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Analyse sur le « coup » en Ukraine… Guerre énergétique bien sûr !…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 5 mars 2014 by Résistance 71

« L’homme gémit sous le poids des chaînes du pouvoir socialiste en Russie. Il gémit aussi dans d’autres pays sous le joug des socialistes unis à la bourgeoisie, ou bien sous celui de la seule bourgeoisie. Partout, individuellement ou collectivement, l’homme gémit sous l’oppression du pouvoir d’Etat et de ses folies politiques et économiques. Peu de gens s’intéressent à ses souffrances sans avoir en même temps des arrière-pensées […] Non, il ne saurait en être ainsi ! Révolte-toi, frère opprimé ! Insurge-toi contre tout pouvoir d’Etat ! Détruis le pouvoir de la bourgeoisie et ne le remplace pas par celui des socialistes et des bolchevik-communistes. Supprime tout pouvoir d’Etat et chasse ses partisans, car tu ne trouveras jamais d’amis parmi eux. »

~ Nestor Makhno, 1932 ~

 

La véritable histoire derrière la crise ukrainienne: La guerre énergétique entre Exxon/Mobil, Chevron et GazProm

 

Résistance 71

 

5 Mars 2014

 

La situation est suffisamment critique, bien plus que la situation syrienne, pour que nous tentions de voir au delà du rideau de fumée habituel créé devant l’évènement par la propagande étatiste de tout poil.

Que nous dit-on officiellement ?

En occident, que le brave peuple ukrainien s’est soulevé contre la décision de l’autocrate président Victor Ianoukovitch de refuser de rejoindre l’Union Européenne (UE), ce à quoi le peuple ukrainien aspirerait. Dans le reste du monde, que l’empire anglo-euro-américain a renversé un président démocratiquement élu parce qu’il refusait les diktats occidentaux et avait accepté une aide financière russe.

Dans la pratique, des mouvements radicaux néo-nazis ukrainiens de l’Ouest, financés, entraînés, encadrés par l’occident (financement avéré depuis des années de l’USAID, la NED, vitrines reconnues de la CIA et plus récemment du milliardaire Pierre Omidyar d’Ebay et Paypal), ont procédé à un coup d’état, viré un président élu selon le mode opératoire courant en vigueur dans nos sociétés, mis à sa place des représentants non élus donc illégitimes, qui ont de suite pris des mesures politiques et sociales racistes et russophobes, inquiétant de fait les populations russes et russophiles de l’Ukraine orientale, le tout sur fond de Jeux Olympiques russes muselant la Russie pour un temps. Ce coup d’état ramènera vraisemblablement au pouvoir Timochenko, l’égérie escroc et corrompue, qui fut en charge du pouvoir ukrainien pour ses maîtres pétroliers de l’occident après avoir co-menée la révolution orange de 2004. Elle fut politiquement déposée par un vote populaire régulier en 2010, après avoir privatisé plus de 300 entreprises d’état entre 2006 et 2010. Condamnée à 7 ans de prison pour abus de pouvoir et détournement de fonds publics, elle a comme par hasard été libérée peu avant le “coup” de 2014, suite à un accord secret entre Ianoukovitch et les forces de l’Ouest ; accord qui bien sûr fut brisé par l’occident.

Historiquement, l’Ukraine a rarement été indépendante et a été sous dépendance russe pendant plus de 200 ans. Lors de la seconde guerre mondiale, la population d’Ukraine occidentale était anti-russe et bon nombre rejoignirent les rangs de l’armée nazie pour combattre l’URSS et son armée rouge. L’Ukraine orientale étant plus constituée de provinces russes rattachées, dont la Crimée, rattachée à l’Ukraine par Kroutchev dans les années 1950.

Les groupes et le mouvement néo-nazi ont toujours été une réalité profonde en Ukraine occidentale depuis la fin de la guerre et ce n’est pas une surprise que d’apprendre que ces groupes sont sous contrôles de l’OTAN et des services pro-impérialistes (comme l’étaient les groupes du réseau “stay behind” de l’opération secrète Gladio de l’OTAN en Europe de l’Ouest de la fin de la guerre aux années 1990). Ceci est du reste le point de focalisation qu’a pris la discussion autour de l’affaire ukrainienne: le soutien par l’occident de groupes nazis ukrainiens qui ont pris le pouvoir à Kiev, groupes manipulés par les services occidentaux de la même manière que le sont les groupes islamistes/djihadistes combattant aujourd’hui en Syrie, hier en Libye, en Tchétchénie et au Kosovo. Ces groupes ne sont que le bras armé, la “légion” extrémiste de l’occident pour générer le chaos nécessaire au pillage des ressources des pays attaqués ou déstabilisés à dessein. De fait, on ne parle aujourd’hui plus que de cela ; ce qui est convénient, mais fait partie d’un rideau de fumée pour mieux cacher les véritables dessous de l’affaire.

Quels sont-ils donc ?

Le chaos actuel ukrainien est en fait une phase supplémentaire d’une guerre énergétique que se livre les grandes compagnies de pétrole et de gaz. Il s’agit en fait du début d’une grande bataille entre d’un côté Exxon, Mobil, Chevron (intérêts Rockefeller/Rothschild), la Royal Dutch/Shell et GazProm, Lukoil et consors de l’autre. La Syrie était un prélude de ceci.

De fait, l’UE est grandement dépendante du gaz naturel russe fourni par GazProm, le géant national russe du gaz naturel et premier exportateur mondial. Environ 66%, soient les deux tiers du gaz russe exporté est transféré vers l’UE via des pipelines passant par l’Ukraine, entrant dans le pays dans sa partie orientale. La crise ukrainienne provoquée est une lutte pour terminer la dépendance de l’Europe envers le gaz russe d’une part et d’autre part pour la Russie et Gazprom de continuer leur approvisionnement et la dépendance européenne, car les énormes revenus de l’entreprise servent à financer la modernisation de l’armée russe en prévision d’une guerre avec l’occident, il s’agit d’une course contre la montre et d’une nouvelle course à l’armement qui résultera vraisemblablement à un nouveau statu quo via une nouvelle guerre froide.

Ce n’est pas par hasard qu’il a été annoncé l’an dernier que des recherches d’Exxon et de Chevron en Ukraine occidentale avaient révélé d’énormes champs gaziers dans l’ouest de l’Ukraine. Il a été de plus récemment annoncé qu’Exxon/Mobil avait eut le contrat d’exploitation du gaz offshore en Mer Noire ukrainienne. Tout allait donc bien, le président Ianoukovitch avait entériné les contrats des géants américains du pétrole et du gaz, puis, a t’il joué double jeu ? possible… Il accepte une offre russe d’aide financière pour payer la dette, plus avantageuse que celle usurière présentée par les banquiers occidentaux, puis il tourne le dos à l’UE. Banquiers et pétroliers occidentaux (les mêmes personnes ne l’oublions jamais aux manettes, les Rockefeller, Rothschild, Morgan & co) se retrouvent acculés, craignent de perdre les contrats d’exploitation qui terminerait la suprématie russe sur l’acheminement énergétique depuis la Russie vers l’UE via l’Ukraine, poussent le bouton “panique” et mettent en branle le plan de coup d’état, préparé de longue date (le second en fait après la “révolution orange” échouée de 2004).

Le gouvernement ukrainien est renversé, des marionnettes des banquiers/pétroliers sont mis en place, les Russes agissent pour sécuriser leur base navale de Crimée. Les populations russes et russophiles de Crimée et d’Ukraine orientale se rallient aux Russes, les pipelines sont sécurisés à la frontière russo-ukrainienne. Poutine annonce que l’Ukraine ne bénéficiera plus de la réduction sur le prix du gaz russe car il y a 2 milliards de dollars d’impayés à GazProm…

Dans cette affaire de gros bras du pétrole et de la finance, qui va payer une fois de plus ? Le peuple ukrainien. C’est lui qui subira les conséquences politiques, économiques et sociales de cette guerre larvée pour les champs gaziers de l’Ukraine occidentale.

Alors, pourrait-on penser, une partition du pays semblerait acquise et souhaitable. Une Ukraine de l’Ouest pro-US/UE et une Ukraine de l’Est pro-russe. A terme, ceci n’est pas dans l’intérêt des Russes. Cela prendra des années avant que l’exploitation des champs gaziers d’ukraine occidentale devienne opérationnelle pour délivrer le gaz, mais une fois réalisé, ce sera la fin du monopole russe et un nouveau réseau de pipelines partira d’Ukraine occidentale vers l’Europe, pipeline entièrement contrôlé par les Rockefeller/Rothschild et consorts. Ce ne sera en fait que changer de monopole et vraisemblablement pas pour le mieux. D’ici là, bien des troubles et des misères en perspective pour les peuples ukrainien et européens, pris entre le marteau et l’enclume des géants de l’exploitation monopolistique des hydrocarbures qui se livrent une guerre sans merci pour le contrôle des ressources énergétiques à une différence prêt: l’occident veut un monopole qui lui assurerait l’hégémonie mondiale, la Russie veut un monopole pour continuer à pouvoir se défendre des agressions perpétuelles occidentales à son égard.

Le danger flagrant et réel pour le monde vient de Washington, Londres, Paris et Tel Aviv et non pas de Moscou, il suffit de regarder une carte pour s’en rendre compte.

Une fois de plus, il est évident que la solution pour l’humanité réside dans l’abandon total et sans retour du mode de gouvernance pyramidal qui a été imposé coercitivement depuis des siècles aux peuples du monde.

En attendant, l’horloge ronronne dans la salle de l’armaggedon nucléaire, tic, tac, tic, tac…

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Sources ayant servi à la rédaction de cet article:

http://rt.com/business/gazprom-cancel-gas-discount-779/

http://www.globalresearch.ca/the-u-s-has-installed-a-neo-nazi-government-in-ukraine/5371554

http://www.mondialisation.ca/la-g-opolitique-des-pipelines-un-tournant-capital/17397

https://resistance71.wordpress.com/2014/03/04/ingerence-occidentale-en-ukraine-les-trois-composants-de-washington-pretention-arrogance-crane-et-malfaisance-paul-craig-roberts/

http://fr.ria.ru/business/20140304/200642123.html

http://fr.ria.ru/business/20140304/200640487.html

http://www.france24.com/fr/20140303-fondateur-ebay-finance-opposition-ukrainienne-pierre-omidyar/

http://www.voltairenet.org/article182439.html

http://deanhenderson.wordpress.com/2014/03/04/ukraine-falls-under-fascist-bankster-thumb/

https://resistance71.wordpress.com/2014/03/05/ingerence-imperialiste-en-ukraine-les-banksters-a-louvrage-pour-le-pillage-de-lukraine/

http://www.youtube.com/watch?v=DFpKwEm43n0

Ingérence occidentale en Ukraine: L’armée régulière en Crimée change de camp…

Posted in actualité, ingérence et etats-unis, média et propagande, neoliberalisme et fascisme, résistance politique with tags , , , , , , , , , on 3 mars 2014 by Résistance 71

Nous avons mis une emphase sur un des paragraphes de l’article, où il est dit que la force d’auto-défense du peuple de Crimée gère la situation, les Russes eux, ne contrôlant que leur base navale et quelques bâtiments militaires. Le peuple de Crimée semble être efficacement organisé de façon autonome. C’est de cette façon que toutes les régions devraient l’être. Il n’y a besoin ni de pouvoir centralisé, ni de pouvoir délégué par représentation fictive. Le peuple gère tout, car il est le plus efficace pour le faire. Si la Crimée (russe) n’avait pas été rattachée à l’Ukraine par Staline en 1954, on pourrait penser qu’il s’agit là de vieux réflexes makhnovistes

— Résistance 71 —

 

Les troupes ukrainiennes envoyées en Crimée ont changé de camp

 

RT

 

2 Mars 2014

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/ukraine-military-russia-resign-437/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les forces armée ukrainiennes qui ont été envoyées en Crimée on changé de camp et sont passées du côté des autorités locales et doivent prêter serment très bientôt, rapportent les agences de presse russes.

Facts you need to know about Crimea and why it is in turmoil

“Aujourd’hui, la majorité des forces ukrainiennes déployées en Crimée sont passées du côté des autorités de la région autonome de Crimée. La transition s’est effectuée de la manière la plus pacifique, sans qu’aucun coup de feu n’ait été tiré que ce soit par l’armée ou les forces d’auto-défense”, a indiqué une source à l’agence russe RIA Novosti.

La source a ajouté que quelques uns des militaires se sont sauvés tandis que d’autres donnaient leur lettre de démission.

L’armée locale n’a pas été payée depuis plusieurs mois a indiqué la source à RIA Novosti.

Le nouvellement nommée chef de la marine, le contre-amiral Denis Berezovsky a prêté allégeance au peuple de Crimée a rapporté l’agence de presse.

“Moi, Berezovsky Denis, prête allégence au peuple de Crimée et fait le serment de le protéger comme requis par les règlementations militaires”, a t’il dit.
Plus tôt, les troupes ukraniennes en Crimée étaient rapportées démissionner en masse, quittant leurs quartiers avec armes et munitions laissées sous la prortection de la force dite d’auto-défense.

Des lettres de démission ont atteint leur destinataire depuis tôt ce matin et la force d’auto-défense continue de maintenir l’ordre dans les rues de Simferopol, dit RIA Novosti citant ses propres journalisres sur le terrain.

Depuis Jeudi, le conseil suprême de la ville et un bon nombre d’autres bâtiments ont été occupés et gardés par les forces d’auto-défense mises en place et totalement gérées par la population locale.

Le vice premier ministre de Crimée, Rustam Temirgaliev, a annoncé que les forces armées régulières d’Ukraine ont rendu leurs capacités militaires et qu’il n’y a plus d’unités actives de l’armée régulière en Crimée.

“La totalité des forces armées ukrainiennes stationnée sur le territoire de Crimée a été bloquée”, a rapporté l’agence Interfax. “Les forces d’auto-défense ont pris le contrôle des pistes de tous les aéroports et aérodromes de Crimée.”

Le vice premier ministre a aussi dit que les services de sécurité et d’urgence de la région se rapportent directement au gouvernement local.

Les Criméens ont commencé à protester après que le nouveau gouvernement auto-imposé de Kiev ait introduit une loi abolissant l’utilisation d’autres langues pour les documents officiels ukrainiens. Plus de la moitié de la population de Crimée est russe et n’utilise que le russe comme langue de communication. Les résidents ont annoncé qu’ils allaient tenir un referendum le 30 mars pour déterminer la destinée de la région autonome ukrainienne.

=  =  =

Additif de Résistance 71 :

Démenti des nouvelles “autorités” ukrainiennes:

http://fr.ria.ru/world/20140302/200622378.html

Marrant, on a tendance a franchement pas les croire !… çà sent l’intox pour préserver le “moral” des troupes.

A suivre…

Le commandant de la marine ukrainienne a quant à lui bien prêté allégeance au peuple de Crimée:

http://french.ruvr.ru/news/2014_03_02/Le-commandant-de-la-marine-ukrainienne-a-jure-allegeance-a-la-Crimee-8606/

Ingérence occidentale en Ukraine: Après musclor et musclette aux sports d’hiver… Poutine reprend la main…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social with tags , , , , , , on 3 mars 2014 by Résistance 71

Moscou inverse les rôles à Kiev

 

Thierry Meyssan

 

2 mars 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article182379.html

 

Alors que les dirigeants de l’Otan jubilent du coup d’État de Kiev, qu’ils présentent comme une révolution de plus à leurs opinions publiques, la situation s’inverse sur le terrain. À la place d’un gouvernement de voyous, faisant monter les enchères entre Washington et Moscou, ce sont désormais aux agents états-uniens d’exercer le pouvoir et de gérer les troubles qu’ils ont organisés. Or, le pays est ruiné et personne, quel qu’il soit, ne parviendra à le rétablir rapidement. La Russie peut maintenant défendre ses intérêts sans avoir à assumer le passif des vingt années de corruption précédentes.

La Russie n’a pas réagi aux événements ukrainiens durant les Jeux Olympiques de Sotchi [1]. Sa presse continuait à faire ses titres des exploits de ses athlètes, tandis que l’on se battait à Kiev et dans plusieurs capitales provinciales. Le Kremlin considérait en effet qu’à tout moment, les ennemis de la Russie pouvaient encore transformer sa fête sportive en bain de sang.

Comme prévu, le pouvoir avait déjà changé de mains à Kiev lorsque se clôturaient les Jeux. Les Occidentaux, largement désinformés, ont eu l’impression d’une révolution pro-européenne. Pourtant, la divulgation d’une conversation téléphonique entre l’assistante du secrétaire d’État US, Victoria Nuland, et son ambassadeur, Geoffrey R. Pyatt, ne laisse aucun doute sur le complot états-unien [2]. À coup de fausses images, on leur a fait passer un gouvernement de voyous et de prévaricateurs [3] pour une bande de tortionnaires russophiles [4]. Comme dans toutes les « révolutions colorées », de mystérieux snipers ont tiré depuis les toits à la fois sur la foule et la police, et le gouvernement en a été tenu pour responsable. Dans la confusion, les Occidentaux ont eu l’impression que « le peuple » s’était emparé des palais nationaux. En réalité, pendant que des activistes, majoritairement nazis, combattaient place Maidan en direct sur les télévisions internationales, des politiciens s’emparaient discrètement des palais nationaux dans une autre partie de la ville. De ce point de vue, les Européens peuvent être rassurés : ce ne sont pas les nazis qui ont pris le pouvoir.

Les nazis ukrainiens n’ont rien à voir avec l’extrême-droite ouest européenne, généralement ouvertement sioniste (sauf le Front national français). Ils ont été incorporés durant la Guerre froide dans les réseaux stay-behind de l’Otan pour saboter l’économie soviétique, puis ont été entretenus par la Pologne [5] et la Lituanie. Durant les trois mois de manifestation, ils ont été rejoints par des islamistes tatars qui étaient venus spécialement de Syrie où ils pratiquaient le jihad [6]. Les Tatars, habitants historiques de la Crimée, qui furent dispersés par Staline pour avoir soutenu les nazis durant la Seconde Guerre mondiale, sont aujourd’hui répartis principalement en Ukraine et en Turquie. Place Maidan, ils ont su montrer leur savoir faire acquis en Syrie : ils ont crevé les yeux de policiers et les ont mutilés [7].

La révolution de la place Maidan masque un coup d’État extrêmement classique [8]. En présence de « diplomates » états-uniens, la Rada a violé la constitution qu’elle a abrogé sans référendum. Elle a destitué, sans débat ni procès, le président en exercice et a confié les pouvoirs législatifs et exécutifs à Olexandre Tourtchinov, l’ancien patron des services secrets.

Le nouveau dictateur a désigné Arseni Iatseniouk comme Premier ministre, ce qui correspond, ô miracle, aux souhaits exprimés à l’avance par Victoria Nuland. Le nouveau Premier ministre a constitué un cabinet qu’il est allé présenter aux manifestants de la place Maidan. Ceux-ci, désormais beaucoup plus nombreux et parmi lesquels les nazis ne représentent plus qu’un tiers, ont hué nombre d’entre eux, parce que juifs.

En Crimée, où la majorité de la population est russe et où stationne la marine russe, le Parlement régional, pris lui aussi d’un « élan révolutionnaire », renversait le gouvernement local (fidèle à Kiev) et nommait le sien (pro-Russe). Simultanément, des militaires en uniforme, mais sans drapeau ni insignes, prenaient les bâtiments officiels et l’aéroport, empêchant le nouveau gouvernement de Kiev d’envoyer ses forces.

À Kiev, la Rada dénonçait une ingérence russe et appelait au respect du Mémorandum de Budapest. En 1994, les États-Unis, le Royaume-Uni et la Russie avaient signé un accord sur le gel de l’Ukraine en échange de sa renonciation à l’arme nucléaire [9]. Mais pour Moscou, ce Mémorandum ne s’applique plus car il a été violé par Washington et Londres depuis la « révolution orange » de 2004 [10] et plus encore depuis le coup d’État de la semaine dernière.

Que va t-il se passer maintenant ? Le 25 mai, Bruxelles organise l’élection du Parlement européen, Kiev organise une élection présidentielle, tandis que la Crimée tiendra un référendum d’autodétermination. Une fois la Crimée indépendante, elle pourra toujours choisir de se rattacher à la Russie dont elle faisait partie jusqu’en 1954. L’Union européenne devra, quant à elle, répondre aux espoirs qu’elle a suscité et par conséquent payer, avec on ne sait quel argent, une partie des 35 milliards de la dette ukrainienne. Les nazis de la place Maidan ne retourneront pas à la clandestinité, mais réclameront leur part de gouvernement.

Mais l’histoire ne sera pas terminée pour autant car il restera pour le Kremlin les problèmes de la partie orientale de l’Ukraine (qui abrite une population russe et une industrie de défense) et de la Transnistrie (l’ancienne Bessarabie, qui était jadis le centre de recherche pour les missiles soviétiques). Ce petit pays, de population russe, qui ne figure sur aucune carte car il ne siège pas à l’Onu, a pris son indépendance lors de la dissolution de l’Urss, mais est considéré comme faisant partie de la Moldavie. Il résista vaillamment à une guerre que lui livrèrent la Moldavie, l’aviation roumaine et les conseillers de l’Otan, en 1992 [11]. Il est parvenu depuis à conserver le modèle social soviétique tout en adoptant des institutions démocratiques. Sa sécurité est assurée par une « force de paix » russe [12]. Au minimum, une vingtaine de kilomètres carrés ukrainiens pourraient se soulever et se joindre à la Transnistrie pour lui offrir une sortie sur la mer Noire, mais l’Ukraine serait alors coupée de son appendice occidental. Au mieux, relier la Crimée à la Transnistrie supposerait de prendre plusieurs centaines de kilomètres de côte dont la ville d’Odessa.

Les troubles vont donc se poursuivre en Ukraine, mais ce sera aux arroseurs arrosés —les États-Unis et l’Union européenne— d’en supporter le poids. Outre le fardeau financier, comment vont-ils gérer leurs alliés victorieux nazis et jihadistes ? La démonstration de force de Washington tourne au fiasco [13].

Ingérence occidentale en Ukraine: Les vautours du FMI envoyés à la curée…

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Les vautours du FMI se précipitent pour piller l’Ukraine

 

Les mondialistes demandent “des réformes politiques” en retour de convertir l’Ukraine en leur dernier  esclave de la dette en date

 

Paul Joseph Watson


 

27 février 2014

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/imf-vultures-swoop-to-asset-strip-ukraine/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A la suite d’un coup d’état piloté depuis l’occident,l e FMI ne perd pas beaucoup de temps pour envoyer ses vautours dépouiller l’Ukraine, en faisant une annonce d’assistance financière en retour de “réformes politiques”.

Faisant la première déclaration officielle du FMI suite à la crise (ukrainienne), la directrice du FMI Christine Lagarde a dit que des officiels du FMI seraient envoyés en Ukraine afin “de commencer à discuter avec les autorités ukrainiennes au sujet de quelles réformes seraient nécessaires et requises en échange d’un programme de prêt d’urgence”.  reports the Associated Press.

En d’autres termes, comme il l’a fait en Grèce, le FMI va tourner l’Ukraine en son dernier esclave de la dette (odieuse) en date, aidant ainsi les banques occidentales à piller le pays de ses biens et valeurs et de ses ressources naturelles tout en imposant des mesures d’austérité draconiennes sur la population afin de combler un trou de 35 000 milliards de dollars et de stopper le pays d’aller au défaut de paiement.

Tandis que les manifestants d’Euromaïdan ont peut-être été trompés pour penser qu’ils se battaient pour la “démocratie” en virant leur président élu, le type de “démocratie” pratiquée par le FMI en installant des technocrates non-élus et ne rendant compte qu’au FMI tout en volant la population hôte au moyen d’impôts très chers, de la vente au privé des infrastructures publiques et d’un fascisme douloureux de l’austérité, tout cela va faire passer le président Victor Iakounovitch pour un populiste, en comparaison.

En réalité, l’Ukraine ne fait que passer du contrôle d’une bande d’escrocs à un autre. Les riches oligarques qui ont bien profités des récompenses des ressources d’un pays riche vont maintenant s’en aller en Russie avec Iakounovitch, seulement pour voir leur position usurpée par les charognards du FMI qui vont de toute évidence augmenter le pillage en règle.

De plus, alors que le gouvernement Iakounovitch se satisfaisait de la corruption de sa branche  népotique, le FMI quant à lui, va imposer le genre de “réformes” qui va s’assurer que la souveraineté de l’Ukraine soit complètement éviscérée et que le pays demeure enchaîné fermement des fers de la dette mondialiste pour les décennies à venir.

Comme le journaliste d’enquête Greg Palast l’a documenté, cette méthode fait partie d’une formule testée et vérifiée qui veut que le FMI ait utilisé de temps en temps, afin une fois de plus d’absorber des nations au sein du Nouvel Ordre Mondial.

En Avril 2001, Palast a obtenu des documents fuités de la Banque Mondiale qui soulignaient le processus en quatre étapes du comment piller les nations de leur richesse et de leur infrastructure, le tout plaçant le contrôle des ressources dans les mains de l’élite banquière.

Une des étapes finale du processus, les “émeutes FMI”, détaillaient le comment les élites planifieraient des troubles publics prématurés qui auraient pour but de faire fuir les investisseurs et ainsi de causer la banqueroute des gouvernements.

“Ce vandalisme économique a son bon côté, pour les étrangers, qui peuvent dès lors sélectionner les biens à disposition à des prix défiant toute concurrence”, écrit Palast, ajoutant, “un schéma se dégage de tout cela ; il y a toujours des perdants évidents, mais les véritables gagnants semblent toujours être les banques occidentales et la trésorerie américaine.”

En d’autres termes, l’élite banquière crée l’environnement économique propice, augmentant les taux d’intérêt, tirant vers le haut les prix, la pauvreté, abaissant les standards de vie, ce qui précipite les troubles publics pour ensuite, comme une née de vautours, venir dévorer ce qu’il reste des biens du pays pour une bouchée de pain.

De la même manière que le ministère des affaires étrangères américain planifia le printemps arabe, avec quelques unes de ces mêmes personnes impliquées dans le mouvement Euromaïdan, qui entrainèrent les futurs leaders du printemps arabe sur la façon d’utiliser efficacement Facebook et Twitter et ce, des années avant que les manifestations ne commencent, la révolte ukrainienne était aussi complètement prévisible.

L’élite auto-proclamée a tant de succès pour dérouter les révoltes supposées de la base et les retourner en des actes gérés de changement de régime pour la raison que la révolte civile de masse est mathématiquement prévisible.

Comme l’explique Dilip D’Souza: “Il y a une recherche mathématique qui suggère un lien entre les prix de la nourriture et les mouvements d’émeutes et cette recherche a prédit de manière assez précise les troubles que nous avons vu autour du globe.”

La recherche a confirmé que lorsque l’index des prix fixés par la FAO de l’ONU monte au delà de 210, des troubles sociaux s’ensuivent assez rapidement dans les zones du monde les plus affectées. Les trois pays qui ont récemment souffert le plus de l’augmentation des prix ? La Thaïlande, le Vénézuéla et… l’Ukraine. Armés de cette vision, voilà comment des entités comme le FMI, le ministère des affaires étrangères et la ménagerie de ces ONG occidentales qui alimentent ou s’emparent des troubles autour du monde sont capables de saisir le contrôle du résultat.

Avec le FMI qui s’apprête à croquer une nouvelle nation souveraine, même avec la Russie tentant de déclencher une contre-révolution, les manifestants d’Euromaïdan feraient bien de lire l’histoire des nations qui vendent leur âme aux requins mondialistes de la dette et qui finissent par en payer un prix bien plus exorbitant qu’on pourrait l’imaginer.

Ingérence occidentale en Ukraine: Les Serbes parlent aux Ukrainiens…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , on 27 février 2014 by Résistance 71

Excellents conseils !…

— Résistance 71 —

 

Le conseil des Serbes aux Ukrainiens

 

Milena Cmiljanic

 

25 février 2014

 

url de l’article:

http://french.ruvr.ru/2014_02_25/Conseil-serbe-pour-l-Ukraine-8645/

 

Le malheur des présidents ukrainien et serbe, Viktor Ianoukovitch et Slobodan Milosevic, est d’avoir dit « non » à l’Occident. Peu après cela, tous deux sont devenus des criminels. 

Le second a fini sa vie à La Haye et on ignore encore ce qui attend le premier. Le 12 février, un député slovène du Parlement européen menaçait sur la chaîne de Bosnie-Herzégovine BHT 1 :

« Si vous suivez le cours des évènements en Ukraine, vous verrez que dans une semaine ou deux, nous entrerons en relation avec une élite politique irresponsable. Ce sera un signal pour votre élite politique également. »

Il faut reconnaître la bonne connaissance de cet homme politique, qui n’a peut-être pas de relations dans les milieux politiques à Bruxelles, mais qui, ayant participé activement à l’éclatement d’un pays, la Yougoslavie, sait comment cela se passe.

À quel moment la situation s’est-elle aggravée à Kiev ? Une semaine après la déclaration d’Elko Kacin et le jour où la Russie a annoncé sa disposition à verser une nouvelle tranche de deux milliards de dollars à l’Ukraine. Il semble que ce fut le signal pour passer à l’action. L’état-major de Praviy Sektor (Secteur droit) a appelé à la mobilisation à travers le réseau social Vkontakte, et Oleg Tiagnibok, leader de Svoboda, a encouragé une marche à Kiev.

La signature d’un accord entre Viktor Ianoukovitch et l’opposition, fortuitement ou non, a été annoncée non pas par le président ou une quelconque personnalité politique ukrainienne, mais par le ministre polonais des Affaires étrangères Radosław Sikorski. Ce soir-là, le président a fui Kiev, et son Parti des régions s’est effondré. Le parti a renié son leader. En son temps, Slobodan Milosevic a subi le même sort avec le Parti socialiste de Serbie. Certes, il a restitué le pouvoir de lui-même, sans intervention de forces étrangères.

Viktor Ianoukovitch disait que, lors des négociations, sa sécurité avait été garantie. Peut-être que ce fut le cas, mais cela a été démenti le jour suivant par Radosław Sikorski. Maintenant, on menace Viktor Ianoukovitch de la Cour internationale de justice de La Haye. Le nouveau président serbe Vojislav Kostunica avait aussi promis à Slobodan Milosevic de ne pas l’extrader vers La Haye, et que s’est-il passé ? Neuf mois plus tard, il était expédié presque clandestinement à La Haye, d’où il ne reviendra que dans un cercueil.

Que va-t-il en être pour l’Ukraine ? Ioulia Timochenko, tout juste sortie de prison, a expliqué aux personnes rassemblées sur le Maïdan que l’Ukraine intégrera l’Union européenne, et que tous les problèmes seront résolus. Les Ukrainiens, avant de rêver à un tel avenir, doivent regarder un peu vers la Serbie et sa voie européenne. La classe politique de Serbie (qui était à l’époque la Yougoslavie), après la révolution de 2000, avait promis que la Serbie intégrerait l’Europe en 2004. Aujourd’hui, en 2014, la Serbie n’est encore qu’au début du chemin. Pendant ce temps, avec l’aide des « amis » américains et européens, la Yougoslavie s’est divisée en deux parties, et la Serbie a perdu 15 % de son territoire.

À cause de la situation financière critique en Ukraine, le ministre des Finances et la Banque Nationale du pays se tournent vers les partenaires internationaux, principalement vers la Pologne et les États-Unis, pour obtenir d’ici une semaine ou deux un crédit de 35 milliards de dollars (environ 25,5 milliards d’euros) pour la période 2014-2015, convoquant pour cela une conférence de donateurs. Le 29 juin 2001, une telle conférence avait eu lieu concernant la Yougoslavie. Elle a alors « reçu » 1,2 milliard de dollars (environ 1,4 milliard d’euros à l’époque). Zoran Djindjic, premier ministre à ce moment, a écrit à propos de cette « aide » ce qui suit :

« La première tranche devrait être d’environ 300 millions d’euros. Mais on nous a brusquement annoncé que 225 millions serviraient à payer les anciennes dettes datant de l’époque de Tito. Les deux tiers de cette somme correspondent à des amendes, parce que Slobodan Milosevic a refusé de payer les crédits pendant dix ans. Et il ne nous reste que 75 millions. »

La Serbie a reçu en tout 15 milliards de dollars (environ 10,9 milliards d’euros) d’investissement durant les 13 ans de sa « voie européenne ». Mais, pendant cette période, plus de 60 milliards de dollars (environ 43,6 milliards d’euros) ont quitté le pays. Sur ce chemin, la Serbie a perdu environ un demi-million d’emplois, et sa dette publique a triplé. Pendant cette période, nous avons fait tout ce que nous avaient demandé l’UE et les États-Unis. Voilà le bilan de notre politique pro-occidentale.

Frères Ukrainiens, bienvenue dans notre Titanic européen ! T

En Ukraine, ingérence de l’Europe putschiste (Aymeric Chauprade)

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L’Ukraine victime de l’Europe putschiste !

 

Aymeric Chauprade

 

23 Février 2014

 

url de l’article:

 

http://french.irib.ir/analyses/chroniques/item/315731-ukraine,-victime-de-l-europe-putschiste

 

Le coup de force organisé par les États-Unis et l’Union européenne soutenant

Tiagnibok (seul leader qui contrôlait les émeutiers) pendant les Jeux de Sotchi (les Russes ayant alors les mains liées) a donc fonctionné et débouché sur l’effondrement du pouvoir légal la veille de la fin des Jeux (le 23 février).

Quelles leçons pouvons-nous tirer ?

1) Les récents événements dramatiques démontrent qu’il n’existe aucune solution politique viable et durable pour l’Ukraine dans les frontières actuelles car l’Ukraine est divisée géopolitiquement.

2) Le président Ianoukovitch, qui a quitté le pouvoir de lui-même, et afin que le bain de sang cesse, avait certes des torts sérieux (corruption, incapacité à agir dès le début de la crise) mais il avait été élu démocratiquement (aucune contestation de l’OSCE) et était le président légal. C’est donc un coup de force, un coup d’État même, qui l’a poussé vers la sortie et ce coup d’État a bel et bien été soutenu par l’Union européenne.

3) Le sang a coulé parce que l’opposition a tiré la première à balles réelles sur les forces de l’ordre. Les premiers morts ont été des policiers. Qu’aurait fait un gouvernement occidental si des manifestants avaient tiré à balles réelles sur ses forces de l’ordre ? On se souvient que l’autoritaire M. Valls aura quand même fait jeter en prison des petits jeunes de la Manif pour tous ou de Jour de colère pour un simple jet de canette !

4) Dans cette situation dramatique, l’Union européenne et les États-Unis portent une très lourde responsabilité. Ils ont encouragé la rébellion qui a débouché sur la violence ; ils ont cautionné un coup d’État contre un gouvernement démocratiquement élu.

5) La trame de fond de cette affaire, ne l’oublions pas, est, premièrement l’affrontement entre les États-Unis et la Russie, les premiers voulant « otaniser » l’Ukraine, les seconds voulant y conserver leur influence stratégique.

C’est, deuxièmement, un affrontement historique entre l’Allemagne, qui a toujours voulu contrôler (Hitler) l’ouest de l’Ukraine (ce qui explique les néo-nazis de Svoboda) et la Russie, qui tente de refouler cette influence (ce qui explique les slogans anti-nazis des ouvriers de Donetsk).

6) L’affaire ukrainienne, après la Syrie, la Libye et tant d’autres depuis 1990, apporte la démonstration que l’antifascisme et [la lutte contre] l’antisémitisme sont une posture pour les partis dominants en France et non un combat réel, posture qui ne vise qu’à diaboliser les forces politiques réellement alternatives. Ce n’est en effet pas une conviction puisque, au nom de l’Union européenne, ces partis inféodés aux oligarchies pro-américaines ont soutenu les néo-nazis ségrégationnistes et antisémites de Svoboda, le fer de lance du coup de force contre le gouvernement légal d’Ukraine.

Une fois de plus, l’Union européenne prouve qu’elle n’est rien devant les tendances lourdes de l’Histoire et les enjeux de puissance. Sa rhétorique sur la démocratie et les droits de l’homme est instrumentalisée. Les gesticulations bellicistes de BHL en sont l’illustration pathétique.

L’Ukraine face au réel

L’opposition est divisée : que peut-il y avoir de commun en effet entre Ioulia Timochenko et les néo-nazis de Svoboda ?

Les différents clans d’opposants vont devoir faire face à la réalité économique et géopolitique :

Banqueroute de Naftogaz, la compagnie gazière.

Plus de service public, fonctionnaires non-payés, caisses vides. L’UE ne donnera pas suffisamment. Donc Iatsenouk va devoir aller mendier l’argent russe et on imagine comment il sera accueilli.

Chaos dans l’Ouest de l’Ukraine où des bandes ont pris le contrôle.

Qui fera partir les extrémistes qui tiennent Maïdan ?

Le retour à la Constitution de 2004 n’arrangera rien. Bien au contraire. Leonid Kuchma, sentant le vent tourner en sa défaveur pendant la Révolution orange, avait imaginé une constitution perverse qui diluait tout les pouvoirs si bien que personne ne dirigeait vraiment l’Ukraine.

Revenir à cette Constitution sera une catastrophe quand on connaît la fragilité géopolitique intérieure de l’Ukraine et ses difficultés économiques. Selon Standard & Poor’s, l’Ukraine fera défaut sur sa dette (elle doit rembourser 13 milliards de dollars cette année) si la Russie arrête son aide, ce qui est désormais probable.

Que peut-on souhaiter ?

Pour ramener la paix, il ne reste qu’une solution viable. Diviser l’Ukraine en deux États. Une Ukraine de l’Ouest tournée vers l’Allemagne, la Pologne et donc l’Union européenne. Ce sera l’Ukraine pauvre, nous serons perdants, sauf les Allemands qui vont y trouver une main d’œuvre à bas coût pour continuer à maintenir leur avantage compétitif sur nous.

Une Ukraine de l’Est, indépendante ou rattachée à la Russie (après tout, les habitants y sont russes) avec la Crimée bien sûr, éminemment stratégique pour Moscou.

Conclusion

Nous ne sommes qu’au début du chaos ukrainien et l’Union européenne porte une très lourde responsabilité. Manipulée par les États-Unis, l’Union a voulu exclure la Russie, acteur essentiel dans la zone, du règlement. Rappelons qu’après le Sommet de Vilnius de novembre 2013, le Kremlin a proposé de régler la question de l’Ukraine lors d’une conférence qui aurait rassemblé les Ukrainiens, les Russes et les Occidentaux.

La crise ukrainienne est donc une nouvelle preuve de l’échec de l’Union européenne. L’Union européenne n’est pas un facteur de paix, elle est un facteur de guerre.

Ingérence occidentale en Ukraine…

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… Tout comme au Vénézuéla, deux actions de subversion du pays du goulag levant en même temps… En ce qui concerne l’Ukraine, le processus engagé par la clique politique nous montre une fois de plus s’il était nécessaire que voter ne sert absolument à rien... Admirez le « travail démocratique » ci-dessous. L’occident et sa fadaise de démocratie, c’est çà, et çà arrive très bientôt chez nous…

Les JO officiellement clos, Kiev et ses nouvelles marionnettes s’empressent de déclarer péremptoirement qu’Ils sont prêts « à dialoguer avec Moscou » (Ria Novosti)… Ah bon ? Tout le monde se dit: « Poutine va s’énerver… gagnons du temps ». Question: Une partition de l’Ukraine ne serait-elle pas bénéfique pour la Russie ? Moscou n’y pense t’il pas ?…

— Résistance 71 —

 

Coup-d’État pro-US en Ukraine

 

Réseau Voltaire

 

23 février 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article182305.html

 

Sous le contrôle et en présence de diplomates états-uniens, la Verkhvna Rada ukrainienne a opéré un coup d’État, les 22 et 23 février 2014.

Le Parlement a d’abord pris acte de la démission forcée de son président et élu à sa place l’ancien patron des services secrets, Olexandre Tourtchinov.

Puis, 328 députés sur 450 ont abrogé la Constitution et lui ont substitué celle de 2004 [1], c’est-à-dire sans référendum et en situation d’urgence en violation des articles 156 et 157 de la Constitution.

Dans la foulée, les députés ont destitué le président de la République, Viktor Ianoukovytch, sans respecter la procédure d’impeachment et sans contrôle de la Cour constitutionnelle, c’est-à-dire en violation de l’article 111 de la Constitution.

Ils ont voté la libération de l’ancien Premier ministre et milliardaire, Ioulia Tymochenko, condamnée à 7 ans de réclusion pour abus de pouvoir, et dont Olexandre Tourtchinov est le fondé de pouvoir.

Enfin, le lendemain, ils ont proclamé Olexandre Tourtchinov président par intérim, en violation de l’article 112 de la Constitution.

Outrepassant ses pouvoirs intérimaires, le « président » Tourtchinov a nommé son ami Valentin Nalivaytchenko à la tête des services secrets, puis il a convoqué une élection présidentielle au 25 mai à laquelle Ioulia Tymochenko devrait être candidate.

Ce coup d’État a été immédiatement salué comme un « retour à la démocratie » (sic) par les puissances occidentales.

Ingérence occidentale en Ukraine: Vers un conflit de grande envergure ?… (Paul Craig Roberts)

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La Russie ne fera rien tant que durent ses Jeux Olympiques… Washington le sait et en profite pour avancer le plus de pions possibles avant l’échéance. Les JO sont le paravent idéal. Les Russes préparent la riposte…

L’ours russe sortira de sa tannière dès la fin prochaine de la grand-messe des sports d’hiver. Poutine doit s’impatienter que musclor et musclette aient fini de faire de la luge pour reprendre les choses sérieuses en main…

— Résistance 71 —

 

L’Ukraine dérive t’elle vers la guerre civile et une grand confrontation des puissances ?

 

Paul Craig Roberts

 

20 février 2014

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2014/02/20/ukraine-drifting-toward-civil-war-great-power-confrontation/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les gens demandent des solutions, mais aucune solution n’est possible dans un monde totalement désinformé. Les populations presque partout sont dissatisfaites, mais peu ont une compréhension de la véritable situation. Avant qu’il ne puisse y avoir quelque solution que ce soit, les gens doivent connaître la vérité au sujet des problèmes. Pour les quelques ceux qui inclinent à être les messagers, c’est dans les grandes largeurs une entreprise ingrate qui voit peu de remerciements.

L’assomption que l’Homme est un animal rationnel est incorrecte. Il est une créature émotionnelle, il n’est pas le Mr Spock de Star Trek. Les humains ont le cerveau lavé par l’enculturation et l’endoctrination. Les patriotes répondent avec hostilité envers toutes critiques de leurs gouvernements, de leurs pays, de leurs espoirs ou leurs illusions. Leurs émotions étouffent les faits, si toutefois les faits leur parviennent. Les aspirations et les mirages prévalent sur la vérité. La plupart des gens veulent qu’on leur dise ce qu’ils ont envie d’entendre. En conséquence, ils sont toujours crédules et naïfs et leurs illusions et auto-persuasion en font des victimes faciles de la propagande. Ceci est vrai à tous les niveaux de la société et des leaders eux-mêmes.

Nous sommes les témoins de ceci aujourd’hui en Ukraine occidentale où un mélange d’étudiants délurés, pions de la marche de Washington vers son hégémonie globale, avec des manifestants payés pour manifester et des éléments fascistes parmi les ultra-nationalistes, amènent de grands troubles sur l’Ukraine et peut-être une guerre mondiale mortelle.

Beaucoup des manifestants sont des chômeurs qui collectent dans l’action de l’argent facile. Ce sont les innocents idéalistes qui détruisent l’indépendance de leur pays. Victoria Nuland, l’assistante ministre des affaires étrangères néo-con américaine, dont l’agenda est une hégémonie mondiale de Washington, a dit aux Ukrainiens ce qui était en stock pour eux le 13 décembre dernier, mais les manifestants furent trop hypnotisés pour l’entendre.

Dans un discours de 8 minutes et 46 secondes au National Press Club, sponsorisé par la fondation US-Ukraine et Chevron et le groupe de lobbying Ukraine-à-Washington, Nuland a crâné que Washington avait dépensé 5 milliards de dollars pour fomenter l’agitation, pour mener l’Ukraine au sein de l’UE. Une fois capturée par l’UE, l’Ukraine sera “aidée” par l’occident au travers du FMI. Nuland bien sûr a présenté le FMI comme le sauveteur de l’Ukraine et non pas comme la main de fer de l’occident qui va presser toute vie hors de l’Ukraine qui se débat avec son économie malade.

L’audience de Nuland consistait en une clique de personnes qui allaient s’enrichir par les pillages à venir et les connexions avec le nouveau gouvernement ukrainien appointé par Washington. Il suffit de regarder le très grand signe Chevron devant lequel Nuland parle et vous comprendrez de suite de quoi il s’agit. http://www.sott.net/article/273602-US-Assistant-Secretary-of-State-Victoria-Nuland-says-Washington-has-spent-5-billion-trying-to-subvert-Ukraine

Le discours de Nuland n’a pas alerté les manifestants ukrainiens, qui sont déterminés à détruire l’indépendance de l’Ukraine et à placer leur pays dans les mains du FMI de façon à ce qu’il puisse être pillé comme la Latvie, la Grèce et tous les pays qui ont jamais eu et suivi un programme de “réajustement” du FMI. Tout l’argent payé aux manifestants provient des Etats-Unis et de l’UE et sera bientôt remboursé au centuple lorsque l’Ukraine sera “ajustée” par le pillage classique occidental.

Dans son bref discours, l’agitateur néo-con Nuland a supputé que les manifestants pour lesquels Washington avait dépensé 5 milliards de dollars, protestaient de manière “pacifique et avec une grande force de retenue” contre un gouvernement brutal.

D’après la chaîne de télévision russe RT, qui a bien plus de crédibilité que le ministère des affaires étrangères US (rappelez-vous du ministre des AE Collin Powell s’adressant à l’ONU avec ses “preuves” d’armes de destruction massive irakiennes pour faire le cas de l’invasion de l’Irak, une manœuvre que plus tard Powell a désavoué comme n’étant que désinformation du régime Bush…), les manifestants et émeutiers ukrainiens ont depuis saisi 1500 armes à feu, 100 000 cartouches, 3 mitrailleuses et des grenades d’un arsenal militaire.

La police ukrainienne, formée aux droits de l’Homme, a permis à la violence de devenir incontrôlable. Un certain nombre de policiers ont été brûlés par les cocktails Molotov. Le dernier rapport fait état de 108 policiers touchés par balle. Un certain nombre est décédé et 63 sont dans un état critique (. http://rt.com/news/ukraine-kiev-firearms-weapons-police-934/ ) Ces victimes sont le produit des “manifestants pacifiques agissant avec une énorme retenue”. Le 20 février, le gouvernement ukrainien élu et indépendant a répondu à l’usage d’armes à feu par les émeutiers en autorisant la police à faire usage d’armes à feu en cas de légitime défense.

Peut-être que les Ukrainiens occidentaux russophobes méritent-ils le FMI et peut-être que l’UE mérite t’elle les nationalistes extrêmistes qui essaient de renverser le gouvernement ukrainen. Une fois que les Ukrainiens auront fait l’expérience du pillage par l’occident, ils seront à genoux, mendiant et suppliant  la Russie de les sauver. La seule chose certaine, c’est qu’il y a peu de chance que la partie russe de l’Ukraine demeure partie de l’Ukraine.

Durant l’ère soviétique, des parties de la Russie elle-même, comme la Crimée par exemple, furent placées dans la République Socialiste Soviétique d’Ukraine, peut-être afin d’augmenter la population russe en Ukraine. En d’autres termes, une grande partie de ce que sont aujourd’hui les provinces de l’Est et du Sud de l’Ukraine, sont des territoires traditionnels russes et non pas des parties historiques de l’Ukraine.

Jusqu’à ce que la Russie accorde à l’Ukraine son indépendance au début des années 1990, celle-ci a fait l’expérience d’une faible indépendance depuis le XIVème siècle et a été partie de la Russie pendant 200 ans. Le problème avec le gain d’indépendance est que pas mal de l’Ukraine n’est pas ukrainien mais russe.

Comme j’en ai rendu compte préalablement, la Russie regarde la perspective de voir l’Ukraine comme membre de l’UE avec l’OTAN avec des bases militaires américaines juste sur les frontières russes, comme une “menace stratégique”. Il est fort peu probable que le gouvernement russe et les territoires russes en Ukraine accepteront le plan de Washington pour ce pays. Quelque soit son intention, le minisitre des AE John Kerry et ses déclarations provocatives font monter les tensions et fomentent la guerre. La vaste majorité des populations américaine et européenne de l’Ouest n’a aucune idée de ce qu’est la véritable situation, parce que tout ce qu’ils entendent de la “presse libre” n’est que propagande néoconservatrice.

Les mensonges de Washington sont en train de non seulement détruire les libertés civiles domestiquement et à l’étranger, mais sonnent de dangereuses alarmes en Russie au sujet de la sécurité du pays. Si Washington parvient à renverser le gouvernement ukrainien, les provinces occidentale et orientale vont sûrement faire sécession ; si la sécession se transforme en guerre civile au lieu d’un divorce pacifique, la Russie ne pourra pas rester assise à ne rien faire. Comme les va t’en guerre de Washington soutiendront l’Ukraine occidentale, les deux puissances nucléaires seront jetées dans un conflit militaire.

Les gouvernements ukrainien et russe ont permis à cette dangereuse situation de se développer, parce qu’ils ont naïvement permis pendant des années que des milliards de dollars soient pompés dans leurs pays, où l’argent fut utilisé pour créer une 5ème colonne sous le déguisement d’organisations éducatives et des droits de l’Homme, alors que le véritable but est de déstabiliser les deux pays. La conséquence directe de la confiance des Ukrainiens et des Russes placée dans l’occident est la perspective d’une guerre civile et d’un conflit bien plus étendu.

Mise à jour: Après avoir lu la collection de nouvelles étrangères fournie par Richard (Rick) Rozoff au sujet de la situaton en Ukraine

http://www.informationclearinghouse.info/article37700.htm

ceci m’a rappelé des histoires au sujet du comment la première guerre mondiale débuta… Dans leur désir aveugle de renverser un gouvernement ukrainien démocratiquement élu et d’imposer un état marionnette de l’UE à sa place, les Américains, les Britanniques et les Français, leurs gouvernements, mentent comme des arracheurs de dents et provoquent une situation qui se dirige tout droit vers un conflit armé de plus grande envergure.

A moins que le gouvernement russe et le peuple désirent accepter l’hégémonie de Washington sur la Russie, celle-ci ne peut pas tolérer un coup que l’occident prépare et mène en Ukraine. Comme il est fort peu probable que les forces militaires occidentales soient capables de rivaliser avec l’armée russe dans son propre pré carré ou qu’un Washington arrogant et sûr de soi ne puisse accepter une défaite, le conflit vers lequel se dirige les gouvernements occidentaux corrompus deviendra nucléaire.

Comme le montrent des sondages réalisés de par le monde, Washington est vu comme la plus grande menace pour la paix dans le monde. Comme je l’ai souvent écrit, Washington n’est pas seulement une menace pour la paix mondiale ; Washington et ses méprisables régimes marionnettes européens sont une menace pour la vie même sur cette planète. Pour parler franc, Washington est barjot et les “leaders” européens sont payés pour masquer la folie totale de Washington.

Le monde pourrait bien s’arrêter bien avant que les dettes impayables occidentales ne soient dûes.

Ingérence occidentale en Ukraine: On est parti pour un Syrie 2.0…

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Seule solution pour le peuple ukrainien: qu’il se rappelle de Nestor Makhno et de son héritage politique… Autre article sue le sujet ici.

— Résistance 71 —

 

Les Etats-Unis et l’Union Européenne s’allient aux fascistes ukrainiens

 

Eric Draitser

 

19 février 2014

 

url de l’article en français:

http://www.michelcollon.info/Renaissance-du-fascisme-en-Ukraine.html?lang=fr

 

Dans leur tentative d’arracher l’Ukraine de la sphère d’influence de la Russie, les USA-UE-OTAN se sont alliés eux-mêmes avec des fascistes – et ce n’est pas la première fois. Evidement, pendant des dizaines d’années, des millions de personnes ont « disparues » ou été assassinées par des formes paramilitaires fascistes armées et appuyées par les Etats-Unis.

Les derniers mois ont vu régulièrement des manifestations menées par l’opposition politique ukrainienne et ses partisans – manifestations soi-disant en réaction au refus du président Yanukovich de signer un accord commercial avec l’Union Européenne, vu par beaucoup d’observateurs politiques comme une première étape vers l’intégration à l’U.E. Les manifestations sont restées en général pacifiques jusqu’au 17 janvier, quand des manifestants casqués, armés de matraques et de bombes improvisées ont déchaîné une brutale violence contre la police, entrant en furie dans les bâtiments gouvernementaux, tabassant tous ceux suspects de sympathies envers le gouvernement, et causant des ravages de manière générale dans les rues de Kiev. Mais qui étaient ces extrémistes violents, et quelle est leur idéologie ?

La formation politique est connue sous le nom de « Pravy Sektor » (Secteur de Droite). C’est essentiellement une organisation coordonnant un certain nombre de groupes ultranationalistes de tendance droitière (lire : fascistes), dont les partisans du « SvobodaParty » (Parti de la Liberté), « Les patriotes de l’Ukraine », « Assemblée Nationale Ukrainienne – Autodéfense Nationale Ukrainienne » (UNA-UNSO), et « Trizub ». Toutes ces organisations partagent une idéologie commune qui est frénétiquementantirusse, anti-immigration, et anti-juive, entre autres choses. En plus, elles partagent une référence commune à « l’Organisation des Nationalistes Ukrainiens », conduite par Stepan Bandera, le collaborateur nazi tristement célèbre qui a combattu activement contre l’Union Soviétique et s’est impliqué dans certains des pires atrocités commises de chaque côté pendant la seconde guerre mondiale.

Pendant que les forces politiques ukrainiennes, opposition et gouvernement, continuaient à négocier, une très différente bataille était engagée dans les rues. Utilisant l’intimidation et la force brutale, relevant plus des « chemises brunes » d’Hitler ou des « chemises noires » de Mussolini que d’un mouvement politique d’aujourd’hui. Ces groupes ont réussi à transformer un conflit de politique économique en une lutte existentielle pour la survie même de la nation que ceux qui se nomment « nationalistes » prétendent aimer de tout leur cœur. Les images de Kiev en feu, des rues de Lvivremplies de voyous, et autres exemples effrayants du chaos dans le pays, montrent sans l’ombre d’un doute que la négociation politique avec l’opposition du Maidan (place centrale de Kiev et centre des manifestations) maintenant n’est plus le problème central. La question est plutôt celle du fascisme ukrainien et s’il doit être soutenu ou rejeté.

En ce qui les concerne, les Etats-Unis ont pris fermement position aux côtés de l’opposition, en dépit de son caractère politique. Début décembre, des membres de la classe dirigeante des USA, tels que John McCain et Victoria Nuland ont été aperçus àMaidanapportant leur appui aux manifestants. Néanmoins, alors que le profil de l’opposition est devenu manifeste ces derniers temps, les USA et la classe dirigeante de l’Ouest, et leur machine à médias, ont peu fait pour condamner la recrudescence fasciste. Au lieu de cela, leurs représentants ont rencontré des représentants du « Secteur de Droite » et les ont jugés comme étant « non menaçants ». En d’autres mots, les USA et leurs alliés ont donné une approbation tacite à la continuation et à la prolifération de la violence au non de leur but final : le changement de régime.

Dans leur tentative d’arracher l’Ukraine de la sphère d’influence de la Russie, les USA-UE-OTAN se sont alliés eux-mêmes avec des fascistes – et ce n’est pas la première fois. Evidemment, pendant des dizaines d’années, des millions de personnes ont « disparues » ou été assassinées par des formes paramilitaires fascistes armées et appuyées par les Etats-Unis. Le Moudjahidisme en Afghanistan, qui plus tard s’est métamorphosé en Al Qaeda, également extrémistes réactionnaires idéologiques, a été créé et financés par les Etats-Unis dans le but de déstabiliser la Russie. Et évidement c’est aussi la douloureuse réalité de la Lybie et, plus récemment, de la Syrie, où les Etats-Unis et leurs alliés financent et soutiennent les extrémistes Djihadistes contre un gouvernement qui a refusé de s’aligner sur les USA et Israël. Il y a ici une tendance inquiétante qui n’a jamais été perdue de vue par les observateurs politiques consciencieux. : les Etats-Unis font toujours cause commune avec l’extrême droite et les fascistes pour un profit géopolitique.

La situation en Ukraine est profondément troublante car ’elle représente une conflagration politique qui pourrait très facilement déchirer le pays moins de 25 ans après qu’il ait gagné son indépendance sur l’Union Soviétique. Cependant, il y a un autre aspect tout aussi inquiétant de la montée du fascisme dans ce pays – il n’est pas le seul.

La menace fasciste à travers le continent

L’Ukraine et la montée de l’extrême-droite ne peuvent être vus, et encore moins compris, hors du contexte. Au contraire, cela doit être examiné dans le cadre d’une tendance croissante à travers l’Europe (et bien entendu le monde) – une tendance qui menace les fondements mêmes de la démocratie.

En Grèce, l’austérité sauvage imposée par la troïka (FMI, BCE et Commission européenne) a paralysé l’économie du pays, conduisant à une dépression aussi grave, sinon pire, que la « grande dépression » aux Etats-Unis. C’est dans ce contexte d’effondrement économique que le parti de « Aube Dorée » est devenu le troisième parti politique le plus populaire dans le pays. Epousant une idéologie de la haine, « Aube Dorée » – en fait un parti nazi anti-juif, anti-immigrant, chauviniste anti-femme – est une force politique que le gouvernement d’Athènes a perçue comme une menace sérieuse pour le tissu même de la société. C’est cette menace qui a conduit le gouvernement à arrêter la direction du parti après qu’un fasciste d’Aube Dorée ait mortellement poignardé un rappeurantifasciste. Athènes a lancé une enquête sur ce parti, mais les résultats de cette enquête et de la procédure judiciaire restent peu clairs.

Ce qui fait d’Aube Dorée une telle menace insidieuse, c’est le fait que, malgré leur idéologie centrale du nazisme, leur rhétorique anti-UE, anti-austérité, plait à beaucoup dans la Grèce dévastée économiquement. Comme beaucoup de mouvements fascistes du 20ème siècle, Aube Dorée prend comme bouc émissaire les immigrants, les musulmans et les africains principalement, devant beaucoup de problèmes auxquels sont confrontés les Grecs. Dans des circonstances économiques désastreuses, une telle haine irrationnelle devient attirante, une réponse à la question de savoir comment résoudre les problèmes de société. En fait, malgré que les leaders d’Aube Dorée soient en prison, d’autres membres de ce parti sont toujours au parlement, occupent toujours des fonctions importantes y compris le maire d’Athènes. Bien qu’une victoire électorale soit peu probable, une nouvelle solide performance dans les urnes rendrait l’éradication du fascisme en Grèce plus difficile.

Si ce phénomène était limité à la Grèce et à l’Ukraine, cela ne constituerait pas une tendance continentale. Néanmoins, partout en Europe, nous voyons malheureusement la montée de partis politiques similaires, quoiqu’un peu moins ouvertement fascistes.EnEspagne, le Parti Populaire (proaustérité) au pouvoir a fait passer des lois draconiennes restreignant les manifestations et la liberté d’expression, habilitant et renforçant les tactiques répressives de la police. En France, le parti du Front National de MarineLePen, qui prend avec véhémence les musulmans et les africains comme boucs émissaires, a eu presque 20% lors du premier tour des élections présidentielles. De même, le Parti pour la Liberté aux Pays-Bas – qui préconise des politiques antimusulman et antiimmigrant – s’est hissé à la troisième place au parlement. Au travers de la Scandinavie, les partis ultranationalistes qui autrefois vivotaient dans l’obscurité sont aujourd’hui des acteurs importants dans les élections. Ces tendances sont pour le moins inquiétantes.

Il convient de noter aussi que, au-delà de l’Europe, il y a un certain nombre de formations politiques quasi-fascistes qui sont, d’une manière ou d’une autre, soutenues par les Etats-Unis. Les coups d’Etat d’extrême droite qui ont renversé les gouvernementsduParaguay et du Honduras ont été tacitement et / ou ouvertement soutenus par Washington dans leur quête sans fin pour supprimer la gauche en Amérique latine. Bien sûr il faut aussi se rappeler que le mouvement de protestation en Russie a été menée parAlexeiNavalny et ses partisans nationalistes qui épousent une idéologie raciste virulente antimusulmane, qui voit les immigrants originaires du Caucase russe et des anciennes républiques soviétiques comme inférieurs aux « Russes européens ». Ces exemples et d’autres se mettent à dessiner un portrait horrible d’une politique étrangère américaine qui tente d’utiliser les difficultés économiques et les bouleversements politiques pour étendre l’hégémonie US dans le monde.

En Ukraine, le « Secteur de Droite » a quitté la table des négociations, prenant part à la lutte dans la rue pour tenter de réaliser le rêve de Stepan Bandera – une Ukraine libérée de la Russie, des Juifs, et de tous les autres vus par eux comme « indésirables ». Porté par le soutien continu des États-Unis et de l’Europe, ces fanatiques représentent une menace plus grave pour la démocratie que Ianoukovitch et le gouvernement pro-russe ne pourraient jamais représenter. Si l’Europe et les Etats-Unis n’admettent pas cette menace naissante, il sera peut-être trop tard quand ils s’en rendront compte.

Traduit pour Investig’Action par Jean-Pierre Geuten

Source : counterpunch.org

Ingérence politique en Ukraine… Mieux comprendre les actions de l’empire

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 6 février 2014 by Résistance 71

Après la Yougoslavie l’Ukraine ?

 

Thierry Meyssan

 

5  février 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article182044.html

 

 

C’est à tort que les opinions publiques ouest-européennes observent la crise ukrainienne comme une rivalité entre Occidentaux et Russes. En réalité, Washington ne cherche pas à faire basculer le pays vers l’Union européenne, mais à priver la Russie d’un de ses partenaires historiques. Pour ce faire, les États-Unis sont prêts à déclencher une nouvelle guerre civile sur le continent.

Après avoir démembré la Yougoslavie au cours d’une guerre civile de dix ans (1990-1999), les États-Unis ont-ils décidé de détruire identiquement l’Ukraine ? C’est ce que laisse penser les manœuvres que l’opposition se prépare à conduire durant les Jeux Olympiques de Sotchi.

L’Ukraine est historiquement divisée entre à l’Ouest, une population tournée vers l’Union européenne et, à l’Est, une population tournée vers la Russie, auxquels s’ajoute une petite minorité musulmane en Crimée. Depuis l’indépendance, l’État s’est progressivement effondré. Profitant de la confusion, les États-Unis ont organisé la « révolution orange » (2004) [1], qui porta au pouvoir un clan mafieux toujours pro-atlantiste. Moscou répondit en annulant ses subventions sur le prix du gaz, mais le gouvernement orange ne put pas compter sur ses alliés occidentaux pour l’aider à payer le prix du marché. En définitive, il perdit l’élection présidentielle de 2010 au profit de Viktor Ianoukovytch, un politicien corrompu parfois pro-russe.

Le 21 novembre 2013, le gouvernement renonce à l’accord d’association négocié avec l’Union européenne. L’opposition répond par des manifestations, à Kiev et dans la partie occidentale du pays, qui prennent bientôt un aspect insurrectionnel. Elle réclame des élections législatives et présidentielle anticipées et refuse de constituer un gouvernement lorsque le président Ianoukovytch lui propose et que le Premier ministre démissionne. Les événements sont baptisés par Radio Free Europe (la radio du département d’État US) Euromeïdan, puis Eurorévolution.

Le service d’ordre de l’opposition est assuré par Azatlyk, un groupe de jeunes Tatars de Crimée qui rentre pour l’occasion du jihad en Syrie [2].

La presse atlantiste prend fait et cause pour l’« opposition démocratique » et dénonce l’influence russe. De hautes personnalités atlantistes viennent apporter leur soutien aux manifestants, dont Victoria Nuland (secrétaire d’État adjointe et ancienne ambassadrice à l’Otan) et John McCain (président de la branche républicaine de la NED). Au contraire, la presse russe dénonce des manifestants qui veulent renverser dans la rue des institutions élues démocratiquement.

Au départ, le mouvement apparaît comme une tentative de réédition de la « révolution orange ». Mais le pouvoir change de main dans la rue, le 1er janvier 2014. Le parti nazi « Liberté » organise une marche au flambeau qui réunit 15 000 personnes en mémoire de Stepan Bandera (1909-1959), le leader nationaliste qui s’allia aux nazis contre les Soviétiques. Depuis cette marche, la capitale se couvre de graffitis antisémites et des personnes sont attaquées dans la rue parce que juives.

L’opposition pro-européenne est composée de trois partis politiques : 
 L’Union panukrainienne « Patrie » (Batkivshchyna), de l’oligarque et ancien Premier ministre Ioulia Tymochenko (actuellement incarcérée suite à ses condamnations pénales pour détournements de fonds publics), aujourd’hui dirigé par l’avocat et ancien président du Parlement Arseni Iatseniouk. 
Elle défend la propriété privée et le modèle libéral occidental. Elle a obtenu 25,57 % des voix aux élections législatives de 2012. 
 L’Alliance démocratique ukrainienne pour la réforme (UDAR), de l’ancien champion du monde de boxe Vitali Klitschko. 
Elle se réclame de la démocratie chrétienne et a obtenu 13,98 % aux élections de 2012. 
 L’Union panukrainienne Liberté (Svoboda), du chirurgien Oleh Tyahnybok. 
Cette formation est issue du Parti national-socialiste d’Ukraine. Elle est favorable à la dénaturalisation des Ukrainiens juifs. Elle a emporté 10,45 % des voix aux élections législatives de 2012.

Ces partis parlementaires son soutenus par : 
 Le Congrès des nationalistes ukrainiens, un groupuscule nazi issu des anciens réseaux stay-behind de l’Otan dans le Bloc de l’Est [3]. 
Sioniste, il préconise la dénaturalisation et l’expulsion des Ukrainiens juifs vers Israël. Il a obtenu 1,11 % des voix en 2012. 
 L’Autodéfense ukrainienne, un groupuscule nationaliste qui a envoyé ses membres se battre contre les Russes en Tchétchénie, puis en Ossétie durant le conflit géorgien. 
Il a obtenu 0,08 % des voix en 2012.

En outre, l’opposition a reçu le soutien de l’Église orthodoxe d’Ukraine, en révolte contre le Patriarcat de Moscou.

Depuis la prise de la rue par le parti nazi, les manifestants, souvent casqués et habillés de tenues para-militaires, dressent des barricades et attaquent les bâtiments officiels. Certains éléments des forces de police font également preuve de beaucoup de brutalité allant jusqu’à torturer des détenus. Une dizaine de manifestants seraient morts et près de 2000 auraient été blessés. Les troubles se propagent dans les provinces occidentales.

Selon nos informations, l’opposition ukrainienne cherche à transporter sur place du matériel de guerre, acquis sur des marchés parallèles. Il n’est évidemment pas possible d’acheter des armes en Europe de l’Ouest et de les acheminer sans le consentement de l’Otan.

La stratégie de Washington semble mêler en Ukraine des recettes éprouvées lors des « révolutions colorées » et d’autres récemment mises au point lors des « printemps arabes » [4]. Les États-Unis ne se cachent d’ailleurs pas : ils ont envoyé sur place deux hauts fonctionnaires, Victoria Nuland (adjointe de John Kerry) et John McCain (qui n’est pas seulement sénateur républicain, mais aussi président de l’IRI, la branche républicaine de la NED [5]) pour soutenir les manifestants. À la différence de la Libye et de la Syrie, Washington ne peut pas compter sur place sur des jihadistes pour semer le chaos (hormis les extrémistes Tatars, mais ils ne sont qu’en Crimée). Il a donc été décidé de s’appuyer sur des nazis avec lesquels le département d’État a travaillé contre les Soviétiques et qu’il a organisé en partis politiques depuis l’indépendance.

Le lecteur néophyte peut être choqué d’observer cette alliance entre l’administration Obama et des nazis. Cependant, il doit se souvenir que des nazis ukrainiens ont été publiquement honorés à la Maison-Blanche par le président Reagan, dont Yaroslav Stetsko, Premier ministre ukrainien sous le IIIe Reich, qui devint le chef du Bloc des Nations anti-bolchéviques et l’un des membres de la Ligue anticommuniste mondiale [6]. L’un de ses adjoints, Lev Dobriansky, devint ambassadeur des États-Unis aux Bahamas, tandis que sa fille Paula Dobriansky fut sous-secrétaire d’État pour la démocratie (sic) de l’administration George W. Bush. C’est Madame Dobriansky qui finança durant dix ans des études historiques visant à faire oublier que l’Holodomor, la grande famine qui toucha l’Ukraine en 1932-33, dévasta également la Russie et le Kazakhstan, et à faire croire qu’elle était décidée par Staline pour éliminer le peuple ukrainien [7].

En réalité, Washington, qui avait soutenu le parti nazi allemand jusqu’en 1939 et avait continué à faire des affaires avec l’Allemagne nazie jusqu’à la fin 1941, n’a jamais eu de problèmes moraux avec le nazisme, pas plus qu’il n’en a à soutenir militairement aujourd’hui le jihadisme en Syrie.

Les élites d’Europe occidentale, qui prennent le nazisme pour un prétexte permettant de persécuter des troubles-fêtes —comme on le voit avec la polémique sur la quenelle de Dieudonné M’Bala M’Bala [8]—, ont oublié ce qu’il est en réalité. En 2005, ils fermaient les yeux sur la réhabilitation du nazisme par la présidente de Lettonie, Vaira Vike-Freiberga, comme si cela était sans importance [9]. Sur la simple foi de déclarations en faveur de l’Union européenne et dans leur atlantisme béat, ils soutiennent maintenant leur pire ennemi. La guerre civile pourrait débuter en Ukraine durant les Jeux Olympiques de Sotchi.

 

[1] « Washington et Moscou se livrent bataille en Ukraine », par Emilia Nazarenko et la rédaction, Réseau Voltaire, 1er novembre 2004.

[2] « Des jihadistes assurent le service d’ordre des manifestations à Kiev », Réseau Voltaire, 4 décembre 2013.

[3] C’est de ce vivier qu’est également issu le leader de la « révolution orange ». Cf. « La biographie cachée du père du président ukrainien », Réseau Voltaire, 18 avril 2008.

[4] « Le printemps arabe frappe à la porte de l’Europe », par Andrew Korybko, Traduction Gérard Jeannesson, Oriental Review, Réseau Voltaire, 3 février 2014,

[5] « La NED, vitrine légale de la CIA », par Thierry Meyssan, Odnako, Réseau Voltaire, 6 octobre 2010.

[6] « La Ligue anti-communiste mondiale, une internationale du crime », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 mai 2004.

[7] Voir L’Holodomor, nouvel avatar de l’anticommunisme « européen », par le professeur Annie Lacroix-Riz, 2008.

[8] « La Bête Noire de l’establishment français », par Diana Johnstone, Traduction Djazaïri, Counterpunch, Réseau Voltaire, 5 janvier 2014.

[9] « La présidente de la Lettonie réhabilite le nazisme », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 16 mars 2005.