furent pillés dans la première moitié du XXème siècle.

Dans une opération du Mossad appelée “opération tapis volant”, des milliers de juifs yéménites furent transportés par voie aérienne en Israël au moyen de quelques 380 vols secrets qui furent rendus possibles avec l’aide des avions américains et britanniques. C’est par ce même soutien américain et britannique que fut grandement facilité la prise de la Palestine par les Israéliens.

La mauvaise interprétation de la géographie dans les écritures juives

“Et David et tout Israël allèrent à Jérusalem, de même Jebus et les Jébusites, habitants de la terre, étaient là.” 1 Chroniques 11:4

Dans ce psaume (dont le contexte géographique passe souvent inaperçu) des Chroniques (des juifs yéménites) il esr rendu inévocablement clair que la véritable terre de Jérusalem était originellement appelée (Jebus) et qu’elle était habitée par les “Jébusites”. Ce morceau d’information historique est complètement étranger au “Jérusalem” moderne en Palestine/Israël, alors que nous pourrions facilement trouver la vieille ville fortifiée de “Yébos/Jebus” au Yémen aujourd’hui. Vous ne pouvez pas la louper puisqu’elle est aujourd’hui site culturel héritage de l’UNESCO de la ville de Beit Bos (Jebus) au sud de Sana’a. Aussi, si vous utilisez un soupçon de pensée critique, vous trouverez ce psaume suivant particulièrement intéressant:

“Alors dieu détruisit les Ethiopiens devant Asa et devant Judas ; et les Ethiopiens s’enfuirent.” 2 Chroniques 14:11

Pourquoi le dieu des Israélites s’embarasserait-il à détruire les Ethiopiens si le peuple élu était là-haut en Palestine.

Séparé par des milliers et des milliers de kilomètres de terre et d’eau, l’Ethiopie semble être un impossible ennemi pour les Israélites. Mais ce ne serait pas une notion si farfelue si nous interprétions toutes les histoires bibliques au sein de leur géographie originelle à savoir… Le Yémen. Si vous n’êtes pas familiers avec la géographie de l’ancien proche-orient, le Yémen serait aussi proche de l’Ethiopie que l’état d’Arizona du Mexique, tandis que la Palestine serait aussi loin de l’Ethiopie que le Canada l’est du Mexique.

Si c’était le cas, pourquoi le mouvement sioniste n’a t’il pas changé de point de focus et choisi le Yémen pour nouvelle patrie? Et bien c’était simplement géopolitiquement hors de question si pas impossible. De surcroi, historiquement, le Yémen, tout comme l’Afghanistan est une des plus difficiles places sur terre à conquérir. Beaucoup au fil de l’histoire, ont essayé de le contrôler et ils ont tous échoué. Les armées d’Alexandre le Grand ont balayé l’ensemble des territoires du proche-orient, mais ils ne pensèrent jamais qu’ils pussent subjuguer le Yémen. La même chose se produisit avec les Romains. Ce que l’histoire appelle les “guerres romano-juives” qui débutèrent en 167 av JC avec les Maccabis, se sont déroulées dans l’ancienne Arabie et au Yémen.

Le terrain escarpé et les conflits tribaux continus, spécifiquement après le déclin de l’ancienne route du commerce des encens, ont transformé les tribus de l’ancien Yémen en militants et en guerriers. Avec l’ancienne route de la soie, la route de l’encens (qui coupait à travers l’ancien Yémen et la côte Ouest de l’ancienne Arabie) furent les grandes routes commerciales principales internationales de l’ancien monde. La route de l’encens transportait des textiles, des épices, de l’or, de l’ivoire et bien sûr des encens depuis les côtes sud du Yémen. Après des mois dans le désert d’Arabie les caravanes de dromadaires avaient transporté leurs cargos de valeur en Egypte à l’Ouest et en Mésopotamie (Irak) à l’Est. Le commerce des caravanes anciennes étaient un tel commerce lucratif qu’il était souvent pillé par les militants arabes.

Même les Babyloniens et les Assyriens essayèrent de sécuriser cette route d’échange vitale contre le harcèlement arabe et les pillages fréquents. Lorsque les raids militaires ne fonctionnaient pas pour contrôler les arabes yéménites et parmi eux bon nombre de juifs, le roi babylonien Nabuchodonozzor pensa que la seule façon par laquelle il pourrait contrôler ces pirates arabes serait par un transfert de population. Ainsi donc, en 587 Av JC commença un des plus gros transferts importants de population arabe du sud de l’Arabie et du nord-Yémen vers Babylone, ceci est connu dans la littérature juive sous le vocable de la “captivité babylonienne”.

Si vous y pensez bien, Les Babyloniens devaient avoir été si désespérés pour faire cela d’une telle manière ardue et si chère. Transférer des milliers de membres de tribus arabes et yéménites des territoires du sud-ouest au nord-est de la péninsule arabe voulait dire une chose. Les guerriers d’Arabie et du Yémen posaient une mencae économique constante aux intérêts d’en fait à la fois les Babyloniens et les Egyptiens. La plupart des raids militaires de l’ancienne Egypte focalisaient aussi sur le contrôle de la fréquente rébellion arabe/hébreue le long de la côte ouest de la péninsule arabe et ce jusqu’au Yémen.

Et juste de la même manière que Babylone n’était pas la patrie des juifs à l’époque, la Palestine n’est manifestement pas la leur actuellement.

Le Yémen et le sud de l’Arabie ont toujours été la patrie perdue des Israélites et des anciennes tribus hébreues arabes. Dans son très renommé livre de recherche “Bible came from Arabia”, feu Kamal Salibi, historien prominent historien de l’Université Américaine à Beyrouth (Liban), élabora sur son nouveau changement de paradigme en relation avec ses trouvailles. Si des excavations archéologiques sérieuses et non-biaisées sont faites sur la base de son travail, alors la théorie de Salibi pourrait drastiquement changer l’entière histoire biblique telle qu’on la connait.

Mais ne vous y trompez pas: par ces nouvelles révélations nous n’endorsons aucunement la validité de toutes affirmations historiques futures faites par les juifs actuels sur la possession de la terre du Yémen.

Lorsque nous parlons du Yémen comme patrie des Israélites du début, nous devons garder présent à l’esprit que les Israélites, en tant qu’ancienne tribu yéménite arabe, ont disparus depuis longtemps.

Les juifs yéménites des temps modernes sont les descendants des convertis au judaïsme lorsque le Yémen retourna dans le judaïsme sous le règne de Dhu Nuwas en l’an 520 de notre époque.

La mentalité de style Daesh des anciens Hébreus

Dhu Nuwas ne devrait pas être identifié en tant que roi yéménite, mais plutôt comme un chef de guerre yéménite et leader d’un groupe de guerriers, si pas des terroristes. Si on veut tirer un parallèle moderne, on pourrait comparer Dhu Nuwas et ses militants avec ceux de l’EIIL ou Daesh. En ce sens, El Baghdadi serait l’équivalent moderne de Dhu Nuwas.

Nous n’essayons pas de diffamer quelque figure historique que ce soit par cette comparaison, nous essayons plutôt de révéler un des caractéristiques inhérentes de la culture arabe/hébreue à savoir l’intolérance religieuse et la violence.

Cette culture militante rampante est toujours démontrable de manière égale avec la nature violente des groupes islamisres comme Al Qaïda et l’EIIL, comme cela est le cas avec les groupes juifs orthodoxes fondamentalistes “Haredi” dans l’Israël des temps modernes (dont beaucoup au fait, sont d’origine Misrahi-arabe et yéménite).

Depuis bien des décennies, embrumés par un état d’esprit tourné vers la bible, un nombre incalculable d’orientalistes occidentaux ont quelque peu décodé de manière erronée l’histoire de l’ancien proche-orient. Dans leur soi-disante tour de Babel académique, ils décidèrent de ne pas faire émerger la vérité historique, mais de faire vérifier leur narratif biblique déformé.

Avant que Dhu Nuwas ne saisisse le pouvoir en 522, le Yémen était contrôlé par les Askumites (des Ethiopiens, cela semble t’il familier ?..), un royaume chrétien s’étendant sur ce que sont aujourd’hui l’Erythrée et l’Éthiopie. Après sa rébellion militaire, Dhu Nuwas et ses guerriers juifs commencèrent promptement à détuire toutes les églises chrétiennes du Yémen. Pouvez-vous discerner des similarités ici avec Daesh et leur persécution / élimination des chrétiens irakiens et syriens et la destruction de leurs églises ?
Une peinture des martyrs de Najran et dessous une image de la décapitation brutale de civils par l’EIIL. (voir l’article original)
Puis il est parti à Najram, une place forte asksumites et chrétienne dans le sud-ouest de l’Arabie. Après avoir accepté la capitulation de la ville, Dhu Nuwas massacra tous ceux (chrétiens locaux) qui ne voulurent pas renoncer au christianisme. De fait, les archives historiques arabes parlent d’un horrible pogrom dans lequel des milliers de chrétiens furent décapités et brûlés vifs pour avoir refusé de se convertir au judaïsme que Dhu Nuwas professait au fil de l’épée. Une estimation du nombre de morts de cet ancien “holocauste”se situe aux alentours de 20 000 personnes. Le massacre brutal perpétré par Dhu Nuwas, yéménite juif, créa de fait une onde de choc de terreur qui se propagea jusque dans les palaces de Constantinople la romaine.

Un article récent fut publié dans le journal israélien Haaretz intitulé: ‘Before Islam: When Saudi Arabia Was a Jewish Kingdom’. Alors qu’une ancienne inscription en arabe réferrant au massacre par les juifs des chrétiens de Najran a été récemment découverte par une expédition archéologique française dans le sud de l’Arabie Saoudite, l’auteur de l’article (israélien) se demandait si ces militants juifs menés par Dhu Nuwas étaient bien de vrais juifs. La réalité historique est que ces guerriers sans pitié et leur culture de la décapitation de l’intolérance et de la belligérence forcenée, sont les véritables juifs originels. Le journaliste du journal Haaretz et la plupart des colons israéliens modernes qui occupent la Palestine, sont en fait ceux qui ne sont pas réels, pas originels.

Du point de vue des érudits modernes sur l’histoire de l’antiquité tardive, la décision de Dhu Nuwas de forcer la conversion au judaïsme sous peine de mort ne peut être expliquée qu’en termes de ses profondes convictions religieuses et culturelles. En d’autres termes: la culture tribale arabe et yéménite de “takfir”.

Ceci a peut-être échappé à beaucoup d’entre nous, mais lorsque vous y réfléchissez, vous serez effaré de constater que la plus grande partie de la bible hébraïque n’est qu’au sujet de raids brutaux et de massacres génocidaires.

Voici comment était la vie dans l’ancienne Arabie, un cycle sans fin de conflit tribaux et de raids. Histoire après histoire de raids tribaux mortifères, que ce soit de Saul, David, Joshua, qui ne laissent derrière eux que destruction et carnage. Mais pour adoucir le choc, ces histoires nous furent vendues en tant que guerres saintes des Israélites et en insérant la carte sacrée, sainte dans le narratif, nous nous sentons (inconsciemment) incités à fermer notre pensée critique, si nous en avons une.

De la même manière, le sionisme moderne a englobé la Palestine en frappant cette même corde sensible et sacrée de la religion. Des millions de naïfs croyants occidentaux permettraient quelque folie que ce soit de prendre forme sur la terre palestinienne simplement pour voir se réaliser leur rêve déformé et tordu d’un retour du Christ.

La même logique ( celle de la seconde venue d’un sauveur guerrier) est couramment employée par l’EIIL/Daesh dans sa guerre sainte contre les infidèles (Kafir). Les suiveurs de Daesh croient vraiment qu’ils combattent contre des apostats qui méritent d’être massacrés de sang froid. Et que seulement après la défaite de cette large apostasie pourra prévaloir le Califat Islamique (royaume de dieu) sur les nations.

Avez-vous réussi à saisir le parallèle culturel ici ou est-ce trop subtil pour le remarquer ?

La (très dangereuse) idée du Takfir (accuser des croyants d’une autre secte ou autre foi d’apostasie punissable de mort brutale) n’est pas (comme nous l’avons exposé) exclusivemt islamique, mais cela remonte très loin dans la culture de l’ancienne Arabie et de ses tribus juives.

Cette intolérance tribale de toute foi autre que celle qui est acceptée et embrassée par la tribu (qu’elle soit israélite ou islamiste) est ce que nous pourrions identifier comme une des caractéristiques de l’ancienne culture arabe.

Nous ne sommes une fois de plus pas en train de diffamer quelque religion que ce soit ou leurs croyants, mais nous fouillons toujours plus profond dans les racines culturelles de l’extrêmisme (religieux) et de l’intolérance à la fois dans le judaïsme et dans l’islam. En d’autres termes, nous exposons les origines culturelles et géographiques arabes à la fois de l’Islam et du Judaïsme. Nous le faisons tout en douchant froidement et en toute connaissance de cause les orientalistes occidentaux qui au travers de leur interprétation déformée et biaisée de l’histoire biblique ont égaré des générations de croyants naïfs et trompés. Par croyants, je veux dire les millions qui furent amenés aveuglément à accepter le faux narratif des orientalistes et qui l’acceptent toujours en ce moment très précis.

Si vous voulez vraiment renoncer à ce mensonge et découvrir la véritable histoire arabe des Israélites et celle de l’Egypte ancienne, vous pouvez lire mon livre “Egypt knew no Paharaohs nor Israelites” (disponible en version kindle, en anglais)

 

=*=*=*=

 

Nous songeons à traduire ce livre en français. Nous l’avons lu, il en vaut la peine.

 

Ashraf Ezzat sur Résistance 71

De la mythologie au mensonge: L’Egypte antique n’a connu ni pharaons ni Israélites…

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“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~Professeur Ze’ev Herzog, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv,
dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999~

 

L’Egypte antique n’a jamais connu de pharaons

 

Dr. Ashraf Ezzat

 

18 Juin 2011

 

url de l’article original:

https://ashraf62.wordpress.com/2011/06/18/ancient-egypt-had-no-pharaohs-2/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Du même auteur: « Les racines juives de la culture takfirie »

 

Si vous pensez que l’histoire ne concerne que le passé… Vous devriez y penser à deux fois.

Si vous pensez que les histoires de la bible hébraïque au sujet de l’Egypte ancienne sont vraies… Vous devriez y penser à deux fois…

Et si vous pensez que l’Eypte ancienne était dirigée par des pharaons.. alors lisez ces lignes qui suivent.

PROLOGUE

Le titre peut paraître un peu étrange et laisser perplexe, mais dans mon livre (publié en format Kindle), j’ai élaboré sur les raisons historiques du pourquoi les anciens gouvernants de l’Egypte antique étaient appelés “rois” et non pas “pharaons”.

Note de Résistance 71: Nous avons lu le live en question du Dr. Ezzat. Il apporte une vision totalement novatrice sur l’affaire de l’Egypte antique, de l’exode biblique et de ce qu’il faut bien appeler l’escroquerie multi millénaires de la “terre promise”. Nous le traduirons sans doute dans le futur.

Soutenu par une communauté d’universitaires connus et de haut niveau ainsi que par leurs recherches et trouvailles impressionnantes dans le domaine, je vais révéler un des plus grands actes de déception et de tromperie de l’histoire, responsable de la création et du concoctage du mythe des pharaons égyptiens.

Oui, l’histoire d’une Egypte ayant toujours été dirigée dans les temps anciens par des pharaons n’est rien d’autre qu’un mythe et un mensonge éhonté. En fait, la célèbre histoire de Moïse et du Pharaon ne s’est jamais produite dans l’Egypte antique, l’histoire de l’exode du peuple juif tel qu’elle est narrée dans la bible hébraïque, s’est produite dans un obscur petit village du nom de Misraïm (qui, sur une carte moderne, serait localisé dans le nord du Yémen).

Ma propre recherche, combinée avec tout un corps d’investigations académiques très sérieuses et soutenue par des trouvailles sur base de preuves, exposera un mensonge qui a tenu de manière incroyable pendant deux mille ans.

Au troisième siècle avant notre ère, la bible hébraïque fut traduite en grec à la célèbre bibliothèque d’Alexandrie. Soixante-dix scribes juifs, donnant ainsi sa dénomination de bible septante, furent assignés à cette tâche par le roi Prolémée II. Dans la traduction grecque, les scribes juifs ont adroitement remplacé cet obscur endroit de Misraïm et son Pharaon par la puissante Egypte et son roi.

Depuis lors, la traduction falsifiée de la “septante” portant cette déformation malicieuse de l’histoire ancienne, a été la source de toutes les traductions de la bible dans le monde (même celle qui se trouve sous votre oreiller…)

א וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶלמֹשֶׁה, עוֹד נֶגַע אֶחָד אָבִיא עַלפַּרְעֹה וְעַלמִצְרַיִםאַחֲרֵיכֵן, יְשַׁלַּח אֶתְכֶם מִזֶּה: כְּשַׁלְּחוֹכָּלָה, גָּרֵשׁ יְגָרֵשׁ אֶתְכֶם מִזֶּה

Et DIEU a dit à Moïse: “Une calamité de plus vais-je amener sur le pharaon et sur Misraïm après quoi il sera obligé de vous laisser partir. Lorsqu’il le fera, il vous expulsera tous ensembles.” Exode 11:1

“Rois ou Pharaons, quelle différence cela peut-il bien avoir ?” argumenteront certains. Et bien, cela ferait une énorme différence si nous découvrions que pendant des milliers d’années, nous avons vécu un mythe, un autre conte juif mal interprêté, détourné et auquel nous nous accrochons comme la seule vérité irréfutable jusqu’à ce jour. Cela ferait une grande différence de découvrir qu’après quelques siècles suite à la chute de l’ancien monde, nous avons regrettablement renoncé à sa sagesse et à son mysticisme et au lieu de cela, embrassé dogme et mensonge.

Cela ferait une énorme différence si nous savions que ce qui se passa en ces temps anciens dans le vieux proche-orient, a modelé, au fil de longs siècles et par notre ignorance voulue, la façon dont nous vivons aujourd’hui avec toute cette toile de conflit et d’intolérance politique, ethnique et religieuse. Ce n’est qu’en mettant au grand jour le mensonge ancien et en révélant la vérité, que nous pourrons démêler ce réseau intriqué d’antagonisme et de belligérence que nous n’avons que par trop subi. Séparer la vérité du mensonge est ce que nous pensons réussir à faire en mettant au grand jour ce mythe du pharaon et de Moïse en Egypte.

L’Egypte antique, l’essor et la chute

L’Egypte, une nation connue dans le monde entier et à tort, comme la terre des pharaons, est tellement imbriquée dans l’histoire que vous pouvez retracer sa culture, sa spititualité et ses traditions sur des milliers d’années. Tandis que le monde rampait hors des âges préhistoriques, l’Egypte ancienne construisait les grandes pyramides sous un puissant gouvernement centralisé et hautement organisé.

Une chose qui fait que l’Egypte se tient à part comme civilisation assez unique du monde antique, mis à part les colossales merveilles laissées à l’humanité, est le fait que les anciens égyptiens maintenaient une documentation solide et très cohérente de leurs chroniques, tout était dûment archivé.

Les archives égyptiennes couvraient les affaires géopolitiques, socio-économiques, militaires etc… et même les activités de la vie quotidienne d’une telle manière que cela ne laissait aucune place à la supposition ou à la spéculation.

Malgré cette obsession pour la documentation, les archives égyptiennes ne comportent absolument aucune mention de Moïse, des Israélites ou d’un soi-disant pharaon.

Avec la chute de l’Egypte ancienne, la langue de cette civilisation, les hiéroglyphes, qui demeurèrent intacts et actifs pendant plus de trois millénaires, furent éventuellement déclarés obsolètes pendant la période ptolémaïque et romaine (332 AEC ~ 395 EC)

Par la suite, les monuments et les textes égyptiens furent enveloppés de silence et de négligence. La grande civilisation qui fut témoin de l’aube de la première conscience humaine et avait aidé à façonner le code de conduite morale de l’humanité passait aux oubliettes de l’histoire.

Durant les 1500 ans que s’en suivirent, bien trop de narratifs et d’histoires furent inventées pour essayer de reconstruire l’histoire de l’Egypte ancienne, non pas comme cela se passa dans les faits, mais au travers d’interprétations et de manipulations qui quelque part, servaient les intérêts des raconteurs d’histoire (dans notre cas précis de la bible, la monarchie grecque et le clergé juif).

L’histoire de l’Egypte ancienne, version israélite

De tous les narratifs disponibles au sujet de l’Egypte antique, celui de la bible hébraïque est le seul qui a dans un sens clâmé détenir la seule vérité et l’a monopolisée.

Ainsi, pendant plus de deux mille ans, la plupart des érudits et universitaires de l’histoire ancienne du Proche-Orient, se sont essentiellement appuyés sur la bible en tant que référence scientifique. Ce faisant, ils ont simplement suivi ce que les scribes hébraïques écrivirent dans leur traduction erronée et manipulée de ce qui se voulait être l’histoire de l’Egypte ancienne et ils prirent ces écrits comme étant irréfutables. Quant au commun des mortels, qui était essentiellement illétré et très naïf, il fut victime de ces histoires tronquées et manipulées dites au gré d’un nouvel afflux d’immigration juive en Egypte et en Afrique du Nord.

Après la traduction de la bible hébraïque en grec, on ne pouvait plus arrêter la vaste dissémination des histoires déformées des Israélites, spécifiquement celle de Moïse et du pharaon.

Le monde commença à voir l’Egypte, en accord avec la narratif hébreu déformé, comme étant la terre où règnaient brutalement les pharaons et qui avaient réduit en esclavage les Hébreus. L’Egypte biblique fut la terre témoin des soi-disantes 10 calamités, de la séparation fictive de la Mer Rouge et de l’exode des Israélites.

Mais la vérité, déformée par l’oligarchie grecque et le clergé juif dans leur bible septante, est que l’ancienne Arabie fut l’endroit où l’histoire de Moïse et du pharaon se produisit. A ce point, vous vous demandez sûrement pourquoi les scribes juifs commirent cet acte de déception à grande échelle, plus encore, comment purent-ils cacher l’origine arabe/yéménite de leurs histoires israélites (je fournis la réponse à cette question dans mon livre “Egypt knew no Pharaohs nor Israelites”)

“Préparez-vous à l’impensable et à imaginer ce qui ne fut jamais pensé comme l’étant, car si l’Egypte n’a connu aucun pharaon, alors il va s’en dire qu’elle n’a jamais non plus connu de Moïse…”

Donc, à chaque fois que l’Egypte fut mentionnée pendant les deux mille dernières années, le mot pharaon devait être prononcé, donnant ainsi toujours plus de puissance, même si erronée, à la désignation biblique des dirigerants de l’Egypte antique comme étant des pharaons.

La résurrection de l’Egypte antique

Ce ne fut pas avant 1822 et les travaux de l’égyptologue et philologue français Jean-François Champollion que l’on put déchiffrer les hiéroglyphes et ce grâce à son travail ardu et sa réussite dans la traduction de la pierre de Rosette (Rosetta Stone). Merci donc au grand Champollion, car les archives muettes depuis si longtemps et les chroniques inscrites, gravées dans la pierre et écrites sur papyrus, purent être ramenés à la vie et finalement comprises.

Ce que ses prédécesseurs pensaient être une maçonnerie brute couverte de quelques écritures bizarres et des cercueils hantés de malédiction éternelle, commença à attirer des historiens et archéologues modernes avides de savoir.

En époussetant les anciens objets et les inscriptions des temples, les archéologues modernes, et ce pour la toute première fois, commencèrent à écouter la pierre parlant de la vérité au sujet de l’histoire réelle de l’ancienne Egypte.

Au milieu du XIXème siècle, la véritable version de l’histoire de l’Egypte ancienne et du Proche-Orient a commencé à se savoir alors que ses véritables narratifs étaient de nouveau expliqués. Ironiquement, ce que les archives exhumées de l’Egypte antique ont dit aux historiens et archéologues modernes fut complètement différent de ce qu’avait dit et affirmé le narratif hébreu en ce qui concerne les faits de la terre d’Egypte.

Mais ce qui prit les historiens complètement par surprise fut le fait que les archives de l’ancienne Egypte ne faisait absolument aucune mention des Israélites en Egypte, absolument aucune, alors que la bible hébraïque regorge de contes épiques sur l’Egypte.

Alors que toujours plus de textes et d’inscriptions de l’Egypte antique étaient décodés, le narratif biblique s’éloignait de plus en plus de la vérité. De manière plus qu’intéressante, alors que les découvertes archéologiques incessantes ravivaient l’histoire réelle de l’Egypte ancienne, le narratif biblique continua à se décomposer, soumettant quelques unes des histoires dominantes israélites, comme celle de l’exode, aux doutes scientifiques et à une seconde réflexion.

Pendant deux mille ans, le monde a été endoctriné par la croyance indéfectible liant les Israélites avec l’Egypte. Alors que toujours plus d’outils sortaient de terre la vérité sur l’Egypte antique, le narratif biblique continua à se dégrader et à passer de plus en plus pour inauthentique aux yeux des universitaires.

L’histoire de l’exode est couramment réfutée par de prominents archéologues modernes, dont un certain nombre de manière plus qu’intéressante, sont Israéliens. Les égyptologues regardent maintenant l’histoire de l’exode des Israélites comme un mythe qui ne pouvait refléter la véritable histoire.

L’incroyable découverte

Si nous remontions dans le temps et cherchions à savoir comment le mot “pharaon” obtint cette célébrité mondiale, nous devrions sans aucun doute nous arrêter avant l’histoire phare hébreue de l’exode d’Egypte.

Pharaon était-il le nom du roi égyptien ou était-ce son titre ou épithète ? Voilà une chose sur laquelle la bible n’est pas claire du tout.

Tracer l’éthymologie et l’historicité de ce mot “pharaon” m’a emmené dans un long voyage dans le temps, celui de l’Egypte antique. Durant ce voyage des plus excitant, je suis tombé sur la plus incroyable des découvertes.

Non, je n’ai pas trouvé une nouvelle momie royale, ni n’ai trouvé le tombeau perdu du roi Akhenaten, j’ai simplement trouvé et ce contrairement à ce que tout le monde croyait, que la véritable histoire et les chroniques de l’ancienne Egypte ne faisaient absolument aucune mention de soi-disants pharaons.

L’histoire montre que l’Egypte antique ne connaissait que des rois et parfois des reines, mais jamais de “pharaons”, ni du reste aucune mention d’une quelconque mise en esclavage des Israélites. De fait, l’esclavage n’était pas du tout une pratique courante dans l’Egypte ancienne et il ne fut introduit que dans les dynasties tardives après la conquête perse et romaine.

L’époustoufflante vérité est que l’endroit géographique narré dans la bible hébraïque ne peut pas être et ne sera jamais trouvé sur des territoires égyptiens, ni palestiniens. En d’autres termes, la bible hébraïque et ses histoires est un cas énigmatique de perte de notion géographique (comme je l’explique plus en détail dans mon livre).

Lorsqu’on en arrive au décodage des énigmes connectées à l’histoire ancienne de l’Egypte et à ses traditions, croyez-en mon expérience, les Egyptiens en savent plus long (et ce alors même que l’égyptologie est une création occidentale), simplement parce que les chercheurs égyptiens ne sont pas étrangers au code culturel de leur terre ancestrale natale et là réside l’échec majeur des orientalistes. Décoder l’histoire du Proche-Orient au travers d’un prisme culturel occidental, orienté par les histoires de la bible, est le pourquoi toute cette affaire est partie en vrille.

“Maintenant respirez un grand coup et essayez de digérer le fait que la terre promise aux Israélites n’est pas en Palestine, où l’Israël des temps modernes a été établi depuis près de sept décennies maintenant. Pas mal comme renversement de paradigme non ?..”

Les universitaires occidentaux se sont jusqu’ici préoccupés de mettre à jour non pas la vérité historique, mais le narratif biblique du Proche-Orient antique, de la façon dont on leur a dit que cela s’était passé. Mais ce que les orientalistes croient et savent qu’il s’est passé est en fait la supposition erronée que mon livre expose. Nous y révélons que les Israélites bibliques et leurs histoires, contes et livre (la bible) ont plus à voir avec l’ancienne histoire de l’Arabie et ses traditions que la culture et la spiritualité occidentales.

Dans le livre, le Dr. Ezzat ne brise pas seulement un stéréotype du lien entre les pharaons et l’Egypte ancienne, mais aussi celui du judaïsme et de la spiritualité occidentale.

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“La conclusion acceptée par la majorité des archéologues et des érudits de la bible fut qu’il n’y eut jamais de grande monarchie et que le roi Salomon n’a jamais eu de grand palais dans lequel il hébergeait ses 700 épouses et 300 concubines. Ce furent des écrivains postérieurs qui inventèrent et glorifièrent un puissant royaume uni, établi par la grâce d’une seule déité. Leur riche et distinctive imagination a aussi produit les histoires de la création du monde, du terrible déluge, de l’errance des anciens, de la lutte de Jacob avec l’ange, l’exode d’Egypte et le passage de la Mer Rouge, la conquête des Cananéens et l’arrêt miraculeux du soleil à Gibeon.

Les mythes centraux au sujet de l’origine pure de cette merveilleuse nation qui émergea du désert, conquît une grande terre et construisit un glorieux royaume furent un bonus pour la montée du nationalisme juif et la colonisation sioniste. Pendant un siècle, ils fournirent le carburant textuel de qualité canonique qui donna grande énergie à une politique d’expansion identitaire et territoriale demandant une auto-justification et un sacrifice considérable.

Des archéologues et des érudits de la bible empêcheurs de tourner en rond, en Israël et ailleurs, mirent à mal ces mythes, qui à la fin du XXème siècle semblaient avoir été relégués aux statut de fiction ayant un fossé infranchissable entre eux et la réalité archéologique.”
~ Professeur Schlomo Sand
, universités de Tel-Aviv, Berkeley Californie et à l’École des Hautes Études de Sciences Sociales, EHESS, Paris, de son livre “The Invention of the Jewish People”, 2009 ~

“Le sionisme a sécularisé et nationalisé le judaïsme. Pour y parvenir, les penseurs sionistes affirmèrent la possession du territoire biblique et recréèrent, en fait le réinventèrent, comme le berceau de leur nouveau mouvement nationaliste. Comme ils le voyaient, la Palestine étaient occupée par des ‘étrangers’ et avaient été repossédée. ‘Étrangers’ ici voulait dire tout non-juif qui avait vécu en Palestine depuis la période romaine. En fait pour bien des sionistes, la Palestine n’était même pas une terre ‘occupée’ quand ils arrivèrent dessus en 1882, mais plutôt une terre ‘vide’: les natifs palestiniens qui vivaient là leur étaient invisibles ou sinon, ils faisaient partie de la dureté et des obstacles de la nature et à ce titre devaient être conquis et retirés du paysage. Rien, ni pierres, ni Palestiniens, devaient se mettre sur le chemin de la ‘rédemption’ nationale de la terre convoitée par le mouvement sioniste. Jusqu’à l’occupation de la Palestine par la Grande-Bretagne en 1918, le sionisme était un mélange d’idéologie nationaliste et de pratique colonialiste…”
~ Ilan Pappe, professeur et chaire d’histoire à l’université d’Exeter
, “The Ethnic Cleansing of Palestine”, 2006 ~