Archive pour crise globale mondiale

Coronavirus SRAS-CoV-2 ou CoV19… Une expérience d’ingénierie sociale planétaire… Son but ? Puçage, eugénisme et dictature technotronique (Résistance 71 )

Posted in 11 septembre, 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, santé, santé et vaccins, sciences et technologies, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 6 avril 2020 by Résistance 71

 

 

“La propagande ne cessera jamais d’exister. Les esprits intelligents doivent comprendre qu’elle leur offre l’outil moderne dont ils doivent se saisir à des fins productives, pour créer de l’ordre à partir du chaos.”

(Dernier paragraphe du livre d’Edward Bernays “Propaganda, comment manipuler l’opinion en démocratie”, 1928)

Bernays a tout dit en un paragraphe conclusif qui résume ce petit bouquin de 109 pages, ce qui nous amène à dire une chose néanmoins : oui la propagande existera toujours… en société étatico-capitaliste. Elle est un instrument essentiel de sa survie, mais dans une société des sociétés ayant aplati non pas la “courbe des stats du corona” mais la pyramide du pouvoir en dissolvant de nouveau le pouvoir en son corps social, elle n’aura absolument plus aucune raison d’être. L’affirmation de Bernays ne tient que dans le paradigme illusoire de la division et du chaos fabriqués. Notons au passage également que la devises “Ordo ab Chao” est la devise… du Nouvel Ordre Mondial. Bernays, neveu de Sigmund Freud, et comme tant d’autres scientifiques, faisait partie du sérail. Un grand esprit ayant malheureusement mis son talent au service de la pourriture élitiste, mort au grand âge de 104 ans. On ne peut pas comprendre le monde d’aujourd’hui sans étudier ces esprits de l’ombre œuvrant ou ayant œuvré pour l’idéologie de la domination. Connaître son ennemi dans ce monde de folie pure, c’est déjà 50% au moins de la victoire…
Si la crise du coronavirus est réelle, elle n’en est pas moins surgonflée à des fins propagandistes et de contrôle social. Pas convaincu(e)s ?… Lisez la suite et tous les liens corollaires. Nous ne détenons pas la vérité. Nous ne sommes que des poteaux indicateurs, parfois des techniciens de surface, on dépoussière c’est tout.

~ Résistance 71 ~

 

 

La grande expérience d’ingénierie sociale planétaire : le coronavirus SRAS-CoV-2

 

Résistance 71

 

6 avril 2020

 

Le monde tel qu’on le connaît est virtuellement à l’arrêt. Des milliards de personnes dans le monde entier sont sous les effets d’un confinement plus ou moins drastique selon les pays. Au delà de la tragédie pour les familles des personnes décédées, il n’y a plus un endroit sur terre qui ne soit pas affecté d’une manière ou d’une autre par cet évènement : le déferlement d’une nouvelle maladie, jusqu’ici inconnue, se propageant par contagion due à un nouveau coronavirus, le SRAS-COV-2, une espèce dite mutante proliférant chez une espèce de chauve-souris chinoise et qui serait passée de l’animal à l’humain via un marché de grossistes alimentaires de la ville de Wuhan en Chine en novembre 2019. C’est ce que nous dit du moins la “version officielle” des faits supposés.

Le virus dont la période d’incubation est de deux semaines ou plus (ce qui est très long pour un coronavirus), provoque une forte fièvre, des troubles aigus de la respiration et est particulièrement dangereux d’après les statistiques officielles, pour les populations plus âgées (moyenne d’âge des décès en Italie est de 78 ans), les patients souffrant de maladies multiples (plus de 50% des victimes décédées en Italie et positives au CoV19 avaient 3 ou plus maladies annexes comme facteurs de co-morbidité) même si des personnes plus jeunes sont infectées et décèdent en bien moins grand nombre. En Italie, le point chaud européen pour la maladie selon les “statistiques”, le taux de mortalité des patients qui n’ont été infectés que par le CoV19 et rien d’autre est de 1,7%, cela ne représentant que 12% environ des décès imputés au même virus. 

De par le monde les chiffres sont aussi sauvages qu’une horde de mustangs dans les grandes prairies, on nous parle de taux de mortalité allant de 0,98% en Corée du Sud à 10% en Italie, en passant par un 4% en Chine et 2% en France et 1,7% aux USA et soudainement bien plus, tout cela pour un même virus.

Il est important à notre sens de toujours prendre ces chiffres avancés avec les pincettes qui s’imposent dans la mesure où il y a autant de critères d’analyse de données qu’il y a de pays semble t’il…

Quoi qu’il en soit, il y a 3 façons de concevoir l’origine de cette maladie :

  • Le CoV19 est une occurence naturelle. Les virus existent, naissent, meurent (question intéressante: un virus est-il un être vivant ?…), mutent et font partie de la nature. Les conditions de passage d’un tel virus de l’animal à l’humain existaient à Wuhan comme ailleurs. Cela s’est déjà produit à maintes reprises dans l’histoire humaine, ceci n’est qu’une anecdote supplémentaire, un blip sur le radar de l’histoire de la planète et accessoirement de l’humanité.
  • Le CoV19 est le résultat d’une recherche en manipulation génétique de laboratoire médical. Sa “fuite” vers l’extérieur est le résultat d’un accident. Il semblerait que le virus ait pu “s’échapper” du laboratoire P4 (niveau 4 en biohazard sécurité) de la ville de Wuhan, point de départ de la pandémie.
  • Le CoV19 est le résultat d’une recherche en manipulation génétique à des fins d’armement biologique militaire américain ayant impliqué le développement du virus dans des laboratoires universitaires sous financement militaires, notamment à l’université de Caroline du Nord entre 2006 et 2015 et sa mise sous forme d’armement militaire dans les laboratoires externes du Pentagone comme en Ukraine et en Géorgie. Le virus a ensuite été volontairement lâché sur le marché de Wuhan, impliquant ainsi la Chine.

L’une de ces trois versions est correcte. Nos lecteurs auront compris au fil de nos traductions et publications que nous pensons la 3ème version être la bonne, ceci n’engage bien entendu que nous, mais nous sommes loin d’être les seuls à le penser et le dire. 

Bien des pistes mènent à ce nouveau “faux-drapeau”, véritable attaque contre l’humanité et il ne fait nul doute que si celle-ci sort enfin de ce cauchemar, “l’affaire du CoV19” aura ses analystes en profondeur de la même manière que les évènements du 11 septembre 2001 ont les leurs. Ce seront sans doute du reste, les mêmes… amenant les réflexions et les analyses pertinentes, les trolls d’usage et toutes les histoires de couverture possible et imaginables de la part des gouvernements, si toutefois ceux-ci survivent ce marasme à venir.

Ceci est une perspective envisageant ce qui a pu se passer en amont et à l’instant de la mise en marche de l’évènement. Regardons un peu les causes directes de celui-ci et ici, un parallèle avec le 11 septembre est particulièrement judicieux semble t’il…

Quelle que soit l’idée que chacun puisse avoir sur l’origine des attentats du 11 septembre, il est indéniable que cet évènement a eu des répercussions mondiales depuis près de 20 ans maintenant. Une “guerre contre le terrorisme” fabriquée qui a embarqué l’occident conquérant, emmené par l’empire anglo-américano-sioniste, dans un “choc des civilisations” préalablement planifié par certains idéologues, choc soi-disant “inévitable” entre le monde occidental et le monde musulman. Il y a eu un monde d’avant le 11 septembre et un monde après le 11 septembre 2001.  Il en sera de même pour le coronavirus CoV19.

Le 11 septembre a vu la création internationale du croquemitaine barbu islamo-fasciste. Médias à la botte, agences de “relations publiques”, think-tanks, gouvernements et autres lobbies de la pensée ont mis les bouchées doubles pour faire croire qu’un barbu islamiste se cachait sous chaque plumard en occident. Que l’ennemi barbichu si envieux de nos “libertés”  ne rêvaient que de nous éparpiller aux quatre vents ou de nous égorger, que nous devions porter le fer chez l’ennemi si on ne voulait pas vivre bientôt sous la charia, l’empire se lançant dans une vaste campagne d’anéantissement de régimes politiques de fait hostiles aux diktats anglo-américains, de leur redécoupage du monde et sur la manne pétrolière et gazière. Nous parlons ici dans l’ordre chronologique  de l’Afghanistan (2001 à aujourd’hui), de l’Irak (2003 à aujourd’hui), du Soudan (2005 à aujourd’hui, bien que la guerre au Soudan dure depuis 1983 en fait et s’articule en plusieurs épisodes), de la Libye (2011 à aujourd’hui), de la Syrie (2011 à aujourd’hui), l’Iran étant la dernière cible et le plus gros morceau de la région à faire tomber sous l’effet domino impérialiste.

Dans les pays occidentaux, plusieurs vagues d’attentats supplémentaires (faux-drapeaux ou pas selon ce que l’on adhère ou pas aux version officielles…) ont forcé des législations liberticides dont le Patriot Act de 2001 après le 11 septembre aux Etats-Unis est le modèle de tous. Tout ceci a forcé des changements de comportements et d’attitudes dans les populations. En y regardant de plus près, on se rend vite compte que toutes ces lois et mesures liberticides n’influent en rien sur l’occurence ou non des actions terroristes qui ont toujours sporadiquement lieu, le plus souvent dans des moments de détresse des gouvernements posant toujours la question d’une “utilité concertée voire fabriquée” ?… Non, dans la très vaste majorité des cas, les lois liberticides, les états d’urgence proclamés ne font qu’aider les gouvernements à mieux contrôler les populations dans des périodes où ces mêmes gouvernements se livrent à des destructions sociales massives, livrant des nations entières et leurs services publics aux harpies du capitalisme financier ultralibéral transnational, suscitant gronde, fronde et rébellion chez les peuples opprimés et plus facilement matées sous couvert de lois martiales et d’états d’urgence. De plus, cela donne du grain à moudre pour les “experts” en ingénierie sociale qui possèdent maintenant un accès direct à de gigantesques terrains d’expériences sociales sur des populations manipulées et aux abois.

Reportons-nous maintenant à ce qui se passe en France et ailleurs sur la planète durant cette pandémie de coronavirus. La France, et une bonne partie du monde sont “confinées”. Tout ou presque s’est arrêté. On demande aux gens de rester chez eux, de ne sortir que sous autorisation (Ausweis bitte !… Brrrrr…), de dénoncer les “comportements déviants” en instituant une forme de “honte sociale” pour ceux ou celles qui prendraient tout ça trop à la légère. On nous impose des comportements de sécurité sanitaire étiquetés “distanciation sociale”, gardez vos distances avec cet autrui potentiellement malade, infecté, coupable… Vilipendez ceux qui ne respectent pas la distance de sécurité en attendant que la police du comportement fasse ce boulot pour laquelle elle sera créée. Dénoncez les comportements déviants ! Soyez de bons citoyens de ce “meilleur des mondes “ en marche et vous serez socialement récompensés. Surtout ne loupez pas un soir à 20h00 pile d’aller sur votre balcon applaudir les personnels sanitaires, ces nouveaux soldats au front, ces héros et experts dont nous n’oserions pas douter.

Toutes ces nouvelles normes induites, soi-disant “spontanées”, naissant de la nécessité et de l’urgence peuvent en fait être vues comme des caractéristiques, des rouages d’une gigantesque expérience d’ingénierie sociale planétaire. Nous sommes des rats de laboratoire. On nous a injecté avec une saloperie quelconque, on nous met dans des situations de stress exponentielles et on nous observe à la loupe, individuellement et collectivement tout en modifiant nos comportements. La question essentielle des ingénieurs menant cette expérience in vivo est celle-ci: Jusqu’où peut-on pousser le bouchon avant que ça se fissure, que trop soit trop ou que ça pète ? Pensons à cela comme à une expérience de Milgram à l’échelle planétaire… Vous savez cette expérience scientifique qui voyait des étudiants recrutés pour un projet bidon, administrer à la commande d’une autorité “experte”, des décharges électriques fictives sur un sujet (acteur faisant partie de l’équipe de test) lorsque celui-ci répondait mal à une question. Ils ont planté le décors, induit le stress (physique, le virus et psychologique, le confinement) et donnent des ordres qui seront de plus en plus drastiques, dans le même temps ils analysent les réponses. Qui obéit, qui se couche, qui se rebelle et pourquoi ? Comment ajuster le curseur pour que la vaste majorité des gens obéissent aux injonctions des autorités “expertes” ? Le but ? Analyser et perfectionner un système de contrôle planétaire pour les populations et mettre en place des rouages de contrôle social en maintenant les gens dans la peur constante, mais une peur ayant générée de nouvelles normes sociales acceptées de la vaste majorité. Il faudra ensuite gérer les “asociaux”, ce que faisait le goulag et les hôpitaux psychiatriques soviétiques. On y viendra, graduellement.

Tout cela n’a pas disparu, mais n’est qu’en mutation constante… comme un virus. L’État, le capitalisme et son diktat marchand ne sont que des virus, pire, des parasites qui drainent l’énergie et le bien-être de l’humanité. ls sont anti-humains par essence.

De la même manière qu’il y a un “avant” et un “après” 11 septembre 2001, il y aura un “avant” et un “après” CoV19… Ceci est en train d’être imprégné dans notre inconscient jour après jour, semaine après semaine d’obéissance servile aux “autorités” ordonnant le confinement.

Alors obéissance aveugle à la nouvelle norme sociale ou désobéissance, dissidence à cette ingénierie sociale bientôt associée à l’entité technotronique pour une dominance totale ? Il faudra bientôt choisir et plus tôt que beaucoup ne le croient.

Se préoccuper de sa santé et de celle d’autrui ne veut pas dire d’accepter la dictature technotronique sécuritaire et sanitaire et n’empêche en rien de rejoindre la résistance ! Une méga-crise économique va déferler sur le monde dans les mois à venir. Cette crise sanitaire du CoV19 a aussi été mise en place pour servir de bouc émissaire. Tout sera blâmé sur le virus et rien sur les pauvres oligarques d’un capitalisme moribond qui passeront de fait pour rien d’autre que des victimes à qui on garantira le sauvetage, une fois de plus alors que des millions seront à la soupe populaire ou son équivalent mortifère. 

Tout ceci servira à faire passer des mesures de contrôle encore plus draconiennes sur des peuples abasourdis, KO debout dans les cordes. L’effet rasoir à trois lames: le CoV19 prépare le terrain et commence le chaos voulu, la crise économique accentue ce chaos avec les résidus de la crise sanitaire, l’oligarchie arrive sur son cheval blanc avec sa solution toute prête à faire accepter par les gens, la dictature technotronique sans argent liquide et au contrôle social draconien, pour sauver l’humanité à coup de 5G, de nanotechnologie, d’IA, de puce RFID et de vaccins bouillons de culture pour gérer le bétail humain à l’échelle planétaire.

La véritable question est: Accepterons-nous tout ça au prétexte que, comme d’habitude, c’est “pour notre bien” ? Quand assez est-il assez ? En 1994, les peuples natifs du Chiapas mexicain, descendants des peuples Mayas ont clamé haut et fort leur ¡Ya Basta!

Ils continuent aujourd’hui 26 ans plus tard.  Notre tour est venu ! Tendons les mains et rejoignons le cercle de l’humanité vraie, celui de la société des sociétés. Devenons qui nous sommes, vraiment.

En 1990, lors de la crise d’Oka (au Québec) qui vit les Mohawks se révolter contre l’accaparement illégal de leurs terres sacrées (il s’agissait en l’occurence d’un site ancestral funéraire) pour agrandir un … club de golf, une mère de clan de la nation mohawk déclara ceci aux colons venus aux “nouvelles” et devant les caméras de la TV locale : “Regardez bien ce qui se passe ici, parce que quand ils en auront fini avec nous… ce sera votre tour !” Tous les peuples colonisés et opprimés savent quelque chose que nous refusons, bien à tort, de voir. Toutes les crises présentes et à venir donneront raison à cette ancienne… si nous ne faisons rien pour y mettre un terme une bonne fois pour toute.

Quelques saines lectures ci-dessous pour renforcer votre système immunitaire psychologique et vous aider à lutter contre le Nouvel Ordre Mondial dictatorial qui s’en vient avec ses bottes de sept lieux.

Notre dossier “Coronavirus, CoV19”

« Coronavirus, l’oligarchie lance une guerre biologique contre les peuples » (Résistance 71 )

“Propaganda, comment manipuler l’opinion en démocratie”, E. Bernays

Que faire ? (Résistance 71)

Petits précis sur la société et l’État (Résistance 71 )

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Tout le pouvoir aux ronds-points !…

 

Coin lecture spécial confinement coronavirus 3ème fournée : colonialisme, fléau d’hier et d’aujourd’hui

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La connexion profonde de l’humanité
est avec la terre…

 

« Cinq siècles plus tard cette résistance demeure, sous des formes variées, en Amérique du nord, du sud et centrale, comme cela se passe aussi chez tous les peuples indigènes sur d’autres terres qui ont souffert de la furie occidentale. En comparaison de ce qu’ils furent, les peuples natifs de la plupart de ces endroits ne sont plus maintenant que des reliques ; mais aussi dans chacun de ces endroits, la lutte pour la survie physique et culturelle et pour la renaissance d’une autonomie et d’une fierté bien méritées, continue sans discontinuer… »
~ David E. Stannard, Ph.D, dans l’introduction de son livre « American Holocaust », Oxford University Press, 1992 ~

 

Résistance 71

 

31 mars 2020

 

1ère fournée

2ème fournée

 

Pour la doxa étatico-capitaliste nous vivons dans un monde « post-colonial »… Vraiment ?… Réfléchissons-y ensemble si vous le voulez bien avec ces 15 textes de pensée critique à lire et partager sans aucune modération.

Bonne lecture !…


… même combat !

CoV19 mise à jour : L’épidémie résultat d’un cocktail mortel coronavirus + gaz sarin et donc d’une guerre biologique et chimique menée par l’empire? (Veterans Today)

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Carte des labos biologiques du Pentagone dans le monde

 

L’épidémie de CoV19 serait la combinaison d’une guerre biologique et chimique menée par les Etats-Unis pour précipiter une crise et mettre en place une gouvernance mondiales.
Les infos ci-dessous expliqueraient ce témoignage récent d’un infirmier français ayant déclaré qu’il n’avait jamais vu de poumons en pareil état chez les gens infectés… Rien décidément ne semble naturel depuis le départ de cette affaire. Nous sommes sans doute face à l’équivalent d’un nouveau 11 septembre 2001 mais cette fois-ci à l’échelle planétaire. Une fois de plus, comme toujours en pareille circonstance, la question à 100 balles: à qui profite le crime ?…

Source:

https://francais.rt.com/france/72841-jai-vu-poumons-comme-jamais-vus-ma-vie-temoignage-poignant-infirmier

20 mars 2020

A suivre avec le plus grand intérêt…

~ Résistance 71 ~

 

Preuve par neuf : L’Iran menace d’attaquer les labos biologiques militaires américains

 

L’équipe éditoriale de VT

 

19 mars 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/03/19/slam-dunk-proof-iran-threatens-missile-attack-on-us-bio-weapon-labs/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Deux coups de téléphone aujourd’hui, un de l’hôpital de l’université de Tolède. Ils n’ont aucun équipement de protection, pas de masques, pas de kits de test et les médias mentent. Les personnels soignants sont terrifiés et se sentent trahis.

Deuxième appel, d’un représentant de l’armée populaire chinoise dont les usines fabriquent des masques. Ils m’en ont offert 20 millions, 15 millions pour envoi immédiat à 4 US$ par masque. Les masques ont une valve spéciale filtrante pour les virus.

Hier, des diplomates chinois en Afrique ont commencé à délivrer personnellement des kits de test CoV19 de 10 minutes qui sont précis à 98% (selon leur déclaration publique). Plus de rapports sinistres en provenance de Sigonella en Sicile, cette grosse base aérienne de drones américaine (CIA), qui abritent maintenant un grand nombre des appareils Global Hawk capables de délivrer des armes chimiques et biologiques développées dans les laboratoires militaires américains que nous exposons ici avec l’aide d’un journaliste d’enquête.

Il y a aussi un rapport non confirmé en provenance d’un haut niveau du renseignement disant que de petites portions de gaz sarin (neurotoxique) ont été larguées au dessus de l’Iran, de l’Italie et de l’Espagne afin de créer un mimétisme des symptômes dus au coronavirus CoV19. Le sarin peut prendre jusqu’à deux semaines pour tuer à petite dose et donne les symptômes d’une pneumonie. C’est indétectable. Longue histoire qui sera narrée plus tard si les confirmations nous parviennent, une très très sale histoire.

Depuis une source classée secret/confidentiel et traduit du russe :

Le gaz sarin (NdT: code militaire GB) est classé comme agent de combat mortel neurotoxique et ce quelque soit sa concentration, il provoque la mort par paralysie des muscles respiratoires des poumons (c’est la raison pour la mort plus importante de personnes âgées qui souffrent de maladies chroniques ou de pneumonie, avec une période d’incubation du gaz dans l’air de 3 mois) le dernier mois de l’épidémie. Une personne peut continuer de vivre pendant deux semianes et mourir sans avoir jamais su qu’elle était empoisonnée par ce gaz (c’est la raison des 15 jours de quarantaine sans utilisation autre qu’une machine de réanimation), il n’y a pas de traitement médical possible une fois inhalé (la raison pour une déclaration britannique du préparez-vous à mourir…)

Ce gaz a été classé comme arme de destruction massive par l’ONU”.

Le taux de mortalité en Italie, en Iran et ailleurs semble confirmer les allégations russes et si le CoV19 est bien réel, les décès sont dopés au gaz sarin afin de faire monter les chiffres et de provoquer la panique.

Pour l’Iran, de solides preuves existent montrant que les Américains utilisent une arme biologique et que le CoV19 est plus que vraisemblablement américain.

Source: Sputnik / Moscou :

“[…] Un groupe de 101 médecins iraniens ont écrit une lettre adressée aux leaders politiques d’Afghanistan, de Georgie, d’Irak, du Kazakhstan, du Kyrgyzstan, et du Pakistan pour que ceux-ci prennent une action immédiate de mettre en terme et de “détruire” les laboratoires biologiques militaires américains existant sur leurs territoires dans la crainte que cette épidémie de CoV19 ait été volontairement disséminée en tant que guerre biologique, a rapporté Press TV en citant la lettre.

“Nous, en tant que groupe de médecins iraniens, nous spécialisant dans les maladies pulmonaires infectieuses, l’asthme et les allergies, sommes les témoins d’un grand nombre de nos compatriotes qui sont infectés par le coronavirus et comme tous les médecins dans le monde, nous essayons jour et nuit de les soigner et de les sauver”, déclare la lettre.

“Mais il y a eu toute une série de preuves à la fois dans des articles de références scientifiques et dans les médias, citant des généticiens et des biologistes, ainsi que des documents en provenance de Wikileaks, qui renforcent la spéculation que ce CoV19 est une manipulation génétique issue des laboratoires et une attaque biologique américaine par virus interposé contre des pays rivaux,” continue la lettre.

Comme preuve, les médecins citent aussi les questions récentes soulevées par le porte-parole chinois du ministère des affaires étrangères Zhao Lijang au sujet des origines du virus et sur la spéculation qu’il “se pourrait bien que ce soit l’armée américaine qui ait amené l’épidémie à Wuhan”. Le président Trump a balayé ces affirmations mardi, les disant “fausses” et disant que l’armée américaine “n’a donné le CoV19 à personne.”

Dans leur lettre, les médecins iraniens accusent les Etats-Unis d’avoir une histoire dans l’utilisation des armes biologiques et chimiques et suggèrent que considérant leur habitude de se retirer systématiquement des traités internationaux, les Etats-Unis pourraient “défier” les accords internationaux faits pour contrôler le dévelippement des armes biologiques, comme le Geneva Protocol and the Convention on the Prohibition of the Development, Production and Stockpiling of Bacteriological and Toxin Weapons

[…]


CoV19 + GB = Génocide

Taux de mortalité du CoV19 par pays (nombre de décès pour une population ayant plus 1000 infectés)

Source de la John Hopkins University au 17 mars 2020

Italie : 7,94%

Iran : 6,11 %

Espagne : 4,5%

Chine : 3,98%

Grande-Bretagne : 2,81%

France : 2,22%

USA : 1,68%

Corée du Sud : 0,98%

 

Info plus complète sur cet article de VT (en anglais). Ce qu’on y apprend est stupéfiant, notamment que la CIA a fait un épandage de gaz sarin à faible dose dans le métro de New York en un endroit précis en 2008 pour étudier les signes et symptômes, info documentée dans les archives du sénat américain. Nous avons affaire à une clique de psychopathes sévèrement gratinée. L’heure de reprendre les commandes a sonné… a lire pour ceux qui comprennent l’anglais.

Lire notre dossier « coronavirus »

 

Pour ceux qui « rêvent » toujours au sujet de la révolution française : 6 paragraphes sur ce qu’elle fut et quel est son héritage d’imposture (tract Guerre de Classe 1989)

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, Social & Retraite, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 24 janvier 2020 by Résistance 71


Héritage 1789 : la dictature marchande

 

« L’avènement de la I ère république c’est la loi le Chapelier qui a livré avec frénésie les prolétaires à la domination du marché. C’est le pillage des terrains communaux conquis pour l’agriculture capitaliste. C’est le guillotinage des sans-culottes radicaux par la flicaille de la bourgeoisie. C’est la transformation en chair à canon de millions pour la boucherie patriotique. C’est la livraison préparée à l’industrie des villes d’armées entières d’expropriés des campagnes.. »

 

Résistance 71

 

24 janvier 2020

 

Le collectif Guerre de Classe ressort sous format pdf ses tracts distribués dans les années 80. Ci-dessous nous diffusons celui qui fut distribué à l’époque du bicentenaire de la révolution de 1789.

Petit condensé historique pertinent et percutant en 6 paragraphes sur ce que fut la révolution (bourgeoise) de 1789 et ce que fut et est toujours son pathétique héritage républicain, qui n’est en fait qu’un héritage d’imposture et de cadenassage de la soumission au profit du plus petit nombre.

Sous le tract de GDC, nous mettons en lecture complémentaire quelques écrits d’époque tous aussi pertinents, issus de véritables « amis du peuple ». Pour que cesse l’imposture démocratique républicaine, pour l’établissement de la Commune des communes au sein d’une société des sociétés au pouvoir réintégré dans le corps social, sans état, sans argent et sans rapport marchand, ces trois piliers de la dictature et de l’oppression du plus petit nombre sur le plus grand nombre.
Tout ceci est vital à comprendre à l’heure où se dresse devant le(s) peuple(s) des enjeux politiques et sociaux des plus considérables.

1789 – 1989 :

GDC_deux_cent_ans_dexploitation_capitaliste_de_mystification_democratique (pdf)

Lectures complémentaires des « amis du peuple »:

jpmarat_transcription.685numeros_de_l’ami_du Peuple

JP-Marat_Les_chaines_de_lesclavage_Ed_Fr_1792

Les_amis_du_peuple_révolution_française

 

 

 

 

Réflexion politique: syndicalisme, lutte de classe et révolution sociale avec Errico Malatesta…

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Dans cette intervention de Malatesta au congrès anarchiste d’Amsterdam de 1907, l’anarchiste italien montre les limites induites du syndicalisme et pourquoi et comment l’ensemble des travailleurs doit saisir les moyens de production pour produire au service de la communauté dégagée des obligations marchandes. Il invoque le concept et la mise en pratique de la grève générale illimitée mais surtout expropriatrice, permettant la mise en place du travail non aliéné au service de la société organisée à dessein. Syndicalisme, grève, insurrection, autodéfense ne sont que des outils servant un seul objectif, celui de la mise à bas et l’émancipation du système étatico-capitaliste d’oppression et d’exploitation, oligarchique par nature, pour la mise en place d’une société organique fondée sur l’entraide, l’égalité et le pouvoir non-coercitif dilué dans un corps social ayant lâché prise de la division et des antagonismes induits et ayant embrasser la complémentarité comme ciment social.

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir. Toujours croire aujourd’hui qu’on peut “assouplir” le système, rendre l’État et le capital plus “humains”, plus “vertueux”, qu’il suffit de “mettre les bonnes personnes au pouvoir par les urnes pour que ça change” est plus utopiste que jamais et relève d’une naïveté politique absolue, bien entretenue certes par des siècles de fadaises propagandistes sur la thèse du “il n’y a pas d’alternative à l’État et au capitalisme, fin du chemin évolutif de la gouvernance de la société humaine”… (*)

Malatesta, comme bien d’autres penseurs et activistes, nous montre l’étendue de l’ineptie de telles affirmations ainsi que le chemin de l’émancipation par la (r)évolution sociale…

~ Résistance 71 ~

(*) A ce sujet lire aussi ces textes essentiels sur l’alternative:

Alain_Guillerm_Societes_celtiques_et_Gauloises_Le_Defi_Celtique_Nouvelle_Edition_PDF

Charles_Mcdonald_Anthropologie_Conferences-Causerie-et-Analyses

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On a retrouvé l’histoire de france (Jean Paul Demoule)

 

 

Intervention au congrès anarchiste d’Amsterdam (syndicalisme)

 

Errico Malatesta

1907

 

Déjà publié sur Résistance 71 en janvier 2018 mais peut-on se lasser de la clairvoyance et de la grande logique politiques dont fait preuve Malatesta ?…

-[]- Je tiens à déclarer tout de suite que je ne développerai ici que les parties de ma pensée sur lesquelles je suis en désaccord avec les précédents orateurs, et tout particulièrement avec Monatte. Agir autrement serait vous infliger de ces répétitions oiseuses qu’on peut se permettre dans les meetings, quand on parle pour un public d’adversaires ou d’indifférents. Mais ici nous sommes entres camarades, et certes aucun d’entre vous, en m’entendant critiquer ce qu’il y a de critiquable dans le syndicalisme, ne sera tenté de me prendre pour un ennemi de l’organisation et de l’action des travailleurs ; ou alors celui-là me connaîtrait bien mal !

La conclusion à laquelle en est venu Monatte, c’est que le syndicalisme est un moyen nécessaire et suffisant de révolution sociale. En d’autres termes, Monatte a déclaré que le syndicalisme se suffit à lui-même. Et voilà, selon moi, une doctrine radicalement fausse. Combattre cette doctrine sera l’objet de ce discours.

Le syndicalisme, ou plus exactement le mouvement ouvrier (le mouvement ouvrier est un fait que personne ne peut ignorer, tandis que le syndicalisme est une doctrine, un système, et nous devons éviter de les confondre) le mouvement ouvrier, dis-je a toujours trouvé en moi un défenseur résolu, mais non aveugle. C’est que je voyais en lui un terrain particulièrement propice à notre propagande révolutionnaire, en même temps qu’un point de contact entre les masses et nous. Je n’ai pas besoin d’insister là-dessus. On me doit cette justice que je n’ai jamais été de ces anarchistes intellectuels qui, lorsque la vieille Internationale eut été dissoute, se sont bénévolement enfermés dans la tour d’ivoire de la pure spéculation ; que je n’ai cessé de combattre, partout où je la rencontrais, en Italie, en France, en Angleterre et ailleurs, cette attitude d’isolement hautain, ni de pousser de nouveau les compagnons dans cette voie que les syndicalistes, oubliant un passé glorieux, appellent nouvelle, mais qu’avaient déjà entrevue et suivie, dans l’Internationale, les premiers anarchistes.

Je veux, aujourd’hui comme hier, que les anarchistes entrent dans le mouvement ouvrier. Je suis, aujourd’hui comme hier, un syndicaliste, en ce sens que je suis partisan des syndicats. Je ne demande pas des syndicats anarchistes qui légitimeraient, tout aussitôt des syndicats social-démocratiques, républicains, royalistes ou autres et seraient, tout au plus, bons à diviser plus que jamais la classe ouvrière contre elle-même. Je ne veux pas même de syndicats dits rouges, parce que je ne veux pas de syndicats dits jaunes. Je veux au contraire des syndicats largement ouverts à tous les travailleurs sans distinction d’opinions, des syndicats absolument neutres.

Donc je suis pour la participation la plus active possible au mouvement ouvrier. Mais je le suis avant tout dans l’intérêt de notre propagande dont le champ se trouverait ainsi considérablement élargi. Seulement cette participation ne peut équivaloir en rien à une renonciation à nos plus chères idées. Au syndicat, nous devons rester des anarchistes, dans toute la force et toute l’ampleur de ce terme. Le mouvement ouvrier n’est pour moi qu’un moyen, — le meilleur évidemment de tous les moyens qui nous sont offerts. Ce moyen, je me refuse à le prendre pour un but, et même je n’en voudrais plus s’il devait nous faire perdre de vue l’ensemble de nos conceptions anarchistes, ou plus simplement nos autres moyens de propagande et d’agitation.

Les syndicalistes, au rebours, tendent à faire du moyen un fin, à prendre la partie pour le tout. Et c’est ainsi que, dans l’esprit de quelques-uns de nos camarades, le syndicalisme est en train de devenir une doctrine nouvelle et de menacer l’anarchisme dans son existence même.

Or, même s’il se corse de l’épithète bien inutile de révolutionnaire, le syndicalisme n’est et ne sera jamais qu’un mouvement légalitaire et conservateur, sans autre but accessible — et encore ! — que l’amélioration des conditions de travail. Je n’en chercherai d’autre preuve que celle qui nous est offerte par les grandes unions nord-américaines. Après s’être montrées d’un révolutionnarisme radical, aux temps où elles étaient encore faibles, ces unions sont devenues, à mesure qu’elles croissaient en force et en richesse, des organisations nettement conservatrices, uniquement occupées à faire de leurs membres des privilégiés dans l’usine, l’atelier ou la mine et beaucoup moins hostiles au capitalisme patronal qu’aux ouvriers non organisés, à ce prolétariat en haillons flétri par la social-démocratie ! Or ce prolétariat toujours croissant de sans-travail, qui ne compte pas pour le syndicalisme, ou plutôt qui ne compte pour lui que comme obstacle, nous ne pouvons pas l’oublier, nous autres anarchistes, et nous devons le défendre parce qu’il est le pire des souffrants. Je le répète : il faut que les anarchistes aillent dans les unions ouvrières. D’abord pour y faire de la propagande anarchiste : ensuite parce que c’est le seul moyen pour nous d’avoir à notre disposition, le jour voulu, des groupes capables de prendre en mains la direction de la production, nous devons y aller enfin pour réagir énergiquement contre cet état d’esprit détestable qui incline les syndicats à ne défendre que des intérêts particuliers.

L’erreur fondamentale de Monatte et de tous les syndicalistes révolutionnaires provient, selon moi, d’une conception beaucoup trop simpliste de la lutte de classe. C’est la conception selon laquelle les intérêts économiques de tous les ouvriers — de la classe ouvrière — seraient solidaires, la conception selon laquelle il suffit que des travailleurs prennent en mains la défense de leurs intérêts propres pour défendre du même coup les intérêts de tout le prolétariat contre le patronat. La réalité est, selon moi, bien différente.

Les ouvriers, comme les bourgeois, comme tout le monde, subissent cette loi de concurrence universelle qui dérive du régime de la propriété privée et qui ne s’éteindra qu’avec celui-ci. Il n’y a donc pas de classes, au sens propre du mot, puisqu’il n’y a pas d’intérêts de classes. Au sein de la « classe » ouvrière elle-même, existent, comme chez les bourgeois, la compétition et la lutte. Les intérêts économiques de telle catégorie ouvrière sont irréductiblement en opposition avec ceux d’une autre catégorie. Et l’on voit parfois qu’économiquement et moralement certains ouvriers sont beaucoup plus près de la bourgeoisie que du prolétariat. Cornélissen nous a fourni des exemples de ce fait pris en Hollande même. Il y en a d’autres. Je n’ai pas besoin de vous rappeler que, très souvent, dans les grèves, les ouvriers emploient la violence… contre la police ou les patrons ? Non pas : contre les kroumirs[1] qui pourtant sont des exploités comme eux et même plus disgraciés encore, tandis que les véritables ennemis de l’ouvrier, les seuls obstacles à l’égalité sociale, ce sont les policiers et les patrons.

Cependant, parmi les prolétaires, la solidarité morale est possible, à défaut de la solidarité économique. Les ouvriers qui se cantonnent dans la défense de leurs intérêts corporatifs ne la connaîtront pas, mais elle naîtra du jour ou une volonté commune de transformation sociale aura fait d’eux des hommes nouveaux. La solidarité, dans la société actuelle, ne peut être que le résultat de la communion au sein d’un même idéal. Or c’est le rôle des anarchistes d’éveiller les syndicats à l’idéal, en les orientant peu à peu vers la révolution sociale, — au risque de nuire à ces « avantages immédiats » dont nous les voyons aujourd’hui si friands.

Que l’action syndicale comporte des dangers, c’est ce qu’il ne faut plus songer à nier. Le plus grand de ces dangers est certainement dans l’acceptation par le militant de fonctions syndicales, surtout quand celles-ci sont rémunérées. Règle générale : l’anarchiste qui accepte d’être le fonctionnaire permanent et salarié d’un syndicat est perdu pour la propagande, perdu pour l’anarchisme ! Il devient désormais l’obligé de ceux qui le rétribuent et, comme ceux-ci ne sont pas anarchistes, le fonctionnaire salarié placé désormais entre sa conscience et son intérêt, ou bien suivra sa conscience et perdra sa son poste, ou bien suivra son intérêt et alors, adieu l’anarchisme !

Le fonctionnaire est dans le mouvement ouvrier un danger qui n’est comparable qu’au parlementarisme : l’un et l’autre mènent à la corruption et de la corruption à la mort, il n’y a pas loin.

Et maintenant, passons à la grève générale. Pour moi, j’en accepte le principe que je propage tant que je puis depuis des années. La grève générale m’a toujours paru un moyen excellent pour ouvrir la révolution sociale. Toutefois gardons-nous bien de tomber dans l’illusion néfaste qu’avec la grève générale, l’insurrection armée devient une superfétation.

On prétend qu’en arrêtant brutalement la production, les ouvriers en quelques jours affameront la bourgeoisie qui, crevant de faim, sera bien obligée de capituler. Je ne puis concevoir absurdité plus grande. Les premiers à crever la faim, en temps de grève générale, ce ne seraient pas les bourgeois qui disposent de tous les produits accumulés, mais les ouvriers qui n’ont que leur travail pour vivre. La grève générale telle qu’on nous la décrit d’avance est une pure utopie. Ou bien l’ouvrier, crevant de faim après trois jours de grève, rentrera à l’atelier, la tête basse, et nous compterons une défaite de plus. Ou bien, il voudra s’emparer des produits de vive force. Qui trouvera-t-il devant lui pour l’en empêcher ? Des soldats, des gendarmes, sinon les bourgeois eux-mêmes, et alors il faudra bien que la question se résolve à coups de fusils et de bombes. Ce sera l’insurrection, et la victoire restera au plus fort.

Préparons-nous donc à cette insurrection inévitable, au lieu de nous borner à préconiser la grève générale, comme une panacée s’appliquant à tous les maux. Qu’on n’objecte pas que le gouvernement est armé jusqu’aux dents et sera toujours plus fort que les révoltés. A Barcelone, en 1902, la troupe n’était pas nombreuse. Mais on n’était pas préparé à la lutte armée et les ouvriers, ne comprenant pas que le pouvoir politique était le véritable adversaire, envoyaient des délégués au gouverneur pour lui demander de faire céder les patrons.

D’ailleurs la grève générale, même réduite à ce qu’elle est réellement, est encore une de ces armes à double tranchant qu’il ne faut employer qu’avec beaucoup de prudence. Le service des subsistances ne saurait admettre de suspension prolongée. Il faudra donc s’emparer par la force des moyens d’approvisionnement, et cela tout de suite, sans attendre que la grève se soit développée en insurrection.

Ce n’est donc pas tant à cesser le travail qu’il faut inviter les ouvriers ; c’est bien plutôt à le continuer pour leur propre compte. Faute de quoi, la grève générale se transformerait vite en famine générale, même si l’on avait été assez énergiques pour s’emparer dès l’abord de tous les produits accumulés dans les magasins. Au fond l’idée de grève générale a sa source dans une croyance entre toutes erronée : c’est la croyance qu’avec les produits accumulés par la bourgeoisie, l’humanité pourrait consommer, sans produire, pendant je ne sais combien de mois ou d’années. Cette croyance a inspiré les auteurs de deux brochures de propagande publiées il y a une vingtaine d’années : Les Produits de la Terre et les Produits de l’Industrie[2], et ces brochures ont fait, à mon avis, plus de bien que de mal. La société actuelle n’est pas aussi riche qu’on le croit. Kropotkine a montré quelque part qu’à supposer un brusque arrêt de production, l’Angleterre n’aurait que pour un mois de vivres ; Londres n’en aurait que pour trois jours. Je sais bien qu’il y a le phénomène bien connu de surproduction. Mais toute surproduction a son correctif immédiat dans la crise qui ramène bientôt l’ordre dans l’industrie. La surproduction n’est jamais que temporaire et relative.

Il faut maintenant conclure. Je déplorais jadis que les compagnons s’isolassent du mouvement ouvrier. Aujourd’hui je déplore que beaucoup d’entre nous, tombant dans l’excès contraire, se laissent absorber par ce même mouvement. Encore une fois, l’organisation ouvrière, la grève, la grève générale, l’action directe, le boycottage, le sabotage et l’insurrection armée elle-même, ce ne sont là que des moyens. L’anarchie est le but. La révolution anarchiste que nous voulons dépasse de beaucoup les intérêts d’une classe : elle se propose la libération complète de l’humanité actuellement asservie, au triple point de vue économique, politique et moral. Gardons-nous donc de tout moyen d’action unilatéral et simpliste. Le syndicalisme, moyen d’action excellent à raison des forces ouvrières qu’il met à notre disposition, ne peut pas être notre unique moyen. Encore moins doit-il nous faire perdre de vue le seul but qui vaille un effort : l’Anarchie !

La séance est levée à 6 h. 1/2.

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Errico Malatesta, écrits choisis (format PDF en français)

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

Grévistes en colère: « Bureaucrates, hors de nos grèves ! »

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 9 décembre 2019 by Résistance 71

Nous ne sommes pas les seuls à le dire loin s’en faut, mais il est vital de considérer ce fait évident: toute grève encadrée l’est par des foies jaunes qui bouffent depuis des lustres au râtelier du système et pour eux, la soupe est bonne…

Tout mouvement de grève encadré n’est que la mise de la lutte émancipatrice dans la nasse du réformisme.

Non pas que la base soit corrompus, mais la hiérarchie l’est, immanquablement et le texte ci-dessous est éclairant là dessus pour ceux/celles qui l’ignoraient encore.
Pour être vraiment efficace et peser : grève générale illimitée et expropriatrice, c’est à dire que les travailleurs reprennent les rênes du travail et produisent biens et services pour la communauté, en direct, et non plus pour soutenir ce système de la dictature marchande, du profit et sa clique de parasite (sortie de l’aliénation). Les conseils ouvriers italiens anarchistes de 1920 ont fait trembler le système de la sorte pour n’être trahi que par la fange habituelle des foies jaunes de partis, “communistes” en tête.

Quand on négocie, on est d’accord sur le principe du système dans lequel on évolue. Là doit se situer la grande rupture. La victoire émancipatrice ne peut venir qu’en dehors de l’État et de ses institutions, en dehors de la dictature marchande qui les régit depuis quelques 200 ans, en dehors des concepts monétaires et en dehors de l’esclavage salarial. Le but n’est pas d’améliorer cette merdasse immonde et contre-nature, mais de la supprimer sans espoir de retour.

Tel est l’enjeu, tout le reste n’est que favoriser le renforcement du système qui phagocyte toutes les luttes menées sur son terrain. Nous ne devons plus jouer cette partie sur leur terrain, mais sur le notre. Le nombre, l’organisation organique et la détermination sont notre force, même si pas encore bien comprise.

C’est la seule issue pour nous émanciper de cette société du vampirisme marchand et de pouvoir enfin vivre et mon plus survivre avant la mort.

Qu’on se le dise !

~ Résistance 71 ~

 


« A bas les grèves réformistes des impostures marchandes »

 

Bureaucrates hors de nos grèves !

 

Grévistes en colère

 

7 décembre 2019

 

source:

https://paris-luttes.info/bureaucrates-hors-de-nos-greves-13041?lang=fr

 

Impressions et analyses d’un gréviste sur comment se départir des bureacrates syndicaux afin de mener le mouvement vers la victoire.

Ayant déjà été grévistes en 2010 lors de la précédente réforme des retraites, qui, faut-il le rappeler, a été un flop énorme, et a épuisé la plupart des personnes l’ayant vécu, leur a brisé le moral jusqu’en 2016 où les têtes ont commencé à se relever, nous tenons à mettre au point un certain nombre de choses.

1-Le droit de grève étant encadré en France, nous ne sommes pas libres de faire grève quand nous le souhaitons. Le public et le privé sont pris en otage (pour une fois que c’est vrai) par les directions syndicales qui posent les appels nationaux, « couverture légale » de tout mouvement de grève.

Le privé peut se mettre en grève dès qu’il le souhaite, à condition d’être deux grévistes dans une boite : à moins d’un rapport de force particulièrement élevé, inutile de dire que c’est compliqué.

Le public doit attendre le bon vouloir des directions syndicales, même s’il y a des préavis tout le temps, absolument pas coordonnés : ah ouais c’est vrai, si on était coordonné·e, peut-être qu’on pourrait gagner, merde alors.

Jeudi, c’était le cas : grévistes partout, boulot nulle part, en plus pas de transports, tant mieux pour tout le monde.

Vendredi, déjà, les gens commencent à bafouiller : les buros sont de nouveau de sortie en AG pour nous expliquer que jeudi et mardi, c’est deux jours consécutifs. Comment faire passer des journées éparses pour une grève illimitée…


C’est pourquoi nous souhaitons que les gens arrêtent leurs salades : tout le monde veut une grève illimitée, qui sera notre seule chance de faire reculer les porcs qui veulent nous faire travailler jusqu’à la mort.

2-Comme la grève, ça coûte cher, et que tout le monde crève déjà la bouche ouverte, la question des caisses de grève se pose : qui parle de caisse en ligne, de demander l’aumône dans le métro (dommage, y en a plus), de faire des gâteaux et du vin chaud, etc., etc.


Nous tenons à rappeler que les syndicats ont des thunes pour ça et qu’elles ne sont pas réservées aux syndiqué·e·s, mais aux grévistes. Nous serions bien naïf·ve·s de laisser les syndicats contrôler ces caisses et avons besoin de caisses autonomes
 !

3-Retour des AG, retour des buros : les méthodes n’ont pas changé, on tient le crachoir, tout le monde est d’accord dans un consensus flou, toute parole est immédiatement lissée, policée. Bientôt le retour des invisibilisations, des limitations du temps de parole voire des intimidations verbales ou physiques envers les personnes qui parlent d’organisation sérieuse,

Il est nécessaire, dans toutes les AG, que les gens soient conscient·e·s des tours de passe-passe des habitué·e·s de la parole : qui récupère les numéros de téléphone et les mails et contrôle les informations diffusées, qui veut mettre tel mot à la place de tel autre, qui veut imposer son agenda syndical ou politique, qui veut proposer tel mode d’organisation, commission dans un but de contrôle, etc., etc.

Tous ces micmacs n’intéressent personne, on n’a pas le temps : tout ce qu’on veut, c’est décider ensemble, de nos actions, de nos moyens de faire grève, donc pression.

Que les bureaucrates fassent attention : on n’est pas prêt·e·s à se faire rouler de nouveau dans la farine !

À bon entendeur·euse·s, salut

Des grévistes qui en ont marre de se faire déposséder de leur lutte.

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Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

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Violence étatico-capitaliste encore et toujours…

Posted in actualité, autogestion, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, politique française, résistance politique, Social & Retraite, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , on 10 novembre 2019 by Résistance 71

Un étudiant s’immole devant le CROUS de Lyon pour protester contre la précarité

 

PLI & Rebellyon

 

9 novembre 2019

 

Source:

https://paris-luttes.info/un-etudiant-s-immole-devant-le-12865?lang=fr

 

Vendredi 8 novembre, un étudiant s’est immolé devant le bâtiment du CROUS, il dénonce dans ce geste la politique néolibérale, et le fascisme ambiant. Rebellyon publie sa lettre expliquant ce geste ainsi que le communiqué de son syndicat. Toutes nos pensées à ses proches.

  • Appel à des rassemblements devant les CROUS mardi 12 novembre

    Le syndicat Solidaires étudiant-e-s de Lyon, dont est membre l’étudiant qui s’est immolé, appelle à des rassemblements devant les CROUS ou bâtiments universitaires partout en France mardi 12 novembre.

Il a été transféré à l’hôpital dans un état très grave. Selon les pompiers il serait brûlé à 90%.

Texte publié par le camarade avant son acte :

“Bonjour

Aujourd’hui, je vais commettre l’irréparable. si je vise donc le bâtiment du CROUS à Lyon. ce n’est pas par hasard, je vise un lieu politique, le ministère de l’enseignement supérieur et la recherche et par extension, le gouvermement.

Cette année, faisant une troisième l2, je n’avais pas de bourses, et même quand j’en avais, 450€/mois, est ce suffisant pour vivre ? 

J’ai eu de la chance d’avoir des personnes formidables autour de moi, ma famille et mon syndicat, mais doit-on continuer à survivre comme nous le faisons aujourd’hui ? 

Et après ces études, combien de temps devrons nous travailler, cotiser, pour une retraite décente ? Pourrons nous cotiser avec un chômage de masse ?

Je reprends donc une revendication de ma fédération de syndicats aujourd’hui, avec le salaire étudiant et d’une manière plus générale, le salaire à vie, pour qu’on ne perde pas notre vie à la gagner. 

Passons à 32 heures de travail par semaine, pour ne plus avoir d’incertitudes vis à vis du chômage, qui conduit des centaines de personnes comme moi chaque année à ma situation, et qui meurent dans le silence le plus complet.

Luttons contre la montée du fascisme, qui ne fait que nous diviser et créer , et du libéralisme qui crée des inégalités. 

J’accuse Macron, Hollande, Sarkozy et l’UE de m’avoir tué, en créant des incertitudes sur l’avenir de tous-tes, j’accuse aussi le Pen et les éditorialistes d’avoir créé des peurs plus que secondaires.

Mon demier souhait, c’est aussi que mes camarades continuent de lutter, pour en finir définitivement avec tout ça.

Vive le socialisme, vive l’autogestion, vive la secu.

Et désolé pour l’épreuve que c’est.

Au revoir”