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Grand-Messe capitaliste du foot… L’entreprise du sport de gré ou de force…

Posted in actualité, altermondialisme, économie, crise mondiale, média et propagande, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, sport, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 13 juin 2014 by Résistance 71

Le petit peuple n’en voulait pas, la grand-messe a lieu quand même. Tandis que la seleçaõ bat péniblement son adversaire, des manifestations anti-FIFA et anti-système sont violemment réprimées par la police mercenaire corporatiste à quelques encablures des stades…

Le fascisme du sport corporatiste est une fois de plus en marche… Boycott de toute cette fumisterie !

— Résistance 71 —

 

Répression et criminalisation des protestations contre la Fifa : lettre ouverte de camarades brésiliens

 

Le Monde Libertaire

 

12 Juin 2014

 

url de l’article:

http://www.monde-libertaire.fr/international/17171-repression-et-criminalisation-des-protestations-contre-la-fifa-lettre-ouverte-de-camarades-bresiliens

 

Salutations aux personnes de l’étranger, désolé de vous interrompre, mais étant donné les circonstances, nous pensons qu’il est nécessaire que vous compreniez le contexte réel de la Coupe du monde de football à laquelle vous allez assister. Nous voulons juste vous apporter des informations que le gouvernement brésilien et sa compagnie de tourisme ne vous donneront probablement pas.

La Coupe du monde confiée à notre pays par la Fifa constitue une dépense, au moment où cette lettre est écrite, de 25,6 milliards de reais, qui équivaut à 11,5 milliards de dollars. De ce montant, plus de 83 % provenaient de deniers publics – l’argent des impôts du peuple lui-même. Le salaire minimum au Brésil est de 724 reais par mois (325 dollars), les billets pour les jeux peuvent monter à près d’un millier de dollars. Le travailleur brésilien paie pour un événement auquel il ne peut lui-même pas assister. Selon une enquête récente, 75,8 % des Brésiliens sont opposés aux investissements effectués pour cette Coupe du monde.

Notre pays a encore 3,7 millions d’enfants et adolescents non scolarisés et un taux d’analphabétisme de 10 %, selon l’Unesco. Comme si les déficiences de l’éducation n’étaient pas suffisantes, le gouvernement a instauré des vacances scolaires pendant la Coupe du monde. Nous vivons dans un pays où plus de 242 000 familles n’ont pas d’électricité, sans parler de la santé publique qui est encore loin d’être acceptable, tandis que l’idole du football, le « phénomène » Ronaldinho, déclare publiquement qu’« avec des hôpitaux on ne fait pas la Coupe du monde ».

Aujourd’hui, nous vivons une conjoncture économique extrêmement difficile, nous avons l’un taux d’imposition les plus élevés dans le monde, mais près de 50 % de notre PIB est utilisé pour payer une dette publique absurde, alors que les gens meurent de faim, et près de la moitié de la richesse que nous produisons va directement dans les poches de quelques banquiers, sans parler de ce que nous perdons à cause de la corruption et de la mauvaise administration des fonds publics.

Les dépenses excessives concernant la Coupe du monde ne sont que le sommet de cet iceberg ; au nom de cette Coupe, de nombreux droits civils ont été violés, ce qui n’est pas inhabituel dans un pays où nous avons une police fortement militarisée qui a déjà fait l’objet de nombreuses critiques d’institutions internationales telles que Amnisty International et l’ONU elle-même, qui a même fait une recommandation pour dissoudre la PM (police militaire brésilienne).

Les communautés proches des stades subiront une police ostensible et féroce, y compris avec la présence de l’armée, non pour assurer la sécurité du peuple, mais pour assurer la sécurité de vous, les touristes, comme c’est déjà le cas du Complexo da Maré, qui est déjà occupé par l’armée, la marine et la police militaire, en tout plus de 2 500 hommes. Le droit au logement n’a pas échappé au regard du gouvernement et de la Fifa : des milliers de familles ont déjà été déplacées en raison de l’événement, y compris les familles autochtones de Aldeia Maracanã, qui malgré leur résistance, ont été déplacées violemment.

Ce n’est pas une nouveauté pour nous non plus, dans le régime « démocratique » dans lequel nous vivons, de voir l’intervention militaire dans le chantier de construction d’une centrale en plein cœur de l’Amazonie (Belo Monte) pour empêcher les protestations des peuples indigènes et des communautés locales affectées par la construction du barrage. En outre, pour construire les stades à temps pour la Coupe du monde, plus d’une douzaine de travailleurs sont morts dans les chantiers de construction. En plus de tous ces problèmes, la prostitution des enfants dans le pays est toujours une réalité qui affecte environ 500 000 enfants selon le Forum national pour la prévention et l’élimination du travail des enfants. Ce scénario est potentiellement aggravé par la tenue de la Coupe.

Beaucoup d’entre nous sont indignés et descendent dans la rue pour protester, mais le gouvernement, bien soutenu par les médias, essaye de noyer tout cela en criminalisant les manifestations et en les réprimant durement avec son appareil militaire. Des ONG et organisations internationales ont dénoncé plusieurs violations des droits de l’homme.

L’État et ses administrations partisanes ne réagissent pas et ne répondent jamais aux besoins du peuple en matière de santé, d’éducation, de logement, d’emploi que nous avons conquis grâce à notre unité et nos luttes. Recevez cette lettre comme une demande de soutien, partagez cette information avec autant de personnes que possible, aidez-nous à montrer au monde une réalité que le gouvernement, la Fifa et les sponsors de la Coupe du monde essaient de cacher à tout prix.

Fenikso Nigra, Boletim Operário, Liga Sindical Operária Camponesa, Danças das Idéias, Caos em Fluxo, Barricada libertária

Traduit par les Relations internationales de la FA

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Editorial du Monde Libertaire 1744 12-19 Juin 2014

Au Chiapas, l’État assassine toujours les zapatistes. À Barcelone, il expulse et détruit à la pelleteuse un centre social autogéré créé il y a dix-sept ans. Au Brésil, il s’efforce d’écraser dans la violence les manifestations populaires qui osent défier la Fifa et la marche de l’économie sportive. En Thaïlande, ses bottes battent le pavé des rues au rythme de la musique militaire. En Chine, il oppose des rangées de flics à ceux qui voudraient commémorer le massacre de Tian’anmen. En Ukraine, il se dispute avec son homologue russe la domination du prolétariat. Machine de guerre contre l’émancipation des peuples, solide béquille de l’économie capitaliste, irréductible défenseur des intérêts des bourgeoisies, l’État n’en finit plus de mater les contestations que le capital ne parvient pas à digérer, et ce quelles que soient les formes qu’elles adoptent. Il n’y a rien à attendre de lui, si ce n’est son abolition, laquelle ne saurait advenir sans la construction d’un mouvement social autonome, à la fois en dehors et contre les partis politiques. Depuis des décennies, le prolétariat n’a que trop remis son sort dans les mains de l’État, et s’il a parfois ainsi obtenu des révolutions politiques, le retour de bâton n’a jamais tardé et l’émancipation sociale n’est jamais venue.

Tirons donc les leçons de l’histoire, et cessons de mettre notre confiance dans d’autres que nous-mêmes.  

De grand-messe en grand-messe: Après les élections bidons… la coupe du monde de foot bidon(ville)…

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Signe (implacable) des temps: même les Brésiliens ne veulent plus du football, de ce symbole de l’indécence inégalitaire capitaliste, du grand cirque sportif du Globalistan criminel et exploiteur… Quand on en arrive là, il est forcément l’heure… Un seul mot d’ordre: Boycott de cette fumisterie et de toutes les multinationales impliquées !

— Résistance 71 —

 

“On a besoin de nourriture pas de football”… Les graffitis de rue brésiliens expriment la rage contre la coupe du monde

 

RT

 

29 Mai 2014

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/162340-graffiti-brazil-football-worldcup/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A juste deux petites semaines du début de la coupe du monde de football au Brésil, ceux qui pensent que cet évènement global est trop lourd à supporter pour un pays comme le Brésil dont l’économie vacille, ont trouvé une nouvelle méthode pour canaliser leur énergie contestataire… avec les graffitis.

Des artistes de rue ont couvert les murs de Rio de Janeiro et de Sao Paulo avec des dessins qui blâment l’association mondiale du footbal la FIFA, pour avoir exploité le Brésil et le gouvernement local pour ignorer les besoins des pauvres.

Ils partagent tous la croyance que les quelques 11 milliards de dollars dépensés pour la coupe du monde auraient été bien mieux utilisés pour améliorer les transports, le système de santé et l’éducation. “C’est une bonne manière d’exposer les problèmes du pays”, a dit au journal The Guardian l’artiste de graffiti Pauo Ito. “Si le gouvernement ne veut pas montrer ces choses, c’est parce qu’il se sent honteux et s’il se sent honteux, il pourrait le prendre un peu plus au sérieux, du moins, c’est notre intention avec cette campagne”.

Malgré la passion des Brésiliens pour le football, plus d’un million de personnes sont descendues dans les rues à travers le pays l’an dernier pour demander l’annulation de la coupe du monde. La rage des gens ne fait qu’augmenter au fur et à mesure qu’on se rapproche de l’évènement, même les sessions d’entrainement de l’équipe du Brésil ont été marquées par des manifestations et des protestations du public.

Au même moment, des graffitis célébrant le tournoi à venir et les héros du football national, qui espèrent gagner un sixième titre à domicile, sont vandalisés.

A voir: La série de photos de cet art de la rue (pas toujours il est vrai…) que sont les graffitis sur l’article original en anglais:

http://rt.com/news/162340-graffiti-brazil-football-worldcup/