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Résistance politique: Contre la sélection à l’université et la phagocytose en règle de l’éducation « supérieure »…

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 17 février 2018 by Résistance 71

Nous avons reçu cette compilation/analyse par courriel d’un de nos lecteurs assidus. Il y a effectivement grand péril en la demeure, ceci ne fait que reprendre le schéma régressif que l’empire a déjà appliqué à son propre système éducatif outre-Atlantique. On va droit dans le mur à Mach 12.

Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et ne peut pas y en avoir, donc il importe de mieux comprendre avant d’agir. Nous proposons depuis Octobre 2017 quelques fragments dans ce manifeste:

Manifeste de la societe des societes

~ Résistance 71 ~

 

Poursuivre la mobilisation contre la sélection à l’université, contre le site Parcours Sup, contre la réforme du Bac le 14 février 2018, le 15 février 2018 et le 17 février 2018

 

Auteur anonyme (article/compilation reçu par courriel)

 

16 Février 2018

 

Les chercheurs doctorants sont contre la sélection à l’université et dénoncent l’arnaque de la loi Vidal et Blanquer. Résultat, le gouvernement a fait censurer leur site https://precairesesr.fr/

Vous pouvez les connaître en allant sur leur compte twitter

https://twitter.com/PrecairESRLille

https://twitter.com/PrecairesESR

et voir comment travaillent ces précaires doctorants de l’enseignement supérieur qui dénoncent les contrats à bas tarif de l’heure et voir pourquoi ils sont contre la sélection, ce piège à cons qui va faire supprimer des filières, des postes d’enseignants chercheurs

Et pour les étudiants faire augmenter les tarifs d’inscriptions

Le patron du Medef Pierre Gattaz a publié un article pour soutenir la réforme du Bac de Blanquer et la sélection à l’Université

Le patron du MEDEF veut la fin de l’université pour tous

sources

https://www.capital.fr/economie-politique/ces-idees-deroutantes-selectionnees-par-pierre-gattaz-pour-emmanuel-macron-1241685

Macron veut instaurer le service militaire obligatoire pour les jeunes qui coûtera à la France, 23 milliards d’euros par an

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/instaurer-un-service-militaire-obligatoire-d-un-mois-cinq-questions-sur-la-promesse-d-emmanuel-macron_2166052.html

Service militaire obligatoire pour les jeunes lancé par Macron

Nous, citoyens français, refusons de devenir chairs à canon

les multinationales tous partenaires des universités lancent la sélection pour faire que les universités se privatisent

Le gouvernement continue à disloquer l’éducation nationale et ses diplômes à sa guise

Car voir la masse des 99% prolétaire acquérir la connaissance universitaire est la hantise de l’élite pour qui la connaissance est la clé du pouvoir. Ils ne peuvent laisser aux 99% de la population, l’universel savoir,

Dans les universités, ils préparent des OGM et virus dans les laboratoires

Afin de les rejeter dans la nature, pour causer chez l’homme ignorant contaminé, le désespoir.

Voilà pourquoi ils ferment les universités qui deviennent comme les sociétés secrètes.

Voilà pourquoi après la sélection des universités, ils voudront la censure d’internet.

Pour garder toujours la connaissance universelle à l’écart des masses populaires et de pouvoir les embrigader dans les armés en les laissant ignorantes pour les faire taire.

L’élite veut emprisonner les masses populaires ignorantes dans un smart grid planétaire.

Sans que personne ne pourra apprendre de ses chaînes à s’en défaire car l’intelligence artificielle est la prochaine menace de l’humanité et seul une élite choisi par l’université en aura le contrôle privilégié.

On a toujours de l’argent pour abrutir, mais on en trouve jamais pour instruire.

Laissez les jeunes le soin de décider leur avenir.

Allez vous, faire de leurs vies un martyr ?

Pour satisfaire vos colonialistes désirs?

Jeunes, ne devenez ni soldat ni ne vous laissez gouverner par leurs tirs,

Avec le service militaire obligatoire, on a plus le droit d’étudier, mais de mourir.

Sous les coups d’ordonnance des maitres du monde qui élaborent un sinistre avenir.

il est temps que les universités s’ouvrent à tous bacheliers pour permettre la connaissance universelle.

Si on veut des citoyens éclairés, ne pouvant être manipulés par aucun cupide industriel aimant l’artificiel.

Les 1er et 6 février 2018 , des milliers de lycéen-ne-s, étudiant-e-s, de personnels du 2nd degré et du supérieur se sont mobilisé-e-s contre la sélection à l’université. Assemblées générales, manifestations et grèves ont marqué ces journées et enclenché un début de mobilisation qu’il faut maintenant poursuivre et développer.

Contre la sélection à l’université

Le rouleau compresseur médiatique du gouvernement a tenté de faire passer la mise en place de la sélection pour l’accès au supérieur comme une réforme technique limitée à un changement de plateforme informatique. Il contestait jusqu’à la notion même de sélection. Le débat s’est maintenant déplacé et il est acquis qu’il s’agit bien de sélectionner les étudiant-e-s. C’est d’ailleurs à cette aune qu’il faut lire le rapport Mathiot qui prépare la future réforme du lycée et du bac qui sera présentée le 14 février en conseil des ministres. Elle semble entièrement pensée pour faire des économies (réduction des horaires disciplinaires, recours aux « MOOC », attaques contre le statut) et pour enrôler pleinement le lycée dans le processus de sélection en intégrant largement dans « ParcourSup » les résultats des épreuves anticipées ou les appréciations des conseils de classe du lycée.

Pour le service public

Laisser mettre en place la sélection c’est accepter une dégradation radicale du service public. L’enseignement supérieur est déjà fortement touché par la loi LRU de 2007 de Sarkozy et on voit d’ores et déjà que des officines privées ont flairé le filon et vendent leurs services de conseil en orientation contre quelques centaines d’euros. Sans compter les bachelier-e-s recalé-e-s à l’entrée de l’université qui se tourneront vers le privé pour celles et ceux qui en ont les moyens…

Ancrer la mobilisation

Alors que la période des vacances scolaires approche, il importe d’ancrer la mobilisation. Les discussions doivent se poursuivre pour informer sur les projets du gouvernements et convaincre de la nécessité de se mobiliser sans attendre. La période des conseils de classe du deuxième trimestre approche et cela va offrir des occasions de mener des discussions dans les lycées. SUD éducation dénonce la surcharge de travail qui incombe aux personnels et rappelle sa consigne : refuser de remplir les « Fiches avenir » lorsque le rapport de force le permet ou avis les plus favorables pour toutes et tous les élèves. Il est hors de question que les enseignant-e-s décident pour les lycéen-ne-s de leur orientation !

SUD éducation et une large interfédérale (FSU, FO, CGT, syndicats étudiant-e-s et lycéen-ne-s) appellent à la mobilisation le 15 février. Un préavis couvre les personnels de l’éducation (enseignement scolaire comme supérieur).

Il est important d’être aux côtés des lycéen-ne-s et étudiant-e-s qui se mobilisent, notamment devant les lycées pour éviter les violences policières. SUD éducation rappelle également que les lycéen-ne-s disposent d’un droit de réunion et d’expression qui doit être garanti. Les sanctions prises contre des élèves, y compris pour des interventions dans les cours, sont scandaleuses. Les enseignant-e-s doivent veiller à garantir le respect de ces droits élémentaires.

Mobilisations contre la sélection & l’école du tri social

• 12 février 2018 Assemblée Générale à Paris Sorbonne (P4), campus Malesherbes.

• 14 février 2018 Journée de grève et de manifestation en Ile-de- France, à l’appel de plusieurs assemblées générales, en convergence avec le secteur social.

• 14 février 2018 Assemblée Générale à l’université Paris-10 Nanterre, 10h30 salle à déterminer.

• 14 février 2018 3ème Assemblée Générale inter-éducation Idf, 17h00 à la Bourse du travail, 3 rue du Château d’eau.

• 15 février 2018 Journée de mobilisation nationale, à l’appel de plusieurs assemblées générales et de l’intersyndicale.

• 15 février 2018 Assemblée Générale à l’Université Paris 8 Saint-Denis, 10h lieu à déterminer.

• 17 février 2018 Troisième Coordination nationale de l’éducation

Manifs & actions:

• 14 février 2018 & 15 février 2018 , blocage de l’université Paris 1 site Tolbiac

• 14 février 2018 Cortège contre la sélection dans la manifestation du travail social en lutte, 12h métro Saint-Jacques.

• 15 février 2018 Manifestation contre la sélection 11h place de la Sorbonne.

Recours en justice commun contre ParcourSup

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes (SESL), et l’Union nationale lycéenne – syndicale & démocratique (UNL-SD), ont déposé le 11 février une requête en référé, préparée par Maître Jérémy Afane-Jacquart, dirigée contre le système ParcourSup.

Nos organisations contestent la légalité de la plateforme mise en place par le gouvernement. Nous estimons, sur l’analyse de Me Jérémy Afane Jacquart, que les bases juridiques qui devraient permettre la mise en place de « ParcourSup » ne sont pas assurées, et qu’elles ne le seraient pas, même si le projet de loi voulu par le ministère venait à aboutir.

Nos organisations sont déterminées, dans nos lieux d’études, dans la rue comme dans les instances, et même en justice, à démontrer que les arguments du gouvernement ainsi que la mise en place dans la précipitation de cette plateforme ne sont ni légales, ni souhaitables et ne répondent pas aux objectifs de l’université qui sont énoncés dans l’article 2 de la loi Savary :

« – le développement de la recherche, support nécessaire des formations dispensées, et à l’élévation du niveau scientifique culturel et professionnel de la nation et des individus qui la composent ; […]

– la réduction des inégalités sociales et culturelles et à la réalisation de l’égalité entre les hommes et les femmes en assurant à toutes celles et à tous ceux qui en ont la volonté et la capacité l’accès aux formes les plus élevées de la culture et la recherche ».

Nous appelons le gouvernement à l’arrêt immédiat du site internet et à l’arrêt de toutes les procédures visant instaurer une sélection à l’entrée de l’université. Nos organisations donnent rendez-vous aux lycéen·nes, aux étudiant·es, aux salarié·es, aux enseignant·es le 15 février partout en France, en Assemblées Générales, et selon les modalités d’actions qu’ils et elles auront choisies…

Le secrétariat fédéral de Solidaires Étudiant-e-s :

contact@solidaires-etudiant-e-s.org – 06 86 80 24 45

L’Équipe Nationale de l’UNL-SD :

sg@unl-sd.org – 06 12 15 62 51

Pour les questions juridiques et techniques :

avocat@afane-jacquart.com

https://paris.demosphere.eu/rv/60051

Dégage Parcours Sup avant qu’il ne te dégage

https://paris.demosphere.eu/files/docs/f-360edd3180-empty-filename.pdf

Après la mise en place des diplômes à points (réforme LMD) ouvrant la voie à la destruction de la valeur des diplômes nationaux, favorisant ainsi l’embauche et des salaires à la tête, après la mise en place du financement privé de la recherche et de la possibilité de contraindre les jeunes chercheurs à multiplier les CDD (Pacte de la Recherche), le gouvernement de Sarkozy vote la loi de l’ »autonomie » des universités LRU: cette loi qui permettra la privatisation progressive des universités.

Sarkozy avait aussi tenté à cette époque en même temps que la privatisation des universités de lancer la sélection des universités.

« Alors que depuis près de quarante ans, les principales tentatives des différents gouvernement d’instaurer la sélection à l’université ont été balayées par des grèves et manifestations, la réforme Précresse-Sarkozy sur l’université revient sur le droit à étudier dans la filière de son choix »

https://www.legrandsoir.info/LRU-Reforme-Pecresse-Sarkozy-de-l-Universite-unite-pour-exiger.html

« A cette pré-oreintation musclée s’ajoute un autre type de sélection déguisée : la pluridisciplinarité, mise en place lors d’une réforme précédente. En fin de première année, les étudiants doivent choisir une seule des deux matières qu’ils ont suivies ; ce choix peut être influencé par le biais des notes. Une fois l’autonomie des universités acquises, cette « influence » pourra être exercée selon les besoins de l’université et donc du patronat local.

Pourquoi sélectionner ? Sarkozy donne lui-même la réponse : « Vous avez le droit de faire de la littérature ancienne, mais le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants pour deux places. » Si la bourgeoisie a besoin d’étudiants, en sciences dures, elle se moque éperdument d’en avoir en sciences humaines et sociales car ces étudiants ne sont pas rentables, coûtent chers (sur les 1,3 millions d’étudiants en université hors IUT, près de 40% sont en sciences humaines et sociales) et sont dangeureux (pensons simplement au rôle des étudiants dans la mobilisation contre le CPE). En outre, les entreprises devant payer plus cher la main d’oeuvre quand il n’y en a pas assez, la sélection a pour objectif de tenter de gérer les flux d’étudiants dans les filières en fonction des besoins des entreprises, pour faire baisser le coût de la main d’oeuvre.

Cette réforme s’attaque également au statut des enseignants-chercheurs : ceux-ci ne seront plus recrutés par une commission de spécialistes mais par un comité, comprenant des non-spécialistes du domaine et établi par le président et le Conseil d’Administration. Le président peut dorénavant recruter en CDD ou en CDI des agents contractuels pour faire le travail des fonctionnaires de catégorie A (fonctions techniques et administratives) et également des enseignants, des chercheurs et des enseignants-chercheurs…sur les postes de fonctionnaires ouverts au concours ! En outre le président pourra attribuer des primes et le CA créer des dispositifs d’intéressement (modalités à préciser par décret). Enfin le président a le droit de veto sur presque toutes les affectations du personnel au sein de son université.

Cette réforme a donc l’objectif ouvert de casser le statut de fonctionnaire, et ainsi de faire baisser le coût du personnel, d’accroître la concurrence entre enseignants-chercheurs, entre employés de catégorie A. Elle va à l’encontre du principe même de recherche fondamentale (travail le plus souvent en équipe …), à l’encontre d’un enseignement de qualité (comment effectuer un enseignement précis si l’on n’est pas spécialisé et chercheur ?), à l’encontre de la qualité des services techniques, déjà dégradés par le manque de moyens.

L’orientation forcée, la casse du statut des fonctionnaires à l’universités s’inscrivent et sont permises par l’ » autonomie » des universités. Cette autonomie est une autonomie financière : l’Etat ne subventionnera l’université plus que sous forme de contrat pluriannuel, les « fondations universitaires » et « fondations partenariales » permettront le financement privé de (au moins) certaines filières universitaires, les biens mobiliers et immobiliers pourront être obtenus gratuitement par les universités, loués et vendus ! L’autonomie est également administrative : comme une entreprise, à la tête de cette université il y aura un CA dont le nombre de membres est divisé par deux, un président aux pouvoirs accrus. Ainsi, avec l’autonomie il y aura concurrence entre les universités, inégalité des moyens, des financements, des diplômes délivrés et, tôt ou tard, liquidation des diplômes nationaux (amorcée par la réforme LMD) et des statuts des enseignants-chercheurs.

Les universités ne sont ni responsables du chômage ni du manque de moyen qu’elles subissent depuis plusieurs années qui s’ajoutent aux moyens antérieurement retirés en collège et lycées. Ce n’est pas d’une réforme mais de plus de personnel et plus de moyens dont elles ont besoin, distribués nationalement et équitablement entre les universités. Il est déjà prévu que cette loi socle soit complétée par d’autres réformes, qui, il va sans dire accentueront les traits ici présentés, et dont pâtiront personnels et étudiants, avec une baisse du coût et de la qualité de vie pour la plupart du personnel et une augmentation des frais des inscriptions et de la qualité des enseignements pour de nombreux étudiants. Cela fait 20 ans que toute la communauté universitaire attend cette réforme » s’est exclamée Valérie Pécresse ! La dame rappelle par ces mots l’échec cuisant de la bourgeoisie qui avait dû, lors de la grève générale de 1986, reculer sur le projet Devaquet qui visait…à instaurer la sélection et l’autonomie à l’université. Mais, depuis 1986, le paysage politique a bien changé…fort de sa victoire à la présidentielle Sarkozy assène le maximum de coup à nos acquis sociaux et les dirigeants syndicaux acceptent des dîners qu’il leur offrent »

https://www.legrandsoir.info/LRU-Reforme-Pecresse-Sarkozy-de-l-Universite-unite-pour-exiger.html

Quand le Medef pose son cartable à l’université

Merci patron ! Depuis un an et demi, le gouvernement, sous couvert de favoriser l’insertion professionnelle des étudiants, n’en finit plus de confier les clés des facs aux entreprises. Pas un mois ne passe sans que la ministre de l’Enseignement supérieur, ne célèbre ce « rapprochement » entre les universités et « les acteurs économiques » (les entreprises) .

On le comprend. Le patronat, qui a toujours cherché à peser sur les destinées étudiantes, n’a pas à se plaindre. Sa vision de l’université – le fournisseur d’une main-d’œuvre collant au plus près des besoins du marché – est désormais aussi celle du gouvernement. Avec zèle, ce dernier défend la même vision « adéquationniste » de l’enseignement supérieur. Et assoit chaque jour un peu plus l’influence des milieux économiques

Pris dans sa logique de désengagement de l’État et de réduction de la dépense publique, le gouvernement encourage les établissements à se tourner vers le privé pour qu’il assure les financements. »

« Vers une logique du “qui paie décide” »

Pour les entreprises, c’est l’opportunité d’avancer leurs exigences et de se tailler des formations sur mesure.

Ces dernières années, les universités, en partenariat avec les milieux professionnels, ont mis sur pied une multitude de licences et masters « pro » à l’intitulé évocateur. Un exemple : on peut décrocher une licence manager de rayon, formation cogérée par 18 entreprises de la grande distribution et rebaptisée « licence Carrefour » par les étudiants… Pour Anne Mesliand, c’est clair : « On s’éloigne de la logique de coopération qui a toujours existé entre le monde économique et l’université pour aller vers une logique du “qui paie décide”. » Geneviève Fioraso a annoncé son souhait de voir, d’ici à 2020, le nombre d’étudiants en alternance passer de 7 à 17 %

« On donne de plus en plus les rênes au monde économique », déplore Marc Neveu, cosecrétaire du Snesup-FSU. À ses yeux, l’université, qui a la préoccupation d’articuler savoirs, recherche et insertion professionnelle, perd peu à peu la maîtrise au profit d’acteurs économiques

Une visée dangereuse. Comme le soulignent plusieurs études, l’adéquation entre la spécialité de formation et les premiers emplois est peu élevée. « Selon les cursus, seuls 30 à 60 % des jeunes sont dans un emploi en correspondance avec leur spécialité trois ans après la sortie du système éducatif », relève le Céreq. L’insertion après la fac n’en demeure pas moins correcte (lire notre encadré ci-dessous). « Si c’est le cas, c’est justement parce que l’enseignement universitaire permet de s’adapter et d’évoluer dans les métiers, assure Anne Mesliand. Le réduire à une formation étriquée est une grave erreur. »

https://www.humanite.fr/societe/quand-le-medef-pose-son-cartable-l-universite-555864

Les patrons azuréens aux Universités d’été du Medef

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République, une vague d’optimisme s’est emparé des patrons

Ce mardi et mercredi donc, près de 7.500 chefs d’entreprise sont attendus sur le campus d’HEC à Jouy-en-Josas, près de Paris

*Les ministres présents aux Universités d’été du Medef: Muriel Pénicaud (Travail), Bruno Le Maire (Economie), Gérald Darmanin (Budget), Jean-Yves Le Drian (Europe et Affaires étrangères), Michel Blanquer (Education), Frédérique Vidal (Enseignement supérieur et Recherche).

https://www.lejournaldesentreprises.com/marseille-nice-toulon/article/les-patrons-azureens-aux-universites-dete-du-medef-92357

La sélection à l’université et la réforme du Bac et le site Parcours Sup sont donc bien des réformes voulus par le MEDEF. Vidal et Blanquer assistent aux universités d’été du Medef qui donne ses ordres aux ministres sur comment programmer les futures lois du gouvernement.

Un nouveau partenariat entre BAYER ( le propriétaire de Monsanto) et l’université de Paris Sud

Le lundi 9 mai 2016 a eu lieu une rencontre entre la Faculté de Pharmacie de l’Université Paris-Sud et le groupe BAYER pour célébrer une convention de partenariat.

http://www.pharmacie.u-psud.fr/fr/la_faculte/actu-vie-etudiante/un-nouveau-partenariat-entre-bayer-et-la-faculte.html

Le Medef critique les formations universitaires et réclament qu’elles répondent davantage aux besoins des entreprises

https://www.lesechos.fr/17/04/2001/LesEchos/18385-019-ECH_licences-professionnelles—les-universites-jouent-le-jeu.htm

le Medef signe un partenariat avec l’Université de Bretagne Sud.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/universite-de-bretagne-sud-partenariat-avec-le-medef-19-06-2012-1743141.php#Z7Gg8L49XolgWBft.99

Le Medef signe des partenariats avec les universités de Versailles

http://www.ac-versailles.fr/cid113317/partenariat-avec-medef.html (bizarrement la source a été censurée)

Le Medef signe un partenariat avec L’Université Jean Monnet

https://www.univ-st-etienne.fr/fr/tous-les-faits-marquants/annees-precedentes/annee-2010-2011/signature-d-une-convention-entre-l-universite-jean-monnet-et-le-medef.html

Le Medef signe un partenariat avec l’université de Lille

http://www.univ-lille1.fr/Accueil/Entreprise/partenaires/

Le Medef signe un partenariat avec l’université Lyon 1

https://www.aderly.fr/2008/04/article-2055-charte-de-partenariat-entre-l-8217-universit-201-lyon-i-et-le-medef/

Le Medef signe un partenariat avec l’université d’Evry

http://alaune.univ-evry.fr/evenement/partenariat-medef-ueve/

Le Medef signe un partenariat avec l’université de Nanterre

http://www.parisnanterre.fr/presentation/partenaires-552928.kjsp

Le Medef signe un partenariat avec l’université Paris Descartes

http://www.mondedesgrandesecoles.fr/l%e2%80%99action-du-medef-ile-de-france/

http://www.masterirh.org/le-master/notoriete/

Le Medef a signé un partenariat avec l’université Clermont-Auvergne (voir présentation formation)

http://www.uca.fr/formation/nos-formations/catalogue-des-formations/licence-professionnelle-metiers-de-la-gestion-et-de-la-comptabilite-comptabilite-et-paie-10138.kjsp?RH=1396003096371#programContente7b46f2a-a68e-418c-ab4c-f680dd11ac1c-1

Une université de Versailles et son partenaire entreprise industriel Valeo ont été récompensés ensemble par Pierre Gattaz, président du MEDEF dans le cadre des meilleures initiatives partagées universités/entreprises.

http://www.uvsq.fr/l-uvsq-et-son-partenaire-industriel-valeo-ont-ete-recom

l’Université de Lyon fait des partenariats avec BAYER- Monsanto  et le MEDEF et la banque populaire

http://iut.univ-lyon3.fr/partenariats-174193.kjsp?RH=1202810969654&RF=1203588127902

Safran l’industrie militaire française et l’Université Paris-Sud signent une convention de partenariat

http://www.publicnow.com/view/712A83F2EF49DFA1B814ED1112381625E07F4FA5

Thales et Safran s’associent dans l’optronique militaire

M. Sarkozy avait appelé à cette consolidation du secteur de la défense.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2011/12/21/thales-et-safran-s-associent-dans-l-optronique-militaire_1621112_3234.html

Bayer- Monsanto fait un partenariat avec l’université de Strasbourg

http://www.industrie.com/chimie/bayer-le-cnrs-et-l-universite-de-strasbourg-collaborent-dans-le-fluor,54087

Le Medef encourage les universités à devenir dépendantes des entreprises industriels pour leur formation.

L’objectif principal du Medef est de mettre en place un Comité d’Orientation Université-Entreprises Régional comprenant des représentants du Medef et d’obtenir une sorte de « label Medef » dans la construction et la réhabilitation de ces diplômes

les licences pro deviennent, progressivement, le modèle des licences en général, c’est progressivement toutes les

formations qui devront être « certifiées Medef » avant l’envoi des maquettes au ministère.

Le Medef souhaite pouvoir délivrer la bonne parole dans les universités. (ça y est, le Medef se prend pour Jésus, «  délivrer la bonne parole »)la demande réelle du Medef est d’intervenir directement sur les formations, en amont même de leur demande d’habilitation, afin de les soumettre aux exigences des entreprises locales des régions. Comment Pouvons-nous accepter une vue aussi étriquée de ce qu’est une formation universitaire ?

https://fsu-nancy2.blogspot.fr/

la Banque de France et le MEDEF Périgord font des accord pour investir dans certaines entreprises

https://www.linkedin.com/pulse/convention-de-partenariat-medef-p%C3%A9rigord-banque-france-perigord

Le Medef est en route pour créer une smart grid planétaire pour l’agenda 2030:

Le Medef lance le premier Forum de la Jeunesse et de l’Entrepreneuriat entre l’Afrique et la France

la déclaration « Africa 2030, manifeste pour entreprendre le futur », en partenariat avec le Club Afrique 2030.

LE MEDEF SIGNE UNE CONVENTION DE PARTENARIAT AVEC L’ORDRE DES AVOCATS DU BARREAU DE SAINT-PIERRE

https://runconcept.com/2017/11/28/le-medef-reunion-signe-une-convention-de-partenariat-avec-lordre-des-avocats-du-barreau-de-saint-pierre/

Sarkozy a lancé la loi LRU en 2007 pour ruiner les universités et les obliger à se privatiser. Les conséquences de la privatisation c’est la sélection. Pour défendre le service public, nous devons lutter contre la Loi LRU de 2007, contre la sélection pour que les universités dépendent des étudiants et non des entreprises. Car les universités qui font des partenariats avec les entreprises du CETA, du TAFTA ne peuvent plus être humanistes et respecter la nature (tant les êtres humains que les animaux). Ce sera le clonage dans les laboratoires pour servir les intérêts privés des entreprises, etc…

Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur a été la première en tant que directrice de l’université de Sophia Antipolis à lancer la privatisation. Elle a détruit Sophia Antipolis et l’a obligé à faire des partenariats avec des écoles de businness et de commerce. C’est cette association de Sophia Antipolis avec les écoles de commerce qui a donné le jour à une nouvelle université répondant aux critères de l’Union Européenne et du medef. » c’est à Frédérique Vidal que l’on doit la création en mars 2015, de l’Université Côte d’Azur, un ensemble qui réunit outre l’Université Nice Sophia-Antipolis,  les écoles de management Skema Business School et Edhec Business School Une réunion de compétences de bon aloi qui va jouer un rôle non négligeable lorsque s’engage le processus d’obtention de la labellisation Idex la même année.

C’est avec le projet UCA JEDI (pour Joint, Excellence Dynamic Initiative) que Frédérique Vidal va monter au front, s’engageant notamment à convaincre les entreprises azuréennes de participer au projet de l’université Sophia Antipolis. Elle n’hésitera pas à expliquer et réexpliquer pourquoi il était important que les PME comme les grands groupes industriels apportent leurs implications à l’université et leurs projets d’entreprises privés industriels dans le projet université. L’objectif avait alors été de convaincre 150 d’entre elles d’écrire noir sur blanc de quelle façon leurs propres investissements s’inscrivaient en droite ligne dans les axes définis par l’Université Côte d’Azur (l’université côté d’azur est l’association de l’université Sophia Antipolis avec les écoles de commerce) notamment sur le numérique, l’espace, l’environnement, ou le territoire intelligent.

Ce regard bienveillant de Frédérique Vidal, directrice de l’université côte d’azur envers les entreprises c’est aussi ce qui a permis à Frédérique Vidal d’emporter les suffrages du côté du patronat. Philippe Renaudi, le président de l’UPE06, estime que la nomination de Frédérique Vidal est « une excellente nouvelle ». Car justement, « elle a le souci et l’inquiétude des besoins des entrepreneurs, elle sait être à l’écoute ».

Frédérique Vidal s’est aussi fortement engagée auprès de l’entreprise industriel cluster EducAzur- EdTech qui veut devenir le n°1 français

Frédérique Vidal arrive donc au gouvernement, auréolée de ses actions fortes pour le territoire azuréen. Appliquera-t-elle la même méthode du mariage des universités avec les entreprises au niveau national ? Il va sans dire que tous ceux qui militent pour l’abolition de la frontière entre le monde universitaire et le monde économique des entreprises sont désormais tournés vers Paris

https://marseille.latribune.fr/economie/2017-05-17/frederique-vidal-la-scientifique-qui-a-depoussiere-l-universite-nice-sophia-antipolis-715885.html

Pour l’Afrique:

http://club-2030.com/actualites/economie-gouvernance/2137/medef-en-partenariat-avec-club-2030-afrique-organisation-du-forum-de-la-jeunesse-et-de-lentrepreneuriat-afrique-france-les-6-et-7-decembre-2016

http://www.africanewsagency.fr/2017/03/08/africa-2030-une-feuille-de-route-pour-le-medef/

Cela a le mérite d’être clair. Le vrai but de la privatisation des universités, la sélection, et le partenariat des universités avec les entreprises c’est pour lancer le smart grid planétaire (le territoire intelligent). C’est donc à l’université que va se décider la smart grid française. Voilà pourquoi ils ne veulent pas que les 99% de la masse populaire puissent aller à l’université, car ils verront comment le futur camps de concentration smart grid planétaire sera fait.

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Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Le ministre des AE yankee abandonné au palais présidentiel libanais…

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , on 17 février 2018 by Résistance 71

Le cottage de cul continue… Marrant… Surtout que ce guignol yankee n’est que le CEO d’Exxon-Mobil, c’est donc aussi le cul des Rockefeller qui est botté au passage, Exxon-Mobil qui est propriétaire du Qatar entre autre…  Quelques moments jubilatoires éphémères font quand même un peu de bien non ?… Bravo et respect au Liban !

~ Résistance 71 ~

 

Au Liban, le ministre des AE américain Tillerson abandonné seul au palais présidentiel de Baabda

 

Al Manar

 

16 février 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/782802

 

Le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, n’a pas été accueilli lors de sa courte visite au Liban par le chef de l’Etat, ni par un ministre ni par un directeur général. Tillerson a attendu en vain, dans son avion, son homologue libanais Gebran Bassil. Mais c’est finalement le directeur du protocole par intérim auprès du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Assaf Doumit et l’ambassadrice américaine au Liban Elizabeth Richard qui l’ont accueilli à sa descente de son avion.

De même, à son arrivée au palais présidentiel à Baabda, le secrétaire d’Etat américain s’est trouvé tout seul dans le salon des ambassadeurs avec les membres de la délégation libanaise qui devraient participer aux discussions entre les deux parties.

Le fauteuil présidentiel était vide et il lui a fallu attendre quelques minutes avant que M. Bassil n’entre pressé dans le grand salon, invoquant l’embouteillage dû aux mesures de sécurité accompagnant la visite de l’hôte américain.

Quelques secondes après, le chef de l’Etat est entré dans le grand salon, se contentant de saluer Tillerson sans les autres membres de la délégation américaine. Les discussions entre les deux parties ont duré une demi-heure.

A son départ, le chef de la diplomatie libanaise a tourné le dos à son hôte pour plaisanter avec les journalistes. Le directeur du protocole, Nabil Chedid, s’est alors chargé d’accompagner le chef du département US jusqu’à la porte du palais présidentiel.

Il s’agit d’un accueil glacial sans précédent réservé à un dirigeant américain en visite au Liban. Ce dernier était venu convaincre les dirigeants libanais pour adopter les aspirations israéliennes dans les eaux territoriales du Liban.

Il convient de noter que lors du mandat de l’ancien président libanais, Emile Lahoud et notamment lors du retrait israélien du Liban en mai 2000, M.Lahoud a raccroché le téléphone au nez de la secrétaire d’Etat US à l’époque Madeleine Albright.

Cette dernière lui disait : « Tu sais avec qui tu parles ? Tu parles avec la secrétaire d’Etat des Etats-Unis…Tu sais ce que cela veut dire Mr Lahoud ? »

L’ancien président libanais lui avait alors vite répondu : « Cela veut dire que chez nous il est 5 heures du matin, j’ai sommeil et je veux dormir ». Lui raccrochant ainsi le téléphone à son nez.

Résistance politique contre le Canada et son système de justice coloniale…

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 17 février 2018 by Résistance 71

Restez sur le chemin rouge

 

Mohawk Nation News

 

14 février 2018

 

url de l’article: http://mohawknationnews.com/blog/2018/02/14/stay-on-the-red-road/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le sport des dictateurs appelé “les Jeux Olympiques” endoctrine quiconque sur le comment suivre la règle de la soumission à l’homme blanc. Les tricheurs peuvent y laisser tout le monde admirer comment ils font. Seul l’argent crée les champions. Les pays pauvres n’ont aucune chance. Les jeux olympiques originaux du combat d’animaux contre des gens devant une foule de spectateurs provient de la Grèce antique. C’était et c’est toujours un sport sanguinaire. http://mohawknationnews.com/blog/tag/1936-olympics/

La ministre de la justice canadienne Raybold, rappelez-vous, vous travaillez pour l’ennemi. Elle dit en substance au Canada “Nous devons protéger ce que nous avons volé des nations natives et toutes les atrocités que nous avons commises depuis plus de 500 ans.” Le système judiciaire est le sport sanguinaire du Canada qui a besoin de condamner et d’éliminer les populations indigènes.

Quelques autochtones disent qu’il doit y avoir des changements au sein de la machine de torture et d’exécution qu’est le système judiciaire corporatiste colonial. Une des fascistes en chef, la juge Raybold est très nerveuse. Beaucoup voient le meurtre du jeune Colten Boushie par Gerald Stanley comme le microcosme du traitement que le Canada nous réserve et veut nous faire subir.

La préoccupation de la santé mentale des membres du jury veut dire qu’ils sont au courant de l’instabilité animant les blancs qui sont sélectionnés pour remplir les fonctions de jurés. Ils ont bien plus de chances de condamner des autochtones que des blancs. On ne veut pas de nous parce que nous sommes perçus comme des gens au bon sens commun. Nous ne faisons pas partie de leur système inhumain qui nous réduit en pièces et ruine nos vies. Nos esprits demeureront libres à tout jamais.

Ils ne veulent pas changer ce qui sert leurs intérêts. Ils ont créé un système judiciaire qui est injuste envers nous. Il est fait par et pour les immigrants. Nous ne faisons aucune confiance au Canada, qui est constitué de voleurs, d’assassins et de menteurs ! De nouvelles menaces et crimes seront créés pour maintenir notre ennemi en position de pouvoir afin qu’il puisse continuer de garder ce qu’ils ont déjà volé et voler toujours plus de nous autres.

Le système judiciaire fasciste est fait pour maintenir le désespoir parmi onkwehonwe, le véritable peuple de la terre. Les immigrants sont soulagés de voir l’angoisse et la détresse de notre peuple en résultat de siècles d’oppression et d’abus. Nous voir pleurer une nouvelle mort d’un de nos enfants est leur récompense. “Super, on fait un bon boulot!” se disent-ils.

Notre seule sécurité contre ce ramassis de sociopathes est nous-mêmes. Nous avons tous les droits naturels de nous défendre de ces prédateurs. Les armes sont essentiellement dans les mains de l’entreprise coloniale et de ses entités de contrôle. Ils infligent la peur, puis ils tirent, tuent, ne posent pas de questions. Ils savent très bien que rien ne leur arrivera.

La cause première de ces immigrants nous chassant est notre terre, nos ressources naturelles, l’eau, l’air, toute l’Île de la Grande Tortue et nos vies. Ils se concentrent sur leur protection sur notre terre et de tout ce qu’ils nous ont volé.

La sport favori du fermier du Saskatchewan est de tuer l’Indien sans hésitation. Cela fait 500 ans que ces colons sont brutaux et dépravés. Les règles de “justice” sont faites par et pour la préservation de ces psychopathes corrompus.

He les gars, c’est fini !

Google Nouvel Ordre Mondial et état policier: divorce de VT et de Google sur fond d’Israël…

Posted in actualité, désinformation, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, presse et média, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 16 février 2018 by Résistance 71

Plus on avance et plus les masques tombent… Nous n’utilisons plus aucun service de Google depuis plus de 4 ans maintenant, nos recherches en ligne sont effectuées au moyen de StartPage et de DuckDuckGo, qu’a choisi VT. Il est quand même étonnant que VT n’ait pas opéré le changement avant d7avoir la gueule dans le mur.. Comme quoi cela semble être une constante établie et qu’il faut briser: tant que tout va bien, personne ne bouge. Les gens bougent quand ils ont la tronche dans le mur. Qu’on ne vienne pas dire que tout cela n’était pas prévisible… Donc pourquoi attendre ?

Le changement de paradigme sera plus douloureux après que nous nous soyons fracassés dans le mur à Mach 12. On s’éviterait bien des soucis à changer AVANT. On appelle cela de l’anticipation et c’est valable pour tout…

~ Résistance 71 ~

 

VT et Google divorcent officiellement

 

John Allen

 

VT General Manager

 

19 janvier 2018

 

url de l’article: https://www.veteranstodaynetwork.com/2018/01/vt-google/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Bien que les déonthologies de Google et de VT se soient éloignées l’une de l’autre depuis des années, les derniers douze mois ont été particulièrement troublés et emplis d’une telle animosité que finalement le Rubicon a été traversé causant un divorce final d’où aucune machine arrière n’est possible.

Tout a vraiment commencé en avril 2017 lorsque Google a décidé que certaines de nos photos n’étaient PAS dans leur ligne de standard et violaient leur réglementation. Le censeur de Google NE NOUS A PAS DIT de quelles photos il s’agissait les ayant froissés. Ils nous donnèrent une idée générale de ce sur quoi ils objectaient en nous envoyant une notice standard de violation de réglementation. Nous avons donc recherché dans notre stock de photos archivées (des milliers) en essayant de savoir qu’elles photos étaient problématiques. Cela nous a pris 3 semaines pleines. Eventuellement, nous fûmes capables de les convaincre que nous étions en accord avec leur réglementation.

Pensant que cette épisode était terminé, VT continua ses fonctions usuelles pendant 9 mois. Puis, d’un seul coup d’un seul,  sans avertissement ni raison donnée, Google nous notifia que tout compte commercial que nous avions avec eux était annulé et qu’il n’y avait pas de recours possible. Comme vous pouvez l’imaginer nous fûmes pris à contre-pied et très perplexes. Que se passait-il ?

Comme beaucoup d’entre vous le savent, il n’y a personne à appeler chez Google, pas de contact physique possible. Il n’y a pas de “service clientèle” ni aucun service de soutien que des gens “normaux” puissent appeler en cas de pépin. Donc VT a contacté certains “amis” ayant accès au ventre de la bête au sein de l’empire Google. Après quelques jours d’enquête, ils nous envoyèrent une liste de ce que Google en réalité nous reprochait dans notre travail. Et de cela résultait le fait que ce qui les perturbait le plus était NOTRE CRITIQUE DE L’ETAT D’ISRAEL Et il y avait une mention de nos articles sur la Russie également ; mais ce qui les préoccupait le plus était ISRAEL et notre critique claire et affirmée de sa politique d’état.

De manière évidente, il n’y a RIEN que nous puissions faire à ce sujet parce que cela irait complètement contre notre déontologie. Donc comme dit le vieil adage “le meilleur accord est pas d’accord du tout”. Le temps d’un divorce officiel sans effort de réconciliation est arrivé. Notre relation ou plutôt ce qui en restait, avec Google est maintenant officiellement terminée.

Loin sont les jours où la petite startup Google déclarait son mantra de “Ne soyez pas malveillant”

Ceci a été bien tristement remplacé par quelque chose de plus sinistre, moins pour les gens et bien plus pour ce quelque chose qui de toute évidence n’inclut ni VT ni les valeurs qui nous animent. Bien triste en effet, temps de bouger en bloc. Donc, voilà c’est fait… Bye bye Google !!…

= = =

VT remplace la recherche avec Google par Duck Duck Go (DDG)

 

John Allen

 

VT General Manager

 

23 janvier 2018

 

Source: https://www.veteranstodaynetwork.com/2018/01/vt-replaces-google-custom-search-duck-duck-go/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pour commencer notre nouveau chemin en cette nouvelle année 2018, nous avons remplacé la Google Custom Search de tous nos sites par Duck Duck Go !

DuckDuckGo (DDG) est un moteur de recherche internet qui met l’accent sur la protection de la sécurité et du droit à l’anonymat dans la recherche internet et évite la bulle de filtrage des résultats de recherches personnalisées. DDG se distingue des autres moteurs de recherche en ne faisant pas de profil de ses utilisateurs et en montrant de manière délibérée à tous les utilisateurs les mêmes résultats de recherche pour des mots clef donnés. DDG insiste sur le fait de fournir les meilleurs résultats de recherche possible, la meilleure qualité en rapport aux mots clef à l’encontre du volume d’information trouvé, DDG génère les résultats de recherche depuis plus de 400 sources individuelles, incluant des sites clef crowdsourced comme wikipedia et autres moteurs de recherche comme Bing (NdT: Microsoft, un autre démon quand même), Yahoo! (NdT: autre merde à ne pas présenter), Yandex, Yummly. L’entreprise est basée à Paoli en Pennsylvanie, dans la grande banlieue de Philadelphie et a 40 employés. Le nom de l’entreprise a pour origine le nom d’un jeu pour enfant appelé “duck, duck, goose” ou canard, canard, oie.

Une partie du code source de DuckduckGo est un logiciel libre hébergé sur GitHub sous license Apache 2.0, mais le cœur de l’affaire est privé. Le 21 mai 2014, DDG a lancé une version revampée qui focalisait sur des résultats de recherches plus intelligents et une interface plus sympathique et agréable. La nouvelle version ajouta souvent des caractéristiques demandées comme des recherches photos, recherches locales, des auto-suggestions et bien plus.

Le 18 septembre 2014, Apple inclua DDG dans son navigateur Safari comme un moteur de recherche optionnel. Le 10 novembre 2014, ce fit le tour de Mozilla de l’intégrer comme option de recherche dans son Firefox 33.1. Le 30 mai 2014, le Tor Project (NdT: créé et utilisé par la Marine des Etats-Unis qui incidemment héberge le QG du Cybercommand de l’armée américaine…) a fait de DDG son moteur de recherche par défaut sur le navigateur Tor 6.0

Notre utilisation de DDG a plus de sens que le Google de Rollerball qui nous a traité comme des chiens sans aucun soutien clientèle et ce MR est de fait bien plus en accord avec nos valeurs.

Ainsi soit-il !

Après 14 années de vieille déontologie positive et d’effervescence Google, il est grand temps de dire adieu à sa nouvelle version façon état policier et de dire hello à DuckDuckGo.

Résistance aux crimes de l’Église et de l’État: De la chute d’un pape en février 2013 à l’Opération Rachat d’avril 2018

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Cinq ans après, réflexions sur la chute du gros rat et sur l’augmentation des réclamations

 

Kevin “tueur de pape” Annett

 

12 février 2018

 

reçu par courriel

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Le pape Benoît XVI, Joseph Ratzinger, a réservé une réunion avec le président italien Giorgio Napolitano pour le samedi 23 février afin de discuter son immunité contre des poursuites judiciaires qui seraient engagées contre lui par le gouvernement italien, d’après des sources médiatiques italiennes.

La réunion de Ratzinger fait suite à la remise au secrétariat du département d’état du Vatican le 6 février d’une note diplomatique issue par un gouvernement européen dont le nom est tenu secret. Cette note manifeste l’intention pour ce gouvernement de coopérer avec une haute cour de justice pour émettre un mandat d’arrêt contre Ratzinger qui a démissionné de son pontificat moins d’une semaine après.” ceci émanait d’un communiqué du TICEE du 14 février 2013.

“Beaucoup de gens ne peuvent pas accepter que ce petit caillou que nous avons lancé fut capable de renverser le Goliath de Rome. En tant qu’esclaves obéissant, ils ne peuvent pas croire que le droit fait force. Mais leurs maîtres ont peur de ce qui s’est produit, car ils savent maintenant pour sûr que tout dirigeant peut-être mis à bas et avec lui son royaume entier et un monde basé sur les royaumes.” (du livre “Déchu”, Kevin Annett)

Le vieil homme n’ose toujours pas sortir des 100 acres de terre appelés la ville du Vatican, car il ferait face à une arrestation immédiate pour ses crimes de guerre. Mais ce qui l’a mis et maintenu dans sa prison dorée est tout sauf oublié maintenant. C’est un pense-bête. Cela ne s’est jamais produit auparavant. Au soir de leur condamnation par un tribunal public pour leurs crimes contre des enfants, non seulement un pape en activité mais aussi trois autres officiels du Vatican, ont démissionné de leurs fonctions, incluant le soi-disant “pape noir”: respectivement Joseph Razinger (pape Benoît XVI), Tarcision Bertone, Sean Brady et le chef des jésuites, “pape noir”, Adolfo Pachon.

“Lorsque vous avez été battu par un opposant plus faible que vous, faites en sorte que votre défaite apparaisse comme une victoire, ou une manœuvre tactique plutôt qu’une retraite.” avait conseillé aux papes et autres monarques Nicolo Machiavelli en Italie au XVIème siècle, dans son livre tuteur dédié aux puissants de ce monde appelé “Le Prince”: un conseil que le Vatican a pris très sérieusement à la suite des démissions sans précédent de pontes de l’église. Car depuis février 2013, Rome a essayé de faire oublier la raison de sa retraite devant le verdict d’un tribunal de droit coutumier qui a déclaré que ses dirigeants sont des criminels condamnés et que l’église catholique romaine est une institution criminelle.

Il y a 5 ans jour pour jour aujourd’hui, lorsque la nouvelle fut connue que le pape Benoît, alias “Joe le rat”, Ratzinger, n’était plus l’archevêque de Rome, j’ai reçu un coup de téléphone très matinal du journal de Toronto du National Post. Un jeune journaliste remarquablement lent à la détente me demanda si c’était vrai qu’il y avait un mandat d’arrêt contre le pape Benoît XVI, mandat que j’avais aidé à mettre en place et qui avait précipité sa démission.

“Absolument” ai-je répondu avec un grand sourire. Anticipant sa question suivante, je continuais, “mais allez demander au gouvernement espagnol si vous ne me croyez pas.”

Je n’ai plus jamais entendu parler de ce journaliste, le Post ni aucun autre média de masse (merdia) n’a jamais non plus publié quoi que ce soit sur la menace d’arrestation de Joe le rat qui l’avait envoyé bouler de sa perche pontificale. En lieu et place, avec une précision horlogère de larbinisme attendu, la presse mondiale reprît et répéta la version officielle du Vatican faisant état d’une “soudaine maladie” comme cause de la démission du pape Benoît XVI et re-focalisa l’attention avec une ferveur d’école sur le pirouetteur jésuite qui attendait dans l’ombre et qui allait bientôt être couronné pape François 1er.

La vérité est que le 1er février 2013, notre tribunal de droit coutumier qui avait jugé l’affaire contre le pape Benoît et les autres fut notifiée par un officiel du gouvernement espagnol que, fondé sur l’examen de nos preuves contre le pape Benoît, une haute cour de Madrid allait émettre un mandat d’arrêt contre lui dès le 15 février et que ce mandat serait exécuté si Ratzinger mettait le pied sur le territoire espagnol. Encore mieux, le tribunal considérait même de placer une saisie sur la propriété de l’église pour compenser l’Espagne de toutes réparations/compensations qui seraient dues aux milliers de ses citoyens torturés et trafiqués comme les enfants par les prêtres et les nonnes durant la dictature de Franco si amicale envers le Vatican.

Seigneur, Marie, Joseph ! Après que Rome ait reçu la notification diplomatique espagnole avec cette nouvelle le 6 février, la merde a fait bien plus que d’atteindre les pales du ventilateur. Comme dans un scenario hilarant de série B de gangster, une floppée de cardinaux obèses, de banquiers de l’église et la clique de mafiosi assortis de la cosa nostra se sont sans aucun doute assis avec Joe le rat pour lui dire avec cette ardeur toute italienne, de virer sa bella figura et ce molto pronto de la place. Bref, pour lui dire: mors ta chique Joe avant que nous ne perdions tous notre liquette et que nous coulions. Donc, en bon petit soldat de la Hitlerjugend, les doigts sur les coutures de la soutane, ce brave Benoiit savait l’importance de bien suivre les ordres. Le vieux salopard démissionna cinq jours plus tard ; et ses acolytes dans le crime qui furent aussi condamnés par le tribunal, Bertone, Brady et Pachon, suivirent tous la même procédure dans les semaines suivantes.

Il est très infortuné qu’à la suite de David ayant pourfendu Goliath, l’armée philistine en déroute et son roi n’avaient pas un des Dr la pirouette du Vatican travaillant pour eux. Car dès lors leur régime vacillant aurait pu être stabilisé et les blaireaux remis en position de force avec une annonce officielle disant que loin d’avoir été abattu par la pierre unique du minuscule berger, Goliath avait en fait succombé à “une maladie soudaine” et continueraient  à annoncer que maintenant n’était pas venu le temps de plus de guerre mais de plutôt un temps de réconciliation comme incarné par notre nouveau leader, notre Goliath plus gentil et sympathique que jamais ! Car telle est la ligne de conduite des tyrans lorsqu’ils ont le dos au mur, que ce soit aujourd’hui ou il y a quelques millénaires.

Depuis ce glorieux moment il y a 5 ans où nous avons vu un assassin d’enfants tomber de son trône, l’impact de cet effondrement s’est propagé comme un tsunami dans le monde, malgré tous les prétextes pour rendre le Vatican “plus sympathique”. Et comme avec tous les grands tournants de l’histoire, la plus grande victoire fut une subtile victoire psychologique, un changement sur le comment les esclaves et les propriétaires d’esclaves se perçoivent. L’illusion d’un pouvoir ne pouvant être défié est maintenant finie. En montrant au monde que le plus puissant des autocrates peut être déposé et en montrant la façon de le faire, notre tribunal de droit coutumier fut comme ce simple caillou dans la face de ce géant. La victoire du 11 février 2013 fut littéralement un tir entendu dans le monde entier et a commencé une nouvelle phase de l’histoire de l’humanité: la réclamation de la loi et du pouvoir souverain par NOUS, LE PEUPLE, par nos propres tribunaux de justice et nos actions directes. Mais cette récupération est toujours potentielle. Le but maintenant n’est pas seulement d’enterrer César mais de le remplacer: plus facile à dire qu’à faire certes mais ce voyage a déjà commencé.

Un de mes amis autochtones a résumé la situation peu de temps après la chute du pape Ratzinger: “Kevin, ton exorcisme a vraiment marché ! Tu a compté les coups contre le plus grand salopard d’entre tous. Maintenant tous ces riches fumiers font dans leur froc ! Le problème est que personne ne voudra le croire…”

Son dernier commentaire me tenta de répondre avec les mots d’un autre de mes amis à qui sa mère avait annoncé la mort par overdose d’un ami commun et qu’elle ne pouvait pas y croire: “Tu peux ne pas y croire, mais le cadavre est bien là.” Il est temps d’enterrer les morts une fois pour toute. L’”Opération Rachat” commence le 15 avril 2018 (voir ci-dessous). Finissons le boulot une bonne fois pour toute !

Mettre fin au règne de la terreur contre les enfants

OPERATION RACHAT

A partir du 15 avril 2018

Jour du souvenir de l’holocauste des enfants

Le trafic, la torture et l’assassinat routiniers d’enfants sont devenus une industrie mondiale très lucrative dans laquelle les entreprises ecclésiastiques sont profondément impliquées. Le Vatican, l’église anglicane et autres églises ont été condamnées dans des tribunaux de droit coutumier pour ces crimes et autres actes génocidaires. Votre financement et votre adhésion à ces églises criminelles permettent à leur malfaisance de perdurer.

Le 15 avril 2018, les peuples d’un bon nombre de pays vont prendre une action directe afin de mettre un terme à ces crimes en frappant à leur source. L’Opération Rachat va impliquer des arrestations citoyennes de violeurs d’enfants connus et des officiels des églises qui les ont aidé et protégé, des occupations pacifiques d’églises et d’endroits de culte afin de perturber leurs opérations et l’arrêt du financement et de la protection légale qui permettent l’existence de ces institutions criminelles. Ces églises ont trahi la confiance qui a été placée en elles et ont perdu leur droit de fonctionner sous la loi divine et de l’humanité. NOUS, LE PEUPLE, ne permettrons plus que ces loups déguisés en moutons exploitent et brutalisent nos enfants.

Vous pouvez grandement aider à sauver des vies innocentes en vous joignant à cet effort global, voici comment:

1. BOYCOTT des églises catholique romaine, anglicane/épiscopale et unifiée du Canada et en leur refusant toute participation et tout financement.

2. DEMANDEZ que votre gouvernement révoque le statut d’exonération fiscale de ces églises.

3. EDUQUEZ-VOUS et les autres au sujet des crimes et de l’histoire cachée et de la nature de ces églises criminelles.

4. REJOIGNEZ le groupe d’action de l’Opération Rachat le plus proche de chez vous et participez directement à l’arrêt des activités de ces fausses églises assassines. Contact itccsoffice@gmail.com pour participer.

Partagez ce pamphlet avec des amis. Agissez maintenant pour arrêter la guerre menée contre nos enfants !

Promu par The International Tribunal of Crimes of Church and State (ITCCS) ou le Tribunal International contre les Crimes de l’Église et de l’État (TICEE)

itccsoffice@gmail.com , thecommonland@gmail.com , www.itccs.org

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Lecture connexe:

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Comprendre le système légal colonial d’oppression pour mieux le démonter…

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Résistance 71

 

14 février 2018

 

Les charlatans illusionnistes ayant pris en charge nos vies sous tout aspect continuent de nous faire croire que nous vivons dans un monde « post-colonial »… Rien n’est plus faux. L’empire moderne prévalent, souvent qualifié d’anglo-américain, est unique dans l’histoire de l’humanité, pourquoi ? Parce qu’il est le seul et premier empire établi, contrairement aux empires précédents, sur des terres volées, usurpées. Il est le premier empire résultat du déracinement d’une population, en l’occurence chrétienne et européenne, envahissant des terres occupées par des populations natives, pour s’y fixer et construire une nouvelle base impérialiste.
Ainsi, les Etats-Unis d’Amérique, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et de fait tous les pays dépendants du Commonwealth britannique sont toujours aujourd’hui, des états colons ou des colonies. L’empire anglo-américain, tout comme les nations artificielles coloniales (non impérialistes simplement par faute de moyens) d’Amérique centrale et du sud, sont construits sur la base de la doctrine chrétienne de la découverte édictée sous les papes du XVème siècle.
Depuis lors, suivant les principes établis par l’oligarchie de la souveraineté et de la succession, la doctrine chrétienne a été pas à pas ciselée dans le tissu même du droit établissant les états-nations résultant de l’évolution de ce cancer politico-social.
Pour mieux être capable de se positionner et offrir une solution viable et durable au diktat impérialiste au moyen d’un changement radical de paradigme politique, nous devons avant tout comprendre les rouages de ce que nous affrontons.
Deux légistes du nouveau monde, Peter D’Errico, issu de la culture colonisatrice et Steven Newcomb, issu de la culture native amérindienne (Shawnee, Lenape), ont dévoué leur carrière légale à la recherche et au décorticage des textes fondateurs de l’empire anglo-américain actuel pour mieux pouvoir le démonter et l’éradiquer. Il est intéressant de noter que la complémentarité de leur culture et recherche respectives mène à une union, à un renforcement de la validation de tout mouvement de résurgence indigène pour mettre définitivement fin au marasme politico-économique que cet état de fait a forcé non seulement sur les populations locales, mais à terme, sur le monde entier.
Depuis quelques années nous avons traduit plus de 50 de leurs textes de recherche légale, ainsi que la traduction de très larges extraits du livre de Newcomb « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » et ces textes se trouvent sur le blog, éparpillés, au gré de leur publication. Nous avons donc vu la nécessité de regrouper ces textes pour qu’ils soient plus faciles d’accès à la lecture.Bien entendu, Jo de JBL1960 nous en a fait de très beaux et fonctionnels documents en format PDF que nous vous présentons ci-dessous sans plus attendre:

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Résistance et nouveau paradigme politique: L’esprit zapatiste

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 13 février 2018 by Résistance 71

A lire également complémentarité oblige:

Manifeste de la societe des societes

effondrer le colonialisme

6ème_déclaration_forêt.lacandon

 

El votàn Zapata

 

Georges Lapierre

 

Octobre 2017

 

Source: https://www.lavoiedujaguar.net/El-Votan-Zapata

 

Dans un recoin du Mexique, le peuple zapatiste s’est soulevé en armes le 1er janvier de l’année 1994. Il était animé par un esprit, el votán Zapata. El votán Zapata c’est seulement l’esprit prophétique. Mais cet esprit prophétique n’est pas celui d’un homme, d’un individu, d’un prophète marchant à la tête de son peuple et faisant en sorte que les eaux se retirent devant lui. Le sous-commandant Moisés n’est pas lui-même prophète, ce nom ou ce surnom est seulement le signe de la prophétie, celui d’un monde à venir et à construire : « Votre jour était notre nuit, notre jour sera votre nuit. » Ce n’est pas non plus l’esprit révolutionnaire et religieux. Ce n’est pas annoncer ce qui va nécessairement arriver ; c’est s’engager dans ce qui advient, ne pas annoncer le mouvement, mais devenir mouvement, épouser son propre mouvement, redevenir humain en quelque sorte ; l’esprit prophétique est tout simplement l’esprit pragmatique, il est se réalisant.

Cet esprit pragmatique ou prophétique est celui des Indiens zapatistes, il n’est pas nécessairement le nôtre, nous pouvons même nous sentir exclus. Les zapatistes ne cherchent pas à imposer leur point de vue sur le monde comme point de vue unique sur le monde. Chacun est appelé à s’organiser à sa manière, selon son propre point de vue. C’est une cosmovision à rebrousse-poil de la nôtre (a contrapelo) et, représentant une véritable déflagration de nos certitudes les plus enfouies, elle ébranle notre subjectivité la plus profonde. Ne sommes-nous pas les enfants d’une civilisation qui s’impose comme point de vue unique sur le monde, celui des marchands ? Et faire la révolution ne serait-ce pas imposer un autre point de vue tout aussi unique sur le monde ? La vision que nous proposent les zapatistes, celle d’un monde qui contiendrait plusieurs mondes, prend à rebours la conception marxiste de la révolution à laquelle nous restons encore trop souvent attachés, quoi que nous en disions, dans les profondeurs de notre être, dans les profondeurs de ce que nous sommes. Les zapatistes portent la critique au cœur de notre monde, ils n’opposent pas un point de vue unique à un point de vue unique, un universalisme à un universalisme. Cette idée de pluralité (ou de « pluriversalité ») marque véritablement une rupture, c’est comme une grenade à fragmentations lancée au centre de l’unicité, en plein milieu de l’Un, de l’Unique !

La résistance des peuples face à l’hégémonie capitaliste est bien réelle. Cette résistance est une critique réelle du monde marchand, mais elle reste statique, elle fait du surplace, elle peut bien s’organiser et se construire, mais elle reste bloquée à la défense d’un mode de vie, elle s’attarde seulement à défendre son point de vue, elle n’est pas porteuse de l’idée qui lui permettrait d’aller au-delà de ce qu’elle défend, elle n’est pas animée par l’esprit prophétique, par le souffle qui met en branle le mouvement, l’ollin. El votán Zapata est ce souffle. L’idée de pluriversalité est ce souffle, elle est en porte-à-faux avec celle d’un monde unique et universel, elle offre un véritable changement de perspective : il n’y a pas un point de vue unique et universel sur l’homme et le monde, mais différents points de vue, c’est-à-dire différents modes de vie, qui sont différents modes d’adaptations aux milieux géographiques : l`humain naît de la diversité.

Le cinquième Congrès national indigène s’est ouvert sur un coup de théâtre dont les échos et le bruit vont alimenter la rumeur pendant un certain temps et hanter les têtes fragiles. La pièce a commencé le premier jour de la rencontre, lundi, et à huis clos. Elle se jouait entre les délégués du CNI et la comandancia de l’EZLN au grand complet ; et impossible de s’approcher de l’auditorium pour écouter aux portes !

Pourtant vers cinq heures de l’après-midi, tous ont dû sortir pour aller manger et, malgré un cordon de sécurité qui nous interdisait de les rejoindre, le secret, tout relatif, des délibérations a filtré et notre curiosité a été satisfaite. Enfin nous avons fini par savoir ce qui se tramait et ce qui pouvait bien les retenir pour un débat si long et si intense ! D’ailleurs ce débat, tout particulièrement animé, n’était pas terminé et il allait reprendre après le repas pour se poursuivre jusqu’au soir.

Mais qu’est-ce qui pouvait bien susciter une telle discussion ?

Profitant d’une ouverture de la future élection présidentielle, sous certaines conditions [1], à des candidats indépendants, la comandancia avait proposé aux délégués du CNI de présenter une candidate à l’élection présidentielle de 2018. Une telle proposition, prenant à contre-pied les convictions les plus affirmées concernant le rejet des partis et, plus généralement, de la politique, a dérouté bien des gens et suscité un lever de boucliers, non seulement parmi les délégués, mais aussi parmi les adhérents à la Sexta présents à ce rendez-vous. Les zapatistes seraient-ils retombés dans leur travers et leurs vieux démons, plus exactement, leur vieux démon au singulier : le ou la politique ?

Ce cinquième Congrès national indigène eut lieu au Cideci-Unitierra, San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, du 9 au 14 octobre 2016. Nous sommes maintenant en octobre 2017, un an exactement s’est écoulé, et sans doute beaucoup d’encre, depuis l’annonce de la participation du Congrès national indigène à l’élection de 2018 : le Conseil indigène de gouvernement (CIG) est constitué. Il est formé de couples (une conseillère, un conseiller) nommés par leurs assemblées (communales, régionales ou de quartiers) et en tenant compte de la répartition géographique des peuples indiens dans tout le Mexique. Il y a actuellement environ 141 conseillères et conseillers (de 35 peuples et de 62 régions) et à l’heure où j’écris, ils rendent visite avec d’autres délégués aux cinq caracoles zapatistes. La porte-parole de ce Conseil indigène de gouvernement, et qui sera candidate à l’élection présidentielle de 2018, est désignée, il s’agit d’une jeune femme indienne Maria de Jesús Patricio Martínez, Marichuy, qui fait partie du Congrès national indigène (CNI) depuis 1996. Elle vient de faire enregistrer sa précandidature à l’INE (Institut national électoral). Actuellement elle participe à la tournée et elle est reçue par les conseils de bon gouvernement dans les caracoles des zones zapatistes.

« Considérant que l’offensive contre les peuples ne cessera pas mais qu’elle augmentera jusqu’à ce que la dernière trace de ce que nous sommes en tant que peuples porteurs d’un profond mécontentement, se métamorphosant aussi en de nouvelles et diverses formes de résistances et de rébellions, le cinquième Congrès national indigène a décidé d’initier une consultation ; cette consultation auprès de nos peuples a pour fin d’abattre d’en bas le pouvoir que ceux d’en haut nous imposent, nous apportant un panorama de mort, de violence, de pillage et de destruction. » (Communiqué du CNI suite à ce cinquième Congrès national intitulé « Que retiemble en sus centros la tierra » [2].)

Comment entendre cette initiative zapatiste ? Ou, plus précisément, comment faire entendre cette initiative à des Européens, à des gens qui sont comblés de marchandises et qui vivent dans le royaume merveilleux de Walt Disney ?

El votán Zapata est l’esprit qui ne meurt jamais ou, plus exactement, qui meurt et qui toujours renaît. C’est l’esprit de révolte, l’esprit rebelle, l’esprit du guerrier qui sourd de la montagne et qui s’étend dans la vallée, c’est l’esprit des hautes plaines et des déserts arides, c’est l’esprit sioux, l’esprit apache, l’esprit Zapata. Il touche à l’imaginaire d’un peuple ou des peuples, il se confond donc avec la réalité, une autre réalité que celle que nous connaissons, nous qui nous nous mouvons dans le monde de l’apparence. Les jeunes, parfois la saisissent ou les rêveurs, les poètes, les voyants et les voyous, les suicidés de la société. Les zapatistes nous plongent au cœur de la réalité, au cœur de notre époque, au cœur de notre temps, au cœur du Mexique contemporain, au cœur de la guerre. Pouvons-nous entendre cela ?

Sous le fallacieux prétexte de faire la guerre au narcotrafic, l’État mexicain, appuyé par les États-Unis (cf. plan Mérida) et soutenu par l’Europe des banquiers et des marchands, mène, depuis plus de dix ans, une guerre contre-insurrectionnelle d’une ampleur inouïe [3]. Il s’agit de faire place nette aux multinationales et à leurs projets « extractivistes » (mines, pétrole, monoculture, déforestation) et d’infrastructures (ports, barrages, voies de communication), et d’en finir une bonne fois pour toutes avec la résistance des peuples et, plus généralement, de la population, à cette nouvelle occupation de leur territoire et à cette mainmise sur leur vie. Cette guerre vise principalement les peuples qui vivent encore sous le régime ou sous le modèle communaliste, il s’agit de détruire leur capacité à reproduire leur vie communale, réduisant ainsi à néant leur possibilité d’exister en marge d’un capitalisme triomphant. C’est que, d’une part, leur résistance était, en soi, une critique réelle, effective, du capitalisme, la seule véritable critique du capitalisme, et que, d’autre part, le capitalisme en tant qu’aliénation de la pensée se nourrit de tout ce qui n’est pas aliéné, il se nourrit de toutes les formes de vie qui reposent sur une conception de l’échange autre que celle du marchand.

Plus qu’une offensive étatique, nous sentons bien que nous avons affaire à une offensive d’une tout autre dimension, celle d’un état d’esprit, d’un point de vue totalitaire sur le monde, d’une idéologie, celle d’Ubu roi. Les pataphysiciens pouvaient bien rigoler et faire preuve d’un humour décapant, leur lucidité annonçait l’horreur d’aujourd’hui : le pouvoir sans borne de l’individualisme conquérant et triomphant, s’érigeant sur des monceaux de cadavres. Et nous voyons les militaires, les policiers, les paramilitaires et les parapoliciers des cartels de la drogue unir leurs forces pour faire disparaître les personnes jugées indésirables, assassiner, massacrer, torturer, et semer la terreur dans les villages et les quartiers populaires. Sous la pression « géologique » d’un marché planétaire, nous assistons dans les entrailles du pays à une recomposition de la classe sociale qui gouverne le Mexique. Rien n’arrête ce mouvement aveugle, puissant et obstiné : s’appuyer sur cette complicité occulte de classe pour s’enrichir au plus vite et par tous les moyens. Parfois des scandales éclatent et des gouverneurs trop pressés et trop gourmands se font prendre la main dans le sac, toujours trop tard, entre-temps, ils ont pu, avec l’appui de tout l’appareil d’État et la complicité des bandes criminelles, mettre à feu et à sang toute une région. Cette classe sociale se reconstitue en s’appuyant sur le trafic de l’amapola (opium) ; ce trafic lui apporte des sommes considérables lui permettant d’étendre ses ramifications en profondeur et de prendre peu à peu le contrôle de l’ensemble de l’activité marchande du pays. Telle est la réalité du Mexique aujourd’hui, et cette réalité est celle d’une guerre sociale à outrance. La disparition de 43 étudiants de l’école rurale d’Ayotzinapa et l’assassinat de six personnes à Iguala (Guerrero) dans la nuit du 26 au 27 septembre 2014 montrent à l’évidence cette complicité d’intérêts qui définit une classe sociale : sous le regard de l’armée et avec la participation active des forces fédérales, la police municipale d’Iguala a pu enlever 43 étudiants et les faire disparaître [4], puis un commando a pu assassiner six personnes et se lancer à une chasse à l’homme avant de torturer à mort [5], pour l’exemple, un normalien. Cette même police municipale s’était livrée pendant des années à l’extorsion, la prise d’otages et l’assassinat en toute impunité.

C’est au sein d’un tel contexte social et politique qui s’annonçait dès la fin du XXe siècle, que sont apparus sur la scène publique, en janvier 1994, les zapatistes. Et ils y sont toujours ! Qui sont-ils ? Serait-ce Defensa Zapatista, cette gamine à la langue bien pendue capable même d’en remontrer au fameux sous-commandant Galeano ex-subcomandante Marcos ? Oui, oui, c’est bien possible. Ce sont en premier lieu des Indiens, c’est-à-dire des personnes qui se définissent par une culture qui leur est propre et qui repose sur un vivre ensemble autour d’un bien commun ; cette culture s’oppose en tout point à la civilisation occidentale, chrétienne et capitaliste, qui privilégie l’individualisme marchand au détriment de la communalité et de l’intérêt commun. Ensuite ce sont des Indiens en guerre contre un système, ledit système capitaliste qui repose sur la spéculation concernant les échanges marchands à venir. Dans el votán Zapata, Zapata n’incarne pas l’esprit de la guerre en tant qu’individu, il incarne l’esprit de la lutte en tant qu’être collectif, c’est le peuple en arme, le peuple en guerre, le peuple qui se soulève. Il est véritablement l’être du peuple indien en guerre. Et c’est bien ce que sont actuellement les zapatistes dans ce recoin du Sud-Est mexicain. Ils ne font pas la guerre avec des bombes, des avions, des hélicoptères, ils n’en ont pas les moyens, mais cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas en guerre contre tout un monde et que tout un monde ne leur fait pas la guerre. Dans ce jeu de la guerre, la puissance de feu et de destruction est du côté de l’Empire, qui hésite jusqu’à présent à s’en servir par crainte d’une réaction de la société mexicaine et internationale qu’il ne maîtriserait pas ou qu’il maîtriserait mal [6], mais il reste à l’affût de la moindre provocation qui justifierait un massacre de la population en lutte ; du côté zapatiste, à partir de cette situation en équilibre précaire à laquelle je viens de faire allusion, il leur reste l’intelligence stratégique leur permettant de sortir de l’isolement social dans lequel ils sont maintenus (ou dans lequel on cherche à les maintenir).

L’existence des zapatistes ne tient qu’à leur détermination de guerriers ; que cette détermination se relâche, et ils seront emportés comme fétus de paille. Les États-Unis, la CIA et le gouvernement du Mexique ont surtout cherché à isoler les zapatistes ; cette guerre dite de basse intensité consiste principalement pour ces stratèges à tenter de réduire l’influence zapatiste et à la maintenir dans des limites qu’ils jugent acceptables et surtout contrôlables. Ils ont ainsi mis en œuvre toute une politique d’assistance généralisée qui profite principalement à certains caciques indigènes et métis, et ont favorisé la création de groupes paramilitaires locaux fortement armés et instruits à la lutte antiguérilla par les militaires eux-mêmes. Cette politique a été intense et visible surtout au début avec des conséquences tragiques comme l’assassinat programmé de 45 personnes à Acteal en décembre 1997, elle s’est poursuivie, mais plus discrètement, jusqu’à nos jours. Pour reprendre avec une intensité accrue aujourd’hui en réponse à la dernière initiative zapatiste.

Face à cette situation, les zapatistes ont riposté dans deux directions : ils ont cherché à rompre l’état de siège dans lequel le gouvernement voulait les maintenir, ce fut le sens de l’« autre campagne » en 2006, qui s’est déroulée au moment de l’élection présidentielle marquée par la victoire très contestable de Felipe Calderón, représentant de la droite, sur López Obrador, représentant de la gauche progressiste. L’année 2006 fut aussi marquée par la terrible répression des opposants à l’aéroport à Atenco, où nous pouvons voir comme une menace et comme la violente réaction de l’État mexicain, tous partis confondus, à l’« autre campagne » [7]. Parallèlement à cette direction, les zapatistes ont continué à renforcer intérieurement leur autonomie vis-à-vis de l’État mexicain. Ils ont ainsi abouti à la création de zones autonomes que je qualifierai d’irréductibles, ne laissant aucune prise sur eux, ne laissant pas la moindre ouverture entrebâillée par laquelle l’État mexicain pourrait s’immiscer petit à petit dans leur vie. Ils refusent tout subside de la part du gouvernement. Ce sont véritablement des zones autonomes incorruptibles, absolument imperméables à toute influence, à toute velléité d’influence ou de pression venues de l’extérieur. Ce sont bien les zapatistes qui décident à travers leurs assemblées de base dans un mouvement de va et vient continuel entre le Comité clandestin révolutionnaire et la population zapatiste.

N’importe quel quidam peut déclarer la guerre au capital, cela ne mange pas de pain, mais mener une guerre contre le capital, c’est une autre histoire et arriver à tenir pendant plus de vingt ans, c’est encore une autre histoire ! Nous éprouvons parfois quelques difficultés à saisir cet aspect d’une telle proposition : construire un autre monde. La mollesse d’une vie soumise nous interdit d’en percevoir toute la rigueur.

J’ai tracé d’une façon bien sommaire le cadre dans lequel s’inscrit l’initiative zapatiste de présenter une candidate indienne à l’élection présidentielle de 2018 : reprendre l’offensive là où l’État et l’ensemble des forces contre-insurrectionnelles ne l’attendent pas, l’élection présidentielle ; et mettre cette offensive sous le feu des projecteurs, sous les lumières d’une élection nationale, en plein jour en quelque sorte (alors que l’on pouvait s’attendre que cette offensive soit cachée, occultée, clandestine). Ensuite nous avons affaire à une candidate qui ne cherche pas à être élue, qui refuse l’argent de l’Institut national électoral, qui est la porte-parole d’un gouvernement déjà constitué : le Conseil indigène de gouvernement. On aura beau dire, c’est tout de même une manière de prendre tout le monde dominant, tous ceux d’en haut, à contre-pied et nous en revenons à l’art du football et à Defensa Zapatista. Voilà une femme indienne, qui selon les vues de ceux d’en haut, se trouve tout en bas de l’échelle sociale, qui va parler aux Mexicains, aux gens sans qualité, à ceux qui sont tout en bas, justement, et pour ne rien leur proposer : à eux de s’organiser, à eux de se défendre, à eux de réagir, ils n’ont rien à attendre d’elle, comme ils n’ont rien à attendre des autres candidats !

Comme dans toute initiative de ce genre, la part d’incertitude est grande, cette initiative se présente à la fois comme un pari et un défi. Elle est, dans le sens précis du terme, une provocation. Elle ne provoque pas, comme nous pourrions le croire, le gouvernement, ni les riches, ni cette classe de nouveaux riches qui se constitue, ni l’État mexicain, non, elle provoque la société mexicaine, elle provoque la population mexicaine, elle provoque les Mexicains. Confrontés au mal qui les touche, confrontés à un malheur commun, sauront-ils organiser et construire une réponse collective ou bien vont-ils opter pour un individualisme frileux et « sauve-qui-peut » sous la tutelle des gagnants ? Et nous ignorons comment les Mexicains vont réagir. Les zapatistes l’ignorent, mais le gouvernement aussi l’ignore et il s’inquiète, les riches aussi l’ignorent et ils s’inquiètent, la classe des nouveaux riches aussi, l’État aussi l’ignore. C’est un pari sur l’homme et la femme, c’est un pari sur nous-mêmes et sur notre futur.

¡Viva Zapata !

Notes

[1] Avoir le soutien de 1 % des électeurs (plus de 800 000 signatures de soutien) sur au moins dix-sept États et être majoritaire dans trois États. C’est loin d’être gagné !

[2] « Que tremble en ses centres la terre », paroles de l’hymne national mexicain reprises par le CNI comme titre pour le compte-rendu de ces journées.

[3] En 2014, le Mexique se trouvait en troisième position derrière la Syrie et l’Irak quant aux pertes civiles dues aux conflits armés (International Institute for Strategic Studies, 2015).

[4] Les plus hauts responsables de l’État savent très bien ce que sont devenus les 43 normaliens.

[5] Il fut écorché vif.

[6] En 1994, la société mexicaine avait manifesté massivement contre la guerre et la terrible répression dans laquelle s’était engagé le gouvernement, et des négociations pour la paix eurent lieu.

[7] Cette année allait aussi être marquée par la « commune » d’Oaxaca, vaste mouvement social de rejet du gouverneur et de ce qu’il pouvait bien représenter.