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« Je me révolte donc nous sommes », lâcher prise et avancer sur le chemin de l’émancipation finale (JBL1960, R71 PDF)

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Résistance 71

14 mars 2021

Dernier PDF compilation / analyse critique en date de Jo dans l’esprit communard que nous espérons resurgir très bientôt à l’occasion du cent-cinquantenaire de la Commune de Paris (18 mars 1871 ~ 18 mars 2021), esprit qui comme nous le verrons très bientôt, ne doit pas être à chercher bien loin, puisqu’il est en nous.
Gilets Jaunes !… Faisons resurgir et remplir sa fonction finale à cet esprit communard, de fait esprit de la société humaine.
Jo nous rappelle la célèbre phrase d’Albert Camus tirée de « L’homme révolté » (1951) : « Je me révolte donc nous sommes. » Plus tôt, en 1942, Camus écrivit « Le mythe de Sisyphe » un essai sur l’absurde. Il y disait ceci au tout début : « Qui de la terre ou du soleil tourne autour de l’autre, cela est profondément indifférent. Pour toute dire, c’est même une question futile. En revanche, je vois que beaucoup de gens meurent parce qu’ils estiment que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. J’en vois d’autres qui se font paradoxalement tuer pour les idées ou les illusions qui leur donnent une raison de vivre (et en même temps une excellente raison de mourir). Je juge donc que le sens de la vie est la plus pressante des questions. »

Elle l’est toujours Ô combien dans ce monde de l’absurdité et de la toxicité marchandes accomplies. Le sens de la vie passe sans aucun doute par une certaine symbiose avec notre environnement et notre temporalité… Chacun se doit d’y voir plus clair et de refuser les raisons illusoires proposées par un système au bout de son rouleau et son oligarchie agonisante. Debout donc les damnés de la terre ! Il est l’heure…

Mars-1871-Mars-2021-lesprit-communard-de-la-commune-en-marche
(format PDF)


« Je tire ainsi de l’absurde trois conséquences
qui sont ma révolte, ma liberté et ma passion. »
~ Albert Camus, « Le mythe de Sisyphe » ~

État des lieux avant chambardement (Résistance 71)

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1871-2021… 150 ans pour une renaissance
…et un dépassement

 

“Si les gens devaient savoir ce que nous avons fait, nous serions pourchassés dans les rues et lynchés…”
~ ex-président George H.W. Bush (père) lors d’un entretien avec la journaliste Sarah McClendon, 1992 ~

“L’ancien monde se meurt, le nouveau peine à naître, le temps des monstres est venu….”
~ Antonio Gramsci ~

“Éduquer pour révolter”
~ Fernand Pelloutier ~

“La nature, obstinément, manifeste la même idée.”
~ Antonin Artaud ~

“La volonté est création.”
~ Friedrich Nietzsche ~

 

 

État des lieux avant chambardement…

 

Résistance 71

 

30 janvier 2021

 

Article à lire en parallèle à cette réflexion :
« Le symptôme d’une époque en crise, éléments pour une pensée authentiquement rebelle »

 

Cette réflexion est la suite logique d’un entretien que nous avons récemment eu avec Jo où nous disions ceci de la situation actuelle :

= Ce qu’il faut comprendre aussi c’est que le système a ses propres logiques que l’oligarchie qui le sert ne peut pas ignorer, ainsi s’ils veulent survivre, la seule solution est le N.O.M / dictature technotronique parce que le modèle étatique et capitaliste est au bout du rouleau, a tout vampirisé et ne peut plus reproduire son modele, il doit muter… comme un virus.
Pour bien démontrer l’affaire utilisons ce parallèle avec la nature : un virus mute, il est reconnu que naturellement, un virus mute pour être moins virulent car sa prolifération est gage de sa survie donc tuer l’hôte est courir à sa perte (contrairement aux parasites qui eux tuent leur hôte a terme). La nature tend donc a neutraliser le négatif pour tendre vers un équilibre, ce qui fait que nous, tous les êtres vivants de fait, devons vivre en symbiose avec les virus et eux avec nous, chacun tire profit de l’autre. La nature fait périr les immuno-déficients et renforce le reste des populations.
Le système d’organisation étatico-capitaliste doit aussi constamment muter pour survivre : des premières cités-états du néolithique => esclavage => féodalisme => capitalisme => ?? N.O.M ?? A ce stade on voit le côté contre-nature de toute cette affaire puisque c’est induit, une construction sociale humaine et n’est en rien naturel. Chaque passage est pire, chaque mutation n’atténue pas mais empire la situation globale. Pour survivre maintenant, le parasite doit, dans l’évolution inéluctable de ses rouages, sacrifier une grande partie de l’organisme qui l’abrite (Nous, la société humaine), pour pouvoir muter. Il n’y a aucune symbiose, tout est forcé, parce que rien n’est naturel, tout est contre-nature.
C’est pour cela que nous sommes convaincus que leur plan va échouer, la nature rétablira son cours parce que rien ne peut la forcer sur le long terme. Le type de société proposée par l’oligarchie est contre-nature, et la nature reprendra ses droits. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne vont pas essayer, qu’il n’y aura pas malheureusement des millions de mort… Ils ont déjà commencer et cela va empirer c’est sur. Mais a terme, ils échoueront. En revanche, l’Anarchie est naturelle, elle est l’expression de l’équilibre des choses, tout déséquilibre ne peut-être que temporaire. L’important est de comprendre et d’entrevoir le chemin et c’est sur celui-ci que le chemin se fera ; au fur et a mesure. =

Nous avons détaillé dans notre “Manifeste pour la Société des Société” (2017), le cheminement et les errements de gouvernance de la société humaine depuis le néolithique, période historique dont tout le monde s’accorde pour dire qu’elle fut l’origine de notre mise en servitude perpétuelle par construction sociale et nécessité systémique.
Déjà dans les années 1860, un président américain : Abraham Lincoln disait “La finance conspire.” Il savait, voyait de l’intérieur et d’en plus haut lieu de la pyramide du pouvoir, les manigances du gros business et de la banque lors de la guerre de sécession. Lincoln fut assassiné pour avoir tenté de rendre le dollar indépendant des grosses banques privées. Plus tard, un autre président yankee sortant Dwight Eisenhower, pourtant ancien militaire, prévenait ses concitoyens des dangers du complexe militaro-industriel grandissant et de son pouvoir devenant tentaculaire. Peu de temps après, c’est un autre président yankee J.F. Kennedy qui prévenait des “sociétés secrètes” à l’œuvre dans la société. JFK fut aussi assassiné, entre autre pour avoir planifié le démantèlement de la CIA, le bras armé de Wall Street.
En 1991, un autre président américain George H. W. Bush (père) déclarait publiquement lors d’un discours que nous marchons vers un Nouvel Ordre Mondial. Nous pourrions écrire des pages et des pages sur ce qui a été dit et écrit sur le sujet, non pas par des “conspirationnistes”, mais par des hommes politiques et hommes / femmes d’affaires de haut rang, siégeant dans les burlingues feutrés du pouvoir et de sa corruption inhérente.
La réalité des choses est la suivante : nous vivons dans un processus systémique qui s’auto-valide et s’auto-reproduit sur une voie à deux sens.

Explication

Tout comme on peut toujours se poser la sempiternelle question de savoir qui a commencé de la poule ou de l’œuf, nous pouvons aussi nous demander à juste titre, si ce sont les hommes qui créent le système ou le système qui crée les hommes ?
A partir du moment où quelque part à un moment donné de l’histoire, la capacité décisionnaire et d’application des décisions des humains (ce qu’on appelle “le pouvoir”) qui jusque là demeurait dissoute dans le corps social, est sortie de celui-ci pour être maintenu en une entité séparée créant de facto la division de l’unité sociale entre un groupe de personnes possédant le pouvoir et donc dominant et un plus vaste groupe de personne soumis au pouvoir et donc dominé (cf notre “Manifeste”), le squelette, le prototype de ce que nous vivons aujourd’hui fut créé. A partir de là toute une structure de rouages politiques puis économiques se mirent en place pour créer un système de contrôle et de maintien de la séparation de la société humaine entre dominants et dominés.
La division initiale mit en branle un système de contrôle nécessaire qui se perfectionna petit à petit. Ainsi si tout cela est une construction sociale et si les hommes de la catégorie des dominants ont créé au fur et à mesure un système de gestion politico-économique adapté à la survie et métamorphose de système, il n’en est pas moins vrai que le système lui-même appelait et appelle toujours à une certaine méthodologie gestionnaire obligée qui formate les hommes en charge de sa survie.
Nous sommes donc dans une voie à deux sens, l’une renforçant l’autre.
D’un côté, il y eut une nécessité de créer un système de gouvernance et de contrôle et de l’autre côté, au fil du temps, ce système se perfectionnant au gré de la technologie et de ses nécessités accrues, est née de manière inhérente une nécessité de formater les humains pour qu’ils le perpétue à travers les époques.
Nous arrivons maintenant à une fin d’ère essentielle, celle où le système étatico-capitaliste, dernier avatar en date du contrôle de la séparation du pouvoir et de la perpétuation de ce système de gouvernance, arrive en toute fin de course ayant finalement tout vampirisé dans une frénésie marchande qui l’amène à sa fin ne pouvant plus reproduire son propre modèle pour survivre.
Marx avait parfaitement analysé cette situation par anticipation au XIXème siècle lorsqu’il parlait des phases formelle et réelle du capital. La phase réelle du capitalisme achevé nous la vivons depuis en gros la fin de la 1ère guerre mondiale et elle est la phase vampire et destructrice, de marchandisation de tout, menant via la baisse implacable et inhérente du taux de profit à une implosion historique de ce modèle de gouvernance qui a vu l’économique totalement phagocyter le politique, brisant une sorte d’équilibre atteint durant des siècles et en phase formelle du capital.
Ceci est la fin d’une logique systémique implacable dont les premiers rouages furent mis en place il y a quelques 5000 ans. Plus rien ne peut sauver le capitalisme et l’étatisme. La seule solution est le passage à une autre réalité, une mutation révolutionnaire, par une énième révolution “industrielle”, celle de la technotronie, un grand changement pour qu’en fait.. rien ne change en haut de la pyramide.

La croisée des chemins qui arrivent va donner deux directions possibles à l’humanité :

  • La première est celle d’une révolution industrielle et sociétale, celle voulue par les oligarques et leurs mignons. Elle prendra la forme d’une dictature technotronique planétaire menant au transhumanisme, rêve de l’anti-nature représentée par l’oligarchie en place. Qu’on l’appelle “Great Reset”, “Grande Réinitialisation”, “Nouvel Ordre Mondial”, “Gouvernance Mondiale”, peu importe les mots, elle représente la prochaine étape mutante de notre société humaine dans le Samsara de la construction sociale induite et perverse, de la contre-nature incarnée. Nous en voyons aujourd’hui l’avant-garde depuis les attentas du 11 septembre 2001 et cette “guerre contre le terrorisme” créée de toute pièce et dans l’exploitation de la crise induite dite du COVID-19, de cette nouvelle “guerre sanitaire” et qui n’est que le tout début d’un véritable tsunami de déchaînement totalitaire et eugéniste à venir, qui verra ceux qui se rebellent contre la pensée unique “sanitaire” être étiquetés “terroriste domestique” et listés pour élimination.
  • La seconde est celle de l’évolution de la société humaine ayant lâché prise des vacuités mercantiles et narcissiques, vers son humanité achevée au sein d’une société des sociétés solidaire et horizontale, véritable commune universelle de la réalisation de notre potentiel organique et de l’épanouissement de notre Être. Une Humanité dont l’Esprit organique emplira de nouveau le vide laissé par l’État et le capitalisme enfin désagrégés n’ayant pu survivre à leurs tares inévitables puisque contre-natures. Une humanité qui enfin se préoccupera du bien-être de toutes et tous en créant un environnement social durable qui est impossible au sein de la dictature marchande.

Il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir

Pour certains le choix est vite fait, mais pour le plus grand nombre, l’illusion réformiste et le vain espoir d’un Deus ex Machina systémique leur obscurcissent l’esprit et la capacité d’analyse critique.
Ce dont nous avons besoin n’est pas d’une révolution mais d’une évolution. Une “révolution” par définition nous ramène au point de départ puisque nous sommes prisonnier du cercle en mouvement. Toutes les révolutions de l’histoire ont opéré des changements cosmétiques plus ou moins importants, mais à terme, ont toujours ramené la même illusion sur le devant de la scène et les mêmes contrôleurs de la division du pouvoir, justement parce que jamais la racine du disfonctionnement ne fut attaquée: la division dominant / dominé par le pouvoir extorqué et maintenu artificiellement hors du corps social. Nous devons sortir du cercle, prendre une tangente pour reprendre notre évolution vers notre humanité enfin réalisée, celle de la société organique du triomphe tant attendu de l’intérêt général qui ne pourra survenir que lorsque nous, les gens du commun, aurons repris la capacité décisionnaire (i.e. le “pouvoir”) et l’aurons réintégrée dans le corps social de nos communautés inter-connectées dans le plasma organique de cette véritable vie hors État, hors rapport marchand, hors argent et hors salariat qui ne sont que les agents de la division, du chaos et de la mort tant sociale que physique à court terme.
Ce que nous disons ici va essentiellement à contre-courant de pratiquement tout ce qui peut être lu, vu ou entendu se voulant critique et suggestif pour un changement à venir. Paulo Freire le grand éducateur brésilien avait dit en 1970 et à fort juste titre : “La rébellion sans conscience critique est une explosion d’impuissance”. La nécessité première aujourd’hui est de se débrancher de la perfusion d’inepties et d’insanités dont nous sommes abreuvés jour et nuit par les variés “ministères de la vérité” et leurs succursales de la vacuité pathologique étatico-marchande et de rebrancher nos cerveaux en mode “pensée et analyse critiques”. Lisons, documentons-nous, apprenons hors des sentiers battus de l’oligarchie et de la bien-pensance du “politiquement correct” et dans le même temps, rapprochons-nous les uns des autres, embrassons notre complémentarité naturelle, réfléchissons et agissons ensemble, boycottons institutions et monde marchand tout en soutenant l’échange local et librement consenti, tendons les bras pour une inter-connexion locale, régionale, nationale, transnationale, apprenons de ceux qui luttent efficacement contre la dictature marchande partout dans le monde, ils sont nombreux et une abondante documentation existe. Il n’est pas question de les imiter, mais de nous inspirer de leurs méthodes et de leurs succès et de les adapter à nos vies et communautés. Ignorons le jeu de la division pour nous concentrer sur ce qui nous rassemble : l’intérêt commun de vivre bien, ensemble, épanouis, dans cette jouissance naturelle de la célébration de la vie et de notre humanité. Penser at analyser sans agir n’est que brassage de vent et théorisation futile ; agir sans pensée critique n’est que du militantisme futile et illusoire facilement récupérable et récupéré de fait  par toutes les églises idéologiques possibles et imaginables couvrant tout le spectre de l’imbécilité politique de l’extrême gauche à l’extrême droite du capital. Assez de toutes ces futilités de bas étages ! 
Entre la réflexion critique et l’action il ne doit pas y avoir l’épaisseur d’un cheveu. Ainsi, nous pensons depuis bien longtemps à Résistance 71, que la critique, l’exposition des turpitudes et crimes du système et de son oligarchie ne suffisent plus, qu’il convient d’agir en toute conscience politique pour activement participer ici et maintenant, de là où nous sommes, au grand chambardement. Parce que grand chambardement il y aura, que ce soit celui de la première direction vue plus haut ou celui de la seconde.

Pour ce faire, nous devons être critiques, acerbes et aiguisés tel le scalpel pour trancher dans le vif du sujet. Nous pensons que dans un premier temps, la première des choses à faire est d’ignorer et de boycotter petit à petit toutes les entraves à notre vie qu’elles soient d’ordre institutionnelles ou privées. Nous recentrer sur les activités et la promotion de l’échange et de l’entraide localement, de ne plus se soucier de ce qui se fait “officiellement” et commencer à agir localement pour le véritable bien commun, ce qui nous donnera une formation pratique individuelle et collective à la gestion de terrain de nos activités et de nos vies en association libre. Nous devons ouvrir de nouveaux modes de communication afin de confédérer les efforts de reconstruction locale tout en faisant la promotion de cette nouvelle vie ici et maintenant. Pour gagner un élan populaire et vaincre l’inertie de départ, qui sera conséquente n’en doutons pas, nous devons individuellement et collectivement nous instruire, communiquer, nous rassembler et agir solidairement de manière décentralisée mais non isolée. Organisons-nous en communes libres et librement associée formant une Commune des Communes à pouvoir non coercitif, dissous dans le corps social, créant une société horizontale.
La première direction mène à l’intégration des états-nations dans la sphère de l’entreprise post-capitaliste transnationale et à la mise en place d’une dictature technotronique planétaire et donc à la mort physique pour le plus grand nombre et sociale pour toutes et tous. Le carnage a déjà commencé et ne fera que s’amplifier. La COVID n’est qu’un outil.
La seconde direction mène à l’abolition de l’État, de la marchandise, du rapport marchand et donc de l’argent et du salariat, cet esclavage moderne, pour mettre en place une société des sociétés de la jouissance de notre être organique retrouvé, horizontale, solidaire et fraternelle aboutissant à notre humanité enfin réalisée, une humanité arrivée à une certaine maturité marchant debout solidement ancrée dans ses racines terrestres et organiques ainsi que dans la complémentarité bien comprise de toute sa diversité.
Concentrons-nous à partir de maintenant à activement préparer ce grand chambardement qui arrive, faisons qu’il soit celui de la seconde direction, envisageons la solution au marasme où nous avons été entraîné depuis des siècles. Ce n’est pas inéluctable. Il suffit de dire non ! Ensemble !
Et n’oublions jamais ce que nous a dit le poète anarchiste : “Caminante, no hay camino, se hace camino al andar.” Qu’on se le dise !
Une chose sur laquelle nous devons insister pour mettre en garde le plus de personnes possible est la suivante : Notre grand chambardement des peuples ne peut se produire que si nous arrêtons de nous laisser diviser. La division est le pain béni de cette gouvernance mortifère et de sa clique de sbires corrompus à la botte. Tout est fait pour nous diviser, tout est construction sociale négative : culture, racisme, idéologies de tout poil, pseudo-paradigme “gauche-droite” et la dernière en date… le COVIDISME qui commence déjà à dresser l’un contre l’autre le camp des suiveurs de la doxa distillée par les gouvernements et leurs payeurs de Big Pharma et le camp des rebelles à cette dictature sanitaire totalement fabriquée de toute pièce (NB : ne nous faites pas dire ce qu’on n’a pas dit, nous pensons que le SRAS-CoV-2 est réel, mais que la “pandémie” est fabriquée au moyen de chiffres surgonflés et falsifiés). 
Arrêtons de nous laisser diviser sur des zones de fractures artificielles, fabriquées et amplifiées, arrêtons de nous soumettre aux vastes opérations de psychologie de masse auxquelles se livres l’oligarchie au nom de la métamorphose en cours de leur paradigme mortifère ! Comprenons une fois pour toute qu’il suffit de dire NON ! suffisamment haut et fort et de le faire suivre d’une action directe coordonnée et volontaire, donc créatrice.
Boycott, Union et Solidarité ! Debout les Damnés de la Terre ! Parce que comme le disait si bien le grand historien Howard Zinn : “On ne peut pas être neutre dans un train en marche…” et ce train en marche, c’est à nous de lui faire prendre l’autre voie au prochain aiguillage.

A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! A bas le salariat !

Vive la commune Universelle de notre humanité réalisée !

Dans l’esprit de Cheval Fou

Hoka Hey !

“Là où il y a un esprit, il y a société. La forme dénuée d’esprit engendre l’État. L’État est le remplaçant de l’esprit (Geist).”
~ Gustav Landauer ~

“L’État est le mal, mais un mal historiquement nécessaire, aussi nécessaire dans le passé que le sera tôt ou tard son extinction complète.”
~ Michel Bakounine ~

“Avoir le sens de l’unité profonde des choses, c’est avoir le sens de l’anarchie et de l’effort à faire pour réduire les choses en les ramenant à l’unité.”
~ Antonin Artaud ~

Lectures complémentaires :

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Notre page « Anthropologie politique »

 

 

Résistance politique : Quand la radicalité (la racine des choses) nous connecte au plus profond

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, coronavirus CoV19, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 novembre 2020 by Résistance 71

 

 

“Qu’est-ce que l’État ? C’est le signe achevé de la division dans la société, en tant qu’il est l’organe séparé du pouvoir politique: la société est désormais divisée entre ceux qui exercent le pouvoir et ceux qui le subissent. La société n’est plus un Nous indivisé, une totalité une, mais un corps morcelé, un être social hétérogène… »
~ Pierre Clastres ~

“Oui, il a été inventé là une mort pour les multitudes, une mort qui se vante d’être la vie: en vérité un fier service rendu à tous les prédicateurs de mort. J’appelle État le lieu où sont tous ceux qui boivent du poison, qu’ils soient bons ou méchants… État le lieu où le lent suicide de tous s’appelle… la vie.”
“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”
~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~

“La division majeure de la société, celle qui fonde toutes les autres, y compris sans doute la division du travail, c’est la nouvelle disposition verticale entre la base et le sommet, c’est la grande coupure politique entre détenteurs de la force, quelle soit guerrière ou religieuse et les assujettis à cette force. La relation politique du pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation. Avant d’être économique, l’aliénation est POLITIQUE, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’État détermine l’apparition des classes.
~ Pierre Clastres ~

 


Dans l’esprit Gilets Jaunes… Aouh ! Aouh ! Aouh !

 

La radicalité nous connecte au fond des choses

 

Camille Mordelynch

 

Tiré de la revue “Rébellion” no89 (octobre 2020), organe de communication de l’Organisation Socialiste Révolutionnaire Européenne (OSRE)

 

Reproduction du texte : Résistance 71

 

La révolte des Gilets Jaunes s’inscrit dans l’histoire des luttes de classe et participe d’un mouvement historique d’abolition des structures d’asservissement, que ce soient celles de l’État, de l’argent, ou de la marchandise. Cette dynamique générale et émancipatrice de la tyrannie capitaliste n’a jusqu’à présent pas aboutie, et la révolution, si nous hâtons son avènement, reste un horizon encore indépassable. Mais comment l’envisageons-nous ?

Tout d’abord selon une nécessité historique, tout mode de production étant limité dans le temps, et donc voué à mourir, la révolution n’aura lieu que lorsque la volonté humaine d’émancipation rencontrera les conditions réelles et objectives de déliquescence du capital, c’est à dire lorsque le capitalisme sera incapable de se régénérer et d’étouffer la protestation. En parlant du socialisme comme dépassement nécessaire du capitalisme parvenu à sa fin (c’est à dire miné par ses contradictions), Rosa Luxembourg écrit :

“Le socialisme ne découle donc pas automatiquement et en toutes circonstances de la lutte quotidienne de la classe ouvrière. Il naîtra de l’exaspération des contradictions internes de l’économie capitaliste et de la prise de conscience de la classe ouvrière, qui comprendra la nécessité de les abolir au moyen de la révolution sociale.”

La révolution adviendra donc lorsque la conscience révolutionnaire parvenue à maturité rencontrera la conjoncture économique favorable à sa mise en application. A un stade suffisamment avancé de décrépitude du capital, le prolétariat conscient de lui-même sera donc en mesure de triompher de la classe détentrice des moyens de production. Il est important de noter qu’à ce moment là, en mettant fin à sa domination, le prolétariat (*) s’auto-abolira en tant que classe exploitée.. Cette finalité plus que cruciale, différencie le vrai du faux : la conscience révolutionnaire authentique veut la suppression de sa propre condition de prolétaire. Le prolétariat affranchi de son aliénation n’est déjà plus le prolétariat.

A l’inverse, les contre-révolutionnaires et en premier lieu les syndicats, ont brillé en janvier dernier par l’endiguement des aspirations à la grève générale. Présents dans la rue pour défendre leurs avantages catégoriels, désireux de négocier des aménagements concernant la réforme des retraites, la bureaucratie syndicale compte soutirer quelques miettes au gouvernement pour mieux reconduire l’aliénation du travailleur. Il n’est pas question de supprimer l’exploitation, mais de la rendre plus supportable. Le syndicalisme, ayant vendu son autonomie au profit des subventions étatiques, ne peut se situer que dans le compromis et le réformisme, tandis que la révolution se trouve au-devant de la radicalité. La révolution, en tant qu’elle bouleverse en profondeur l’ordre établi, ne peut qu’être radicale, a contrario d’un réformisme prisonnier de sa tempérance. Et si l’on en croit son étymologie (radix, la racine), la radicalité nous connecte au fond des choses. : il s’agit de s’en prendre à la racine du problème et non d’en aménager les effets. Le révolutionnaire ne cherche pas à adapter le capital mais à l’anéantir. Il vise un absolu : la libération totale du travailleur et plus généralement celle du genre humain, car c’est effectivement l’affranchissement de l’Homme, reprenant prise avec lui-même, qui est en jeu dans ce combat contre la tyrannie de l’Avoir.

La radicalité révolutionnaire naît de l’intransigeance d’un vouloir vivre : nous sommes guidés par une pulsion d’ordre vitale, par la volonté de VIVRE enfin pleinement. Nous ne voulons plus nous résigner à l’errance imposée par la vaste simulation de notre société moderne. En son sein, le mal-être y est diffus, la perte de sens y est générale. N’y a t’il pas ici la preuve d’une inadéquation ontologique entre ce qui constitue notre humanité, et la vie factice à laquelle cette société nous résout ? Le malaise ambiant témoigne du fait que quelque chose d’inaltérable en nous résiste à un capitalisme qui, dans son expression thanatique et sa logique mécaniste, participe à l’extinction du vital en chosifiant le vivant, le réel, les corps. Ainsi, le capital culmine dans la marchandisation généralisée de tout de qui Est (jusqu’à la procréation, menacée aujourd’hui de tomber sous le joug des lois mercantiles). Mais pour contrer cette conséquence mortifère, l’humanité subversive nichée en notre Être demande à jaillir. De son jaillissement, tous les verrous y seront pulvérisés, avec au bout du chemin,  la création d’une communauté humaine fraternelle, débarrassée de l’égoïsme marchand. C’est ce a quoi aspire le fond d’humanité en chacun de nous, ce fond qui anime la lutte et la fait vibrer : cette vibration d’où résonne l’appel viscéral d’une reconnexion avec le réel par l’autre, par la nature, par la spiritualité. Mais cela implique de tout détruire pour tout reconstruire. Les débris du capitalisme devront s’en tenir à devenir les tombeaux de l’histoire, sans quoi rien de véritablement sain et durable ne pourra germer. La révolution ne se poursuivra qu’en bâtissant quelque chose de radicalement nouveau, faisant de nous les architectes d’un monde à inventer. Autant dire qu’en voulant aller au bout des choses, on ne sait pas bien vers quoi on s’avance, mais l’important est d’avancer toujours plus ! Même si le sens de l’Histoire nous dépasse, il revient à nous de l’écrire.

Notre tâche, que ce soit celle de la révolution ou de ce qui devra suivre, s’annonce colossale. Et si les Gilets Jaunes ont prouvé que la bravoure et l’ardeur révolutionnaires ne sont pas mortes, il nous reste à consolider le caractère offensif de nos esprits pour être à la hauteur des enjeux à venir. Les ateliers révolutionnaires que nous avons récemment mis en place sont une tentative d’œuvrer modestement en ce sens. Ces groupes de partage de connaissances ont été créés dans l’optique de nous nourrir des pensées empreintes de lutte radicale. A nous, héritiers, de les rendre vivantes afin de nous ériger en révolutionnaires radicaux, adroits et instruits, capables de porter le coup fatal au système… par amour de l’humanité !

(*) Note de R71 : précisons ici ce que constitue le prolétariat, qu’est-ce qu’un prolétaire ? C’est quelqu’un qui ne possède que sa force de travail à vendre pour pouvoir vivre en société capitaliste et reproduire par le biais de l’exploitation, les schémas capitalistes de cette exploitation. La société humaine aux XXème et XXIème siècles est constituée de 99% + de prolétaires. Il est important de ne pas assimiler un “prolétaire” à un seul “ouvrier” comme bien des gens le font. Un paysan / agriculteur, un petit patron de PME et un gérant d’agence bancaire sont des prolétaires tout comme l’ouvrier, qu’ils le sachent et l’admettent ou non, là parfois réside le problème… 
Tout salarié est prolétaire car dépendant de son salaire, nouvel forme d’esclavage, pour (sur)vivre. Seuls les grands rentiers, spéculateurs du capital, qui ne travaillent pas et ne vivent que de rentes spéculatives, fictives ou réelles dans un système où l’argent lui-même est devenu une fiction, constituent la “classe capitaliste”, tout le reste est prolétaires assemblés dans un vaste prolétariat mondial, corvéable à souhait. Certes il existe des strates dans le prolétariat, comme par exemple ce qu’on appelle les “classes moyennes”, “inférieures” et “supérieures”, mais ces strates artificielles ne sont en rien des “classes” sociales, il n’y a que deux classes sociales: les “capitalistes” qui vivent richement de spéculation sans travailler (sans doute moins de 1% aujourd’hui de la population mondiale), sans avoir à vendre leur force de travail et les “prolétaires” stratifiés mais qui tous dépendent de revenus salariaux et constituant quelque 99% ++ de la population mondiale.

= = =

“L’Etat, cet instrument de coercition aux mains de minorités privilégiées dans la société, dont la fonction est de mettre les larges masses sous le joug de l’exploitation économique et de la tutelle intellectuelle, est l’ennemi juré de tous les rapports directs des hommes entre eux ; il cherchera toujours à ce que ceux-ci ne s’établissent que par l’intermédiaire de ses médiateurs.
Aussi l’histoire de l’Etat est celle de la servitude de l’homme…”
~ Rudolph Rocker, 1919 ~

« La machine de l’État est oppressive par sa nature même, ses rouages ne peuvent fonctionner sans broyer les citoyens, aucune bonne volonté ne peut en faire un instrument du bien public ; on ne peut l’empêcher d’opprimer qu’en le brisant. »
~ Simone Weil ~

“La vaste majorité des humains est déconnecté de la terre et de ses produits, de la terre et des moyens de production, de travail. Ils vivent dans la pauvreté et l’insécurité. […] L’État existe afin de créer l’ordre et la possibilité de continuer à vivre au sein de tout ce non-sens dénué d’esprit (Geist), de la confusion, de l’austérité et de la dégénérescence. L’État avec ses écoles, ses églises, ses tribunaux, ses prisons, ses bagnes, l’État avec son armée et sa police, ses soldats, ses hauts-fonctionnaires et ses prostituées. Là où il n’y a aucun esprit et aucune compulsion interne, il y a forcément une force externe, une régimentation, un État. Là où il y a un esprit, il y a société. La forme dénuée d’esprit engendre l’État, L’État est le remplaçant de l’esprit.”
~ Gustav Landauer, 1911 ~

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


« Ça suffit ! »

Soutien au mouvement des Gilets Jaunes…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, démocratie participative, Internet et liberté, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 24 novembre 2018 by Résistance 71

 

« La machine de l’État est oppressive par sa nature même, ses rouages ne peuvent fonctionner sans broyer les citoyens, aucune bonne volonté ne peut en faire un instrument du bien public, on ne peut l’empêcher d’opprimer qu’en le brisant. » (Simone Weil)

Lecture pour le mouvement des Gilets Jaunes

 

Résistance 71

 

24 novembre 2018

 

A lire également:

« Le mouvement des Gilets Jaunes… ou l’âme de la jacquerie des temps modernes »

 

La spontanéité et l’efficacité jusqu’ici du mouvement le fait parfaitement rentrer dans l’optique d’une vaste prise de conscience politique globale qui, elle aussi, finalement et logiquement touche la France.
Les Gilets Jaunes entrent de plein pied dans un mouvement international de résistance et de rébellion qu’il serait bon d’interconnecter en un vaste réseau planétaire. La prise de conscience politique est en marche et à terme fera triompher l’humanité pour son émancipation réalisée dans la fin du rapport dominant / dominé ; la fin de la division politique factice de la société qui nous a été imposée depuis quelques millénaires mais qui n’est en rien inéluctable. (voir ci-dessous)
Dans une optique éducative et de conscience politique, il est important que le plus de personnes possibles démythifient les concepts inculqués par l’état, garde chiourme des privilèges. Nous suggérons ces quelques lectures ci-dessous afin d’ouvrir l’horizon pour une conscience politique plus affirmée et donc un résultat pratique dans l’action plus positif.
L’essentiel aujourd’hui est de conserver la gestion du mouvement de manière asymétrique et acéphale (sans « chef », sans possibilité pour les merdias d’en désigner quelques-uns qui seront récupérés et retournés par le système), mais interconnecté et hautement communicatif. Se rappeler également que le problème n’est pas Macron et sa politique inique, la politique politicienne est inique depuis la création de l’État et son mode de gestion du rapport dominant / dominé. Macron est un pion, Macron n’est qu’un blip minuscule sur l’échelle du temps socialisé, il n’existe pas per se, il n’existe que par rapport à ses commanditaires et au système qui l’emploient.
Il est important de ne pas se tromper de cible ! et de garder le cap sur l’émancipation finale pour une société sans classes, classes qui ne sont que des créations artificielles résultant d’une décision humaine initiale, qu’il faut renverser pour que nous trouvions enfin notre union dans la complémentarité et lâchions-prise des antagonismes induits.
En 2010 nous avions écrit ceci, où en sommes nous huit ans plus tard ?

Gilets Jaunes, demeurez horizontaux et méfiez-vous de la verticalité ! Plus on monte… et plus on tombe de haut ! Solidarité et Union ! Pas de négociations ! Union et rassemblement !

Ouvriers, agriculteurs, étudiants, chômeurs, laisser-pour-compte, union dans notre complémentarité, contre l’État et la société marchande, cancers de la société humaine !

Fraternellement à toutes et tous !

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »
(Sénèque)

Propositions de lectures pour renforcer le mouvement:

« La rébellion sans la conscience critique est pour ainsi dire une explosion d’impuissance. » (Paolo Freire)

Compilation Howard Zinn

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Marshall-Sahlins-La-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Discours de la Servitude Volontaire La Boetie 1548

Manifeste pour la Société des Sociétés

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

Que faire ? (pas celui de Lénine hein ?…)

40ans_Hommage_Pierre_Clastres

la-sixta (texte politique fondamental des Zapatistes du Chiapas, 2005)

 


Carte révolutionnaire An 0 ?…

 

Suivez LIVE les GJ sur Les Champs Elysées (RT):

 

 

Résistance politique au délire colonial de l’OTAN: Les réservistes tchèques et slovaques se mutinent préventivement et refusent de se battre pour l’OTAN contre la Russie…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , on 9 avril 2015 by Résistance 71

Les actes d’action directe politique et de désobéissance civile ne pourront dorénavant aller qu’en augmentant dans tout l’occident totalitaire. C’est le commencement de la fin pour l’empire !

— Résistance 71 —

 

Memorandum des réservistes des armées tchèque et slovaque contre l’OTAN: “Nous ne nous battrons pas dans les rangs de l’OTAN contre la Russie”

 

Russia Insider

 

8 avril 2015

 

url de l’article original:

http://russia-insider.com/en/czechoslovak-reservists-facebook-group-issue-memorandum-against-nato-planned-war/5316

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les forces armées réservistes tchécoslovaques sont contre la guerre planifiée par les commandants de l’OTAN.

Le 19 janvier 2015, le groupe sur facebook, qui combine des membres de la CSLA, PS, VMV, SNB de réserve ou décommissionnés, ont publié un memorandum très important, qui est devenu encore plus urgent à faire connaître analysé à la lumière de la situation actuelle. Il existe un endroit pour que le groupe continue d’exister au cas où leur memorandum “disparaîtrait” de facebook, le groupe éponyme existe également sur VK.com .

Pour la toute première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale, nous voyons une véritable possibilité de guerre une fois de plus. En conséquence, nous considérons qu’il est absolument nécessaire pour nous de faire la déclaration suivante.

Nous, les militaires tchécoslovaques de réserve, rejetons unanimement toute participation dans des batailles qui sont des actes géopolitiques d’agression par l’élite globaliste par le biais de l’OTAN et le soutien de nos gouvernements.

Nous avons juré de défendre notre patrie des républiques tchèque et slovaque. Nous avons juré de protéger la liberté et l’indépendance de nos nations fières et indépendantes pour lesquelles nos ancêtres ont donné leurs vies dans des guerres mondiales. Nous sommes guidés par ce serment dans une initiative civile de gérer une situation de crise. La liberté et l’indépendance sont mises en danger depuis longtemps par un système de réprésentation pseudo-démocratique, où un représentant élu n’a aucune obligation de faire avancer les intérêts des électeurs et citoyens et en pratique, les lois ne représentent que les intérêts personnels des législateurs, les intérêts des partis politiques et des groupes d’intérêts économiques. Notre patrie est sous la pression des élites mondialistes et des groupes d’intérêts économiques, qui éliminent le pouvoir du peuple, des citoyens, au travers du système de démocratie représentative.

Notre constitution qui a été délibérément faussée et notre charte des droits et des libertés sont en train d’être perverties et les lois constitutionnelles violées par les législateurs eux-mêmes. Le pouvoir législatif est en train d’être privatisée, le pouvoir exécutif est en train d’être politisé et le pouvoir judiciaire corrompu par les groupes de pression (lobbies) qui font voter des lois et font monter la pression sur nos gouvernements. Les résultats de tout ceci sont un déficit public inremboursable, une désindustrialisation, la privatisation des propriétés de la république et des budgets frauduleux, une dépendance alimentaire et énergétique, la privatisation des ressources naturelles ainsi que des fonds de retraites et de santé des citoyens. Notre pays a été divisé illégalement, pillé, endetté, les gens réduits en esclavage et leurs familles liquidées par le génocide de la repossession, l’infrastructure nationale a été transférée aux mains des entreprises occidentales. Un chaos destructeur et le désespoir dominent le sentiment de la communauté.

Pour cette raison, nous les soldats de réserve tchécoslovaques reconnaissons le serment que nous avons fait au sein de l’armée et ensemble, nous avons eu une vision concernant la défense de nos nations. Nous rejetons de manière inéquivoque le fait de combattre dans les rangs de l’OTAN contre la Fédération de Russie et autres nations slaves et nous avons par là-même l’intention de nous dresser fermement contre toute liquidation plus avancée de notre démocratie au moyen de la pression civique organisée. Nous nous unissons dans une situation de crise et en utilisant nos techniques et capacités militaires et civiles acquises, nous avons la ferme intention de créer un mouvement de pression civique suffisamment fort et organisé pour la période de temps qui sera nécessaire pour mettre en place nos buts patriotiques.

Nous prêtons serment d’allégence à nos patries respectives des républiques tchèque et slovaque.

Nous, militaires de réserve tchécoslovaques, mèneront ce serment à bien !

Fumisterie des élections européennes… Boycott et création du contre-pouvoir…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 3 mai 2014 by Résistance 71

L’Europe à l’heure des élections

 

Internationale des Fédérations Anarchistes

 

Madrid, 29 Mars 2014

 

Source: http://www.monde-libertaire.fr/international/17075-leurope-a-lheure-des-elections

 

Les élections européennes se déroulent dans un contexte d’austérité croissante. Chaque jour nous subissons les effets de la crise provoquée par les transformations du capitalisme global.

Les gouvernements, les États et les structures supranationales, telles que la Communauté européenne, contestent les droits et attaquent les conditions de vie qui ont été acquises par des années de luttes, de façon à promouvoir le capitalisme et à s’assurer que les grandes entreprises et les banques ne paient pas le prix de la situation qu’elles ont elle-même créée. Parmi les problèmes auxquels nous sommes confrontés, il y a :

• Le chômage, lié en particulier aux privatisations et aux délocalisations.

• La privatisation des principaux services publics, avec pour conséquence une offre garantie seulement à ceux qui en ont les moyens et une faible qualité de services.

• L’atomisation sociale, dans laquelle tout le monde est forcé d’être responsable, créant la compétition entre individus et la lutte quotidienne pour l’existence.

• Les emplois et autres aspects de la vie qui deviennent de plus en plus précaires ; les droits sont niés quotidiennement.

• La conséquence de ce modèle social est le retour de la famille patriarcale, qui impose aux femmes un rôle subordonné dans la société.

• L’immigration est utilisée comme un réservoir de travailleurs à exploiter et asservir au bénéfice des patrons.

• Des méthodes impitoyables de production qui provoquent de la dévastation à la fois dans nos vies et dans l’environnement.

• Une société fondée sur la dette, dans laquelle les conditions de notre existence sont la propriété des banques.

• La bureaucratisation de la société qui assure la continuité des institutions politiques et des intérêts économiques des riches aux dépens de la classe ouvrière.

C’est dans ce contexte qu’on nous demande de participer à la mascarade qui se désigne elle-même sous le nom de démocratie. Les seuls choix qui nous sont présentés sont ceux qui vont continuer les politiques qui profitent aux grandes entreprises, aux institutions financières et aux politiciens.

L’un des principaux débats porte sur le rôle de l’Union européenne elle-même. Certains se tournent vers elle comme un moyen pour résoudre la crise et maintenir l’unité entre les peuples. D’autres soutiennent que nous devons nous retirer dans nos propres frontières afin de reprendre le contrôle de nos propres économies et de nos institutions politiques. Mais ces solutions ne feront rien de plus que renforcer le pouvoir de ceux qui nous oppriment.

L’Union européenne

L’Union européenne a signifié la mise en place d’une couche de pouvoir supplémentaire au-dessus des populations. Son principal objectif est de servir les besoins des entreprises et des institutions financières ; elle est donc un obstacle à l’émancipation de la classe ouvrière. La majorité des lois auxquelles les gens sont maintenant soumis est issue du Parlement européen plutôt que des États. L’Union européenne n’a pas besoin de respecter les conditions locales et impose à la place sa propre vision de l’Europe sur la base des besoins du capital. La grande majorité des règlements a visé à renforcer le pouvoir du capital sur le peuple. Très peu de politiques ont été destinées à améliorer les conditions sociales des populations européennes. Nous avons vu la manière dont l’Union européenne a présidé à l’attaque contre le peuple grec et auraid des capitaux occidentaux sur les actifs de l’Europe de l’Est. Toute tentative faite par les gens pour résister à l’envahissement de ce super-État a été fermement combattue par les États membres. Par exemple, l’État peut refuser de permettre aux gens de voter pour savoir s’ils veulent ou non rester dans l’Union européenne ou, s’il leur permet de voter, le résultat est que le pays reste dans l’Union européenne. Ce fut le cas en Irlande, en France et aux Pays-Bas. En outre, l’Union européenne a créé la forteresse Europe, fermant ses frontières au reste du monde tout en essayant d’être l’un des nombreux policiers autoproclamés du monde.

Retrait de l’Union européenne ?

Compte tenu de la façon dont les problèmes sont créés pour nous par l’Union européenne, on pourrait penser que la réponse est de se retirer de cette Union. Cependant, l’idée que la classe ouvrière serait mieux en dehors de l’Union européenne, dirigée par son propre État, est une dangereuse illusion. Elle est particulièrement dangereuse en raison du fait qu’il s’agit là de la position des partis d’extrême droite qui ne sont pas particulièrement intéressés à résister au pouvoir de l’État. Au lieu de cela, leur objectif est d’installer un régime encore plus autoritaire avec encore plus de répression.

Tout d’abord, le capitalisme est mondial. Le pouvoir des entreprises et des banques internationales, la principale cause des problèmes auxquels nous sommes confrontés, ne va pas disparaître si un pays se retire de l’Union européenne. Les processus mondiaux qui sont à l’œuvre, le mouvement de la production et de l’argent à travers les frontières, motivé par la recherche de profits, continuera. Les institutions internationales telles que le FMI et la Banque mondiale auront toujours le pouvoir d’imposer l’austérité et des politiques qui sont contre les intérêts des populations locales. Les besoins humains prendront la deuxième place ; il importe peu que le pays soit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Union européenne.

Puis, le retrait derrière les frontières nationales, une tendance conduite par l’idéologie xénophobe de l’extrême droite, aurait de graves conséquences pour l’esprit de coopération et de solidarité entre les travailleurs d’Europe. Les gens ordinaires ont une tradition de soutien mutuel, indépendamment de l’origine nationale. Cette tradition serait compromise si les gens mettent ce qui semble être leur intérêt personnel au-dessus de l’entraide. Cela ne conduirait peut-être pas à une guerre réelle, mais cela a déjà produit une mentalité de compétition et de conflit qui ne fera que miner davantage l’efficacité qui vient d’une classe ouvrière européenne unie. Une classe ouvrière divisée profite en premier lieu à ceux qui ont causé les problèmes auxquels nous sommes confrontés, tels que l’austérité et les mesures répressives.

Beaucoup de ceux qui soutiennent le retrait de l’Union européenne semblent penser que nous pouvons revenir à une sorte d’âge d’or de la prospérité. C’est là une autre illusion ; cet âge d’or n’a jamais existé. Ils oublient que leur État n’a jamais été leur ami ; il a toujours été l’instrument permettant d’imposer les intérêts d’une petite minorité sur la majorité. Tous les États fonctionnent en dépossédant le peuple du pouvoir. Il importe peu que l’État se trouve à quelques kilomètres ou à des milliers de kilomètres de distance ; il sera toujours hors de notre contrôle, agissant pour ses propres intérêts.

L’alternative anarchiste

Les anarchistes rejettent les deux options qui se présentent : soutenir l’Union européenne en votant aux élections européennes ou faire campagne pour le retrait. Ceci à cause de notre critique de base de ce que l’État représente. L’Union européenne, comme tous les États petits ou grands, est fondée sur l’abandon du pouvoir à une minorité qui utilise ce pouvoir dans l’intérêt de l’élite patronale et financière. En outre, l’internationalisme que représente l’Union européenne est l’unité de cette élite contre la classe ouvrière européenne. Nous proposons à la fois une méthode alternative d’organisation de la société et un internationalisme alternatif qui s’étend à toute la planète.

Les anarchistes s’opposent à l’approche hiérarchique adoptée par l’État et les partis de gauche. Nous devons promouvoir des formes et des méthodes d’organisation non hiérarchiques. L’organisation future de la société que nous envisageons partira du bas vers le haut avec des groupes qui se fédéreront entre eux et se coordonneront sur le plan international, indépendamment de toute structure étatique actuelle, qu’elle soit nationale ou au niveau européen. Cela comprendra tous les domaines de la vie économique et sociale tels que la production, la distribution et la consommation de biens et la prestation de services tels que la santé et l’éducation. Nous devons prendre le contrôle de notre propre éducation afin qu’elle aide à nous émanciper des idéologies autoritaires telles que la religion, le nationalisme et le culte du chef.

Afin d’atteindre cet objectif de complète transformation politique, économique, sociale et culturelle, nous devons construire et renforcer les réseaux internationaux et de coordination que nous avons déjà. Nous devons prendre des mesures concrètes là où nous vivons et travaillons, mais en contribuant à une stratégie globale. L’élaboration d’une telle stratégie destinée à combattre avec succès les forces mondiales de l’oppression et de l’exploitation n’est pas une tâche facile. Cependant, c’est une nécessité et il y a un certain nombre de mesures que nous pouvons prendre. Ces mesures peuvent être prises par tous ceux qui veulent créer une nouvelle société, quel que soit le pays où ils vivent. Nous sommes tous confrontés à des attaques similaires, aussi pouvons-nous avoir une stratégie commune qui puisse être adaptée aux conditions locales.

• Nous devons nous battre contre les frontières filtrant les hommes mais laissant passer les capitaux. Notre proposition vise à abolir toutes les frontières à l’intérieur des pays et entre les pays qui limitent la libre circulation des personnes.

• Combat uni contre les banques par un refus universel de payer des dettes.

• Désobéissance civile contre toutes les lois répressives qui suppriment nos droits.

• Renforcer et étendre les luttes actuelles contre la précarité croissante des conditions de vie et de travail.

• Résister à toutes les tentatives de nous diviser selon la race, le sexe ou l’âge.

• Coordonner les luttes contre les employeurs communs à travers les frontières.

• Résister à la privatisation des services publics.

• Promouvoir d’autres réseaux de production et de distribution.

• Étendre la solidarité internationale pour ceux qui sont criminalisés en raison des luttes sociales.

La lutte contre l’austérité et les solutions proposées par les politiciens, à la fois pro et anti-Union européenne, ne fonctionneront pas et ne feront qu’empirer les choses. Ils veulent que nous validions leurs actions en mettant un X sur un morceau de papier, leur donnant ainsi le pouvoir d’agir en notre nom. Cependant, nous savons qu’ils ne nous représentent pas et qu’ils continueront de soutenir les riches et les puissantes institutions économiques du capitalisme qui font de nos vies une misère.

La seule façon que nous ayons de résister aux attaques et de commencer à prendre le contrôle de nos vies et de notre société, est de construire des mouvements et réseaux défiant les frontières, que nous contrôlons indépendamment des politiciens et des institutions de l’État.