Archive pour détournement de la science

Dictature sanitaire, masque et armada de collabos…

Posted in actualité, altermondialisme, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 13 septembre 2020 by Résistance 71

 

 

Ce qui est dit ci-dessous est très juste, mais l’heure n’est plus aux seuls constats.. mais aussi et surtout à l’action. Toute critique du totalitarisme étatique, sanitaire ou autre doit maintenant être accompagné de suggestions de solution ou alors jamais rien n’avancera dans la bonne direction, celle de notre émancipation de la merdasse étatico-capitaliste. L’heure de la désobéissance civile de masse et à l’auto-orgnaidation des associations libres a sonné. C’est ça ou notre mort sociale… puis physique.
Qu’on se le dise !…
~ Résistance 71 ~

 

La République En Masques : une armada de collabos !

 

Claude Janvier

 

1er septembre 2020

 

Alors que j’entrais dans une administration il y a peu, mon regard s’est posé sur une affichette officielle estampillée République Française qui disait que la République se vit à visage découvert dans tous les lieux publics : voies publiques, transports en commun, commerces et centres commerciaux, établissements scolaires, bureaux de poste, hôpitaux, tribunaux, administrations… Loi du 11 octobre 2010 (entrée en vigueur le 11 avril 2011) : Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage. 

Puis mon regard s’est tourné vers la salle d’attente et les guichets avoisinants, et le texte que je venais de parcourir m’apparut soudain totalement inepte et surréaliste. Une forêt de masques blancs, noirs, bleus, verts s’étalait devant moi… Dantesque ! J’ai failli appeler mon toubib pour lui dire que je devais être victime d’hallucinations et que j’allais arrêter les apéros le soir – promis, juré ! –

La remarque peu amène du cerbère qui était à l’entrée m’a arraché temporairement à mes réflexions. « Monsieur, votre masque doit couvrir le nez ». Décidément, ces chefaillons à qui la République donne du pouvoir se sentent tous investis d’un pouvoir quasi-divin : celui de faire respecter la loi, qu’ils ne connaissent souvent pas. Mais faire semblant de la connaître, cela donne de l’importance.

Couvrir votre nez ou non n’a aucune incidence pour votre voisin, à part de lui cacher vos points noirs ou votre couperose si vous êtes porté sur la bouteille. Mais voilà, comment expliquer ça à des gens formatés, conditionnés et payés pour faire respecter les consignes gouvernementales ?

En réalité, le masque est indispensable pour un chirurgien et ses assistants quand ils vous opèrent. Cela, afin qu’ils ne vous contaminent pas. Le reste n’est qu’une affaire de contrôle gouvernemental et un excellent moyen d’engranger de l’argent, grâce à des forces de l’ordre ultra zélé. – Les échos 12 mai 2020 : plus d’un million d’amendes distribuées pendant le confinement, avec 20,7 millions de contrôles. 135 millions d’euros engrangés – Juteux ! Sans oublier la TVA sur chaque masque.

Un tuyau : vous pouvez contester les amendes en toute légalité. Le site Réaction 19 vous indiquera la marche à suivre. (1)

Depuis la nuit des temps, le masque est uniquement présent lors des carnavals. Mais aujourd’hui, les « réjouissances » sont quotidiennes. Place au terrorisme d’état mondialiste imposé par une armada de forces de l’ordre, lourdement armée, à la réflexion limitée, mais protégée grâce à l’impunité que procure le port de l’uniforme. La répression sauvage et sanglante des Gilets Jaunes n’est plus à démontrer.

Le port du masque obligatoire permet une étendue encore plus grande de l’emprise de l’état sur les citoyens. En devenant obligatoire, le port du masque se banalise et commence à devenir un mode de vie. Le port du masque ou le bâton ? 

Pas de masques, une amende. Pas content ? Une autre amende. Toujours pas content ? Interpellation musclée, agressive et invasive, suivie directement d’une garde à vue. Toujours pas content ? Comparution immédiate devant un juge, amende et prison avec ou sans sursis.

J’exagère ? Quelques exemples éloquents et récents vont vous démontrer le contraire :

– 22 août 2020 : Breil-sur-Roya, un magasinier, pour un masque porté en dessous du nez (après plus de 6 h de boulot, on peut comprendre qu’il ait besoin d’un peu d’air) deux gendarmes l’ont interpellé violemment. Évidemment, le chef de la gendarmerie locale défend ses deux subalternes, mais au dire des témoins, l’intervention a été musclée, violente et totalement disproportionnée. Vidéo. (2)

– 26 août 2020 : pendant que des casseurs incendiaient des voitures, fracassaient des vitrines pratiquement en toute impunité, des CRS sont entrés dans un bar diffusant la finale de Ligue des Champions PSG – Bayern pour faire évacuer l’établissement. La raison ? Les personnes présentes à l’intérieur ne respectaient pas le port du masque et la distanciation sociale. Une intervention musclée qui n’a pas manqué de créer la polémique. (3)

– 29 août 2020 Paris : contrôle du port du masque dans un bar à Paris avec une arme de guerre. – menace de fermeture administrative en cas de non-respect de port du masque. Ambiance lourdingue. (4)

– 29 août 2020 Nice, Tour de France : interpellation musclée par des policiers d’un couple de supporters. Le mari incriminé a eu le front en sang, mais tout va bien. (5)

Le masque vous empêche de respirer normalement, transforme votre bouche en un bouillon de culture innommable (6) – MICROBIOLOGIE : une très curieuse culture – MICROBIOLOGÍA : Un cultivo muy interesante -, vous empêche d’être repéré si vous venez de faire un casse – pratique -, de vous attrouper – terminé les manifs -, de réfléchir – être un bon garçon ou une bonne fi-fille bien dans les clous, sinon… -, et de ne pas adhérer aux vilaines théories complotistes. – dommage, un peu de réflexion nous ferait des vacances… –

Au-delà de la force militaire et policière, la France possède une armada de collabos chefaillons, empressés à relayer et à enforcer la sainte parole gouvernementale. Pure est la parole de l’empire. Je reste confondu par autant de clarté gouvernementale depuis le début de la crise sanitaire : les ministres nous ont répétés pendant des semaines que les masques étaient inutiles, voire « contre-productifs ». Puis les masque sont devenus utiles mais impossible de s’en procurer. L’impayable Laurent Nùnez interviewé par Laurent Delahousse sur France 2, à la question  » ils sont où les masques », a répondu qu’ils arrivaient. Alors, qu’à l’époque, impossible de s’en procurer un. (7)

Aujourd’hui, alors que les hospitalisations sont de plus en plus faibles, le masque est obligatoire partout. Même aux toilettes… Restez couvert, on ne sait jamais…

Le Monde, toujours prompt à sauver le soldat Macron, ose publier le 17 juillet 2020, trois idées fausses sur les masques et la lutte contre la pandémie de Covid-19. Je vous cite la première, ça suffira amplement à démontrer l’arnaque de cet article :

1) « L’utilisation prolongée du masque est dangereuse. »

Ce que dit la rumeur :

l’utilisation prolongée du masque provoque une hypoxie » (un manque d’apport en oxygène), assure un texte très partagé sur Facebook ainsi que sur des sites sensationnalistes comme Tripfoumi.com ou Nouvelhorizon.

C’est faux :

Le port d’un masque s’accompagne d’une sensation d’inconfort, variable selon la personne qui le porte et le type de protection utilisée. Mais s’il demande un petit effort physique supplémentaire à son porteur pour respirer normalement, « cela n’a rien à voir avec un manque d’oxygène », tranche le médecin hygiéniste Philippe Carenco, responsable de service au centre hospitalier Marie-José-Treffot, à Hyères (Var). « Il n’y a pas de raison de craindre un manque d’oxygène lié au port du masque dans les conditions normales d’utilisation » – en dehors, par exemple, d’une activité sportive intense.

Les différents types de masques ont une résistance à l’air (on parle de « respirabilité. »), qui leur est propre, qui est « calibrée » et qui est « incluse dans la norme » à laquelle ils répondent, explique ce spécialiste des textiles de santé. C’est un élément central de la confection de ces protections, « sinon on ferait des masques en béton » qui protégeraient très bien du virus, mais ne permettraient pas de respirer correctement, observe M. Carenco.

Cependant, les fabricants recommandent généralement dans la notice qui accompagne leurs masques une durée d’utilisation de l’ordre de quelques heures. Mais, selon le docteur Carenco, ce n’est pas à cause d’une durée limite au-delà de laquelle le masque ne permettrait plus de respirer. Le but est qu’il conserve son efficacité. Il est d’ailleurs préconisé de renouveler un masque dès lors qu’il est humide. Dans tous les cas, une insuffisance respiratoire s’observerait rapidement et pas au bout de quelques heures, selon ce spécialiste.  » (8)

Décortiquons ensemble cet article écœurant. Afin de noyer le poisson ou de se faire passer pour un grand enquêteur, le journaleux est allé chercher un médecin hygiéniste au CHU de Hyères dans le Var. Puis l’argument massue est asséné : « Le masque n’est pas responsable de l’hypoxie ». On s’en doute bien, sinon les pauvres chirurgiens en train de vous opérer tomberaient comme des mouches. Mais en revanche, avec un masque, moins d’oxygène circule. Pas besoin d’avoir bac +7 pour comprendre ça. Un enfant de 6 ans le capterait facilement. Il faudrait arrêter de nous prendre pour des demeurés.

Malheureusement, ce genre d’article nauséabond n’a pas l’air de choquer grand monde. Il est écrit plus loin : « … Si vous ressentez de l’inconfort, que vous devez faire un effort supplémentaire pour respirer normalement… ». On peut donc en conclure, en réfléchissant un peu, que des problèmes sont manifestement engendrés par le port du masque et que cela découle un tant soit peu du manque d’oxygène et de l’accumulation de CO2. Adoubé par une grande partie du corps médical, ce texte relève de l’escroquerie. La désinformation et le bourrage de crâne battent leur plein.

Pour ma part, je préfère m’en référer à ce qu’explique le Docteur Pascal Sacré, médecin hospitalier anesthésiste-réanimateur : 

“Le port continu des masques aggrave la contamination ! Cette affirmation est basée sur des arguments scientifiques et médicaux. L’air, une fois expiré, est réchauffé, humidifié et chargé de CO 2. Il devient un milieu de culture parfait pour les agents infectieux (bactéries, champignons, virus). Des études ont montré que la porosité (trous microscopiques) des masques permet aux germes expirés de s’accumuler sur leur face externe.”

“Non seulement nous ré-inspirons notre CO2, mais en plus, en touchant tout le temps notre masque (geste inévitable), nous diffusons les germes partout ! Obliger tout le monde à les porter tout le temps, alors que l’épidémie disparaît, est une aberration scientifique et médicale !”

“ Les masques sont considérés comme la protection face à la transmission du virus du COVID-19. Mieux vaut porter un masque (n’importe lequel.) que rien. Ah oui ? Je ne suis pas d’accord. Cette idée reçue est largement partagée par la population traumatisée des pays ayant confiné totalement leur peuple.” […] (9)

Les médecins, dans une large majorité, sont complices. Désolé pour le corps médical, mais il faudrait arrêter d’obéir à la propagande gouvernementale et d’être payé pour soutenir les laboratoires pharmaceutiques. Où est le serment d’Hippocrate ? Les pourfendeurs des Professeurs Raoult et Perronne ont des tribunes quotidiennes dans les médias, pendant que les deux premiers sauvent des vies.

Mais voilà, nous avons dans notre beau pays, une véritable toile d’araignée administrative et citoyenne. Préfets, élus, fonctionnaires administratifs, dirigeants des ARS* locales, vigiles de supermarchés, gendarmes, médias, syndicats (qui ne défendent plus personne depuis longtemps), associations de parents d’élèves, recteurs, secrétaires administratives, syndicat des commerçants, etc.

Un seul message : Tous masqués. Point barre. Bientôt, le vaccin obligatoire pour tous. Bientôt pucé, tracé, hyper fliqué et bien conditionné. Ceux qui diront non, hop, fiché, condamné, voire emprisonné dans les camps FEMA. En construction en France, avec 350 000 cercueils prêts à l’emploi. (10)

Comme chaque matin, le responsable local de l’ARS Normandie, fraîchement promu, à l’aise dans son costard bleu ciel et ses chaussures noires pointues, avec son mug de café à la main, s’imprègne de la directive issue de la Sainte Bible Préfectorale : Malgré une baisse des hospitalisations, les cas de Covid-19 continuent d’augmenter en Normandie -. 18 août 2020. (11)

Rien que le titre ne fait aucun sens. « Baisse des hospitalisations, mais augmentations des cas ». Si les gens guérissent tous seuls ou sont asymptomatiques (le nouveau mot à la mode), où est le problème ?

Ensuite, ce qui n’est pas précisé, c’est que le nombre de tests est en augmentation. Rappelons quand même qu’au début et pendant le confinement, quasiment aucun test n’était réalisé. Donc, plus il y aura de tests de dépistages, plus on trouvera de personnes infectées. CQFD. C’est comme si on intensifiait le test de QI, aurions-nous plus ou moins de… Je vous laisse deviner la suite.

Masques obligatoires dans les centres-villes, dans les restaurants quand vous entrez, mais pas assis, quand vous faites votre jogging (sympa le CO2 dans les bronches), quand vous déambulez dans un marché, au concert, dans les cinémas, quand vous faites du vélo, à pied, à cheval et en voiture comme à Nice. (12)  Vous vous sentez oppressé ? Normal, le port du masque du matin au soir est mauvais pour la santé. Tout comme le conditionnement et la coercition. 

Mais l’armada de chefaillons veille au grain. Les ordres sont les ordres. Et en plus, certaines braves gens vous dénoncent, comme dans l’exemple ci-dessus où un pauvre magasinier en a pris plein la gueule à Breil-sur-Roya. Mais il le méritait, car c’est un dangereux activiste…

Une véritable propagande intoxicatoire, relayée par une armée de petits chefs investis du pouvoir étatique. Bien payés, à l’aise dans leurs baskets, leur réflexion s’arrête à la fin du formulaire « Cerfa » qu’ils doivent remplir en début et en fin de journée.

Le gouvernement est responsable de la politique qu’il édicte, mais au-delà de ce fait, personne n’est obligé de faire du zèle et d’en rajouter une couche. Et le problème est bien là. Trop d’acteurs de notre société en font trop, sans se rendre compte qu’à force de scier les branches sur lesquelles ils sont assis, il ne restera bientôt plus qu’un seul tronc dénudé au milieu d’un véritable désert. À ce moment-là, il sera trop tard pour agir.

Claude Janvier

(1) https://reaction19.fr/

(2) https://www.huffingtonpost.fr/entry/supermarche-nice-port-du-masque-gendarmes-breil-sur-roya_fr_5f4125cfc5b697824f9925c9 et

https://fr.sputniknews.com/france/202008291044340913-tout-ca-pour-un-masque-interpellation-musclee-a-nice–video/

(3) https://www.divertissonsnous.com/2020/08/26/un-bar-est-evacue-de-force-par-les-crs-a-cause-du-non-port-du-masque-paris/

(4) https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/masques-sanitaires/dans-les-bars-et-restaurants-de-paris-la-police-controle-le-respect-du-port-du-masque-et-des-gestes-barriere_4088533.html

(5) https://fr.sputniknews.com/france/202008291044340913-tout-ca-pour-un-masque-interpellation-musclee-a-nice–video/

(6) https://www.youtube.com/watch?v=S5ImqqaMCd4&feature=share&fbclid=IwAR3wrH6mYzHf2XamjoYzGxj6tkNaLNmRAL5eKxT40dtI1NQeUz4V9Jya_ww

(7) https://actu.orange.fr/societe/videos/la-petite-phrase-de-laurent-nunez-hier-soir-sur-france-2-qui-enerve-le-personnel-soignant-il-n-y-a-pas-de-probleme-de-masques-en-france-CNT000001oJKHD.html

(8) https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/07/17/trois-idees-fausses-sur-les-masques-et-la-lutte-contre-la-pandemie-de-covid-19_6046546_4355770.html

(9) https://covidinfos.net/covid19/obliger-au-port-du-masque-alors-que-lepidemie-disparait-est-une-aberration-scientifique-et-medicale-selon-le-dr-pascal-sacre/1490/

et

https://pryskaducoeurjoly.com/actu/7426/le-port-du-masque-savere-inutile-selon-les-etudes-scientifiques/

et

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-coronavirus-si-masques-faisaient-plus-mal-bien-80893/

* ARS : Agence Régionale de Santé.

(10) https://www.actualite.co/105541/des-camps-fema-en-construction-en-france.html

(11) https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/malgre-une-baisse-des-hospitalisations-les-cas-de-covid-19-continuent-d-augmenter-en-normandie-FC17156663

(12) https://www.nicematin.com/sante/la-redaction-repond-doit-on-porter-le-masque-en-voiture-lorsquon-passe-dans-les-zones-ou-il-est-obligatoire-561521

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Notre page « Coronavirus, guerre biologique contre l’humanité »

Science et oligarchie ou la science corrompue…

Posted in actualité, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 28 décembre 2015 by Résistance 71

Il y a un bon moment que nous disons que le processus scientifique est totalement dévié, déviant et corrompu. Les méga-multinationales sont les payeuses, celles qui financent la recherche, qui fournissent les fonds. Elles paient donc aussi pour ce qui doit être publié. La science comme la politique et les sciences humaines et sociales ne font que débiter ce que l’oligarchie dit qu’il faut dire dans les grandes largeurs. Nous avions pris cet exemple il y a plusieurs années pur expliquer l’affaire: toujours Ô combien valide aujourd’hui: Imaginons que nous soyons un groupe de scientifiques et que nous nous proposions de faire une « Étude sur le rapport de la calvitie des boules de billard sur la dysenterie des chats sauvages. » Quelles sont nos chances de recevoir des fonds de recherche ? Nulles.
Par contre si nous intitulons notre recherche: « Étude sur le rapport entre la calvitie des boules de billard et la dysenterie des chats sauvages dans le contexte du changement climatique anthropique », quelles sont nos chances ? Très élevées, en fait il est très probable que nous ayons à choisir parmi bien des subventions…
On exagère à peine !… La science, la recherche scientifique aujourd’hui ont été kidnappées par le fric roi. En conséquence, ne plus rien croire des publications scientifiques jusqu’à preuve du contraire est une mesure de salubrité publique. Nous sommes entrés de plein-pied dans le domaine de la science vaudou et dans la science sponsorisée par les corporations. Autre exemple probant: entre 1910 et 1916, au Pays du Goulag Levant (ex-USA), les facs de médecine sont passées sous le contrôle de la Fondation Rockefeller, qui recycle le fric de son industrie du pétrole et de la chimie. Bien des labos pharmaceutiques ont été financés et sont contrôlés par les intérêts Rockefeller. Toutes les facs de médecine qui ont refusé la donne Rockefeller ont dû fermer leurs portes à très court terme (n’oublions pas que l’enseignement universitaire aux USA est essentiellement privé…), ainsi les Rockefeller ont sous contrôle les facs de médecine (Medical Schools aux USA) et ont forcé les curriculum de médecine générale à 100% vers la vente et consommation de molécules synthétiques créées et vendus par les labos. Que penser des articles publiés dans le « Journal of the American Medical Association » (JAMA) vu sous cet angle ?…

Et tout est à l’avenant !…

— Résistance 71 —

 

Corruption de la science: le voile se lève sur les revues scientifiques

 

Pierre Barthélémy

 

27 décembre 2015

 

url de l’article:

http://fr.sott.net/article/27232-Corruption-de-la-science-le-voile-se-leve-sur-les-revues-scientifiques

 

Il y a quelque chose de pourri au royaume de la science. Coup sur coup, trois noms de l’édition scientifique ont été contraints de retirer plusieurs études qu’ils avaient publiées. Dans les trois cas, la fraude était intervenue au cours du processus de relecture et de validation des articles par les pairs (le peer review, selon la terminologie anglaise), c’est-à-dire au cœur-même de la machinerie scientifique. Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec cette procédure, voici la marche à suivre quand des chercheurs veulent publier le résultat de leurs travaux. Ils rédigent tout d’abord leur étude puis l’envoient à une revue. L’éditeur de celle-ci adresse ensuite le texte à un ou plusieurs spécialistes, les relecteurs, qui, par leur expertise, sont à mêmes de saisir la portée de l’article et censés en effectuer une analyse critique. Souvent anonymes, ils peuvent décider de rejeter ce dernier s’ils ne le jugent pas assez intéressant ou pas au niveau de la revue ; ils peuvent aussi, avant de se prononcer, demander un certain nombre d’éclaircissements voire de nouvelles expériences ; ils peuvent enfin accepter l’étude, en général au prix de corrections et de précisions. Si les experts donnent le feu vert, le texte est publié.

Entre l’envoi initial et la parution de l’article, le processus peut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, et cette validation par les pairs est censée garantir la qualité et le sérieux de la revue. Mais quand le peer review est piraté, comme cela vient de se produire à plusieurs reprises, c’est tout l’édifice scientifique qui est ébranlé. Les trois affaires ont été révélées au grand jour par l’excellent site « Retraction Watch ». La première date du 16 décembre. L’éditeur Hindawi a été contraint de retirer d’un coup dix articles dont un des co-auteurs, le Sud-Coréen Jason Jung, avait frauduleusement soumis lui-même les rapports de relecture. Il est évidemment plus facile de voir son travail accepté par une revue quand on procède soi-même à son évaluation…

La deuxième affaire touche un grand nom de l’édition scientifique, le Nature Publishing Group (NPG), qui, comme son nom l’indique, publie notamment la prestigieuse revue Nature. Dans un communiqué laconique rendu public le 18 décembre, le NPG annonce que trois articles, tous rédigés par des équipes chinoises et parus dans les journaux Cancer Gene Therapy et Spinal Cord, ont été retirés, c’est-à-dire désavoués. On n’a pas beaucoup d’explications mais, là encore, est en cause une fraude au niveau du peer review. Enfin, « Retraction Watch » a annoncé le 24 décembre que le groupe d’édition SAGE, après avoir mené une enquête sur des études suspectes soumises à une de ses revues, le Journal of the Renin-Angiotensin Aldosterone System (JRAAS), avait retiré 21 articles. Huit d’entre eux avaient déjà été publiés, tous issus d’équipes chinoises…

Au total, en moins de dix jours, 34 études sont donc parties dans les oubliettes de la science. Cette rafale de rétractations n’est en réalité pas surprenante, car elle s’inscrit dans une sorte d' »opération mains propres » à laquelle les grands éditeurs du monde scientifique ont été contraints de se livrer depuis un an. En décembre 2014 en effet, le Comité sur l’éthique des publications (COPE, selon son acronyme anglais), organisation à but non lucratif regroupant plus de 10 000 éditeurs scientifiques dans le monde, lançait un signal d’alarme. Dans un communiqué, le COPE constatait « des tentatives systématiques et inconvenantes pour manipuler le processus de revue par les pairs de plusieurs journaux appartenant à différents éditeurs. Il apparaît que ces manipulations ont été orchestrées par un certain nombre d’agences tierces offrant leurs services à des auteurs. »

Pour comprendre ce qui peut sembler un tantinet obscur dans cet extrait, il faut entrer quelques minutes dans l’arrière-cuisine de la science, là où se mitonne la tambouille de la recherche. Très populaires en Asie – et notamment en Chine, comme j’ai déjà eu l’occasion de le signaler – , les « agences » auxquelles se réfère le communiqué du COPE sont des officines qui, moyennant finances, proposent aux chercheurs en mal de reconnaissance et soumis à la pression du « Publie ou péris » des articles clés en mains ou, plus simplement, une « aide » à la publication. Et, parfois, l’aide fait un détour par la tricherie. Comment cela ? Trois cas principaux se présentent. Dans les deux premiers, les fraudeurs profitent du laxisme de revues fainéantes, lesquelles demandent aux auteurs de fournir avec leurs articles une liste de spécialistes de leur domaine qui pourraient servir de relecteurs. Première possibilité : les chercheurs pressentis sont de mèche avec les auteurs (ou rémunérés par les agences pour leur mansuétude…) et, en attente d’un retour d’ascenseur, ils jouent au « passe-moi la salade, je t’envoie la rhubarbe » cher à un homme politique français qui ne connaît pas ses classiques.

Seconde possibilité, nettement plus tordue, mais visiblement très en vogue : les auteurs ou, bien souvent, les agences qui agissent à leur place fournissent le nom de chercheurs mais avec de fausses adresses de courrier électronique. Du coup, sans se douter de l’entourloupe, les revues leur renvoient leurs études en leur demandant de les évaluer ! Il suffit de donner une réponse bienveillante mais assortie de quelques remarques judicieuses, histoire de ne pas éveiller la méfiance des éditeurs, et le tour est joué : un « pair » a validé le travail, on peut le publier. Dans le dernier cas de figure, on a affaire à un piratage classique : quelqu’un pénètre dans le système informatique gérant les études à relire et adresse celles qu’il veut valider à un reviewer fictif ou complice. C’est ce qui s’est produit pour le journal Optics & Laser Technology, du groupe Elsevier, qui a dû retirer en 2012 une dizaine d’articles frauduleusement acceptés.

Depuis qu’a éclaté le scandale de ces manipulations du peer review, on a, selon « Retraction Watch », comptabilisé près de 300 rétractations, la plupart concernant des études venues d’Asie – chinoises, taïwanaises, sud-coréennes – et impliquant souvent les fameuses « agences » du marché noir de la science, que j’évoquais plus haut. Il y a un mois, Pékin, soucieuse de restaurer une crédibilité scientifique bien ébranlée, a réagi en interdisant aux chercheurs chinois de travailler avec ces agences. Quant aux éditeurs, ils ont lancé de nombreuses enquêtes internes dont les retombées n’ont sans doute pas fini de se faire sentir. Nombreuses sont également les revues qui ont promis de ne plus demander aux auteurs de leur fournir une liste de relecteurs potentiels. Histoire que la si essentielle validation se fasse bien par des pairs et non par des fantômes.

* * *

Le problème de ce système est également de favoriser le fonctionnement en vase clos et la validation préférentielle de sujets qui sont porteurs car les crédits en dépendent et d’exclure les autres.

 

Nouvel Ordre Mondial et contrôle de la science… Erreurs, subjectivité, falsification, malpractices… La science au fond du trou !

Posted in actualité, N.O.M, politique et lobbyisme, résistance politique, sciences et technologie, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 29 mars 2014 by Résistance 71

“Un corps scientifique auquel on aurait confié le gouvernement de la société finirait bientôt par ne plus s’occuper du tout de science mais d’une toute autre affaire et cette affaire, celle de tous les pouvoirs établis, serait de s’éterniser en rendant la société confiée à ses soins toujours plus stupide et par conséquent plus nécessiteuse de son gouvernement et de sa direction […] La seule grande et toute puissante autorité naturelle et rationnelle à la fois, la seule que nous puissions respecter, ce sera celle de l’esprit collectif et public d’une société fondée sur l’égalité et la solidarité aussi bien que sur la la liberté et le respect humain et mutuel de tous ses membres… Elle sera mille fois plus puissante, soyez-en certains, que toutes vos autorités divines, théologiques, métaphysiques, politiques et juridiques instituées par l’Église et par l’État, plus puissante que vos codes criminels, vos geôliers et vos bourreaux.”
~ Michel Bakounine, c. 1873 ~

 

La Science enterrée dans la bureaucratie et la corruption: Le directeur du Bureau sur l’Intégrité de la Recherche américain démissionne de dégoût

 

JoAnn Nova

 

25 mars 2014

 

url de l’article original:

http://joannenova.com.au/2014/03/science-buried-in-bureucracy-and-corruption-office-of-research-integrity-director-quits-in-disgust/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les bureaucrates ont non seulement récupéré le monde scientifique, mais aussi une partie de la bureaucratie qui est faite pour identifier la corruption se produisant en science, se retrouve incapable de fonctionner à cause de la pire des bureaucraties, en clair même le système de contrôle et de régulation de la corruption est corrompu.

Comme le fait justement remarquer James Delingpole: “La science est minée par la corruption, l’incompétence, la malhonnêteté et la fabrication pure et simple et maintenant, merci à une franche et honnête lettre de démission provenant du top fonctionnaire de la gestion du mauvais fonctionnement scientifique américain, nous avons une bien meilleure idée du pourquoi.”

La science gouvernementale a désespérément besoin d’un audit ou d’une solution du marché libre: la concurrence (NdT: Inutile de dire que nous ne sommes pas d’accord sur ce type de solution qui n’en est pas une, mais là n’est pas le débat…)

Un scientifique sur 50 a admis avoir fabriqué, falsifié ou modifié des données ou des résultats au moins une fois dans sa vie. Ceci n’est pas au sujet de fraude, c’est au sujet du bias, de l’opinion et du laisser-aller statistique. Jusqu’à 30% des scientifiques admettent d’autres pratiques de recherche questionables. Quand on leur demande au sujet de leurs collègues, 14% disent que les autres scientifiques ont falsifié les résultats et 70% ont utilisé d’autres pratiques de recherche questionables (Fanelli 2009). Dans le monde de la science électronique moderne, non seulement beaucoup de résultats ne sont pas revérifiés au moyen de la reproduction des mêmes schémas expérimentaux, mais les données brutes elles-mêmes ne sont même pas disponibles pour vérification dans la plupart des cas. L’étude montre que les scientifiques qui ne publient pas et retiennent leurs données sont les plus souvent ceux qui ont publié des erreurs. La moitié des articles dans des journaux de haut niveau spécialisés contiennent des erreurs statistiques (Wicherts, 2011).

Ce que nous voyons ici est que même le système de vérification financé par le gouvernement sur la science financée par le gouvernement, ne fonctionne pas. Sans la compétition du marché libre et du financement privé, les couches de corruption et d’incentifs pervers se construisent sur la couche précédente au lieu de les neutraliser (NdT: Ce à quoi nous disons Non ! Le problème n’est pas d’y introduire plus de marché, lui-même totalement corrompu et monopolisé, mais de surprimer le nerf de la corruption: le fric ! C’est la société qu’il faut changer pour retrouver une véritable science progressiste et non corrompue… pas la noyer plus avant dans des marchés corrompus par essence…)

Dans ce climat de corruption le besoin de vérifications indépendantes est de plus en plus important

Le directeur du bureau gouvernemental américain qui surveille les mauvaises pratiques scientifiques en recherche biométrique a démissionné après 2 ans de frustration avec la “remarquablement disfonctionnelle” bureaucratie fédérale. David Wright, directeur de l’Office of Research Integrity (ORI) écrit dans une lettre de démission au vitriol obtenue par Science Insider que le temps passé à essayer de faire quelque chose du temps qui lui était imparti à l’ORI fut “le pire travail que j’ai jamais eu”.

Science Mag a la lettre ( the letter) de David Wright:

“Le reste de mon rôle en tant que directeur de l’ORI a été le pire travail qu’il m’ait été donné de faire et cela occupe 65% de mon temps. Ce temps est occupé à naviguer la remarquable disfonctionnalité de la bureaucratie de l’HHS afin de sécuriser des ressources, oui, obtenir la permission pour que l’ORI puisse servir la communauté de la recherche. Je connaissais en acceptant ce travail les limites bureaucratiques du gouvernement fédéral, mais je n’avais aucune idée du comment suffoquant cela serait. Ce que j’étais capable de faire en un jour ou deux en tant qu’administrateur académique, prenait des semaines ou des mois au sein du gouvernement fédéral, dont l’OASH dont nous dépendions.

Une fois, je fus invité à parler sur l’intégrité de la recherche et sur la mauvaise pratique devant un grand groupe de membres de l’AAAS. J’ai dû dépenser 35 US$ pour convertir de vieilles cassettes audio en CD pour pouvoir les utiliser dans la présentation de la conférence. Le bureau responsable refusa ma requête après quelques jours de tergiversation. Une université fit la conversion pour moi en 20 minutes et refusa d’être payée lorsque je leur ai dit que cela était à fin éducative.”

Wright décrit l’OASH (Office of the Assistant Secretary for Health) comme étant “secret, autocrate and irresponsable”.

“Puis il y a la nature de la bureaucratie fédérale elle-même. Le sociologue Max Weber a observé au début du XXème siècle que bien que la bureaucratie soit en certaines circonstances, un mode organisationnel optimal pour une société rationalisée et industrielle, elle a aussi ses inconvénients. L’un d’entre eux est que les bureaucraties publiques arrêtent de servir le public et se focalisent en retour sur leur propre perpétuation. Ceci est exactement mon expérience avec l’OASH. Nous passons une somme de temps considérable en réunions et en génération de données répétitives et souvent inutiles ainsi qu’en rapports écrits afin de faire croire que notre segment bureaucratique est productif. Rien de tout cela ne donne l’ombre d’une assistance à l’ORI dans sa tâche de gérer les cas d’accusations de malpractice ou de promouvoir une conduite de recherche responsable. Au lieu de cela, çà pompe un temps et des ressources précieux qui seraient bien mieux utilisés pour remplir notre mission. Depuis que je suis ici, j’ai été conseillé par mes supérieurs que je devais “faire en sorte que mes patrons semblent beaux”. On m’a explicitement dit: “Dave, tu es un leader visionnaire, mais ici on a besoin d’un travail d’équipe”. Récemment on m’a conseillé pour me dire que “si je voulais être heureux dans la fonction publique gouvernementale, je devais revoir mes attentes à la baisse.”. Personne à l’OASH ne m’a dit en ces deux années quelque chose comme ceci: “Comment peut-on mieux aider la mission de l’ORI, celle de la recherche ?”. Jamais, pas une fois.

Je suis insulté en tant que contribuable américain de constater que la bureaucratie fédérale, du moins celle pour laquelle j’ai travaillé, est si profondément disfonctionnelle.”

Donnéees cachées

Le partage des données est un requis de base en science et pourtant, seulement 40% des publications scientifiques majeures obligent même à ce que les données brutes soient partagées comme condition de publication et des articles publiés dans un journal ayant quelque politique de partage des données, moins de la moitié se plie à la règle [Scientific American]. Seulement 10% des articles ont leurs données primaires intégrales disponibles à la publication (Alsheikh–Ali, 2011) Une étude différente a affirmé que les choses s’améliorent, mais n’a seulement trouvé que 35% d’articles avec leurs données brutes disponibles en 2009. (Piwowar, 2011)

En psychologie, une analyse a trouvé l’implication prévisible et évidente. Les scientifiques qui sont reluctants à partager leurs données sont plus enclins à cacher les évidences qui contredisent leurs conclusions et aussi plus enclins à avoir publié des erreurs. (Wicherts et al 2011)

Références

Alsheikh–Ali, A. A., Qureshi, W., Al-Mallah, M. H. & Ioannidis, J. P. A. PLoS ONE 6, e24357 (2011). | Article | PubMed |

Fanelli D (2009) How Many Scientists Fabricate and Falsify Research? A Systematic Review and Meta-Analysis of Survey Data. PLoS ONE 4(5): e5738. doi:10.1371/journal.pone.0005738 [abstract]

Ioannidis JPA (2005) Why Most Published Research Findings Are False. PLoS Med 2(8): e124. doi:10.1371/journal.pmed.0020124 [Abstract]

Piwowar, H. A. PLoS ONE 6, e18657(2011). [ PubMed ]

Wicherts JM1, Bakker M, Molenaar D. (2011)Willingness to share research data is related to the strength of the evidence and the quality of reporting of statistical results. PLoS One; 6(11):e26828. doi: 10.1371/journal.pone.0026828. Epub 2011 Nov 2.  [Full article]

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Article connexe:

 

Why most published research findings are false” (John Ionnidis, PLoS Medicine, Août 2005, vol.2, issue 8

url de l’article:

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1182327/

OGM et détournement de la science, lettre ouverte aux agriculteurs

Posted in actualité, écologie & climat, santé, sciences with tags , , on 2 février 2011 by Résistance 71

Lettre ouverte aux agriculteurs qui s’apprêtent a semer du maïs transgénique

par J.P. Berlan, directeur de recherche a l’INRA (Institut Nationale de la Recherche Agronomique)

Url de l’article original: http://www.kokopelli.asso.fr/articles/lettre-ouverte-semeur-ogm.html

Les semences conventionnelles de “variétés hybrides” de maïs coûtent environ 150 euros/ha. Les semences transgéniques coûtent sans doute plus cher à moins que, comme Innovateur chargé d’ouvrir la voie au Progrès, vous ne bénéficiiez de conditions spéciales qui, de toute façon, ne dureront pas. Bref, le coût des semences à l’hectare représente l’équivalent de 15 à 18 voire même dans certains cas, 20 quintaux de production. Vous semez environ 15 kilogramme à l’hectare. Un quintal de semences “hybrides” de maïs coûte plus de 1.000 euros, alors que le quintal de maïs grain tourne autour de 9 euros. 

Un quintal de semences de maïs “hybride” vaut donc 100 fois plus cher qu’un quintal de maïs grain. Si vous pouviez semer le grain récolté, vous économiseriez environ 150 euros par hectare.

Ce serait autant de bénéfice en plus pour vous. Sur une centaine d’hectares, cela représente 15 000 euros. Je ne crois pas qu’il y ait de désaccord sur ces chiffres. 

Évidemment, ce n’est pas de gaîté de coeur que vous dépensez une somme aussi considérable – sans doute votre premier poste de dépenses. Vous renouvelez chaque année vos semences auprès de “semenciers” tels que Monsanto, DuPont (Pionner), Syngenta ou Bayer – tous fabricants d’agrotoxiques – et de « coopératives » comme Limagrain, Euralis et autres. Ces « coopératives » pratiquent en France les mêmes prix exorbitants que leurs concurrents agrotoxiques.

En Amérique du Nord, elles pratiquent – comme leurs concurrents – des prix trois fois moins cher, pour les mêmes « variétés » ! Sans doute pour mieux servir vos intérêts dans la concurrence internationale. 

Bref, vous renouvelez vos semences chaque année parce que vous n’avez pas le choix. C’est, vous a expliqué le Généticien, à cause de la pingrerie de la Nature : il existe chez le maïs un phénomène, « l’hétérosis », toujours inexpliqué et peut-être même inexplicable, dont les mystères inaccessibles au commun des mortels et donc à vous même, ne peuvent être scrutés que par ce Docte. Améliorer le maïs, vous a-t-on affirmé, exige de mettre en oeuvre ce phénomène mystérieux qui, hélas, vous interdit de semer le grain récolté.

Vous avez donc cru cette fable que pour améliorer un organisme vivant, il faut l’empêcher de se reproduire dans votre champ ! Je vous rassure : tout le monde le croit. J’y ai cru moi-même pendant longtemps. Pour croire, il suffit de renoncer à comprendre par soi-même. Des décennies de propagande scientifique ont imposé cette superstition. Pourtant, les paysans américains de la fin des années 1930 avaient fait preuve de lucidité en surnommant “maïs-mule” ces “variétés hybrides” révolutionnaires, qu’ils ne pouvaient ressemer à la différence des variétés cultivées jusque-là. Mais leurs enfants agriculteurs, passés par les écoles d’agriculture, férus de progrès, éclairés par les lumières de la Génétique, comme sans doute vous-même, ont rejeté comme obscurantiste le bon sens biologique de leurs parents paysans.

Pourtant ! Qui peut-être assez crédule, à part le Généticien et autres scientifiques, enfermés dans leur carcan disciplinaire et coupés de la vie pour croire cette énormité qu’améliorer un être vivant exigerait, en quelque sorte, de le stériliser ? Et Terminator ne révèle-t-il pas avec éclat que cette stérilité est l’objectif de tout sélectionneur / semencier ? Pour créer une nouvelle source de profit, ne faut-il pas séparer ce que la Vie confond, la production réservée à l’agriculteur et la reproduction confiée au semencier agrotoxique ?

Je fais l’hypothèse qu’un agriculteur moderne comme vous cherche à maximiser ses propres bénéfices. Par contre, si ce sont ceux des marchands de semences, d’agrotoxiques ou des coopératives que vous voulez maximiser à vos dépens, ce qui suit ne vous concerne pas. 

Trois méthodes peuvent vous permettre de faire vos semences et d’améliorer vos marges.

Une remarque préalable : vous pouvez accepter une baisse de rendement d’au moins quinze quintaux/ha si vous faites vos propres semences. Ces quinze quintaux supplémentaires que vous devez produire pour payer les semences “hybrides” vous coûtent en réalité plus cher en irrigation, en engrais, en agrotoxiques que ce qu’ils vous rapportent. Ils contribuent aussi au mauvais état de santé de vos sols. Mais peu d’agriculteurs se rendent compte du coût de ces quintaux supplémentaires qu’il est économiquement profitable de ne pas les produire.

La première consiste à faire des “hybrides doubles” – ce que les semenciers faisaient il y a une vingtaine d’années. Vous prenez des “hybrides” de même précocité et de firmes différentes. Vous semez dans un champ de “l’hybride A” des rangées des “hybrides” B, C, D. Vous castrez les rangées B, C, D et vous les récoltez séparément. Elles fourniront la semence de l’année suivante. Vous pouvez ainsi déterminer la meilleure combinaison (AxB, AxC, AxD, etc.) pour votre exploitation.

Une deuxième solution est de semer en mélange plusieurs “hybrides” de même précocité et de firmes différentes pour faire une variété dite synthétique. Ensuite, pour faire vos semences, vous sélectionnez chaque année dans la descendance de cette variété des épis moyens, sains, denses, sur des plantes indemnes de maladies et bien enracinées. Cette solution a l’avantage de ne pas demander de castration. La baisse de rendement sera sans doute supérieure à celle consistant à faire des “hybrides doubles”. Mais encore une fois, même si vous perdez 15 quintaux/ha, vous êtes gagnant.

La troisième est tout simplement de trouver des variétés de maïs traditionnelles que vous pourrez ressemer sans craindre de chute de rendement pour peu que vous fassiez un peu de sélection. Il semble qu’il en existe qui ont un rendement excellent mais je ne sais pas si ces variétés sont adaptées à votre région et votre exploitation. Plusieurs groupes de paysans travaillent déjà en France à sélectionner de telles variétés.

Ces essais peuvent ou plutôt devraient être faits avec vos voisins de façon à partager vos expériences. Ce renforcement des liens de voisinage, de coopération, de partage entre agriculteurs est bien nécessaire au moment où la mondialisation menace d’ensevelir ce qui reste du monde rural et où les relations humaines dans les campagnes se dégradent. Savez-vous que Monsanto invite les agriculteurs d’Amérique du Nord à dénoncer, anonymement bien entendu, leurs voisins “pirates” – ceux qu’ils soupçonnent de cultiver des “variétés” transgéniques sans payer la redevance ? 

Ne comptez évidemment pas sur les conseillers agricoles ni sur vos coopératives pour vous aider. Ils sont là pour vous vendre des semences et des agrotoxiques, pas pour vous permettre de préserver votre avenir.

Un dernier point : vous avez pu observer que j’ai mis ‘hybride’ et ‘variété hybride’ entre guillemets. Le terme ‘variété’ dit bien ce qu’il veut dire : selon le dictionnaire, “le caractère de ce qui est varié ; contraire de l’uniformité ; diversité”. Or ce que vous cultivez sous le nom de “variété hybride” de maïs est constitué de plantes qui sont toutes les mêmes du point de vue génétique. C’est donc précisément le contraire d’une variété ( !) et le terme qu’il faudrait utiliser est celui de clone. Vous cultivez donc des clones. 

Ces clones sont-ils “hybrides” ? L’adjectif “hybride” qualifie-t-il sans ambiguïté la plante de maïs que vous semez ?

Non, cette plante est tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Le sélectionneur a simplement extrait des variétés cultivées par les paysans des plantes de maïs, dont il a fait des copies (des clones) lorsqu’il tombait par hasard sur une plante supérieure à la moyenne des plantes de la variété. Elle n’est donc ni plus ni moins “hybride” que n’importe quelle plante de maïs d’une variété.

Le terme “variété hybride” est donc une double tromperie. Il faudrait parler de “clone captif” ou “propriétaire” puisque, comme vous le savez, ces derniers appartiennent au sélectionneur et ne peuvent se reproduire dans le champ du paysan. C’est l’intérêt des “semenciers” d’entretenir la confusion en parlant de “variétés hybrides”. Avec la “vigueur hybride”, “l’hétérosis” et autres falbalas soi-disant scientifiques, ils détournent votre attention de la réalité de ces clones captifs dont ils vous vendent les semences cent fois plus cher que ce qu’elles coûteraient si vous pouviez, comme vos parents, semer le grain récolté. 

Et surtout, ne croyez pas une seule seconde que les “hybrides accroissent le rendement” et donc vos bénéfices, comme on vous le répète.

Non, les clones captifs accroissent les profits des semenciers à vos dépens. C’est le travail de sélection qui permet d’accroître le rendement. On pouvait améliorer le maïs en continuant à sélectionner des variétés, mais cela n’intéresse pas les semenciers puisque l’agriculteur aurait pu en ressemer le grain. 

En réalité, que se passe-t-il ? Si vous faites de la consanguinité chez les mammifères (des organismes à fécondation croisée, qui ont donc un papa et une maman différents), vous savez qu’il se produit une dépression consanguine. Un éleveur qui ferait de la consanguinité dans son troupeau devrait rapidement le mettre à la casse. Eh bien ! Le maïs est comme un mammifère. C’est une plante à fécondation croisée (une plante de maïs a, en général, un papa et une maman différents) et la consanguinité se traduit par une baisse de la vigueur de la plante. Ceci avait été observé et décrit par Darwin dès 1868.

Qu’a fait le sélectionneur au nom de cette théorie fumeuse de l’hétérosis inventée de toute pièce par le Généticien ? Les variétés paysannes cultivées par vos parents étaient constituées de plantes différentes. Ils pouvaient en ressemer le grain sans craindre la consanguinité. Ce que le sélectionneur doit à tout prix empêcher. Il a donc extrait au hasard des clones des variétés paysannes de maïs cultivées par vos parents. Comment ?

Il fait d’abord au hasard 6 générations d’autofécondation pour obtenir des « lignées pures ». Croisées deux à deux, ces lignées pures donnent des plantes de maïs ordinaires dont la caractéristique n’est pas d’être « hybride », mais de pouvoir être copiées (clonées) à volonté puisqu’on en connaît les parents « lignées pures ». Le sélectionneur teste ces clones pour sélectionner le meilleur et remplacer ces variétés. Il vous en vend les semences. Vous semez ces clones dans vos champs. On vous serine les bobards du Généticien sur l’hétérosis. Vous les croyez. Et pour faire bonne mesure, on vous fait admirer l’uniformité de ces clones dans vos champs si « propres » grâce à l’atrazine et autres poisons. C’est beau, ces plantes uniformes, comme militarisées, poussant dans un désert ! Finie, la diversité de la Nature ! 

Et vous avez été aveuglé au point de ne pas voir la réalité sous vos yeux : au moment de la fécondation, les plantes du clone se fécondent bien les unes les autres, mais comme elles sont génétiquement identiques ou presque, c’est comme si vous faisiez une autofécondation. Vos clones merveilleux d’uniformité sont des machines à autoféconder le maïs, donc à le détruire. Vous ne pouvez plus semer le grain récolté.

En résumé, le Généticien, le semencier et ses techniciens détournent votre attention à coups de “vigueur hybride” et autres « hétérosis » pendant qu’ils mettent en oeuvre dans votre champ, à votre insu et sous vos yeux admiratifs, une autofécondation, c’est-à-dire la forme la plus violente de consanguinité (chez les mammifères, vous ne pouvez pas faire mieux (ou pire) que des croisements père-fille, mère-fils ou frère-soeur). Vous détruisez votre maïs dans votre champ. Et en prime, vous admirez la destruction dont vous êtes victime ! 

La sélection de variétés de maïs (le « maïs population ») permettrait pourtant d’aussi bons résultats agronomiques sans vous obliger à racheter votre semence chaque année. Quant à la sésamie ou à la pyrale, les bonnes pratiques agricoles (rotations, lutte biologique…) en viennent à bout sans aller chercher des semences de clones transgéniques encore plus chères. 

Qu’au nom de ce même Progrès, les fabricants d’agrotoxiques, les « coopératives », l’État, la FNSEA, l’Inra vous poussent dans cette même voie ruineuse avec le maïs et les autres plantes transgéniques ne devrait pas vous étonner. Ces chimères génétiques – les soi disant Ogm – ont cette remarquable caractéristique d’être brevetées, ce qui met légalement fin à la pratique fondatrice de l’agriculture, semer le grain récolté. Il est vrai que les êtres vivants commettent un crime intolérable, celui de se reproduire et de se multiplier gratuitement dans le champ du paysan. Un crime que notre société punit par la mort. Ce que font Terminator, le brevet, les “hybrides”, les Gurts et autres dispositifs de même type. 

Plutôt que le héros du Progrès que vous croyez être, si vous en étiez le dindon ? 

Avec mes salutations cordiales,

Jean-Pierre Berlan, Directeur de Recherche Inra. 
jpe.berlan@wanadoo.fr Jean-Pierre Berlan