Archive pour crimes de guerre israël Gaza

Crimes contre Gaza: Sur fond de conquête du gaz palestinien…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 12 juillet 2014 by Résistance 71

Israël attaque Gaza pour s’approprier le gaz palestinien

 

Nafeez Ahmed

 

11 juillet 2014

 

url de l’article en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article14692

 

Hier, Moshe Ya’alon, actuel ministre israélien de la Défense et ancien chef d’état major des Forces de Défense Israéliennes a annoncé que l’Opération « Coussin de protection » était le début d’une large offensive contre le Hamas. L’opération « ne va pas durer seulement quelques jours » a-t-il dit, « nous nous préparons à étendre l’opération de toutes les manières possibles pour continuer à frapper le Hamas. »

Ce matin, il a ajouté :

« Nos frappes continuelles causent de lourdes pertes au Hamas. Nous détruisons des armes, des infrastructures terroristes, des systèmes de commande et de contrôle, des institutions du Hamas, des bâtiments du régime, des maisons de terroristes et nous tuons des terroristes dans les différents niveaux de commande… La campagne contre le Hamas s’étendra dans les jours prochains et l’organisation paiera un lourd tribut. » (Note de R71: voir ici la chose présentée du côté adverse: http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/332369-860-raids-aériens-contre-gaza-et-600-tonnes-d-explosifs-largués)

Mais en 2007, un an avant l’opération « plomb fondu », ce qui préoccupait Ya’alon, c’était les 40 milliards de m3 de gaz naturel, évalués à environ 3 milliards d’euros, découverts en 2000 au large de Gaza. Ya’alon rejetait l’idée que « le gaz de Gaza puisse devenir le vecteur d’un état palestinien viable au plan économique » comme étant « erronée ». Le problème selon lui était que :

« La vente du gaz palestinien à Israël n’engendrera pas assez de richesse pour profiter à une population palestinienne très appauvrie. Par contre, si l’on en juge par le passé, elle permettra de financer d’autres attaques terroristes contre Israël…

Une transaction sur le gaz avec l’Autorité Palestinienne [AP] devra, par définition, inclure le Hamas. Soit le Hamas pourra bénéficier des revenus engendrés, soit il sabotera le projet en lançant des attaques contre le Fatah, les installations de gaz et Israël – ou contre les trois à la fois… Il est clair que sans une opération militaire d’envergure pour mettre fin au contrôle du Hamas sur Gaza, on ne pourra procéder à aucun forage sans l’accord du mouvement islamique radical.. »

L’opération « plomb fondu » n’a pas réussi à anéantir le Hamas, par contre elle a pris la vie de 1387 Palestiniens (dont 773 civils) et de 9 Israéliens (dont 3 civils).

Depuis la découverte de pétrole et de gaz dans les Territoires Occupés, la compétition pour les ressources s’installe de plus en plus au cœur du conflit, à cause, surtout, des problèmes énergétiques croissants d’Israël.

Selon Mark Turner, le fondateur de Research Journalism Initiative, le siège de Gaza et la pression militaire qui s’en est suivie avaient pour but « d’éliminer » le Hamas en tant que « entité politique viable à Gaza » pour induire un « climat politique » favorable à un accord sur le gaz. Cela impliquait de réhabiliter le Fatah vaincu, d’en faire le principal acteur politique en Cisjordanie et de « rééquilibrer le rapport de force entre les deux camps en armant les forces loyales à Abbas et en recommençant à lui octroyer une aide financière ciblée. »

Les propos de Ya’alon de 2007 montrent que le cabinet israélien n’est pas seulement préoccupé par le Hamas – mais par le fait que si les Palestiniens parviennent à exploiter leurs gisements de gaz, la transformation économique qui en résultera pourrait alors augmenter considérablement leur pouvoir.

Israël a fait plusieurs découvertes successives d’importance ces dernières années – comme par ex. le gisement Leviathan estimé à 453 milliards de m³ – qui pourrait faire passer le pays d’importateur d’énergie à exportateur potentiel d’énergie avec l’ambition de livrer l’Europe, la Jordanie et l’Égypte. Le problème est que la plus grande partie des 3 450 milliards de mètres cubes de gaz et des 1,68 milliard de barils de pétrole du Bassin du Levant se trouve dans des eaux territoriales disputées par Israël, la Syrie, le Liban, Gaza et Chypre.

En plus de ces luttes régionales pour le gaz, Israël doit faire face à ses propres défis énergétiques, souvent méconnus. Ce ne sera sans doute pas avant 2020, par exemple, que le pays parviendra à mobiliser correctement la plus grande partie de ses ressources nationales.

Mais c’est seulement la partie émergée de l’iceberg. En 2012, dans une lettre – que le gouvernement israélien a gardée secrète– deux responsables scientifiques du gouvernement israélien ont prévenu le gouvernement que Israël, malgré toutes ses extraordinaires découvertes, n’avait pas encore la capacité d’exporter du gaz. Selon Ha’aretz, la lettre précisait que les ressources nationales israéliennes étaient de 50% inférieures à ce qui serait nécessaire pour procéder à des exportations dignes de ce nom et qu’en plus elles pourraient diminuer avec les années :

« Nous pensons qu’Israël aura augmenté sa consommation [nationale] de gaz naturel en 2020 et ne devrait donc pas exporter de gaz. Les estimations de l’Autorité de gaz Naturel sont inexactes. Il y a un fossé de 100 à 150 milliards de mètres cubes entre les projections de consommation qui ont été présentées au Comité et les projections plus récentes. Les réserves de gaz dureront sans doute moins de 40 ans ! »

Comme Dr Gary Luft – un conseiller du Conseil de Sécurité de l’Energie Etasunienne – l’a écrit dans le Journal de la Sécurité Energétique, « avec l’accélération de la diminution des ressources nationales de gaz et sans une augmentation rapide des importations égyptiennes de gaz, Israël pourrait être confronté à une crise énergétique dans les années qui viennent… Si Israël veut pouvoir poursuivre ses projets de gaz naturel, il doit diversifier ses sources d’approvisionnement.  »

Les nouvelles découvertes nationales d’Israël ne permettent pas de solutionner le problème dans l’immédiat parce que les prix de l’électricité ont atteint des records, ce qui accroît encore la nécessité de diversifier les approvisionnements. Ces problématiques sont la raison pour laquelle le premier ministre Netanyahou a déclaré le 11 février qu’il était temps de conclure un accord sur le gaz avec Gaza. Mais lorsqu’un nouveau cycle de négociations a été entamé avec l’Autorité Palestinienne, en septembre 2012, le Hamas a été exclu, et par conséquent il a rejeté l’accord comme illégitime.

Au début de l’année, le Hamas a condamné l’accord que l’AP avait conclu avec Israël pour lui acheter 845 millions d’euros de gaz provenant du gisement Leviathan sur les 20 années qui suivront la mise en service du gisement. Simultanément, l’AP a rencontré plusieurs fois le British Gas Group pour exploiter les gisements marins de Gaza, mais en excluant le Hamas – et donc les Gazaouis – du processus. Ce plan est le bébé du délégué du Quartette du Moyen Orient, Tony Blair.

Mais l’AP a aussi sollicité la compagnie russe Gazprom pour la même chose et des entretiens ont eu lieu entre la Russie, Israël et Chypre, sans qu’on sache au juste ce qu’il en est sorti. On ne sait pas non plus comment l’AP se propose de contrôler Gaza qui est gouverné par le Hamas.

Selon Anais Antreasyan, du Journal des Études Palestiniennes de l’Université de Californie, la revue de langue anglaise la plus respectée de toutes celles qui traitent du conflit arabo-israélien, l’étranglement israélien de Gaza a pour but de rendre « impossible l’accès des Palestiniens aux puits Marine-1 et Marine-2. » Le plan à long terme d’Israël « consiste non seulement à empêcher les Palestiniens d’exploiter leurs propres ressources, mais aussi à intégrer les gisements de gaz de Gaza dans les installations de forage en mer israéliennes adjacentes. » Tout cela fait partie d’une plus large stratégie consistant à :

« …. séparer les Palestiniens de leur terre et de leurs ressources naturelles pour les exploiter et ainsi bloquer le développement de l’économie palestinienne. En dépit de tous les accords formels impliquant le contraire, Israël continue à gérer toutes les ressources naturelles qui sont nominalement sous la juridiction de l’AP, que ce soit l’eau, la terre, la mer ou les ressources en hydrocarbures.. »

Pour le gouvernement israélien le Hamas continue d’être le principal obstacle à la finalisation de l’accord gazier. Comme le dit le ministre en exercice : « Notre expérience de la période d’Oslo nous a appris que les profits du gaz palestinien seraient sans doute utilisés pour financer le terrorisme contre Israël. Le Hamas n’est pas la seule menace… Il est impossible d’empêcher un groupe terroriste palestinien ou un autre de profiter peu ou prou de la manne gazière. »

La seule option, par conséquent, est une nouvelle « opération militaire pour éradiquer le Hamas. »

Malheureusement pour l’armée israélienne, anéantir le Hamas passe par la destruction de ce qui est perçu comme la base civile du groupe – et c’est pourquoi les victimes civiles palestiniennes sont infiniment plus nombreuses que les victimes israéliennes. Les deux camps ne valent pas mieux l’un que l’autre, mais la capacité de destruction d’Israël est simplement beaucoup plus grande.

Après l’opération « plomb fondu », le Comité Public contre la Torture en Israël (PCATI) de Jérusalem a découvert que l’armée israélienne avait adopté une doctrine de combat plus agressive basée sur deux principes – « zéro perte » pour les soldats israéliens même si cela nécessitait de tirer tous azimuts dans des zones fortement peuplées et la « doctrine dahiya » qui prône le bombardement des infrastructures civiles pour infliger de grandes souffrances à la population et les inciter à se révolter contre les opposants à Israël.

Cela a été confirmé dans les faits par la mission d’enquête diligentée par l’ONU à Gaza qui est arrivé à la conclusion que l’armée israélienne avait « délibérément fait un usage disproportionné de la force », contre les « infrastructures de soutien » de l’ennemi – « l’expression semble désigner la population civile », précise le rapport de l’ONU.

Les ressources ne sont pas la seule cause du conflit israélo-palestinien. Mais à une époque où l’énergie renchérit, la compétition pour le contrôle des énergies fossiles régionales influence de plus en plus des décisions qui ont le potentiel de déclencher une guerre.

Crimes à Gaza… Intifada ou Nakba… Palestine vaincra !

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3eme Intifada ou Nakba II ?

 

Gilad Atzmon

 

8 Juillet 2014

 

url de l’article:

http://www.gilad.co.uk/writings/3rd-intifada-or-nakba-ii.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

▪ Qui s’en soucie ? Les médias occidentaux ne manifestent que peu d’intérêt dans la couverture des affrontements actuels israélo-palestiniens.

▪ L’Hasbara israélienne préfère raser les murs en ce moment. Les affrontements actuels entre les forces de répression israéliennes et les Palestiniens se passent bien au sein des frontières pré-1967 d’Israël. Ce qui veut pratiquement dire, que la solution des deux états a perdu toute viabilité.

▪ Les soi-disants Irsraéliens-Arabes, ou devrions-nous dire, les Palestiniens qui possèdent la citoyenneté israélienne, font face à la brutalité de la foule juive.

▪ Il y a eu des appels aux pogroms contre les citoyens israélo-arabes provenant de tous les coins de la société israélienne.

▪ Le gouvernement israélien, d’habitude si faucon, apparaît relativement restreint et tempéré dans sa réaction vis à vis de la résistance palestinienne et l’action du Hamas à Gaza.

▪ Pourquoi ?

▪ Israël attend et espère un désastre. Un évènement tragique qui donnerait une excuse à son armée pour mettre en œuvre les mesures les plus drastiques.

▪ Gardons présent à l’esprit que “la voie de la tromperie” est profondément ancrée dans la culture hébraïque et les tactiques israéliennes (NdT: La devise du Mossad n’est-elle pas “Par la tromperie tu feras la guerre”…) ; Israël n’a pas vraiment besoin d’un Palestinien pour lui donner un prétexte à la guerre.

▪ La conclusion est inévitable, nous sommes à l’orée d’un scénarion catastrophe.

▪ La question demeure: Sommes-nous confrontés à une 3ème Intifada ou à une seconde Nakba ? Est-ce une révolte palestinienne ou les Israéliens procèdent-ils encore à un nettoyage ethnique ?

Bien que la terminologie diffère, d’une perspective israélienne il n’y a aucune contradiction entre les deux, ils sont des étapes complémentaires du même objectif, à savoir: Un état juif seulement.

Résistance politique: Le ghetto de Gaza harcelé par le sionisme colonial…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 9 juillet 2014 by Résistance 71

Gaza chancelle sous les bombardements israéliens

 

Joe Catron

 

8 juillet 2014

 

url de l’article en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article14678

 

Les Palestiniens de la bande de Gaza se préparent à des frappes ininterrompues pendant « Opération bordures protectrices », l’agression militaire israélienne contre l’enclave qui a commencé mardi aux aurores.

Tout de suite après son annonce vers 1H du matin, heure locale (22:00 GMT), l’armée israélienne a procédé à 65 frappes aériennes et 3 frappes navales contre 50 objectifs dans la bande de Gaza pendant la nuit, détruisant 5 maisons et blessant 16 Palestiniens dont 7 enfants.

Le Cabinet de Sécurité israélien s’est mis d’accord, à 18H lundi soir, pour intensifier les frappes sur Gaza en réponse aux tirs de roquettes en provenance des territoires occupés sans toutefois envoyer des troupes sur le terrain.

Dimanche soir et lundi matin, 3 frappes israéliennes ont tué 9 Palestiniens dans le camp de réfugiés de al-Bureij et à Rafah. Selon les brigades al-Qassam du Hamas, 7 des hommes tués à Rafah – Ibrahim ’Abdeen par des bombes et Ibrahim al-Bal’aawy, Abdul-Rahman az-Zamely, Mustafa Abu Morr, son jumeau Khaled Abu Morr, Yousef Sharaf Ghannam, et Jom’a Abu Shallouf dans une frappe ultérieure sur un tunnel – faisaient partie de leurs combattants.

« L’ennemi paiera un lourd tribut, » a déclaré le porte-parole du Hamas Sami Abu Zohri en réponse aux attaques.

Des sources dans l’armée ont affirmé à des médias israéliens que les combattants avaient été tués par leurs propres explosifs qu’ils déplaçaient dans les tunnels.

Mazen al-Jadya et Marwan Salim, tués dans une frappe précédente sur al-Bureij, étaient des combattants des brigades Abd al-Qadir al-Husseini.

Les groupes armés palestiniens ont riposté par des dizaines de tirs de roquettes sur Israël. Dans une déclaration au petit matin, les brigades al-Qassam ont prévenu que le groupe « répondrait en élargissant le champ de ses objectifs » si Israël continuait à viser les maisons car, a-t-il ajouté, « en bombardant des maisons civiles ils franchissent la ligne rouge. »

L’échange vient après presque un mois d’escalade de la tension suite à des raids israéliens, des détentions et des fusillades en Cisjordanie et un durcissement de l’étranglement de la bande de Gaza après la disparition des 3 jeunes colons qu’on a plus tard retrouvés morts près de Hébron le 12 juin.

« C’est une autre forme d’escalade, » a dit Noor Harazeen, une journaliste de Gaza à Middle East Eye, lundi soir, avant l’annonce de l’opération par Israël.

« Dans les escalades précédentes, il y avait quelques frappes aériennes ici et là et les combattants de la résistance tiraient quelques roquettes,” a-t-elle ajouté. “Cela ne durait que quelques jours et les Israéliens bombardaient surtout des endroits déserts en faisant peu de martyrs et de blessés. »

Mardi, les magasins de Gaza étaient plus fréquentés qu’un matin normal de Ramadan, le mois pendant lequel les musulmans jeûnent toute la journée, parce que les gens faisaient des stocks de produits de consommation.

« Cette opération va faire des morts à Gaza, » a dit Maher Azzam, un étudiant en droit du quartier al-Nasser de la ville de Gaza à Middle East Eye, mardi matin.

« Ça va être l’enfer ici, » a-t-il ajouté. « Personne ne pourra sortir de chez lui parce qu’Israël va viser tout ce qui bouge à Gaza. »

Les précédentes agressions militaires israéliennes en 2008-2009 et en 2012 ont contraint des milliers de Gazaouis à rester enfermés chez eux pendant des jours et des jours.

Pourtant ce sont dans les maisons privées que les Israéliens ont tué le plus de monde à la fois : 49 Palestiniens de la famille Samouni 2009 et 12 dans la maison des Dalou en 2012.

Et comme Israël recommence à viser les maisons privées, les Palestiniens ne sont pas plus à l’abri dans leur maison aujourd’hui que ceux qui ont été tués dans leurs maisons lors des précédents raids.

« Ils vont tuer des citoyens et détruire des maisons comme d’habitude mais à une bien plus vaste échelle, » a dit Azzam.

Une guerre contre les moyens de subsistance

Avec la fermeture du terminal de Kerem Shalom, la seule route que peuvent emprunter les importations de Gaza, à toutes les marchandises, sauf l’essence, la pression israélienne s’est accrue sur l’enclave.

Les familles de 377 prisonniers palestiniens ont été interdites de visite pendant plusieurs semaines.

Dimanche, Israël a réduit la zone de pèche autorisée aux pécheurs de Gaza de 6 miles nautiques, la distance maximum autorisée suite aux accords conclus avec les groupes palestiniens armés pour mettre fin au conflit de 2012, à 3 miles nautiques.

Le ministre palestiniens de l’agriculture a déclaré que cette décision qui s’est accompagnée de menaces de tirer sur les contrevenants était une « guerre contre des milliers de pécheurs palestiniens et leurs moyens de subsistance ».

Nizar Ayyash, un porte-parole du syndicat des pécheurs de Gaza a dit à Ma’an News que les pécheurs allaient continuer de pécher dans les 6 miles nautiques et qu’ils « verraient bien si on allait leur tirer dessus. »

L’opération israélienne dans la bande de Gaza s’accompagne d’une offensive en Cisjordanie. Depuis le 12 juin, l’armée israélienne a tué au moins 5 Palestiniens – Mustafa Hosini Aslan, Mahmoud Jihad Muhammad Dudeen, Ahmed Said Soud Khaled, Muhammad Ismail Atallah Tarifi, et Yousef Abu Zagha – et en a emprisonné plus de 830.

Pendant la même période, 17 Palestiniens ont été tués et plus de 50 ont été blessés dans la bande de Gaza, a annoncé, mardi, le ministre palestinien de la santé.

« Cette fois-ci ce n’est pas seulement une escalade à Gaza, » a dit Harazeen. « Cela s’accompagne de raids en Cisjordanie et dans la Palestine occupée depuis 1948. On peut parler d’une agression contre toute la Palestine. Ce qui se passe en Cisjordanie affecte la population de Gaza et ce qui se passe à Gaza affecte la Cisjordanie. »

Le Hamas a donné ses conditions pour un cessez le feu ; elles incluent les termes du précédent accord conclu avec Israël lors de la trêve de 2012 et la libération des Palestiniens libérés dans l’échange de prisonniers de 2011 qu’Israël a remis en prison.

« L’escalade va continuer, » dit Harazeen. « Je ne crois pas que les populations de la bande de Gaza et de Cisjordanie vont supporter ces attaques israéliennes sans rien dire. »

Les Gazaouis qui ont déjà enduré deux agressions miliaires au cours des six dernières années, semblent pour la plupart se résigner à cette nouvelle attaque et aux nouvelles épreuves à venir.

« La vie quotidienne à Gaza commence à se dégrader, » a dit Wafaa Abu Hajajj, journaliste à Gaza, lundi soir. « La population a peur d’une nouvelle guerre. Mais les Gazaouis sont forts. Après tout ce qu’ils ont subi, ils sont capables de faire face à n’importe quoi. »

Mardi matin, de bonne heure, les bombes ont commencé à tomber en quantité. « La population qui a supporté avec endurance les guerres précédentes, sera capable de supporter aussi celle-ci, » a affirmé Azzam.

* Joe Catron : New-Yorkais membre de ISM, Catron est un militant et journaliste qui vit à Gaza. 
Il a co-édité The Prisoners’ Diaries : Palestinian Voices from the Israeli Gulag, une anthologie de récits de prisonniers libérés en 2011. Son blog : http://joecatron.wordpress.com – son compte twitter : @jncatron.

Résistance au colonialisme: Israël attaque une fois de plus Gaza dans le silence merdiatique le plus assourdissant…

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Des avions de combat israéliens attaquent encore la Bande de Gaza

 

Press TV

 

14 mars 2014

 

url de l’article:

http://www.presstv.ir/detail/2014/03/13/354570/israeli-warplanes-attack-gaza-again/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Des avions de combat israéliens ont attaqués une nouvelle fois la Bande de Gaza assiégée, une journée après qu’une précédente attaque ait eu lieu contre l’enclave.

Les avions militaires ont conduit au moins trois raids aériens contre des cibles de l’enclave côtière. Ces attaques ciblaient les parties nord de la ville de Gaza et la ville de Rafah au sud.

Il n’y a pas eu de rapports de victimes à l’heure où nous écrivons.

D’après des témoins occulaires, les avions israéliens ont touché plusieurs endroits de l’enclave côtière mercredi.

Mardi, trois Palestiniens ont perdu la vie après qu’un drone israélien ait attaqué la ville de Khan Younis dans le sud de la Bande de Gaza.

Le mouvement de résistance palestinien du Djihad Islamique a répondu à l’agression en tirant une volley de roquettes, que Tel-Aviv a qualifié d’incident le plus sérieux depuis 2012 lorsqu’ils lancèrent un assaut aérien de 8 jours contre la Bande de Gaza.

Israël a lancé une offensive militaire majeure contre la bande assiégée de Gaza le 14 novembre 2012, laissant plus de 160 Palestiniens morts, dont beaucoup de femmes et d’enfants ; 1200 autres personnes furent blessées.

Pays du goulag levant (ex-USA): Quand le marionnettiste devient marionnette…

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Gaza 2012 c’est çà !… 

http://cryptome.org/2012-info/israel-gaza-kills/israel-gaza-kills.htm

Avertissement: ces photos sont crues et montre la guerre dans toute son horreur, personnes sensibles s’abstenir. Sur deux photos les victimes sont brûlées vraisemblement par du phosphore blanc, déjà utilisé lors de l’opération « Plomb durci » de 2008. La guerre en général n’est pas « romantique ». Elle est horrible, combattue par les pauvres des nations pour le seul profit des nantis, où que ce soit, quelque guerre que ce soit. Les premières victimes étant toujours les civils, femmes et enfants.

« Quand le riche fait la guerre, c’est le pauvre qui meurt » (J.P Sartre)

— Résistance 71 —

 

Amérique état marionnette

 

Par Dr. Paul Craig Roberts

 

Le 19 Novembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.informationclearinghouse.info/article33093.htm

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le gouvernement des Etats-Unis et ses sujets pensent que les Etats-Unis sont “la seule super-puissance au monde”. Mais comment un pays peut-il être une super-puissance quand son gouvernement et la majorité de ses sujets, spécifiquement ceux qui sont membres des églises évangélistes, se vautrent aux pieds du premier ministre israélien ? Comment un pays peut-il être une super-puissance lorsqu’il manque totalement de pouvoir pour déterminer sa propre politique étrangère au Moyen-Orient ? Un tel pays n’est pas une super-puissance ; un tel pays est un état marionnette.

Nous avons été les témoins ces derniers jours, une fois de plus, de la “super-puissance américaine” se vautrant aux pieds de Natanyahu. Quand celui-ci a décidé d’assassiner encore des femmes et des enfants palestiniens de Gaza, de détruire plus avant ce qu’il reste de l’infrastructure sociale du ghetto de Gaza et qu’il déclare que les crimes de guerres israéliens et les crimes contre l’humanité d’Israël, ne sont que de “simples pratiques de self-défense”, le sénat et le parlement américains, la maison blanche et les médias américains, tous, ont vivement apporté leur soutien à Netanyahu.

Le 16 Novembre, le congrès de la “super-puissance”, à la fois le sénat et la chambre basse, ont passé haut la main des résolutions écrites pour eux par l’AIPAC, le lobby israélien connu sous le vocable d’American Israel Public Affairs Committee, le seul agent étranger qui n’est pas obligé de s’enregistrer comme agent étranger. Le Global News Service juif a rapporté son pouvoir sur Washington avec fierté. Les démocrates et les républicains partagent ensemble le déshonneur de servir Israël et le mal au lieu de l’Amérique et de la justice pour les Palestiniens.

La maison blanche s’est empressée d’obéir aux ordres du lobby israélien. Le président Obama a annoncé qu’il est “totalement en soutien” de l’assaut israélien sur Gaza. Ben Rhodes, l’adjoint à la sécurité de l’état à la maison blanche a dit aux médias le 17 Novembre que la maison blanche “veut la même chose que les Israéliens”. Ceci est une supputation gratuite, car beaucoup d’Israéliens s’opposent aux crimes de leur gouvernement, qui n’est pas le gouvernement d’Israël, mais celui des colons, c’est à dire, celui d’immigrants fous de possession territoriale qui s’emparent illégalement, avec le soutien de Netanyahu, des terres palestiniennes.

L’Israël de Netanyahu est l’équivalent des républicains de Lincoln il y a 150 ans. A cette époque, il n’y avait aucune loi internationale pour protéger les états du sud, qui avaient volontairement délaissés l’Union, un droit constitutionnel exercé, afin d’éviter d’être exploité par les intérêts d’affaires du Nord. Subséquemment, l’armée de l’union (nord), après avoir dévasté le Sud, se retourna contre les Indiens, et il n’y avait pas non plus de loi internationale pour protéger les Indiens d’être assassinés et dépossédés par les armées de Washington.

Washington clâma que ses forces d’invasion étaient menacées par les arcs et les flèches des Indiens. Aujourd’hui, il y a une loi internationale qui protège les résidents palestiniens de West Bank et de Gaza. Néanmoins, à chaque fois que le monde essaie de rendre responsable le gouvernement israélien de ses crimes, la marrionnette d’Israël, Washington, met son veto à l’ONU pour bloquer la décision. La notion même qu’Israël soit menacée par les Palestiniens est aussi absurde que la notion que les Etats-Unis soient menacés par l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, le Yémen, la Syrie, le Pakistan et même l’Iran. Aucun de ces gouvernements émanant de ces pays n’a jamais proféré de menaces envers les Etats-Unis et quand bien même cela aurait été fait, cela n’aurait absolument aucun impact. Si une super-puissance peut-être menacée par des pays si lointains, alors elle n’est pas une super-puissance.

Diaboliser une victime est un moyen de cacher des crimes d’état. Les médias de la presse écrite ou audio-visuelle américains sont inutiles à barrer a route aux crimes de l’état. Les seuls crimes reportés par la presse sont ceux perpétrés par des “terroristes”, c’est à dire ceux qui résistent à l’hégémonie américaine et d’Américains comme Bradley Manning et Sibel Edmonds, qui ont libéré la vérité du secret officiel. Julian Assange de Wikileaks demeure en danger malgré l’asile politique qui lui a été accordé par le président de l’Équateur, car Washington se moque de la loi internationale comme d’une guigne.

Aux Etats-Unis, l’exercice du premier amendement de la constitution (NdT: liberté d’expression et de parole) est regardé de plus en plus comme un crime envers l’état. Le but des médias n’est plus de chercher la vérité, mais de protéger les mensonges officiels. Dire la vérité a pratiquement disparu et il en coûte cher aux journalistes qui s’y aventurent. Pour garder son boulot, chacun sert les intérêts de Washington et les intérêts privés de derrière le rideau que Washington sert. Dans sa dernière défense des crimes d’Israël en date du 19 Novembre, le président Obama a dit: “Aucun pays au monde ne tolérerait une pluie de missiles lui tombant dessus de l’extérieur”. Mais bien sûr, un grand nombre de pays tolère sans rien dire la pluie de missiles déclanchée par l’Amérique. Le criminel de guerre Obama fait pleuvoir les missiles en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen, et a fait pleuvoir les missiles en Somalie, en Libye, en Irak et en Syrie également. L’Iran sera sûrement le prochain.

L’attaque allemande sur le ghetto de Varsovie durant le guerre est une des histoires d’horreur de l’histoire juive. Un tel évènement se passe de nouveau, seulement cette fois, les juifs sont les perpétrateurs au lieu d’être les victimes. Aucune main ne s’est levée pour stopper Israël de son but avoué de l’opération en cours par le ministre de l’intérieur israélien Eli Yishai lorsqu’il a dit que le but était de “renvoyer Gaza au Moyen-Age”.