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Résistance au colonialisme: Exposer la trahison au profit des états coloniaux que sont le Canada et les USA (MNN)

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Des chefs à la rez Las Vegas

 

Mohawk Nation News

 

7 avril 2018

 

Source: http://mohawknationnews.com/blog/2018/04/07/chiefs-rez-las-vegas/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous savons ce qui est réel, ce qui est la vie naturelle. Comme toute vie, chacun d’entre nous s’auto-détermine et possède l’autonomie sur lui/elle-même. Nous avons chacun quelque chose de nécessaire pour la survie de tous.

Personne ne peut interférer avec qui nous sommes.

Le Canada et les Etats-Unis sont des tyrans entrepreneuriaux et coloniaux. Personne n’a un droit artificiel à nous soumettre, nous y enfermer et prendre tout ce que nous avons. Les tyrans ont établi un bien horrible système dans lequel quelques oligarques réduisent en esclavage et brutalisent les peuples du monde. Des gens naïfs et innocents ont été conditionnés à penser que la seule façon de rester en vie et de rendre justice est de plier à ce moins de 1% de salopards criminels. Les systèmes judiciaires canadien et américain ne font que protéger les oligarques et leurs sbires. (NdT: en ayant fait intégrer dans leurs système légal les décrets pontificaux du XVème siècle régissant la doctrine chrétienne de a découverte toujours en vigueur…)

Les sbires du système incluent les fifrelins à la botte des conseils de bandes (Canada) et de tribus (USA) qui ne répondent qu’aux gouvernement coloniaux en place. Mentir, trahir et essayer de tuer son propre peuple est stressant. La Rez (NdT: “rez” est une abréviation pour “reservation”, les réserves indiennes) Las Vegas est devenue leur terrain de jeu favori où ils peuvent se relaxer et se prélasser avec les oligarques, rameuter les investisseurs pour aider à toujours plus voler et piller la terre, nos biens sans qu’on le sache, placer quelques paris de jeu, regarder des spectacles clinquants et acheter quelques souvenirs pour leurs pauvres gens destitués à la maison. Les gens de leur peuple paient pour cette trahison.

La stratégie mise en place par les oligarques contre toute résistance est d’envoyer l’armée. Quelques politiciens refusent de prendre part à la brutalité.

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Continuité coloniale, doctrine chrétienne de la découverte, Trump et privatisation des « réserves » indiennes…

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A lire: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb, 2008 (traduction Resistance 71)

 

Un plan foireux de privatisation des terres indiennes en marche ?

Le gouvernement Trump prévoit de “mettre les terres indiennes dans des mains privées”…

 

Steven Newcomb

 

26 décembre 2016

 

url de l’article original:

https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/misguided-plan-privatize-native-nation-lands/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Des conseillers de Trump visent à privatiser les réserves indiennes riches en pétrole” fut la récente manchette d’une info divulguée par l’agence de presse Reuters et sa journaliste Valérie Volcovici. Son histoire cadre les terres et les ressources des nations autochtones comme appartenant aux Etats-Unis sans explication aucune de cette supposition. Mme Volcovici écrit par exemple: “les réserves des indigènes américains ne couvrent que juste 2% de la supercie des Etats-Unis, mais elles contiennent près de 20% du pétrole et du gaz naturel de la nation, ainsi que ses vastes réserves de charbon.” La “nation” à laquelle elle se réfère en utilisant la forme possessive est évidemment les Etats-Unis.

Mme Volcovici commence son article en applicant immédiatement le mot “nation” aux Etats-Unis et non pas aux nations natives indigènes. A de rares exceptions mineures près, elle utilise le plus souvent les termes “d’Américains natifs” et de “tribus” plutôt que celui de “nations”. De plus, son utilisation de la forme possessive suggère que les réserves de pétrole, le gaz et de charbon appartiennent de droit aux Etats-Unis et non pas à nos nations natives.

Le narratif de Reuters dit qu’un groupe de personnes conseille le président élu Donald Trump sur les affaires indiennes. Ils veulent “libérer ces ressources énergétiques de ce qu’ils appellent une bureaucratie fédérale suffoquante qui détient 56 millions d’acres de terre tribales.” Tandis que le narratif clairement stipule que les Etats-Unis “détiennent le titre de propriété” de ces terres, il n’explique pas le fondement sur lequel s’appuie les Etats-Unis pour affirmer un tel “droit” au titre des terres des nations natives. Nous allons y revenir dans un moment.

En tout cas, un plan a été élaboréé dans quelques quartiers de l’administration naissante Trump pour fournir l’opportunité de “mettre ces terres indiennes entre des mains privées.” Ceci, dit Mme Volcovici, est une “idée politiquememt explosive”. Si le plan réussi, “cela pour mettre un terme à plus d’un siècle de politique fabriquée pour préserver les tribus indiennes sur les réserves appartenant aux Etats-Unis et qui sont gouvernés par les leaders tribaux comme nations souveraines.

Il manque clairement qurlque chose. Quelle “nation souveraine” au monde a sa terre, son territoire “possédé” par une autre nation ? Ce point est mis en évidence lorsque Mme Volcovici dit plus avant: “Les tribus ont le droit d’utiliser la terre mais celle-ci ne leur appartient pas.”

Arrêtons nous ici et demandons-nous ceci: Sur quelle logique les Etats-Unis ont-ils déclaré que nos nations natives ont le droit d’utiliser la terre, mais que le gouvernement fédéral est le juste propriétaire de la terre ? La logique est bien évidemment, la doctrine chrétienne de la découverte et de la domination, fondée sur des bulles pontificales du Vatican datant du XVème siècle (NdT: Romanus Pontifex et Inter Caetera) et sur les chartes royales d’Angleterre. Pour une raison ignorée, ceci n’a pas été cité dans l’histoire de Mme Volovici.

Voici comment cette logique aurait pu être intégrée dans son rapport: “D’après la loi fédérale indienne, les nations natives ont le droit d’occupation et d’utilisation des sols, mais, en conséquence des bulles pontificales et des chartes royales d’Angleterre, ainsi que de la doctrine chrétienne de la découverte et de la domination intégrées dans la loi fédérale des Etats-Unis, ils ne sont pas propriétaires de la terre.” Ces 55 mots de plus aurait ajouté un certain volume à l’article de Mme Volcovici.

Où est la proposition en provenance de ceux qui ont formé La Coalition Native Américaine pour que Trump se débarrasse de la pernicieuse doctrine chrétienne de la découverte et de la domination de façon à ce que nos nations aient de plein droit la propriété du territoire ancestral et de son intégrité en tant que nations à part entière ? Pour une raison indéterminée, cette proposition ne fait pas partie du plan. Ailleurs dans son article, Mme Volcovici a déclaré: “les fondations légales pour les réserves indiennes datent des traités faits entre 1778 et 1871 pour mettre fin aux guerres entre les Indiens indigènes et les développeurs européens.

Ceci est finement écrit de sa part. Son phrasé place le point de focus sur la date des “fondations légales” des réserves indiennes, plutôt que sur les “fondations” en elles-mêmes, qui, si elle s’était donnée la peine de chercher, l’aurait ramené en boucle vers les bulles pontificales, les chartes royales d’Angleterre et la doctrine de la découverte. Si les traités étaient la base réelle pour la création des réserves, il y aurait alors aujourd’hui un grand litige entre les frontières des réserves et les frontières des traités, ; ceci n’étant pas…

L’article fait remarquer que le plan de “privatisation” est court sur les détails: “Les leaders de la coalition de Trump n’ont pas fourni de détails sur le comment ils proposent d’alouer la propriété et les droits de la terre et des ressources minières ou du comment s’assurer que cela reste sous contrôle indien.” “Cela doit être fait en maintenant la souveraineté”, déclare Ross Schwimmer, vice-président de la coalition de Trump, ancien “Chef Principal” de la nation Cherokee en Oklahoma (NdT: notons que les Cherokee ne sont pas natifs d’Oklahoma, mais on été forcés à quitter leurs terres ancestrales dans ce qui est connu sous le nom de la “piste des larmes” au XIXème siècle, pour se réétablir en Oklahoma.). Il était auparavant secrétaire d’état aux Affaires Indiennes dans l’administration Reagan, une drôle d’époque lorsque le ministre de l’intérieur de Reagan James G. Watt déclara en 1983 que les réserves indiennes étaient “un exemple d’échec du socialisme”.

L’utilisation du mot “privé” dans “privatisation”, un terme qui a essentiellement été utilisé en rapport avec la “corporatisation” de la terre et des ressources, indique que la Native American Coalition for Trump n’a pas la protection de la nationalité indigène particulièrement en tête, malgré ce que professe Schwimmer. Ainsi la question demeure: Ceci denote t’il le point de départ d’une nouvelle “ère de termination” ou d’une nouvelle période de distribution de terre à la Dawes, ce qui eut pour résultat de voir plus de 90 millions d’acres de terre être retirés du contrôle des nations indiennes ?

De l’origine religieuse chrétienne du colonialisme occidental et sa continuité contemporaine… (Steven Newcomb)

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Lutter contre l’empire actuel anglo-américain c’est lutter contre tous les empires, il est l’héritier des empires précédents et dans son fondement même de la doctrine chrétienne de la découverte, représente la domination colonialiste et hégémonique du monde par une culture dominante ethnocidaire et génocidaire: la « civilisation » occidentale judéo-chrétienne.

Les peuples du monde ne pourront JAMAIS se libérer sans considérer et attaquer la racine profonde du mal qui ronge nos sociétés, mal qui prend racine sous sa forme moderne dès le XVème siècle et possède toujours aujourd’hui de profondes origines religieuses, sécularisées dans le temps pour mieux endormir les foules. On est passé de la brutalité coloniale de la croix et du gibet à l’intervention « humanitaire » et au « droit d’ingérence » que s’arrogent les nations occidentales au nom de « l’humanité » (hier au nom de la « civilisation »…).

Parce que nous sommes tous des colonisés… Combattons ensemble le fléau colonial et colonialiste, qui ruine le monde.

~ Résistance 71 ~

 

La domination chrétienne est à la racine même de la loi fédérale américaine sur les Indiens

 

Steven Newcomb

 

8 novembre 2016

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/11/08/christian-dominionism-root-us-federal-indian-law

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En 1954, au début de l’ère de la Termination, le ministère de la justice états-unien délivra sa directive à la Cour Suprême des Etats-Unis (CS) et plus tard des arguments oraux au tribunal sur cette base. L’affaire devant la cour était de savoir si les Indiens Tee-Hit-Ton d’Alaska étaient en droit de recevoir une compensation financière pour le bois qui était pris de leur territoires par le ministère de l’intérieur des Etats-Unis.

Le ministère de la justice introduisit le contexte pour son argument de la sorte: “Les nations découvreuses acquérirent le titre absolu sur les terres de ce continent sujet à ce que les Indiens aient le droit d’occupation des sols. Avant la grande ère de la découverte commençant dans la dernière partie du XVème siècle, les nations chrétiennes d’Europe acquérirent la juridiction sur les terres nouvellement découvertes par vertu des dons faits par les papes, qui s’arrogèrent le pouvoir de donner aux monarques chrétiens le droit d’acquérir des territoires étant en possession de païens et d’infidèles.” Ceci est langage (à peine) codé pour dire que les monarques chrétiens clâmaient le droit de dominer tout territoire en possession des soi-disants païens et infidèles.

Le ministère de la justice remonta jusqu’au XIVème siècle pour trouver un exemple. “Par exemple”, écrivit le ministre de la justice US, “En 1344, le pape Clément VI avait donné les Îles Canaries au roi d’Espagne sur la promesse de celui-ci de convertir les insulaires au christianisme et suivant la découverte du nouveau monde par Colomb, le pape Alexandre VI émît en 1493 et en 1495, des bulles garantissant à l’Espagne toutes les terres non dominées par les chrétiens.”

Le ministère de la justice a dit qu’il était éventuellement “nécessaire pour les nations chrétiennes civilisées d’Europe de développer un nouveau principe que tout le monde pourrait reconnaître comme la loi par laquelle elles devraient régler, entre elles, le droit d’acquisition du territoire du nouveau monde, qu’elles trouvèrent habité par les Indiens païens et non-civilisés en accord avec les standards européens.” De notre perspective, le terme de “non-civilisés” voulait dire: pas encore sous domination de la chrétienté. Le ministère américain de la justice (sic) continuait:

D’abord, la simple découverte fut considérée comme suffisante pour créer un titre de propriété valide et complet, mais à cause d’affirmations extravagantes et conflictuelles fondées sur la seule découverte, on trouva bientôt qu’une base plus stricte, plus précise était nécessaire… Après plusieurs années, le principe finalement évolua sur ce que ‘la découverte donnait le titre de propriété au gouvernement établi par ses sujets ou son autorité, contre tous les autres gouvernements européens, dont le titre pouvait être consummé par la possession.” Johnson v. McIntosh, 8 Wheat. 543, 573; Martin v. Waddell, 16 Pet. 367, 409-410

En 1954, la même année où la CS renversa les lois Jim Crow en renversant la décision dans l’affaire Plessy contre Ferguson, le ministère de la justice réaffirma le cadre conceptuel de la découverte et de la domination chrétiennes. On trouve ceci dans le passage suivant de la directive du ministère:

Bien que les nations d’Europe cessèrent ainsi de reconnaître les papes comme la source de leurs titres des terres nouvellement acquises, le nouveau concept du titre de propriété par la découverte était basé sur la même idée que les dites terres étaient occupées par des païens et des infidèles et qu’elles étaient en conséquence ouvertes à l’acquisition [domination] par les nations chrétiennes (note de bas de page #4). Comme déclaré dans Johnson v. McIntosh, 8 Wheat. 543, 573.

Après cette déclaration que “les terres occupées par des païens et des infidèles étaient ouvertes à l’acquisition par les nations chrétiennes”, le ministère de la justice des Etats-Unis plaça cette note:

Ceci [le nouveau concept du titre de propriété par la découverte, que les terres occupées par des païens et des infidèles étaient ouvertes à l’acquisition par les nations chrétiennes] est démontré par le fait que le souverain anglais a donné une commission aux Cabot (John Cabot et son fils) et s’appliquait à la découverte de pays et de terres alors inconnus du peuple chrétien et d’en prende possession au nom du roi d’Angleterre. Des commissions (chartes) similaires furent donnés à Gilbert et à Raleigh. Voir Johnson v. McIntosh, 8 Wheat. 543, 576-577.

Comment les nations chrétiennes étaient-elle supposées “acquérir” des terres “occupées par des païens et des infidèles” ? En saisissant ces terres non-chrétiennes de leurs possesseurs non-chrétiens. Le ministère de la justice américain cita même la bible Génèse 1:28:

Les nations découvrant les terres se sont arrogées le titre elles-mêmes, contre les natifs païens, ceci est bien illustré par les écritures des législatures coloniales. Dans l’état du Massachussetts, dès la période 1633-37, le tribunal général avait déclaré:

Que toutes terres que les Indiens avaient possédées et améliorées par identique subjugation en ont acquis le droit en accord avec Génèse 1:28 et chapitre 9, 1, psaumes 115-116.

Une note de bas de page sur la directive lit:

Génèse 1:28: “Et dieu les bénit et dieu leur dit, croissez et multipliez, restaurez la terre et subjuguez la… Chapitre 9:1 “Et dieu bénit alors Noë et ses fils et leur dit, croissez et multipliez et restaurez la terre.” Psaume 115:16 ‘Le paradis et mêmes les cieux appartiennent à dieu, mais la terre l’a t’il donné aux enfants des hommes.”

Jusqu’à aujourd’hui, à chaque fois que la CS des Etats-Unis cite ses précédents présupposés sur le christianisme rendus explicites par la directive du ministère de la justice de 1954, les Etats-Unis utilisent toujours cette forme présupposée de raisonnement de la domination chrétienne contre nos nations et peuples originels. Cette forme de raisonnement est la base même sur laquelle se repose le député démocrate du Maryland Raul Ruiz lorsqu’il a déclaré récemment au sujet de la dispute territoriale faisant rage avec l’affaire du Dakota Access Pipeline: “je voudrais juste rappeler à tout le monde que ce bout de terrain dont nous discutons est sur la terre fédérale.

Ruiz, qui est médecin généraliste, est un membre du comité parlementaire sur les ressources naturelles. Il est vu, comme il se voit lui-même, comme un allié des peuples autochtones dans la dispute de Standing Rock et pourtant, sur la base de la doctrine chrétienne de la découverte et de la domination, il affirme que les terres d’Oceti Sakowin (Les Sept Feux de la Grande Nation Sioux) sont terres fédérales: “Donc c’est la terre qui est sous la juridiction du gouvernement fédéral et ce de quoi nous parlons ici n’est pas juste une question de droit. C’est la loi.

Dans sa directive de 1954 du ministère de la justice, le gouvernement fédéral a expliqué la forme biblique et injuste de raisonnement appliquée à toutes les nations originelles du continent. Cette forme de raisonnement, qui a induit même des “alliés” des nations natives comme ce député Ruiz, à affirmer que les terres des nations autochtones sont supposément “fédérales” et existant SOUS la juridiction “fédérale”.

D’après le traité de Fort Laramie de 1851 (NdT: renouvelé en 1868 après la nouvelle défaite militaire des Etats-Unis contre les nations Sioux et Cheyenne…), la terre qui fut démarquée dans ce traité est Oceti Sakowin de plein droit et territoire de cette nation. C’est la patrie d’Oceti Sakowin de plein droit et non pas des Etats-Unis, ce sont des terres non cédées. C’est une terre sous la juridiction totale d’Oceti Sakowin. Cela n’est pourtant pas vu comme cela à cause de la forme religieuse de raisonnement fondée sur le dogme de la domination chrétienne, qui dit que nos nations n’ont pas le droit d’exister librement hors de la domination des Etats-Unis parce que nos ancêtres n’avaient jamais été baptisés dans un rituel chrétien et n’étaient donc pas humains lorsque les envahisseurs chrétiens arrivèrent sur leurs terres.