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Nouvel Ordre Mondial: Emeutes en Angleterre, crime policier et blocus de l’information… V for Vendetta n’est pas une fiction !

Posted in actualité, désinformation, média et propagande, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 19 août 2011 by Résistance 71

Nous avons traduit ici le dernier article en date de John Pilger, qui n’est pas tendre (à juste titre) avec le gouvernement et l’hypocrisie ambiante outre-manche quant aux émeutes récentes de Londres et d’ailleurs.

Quand nous regardons l’évolution de la société anglaise (plus que britannique en fait), nous ne pouvons nous empêcher de penser que si « 1984 » d’Orwell résonne de plus en plus fort à nos oreilles… V for Vendetta n’est plus véritablement une fiction en ce qui concerne l’Angleterre. Les Etats-Unis sont dedans depuis 2001, ne pensons jamais que cela n’arrive qu’aux autres, avec nos politiques de « droite » comme de « gauche » et nos larbins de l’empire anglo-américain au pouvoir en France, nous y arrivons à grands pas… Le fascisme global transnational est en marche !

Une fois de plus les peuples doivent faire front !

Rappelons-nous: SURVEILLANCE PARTOUT, LIBERTE NULLE PART !

— Résistance 71 —

 

 

Maudissez-là ou ayez-en peur, la vérité interdite est une insurrection en Grande-Bretagne

 

Par John Pilger

18 Août 2011

Url de l’article original:

http://www.johnpilger.com/articles/damn-it-or-fear-it-the-forbidden-truth-is-an-insurrection-in-britain

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Par un beau jour de printemps, flânant dans le sud de Londres, j’entendîs des voix autoritaires derrière moi. Un fourgon de police vomît une meute de six ou plus policiers, qui me poussèrent de côté. Ils entourèrent un jeune noir, qui comme moi, marchait sans but apparent. Ils se l’approprièrent. Ils fouillèrent ses poches, regardèrent dans ses chaussures, inspectèrent ses dents. Leur forfaiterie accomplie, ils le laissèrent partir avec les aboiements d’usage qu’il y aurait une prochaine fois.

Pour un jeune au fond de la pyramide de l’aisance, du patronage et de la pauvreté, ceci est la Grande-Bretagne moderne; pour ces noirs, marginalisés et rancuniers, les envieux et les sans espoir, il n’y a jamais de surprise. Leur relation avec l’autorité est à l’image de leur obsolescence de jeunes adultes, La moitié de tous les noirs britanniques entre 18 et 24 ans sont sans emploi, ceci est le résultat d’une politique délibérée depuis que Margaret Thatcher supervisa le plus gros transfert de richesses du bas vers le haut de la société dans l’histoire britannique. Oubliez la télé plasma, ceci fut une forme de pillage panoramique.

Ainsi est la vérité de la “société malade” de David Cameron, de manière notable, sa partie la plus malade, la plus criminelle, la poche la plus vile: le deux kilomètres carré et demi de la City de Londres où, avec l’accord politique, les banques et les super-riches ont ruiné l’économie britannique et les vies de millions de gens. Ceci devient três três vite immentionable alors que nous succombons plus avant à la propagande auparavant décrite par le leader d’opposition noir américain Malcom X qui disait: “Si vous ne faites pas attention, les journaux vont vous faire haïr les oppressés et aimer les gens qui les oppressent.”

En défilant pour aboyer leur bigoterie et hypocrisie de classe au parlement, juste une poignée de députés confirmèrent. Héritiers directs d’Edmund Burke au XVIIIème siècle et de ses harangues contre la “loi de la foule” d’une “multitude porcine”, personne ne fît référence aux rébellions précédentes de Brixton, Tottenham ou Liverpool dans les années 1980 quand Lord Scarman rapporta que “des facteurs complexes politiques et socio-économiques” ont prédisposé “a une protestation violente” et recommanda une action d’urgence pour y remédier. Au lieu de cela, les courageux travailllistes et libéraux ont fait appel aux canons à eau et autres mesures draconiennes, parmi eux la députée travailliste Hazel Blears. Vous vous rappelez ses célèbres dépenses ? (NdT: Mme Blears fut mêlée à une affaire politico-immobilière en 2009 suite à ses propriétés et fut accusée de fraude fiscale, elle a bénéficé d’un non-lieu). Personne ne fît la connexion pourtant évidente entre la plus grande inégalité sociale depuis que des archives sont tenues, une police qui abuse de manière routinière une frange de la population et tue en toute impunité, et l’état permanent de guerre coloniale avec une course à l’armement à soutenir: l’apogée de la violence.

Cela ne semble pas du tout être une coïncidence que le jour d’avant la rage de Cameron contre “de faux droits de l’Homme”, des avions de l’OTAN, qui incluent des avions britanniques, envoyés par ce mème Cameron, massacrèrent 85 civils libyens dans une ville paisible de Libye comme il fut rapporté. C’étaient des gens dans leurs maisons, des enfants dans leur école. Regardez l’homme de la BBC faisant de son mieux pour réfuter les preuves apportées par ses yeux, de la même manière que la classe politicienne et ses médias ont cherché à discréditer les preuves d’un bain de sang de civils en Irak aussi épique que le génocide du Rwanda. Qui sont les criminels ?

Ceci n’est en aucun cas une excuse pour la violence des émeutiers, beaucoup d’entr’eux furent opportunistes, méchants, cruels, nihilistes et souvent brutaux dans leur allégresse: une réflexion d’image authentique d’un système fondé sur l’égoïsme et la rapacité auquel un grand nombre de spéculateurs parasitiques, d’entrepreneurs louches, de Murdochites, de députés corrompus et de flics ripoux, se sont dévoués corps et âme.

Le 4 Août, la journaliste de la BBC Fiona Armstrong, connue sous le vocable de Lady MacGregor de MacGregor, interrogea l’écrivain Darcus Howe, qui osa utiliser le mot interdit: “insurrection”,

Armstrong: “Vous dites Mr Howe que vous n’êtes pas choqué par les émeutes, ceci veut-il dire que vous encouragez ce qu’il s’est passé?”

Howe: “Bien sûr que non… Ce qui me concerne le plus est le jeune homme Mark Duggan dont la police a fait sauter la tête.”

Armstrong: “Mr Howe, vous devez attendre que l’enquête dise ce genre de chose. Nous ne savons pas ce qu’il s’est passé, ce qui est arrivé à Mr Duggan, nous devons attendre les résultats de l’enquête et le rapport de police.”

Le 8 Août, la commission des plaintes indépendante de la police a reconnu qu’il n’y avait “aucune preuve” que Duggan a tiré un coup de feu contre la police. Duggan a été abattu par des projectiles au visage le 4 Août par un policier armé d’un pistolet mitrailleur Heckler & Koch MP5, la même arme que la Grande-Bretagne vend aux dictatures qui les utilisent contre leurs propres peuples. J’ai personnellement vu le résultat au Timor oriental où les troupes indonésiennes ont également fait sauter les têtes de gens avec cette arme dernier cri suppléée à cette armée à la fois par les gouvernemens conservateurs et travaillistes britanniques.

Un témoin occulaire du meurtre de Duggan a dit au journal Evening Standard, “trois ou quatre policiers le maintenaient au sol et le menaçaient de leurs armes. Ils avaient vraiment de gros flingues et ensuite j’ai entendu quatre coup de feu très bruyants. La police lui a tiré dessus alors qu’il était au sol.”

Ceci est également comment la police de Londres a abattu Jean Charles Menezes sur le quai d’une station de métro. Il y eut également Robert Stanley et Ian Tomlinson, et bien d’autres. La police a menti à propos du meurtre de Duggan, comme elle a menti à propos des autres. Depuis 1998, plus de 330 personnes sont mortes alors qu’elles étaient détenues par la police et aucun policier n’a été condamné. Où est la colère politique et médiatique à propos de cette “culture de la peur” ?

“Marrant aussi”, a noté la journaliste Mélanie MacFadyean, “que la police ne fît rien alors que de sérieux pillages étaient en cours, certainement pas à cause du fait qu’ils voulaient que tout le monde voit ce qu’il se passe quand on fait des coupes franches dans les forces de police ?”

Mais, les balais sont arrivés. Dans un âge ou la relation publique fait office d’information, la campagne de nettoyage, même si bien pensée par certains, peut aussi servir le gouvernement et les médias pour glisser sous le paillasson les notions d’inégalité sociale et de désespoir, avec de joyeux volontaires armés de leur balai tout neuf et étiquetté “londoniens” comme si les autres étaient des martiens. L’autrement absent Boris Johnson a agité son nouveau balai. Un autre Etonien, l’ancien relation publique d’un pilleur de biens et couramment premier ministre, mouillé jusqu’au cou dans le Hackgate, apprécierait sûrement.

Nouvel Ordre Mondial: Les emeutes anglaises ne servent que l’oligarchie et l’agenda liberticide…

Posted in actualité, crise mondiale, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social with tags , , , , , , , , on 10 août 2011 by Résistance 71

« La rebellion sans la conscience critique est pour ainsi dire une explosion d’impuissance ».

~ Paulo Freire ~

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La sous-classe émeutière est le produit d’une culture malade

 

Pression venant du dessus, pression venant du dessous; le but est d’étriper la classe mnoyenne en les manipulant pour qu’elle demande d’elle-mème sa propre mise en esclavage.

 

Par Paul Joseph Watson
(Londres)

 

Le 09 Août 2011

 

Url de l’article original:

http://www.infowars.com/the-rioting-underclass-product-of-a-diseased-culture/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Les émeutes qui ont paralysées Londres et ont déferlées sur d’autres villes majeures du Royaume-Uni sont le produit d’une culture sociétaire qui mène à la violence et au chaos, ce qui en fait ne sert que les intérêts de l’élite dominante dans sa volonté d’anihiler la classe moyenne en la manipulant à demander elle-même sa propre mise en esclavage.

Premièrement, quiconque pense vraiment que les émeutiers brûlent et pillent pour protester contre des contraintes légitimes, du moins dont ils soient conscient, a besoin de se faire examiner.

Un clip de la BBC montre un groupe d’adolescentes saoûlent décrivant à quel point il est amusant de s’engager dans la violence gratuite et le vol. Dans une tentative imbécile de justifier leurs actions, les filles commencent à balbutier à propos “du gouvernement… des conservateurs, ou.. peu importe, on sait pas”, avant de répondre à la question de savoir pourquoi elles attaquent des résidents locaux dans leur propre communauté en éructant: “Ce sont les riches, les gens qui ont des businesses, voilà pourquoi tout cela se passe… à cause des riches”.

Ces “gens riches” incluent un magasin de meubles familial local à Croydon, qui a survécu deux guerres mondiales et qui vient d’ètre brûlé complètement, un centre de charité qui collecte des fonds pour les personnes âgées et un centre de sauvetage pour les chats errants à Enfield, parmi beaucoup d’autres maisons, d’œuvres de charité et de petits businesses locaux qui appartiennent à des gens simples et loin “d’être riches”.

Dire que cette jeunesse désœuvrée est l’avant-garde d’un quelconque mouvement révolutionnaire est complètement insensé. Si ceci était une véritable révolte contre l’establishment, pourquoi la foule ne se concentre t’elle pas autour de Downing Street (NdT: lieu de la résidence de travail du premier ministre britannique, l’équivalent de Matignon en France), du parlement ou de Buckingham Palace, les vrais coupables de la dégradation totale de la situation économique britannique ? Pourquoi au contraire remplissent-ils des chariots complets de chaussures de sport, de téléphones portables, ainsi bien sûr de gnôle et de cigarettes volées aux petits commerçants locaux ?

Les émeutiers sont composés de manière dominante par des jeunes nihilistes, des agressifs intellectuellement castrés, qui sont devenus avec le temps les représentants du terme de la “Grande-Bretagne cassée” (NdT: en anglais “broken Britain” expression qui a plus d’impact dans la langue d’origine..)

C’est comme dans un mauvais film de zombies, l’avènement des idiots. La peste a commencé à Tottenham. Cela s’est rapidement propagé à d’autres zones de Londres, et bientôt les hordes déferlaient dans les cités principales de la nation. Mais ces zombies là ne recherchaient pas la cervelle, ils recherchaient les tenues de sport, les télés 40 inches et les iPads. La police resta de marbre et laissa faire. Le public pétrifié de peur fit bon accueil aux troupes dans les rues, aux couvres-feu, à plus de surveillance et de contrôle. Merci beaucoup les abrutis.

La cause de ce chaos ne peut en aucun cas être remontée à une quelconque revendication politique légitime, elle est presque essentiellement le produit d’une culture sociale malade, renforcée par les multinationales et l’industrie du spectacle obsédée par ses célébrités, et qui lavent les cerveaux des jeunes gens en leur faisant aspirer à un style de vie qu’ils ne pourront jamais atteindre.

Le déclin social de la jeunesse devient une prophécie qui s’auto-réalise comme résultat d’une fascination médiatique constante de la diabolisation des jeunes en leur offrant un régime putride fait à base de “héros”, de footballers débiles et de musiciens camés, dont les attitudes donnent à penser aux enfants impressionables que la vie tourne autour de la bringue, de s’engager dans des conquêtes sexuelles immorales et de prouver leur valeur en ne démontrant que des attitudes agressives animales.

Les icônes du rap fabriquées par MTV, les films et les jeux vidéos ont entraîné une génération entière de jeunes défavorisés à grandir en aspirant devenir gangsters, traîner en ville avec leurs jeans au milieu de leurs cuisses en gangs qui terrorisent le public. Un autre coupable est aussi le consumérisme galopant. Les enfants défavorisés dépendants des subsides de l’état ne peuvent pas s’acheter les iPods et autres ordinateurs portables dont on matraque à longueur de journée, qu’ils sont des objets obligatoires pour obtenir la reconnaissance de ses pairs; ainsi une opportunité comme celle-ci ne peut pas être gâchée. Comme le rapporte le Guardian aujourd’hui: “Alors que nous étions définis par ce que nous faisions, maintenant nous sommes définis parce que nous achetons. Ces grandes chaînes de magasins sont dans le business de tenter les gens, les consommateurs, et d’un seul coup d’un seul, ces gens se trouvent dans la situation où ils n’ont quà juste entrer dans ces magasins et se servir, tout obtenir.”

Cette armée de paumés à la Orange Mécanique sont ensuite montés en épingle contre le public qui, parfaitement terrifié par l’incessante hyper-médiatisation du problème, ouvre les bras aux soldats dans les rues, à plus de surveillance, aux couvres-feu et tout ce qui peut être nécessaire pour simplement “nous maintenir en sécurité.”

Si les quelques nuits passées n’ont rien prouvé d’autre, c’est que les autorités, la police ne peuvent pas nous garder en sécurité. Presque tous les témoins oculaires qui ont décrits la violence et le pillage ont fait état de la police ne faisant rien, restant en retrait.

Seul l’establishment bénéficie de l’étendue du chaos, parce que l’appel du public pour une répression plus forte retentit de plus en plus haut. Maintenant le parlement a été rappelé pour une journée afin de s’assurer de l’opportunité de passer des législations encore plus draconiennes et liberticides, qui auront un impact sur les citoyens de base.

Voilà comment la classe moyenne est habituellement manipulée pour soutenir l’état policier qui est ultimement utilisé pour opprimer la classe moyenne elle-même. Ceci est également un excellent exemple du comment faire monter la pression par le bas; par la culture encouragée d’une sous-classe de demeurés, qui sont ensuite lâchés dans la nature par le système afin de créer la crise dont il a besoin pour resserrer l’étau sur la société.

Nous avons tous besoin de nous réveiller pour enfin réaliser que nous sommes en fait joués les uns contre les autres par une oligarchie qui est ravie de ce genre d’émeutes sans aucun fondement, comme celles que nous avons vues depuis plusieurs nuits; parce que cela créé le prétexte parfait pour l’establishment de se retrancher sur lui-même et d’étendre son pouvoir au nom bien sûr de la sécurité et du bien-être de tous.

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