Archive pour destruction souveraineté des nations

Résistance au colonialisme: L’empire est attaqué tout azimut… Un tribunal néo-zélandais déclare que les Maoris n’ont pas céder leur souveraineté en 1840…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 21 novembre 2014 by Résistance 71

… contrairement à ce que dit la doxa officielle impérialiste. Nous l’avons dit et ne le répéterons jamais assez: Nous ne vivons aucunement dans un monde « post-colonial » comme l’oligarchie essaie de nous le faire croire, mais dans un monde colonial et colonialiste où en fin de compte nous sommes tous des colonisés.

Nous avons dit qu’au-delà du pays du goulag levant et du Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ainsi en fait que tous les pays du Commonwealth, étaient toujours sous domination et contrôle colonial de la « couronne » britannique, c’est à dire de la City de Londres (Banque d’Angleterre / Vatican). Nous devons soutenir Amérindiens, Maoris et Aborigènes d’Australie ainsi que les Maasaï et peuples toujours sous tutelle, car nous ne pourrons jamais être libres sans qu’ils le soient.

Sans terres l’empire s’effondre. Rien n’est légitime dans son entreprise. Que leur souveraineté soit rendue aux peuples autochtones et que nous marchions enfin la main dans la main pour un monde libre dans une grande confédération des communes libres et émancipées.

— Résistance 71 —

 

Il n’y a pas eu de cession de territoires en Nouvelle-Zélande (par les Maoris)

 

NRTNZ

 

14 novembre 2014

 

url de l’article:

http://norightturn.blogspot.co.nz/2014/11/there-was-no-cession-in-new-zealand.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

2ème partie

 

Le mythe fondateur de la Nouvelle-Zélande est qu’au contraire des autres pays comme l’Australie ou les Etats-Unis, la gouvernance britannique a été établie ici pacifiquement par un acte de cession volontaire de territoire. En 1840, par le Traité de Waitangi, les Maoris ont abandonné leur souveraineté au profit de la Grande-Bretagne en échange de la citoyenneté et de la protection de leurs terres (que le gouvernement ensuite vint à frauduleusement voler au bout de plusieurs campagnes militaires, mais comme je l’ai dit plus haut: il s’agit d’un mythe fondateur…) Le tribunal de Waitangi vient tout juste de faire passer tout cela par dessus bord.

Aujourd’hui, le tribunal vient de publier un rapport sur la 1ère étape de son enquête au sujet de Te paparahi o te Raki (La Grande Terre du Nord) et les revendications du traité.

Le rapport est au sujet de “la signification et de l’effet” de traité en Février 1840, lorsque les premières signatures du te Tiriti eurent lieu dans la Bay of Islands et l’Hokianga. La seconde étape de l’enquête qui est en cours, est au sujet des évènements après Février 1840.

“Bien que la GB se rendît aux négociations du traité avec l’intention d’acquérir la souveraineté et donc le pouvoir de faire et de mettre application la loi sur à la fois les Maori et les Pakeha, elle n’a pas expliqué cela au rangatira”, a dit le tribunal.

Le représentant de la Grande-Bretagne, William Hobson et ses agents, ont plutôt expliqué le traité comme donnant “le pouvoir de contrôler les sujets britanniques et ainsi de protéger les Maoris”, tandis qu’on dit à rangatira (l’assemblée traditionnelle des anciens Maoris) qu’ils conserveraient leur “tino rangatiratanga””, leur indépendance et leur autorité pleine de chefs.

“Le rangatira qui a signé le te Tiriti o Waitangi en Février 1840 n’a pas cédé leur souvraineté à la Grande-Bretagne”, a conclus le tribunal. “Ce qui veut dire, ils n’ont pas céder l’autorité pour faire et mettre en application la loi sur leur peuple ou leurs territoires.”

Le tribunal possède l’autorité exclusive de déterminer la signification et l’effet du traité, ceci est donc assez définitif: Comme compris en 1840, le traité n’a pas été une cession de souveraineté, mais un accord de partenariat avec un rôle limité pour la couronne étrangère.

Notez la remarque importante: Comme compris en 1840. Le tribunal a du mal à dire qu’ils n’ont pas tiré de conclusions sur le comment le gouvernement a acquis la souveraineté qu’il exerce ipso facto aujourd’hui. Seulement qu’il ne l’a pas acquise. Mais en éliminant l’élément central de notre mythe fondateur, ils ont soudainement mis notre constitution sur des bases incertaines.

Qu’est-ce que cela veut dire ? Certainement que certains actes des années 1840 et dans les décennies qui ont suivies deviendront des irrégularités de traité (et nous avons le problème des irrégularités pré-1840, alors que les Britanniques avaient violé une promesse d’enquête sur des transactions foncières et de restitution de territoires qui n’avaient pas été acquis régulièrement). Le système existant de règlement de traité est parfaitement capable de gérer cela. Cela va potentiellement lever la possibilité de nouvelles demandes, car ces irrégularités n’ont peut-être pas été incluses dans les accords passés et cela va mettre une grosse pression sur la date limite des réclamations du gouvernement (qui, dans la mesure où il empêche les justes réclamations, ne peut-être vu que comme une barriere bureaucratique de style texanne afin de prévenir que justice soit rendue). Cela va faire poser des questions sur l’effet légal des lois et des ordonnances passées dans la période de pré-souveraineté et sur leur effet sur la loi coutumière Maorie (qui, légalement, est en vigueur jusqu’à temps qu’elle ne soit objectée par le parlement). Ceci se dirige dans la direction de la cour suprême dans les affaires ayant trait à ces lois.

Mais le plus gros effet sera psychologique. Pakeha (les colons) vont devoir confronter le fait que notre histoire est un peu plus complexe et bien moins confortable que ce qu’ils prétendent. Ou pas. Au regard du passé, ceci va sûrement se terminer en une poussée de racisme envers les Maoris pour avoir dérèglé les mythes, puis ce sera un retour à l’ignorance confortable.

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Article connexe:

“Les Maoris de Nouvelle-Zélande n’ont pas cédé la souveraineté à la Grande-Bretagne” en 1840, dans le Telegraph UK du 14 Novembre 2014:

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/australiaandthepacific/newzealand/11230323/New-Zealands-Maori-did-not-cede-sovereignty-to-Britain.html

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Nouvel Ordre Mondial: la destruction programmée de la souveraineté des nations est en marche…

Posted in actualité, crise mondiale, guerres hégémoniques, média et propagande, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , on 17 janvier 2013 by Résistance 71

Attaque de la souveraineté

 

Dr. Paul Craig Roberts

 

Le 15 janvier 2013

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2013/01/15/attack-on-sovereignty-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ceux qui sont concernés par le “Nouvel Ordre Mondial” parlent comme si les Etats-Unis sont sous le contrôle d’une force conspiratrice extérieure. En fait, ce sont les Etats-Unis qui sont le Nouvel Ordre Mondial. C’est toute la problématique du monde unipolaire américain dont se plaignent la Chine, la Russie et l’Iran.

Washington a démontré qu’il n’a aucun respect pour ses propres lois, pour sa propre constitution, encore moins pour le droit international et la loi de souveraineté des autres pays. Tout ce qui compte est la volonté de Washington de poursuivre ses actions hégémoniques afin que Washington se rapproche toujours plus de devenir un dictateur mondial.

Les exemples sont si nombreux, que quelqu’un devrait en faire un livre. Pendant le gouvernement de Reagan, les lois banquières secrètes établies de longue date par la Suisse ont dû se plier à la volonté de Washington. Le gouvernement de Clinton a attaqué la Serbie, assassinant des civils et envoya la président serbe devant un tribunal international pour y être jugé comme criminel de guerre pour avoir défendu son pays. Le gouvernement américain s’engage dans une opération massive d’espionage des courriers électroniques des Européens ainsi que de leurs conversations téléphoniques et ce sans aucune relation avec le terrorisme. Julian Assange est confiné dans l’ambassade d’Équateur à Londres, parce que Washington ne permet pas au gouvernement britannique d’honorer l’accord fait sur son asile politique. Washington refuse de se soumettre à une décision concernant l’habeas corpus d’une cour d’appel britannique pour libérer Yunus Rahmatullah dont la détention a été décidée illégale par cette cour. Washington impose des sanctions sur d’autres pays et les fait appliquer en coupant des nations souveraines qui n’obéissent pas du système de paiement international.

La semaine dernière le régime Obama a prévenu le gouvernement britannique que c’était une violation des intérêts américains pour le Royaume-Uni de se retirer de l’Union Européenne ou de réduire ses liens avec celle-ci de quelque façon que ce soit.

En d’autres termes, la souveraineté de la Grande-Bretagne n’est pas un choix qui doit être fait par le gouvernement britannique ou son peuple. La décision est prise à Washington en regard des intérêts de Washington.

Les Britanniques sont si habitués à être la colonie de Washington que le vice premier ministre Nick Clegg et un groupe d’exécutifs du monde des affaires britannique se sont très vite alignés avec Washington.

Ceci laisse la Grande-Bretagne grandement dans l’embarras. L’économie britannique, qui fut une grande puissance industrielle, a été réduite à la seule City de Londres, le Wall Street britannique. Londres, tout comme New York est un centre financier international qui n’a pas son pareil en Europe. Sans son statut financier, il ne resterait plus grand chose du Royaume-Uni.

L’embarras pour la GB vient de ce que la solution à la crise de la dette souveraine vers laquelle l’UE se dirige tout droit, va retirer aux gouvernements membres leur souveraineté fiscale. Pour les nations individuelles, les dépenses, les impôts et ainsi le déficit ou les positions de surplus des budgets des pays membres seront planifiés par l’autorité centrale européenne. Ce qui de facto voudra dire la fin de la souveraineté des pays européens.

Pour que la GB reste dans l’UE tout en gardant sa propre monnaie et sa propre banque centrale voudrait dire qu’un statut spécial lui serait accordé. Le Royaume-Uni serait alors le seul état membre de l’UE qui resterait souverain. Quelles sont les chances pour que de tels privilèges lui soient accordés ? Est-ce ceci acceptable pour la France et l’Allemagne ?

Si les Britanniques doivent se fondre dans l’UE, ils devront abandonner leur monnaie, leur banque centrale, leur système de lois et leur statut économique de centre financier du monde et accepter la gouvernance de la bureaucratie européenne. Les Britanniques devront accepter d’arrêter d’être quelqu’un pour devenir personne.

Cela, par contre, libérerait la GB d’être la marionnette de Washington à moins que l’UE elle-même ne soit une marionnette de Washington.

D’après certains rapports, à un moment de cette année, l’Écosse, une partie du Royaume-Uni, doit voter pour quitter le Royaume-Uni et devenir une nation indépendante. N’est-il pas ironique de constater qu’alors que le Royaume-Uni entre dans un débat pour se démembrer lui-même, il doit en même temps faire face à être fusionné dans un état multi-national ?