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Colonisation des esprits: Infiltration d’agents sionistes dans le mouvement étudiant britannique…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 13 janvier 2017 by Résistance 71

Et partout en occident. Le colonialisme est aussi une pollution mentale, intellectuelle et culturelle.
~ Résistance 71 ~

 

Comment le lobby sioniste a infiltré des agents dans le mouvement étudiant au Royaume Uni

 

Al Jazeera

 

11 janvier 2017

 

url de l’article en français:

 

http://chroniquepalestine.com/lobby-sioniste-agents-mouvement-etudiant-royaume-uni/

 

L’ambassade d’Israël au Royaume-Uni influence les étudiants et les groupes de jeunesse des principaux partis, révèle l’Unité d’enquête d’Al Jazeera.

Israël influence des groupes d’étudiants, de militants et parlementaires au Royaume-Uni, offrant une assistance financière et stratégique afin de gagner le soutien des jeunes organisateurs et pouvoir ainsi façonner la politique britannique, révèle l’Unité d’enquête d’Al Jazeera.

Pendant six mois, le journaliste Robin (un pseudonyme) a infiltré des groupes pro-israéliens qui tentent de freiner le mouvement puissant et en constant renforcement contre l’occupation illégale des terres palestiniennes.

Il a découvert un lien étroit entre Shai Masot, dont la carte de visite le présente comme un haut responsable politique à l’ambassade israélienne à Londres, et un réseau d’hommes politiques, de militants et de commentateurs en Grande-Bretagne qui manifestent leur sympathie à l’égard d’Israël.

Cet agressif lobbying s’est développé alors que le mouvement de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) ne cesse de se renforcer et que le Parti travailliste (ou « Labour », aujourd’hui dans l’opposition) est conduit par Jeremy Corbyn, un défenseur reconnu des droits des Palestiniens.

Le mouvement BDS bénéficie d’un large soutien dans les universités britanniques. En juin 2015, le Syndicat national des étudiants (NUS) a voté pour le boycott.

Un an plus tard, le NUS a élu sa première présidente féminine, qui est aussi d’origine africaine et musulmane : Malia Bouattia, défenseur des droits des Palestiniens.

Contrairement à la NUS, l’Union des étudiants juifs (UJS) qui dispose de 64 représentations dans les universités britanniques, s’oppose fermement au mouvement BDS.

Complot contre la présidente du NUS

L’unité d’enquête d’Al Jazeera a découvert que l’UJS non seulement a reçu de l’argent de l’ambassade d’Israël, mais a également tenté d’influencer les élections pour désigner la présidence du NUS, et même évincer Bouattia après sa victoire.

Michael Rubin, jeune parlementaire et militant pro-israélien qui s’est vanté de travailler « beaucoup avec l’ambassadeur et l’ambassade », a déclaré à Robin que Bouattia était « vraiment mauvaise » et « horrible ».

« Nous faisions campagne pour la personne qui se présentait contre elle parce que nous ne voulions pas qu’elle gagne », a déclaré Rubin, qui était au moment des élections le président du groupe des étudiants du Labour.

Durant la campagne électorale, Richard Brooks, vice-président de NUS, a tenu des réunions « secrètes » avec Russell Langer, directeur de campagne de l’UJS, et Rubin.

« L’objet de nos réunions secrètes était de planifier ce qu’il fallait pour placer des personnes modérées, avec la bonne vision politique, à certains endroits, » a-t-il dit, ajoutant que le groupe travaillait « de façon très soudée ».

Robin a discuté avec Brooks la possibilité d’évincer Bouattia.

« Vous pouvez m’en parler parce que je suis en train de les organiser », a déclaré Brooks, qui avait déjà pris l’initiative inhabituelle de critiquer le président du NUS à la radio nationale.

L’enquête révèle également que l’UJS a offert à Brooks un voyage tous frais payés en Israël, quelque chose qu’il omis de mentionner dans son interview radio.

Le NUS représente plus de quatre millions d’étudiants.

Parmi les hommes politiques les plus connus qui ont servi comme responsable du NUS se trouvent les travaillistes Jack Straw, ancien secrétaire des Affaires étrangères, et Charles Clarke, un ancien secrétaire du Home Office.

Par ailleurs, Adam Schapira, qui a posé une candidature sans succès à la présidence de l’UJS, a déclaré à notre journaliste infiltré : « L’ambassade d’Israël au Royaume-Uni donne de l’argent à l’UJS. »

Schapira a travaillé auparavant avec le Centre Pinsker, un groupe de réflexion dont le siège est au campus et qui vise à « éduquer intelligemment sur le sionisme et le conflit israélo-arabe ».

Schapira a confirmé à notre journaliste que le puissant lobby américain pro-israélien, l’AIPAC, canalise de l’argent vers les campus britanniques par le biais du Centre Pinsker.

« Des groupes comme l’AIPAC ont donné de l’argent », a-t-il fait savoir.

Ces groupes s’activent durement pour contrer le mouvement BDS qui a pris son modèle sur la campagne de masse pour isoler l’Afrique du Sud pendant l’ère de l’apartheid, et qui vise à faire pression sur Israël par des tactiques d’isolement économique et culturel.

Le Labour en ligne de mire

Tout au long de l’enquête, Robin s’est présenté comme un militant diplômé avec de fortes sympathies pour Israël et désireux d’aider à combattre le mouvement BDS.

Masot, le diplomate de l’ambassade israélienne, a insisté auprès de Robin qu’il était particulièrement important pour lui de construire un réseau de soutien à Israël à tous les niveaux du Parti travailliste, qui, selon lui, était dirigé par le leader « fou » de l’opposition, Jeremy Corbyn.

À un moment donné, il a offert à Robin un emploi de dirigeant dans l’organisation de jeunesse des « Travaillistes amis d’Israël » (LFI).

Dans une discussion à une station de métro, Robin a demandé à Masot : « Avez-vous déjà construit quelque chose, comme un groupe ? »

Masot a répondu: « En Israël et ici … Rien dont je puisse parler, mais oui. C’est bon de laisser ces organisations indépendantes, mais nous les aidons à [se construire] ».

Masot a conseillé à Robin de procéder étape par étape sur la façon de mettre en place un nouveau groupe pro-Israël, et il a offert l’appui de l’ambassade dans la fourniture d’un « orateur intéressant » lors d’événements.

Le diplomate israélien se vante d’avoir eu l’idée de constituer une organisation de jeunesse des « Conservateurs amis d’Israël » (FCI), un groupe fort de 2000 membres mis en place l’an dernier.

LFI et CFI ont été fondées dans les années 1950 et 1970 respectivement.

« [Mais] il n’y a personne qui éduque les gens de la base du parti … En particulier dans le Parti travailliste, tandis que les Conservateurs n’en ont pas besoin », a déclaré Masot à Robin.

Influencer l’opinion

Dans une nouvelle tentative pour influencer l’opposition, Masot a déclaré qu’il était impliqué dans le groupe de la jeunesse de la « Fabian Society », un influent groupe de réflexion du Parti travailliste, et qu’il a « emmené un groupe de ‘Fabians’ en Israël ».

Un « Fabian », Martin Edobor, a plus tard dit à Robin dans un pub de Londres que Masot était « un gars super ».

Edobor a ajouté qu’il avait fait partie d’une délégation en Israël, et a il nié comme « faux » et de la « propagande » un récent article publié dans Haaretz au sujet d’Israël coupant l’approvisionnement en eau dans la Cisjordanie occupée.

Sur son site Internet, la Fabian Society affirme être « un mouvement pluraliste pour créer un espace de débat ouvert » qui croit « dans la lutte contre l’inégalité ».

Plus tard, lors d’une réunion privée dans un hôtel de Londres avec le personnel de l’ambassade israélienne et des partisans britanniques, Masot a présenté Robin à Michael Freeman, responsable des affaires civiles à l’ambassade.

Freeman a expliqué à Robin que l’ambassade était à la recherche de quelqu’un pour « étudier les différents mouvements BDS, sur qui ils sont et ce qu’ils sont », avant que Gilad Erdan, ministre israélien des affaires stratégiques, ait pris la scène comme invité d’honneur.

La tâche principale du ministère d’Erdan est de lutter contre le mouvement BDS dans le monde entier

Selon Yossi Melman, journaliste et écrivain israélien spécialisé dans les affaires de sécurité et de renseignement, le ministère recrute « principalement d’anciens officiers de renseignement ».

Masot, qui est bien impliqué, a ensuite suggéré que Robin contacte Rubin, l’officier parlementaire, pour recueillir des conseils sur la construction d’un nouveau groupe. Rubin a déclaré à notre journaliste infiltré que Joan Ryan, député du Labour et président du LFI, s’entretenait avec Masot « presque tous les jours ».

« Le Parti travailliste n’est pas un bon endroit, pour dire le moins… », a déclaré Rubin, alors qu’il conseillait à Robin de se lier d’amitié avec « des jeunes de par-ci par-là … qui ont de bonnes vues sur Israël ».

En ce qui concerne l’organisation de jeunesse du LFI, Rubin a déclaré: « Je pense que nous devons faire attention à ne pas être considérés comme une ‘sorte d’ambassade israélienne pour la jeunesse’… Nous travaillons très étroitement ensemble, mais c’est juste que nous essayons de conserver au LFI une identité distincte de l’ambassade. Le LFI nous permet de contacter des gens qui ne voudraient pas s’impliquer directement avec l’ambassade. En fin de compte, nous voulons le même objectif qui est d’amener plus de gens à être pro-Israël et à mieux comprendre le conflit. »

Ben White, un chercheur et journaliste qui a écrit sur le conflit israélo-palestinien, a déclaré à Al Jazeera qu’Israël cherche de plus en plus à influencer les hommes politiques britanniques au fur et à mesure que ses craintes à propos du mouvement BDS se renforcent.

« Nous savons que le ministère israélien des Affaires étrangères, et aussi – un fait intéressant – le ministère israélien des affaires stratégiques par lequel cet individu [Masot] parait être employé, sont très concentrés sur la lutte contre ce qu’ils considèrent comme dangereux, avec un accent particulier sur la volonté de contrecarrer et de saper les campagne du mouvement BDS », a déclaré White.

11 janvier 2017 – Al Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine

Guerre impérialiste en Syrie: John Kerry reconnaît soutenir et armer l’EIIL/Daesh

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La fourberie et la tromperie permanente de l’État. Ceci n’est pas propre à Yankland, c’est inhérent à l’État, ultime outil de manipulation, de mensonge et de contrôle, qui contient par construction la finalité de ses moyens et inversement…
~ Résistance 71 ~

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”
~ Friedrich Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, 1883) ~

 

Preuve audio: John Kerry confirme en privé soutenir et armer Daesh

 

Réseau Voltaire

 

12 janvier 2017

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article194918.html

 

Le New York Times a publié le 30 septembre 2016 des extraits de l’enregistrement audio d’une conversation entre le secrétaire d’État, John Kerry, et des membres de « l’opposition » syrienne. La conversation a eu lieu le 22 septembre 2016, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. On l’y entend déplorer que le Congrès US refuse d’envoyer des hommes renverser la République arabe syrienne et conseiller aux opposants de se trouver une autre puissance militaire pour faire le travail à leur place et les porter au pouvoir.

Les extraits choisis par le New York Times laissaient comprendre que le département d’État ne pouvait plus soutenir la Coalition nationale de l’opposition et lui demandait de se tourner vers d’autres sponsors.

L’enregistrement complet de 36 minutes a été publié, le 1er janvier 2017, par The Last Refuge [1]. Il modifie totalement le sens de la conversation et atteste par conséquent que le choix des extraits initialement publiés par le New York Times visait en réalité non pas à accuser l’administration Obama, mais à la protéger.

Dans l’enregistrement complet, on entend le secrétaire d’État 
 confirmer que le but stratégique de la guerre menée depuis 2011 par l’administration Obama contre la République arabe syrienne est de renverser le régime. 
 confirmer que l’administration Obama espérait que Daesh serait en mesure de renverser à sa place la République arabe syrienne. 
 confirmer que l’administration Obama a approvisionné Daesh en armes pour qu’il renverse la République arabe syrienne.

Cet enregistrement met fin au mythe de la prétendue révolution syrienne aussi bien qu’à celui de la lutte de l’Occident contre Daesh. Il permet de mieux comprendre les tensions au sein de l’administration Obama et la démission du général Michael Flynn. En droit international, le soutien à Daesh viole plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et constitue un crime contre l’Humanité.

[1] “Absolutely Stunning – Leaked Audio of Secretary Kerry Reveals President Obama Intentionally Allowed Rise of ISIS…”, The Last Refuge (The Conservative Tree House), January 1, 2017.

Communiqué EZLN et Conseil National Indigène janvier 2017

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Décision politique très intéressante dans un contexte politique mexicain très particulier.
Notre position: cela peut s’avérer être une expérience intéressante, mais cela peut aussi être la source de l’infiltration, de la discorde et de la destruction étatique, l’histoire nous enseigne que toutes les expériences anarchistes d’accoquinage avec l’État et ses institutions se sont mal terminées. Nous sommes donc sceptiques et prudents, mais en même temps avons une grande confiance dans l’analyse et l’action (praxis) zapatiste. A suivre donc avec intérêt dans le courant de cette année…

~ Résistance 71 ~

 

Et elle a tremblé, rapport depuis l’épicentre

 

EZLN &CNI

 

10 janvier 2017

 

url de l’article en français:

http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2017/01/10/et-elle-a-tremble-rapport-depuis-lepicentre/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+EnlaceZapatista+%28Enlace+Zapatista%29

 

Aux Peuples Originaires du Mexique

À la Société Civile du Mexique et du Monde

À la Sexta Nationale et Internationale

Aux Médias de Communication Libres

Frères, sœurs

Le moment des peuples est venu, de semer ce que nous sommes et de nous reconstruire. Le moment est venu de passer à l’offensive et voici l’accord qui se dessine sous nos yeux, dans les individus, dans les communautés, dans les peuples, dans le Congrès National Indigène ; le temps est venu que la dignité gouverne ce pays et ce monde et qu’à son passage fleurisse la démocratie, la liberté et la justice.

Nous annonçons que lors de la deuxième étape du Ve CNI, nous avons minutieusement évalué les résultats de la consultation des peuples que nous sommes, le Congrès National Indigène, qui a eu lieu les mois d’octobre, novembre et décembre 2016, résultats qui de toutes les manières, formes et langues qui nous représentent dans la géographie de ce pays, nous émettons les accords des assemblées communales, des terres collectives, des collectifs, municipales, intermunicipales et régionales, qui une fois de plus nous amène à comprendre et assumer avec dignité et révolte la situation que traverse notre pays, notre monde.

Nous saluons les messages de soutien, d’espoir et de solidarité qu’ont envoyés des intellectuels, des collectifs et des peuples qui reflètent l’espérance face à notre proposition que nous avons nommé « Que Tremble la Terre Jusque dans Ses Entrailles » et que nous avons rendue publique lors de la première étape du Ve CNI, nous saluons également les voix critiques, nombre d’entre elles avec des arguments fondemmentalement racistes, qui reflètent une indignation rageuse et le mépris à la pensée qu’une femme indigène prétende non seulement concourrir à l’élection présidentielle, mais envisager de changer réellement, depuis en-bas, ce pays endolori.

À eux tous, nous disons qu’en effet tremble la terre et nous avec elle, et que nous prétendons secouer la conscience de la nation, qu’en effet nous prétendons que l’indignation, la résistance et la rébellion figurent sur les bulletins électoraux de 2018, mais que notre intention n’est d’entrer en rien en compétition avec les partis et toute la classe politique qui nous doit encore beaucoup ; chaque mort, chaque disparu, chaque prisonnier, chaque expulsion, chaque répression et tout le mépris. Ne vous méprennez pas sur nous, nous ne prétendons pas rivaliser avec eux parce que nous ne sommes pas les mêmes, nous ne sommes pas leurs discours mensonger et pervers.

Nous somme la parole collective d’en-bas et à gauche, celle qui secoue le monde lorsque la terre tremble avec des épicentres d’autonomie, et qui nous rend si orgueilleusement différents que :

  1. Alors que le pays est submergé de peur et de terreur qui naissent des milliers de morts et de disparus, dans les municipalités de la montagne et de la côte du Guerrero, nos peuples ont créé les conditions pour la sécurité et la véritable justice ; à Santa Maria Ostula, Michoacan, le peuple Nahua s’est uni à d’autres communautés indigènes afin de maintenir la sécurité entre les mains des peuples, où l’épicentre de la résistance est l’assemblée communale de Ostula, garante de l’étique d’un mouvement qui a imbibé les municipalités de Aquila, Coahuayana, Chinicuila et Coalcomán. Sur le plateau purépecha la communauté de Cheran a démontré que par l’organisation, en sortant les politiciens de leurs structures du mauvais gouvernement et en exerçant leurs propres formes de sécurité et de gouvernement on peut non seulement construire la justice, mais aussi comme dans d’autres géographies du pays depuis en-bas, depuis la rébvellion se reconstruisent de nouveaux pactes sociaux, autonomes et justes, et nous ne cesserons pas de construire depusi en-bas, la vérité et la justice, niée pour les 43 étudiants de l’école normale d’Ayotzinapa, Guerrero, disparus, pour les 3 compagnons étudiants qui ont été assassinés et pour les compagnos nblessés, tous par le narco-gouvernement mexicain et ses forces répressives.

Pendant ce temps, les mauvais gouvernements criminalisent la lutte sociale, la résistance et la rébellion, persécutant, traquant, faisant disparaître, emprisonant et assassinant des hommes et des femmes accomplies qui luttent pour des causes justes.

  1. Alors que la destruction gagne tous les coins du pays, sans connaître de limites, éloignant l’appartenance à la terre et au sacré, le peuple Wixarika, avec les comités de défense de la vie et de l’eau de l’altiplano de la région de San Luis Potosi ont démontré que peuvent être défendus un territoire, son envoirronement et équilibres, en se basant sur la reconnaissance que nous ne formons qu’un avec la nature, avec une vision sacrée qui renouvelle chaque jour les liens ancestraux avec la vie, la terre, le soleil et les ancêtres, incluant 7 municipalités sur le territoire sacré cérémonial de Wirikuta à San Luis Potosi.
  2. Alors que les mauvais gouvernements déforment les politiques de l’État en matière éducative en la mettant au service des entreprises capitalistes afin que ça cesse d’être un droit, les peuples originaires créent des écoles primaires, des collèges, des lycées et des universités avec leurs propres systèmes éducatifs, basés sur la protection de note terre mère, la défense du territoire, la production, les sciences, les arts, sur nos langues et bien que la majorité des ces processus se développent sans soutien d’aucun niveau du mauvais gouvernement, ils sont au service de toutes et tous.
  3. Alors que les médias de communication à gages, porte-voix de ceux qui prostituent chacun des mots qu’ils répandent et qu’ils trompent les peuples du champ et de la ville en les endormant, faisant passer pour des déliquants ceux qui pensent et défendent ce qui leur appartient et sont toujours présentés commes des méchants, des vandales, des inadaptés. Alors que ceux qui vivent de l’ignorance et de l’aliénation sont présentés comme socialement bons, et ceux qui oppriment, répriment, exploitent et spolient sont toujours les bons, ceux qui méritent d’être respectés et qui gouvernent pour se servir. Et pendant que cela se passe, les peuples ont créé elurs propres médias de communication élaborant diverses formes afin que la conscience ne soit pas occulté par les mensonges que les capitalistes imposent, les utilisant en plus pour renforcer l’organisation d’en-bas, où naît la parole vraie.
  4. Alors que la « démocratie » représentative des partis politiques est devenue une façon de moquer la volonté populaire, où les votes s’achètent et se vendent comme une marchandise de plus et se manipulent par la pauvreté dans laquelle les capitalistes maintiennent les sociétés des champs et des villes, les peuples originaires continuent à prendre soin et à renforcer des formes de consensus et des assemblées en tant qu’organes de gouvernement où la voix de toutes et tous deviennent des accords profondément démocratiques, incluant des régions entières à travers des assemblées concernant les accords d’autres assemblées et ceux-ci à leur tour surgissant de la volonté profonde de chaque famille.
  5. Alors que les gouvernements imposent leurs décisions bénéficiant à quelques-uns, supplantant la volonté collective des peuples, criminalisant et réprimant ceux qui s’opposent à leurs projets de mort qu’ils imposent sur le sang de nos peuples, comme pour le Nouvel Aéroport de la Ville de Mexico, feignant de consulter pendant qu’ils imposent la mort, nous, peuples originaires, possédons les manières et les formes constante de consultation préalable, libre et informée pour des sujets, grands ou petits.
  6. Alors qu’à travers leurs privatisations les mauvais gouvernements remettent la souveraineté énergétique du pays à des intérêts étrangers et que les hausses du prix de l’essence dénoncent le mensonge capitaliste qui trace uniquement des voies inégalitaires, et que la réponse rebelle des peuples indigènes et non-indigènes du Mexique, que les puissants ne pourront ni occulter ni faire taire ; nous, les peuples, faisons front et luttons pour arrêter la destruction de nos territoires par le fracking, les parcs éoliens, les mines, les puits de pétrole, les gazoducs et les oléoducs dans des états tel le Veracruz, le Sonora, le Sinaloa, La Basse Californie, le Morelos, l’Oaxaca, le Yucatan et tout le territoire national.
  7. Alors que les mauvais gouvernements imposent une alimentation toxique et transgénique à tous les consommateurs des champs et des villes, les peuples Mayas maintiennent une lutte infatigable afin d’arrêter la culture de transgéniques dans la péninsule du Yucatan et dans tout le pays afin de conserver la richesse génétique ancestrale, qui, en plus, représente notre vie et l’organisation collective et la base de notre spiritualité.
  8. Alors que la classe politique ne fait que détruire et promettre, nous, les peuples, construisons non pour gouverner mais pour exister dans l’autonomie et la libre détermination.

Nos résistances et rébellions constituent le pouvoir d’en-bas, elles n’offrent ni promesses ni bons mots, mais des processus réels de transformation radicale où toutes et tous participent et qui sont tangibles dans les diverses et gigantesques géographies indigènes de cette antino. C’est pourquoi en tant que Congrès National Indigène, réuni pour ce Ve Congrès, 43 peuples de ce pays, nous nous sommes ACCORDÉS pour nommer un Conseil Indigène de Gouvernement avec des représentants, hommes et femmes, de chacun des peuples, tribus et nations qui le composent. Et que ce conseil se propose de gouverner ce pays. Et qui aura comme voix une femme indigène du CNI, c’est à dire ayant du sang indigène et une connaissance de sa culture. C’est à dire qui aura comme porte-parole une femme indigène du CNI qui sera candidate indépendante à la présidence du Mexique lors des élections de l’année 2018.

C’est pour ça que le CNI, en tant que Maison de Tous les Peuples, nous sommes les principes qui configure l’étique de notre lutte et dans laquelle tiennent tous les peuples origianires de ce pays, ces principes auxquels se réfèrent le Conseil Indigène de Gouvernement sont :

Obéir et non commander

Représenter et non supplanter

Servir et non se servir

Convaincre et non vaincre

Descendre et non monter

Proposer et non imposer

Construire et non détruire

C’est ce que nous avons inventé et réinventé non par goût, mais comme l’unique forme que nous avons de continuer à exister, c’est à dire ces nouveaux chemins sortis de la mémoire collective de nos propres formes d’organisation, qui sont les produits de la résistance et de la révolte, du faire front chaque jour à la guerre qui n’a jamais cessé et qui n’a jamais pu en finir avec nous. Dans ces formes il n’a pas seulement été possible de tracer la voie pour la reconstitution intégrale des peuples, mais aussi de nouvelles formes plus civilisées, des espoirs collectifs qui deviennent communautaires, municipales, régionales, d’état et qui apportent des réponses précises aux problèmes réels du pays, loin de la classe politique et de sa corruption.

Depuis ce Ve Congrès National Indigène nous appelons les peuples originaires de ce pays, aux collectifs de la Sexta, aux travailleurs et travailleuses, fronts et comités de lutte du champ et des villes, à la communauté étudiante, intellectuelle, artistique et scientifique, à la société civile non organisée et à toutes les personnes de coeur à serrer les rangs et passer à l’offensive, à démonter le pouvoir d’en-haut et nous reconstituer non seulement comme peuple, mais aussi comme pays, depuis en-bas et à gauche, à nous unir en une seule organisation où la dignité sera notre dernier mot et notre première action. Nous vous appelons à nous organiser et arrêter cette guerre, à ne pas avoir peur de nous construire et de nous semer sur les ruines laissées par le capitalisme.

C’est ce que nous demande l’humanité et notre mère qui est la terre, en cela nous découvrons qu’est venu le temps de la dignité rebelle que nous matérialiserons en convoquant une assemblée constitutive du Conseil Indigène de Gouvernement pour le Mexique au mois de Mai 2017 et dès ce moment-là, nous jeterons des ponts aux compañeros et compañeras de la société civile, lesmédias de communication et les peuples originaires afin de faire trembler la terre jusque dans ses entrailles, vaincre la peur et récupérer ce qui appartient à l’humanité, à la terre et aux peuples, pour la récuppération des territoires envahits ou détruits, pour le retour des disparus du pays, pour la liberté de toutes et tous les prisonniers politiques, pour la vérité et la justice pour les assassinés, pour la dignité du champ et de la ville. C’est à dire, n’ayez aucun doute, nous y allons pour tout, après tout nous savons que nous avons face à nous peut-être la dernière chance, en tant que peuples originaires et en tant que société mexicaine, de changer pacifiquement et radicalment nos propres formes de gouvernement, en faisant que la dignité soit l’épicentre d’un monde nouveau.

Depuis Oventik, Territoire Zapatiste, Chiapas, Mexique

Plus Jamais un Mexique Sans Nous

Congrès National Indigène

Armée Zapatiste de Libération Nationale

Colonialisme, banalisation du crime et socio-pathologie… (Mohawk Nation News)

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“Où que possible les Romains créèrent des territoires, promulguèrent plus ou moins arbitrairement des distinctions ethniques et nommèrent ou reconnurent un chef unique qui était de fait le vecteur local de l’autorité romaine et répondait pour le ‘bien de son peuple’… Les barbares administrés dans les provinces gérées par les Romains perdirent leur désignation éthnique et devinrent tout comme les aysans, redevables de l’impôt et de la conscription. Tous ceux au-delà de cette sphere étaient invariablement étiquetés ethniquement, on leur donnait des chefs, et furent rendus responsables de payer le tribut (obsequium) distinctement des impôts, spécifiquement lorsqu’ils étaient perçus commes des peuples non agriculteurs.”
~ James C. Scott, professeur d’anthropologie, Yale ~

 

Voyouterie américaine

 

Mohawk Nation News

 

5 janvier 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/01/04/american-thuggery/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pour stopper les oléoducs, la tête de la corporation/du serpent doit être détruite, ainsi son corps mourra. Les Etats-Unis ne sont qu’un voyou avec un flingue qui essaie de faire peur à tout le monde.
Leurs racketeurs en charge contrôlent le gouvernement immoral, les hommes d’affaire et les politiciens. Un roi des voyous pense qu’il est le seul “malin” dans l’affaire. Il a ses coupe-gorges imbéciles qui volent, trichent, mentent et assassinent à volonté, au sein des règles qu’ils créent eux-mêmes.

Cette socio-pathologie est inhérente à leur société. La matrice psychopathe est à l’image de la culture américano-européenne basée sur la violence. Ils montrent une agression constante. Ils ont toujours besoin de leur fix d’adrénaline pour menacer de mort, créer la peur et perpétrer leurs assassinats. Le gouverneent dirige les forces militaires dans l’engagement et la destruction. Ils entraînent et lâchent leurs chiens d’attaque qui ont essayé de tuer les protecteurs de l’eau à Standing Rock.

L’entreprise coloniale est propriétaire des conseils de bandes (Canada) et de tribus (USA) qui font le boulot pour elle. Pour la corporation, nous ne sommes que des commodités qui leur barrent le chemin. Les conseils coloniaux permettent qu’on nous traite sadiquement, ceci incluant, le viol. La torture, la mutilation et l’assassinat.

Nous, les peuples originels, avons toujours été sur leur chemin, simplement parce que nous existons.
Les Américains du Nord ne peuvent pas voir leur véritable visage en face. Ils préfèrent rester hors des problèmes en perpétrant leur cruauté afin de dissimuler leur réputation d’assassins dans le monde entier. Ils étiquettent ceux qui n’obéissent pas comme étant des neurotiques et des terroristes. La belle affaire !
Les nord-américains veulent toujours grimper plus haut. Ce n’était plus haut qu’avant l’arrivée des enbahisseurs sur nos côtes. Depuis lors, ils n’ont jamais montré aucune grandeur en quoi que ce soit, mais seulement le mensonge, le vol, la destruction et la perpétuation du plus grand génocide de l’histoire de l’humanité.

Leurs leaders sont les sauveurs des mâles blancs et les protecteurs de leur faux sens de la propriété.

Leurs leaders ne font que valider leurs impulsions maniaques et psychotiques, et blâment les problèmes sur quelqu’un d’autre. Leur solution est toujours de nous flinguer et de nous tuer parce que nous protégeons l’environnement de leur rapacité et de leur veulerie. Le cercle des injuns planifie constamment de déchaîner la violence entre nous et contre nous alors qu’ils jubilent de nous voir tourmenter.
Les conseils de bandes et de tribus corpos aident la corporation coloniale à mettre en place cette bigotterie. Ils prennent avantage sur les faibles et les plus vulnérables en toute impunité.

Les dirigeants focalisent leur haine sur nous comme les petits caïds qui le font pour leurs pots-de-vin.

Crime et colonialisme: Le pouvoir israélien demande la grâce présidentielle pour son bidasse exécuteur d’un escadron de la mort condamné…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 9 janvier 2017 by Résistance 71

Le criminel Azaria met à nu” la banalité du mal”(*) dans le colonialisme israélien

 

Neve Gordon

 

6 janvier 2017

 

url de l’article en français:

http://chroniquepalestine.com/criminel-azaria-banalite-mal-colonialisme-israelien/

 

(*) cf Hannah Arendt

 

Elor Azaria n’est pas une pomme pourrie. Son assassinat d’un Palestinien expose la normalisation du projet colonial israélien.

Ce n’est pas une coïncidence si le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu – suivi ensuite d’une foule de ministres et de membres de la Knesset – a demandé une grâce présidentielle pour le soldat israélien Elor Azaria.

Azaria a été reconnu coupable d’homicide involontaire après avoir visé et tué de sang-froid Yusri al-Sharif, alors que celui-ci était étendu blessé au sol.

Cette mobilisation exceptionnelle pour blanchir Azaria de son crime – mobilisation qui traverse les lignes partisanes et inclut les députés du Parti travailliste – ne devrait en aucun cas nous surprendre, car la grâce présidentielle exigée ne consiste pas vraiment à absoudre un meurtrier en particulier mais plutôt à défendre 50 ans d’occupation.

Consciemment ou non, chaque officiel du gouvernement qui demande une telle absolution comprend qu’Azaria n’est en aucune façon une aberration du projet colonial israélien, mais plutôt un clair symptôme de sa structure même.

Ceux qui ont assisté au meurtre on un comportement des plus révélateurs

Les spectateurs témoignent de l’effet de ce système. La vidéo publiée par l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem nous montre d’abord Al Sharif étendu sur le sol, blessé, alors que des dizaines de soldats et de colons se tenaient près de lui en train de bavarder, de parler au téléphone et de prendre des photos.

Plusieurs médecins sont sur les lieux, mais ils ne tiennent aucun compte du blessé palestinien. En effet, l’un de ces médecins est le tueur.

Après le meurtre, aucun des spectateurs ne semble surpris. Personne ne s’en prend à Azaria et l’éloigne de la scène, personne ne court vers al-Sharif pour voir s’il peut être maintenu en vie. Bien au contraire, les spectateurs continuent simplement de discuter entre eux.

La nonchalance quotidienne de ceux qui se tiennent à quelques mètres d’un crime en train d’être commis peut certainement être comprise comme une manifestation de ce que Hannah Arendt a appelé la « banalité du mal ».

Pourtant, elle révèle aussi profondément quelque chose de crucial sur la structure du projet colonial d’Israël.

La brigade Kfir

Azaria est un soldat de la brigade Kfir. Cette brigade, comme l’a récemment révélé John Brown, a été responsable de la mort de nombreux Palestiniens, dont Mustafa Tamimi qui a été abattu à la tête avec une cartouche de gaz lacrymogène à longue portée lors d’une manifestation hebdomadaire dans son village de Nabi Saleh.

Le soldat qui a tué Tamimi en 2011 était assis dans une jeep militaire à cinq mètres de Tamimi quand il l’a pris pour cible et a tiré sur lui.

Il y a deux mois, quatre autres soldats de la même brigade ont été inculpés pour électrocution d’un Palestinien. Il est apparu qu’ils avaient pris des photos de lui alors qu’il les suppliait de le laisser la vie. Deux autres soldats ont été inculpés d’avoir torturé des enfants palestiniens, propulsant au visage de l’un d’entre eux de l’air brûlant avec un sèche-cheveux.

John Brown cite encore une confession faite par un soldat de la même brigade:

« Nous allions faire une patrouille, et si nous voyions même un enfant nous regarder d’une manière pas avenante, il recevrait immédiatement une gifle. Lors d’une de ces patrouilles, certains nous ont jeté des pierres. Nous avons attrapé un des enfants qui avaient vu le lanceur, et nous l’avons tabassé jusqu’à ce qu’il nous livre le nom du lanceur … Nous l’avons alors tiré [le lanceur de pierre de 14 ans] de son lit en dehors de sa maison. Nous avons alors enfoncé les canons de nos fusils dans sa bouche en lui disant : ‘Tu veux mourir ici ? Choisis un endroit où tu veux être enterré’. »

Azaria n’est pas « une pomme pourrie »

Azaria, en d’autres termes, n’est pas une pomme pourrie. Au contraire, ses actions doivent être comprises comme faisant partie intégrante de la structure plus vaste qui constitue et forme le projet colonial d’Israël.

Azaria n’a simplement pas eu de chance parce qu’il a été filmé alors qu’il assassinait un Palestinien.

En fait, une grande partie du public israélien se rend compte de cela et ne ne considère en rien Azaria comme un hors-la-loi, ce qui contribue à expliquer le soutien général dont ce criminel bénéficie.

Ainsi, ce serait une grave erreur d’en conclure, comme l’a fait la presse israélienne, que les hommes politique se contentent de plaire à la masse. Netanyahou reconnaît qu’Azaria est un rouage dans la machine, comme le ministre de la Défense Avigdor Lieberman, et c’est pour cette raison qu’ils demandent au président de lui pardonner.

Ils savent également que si Azaria est condamné à vingt ans de prison, la structure qui produit les individus comme Azaria et autorise et encourage la violence quotidienne pour soutenir l’effort colonial d’Israël pourrait bien être contestée de l’intérieur.

Mais il est également crucial de ne pas perdre de vue ce qu’ils soutiennent consciemment. Pour Azaria et pour ceux qui se tenaient près de lui dans les rues d’Hébron, ainsi que pour tous ses partisans – citoyens et hommes politiques – les Palestiniens comme Yusri al-Sharif ne sont jamais des victimes ou des êtres humains : ce sont des proies.

Les Palestiniens peuvent seulement être légitimement pris pour cible, mais les tuer n’est jamais un crime et le plus souvent, ce n’est même pas considéré comme un délit.

* Neve Gordon est un politologue et historien israélien, il est l’auteur de Israel’s Occupation, et de The Human Right to Dominate (co-écrit avec Nicola Perugini).

L’alphabétique volupté de Zénon le trublion, transmute la subversion en poétiques assertions

Posted in actualité, altermondialisme, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, résistance politique with tags , , , , , on 9 janvier 2017 by Résistance 71

“Volupté: pour les cœurs libres, librement et innocemment, le bonheur champêtre de la terre, tout le trop-plein de reconnaissance de tout avenir dans le maintenant…
Volupté: pourtant je veux avoir des clôtures autour de mes pensées et aussi autour de mes paroles: pour que les porcs et les dilettantes ne fassent pas irruption dans mon jardin…”
~ Friedrich Nietzsche ~

 

Abécédaire

 

Zénon

 

8 janvier 2017

 

L’abracadabrante appartenance d’énarques autistes et analphabètes à l’alliance atlantiste aurait attaqué l’occidental à la racine de son âme humaniste.

Bon… L’abominable barbu en babouches à la base du bordel débordant les barbouzes et autres bidasses abâtardies semble le bon coupable de l’ignoble kabbale babylonienne.

Commune est l’inaccessible compréhension des causes et des conséquences. C’est pour cela qu’ici, nous ciblons celles et ceux conscients de la succession de calamités en cascades qui nous occupe.

Dans l’idéal décadent et condamné de dictacratie qui domine, l’ordre doit sa demeure à sa détermination à détruire d’emblée toute obédience défavorable au délire.

Et en effet, l’éminent expert enrégimenté par l’empire à défaire l’émergence du rêve à l’éveil ne peut énumérer les nœuds d’énergie qui l’enserrent.

De festins en feux de joie, de festivals en foutoirs, les firmes en flottaison, faisant fi des fables affirmant l’infini à la fin du film, s’affublent des fripes d’enfants affamés dans l’effort d’effacer l’effluve de leurs forfaits.

Elles s’égosillent à dégobiller l’ingérable gabegie des guerres d’egos qui se gargarisent, des gérontophiles, des ogres de gare au gigantisme agissant sur l’agglomérat des groupuscules et de sa grenade dégoupillée.

Heureuse heure où l’humble et honorable Humain arrachera ses harnais pour se hisser au perchoir des chacals endimanchés, et les acheminer à leur chute.

Irrésistible est l’ire de l’esprit libre : il distille depuis cimes aux abîmes un venin de fruits acides aux élites. Cette clique d’illuminés parasites, sa tripotée d’hypocrites et de tristes sbires imaginent éliminer l’hérésie pour se prémunir de la ruine de l’empire.

Mais déjà la joie juvénile éjacule de la jugulaire des jouvencelles en jaquette. Jamais leurs jurons, jérémiades et jugements ne justifieront le joker de la junte au jeu de jacadi des enjeux d’aujourd’hui.

La Kommandantur khazare des racketteurs en képi qui ont karcherisé les souks de l’Irak à Nagasaki a hacké les stocks, et écoule au black ses kilos de coke de New-York à Vladivostok.

Élus et oligarques s’allient à globaliser l’illusion légale en laquelle enliser la plèbe aliénée. Malgré la litanie de paroles en l’air, le peuple en colère cumule galères, inégalités, malheurs et violences folles. Il est à la limite de la révolte. L’actuel soulèvement des éléments lucides illustre l’hallali des leaders et des collabos en col blanc.

L’imminente immolation du système n’est un mal que dans la mesure où l’homme se complait au royaume des ombres. Mais la mort programmée de la matrice lui permettra demain d’enjamber l’abîme. D’admettre finalement l’amour comme dénominateur commun au monde.

Ni la nomination ni les boniments des prétendants au trône ne nous concernent. L’unique et nécessaire manière dont anéantir la domination des nuisibles est d’ignorer leur énorme arnaque et de renaître en pleine Nature.

Oublions les obligations et les donneurs d’ordres. L’horreur est concomitante à l’obéissance aux dogmes et aux normes. La voie organique oppose un veto catégorique à l’oppression sous toutes ses formes : c’est pourquoi les clones et robots œuvrent à désorganiser nos forces.

Pour autant, le principal si ce n’est le pire des appâts dont disposent les puissants pour empêcher l’émancipation populaire est la Peur. Puisque l’appréhension de perdre leurs possessions pousse la plupart des personnes à persévérer dans l’impasse, apportons l’espoir en la providence en réponse à l’inepte paradigme capitaliste.

Quant au quotidien que l’on qualifie d’inique et qu’aucun n’indique acquérir sans quête d’un quelconque équivalent égotique, qu’on lui évoque le quotient du qualitatif au quantitatif, et qu’il esquive systématiquement la question.

Alors que l’air pur se raréfie, l’erreur est la ruée vers l’or et le rêve de réussir. L’art du guerrier est au contraire de taire sa douleur et rire à la mort en son for intérieur. Le reste ne regarde rien que l’orgueil, et ne saurait nuire à l’irrépressible attrait de l’être pour autrui.

Si puissant soit l’ascendant du seigneur sur ses serfs, sans la somme de mensonges assurant le sursis de sa position, il subirait soudain l’assaut assassin d’esclaves désabusés et de masses hostiles. Il suffit que cent singes s’associent à scier les structures qui les asservissent, et nous serons assez pour susciter la suite.

Rétifs à toute tentative de nous attendrir ou de nous éteindre, le but de notre attitude a toujours été de détruire l’autorité totalitaire de l’État.

L’humain s’use au bureau ou à l’usine pour les plus-values d’usurpateurs qui abusent, grugent et nous bouffent les globules. Mutualisons les outils et les aptitudes ; habituons-nous à l’usage au lieu de l’usure en vue d’exclure de nos heures l’absurde labeur qui nous tue.

Voici venir la vague vengeresse et les vents violents de la révolte du vivant. Vautours et vampires verront le revers d’avoir vanté le vice, vilipendé la vertu, inversé les valeurs et violé sans vergogne la vérité. La ferveur des vauriens et mauvais élèves enverra la vermine au vert et ouvrira la voie d’un nouvel avenir.

Wall-Street et les Windsor ont switché le swastika sur les wagons. Les WASP, work-addicts et clowns du showbiz auront Waterloo et non Walpurgis.

L’axe anglo-saxon excelle dans l’exaction. Son exemple exonère d’examiner les extrêmes : le luxe qu’il exige exploite un maximum d’existences en exil et dans un exquis paradoxe, s’excuse de l’expédient en excitant la xénophobie. L’hexagone exsangue devra s’extraire des axiomes et de la doxa ; exproprier les exploitants pour s’extrader du vortex.

Effrayé que l’analyse du citoyen anonyme décrypte ses mythes et que l’asphyxie enraye son hymne, l’hydre Élyséenne, myope à la mystérieuse odyssée des cycles, bégaye au paroxysme de l’hystérie. De joyeux types s’égayent à nettoyer l’Olympe. Que leurs dynamiques se synchronisent et dynamitent la synarchie tyrannique.

Zouaves, zoulous, zadistes, zonards ou tziganes, azimutons l’azote et l’ozone. Bizutons les zélotes et gazons les zombies nazis au zyklon. Bazar et zizanie zèbrent l’horizon de Byzance : zigzaguons au zoo et dézinguons le bouzin en zigouillant les vizirs. Que le zéphyr diffuse le zen azur au zénith.

Résistance politique et militaire au colonialisme impérialiste: Israël avoue être impuissant face au développement du Hezbollah

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 8 janvier 2017 by Résistance 71

« Ainsi le projet sioniste fut formé avec un point de focalisation sur le fanatisme religieux et le préjudice sémitique, utilisant les pires méthodes pour parachever les objectifs du projet… L’entité sioniste a ainsi continué son expansion coloniale, son occupation et ses affirmations de légitimité comme la fondation de base disant que le mouvement raciste sioniste est expansion, objectif soutenu par des fondations religieuses tirées de la bible (torah).. »
~ Naïm Qassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

Quels préparatifs manquent à Israël face au Hezbollah ?

 

Al Manar & Al Akhbar

 

7 janvier 2017

 

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/181007

 

L’Entité sioniste est de plus en plus convaincue de son incapacité à réaliser une victoire décisive face au Hezbollah, et à protéger ses villes stratégiques devant le développement des potentiels et des tactiques de la résistance libanaise.

Ces constats figurent dans plusieurs rapports israéliens. Mais des interrogations se posent sur leur véracité, surtout que l’Entité israélienne est une puissance  régionale sur le plan militaire et technologique, soutenue par une puissance mondiale, les Etats-Unis, à tous les niveaux: économique, militaire, technologique, politique et diplomatique.

Abstention israélienne de lancer une guerre

Il ne s’agit pas de simples rapports de presse, ni d’estimations des experts militaires, mais de déclarations officielles faites entre autre par le contrôleur de l’Etat. Celui-ci a averti que le front interne n’est pas encore disposé à faire face aux missiles du Hezbollah.

Sur le plan pratique, les dirigeants sionistes affirment depuis dix ans qu’ils poursuivent les préparatifs pour optimiser les potentiels offensifs et défensifs, dans le but de s’apprêter à une confrontation globale avec le Hezbollah. Cet état de fait se traduit par l’abstention israélienne au long des dernières années de lancer une nouvelle guerre contre le Liban.

En effet, les résultats de la guerre de juillet 2006 contre le Liban ont créé le choc auprès des deux institutions politique et militaire israélienne. Et malgré les préparatifs permanents annoncés, le contrôleur de l’Etat a critiqué fermement l’inaptitude du front interne à affronter une guerre globale.
 Cependant, l’Entité sioniste était, et demeure aujourd’hui, complètement prête à mener des guerres d’envergure et destructrice contre le Liban ou contre tout autre pays.

Réaliser l’objectif escompté

Mais des questions se posent dans ce contexte: Israël est-il capable de réaliser l’objectif escompté dans une confrontation militaire? De quelle capacité israélienne parle-t-on? Et de quel objectif? S’agit-il d’une simple dissuasion, ou d’une victoire décisive, ou de la volonté de détruire les capacités du Hezbollah?

Donc, il ne s’agit pas seulement pour l’Entité sioniste de développer les capacités militaires offensives de son armée,  mais aussi d’avoir les atouts de force nécessaires pour protéger le front interne, après que le Hezbollah a entrainé ce dernier dans l’équation. Ce qui a largement affecté les choix ultérieurs de l’ennemi.
 Cette doctrine ne se serait pas élaborée chez les décideurs politiques et militaires israéliens, s’ils avaient trouvé les moyens nécessaires pour mettre un terme à la capacité du Hezbollah de frapper au cœur du front interne stratégique israélien.

L’armée en 2016 répond aux capacités du Hezbollah de 2006!

Autrement dit, il semble que la direction israélienne ait admis ces dernières années que l’armée ne possède pas la solution adéquate à la menace du Hezbollah d’ébranler la sécurité nationale israélienne.

Partant de là, les déclarations officielles sur l’impuissance du front interne face à une guerre globale impliquent que l’Entité sioniste ne possède pas les moyens d’interception des missiles du Hezbollah.
 De plus, les propos de responsables sionistes reflètent le manque de confiance quant à la capacité de priver le Hezbollah de sa force stratégique.

Probablement, l’armée ennemie, qui continue de développer ses capacités militaires à la base des résultats de la guerre de 2006, aurait pu acquérir les moyens de riposte aux capacités du Hezbollah du 2006. Mais les dirigeants israéliens répètent souvent que leur inaptitude à se lancer dans une guerre globale est due aux efforts permanents du Hezbollah de développer ses potentiels.

Pas de victoire décisive

Parallèlement, il importe de noter que l’impuissance israélienne face au Hezbollah démontre son incapacité de réaliser des objectifs bien déterminés. Alors qu’Israël possède une force destructrice énorme, il admet qu’il ne peut pas réaliser une victoire décisive.

Toutefois, il faut admettre que l’absence de tels atouts de force ne signifie pas qu’une confrontation globale est hors question. Les responsables du Hezbollah prennent en compte que l’ennemi peut faire des calculs erronés et s’aventurer dans une guerre d’envergure.

Quoi qu’il en soit, les constats des décideurs politiques et sécuritaires israéliens sur le manque de force face au Hezbollah a assuré au Liban dans la dernière décennie une protection et une force de dissuasion, et a consacré des équations régionales ayant des effets politiques et dissuasifs.

Traduit du site al-Akhbar