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Ne vous laissez pas enfumer sur la guerre qui se prépare… Pour avoir un avis informé: « Le Hezbollah, son histoire de l’intérieur » de Naïm Qassem 2/3

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 23 novembre 2017 by Résistance 71

Hezbollah son histoire de l’intérieur 2/3

 

Naïm Qassem*

 

Traduction de larges extraits de la version anglaise (2005) par Résistance 71

 

Une version française de ce livre existe sous le titre: “Hezbollah, la voie, l’expérience, l’avenir”, publiée aux éditions Al Bouraq en septembre 2008 (376 pages)

 

(*) L’auteur de l’ouvrage Sheikh Naïm Qassem est le secrétaire général adjoint du Hezbollah (“Parti de Dieu”) depuis 1991, né au Liban en 1953, il possède une éducation universitaire et religieuse. Il fut professeur de chimie pendant plusieurs années en université. Il est l’auteur de plusieurs livres sur des sujets d’ordre politique et religieux. Mr Qassem est considéré comme l’historien du Hezbollah. 

 

1ère partie

2ème partie

3ème partie

La version intégrée en PDF réalisée par Jo:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

II. Organisation et travail public

[…] Il y eut un besoin de répondre à la question qui pose la direction générale à adopter: Est-ce que le parti devait juste être appelé “Hezbollah” (Parti de Dieu) ou “Nation (Oumma) du Hezbollah”? (Nation du Parti de Dieu)

Un danger inhérent à la structure des partis politiques est que cela restreint la taille du parti à ses membres, menant ainsi à l’exclusion des “autres”. Quelque soit la taille et la capacité de l’organisation, un parti est toujours limité en termes de rang et de fonctions. Ce fait pourrait facilement se traduire en un renoncement à un potentiel humain et une montée de l’esprit partisan, un esprit qui dénigre les non-membres et les individus dont les buts ne sont pas alignés sur les objectifs du parti.

D’un autre côté, le concept de la nation ou de corps politique repose sur une plateforme qui reconnaît tout le monde, quelque soit les allégeances, obligations ou préparation à la participation, mais qui ne manque pas d’obstacles quant à sa réalisation. La direction à suivre est donnée dans un contexte général et en des occasions particulières, auxquels la nation réagit et répond. Mais dans une société diversifiée comme l’est le Liban, une telle direction ne répond pas au défi de rassembler le potentiel de la nation et d’organiser son rôle et ses capacités, sa variété d’opinions, ses obligations individuelles, ses différences de niveaux intellectuels et son expérience pratique, son processus de décision et ses liens inter-factions.

Ainsi, une structure hiérarchique pyramidale fut finalement adoptée comme formule organisationnelle du Parti et fut agencée avec des lignes de conduite excluant les désavantages des deux propositions mentionnées ci-dessus. L’organisation prit ainsi cette forme:

  1. Le statut de membre a été conféré à ceux qui ont adopté les objectifs du parti dans leur totalité et se sont engagés à suivre les directives organisationnelles. […]
  2. Il ne fut distribué aucun signe de reconnaissance d’appartenance au parti, car les affiliés n’étaient pas les seuls individus contribuant aux objectifs du parti. La définition de l’affiliation au parti ne fut pas liée à l’obtention d’une “carte”.
  3. Les individus furent requis d’observer et d’accepter leurs fonctions au sein du parti, la plus importante étant celle de la résistance. […]
  4. Un large processus de recrutement fut lancé dans les districts et les villages, rassemblant tous ceux désirant rejoindre le parti. La gestion hiérarchique de ces recrues fut fondée sur la démographie et la distribution géographique. La participation, fonction des circonstances individuelles et de la disponibilité de temps. Tous les affiliés prirent part à l’entraînement militaire et culturel, aux fonctions de combat et de sécurité ainsi que des fonctions générales requises.
  5. Des sociétés de femmes furent créées et des rôles spécifiques distribués dans les mosquées et les districts. L’objectif était de parvenir à un recrutement culturel et sociétal afin de sécuriser la participation dans les activités et l’appel général du parti.
  6. Le recrutement de la jeunesse fut canalisé au travers du financement des Scouts de l’Iman al-Mahdi qui faisait participer aux activités du parti dans les grandes lignes et dans des activités en harmonie avec les besoins de la jeune génération.
  7. Des organisations gérées totalement indépendamment dans les domaines culturel, éducationnel, de la santé, des médias, de l’agriculture, de la construction et autres domaines, furent créées, ce qui était en plein accord avec les objectifs et la vision du parti.
  8. Le recrutement culturel ciblant les étudiants et les écoles secondaires ainsi que les professeurs d’université fut aussi activé. […]
  9. Une coopération continuelle avec les membres du clergé, les associations et les organisations variées était requise et devait être en harmonie avec les objectifs généraux du Hezbollah.
  10. Tous ceux qui participaient aux manifestations, rallies, activités et préoccupations du Hezbollah tout autant que ceux qui soutenaient l’idéologie du parti étaient (et sont) considérés comme soutiens du parti.

[…] Le choix fut fait de devenir le “Hezbollah” ou “Parti de Dieu”, qui couvre et inclut tous les segments de la nation comme détaillé ci-dessus et observe une totale promptitude à procéder à des amendements de politique interne lorsque le besoin d’un agrandissement d’échelle ou de stature se fait se fait sentir.

Le Conseil et le cadre organisationnel

Le choix a été en faveur du groupe et non pas du leadership individuel, le titre de ceci fut choisi comme étant al-Choura, le Conseil. Le nombre de membres délégués élus différaient d’un conseil à l7autre et il n’y eut initialement pas de tête individuelle ni de secrétariat général. A partir de 1985 se fit sentir le besoin d’une apparence politique officielle manifestant l’expression de la position du parti.

[…] En mai 1991, le Conseil a élu al-Sayyed Abbas al-Moussaoui comme secrétaire général, qui devint martyre le 16 février 1992. Le Conseil a alors élu son successeur en la personne de Sayyed Hassan Nasrallah. Son élection eut lieu à la mi-mai 1993. Il a été réélu depuis.

[…] De l’organisation générale initiale, des amendements furent mis en place afin de se conformer aux demandes fonctionnelles du Hezbollah. Cinq comités ou assemblées de conseil furent finalement créées: l’assemblée du djihad, l’assemblée politique, l’assemblée exécutive, l’assemblée parlementaire et l’assemblée judiciaire. Chaque assemblée se vit confier son leadership à un membre du conseil.

[…] Le Conseil est considéré être au sommet de la pyramide des objectifs stratégiques, en charge de créer la vision générale et la politique afférente, de superviser les stratégies des fonctions du parti et de prendre les décisions politiques. Le secrétaire général (SG) est en charge des responsabilités de supervision et de guidage administratif, de la coordination entre les membres du Conseil et les variés chefs d’assemblées ainsi que d’assumer la position politique du parti du manière officielle.

Attirer de nouveaux membres

Pour certains, une implication directe avec le parti et son cadre d’action était un obstacle, car pas tous ceux qui croyaient en la rectitude et la justesse de la résistance du Hezbollah pouvaient se conformer à son idéologie islamique. Similairement, ceux qui croient dans le mouvement politique du parti ne peuvent pas tous être d’accord avec le système de croyance et de réglementations de l’Islam, ou peuvent être intéressés tout en gardant une marge personnelle qui pourrait entrer en conflit avec les buts du parti et les requis pour être membre. De plus, la capacité du parti à accommoder les individus et à leur assigner des fonctions particulières n’est peut-être pas en ligne avec les perceptions individuelles des personnes de ce qui est approprié pour leurs carrières ou leurs chemins personnels.

Ainsi, le leadership a spécifiquement demandé aux assemblées de discuter des modes d’attraction de nouveaux membres de ses groupes spéciaux. Les suggestions suivantes furent faites:

  1. La création d’un nouveau cadre pour le parti afin de réduire les spécifications et les objectifs adoptés par le Hezbollah. […]
  2. La création de groupes indépendants et de cercles sympathisants ou la participation à leur création. Ces groupes doivent se conformer à certains objectifs du parti et observer un certain nombre de spécifications et de lignes de conduite. Dans le principe, il n’y a aucune objection à ce concept car il résulte d’un accord commun tacite. […]
  3. Membre périphérique: lorsqu’il n’y a pas conformité avec le minimum requis par la parti, il y a toujours une possibilité d’indépendance complète et de prise en compte des caractéristiques individuelles. […]

La différence entre les gens est une condition humaine des plus naturelle, liée à la culture, l’éducation, les inclinations et pôles d’Intérêt et de la sorte ne peut pas être géré au sein d’un cadre unique et unificateur. La responsabilité du choix est laissée aux individus en accord avec leurs propres convictions. Le parti fut lancé avec des objectifs particuliers soutenus par des mécanismes organisationnels afin de fonctionner adéquatement. Ceux qui sont d’accord et sont en harmonie avec ces objectifs sont sur la voie de l’affiliation comme membre, tandis que ceux qui ne le sont pas demeurent à une certaine distance du parti tout comme le parti accommode ou exclut des postulants sur la base de règles individuelles ou de groupe. Tel est le mode de vie. […] Les objectifs demeurent le point important et l’affiliation suit sur ce principe.

La résistance islamique

Les débuts

L’invasion du Liban par Israël en 1982 fut le 6ème conflit israélo-arabe:

  1. L’occupation par Israël des territoires de la Palestine en 1948 couvrant 20 770 des 27 027 Km2 que comprend la terre palestinienne. Ces terres sont appelées depuis “Les territoires occupés”.
  2. L’agression du trio France, Grande-Bretagne et Israël sur l’Egypte en 1956
  3. L’agression israélienne de 1967 occupant ce qu’il restait des territoires palestiniens (appelés maintenant “Les territoires de 1967” en plus de l’occupation et de l’annexion du Sinaï égyptien, des plateaux du Golan syrien et de la vallée Arabah jordanienne.
  4. La guerre d’octobre 1973 de l’Egypte et de la Syrie contre Israël fut marquée par la réclamation de territoires perdus par ces deux pays.
  5. L’agression israélienne de 1978 résultant par l’occupation par Israël de larges portions de territoires au sud-Liban et menant à la création d’une “zone de sécurité” dans laquelle demeurèrent un certains nombre de collaborateurs libanais emmenés par Saad Haddad.

Cinq guerres furent initiées par les sionistes tandis qu’une le fut par les Arabes. Ces guerres ont eu pour effet d’agrandir le contrôle géographique d’Israël, incluant des terres au-delà de la Palestine, dans les pays arabes voisins d’Egypte, du Liban, de la Syrie et de la Jordanie. La puissance militaire israélienne, soutenue par les moyens politiques internationaux, menés par les Etats-Unis, a créé suffisamment de pression pour imposer des concessions et légitimer le fait accompli (NdT: en français dans le texte original) de l’occupation des dits territoires.

Les sionistes considéraient que l’invasion du Liban handicaperait les structures de la résistance militaire palestinienne et aliénerait les combattants palestiniens au Liban, brisant ainsi leur capacité future de continuer leur quête pour la réclamation de leur terre.

[…]

Mais, alors que la Palestine est une terre musulmane et arabe occupée et qu’il est du devoir de chaque musulman de travailler pour sa libération et étant donné que d’autres zones de la terre arabe sont similairement occupées (incluant le Liban), zones auxquelles le devoir islamique de libération est aussi applicable, le juriste-théologien, l’Imam Kohmeini, a déclaré: “Israël est une glande cancéreuse.” Ansi le Hezbollah s’est dressé contre cette cible et a lancé des opérations de résistance islamique contre Israël avec les moyens humains limités dont il disposait. Ceci fut une étape sur le chemin vers un mouvement de résistance plus complet et intégrateur qui ne compromet pas la terre et qui refuse l’exploitation des faiblesses du monde arabe et de la Palestine par l’ennemi.

La priorité fut donc donnée à la confrontation, ce qui demanda l’emploi de toutes les ressources possibles pour remplir cet objectif. Les camps d’entraînement mis en place dans la Bekaa et supervisés par le corps des GRI iranien constituèrent la ressource première des combattants de la résistance ou “moudjahidines” de la “Résistance Islamique”. Ces camps furent une source d’inspiration culturelle, spirituelle, comportementale renforçant les qualités nécessaires au Djihad, ce qui étaient de fait les caractéristiques des membres du CGRI. Beaucoup de membres du Hezbollah participèrent à ces entrainements indépendamment de leurs fonctions au sein du parti, car l’entraînement est un pré-requis pour être accepter comme membre à part entière. L’ancien SG du parti, tombé en martyre, al-Sayyed Abbas al-Moussaoui, fut parmi les premiers à participer à l’entraînement qu’il termina vers la fin de 1982.

A cette époque, la capitale du Liban et ses proches banlieues, ainsi que le sud, l’ouest de la Bekaa et des parties du Mont Liban, étaient sous le joug de l’occupation israélienne. Les combattants de la résistance œuvrèrent dans des cercles secrets sans aucune apparence politique ou médiatique. S’activa en parallèle un mouvement de recrutement général qui se tint sans aucun cadre organisationnel formalisé.

Les combattants de la résistance accumulèrent très rapidement une grande expérience militaire. A ce moment furent créés des points de focalisation sur des tâches spéciales comme l’ingénierie, l’artillerie et autres spécificités dans le domaine militaire.

Jeunesse et efficacité

Le travail de résistance ne fut pas limité à ceux qui se dédièrent spécifiquement à celui-ci, mais s’étendit à l’enrôlement général de volontaires […] Les participants menaient leur vie quotidienne normalement, sur les lieux de travail, à l’université, dans le secteur privé. Il y eut un grand nombre de jeunes hommes attiré par ce volontariat et nous ne fûmes jamais à court de volontaires membres ou affiliés.

[…] Un développement militaire notoire fut celui associé à la précision du ciblage. Les unités d’ingénieurs et d’artillerie firent d’énormes progrès dans ce domaine, les rendant capables de frapper au cœur même de l’ennemi. Tout cela grâce à une meilleure maîtrise de l’environnement géographique, de la technique de mise à feu des roquettes Katiouchas, d’une meilleure compréhension des point faibles des véhicules blindés ennemis tant dans leurs formes les plus classiques qu’avec les chars à haute technologie Merkava qui devinrent très rapidement, les cercueils de leurs équipages [Note: un contrat de vente de chars Merkava à la Turquie fut annulé après la démonstration de l’efficacité des combattants du Hezbollah contre ces unités blindées israéliennes. L’opération servit à démontrer l’incapacité des chars Merkava à résister aux attaques de ceux qui comprennent son mode de confrontation…], d’une maîtrise dans la préparation des bombes sous leurs formes variées, le développement de l’expertise dans le placement de ces bombes sur le terrain des opérations, du développement d’une véritable expertise dans la reconnaissance du terrain permettant aux combattants de la résistance de s’infiltrer efficacement et d’atteindre les postes militaires ennemis avec précision, de la mise en place de technique de surveillance 24/24 de jour et de nuit des positions ennemies et de l’emploi des tactiques de pièges, des opérations de martyre et autres stratégies avancées.

De tels niveaux de performance militaire ne peuvent pas être vus en isolation de la croyance des combattants en leur cause, de la culture, du courage et de l’intrépidité de ces combattants, de leur volonté de tomber en martyre. Ceci est la véritable essence du succès de la résistance islamique.

[…] Il n’y a aucun cas de défaillance ni de désertion. […] La personnalité individuelle est le cœur même de la configuration de la résistance. C’est pour cette raison que le dossier de chaque postulant est étudié en détail avant que d’accorder le statut de membre de la Résistance. Sont analysées sa croyance individuelle en le Hezbollah, sa volonté et motivation à toujours développer plus avant sa conviction, ses capacités culturelles et militaires et la non-existence de quelque question ou doute que ce soit concernant la sécurité du postulant et de son entourage. L’individu est personnellement suivi au travers de sa formation afin de déterminer son plus fort potentiel pour le parti.

Les méthodes de combat et d’opération militaires

Le secret fut et est la clef du succès sur le champ de bataille du djihad. Surprendre l’ennemi permet les meilleurs résultats sur celui-ci tout en minimisant les pertes humaines dans les rangs de la résistance. L’ennemi œuvrait (et œuvre toujours) au moyen d’espions et d’agents de terrain pour découvrir des cibles, bénéficiant également de la reconnaissance aérienne et de moyens de surveillance militaire variés afin de détecter toute préparation d’attaque (NdT: comme la reconnaissance par satellites). Ainsi le secret devint de première importance afin de rendre ces opérations de surveillance futiles. Un groupe très restreint étaient au courant des opérations. Seuls ceux directement impliqués dans la préparation et la réalisation de ces opérations faisaient partie de ce cercle. De plus les participants du Hezbollah à ces opérations étaient choisis avec grande précision. Ainsi, l’ennemi fut incapable de découvrir quelle opération allait les frapper avant qu’elle n’ait lieu. C’est ce qui a rendu les opérations de la résistance si efficaces et imprévisibles.

L’équipement de combat était facilement transporté et caché. Il n’y avait pas besoin de chars ou d’artillerie lourde qui auraient pu facilement être ciblés par les forces aériennes ennemies, ceci n’était pas non plus en harmonie avec le plan sélectionné par la résistance en fonction de son armement.

La résistance, même lorsqu’elle fut à court d’armes et de munitions, a toujours combattu avec ce qu’elle avait sous la main. La sagesse employée dans la gestion des rares ressources militaires ont mené à la tactique de n’utiliser l’armement qu’en des lieux et temps bien déterminés. La sagesse tactique ne fut pas moins importante que les ressources militaires.

Des procédures pratiques furent mises en place pour construire un mouvement de résistance complètement différent d’une organisation militaire plus formelle. Habituellement, la résistance agissait au sein de cercles secrets, et ce même sur le champ de bataille. Ceci permettait plus de flexibilité et aussi permettait aux membres de continuer une vie normale dans les villes et villages d’où ils venaient, que ceux-ci soient proches ou éloignés de la ligne de combat. […] Les camps d’entraînement tombèrent aussi sous cette méthodologie et devinrent ainsi plus mobiles et mieux camouflés afin d’éviter les bombardements par l’aviation israélienne qui volait continuellement dans le ciel libanais.

[…] La résistance n’avait pas besoin de postes militaires fixes sauf dans quelques terrains montagneux ou zones forestières. Il y eut un besoin de poste afin de lancer des opérations, mais ceux-ci ne furent jamais établis près des zones de combat.

Ainsi, il n’était aucunement attendu que la résistance occupe quelque terre libérée que ce soit, comme ce fut le cas à la libération des postes de Sujud, Aramta et Dabshe, qui virent le déploiement du drapeau du Hezbollah et la brève présence des combattants de la résistance sur les lieux avant que l’aviation israélienne ne vienne intensément bombarder les places. Une opération de la résistance était considérée réussie si les occupants des positions ennemies étaient tués, blessés ou contraints d’évacuer et non pas nécessairement une opération qui reprenait pour l’occuper la position ennemie.

Il n’était pas non plus attendu de la résistance qu’elle concentre ses ressources humaines et militaires sur la ligne de front pour s’engager dans une guerre classique avec l’ennemi, ceci revenait à une armée régulière ayant le nombre suffisant. Le travail de la résistance était essentiellement “frapper et décrocher”, laissant l’ennemi surpris, choqué, en désarroi et sans aucune cible pour répliquer.

Une telle intensité, diversité et extension des opérations a aidé à remplir plusieurs objectifs capitaux:

  1. Confusion de l’ennemi et obliger son commandement à maintenir un état d’alerte permanent, menant éventuellement à l’extrême fatigue physique et mentale des troupes et un déclin en puissance et en efficacité.
  2. Extension du sentiment de panique au sein des troupes ennemies, la peur de la mort persistait après chaque attaque réussie de la résistance ou chaque attaque potentielle. Ceci a servi à secouer le moral de l’ennemi et à directement affecter le rendement des troupes ennemies.
  3. L’interdiction pour l’ennemi d’étendre ses objectifs expansionnistes étant donné l’intense pression exercée sur les zones déjà occupées.
  4. La libération de la terre comme objectif final et ultime, ceci s’est produit par étapes et au travers de bien des confrontations. [note: retrait progressif des forces israéliennes zone par zone jusqu’à la grande victoire en cinq décennies que représente l’évacuation par Israël du sud-Liban et de la Bekaa occidentale le 24 mai 2000…]

Le choix du temps et de l’endroit pour chaque opération était de la plus haute importance pour le succès, mais la stratégie principale était aussi celle des opérations constantes (selon les circonstances de terrain), évitant ainsi toute ouverture de feu inutile et inefficace, tout en travaillant totalement indépendamment de tout développement se tenant sur la scène politique. Un tel plan opérationnel a aidé de manière la plus importante au succès des opérations militaires de terrain et ceci a eu des répercussions inévitables sur le front politique.

Entre libération et négociation

La Résistance a toujours défini ses opérations de djihad comme visant à la libération de la terre et n’ayant aucune incidence politique. Les opérations de libération de la terre sont planifiées et exécutées sur le terrain sans recours à quelque développement politique que ce soit ou à la volatilité de politiciens. Les opérations politiques quant à elles, appellent à un effort d’amélioration des conditions de la négociation politique avec l’ennemi, qu’on lui offre des périodes de grâce, de rémission et qu’on relie les opérations de terrain avec la nature et le cours des négociations en cours.

[…] Ainsi, le Hezbollah ne vit pas de conséquence positive à la négociation politique… La solution pratique, légitime et objective est donc représentée par les opérations de résistance qui forcent, en effet clair et direct, un retrait de l’ennemi et la reconsidération tout à la fois de son agenda politique et de ses méthodes. Il n’est pas possible d’isoler tout mouvement de djihad de ses répercussions politiques et la sagesse nous demande de faire quelques pas pratiques à la suite d’un important changement politique.

[…] Il n’y a aucune restitution de terres suite à des négociations et l’occupation ne peut pas soutenir la pression de la résistance. La dépendance et la subordination aux régimes politiques enferme l’activité de résistance dans une zone d’obligations et de systèmes de requis ; ceci compromet la liberté et l’efficacité qui caractérisent habituellement de telles activités. […]

La sphère cible

Les ressources disponibles au mouvement de la résistance sont, par défaut, plus faibles que les moyens de l’envahisseur occupant. […] La résistance a identifié que la sécurité est le point faible et décisif de l’ennemi israélien. Les opérations de terrain se sont donc concentrées à lui infliger le plus grand nombre de pertes et la topographie libanaise bien particulière, a permis d’y parvenir.

Lorsque l’ennemi persista à outrepasser les limites du combat au moyen de bombardements incessants de cibles civiles au Liban, la Résistance s’est résolue à diriger les tirs de ses roquettes Katiouchas sur les colonies du nord d’Israël. La formule de blesser l’ennemi seulement au travers de ses pertes militaires ne fut pas suffisante pour empêcher l’armée israélienne de cibler les civils libanais. Ainsi, le bombardement direct de zones civiles israéliennes fut une réaction, en réciproque de la tactique initiée par l’armée israélienne. Ces mesures ont permis d’aboutir aux accords du juillet 1993 et d’avril 1996 ; accords qui établirent que toutes les zones civiles devenaient des zones neutres. Un fait qui n’est approprié et harmonieux qu’avec les objectifs de la Résistance.

[..] De plus, la résistance considère futile de cibler des Israéliens à travers le monde. La confrontation avec l’ennemi dans les zones occupées est la seule action valide et légitime, ceci amène beaucoup de soutien au mouvement. Limiter la sphère cible aux territoires occupés sert à parvenir au bris de la sécurité ennemie, de sa stabilité et de son sentiment auto-protecteur. Ceci a un effet cumulatif et n’a pas de conséquences néfastes ou d’effets secondaires sur la résistance. Cette vision des choses n’est en aucun cas séparée de l’aspect de la doctrine déterminant les règles et les lignes de conduite de la confrontation.

[…] L’objectif est de toujours maintenir le tempo et la fréquence des opérations de terrain au niveau requis approprié.

L’activité de résistance est un effort cumulatif qui ne peut pas se réaliser au travers d’un nombre limité de coups, car c’est la persistance d’une telle activité qui porte les fruits du futur.

[…] Les opérations martyres ont émergées comme une approche adoptée par la résistance. Malgré le fait que seulement 12 opérations au véhicule piégé ne furent enregistrées, ces opérations dangereuses de résistance où la possibilité de devenir martyre sont très hautes, ont été d’une valeur incommensurable.

[…]

Nomenclature islamique

Le nom “Hezbollah” ou “Parti de Dieu” provient du Coran: “Le parti d’Allah, ce sont eux les victorieux.” [Sourate 5, verset 56]

[…]

La Résistance et le travail public

Le délai entre la création d parti et ses interactions politiques est lié à ces raisons:

  1. La période de fondation s’est concentrée sur le développement militaire car l’objectif principal était la résistance à l’occupation israélienne.
  2. Le secret fut la caractéristique principale de la période fondatrice. Le travail de résistance demande qu’une bonne partie de travail soit réalisée dans le secret pour des raisons de sécurité évidentes. Le secret était une nécessité absolue dans la mesure où l’espace aérien libanais était ouvert à l’aviation israélienne. Le travail politique demande une représentation publique, le temps n’était pas venu…
  3. Depuis 1975, le Liban est le domaine de circonstances compliquées générées par une guerre civile qui mena à des conflits internes importants. Ceci fut associé à l’expulsion de l’OLP du Liban. […]
  4. La préoccupation initiale de la préservation coûte que coûte de la Résistance demanda une attention sans équivoque de tous les instants, celle-ci força à repousser l’implication politique du parti. […] Une fois que la résistance fut sortie de son enfance et qu’elle eut prouvé sa valeur et pesait de sa présence, de telles préoccupations furent diluées. Ainsi vint le temps de poser une définition du Hezbollah qui peut se lire comme suit: “Le Hezbollah est un mouvement de djihad ayant pour mission principale d’entreprendre le djihad contre l’occupant israélien. Un effort politique sage et intelligent pourrait et devrait être un soutien important pour un tel mouvement.”
  5. La stabilisation de l’identité et de l’individualité du parti fut une grande préoccupation, ainsi que de clarifier ses objectifs théologiques et pratiques, résolvant quelques préoccupations internes, comme les pensées du parti concernant le gouvernement libanais, spécifiquement après l’accord de Taïf et aussi de définir sa politique générale quant à son approche des relations envers les différents pouvoirs politiques en place.
  6. Ce n’est pas un secret que ce parti naissant absorbait les expériences de ses membres, ce qui fut d’un grand bénéfice au cours de l’année de fondation. Puis le parti grandit et ses plans et méthodes se cristallisèrent, ses positions sur certaines préoccupations devenant plus claires et déterminées.
  7. Au niveau de sa relation avec le peuple, l’action décisive du parti fut celle qui amena à la décision de participer aux élections législatives du Liban. […]

[…]

Services sociaux

Le Hezbollah est tout particulièrement attentif au travail social. Aucun aspect de l’aide aux pauvres ne fut négligé alors que le parti travaillait a réaliser une responsabilité sociale commune, répondant ainsi au besoin urgent d’introduire des programmes bénéfiques. Ce travail est simplement considéré comme un devoir du parti et a consisté en des efforts de levées de fonds et de les rendre disponibles aux ressources des services sociaux. Le parti a travaillé au mieux de ses capacité, coopérant avec les institutions publiques officielles pour répondre aux besoins sociétaux. […]

De plus, le Hezbollah a créé l’association Jihad al-Binaa (construction et développement), servant l’effort de reconstruction après les bombardements de 1985 […]  Chaque maison endommagée par les raids israéliens depuis 1991 a été restaurée par cette institution, ce qui porte un total de 17 212 maisons, magasins et structures d’utilité publique, réparés.

Entre 1988 et 1991, la parti a travaillé à enlever toute l’accumulation d’ordures ménagères et de débris dans les banlieues sud de Beyrouth, où vivent plus de 500 000 habitants. Une moyenne de 65 tonnes de détritus par jour furent retirées, ce qui résolut un problème grandement négligé par le gouvernement. Aune compensation financière ne fut demandée aux habitants et ce service a continué à être fourni gratuitement aux résidents depuis, comme part de ses efforts humanitaires.

Avec 110 citernes d’eau potable distribuées dans la banlieue sud de Beyrouth, la parti donne ainsi de l’eau potable dans des zones qui ne sont pas fournies par les services publics. 300 000 litres d’eau atteignent ainsi quelques 15000 familles quotidiennement. Ce service est fourni gratuitement à ces familles depuis 1990 jusqu’à ce jour.

Le Hezbollah est aussi concerné par les activités agricoles allant d’études de terrain à la prévision de crédit agricole en passant par la distribution de tracteurs, la fertilisation des sols, le transfert de connaissance pour l’apiculture et autres productions et le conseil de centres pilotes de développement.

[…] Pour la santé, le parti a créé L’Organisation Islamique de la Santé (OIS) qui gère 9 centres de santé, 16 cliniques fixes et 3 mobiles desservant 51 villages. Ces centres fournissent une assistance médicale gratuite, des médicaments aux personnes résidentes et à 88 écoles. Ils mettent en place des campagnes régulières contre la tabagie et la prévention de maladies. L’OIS a aussi dix antennes pour la protection civile.

Le parti fut attentif à l’éducation pour ceux dans le besoin et a fourni un support éducatif pour plus de 16 000 élèves tout en payant l’éducation de plus de 6000 étudiants. Des bourses d’études allant de 25 à 100% furent données à plus de 8000 élèves.

L’Institution pour les Blessés prend en compte plus de 3000 blessés dont plus de 2000 combattants de la résistance. La prise en charge est totale. Elle consiste en assistance médicale, pension, rééducation des handicapés. […]

Les occidentaux ont suspecté que le travail social du Hezbollah était essentiellement un outil de recrutement, alors même que ceci fut une conséquence naturelle des activités sociales du parti. Ils ont aussi suspecté que les gens qui se rassemblent autour du parti le font afin de bénéficier de ces services. Bien que ces services ont indéniablement un grand effet sur le peuple, l’essence pour la participation à de tels programmes réside ultimement en la croyance à la voie sur laquelle on s’engage. Le travail social sert à enrichir la confiance des soutiens dans la viabilité du parti, de sa cause et de son chemin, alors qu’il coopère, collabore et joint ses forces pour le bien commun afin de demeurer fort et tenace dans ses rôles de résistance et de représentation politique.

A suivre…

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Guerres impérialistes au Moyen-Orient: Analyse d’Hassan Nasrallah (Press TV + Al Manar)

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« Par sa présence et l’exercice de son autorité, la Syrie a mis un terme à la guerre civile au Liban, a soutenu l’armée libanaise et a résolument soutenu la résistance… La présence syrienne au Liban a donc été une source de protection contre l’influence et le contrôle exercés par Israël et ne fut pas seulement un pivot dans le conflit opposant la Syrie à Israël. Il n’est que naturel que les vues du Hezbollah concourent avec celles de la Syrie, car personne n’est à l’abri des ambitions israéliennes, celles qui s’étendent bien au-delà de la Palestine et englobent toute la région. […] Le Hezbollah n’a jamais caché que sa relation avec la Syrie est fondée sur le calcul des intérêts de la résistance, la Syrie étant le seul pays arabe qui ait soutenu la résistance sans sourciller et a permis la grande libération du Liban. »
~ Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

Les crises régionales servent les intérêts d’Israël (Hassan Nasrallah)

 

Press TV

 

23 juin 2017

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2017/06/23/526282/Hezbollah-chief-Quds-Day

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le SG du Hezbollah Hassan Nasrallah dit que les crises au Moyen-Orient et en Afrique du Nord servent les intérêts du régime israélien.

Nasrallah a fait ces remarques dans un discours marquant l’occasion du jour international Quds qui tombe le dernier vendredi du mois du Ramadan.

Il a noté que le jour de la commémoration internationale de Quds s’étend dans le monde, disant que de plus en plus de pays observent l’évènement depuis qu’il fut annoncer par le fondateur de la république islamique d’iran, l’imam Khomeini.

Nasrallah a dit que l’objectif principal des derniers développements et des guerres dévastant la région était de faire accepter par les pays régionaux les conditions de Tel Aviv. Il a ajouté que le régime d’Israël prenait avantage du statu quo dans la région afin de marginaliser ce qu’il se passe en Palestine.

“Les terroristes takfiris sont nés, ont été créés pour renverser le gouvernement syrien”.

Il a aussi avancé dans ses remarques que les groupes terroristes takfiris de Daesh et d’al-Nosra (NdT: ou Al-Qaïda en Syrie, ceux qui d’après Fabius alors ministre des AE de la France, “font du bon boulot sur le terrain”…) furent formés par les Etats-Unis et d’autres pays pour renverser le gouvernement syrien, ce qu’il a décrit comme un obstacle à tout compromis visant à résoudre le problème de la Palestine.

Il a ajouté que Daesh a été envoyé en Irak, après que le gouvernemnt de Bagdad ait exprimé son soutien indéfectible aux groupes de la résistance.

Il a aussi dit que la guerre saoudienne au Yémen a été lancée parce que les Yéménites se tiennent aux côtés du peuple palestinien. Nasrallah ajoutant que le régime de Ryad a lancé la guerre alors qu’il y avait des mouvements anti-Israël se manifestant au Yémen.

Le SG du Hezbollah a félicité le rôle de l’Iran en tant que supporteur principal e la Palestine et des groupes de résistance. Il a dit que l’Arabie Saoudite essayait d’isoler l’Iran dans la région et de faire passer la guerre en territoire iranien. Mais il a en revanche expliqué que Ryad était bien trop faible et apeuré pour lancer une guerre ouverte contre l’Iran.

Il a ajouté que la puissance et l’influence de l’Iran sur les problèmes régionaux ne faisaient que croître et que la présence de l’iran en Syrie sera plus affirmée, se référant à la récente attaque de l’Iran contre des cibles de Daesh avec des missiles dans l’Est de la Syrie, attaque qui a tué beaucoup de terroristes et a détruit entièrement leurs positions. Nasralla a confirmé l’implication de la Syrie dans l’axe de la résistance.

“Israël n’est aucunement en position de lancer une nouvelle guerre”

Nasrallah a déclaré qu’Israël participait à la guerre au Yémen, ajoutant que son armée de l’air avait effectué des raids contre ce pauvre pays.

Il a dit que le régime israélien cherchait à remplir son objectif en lançant des guerres par procuration dans toute la région.

Le chef du Hezbollah a avancé qu’Israël évite une nouvelle guerre contre le Liban ou la bande de Gaza car il sait que cela aura un coût très élevé.

Il a autrement réaffirmé que les régimes qui conspirent contre l’axe de la résistance doivent savoir qu’ils échoueront dans leur entreprise.

Note de Résistance 71: A ce sujet nos voulons ici rappeler une chose importante, à savoir que le but ultime de l’action impérialiste au MO est le chaos, la déstabilisation, la division, la destruction, afin de mieux diviser et de régner par la peur. En cela l’objectif se réalise, il convient néanmoins d’empêcher la mise sous tutelle totale de la région au chaos impérialiste, dont l’oligarchie rire les marrons du feu… Quelques détails supplémentaires important ci-dessous.

= = =

La guerre au Moyen-Orient

Les points principaux du dernier discours d’Hassan Nasrallah, SG du Hezbollah

 

Al Manar

 

24 juin 2017

 

Article original: http://french.almanar.com.lb/464356 

 

Rédaction du site

Le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a mis en garde « l’entité sioniste de ne pas provoquer une guerre contre la Syrie ou le Liban. Car ce ne sera pas une guerre  israélo-syrienne ou israélo-libanaise comme en 2006. Et ce parce que des milliers de moudjahidines viendront de l’Irak, du Yémen, du Liban, de l’Afghanistan, pour défendre les terres arabes de l’agression israélienne ».

S’exprimant à l’occasion de la Journée mondiale d’alQods, le SG du Hezbollah , Sayyed Hassan Nasrallah  a expliqué l’objectif principal des guerres au Yémen, en Syrie, en Irak, mais aussi contre l’Iran, contre les mouvements de résistance dans la région, sans perdre de  vue les intérêts des Etats-Unis et de ces alliés dans la région.

Reprenant les propos de M.Liebermann et du chef d’état-major israélien à la conférence de Hertzelia, sayyed Hassan Nasrallah a affirmé que « l’entité sioniste ne veut pas une guerre contre nous car elle sait que cette guerre ne lui permettra pas de réaliser ses objectifs (..) Liebermann sait qu’une guerre contre le Liban ou contre Gaza ne provoquera que des morts, des destructions , des blessés mais pas la victoire décisive ».

Il a souligné que  » le jeu de l’hypocrisie est terminé et que les visages des régimes arabes se sont dévoilés, ce qui est un indice positif pour la région car enfin les hypocrites se révèlent » ajoutant que « celui qui complote jour et nuit contre l’axe de la résistance, qui ouvre les portes du monde arabe à l’ennemi israélien c’est le régime saoudien ».

Il a conclu que la lutte contre le terrorisme doit commencer par la lutte contre la pensée wahhabite et ce « en exhortant le régime saoudien de cesser de diffuser la pensée wahhabite , de cesser de vendre des armes aux courants takfiris ».

Principaux points du discours:

L’occasion impose une introduction. Après la victoire de la révolution  islamique en Iran et l’avénement de la république islamique de l’Iran,  l’Imam Khomeini a déclaré que le dernier Vendredi du mois de Ramadan est dédié à la journée mondiale d’alQods.

Le Vendredi est le meilleur des jours de la semaine et les jours du Ramadan sont les meilleurs jours de l’année et les derniers jours du mois de Ramadan sont les meilleurs jours de ce mois béni et donc le choix de l’Imam Khomeini  pour ce jour afin de célébrer la cause palestinienne indique la valeur de cette cause humaine et l’importance de cette journée qui porte un message au monde..

Après la mort de l’Imam Khomeini , le guide suprême  de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei a lui aussi insisté sur cette commémoration et grâce à Dieu elle s’est  renforcée et s’est répandue  à travers les quatre continents . .

Or, cette commémoration intervient avec la 50ème commémoration de la Nakba  quand les sionistes ont occupé la Palestine…

Ce qui se passe aujourd’hui dans notre région est très grave et très important car la région connait  une nouvelle période sans précédent jonchée de dangers , de défis,  de menaces , de guerres et aussi de victoires et d’espoir..

Nous pensons que le mouvement populaire qui a éclaté dans divers pays arabes était  vrai  et non comme certains le prétendent qu’il est  le fruit d’un complot.

Mais, faute d’un encadrement politique efficace, faute d’une bonne direction, faute de la présence de leaders et aussi à cause de la puissance des Etats-Unis , ce mouvement a été volé et on a entrainé la région vers une autre direction  pour réaliser des objectifs ..

Certes, parmi ces objectifs : voler nos ressources, notre pétrole et imposer leur hégémonie ..

Mais l’objectif principal de tout ce qui se passe dans la région, les guerres en Syrie, en Libye, en Irak , au Yémen .. Daech .. les répressions à Bahrein .. tout cela a pour but d’enterrer la cause palestinienne  et de créé une atmosphère  politique , médiatique et affectif favorable pour former une entente avec l’ennemi israélien au détriment du peuple palestinien..cet ennemi qui travaille jour et nuit pour enterrer la cause palestinienne , depuis sa création, sauf que les méthodes et les outils diffèrent d’une époque à  une autre , mais l’objectif reste le même pour l’entité sioniste..

1-le peuple palestinien

Ce peuple souffre l’embargo, la famine, les  arrestations,  les détentions, les assassinats, les poursuites, les harcèlements, les démolitions des maisons, des usines, des marches, la colonisation sauvage,  mais en plus ce peuple doit endurer les circonstances difficiles qui traversent la région car elles forment une pression sur le peuple palestinien .. à travers les crises que connait notre région, l’ennemi espère d’entrainer le peuple palestinien dans le désespoir, de se sentir seul et abandonné au point de le force r en fin de compte de n’accepter que les miettes dans tout futur pourparler de paix..

2-Iran

La république islamique de l’Iran est un soutien essentiel pour le peuple palestinien et pour les mouvements de résistance dans la région. Or, l’Iran lui aussi subit des sanctions, il a souffert d’embargo, il  affronte une campagne de diffamation et d’isolation, il est victime d’assassinats et d’attentats, et on cherche à le provoquer pour l’entrainer dans des guerres dans la région..

C’est du moins ce que le prince héritier a promis quand il a menacé de transférer la bataille à l’intérieur de l’Iran.. mais je vous dis que ce régime saoudien est trop lâche pour provoquer une guerre contre l’Iran..

3-Syrie

La Syrie est un Etat important dans l’axe de la résistance, car c’est un Etat sur le premier front face à Israel. De plus, une partie de son territoire est occupée par Israël.. Et donc, la Syrie représente un sérieux handicap à tout processus de paix avec l’entité sioniste..  c’est pourquoi, ils ont tenté de renverser son gouvernement, de détruire son armée et diviser son peuple..  ils ont fait venir des terroristes comme Daech et alNosra pour détruire l’Etat syrien et ensuite ils comptaient les éradiquer afin de faire venir des gens de l’opposition syrienne dite modérée, celle des hôtels de luxe, pour régner à leur place..

4-les mouvements  de résistance au Liban  

La résistance islamique au Liban et les mouvements de résistance dans la région doivent faire face aux menaces de guerre perpetuelle, aux diffamations, aux accusations de terrorisme, aux assassinats, aux tentatives de cibler l’environnement  qui soutient ces résistances, aux mesures de sanctions économiques en coupant leurs ressources..

Tous ces faits ont un seul objectif : enterrer la cause palestinienne et donc nos martyrs qui sont tombés en Syrie ou ailleurs ou les blessés ou les prisonniers de guerre ou les détenus.. tous se sont sacrifiés pour la cause palestinienne..

5-L’Irak

L’Irak a fait preuve d’une volonté politique d’opposition au projet américano-arabo-sioniste, il a exprimé clairement qu’il ne souhaite pas faire partie de l’axe qui veut enterrer la cause palestinienne.  A cause de cette volonté,  à cause de sa détermination à défendre la cause palestinienne , ils ont envoyé Daech en Irak.. N’oubliez pas Daech a été créé par les USA, avec l’argent saoudien  .. et la Turquie a offert des facilités..  ils ont planifié pour que Daech  renverse  le gouvernement irakien et détruire sa volonté et la détermination de son peuple …. l’Irak est une cible car il a refusé  de joindre leur axe..

6-Le Yémen

Au Yémen, la guerre américano-saoudienne a  divers objectifs : son pétrole, ses ressources, sa position..  La crise politique aura pu se résoudre par une table ronde de négociations.. Sauf que l’Arabie ne peut pas accepter la présence dans ce pays de courants qui défendent la cause palestinienne et qui condamnent l’occupation israélienne..mieux encore, des courants qui appelent à la résistance contre l’occupation israélienne..   Ce Yémen est sur la mer Rouge, ce Yémen se situe à Bab el-Mandeb, ce Yémen partage la frontière avec l’Arabie.. Et donc pas question de laisser dans ce Yémen des courants anti-israéliens ou anti-américains…

7-les pays arabes

Tous les pays connaissent des crises, en Libye, au Bahrein, même en Arabie  à Awwamya, partout les violences font rage, les peuples sont maltraités, opprimées, tyraninsés, ils vivent en-dessous du seuil de pauvreté …

Ces conditions poussent les gens au désespoir, à ne se préoccuper que de leur quotidien pour survivre, des conditions qui font oublier la cause palestinienne ..

Finalement, c’est  le peuple palestinien qui est visé. Ce peuple sera poussé à signer des accords humiliants, car il sera désesperé et se contentera des miettes, et si ce peuple abandonne sa cause , la cause palestinienne meurt..

A la conférence d’Hertzilia  , ils ont refusé toute discussion sur la question palestinienne , ils ont affirmé que le fait d’avoir abandoner Gaza est suffisant, et qu’alQods est leur capitale, ils ont même refusé le retour d’un seul réfugié ..

Reste que le plus dangereux et le plus menacant qui est survenu pour la première fois à cette conférence..

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: « Le Liban possède une arme qui peut avoir l’effet d’une arme atomique ! » (Hassan Nasrallah)

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“La victoire [du 24 Mai 2000 date de l’évacuation sans conditions des troupes d’occupation israéliennes du sud-Liban] vint pour prouver que les arsenals militaires du monde arabe ne représentent pas une solution contre la menace du projet israélien, que les négociations ne parviennent pas à réaliser des gains tangibles pour la cause palestinienne et pour les autres territoires arabes occupés et que le soutien international pour et l’appréhension persistante de la puissance israélienne ne sont qu’un épouvantail planté pour mettre en échec nos esprits et nos motivations. Nous sommes en fait capables de changer cette formule si nous analysons nos sources de force et capitalisons dessus tout en analysant les faiblesses de l’ennemi en travaillant pour les confronter.”

~ Naïm Qassem, 2005 ~

 

Essentiel du discours d’Hassan Nasrallah

“Le Liban possède une arme qui peut avoir l’effet d’une arme atomique !”

 

Hassan Nasrallah

 

19 Février 2016

 

Source: http://arretsurinfo.ch/nasrallah-aux-israeliens-le-liban-possede-une-arme-qui-peut-avoir-leffet-dune-bombe-atomique/

 

“[…] Je voudrais au début parler d’une autre occasion, celle de la victoire de la révolution islamique en Iran. Nous félicitons le guide suprême Sayed Ali Khamenei et le peuple iranien pour la 37ème année de cette victoire et nous souhaitons plus de gloire, de force et de développement à ce pays.

A l’occasion du martyre de l’ancien Premier Rafic Hariri, et malgré l’adversité politique, nous présentons nos condoléances à sa famille, et nous espérons qu’un jour cette occasion rassemblera tous les Libanais.
Il y a déjà dix ans, l’entente politique entre le Hezbollah et le Courant patriotique Libre a été signée en ce mois de février. Une entente qui a évolué et s’est muée en alliance.

La révolution de Bahreïn marque sa cinquième année. Cette révolution se poursuit malgré les répressions, les tueries, et reflète de plus en plus la grande décision du peuple bahreini.

L’offensive américano-saoudienne contre le Yémen marquera aussi sa première année. Nous saluons tous les Yéménites tenaces et opprimés qui continuent de tracer des épopées face à toutes les exactions commises par les agresseurs. Nous saluons tous les Yéménites qui sont actuellement le symbole de l’humanité opprimée.

A chaque année, nous commémorons le martyre de nos dirigeants pour afficher notre gratitude envers eux. C’est grâce à leur sang, leur jihad et leurs sacrifices que nous avons réalisé de multiples exploits. Nous avons réussi à avorter tous les complots qui visent notre pays.

Nos dirigeants martyrs font partie, même après être devenus des martyrs, du combat perpétuel et de la guerre ouverte contre nos ennemis. Ils demeurent avec nous, dans les champs de bataille face au projet américano-sioniste et sachez que nous n’allons jamais oublier de nous venger pour eux.

Deux opportunités et deux risques aux yeux d’Israël

Je voudrais commencer mon discours par l’approche israélienne des développements de la région et sa vision.

Chaque année se tiennent plusieurs congrès au sein de l’Entité sioniste et auxquels participent les hauts dirigeants sionistes, militaires, sécuritaires et politiques. Ils étudient la conjoncture régionale et dressent des listes de recommandations à la direction politique. Le gouvernement de l’ennemi prend au sérieux ces recommandations.

Parmi les constats émanant des derniers congrès, les Israéliens disent qu’ils sont face à deux opportunités et deux risques:

La première opportunité: l’intention de former des coalitions avec les pays arabes sunnites ou le bloc des pays sunnites, usant du facteur de la confrontation de ces pays avec l’Iran.

Deuxième opportunité: la possibilité d’un changement de pouvoir en Syrie. Ils disent que la chute du pouvoir en Syrie portera un coup dur à la résistance, et l’éclatement de la guerre civile en Syrie pourra empêcher l’armée syrienne de participer à toute guerre prochaine contre Israël.

Quant aux deux risques, les dirigeants sionistes citent l’Iran et les mouvements de résistance au Liban et en Palestine occupée. Pour les Israéliens, le Hezbollah constitue le danger primordial. Donc, quand ils parlent des recommandations, ils évoquent la « troisième guerre avec le Liban ».

Les Israéliens et des dirigeants arabes qui sont de connivence avec l’ennemi parlent de plus en plus d’un conflit sunnite-chiite dans la région.

Bien que les conflits en cours n’aient pas été déclenchés pour des raisons confessionnelles, ils adoptent cette appellation parce qu’elle sert le plus leurs objectifs. Le conflit régional, du Yémen, en Syrie, en Irak, à Bahreïn et au Liban est un conflit purement politique.

Israël l’ami, l’Iran l’ennemi!

Sachez que les grands journalistes israéliens et certains médias arabes surtout saoudiens adoptent la même ligne éditoriale.

Israël tente de se présenter en tant qu’ami des sunnites dans la région, et de déformer l’image de l’Iran, de la Syrie et du Hezbollah comme s’ils étaient les véritables ennemis de la nation arabe.

Par le passé, cet ennemi s’est présenté comme le défenseur des chrétiens, ou des druzes voire des chiites contre les Palestiniens en 1982.

Aujourd’hui, il se présente comme allié, ami et protecteur des sunnites. Certains exploitent les développements dans la région pour dévoiler au grand jour les relations bilatérales entre l’Entité sioniste et certains pays sunnites de la région. Des relations qui étaient jusque-là gardées en catimini. Aujourd’hui, on voit des dirigeants des pays du Golfe donner des poignées de mains aux dirigeants israéliens à Munich.

Israël a assassiné nos dirigeants martyrs et poursuit la voie des assassinats. Celui du martyr Samir Qintar ne sera pas le dernier.

S’allier avec le meurtrier des sunnites!

Même pour le cas des sunnites, Israël continue d’occuper une terre appartenant aux sunnites. Comment ces pays arabes acceptent-ils ce fait? Comment vous alliez-vous avec une Entité qui a commis au fil des années les massacres les plus atroces contre le peuple palestinien? Qui empêche des milliers de Palestiniens de regagner leurs territoires? Ce sont les sionistes qui usurpent et occupent des lieux saints faisant partie des legs sunnites. Rappelez-vous le nombre des guerres menées contre les Palestiniens, au su et au vu des arabes et des dirigeants qui se croient à tort des sunnites.

Avez-vous vu comment ont-ils ouvert le feu sur la jeune fille Yasmine Tamimi, une jeune de 21 ans?
Comment présente-t-on Israël comme le protecteur des sunnites? C’est une falsification des faits, des mensonges émanant d’esprits rancuniers, vindicatifs.

Tous ceux qui ont été détenus puis tués par Israël au cours des années étaient des victimes de toutes les nationalités arabes, et pour la plupart des sunnites.

Quel affront israélien! Quel complot! Il est de la responsabilité des oulémas de lutter contre les tentatives de Yaalon et de Netanyahu de se présenter comme les grands défenseurs des sunnites. Quand les pays dits sunnites s’allieront avec Israël, ceci signifie clairement que la cause de la Palestine et d’al-Aqsa sera à jamais perdue.

En ce qui concerne la Syrie, Israël a depuis toujours considéré que la chute du pouvoir et l’affaiblissement de la Syrie permettront d’asséner un coup dur à l’axe de la résistance. Israël approche tous les développements dans la région sur la base de ses intérêts. Aujourd’hui, il existe une unanimité israélienne sur l’acceptation de tout choix autre que le maintien du président Bachar el-Assad.

Dès le début, les Israéliens ont vu en la personne du président Assad un grand danger sur le projet israélien. Pour cette raison, les sionistes ont fourni toutes les facilités logistiques et au niveau des renseignements pour permettre aux miliciens de Daech et d’al-Qaïda d’agir sur le terrain.

Sur ce point, Israël converge avec l’Arabie Saoudite et la Turquie sur cet objectif: il ne faut tolérer aucune solution en Syrie qui maintiendra Assad au pouvoir. Toutes les solutions basées sur le maintien du président syrien sont rejetées par ce trio. Ainsi, ils haussent le plafond de leurs conditions, et empêchent leurs alliés syriens d’aller participer aux congrès de dialogue. Pour eux, le maintien du pouvoir d’Assad est un danger crucial pour eux, et surtout pour Israël.

Tentative d’effriter la Syrie

Les Israéliens ont admis que la chute du pouvoir en Syrie est improbable. Partant de là, Israël appelle à partager la Syrie sur une base ethnique et confessionnelle: sunnite, alaouite, kurde et druze.
Israël refuse pour cette raison toute entente inter-syrienne. Cet ennemi préfère le partage de la Syrie pour paver la voie à des dialogues unilatéraux voire des alliances avec telle ou telle partie.

Ces derniers développements et ces positions braquent la lumière sur la nature des choix à faire.

Revers cuisants pour les ennemis de la Syrie

En Syrie, on s’approche de la fin de la cinquième année de la guerre mondiale. Israël, partenaire dans la guerre en cours, a échoué dans le changement du pouvoir, et dans le partage du pays, parce que l’armée syrienne et les forces alliées combattent partout sur le territoire syrien. Donc, l’armée syrienne lutte contre le partage du pays, contrairement à toutes les allégations.

Après cinq ans, al-Qaïda, avec ses deux ramifications Daech et al-Nosra, est venu en principe instaurer le califat de l’obscurantisme en Syrie. Aujourd’hui, le projet d’al-Qaïda a échoué.

Le projet de l’empire turc moderne a également échoué, tout comme le projet saoudien. On ne parle pas de défaite totale, mais d’un échec. Le chef des renseignements US a avancé le chiffre de 38000 combattants qui ont été dépêchés en Syrie.

Quant au pouvoir national en Syrie, son objectif majeur est de tenir bon face à cette guerre et d’empêcher la division du pays.

Des milliards de dollars et des milliers de tonnes de munitions ont été réservées pour la guerre syrienne, et toute une machine de campagne médiatique a été investie pour effriter la Syrie. Mais en vain.

Le seul facteur derrière la victoire syrienne réside dans l’unité du pouvoir et du peuple syriens, l’attachement au pays, et la disposition à consentir les sacrifices.

Le facteur secondaire est celui du soutien des forces alliées du pouvoir syrien.

Donc, le camp ennemi encaisse les défaites et notre camp multiplie les exploits. On ne parle pas de victoire décisive, parce que les développements en cours au nord et au sud de la Syrie se succèdent très rapidement.

Intervention saoudienne en Syrie: sauver la face

Les revers des groupes armés ont poussé l’Arabie Saoudite à parler d’une intervention terrestre pour combattre Daech en Syrie, et ce, dans le cadre de la coalition internationale menée par les Etats-Unis.
C’est maintenant que l’Arabie Saoudite et la Turquie ont pris conscience du danger de Daech à Raqqa et ailleurs!

En réalité, ces deux pays cherchent à sauver la face. Leur pari sur les groupes armés n’est plus valable. Dans le but de renforcer leurs positions sur la table de dialogue ou dans le but de perpétuer la guerre et le bain de sang en Syrie, l’Arabie Saoudite et la Turquie parlent actuellement de cette intervention terrestre.

La Turquie peut juste fermer sa frontière, et cesser d’acheter le pétrole volé par Daech pour en finir avec ce groupe.

L’Arabie Saoudite veut nous convaincre qu’elle cherche à combattre Daech! Daech et al-Qaïda sont entrés au Yémen et à Aden surtout grâce aux facilités présentées par Riyad.

Leur objectif est de mettre les pieds en Syrie face à l’autre camp. Donc, ces deux parties sont prêtes à provoquer une guerre régionale voire mondiale, mais rejettent un simple dialogue pour parvenir à une entente politique. Voyez l’ampleur de leur rancune.

Les positions militaires saoudiennes sont détruites à la frontière avec le Yémen, malgré tout, les Saoudiens continuent d’étrangler le peuple yéménite, et de lui imposer une guerre sans merci.

« Qu’ils interviennent ou pas en Syrie nous est profitable »

Ils ont cherché des mercenaires du monde entier pour combattre en Syrie. Je vais être clair: qu’ils viennent ou qu’ils ne viennent pas en Syrie nous est profitable. S’ils décident de ne pas intervenir, ceci nous donnera l’espoir d’une résolution prochaine de la crise syrienne. Mais s’ils décident d’intervenir en Syrie, peut-être ça prendre un peu plus de temps, mais au moins on en finira une fois pour toute avec la crise de la région entière!

Que tout le monde sache qu’à ce jour, c’est la volonté et la décision du peuple et du commandement syriens qui ont triomphé, malgré l’effusion du sang.

Ni Daech, ni al-Nosra, ni al-Qaïda, ni les Etats-Unis, ni l’Arabie Saoudite ne pourront contrôler la Syrie. Les rêves israéliens ne seront pas réaliser, et la Syrie restera le pilier de la résistance.

Nous serons là où nous devons l’être

Nous au Hezbollah, nous sommes fiers de nos combattants, de nos martyrs, de leurs familles. Nous sommes fiers d’avoir contribué à torpiller ces projets dangereux. Nos purs martyrs qui sont tombés en Syrie sont au même titre que nos martyrs qui se sont sacrifiés au Liban lors de la guerre de juillet.

Ils ont tous avorté le projet du nouveau Moyen-Orient. Nous sommes plus décidés à poursuivre cette voie, et nous réalisons les victoires aux côtés de l’armée syrienne. Dans les jours, dans les années et dans les siècles à venir, nous serons là où nous devons l’être et nous réaliserons les victoires.

En finir avec le Hezbollah: les options israéliennes

Au sujet des risques et des menaces débattus par Israël:
L’an dernier, les dirigeants israéliens ont longuement parlé de la résistance au Liban, de ses potentiels, de ses missiles, de sa grande expérience défensive et offensive, de la Galilée… ils ont dressé plusieurs scénarios et plusieurs objectifs. Tout ceci sous le titre de la troisième guerre au Liban. Ils ont parlé surtout de la menace que représente le Hezbollah.

Pour les Israéliens, le Hezbollah représente un danger sur leur projet colonial, sur les ambitions sionistes dans la région.

Lorsqu’Israël diagnostique ce problème, ceci signifie qu’il va tenter d’éliminer ce danger. Pour cette fin, Israël est face à deux choix: mener une guerre globale destructrice contre nous, ou tenter d’assiéger et de diaboliser le Hezbollah, en asséchant ses ressources financières, en s’infiltrant dans ses rangs, en pourchassant ses membres et ses soutiens de par le monde. C’est ainsi que le Hezbollah devient faible et vulnérable, et donc, il pourra être éliminé dans une simple frappe militaire.

Lors de la guerre de juillet 2006, le premier choix a été adopté, mais en vain.

Diabolisation du Hezbollah: efforts israélo-arabes

Actuellement, on cherche à diaboliser le Hezbollah. On nous accuse de trafic de drogues, de blanchiment d’argent, de vols sur l’échelle internationale, de meurtre d’enfants et de viols de femmes. Toute une machine médiatique arabe est investie jour et nuit pour déformer notre image. Tout ceci sert le projet d’Israël.

Maintenant, ils mènent une guerre psychologique sous le titre de la troisième guerre du Liban. Il semble que les Libanais ne suivent pas actuellement les médias sionistes compte tenu de leurs préoccupations quotidiennes. Heureusement alors!

Sachez que la guerre psychologique sera vaine. Nous n’allons point fléchir et nous allons déployer tous nos efforts en tant que résistance.
Nous faisons face à la campagne de falsification par le biais de nos valeurs, de nos exploits et de la pureté des âmes de nos dirigeants martyrs.

Parler sans cesser de la guerre est inutile, même si la donne permet actuellement à Israël de se lancer dans une guerre contre le Liban.
En effet, Israël ne cherche guère de circonstances régionales pour lancer des guerres. Quand il veut déclencher une offensive, il crée les conditions propices.

Renforcer la résistance pour empêcher une guerre

Désormais, un seul facteur pousse Israël à déclencher une guerre: Etre certain d’une victoire imminente!

Lorsqu’au Liban nous assurons les facteurs de force qui empêchent Israël de réaliser une victoire claire et prompte, ceci protège le pays. Sachez que la résistance possède nouveaux potentiels et est capable d’infliger une défaite cuisante à l’ennemi dans toute prochaine guerre.

Et ces facteurs se résument par une résistance forte, capable, décidée, avec de nouveaux potentiels et des armes défensives et offensives. Cette résistance sera ainsi capable de réaliser une victoire écrasante sur l’ennemi. Quand on soutient cette résistance, on empêche le déclenchement d’une guerre sioniste.

Comme si le Liban possède une bombe atomique!

Un expert israélien dit: « Les habitants de Haïfa craignent une offensive meurtrière contre les conteneurs d’ammoniac, renfermant 15000 tonnes de gaz et qui provoquera la mort de dizaines de milliers d’habitants. Il critique les autorités qui, au lieu de transférer les conteneurs, ajoutent une infrastructure chimique et militaire dans cette zone. Ceci équivaut parfaitement à une bombe nucléaire. C’est comme si le Liban possédait une bombe nucléaire. Quelques missiles qui s’abattent sur ces conteneurs auront l’effet d’une bombe destructrice.

Ce sont ces facteurs de force qui épargnent au Liban une guerre sioniste. Je le rappelle une fois de plus: Nous ne sommes pas des vas-t-en guerre, mais nous sommes attachés à ces capacités pour éviter une troisième guerre contre le Liban. Nous devons être prêts pour avorter les objectifs de cette guerre si elle a lieu.

Le sang de nos dirigeants martyrs ne sera pas perdu. A Sayed Abbas nous disons: Nous allons respecter et appliquer votre testament. Et à Hajj Imad je lui dis que tous tes efforts ont donné naissance à une génération de dizaines de milliers de combattants entrainés pour réaliser les victoires au niveau de la région entière. Et que la Paix de Dieu soit sur vous ».

Ingérence occidentale au Moyen-Orient: Les raisons de l’acharnement contre Al-Assad…

Posted in actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 23 novembre 2014 by Résistance 71

L’intérêt du renversement d’Assad et l’élimination du Hezbollah

 

Al Manar

 

22 Novembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=203949&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=291&s1=1

 

Elliot Abrahms, un juif conservateur, ex-consultant des présidents US Ronald Reagan  puis de Georges Bush junior, a lancé une bombe devant la commission des relations étrangères de la Chambre des représentants, quand il  a témoigné à propos de la politique américaine en Syrie, a rapporté le quotidien libanais alakhbar.

Car si l’objet de l’audience portait le titre de «quelles sont les étapes de la politique étrangère américaine en Irak et en Syrie» Abrahms a surtout parlé du Hezbollah.

Dans la plupart de son discours sur la stratégie que Washington devrait adoptée en Syrie, Abrahms a souligné que « le Hezbollah était la cible qu’il faut absolument éliminer afin de pouvoir réaliser les intérêts américains et israéliens dans la région ».

Dans ce contexte,  Abrahms a divisé sa présentation autour de deux axes: «l’axe du Hezbollah, l’Iran, la Russie, qui soutient Assad, et l’axe des États-Unis, l’Europe et les pays du Golfe, qui veut son départ». 

Il a ensuite expliqué que « toute approbation de la part des États-Unis de permettre à Assad de faire partie du pouvoir durant la prochaine période sera considérée comme «une défaite pour Washington et une victoire pour Téhéran.»

Et la question de  « qui va gagner? » dans cette bataille au Moyen-Orient, est tellement importante, qu’il va de soi que les Etats-Unis doivent en sortirent victorieux. Comment? 

Abrahms affirme qu’il faut «remplacer le régime d’Assad par un régime sunnite qui évoluera en un Etat voisin sunnite », ce qui serait «une défaite pour la Russie, l’Iran et le Hezbollah.» 

Et d’ajouter : «Vaincre le régime syrien permettra de détruire le Hezbollah au Liban» soulignant que  «la puissance du parti a augmenté au Liban durant ces dix dernières décennies, mais la transformation qui se produit en Syrie peut être le début de son déclin. Cela serait en notre faveur certainement ».

Concernant les intérêts d’Israël, l’ex- responsable américain a déclaré que «la Syrie assure un pont entre l’Iran et le Hezbollah, autrement dit,  l’Iran est aux frontières avec Israël via le parti, ce qui pose un grave problème, et donc si Assad tombe.. Tout  va changer» .

Et Daech dans tout cela ?

Abrahms a fait remarquer que «pour vaincre Daech il faut changer l’équation en Syrie». Comment? «En plus de l’armement de l’opposition … il faut frapper les forces de l’air syriennes»,  justifiant que « Assad utilise cette force pour bombarder son peuple ».

Il est à noter que durant son audience,  Abrahms a déclaré qu’ ‘«une partie des Libanais était  mécontente de la participation du Hezbollah en Syrie, en particulier les chiites, lesquels se demandent pourquoi leurs fils meurent dans la défense de Bachar al-Assad?» selon ses allégations.


A noter aussi qu’Abrahms s’est intéressé au dossier libanais avant l’an 2000, via ses relations avec des hommes d’affaires libanais, et plus tard avec des politiciens du bloc du 14 Mars.

Sachant que le document qui stipule « la nécessité de mettre fin à l’occupation syrienne du Liban » (mai 2000) a vu le jour grâce à la participation de certains d’entre eux, sans compter un grand nombre de faucons néo-conservateurs. Parmi ces Libanais , figurent des noms comme Ziad Abdelnour, Daniel Nassif, Nabil al-Haj, Habib Malik, Samir Boustani, Charles Sahioun … Et parmi les faucons néo-conservateurs , figurent Richard Perle (chef du comité consultatif sur les affaires de défense sous le règne de George W. Bush), Daniel Pipes, Paula Dobriansky , Douglas Viet, Jeane Kurkpatrick …

Le document de 2000 a exigé « le retrait des forces militaires et de renseignement syriens du Liban , n’excluant pas une intervention militaire US rapide contre la Syrie afin de protéger les libertés du Liban et le pluralisme mais aussi défendre les valeurs des États-Unis et leurs intérêts ».

A cette époque, le Liban-Sud n’était pas encore libéré de l’occupation israélienne. Bachar al-Assad n’était pas au pouvoir. Les attentats du 11 septembre n’avaient pas eu lieu. Ni l’occupation de l’Afghanistan et ni celle de l’Irak. La 1559 n’existait pas non plus, ni la vague d’assassinats et d’attentats à la bombe qui avaient frappé le Liban …

Cependant, ce qui existait bel et bien était la planification pour la mise en œuvre, le moment propice, d’incidents dans le but de réaliser  ces objectifs…