Archive pour coup d’état pro US ukraine

Ingérence occidentale en Ukraine: le PDG de la CIA visite Kiev et commandite la répression… Jeu de mains, jeu de vilains…

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“Les guerres modernes ne sont plus faites pour être gagnées mais pour durer” (George Orwell)

A notre sens, les banquiers ne veulent pas de guerre totale, ils souffriraient autant que nous des retombées nucléaires, mais il veulent le chaos généralisé. Débuté en Libye, puis en Syrie, l’oligarchie veut étendre le chaos créateur du Nouvel Ordre Mondial (ordo ab chao) aux portes de la Russie. Nous pensons plus que jamais que le seul moyen de sortir de cette spirale infernale menant au totalitarisme planétaire, est pour les peuples de sortir du système pyramidal, de refuser toute obéissance aux autorités auto-proclamées et de reprendre les affaires en main, sans délégation de pouvoir, en autogestion politique, sociale et économique. Ce qui nous est promis par le système étatique pyramidal, c’est la continuité de la mise en esclavage et le totalitarisme planétaire exercé par le plus petit nombre. La plannification de la mort de la société étatico-pyramidale se doit de devenir une priorité pour les peuples.

~ Résistance 71 ~

 

Washington conduit le monde à la guerre

 

Paul Craig Roberts

 

14 Avril 2014

 

url de l’article:

http://www.paulcraigroberts.org/2014/04/14/washington-drives-world-war-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le directeur de la CIA a été envoyé à Kiev pour lancer une suppression militaire des séparatistes russes des régions sud et Est de l’Ukraine, d’anciens territoires russes pour la plupart, qui furent stupidement rattachés a l’Ukraine au temps des soviétiques.

Le plan de Washington de se saisir de l’Ukraine a négligé le fait que les Russes et les parties parlant russe de l’Ukraine n’allaient pas être d’accord avec leur insertion dans l’UE et l’OTAN tout en se soumettant à la persécution des personnes parlant le russe. Washington a perdu la Crimée de laquelle il voulait expulser la Russie de sa base navale sur la Mer Noire. Au lieu d’admettre que le plan pour saisir l’Ukraine a foiré, Washington est incapable d’admettre une erreur et donc pousse la crise vers des niveaux plus dangereux.

Si l’Ukraine se dissout en sécession avec les anciens territoires russes retournant à la Russie, Washington sera confronté à la honte que le coup d’état qu’il a fomenté à Kiev n’a fait que restaurer les anciennes provinces russes à la Russie. Pour éviter cet embarrassement, Washington pousse la crise vers la guerre.

Le directeur de la CIA a instruit le gouvernement que Washington a choisi pour Kiev de demander à l’ONU de l’aide pour repousser les “terroristes” qui, avec une soi-disante aide russe, attaquent l’Ukraine. Dans le vocabulaire de Washington, l’auto-détermination est un signe de l’interférence russe. Comme l’ONU est une organisation essentiellement financée par Washington, Washington aura ce qu’il veut.

Le gouvernement russe a déjà clarifié il y a quelques semaines que l’utilisation de violence contre les manifestants en Ukraine méridionale et orientale obligerait le gouvernemet russe à envoyer l’armée pour protéger les ressortissants russes, tout comme la Russie l’avait fait en Ossétie du Sud lorsque Washington avait ordonné à sa marionnette georgienne d’attaquer les troupes gardiennes de la paix et les résidents russes de la région.

Washington sait que le gouvernement russe ne peut pas rester les bras croisés tandis qu’un état marionnette de Washington attaque des Russes et pourtant, Washington pousse la crise actuelle vers la guerre.

Le danger pour la Russie est que le gouvernement russe va s’en remettre à la diplomatie, aux organisations internationales, à la coopération internationale et au bon sens et l’intérêt des politiciens allemands et des politiciens des autres états européens marionnettes de Washington.

Pour la Russie, ceci pourra bien être une erreur fatale. Il n’y a absolument aucune bonne volonté émanant de Washington mais que le mensonge. Le délai des Russes donne à Washington le temps de masser des forces aux frontières avec la Russie et sur la Mer Noire et de diaboliser la Russie avec sa propagande, fouettant la population américaine dans un état de folie guerrière. Ceci est déjà en train de se passer.

Kerry a bien fait comprendre à Lavrov que Washington n’écoute aucunement la Russie. Comme Washington paie bien, ses marionnettes européennes n’écoutent pas la russie non plus. L’argent est bien plus important pour les politiciens européens que la survie de l’humanité.

A mon avis, Washington ne veut en rien que la crise ukrainienne ne se résolve de manière diplomatique et raisonable. En fait, il serait probablement mieux pour la Russie de bouger immédiatement et d’occuper les territoires russes d’Ukraine et de les réabsorber dans la Russie, de là où ils viennent en première instance. Ceci devrait être fait avant que les Etats-Unis et ses marionnettes de l’OTAN se soient préparés à la guerre. Il est bien plus difficile pour Washington de commencer une guerre lorsque les objectifs de la guerre ont déjà été perdus. La Russie sera diabolisée par une propagande sans relâche qu’elle ré-absorbe ou non les territoires traditionnels. Si la Russie permet à ces territoires d’être supprimés par Washington, le prestige et l’autorité du gouvernement russe s’effondrera, c’est peut-être du reste ce sur quoi compte Washington.

Si le gouvernement de Poutine reste les bras croisés tandis que l’Ukraine russe est supprimée, le prestige de Poutine va chuter et Washington finira le gouvernement russe en mettant en action ses centaines d’ONG qu’il finance en Russie, et que le gouvernememt russe a si stupidement toléré sur son sol. La Russie est minée par la 5ème colonne de Washington.

A mon avis, les gouvernements russe et chinois ont commis de tragiques erreurs stratégiques en demeurant au sein du système de paiement international fondé sur le dollar. Les pays du BRICS et tout autre nation ayant un tant soit peu de cervelle devraient instantanément déserter le système dollar, qui est le mécanisme même de l’impérialisme américain. Les pays du BRICS devraient immédiatement créer leur propre système de paiement séparé et leur propre système de communications/internet.

La Russie et la Chine ont fait ces erreurs stratégiques, parce que venant des échecs communistes et de la répression, elles ont assumé de manière naïve que Washington était pur, complètement dévoué à sa propagande d’auto-description de chevalier blanc de la loi, de la justice, de la compassion et des droits de l’Homme.

En fait, Washington, le pays “exceptionnel”, “indispensable”, n’est motivé que par sa domination hégémonique du monde. La Russie, la Chine et l’Iran se trouvent directement sur le chemin de Washington en route vers l’hégémonie et sont donc destinées à être attaqués.

L’attaque sur la Russie se précise.

Résistance politique: Fin de l’empire ou fin du monde ?… (Paul Craig Roberts)

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La fin des Etats-Unis ou du monde est-elle proche ?

Ce sera l’un ou l’autre

 

Paul Craig Roberts

 

9 Avril 2014

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2014/04/09/us-world-coming-end-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

2014 prend la tournure de l’année du retour de bâton pour les Etats-Unis.

Deux pressions majeures montent sur le dollar US. L’une provient de la capacité diminuée de la réserve fédérale à plomber le prix de l’or alors que les stocks d’or de l’occident se contractent et de la connaissance par le marché du fait de l’élargissement du plombage du prix de l’or illégal par le fed. La preuve en est qu’il y a des sommes très importantes de transactions à très courts termes qui sont larguées dans le marché des futurs papiers de l’or à une période où l’échange est mince et sans équivoque. Il est devenu plus qu’évident que le prix de l’or est truqué dans les marché futurs afin de protéger la valeur du dollar des méfaits des QE (Quantitative Easings).

L’autre pression provient des stupides menaces de sanctions du régime Obama sur la Russie. Les autres pays ne veulent plus supporter l’abus de Washington sur le standard mondial du dollar. Washington utilise le système de paiement international basé sur le dollar pour infliger des dégâts aux pays qui résistent à son hégémonie politique.

La Russie et la Chine en ont assez. Comme je l’ai rapporté ainsi que Peter Koenig ici: http://www.informationclearinghouse.info/article38165.htm

La Russie et la Chine sont en train de déconnecter leur commerce international du dollar. Par conséquent, la Russie fera son commerce, incluant les ventes de pétrole et de gaz naturel à l’Europe, en roubles et dans des monnaies de ses partenaires du BRICS.

Ceci veut dire une grosse baisse dans la demande pour le dollar et donc une baisse en conséquence de sa valeur.

Comme John Williams de shadowstats.com l’a clarifié, l’économie n’a pas du tout récupéré de la chute de 2008 et s’est même affaiblie plus avant. La vaste majorité de la population américaine est pressurisée par le manque de croissance de revenus depuis des années. Comme les Etats-Unis sont maintenant une économie dépendante de ses importations, une chute de la valeur du dollar va faire augmenter les prix domestiques et pousser les standards de vie et de consommation encore plus à la baisse.

Tous les compteurs pointent vers un échec économique des Etats-Unis en 2014 et ceci constitue la conclusion de rapport économique de John Wiliams du 9 Avril.

Cette année pourra aussi voir l’effondrement de l’OTAN voire même de l’UE. Le coup d’état inconscient de Washington en Ukraine et les menaces de sanctions contre la Russie ont poussé les marionnettes de l’OTAN sur un terrain bien dangereux. Washington a très mal évalué la réaction de l’Ukraine au renversement de son gouvernement élu et l’imposition de sbires comme gouvernement marionnette. La Crimée s’est très vite détachée de l’Ukraine et a rejoint la Russie. D’autres anciens territoires russes en Ukraine vont sans doute bientôt suivre. Des manifestants à Donetsk, Lugansk et Karkhov ont déjà demandé leur regerendum. Les manifestant ont déjà déclaré les républiques populaires de Karkhov et de Donetsk. Le gouvernement fantoche de Washington à Kiev a menacé de réduire ces manifestations par la violence. http://rt.com/news/eastern-ukraine-violence-threats-405/

Washington clâme à qui veut l’entendre que les manifestations sont organisées par la Russie, mais plus personne ne veut croire Washington, même plus ses sbires ukrainiens.

Les rapports d’information russes ont identifié des mercenaires américains parmi la force armée de Kiev qui a été envoyée pour réduire la protestation en Ukraine orientale. Un membre du parti néo-nazi Patrie à l’assemblée de Kiev a appelé à faire fusiller les manifestants.

Toute violence envers les manifestants verra sûrement une intervention de l’armée russe et cela aura pour résultat le retour à la Russie de ses anciens territoires donnés à l’Ukraine par le parti communiste de l’URSS.

Avec Washington menaçant à tort et à travers, cela pousse l’Europe vers deux confrontations des plus désagréables et indésirables. Les européens ne veulent pas d’une guerre avec les Russes à cause d’un coup d’état de Washington à Kiev et les Européens comprennent bien que toutes réelles sanctions sur la Russie, si elles sont observées, auront de bien pires répercussions sur l’Europe. Au sein de l’UE, des disparités économiques grandissantes, un taux élevé de chômage et des mesures d’austérité draconniennes imposées aux membres les plus pauvres, ont produit de grosses tensions. Les Européens ne sont pas du tout d’humeur à supporter l’impact d’un conflit avec la Russie orchestré par Washington. Tandis que Washington propose la guerre et le sacrifice aux Européens, la Russie et la Chine offrent le commerce et l’amité. Washington fera de son mieux pour garder les politiciens européens qu’il a acheté dans la ligne du parti de ses politiques, mais l’inconvénient pour l’Europe de demeurer avec Washington est maintenant bien plus grand.

A bien des égards, Washington émerge maintenant de manière très duplicite aux yeux du monde, fourbe et totalement corrompu. Un procureur de la Securities and Exchange Commission (NdT: la SEC de Wall Street, le soi-disant “sheriff” de la finance américaine), James Kidney a profité de son départ à la retraite pour révéler que des gens plus hauts placés ont mis au placard ses accusations et enquêtes sur Goldman Sachs et autres banques “trop grosses pour se planter”, parce que ses patrons à la SEC n’étaient pas concentrés sur la justice mais “sur l’acquisition de boulots hautement payés après la fin de leur temps dans l’administration” en protégeant les banques de toutes poursuites pour leurs actions illégales. http://www.counterpunch.org/2014/04/09/65578/

L’agence américaine internationale pour le développement, l’USAID, a été prise la main dans le sac d’essayer d’utiliser des médias sociaux pour renverser le gouvernement de Cuba. http://rt.com/news/cuba-usaid-senate-zunzuneo-241/

Cette audacieuse irresponsabilité survient en plus du scandale de l’espionnage de la NSA, de la publication du rapport d’enquête du journaliste Seymour Hersch sur l’attaque au gaz sarin en Syrie qui était en fait une attaque fausse-bannière de l’OTAN par son membre de la Turquie afin de justifier une attaque militaire des Etats-Unis sur la Syrie, de Washington forçant l’avion du président bolivien Morales d’attérir pour le fouiller (NdT: dans la “chaleur de l’affaire Snowden et du scandale de la NSA), des armes de destruction massive que soi-disant possédait Saddam Hussein, de l’abus dans l’utilisation de la résolution sur la zone d’interdiction aérienne en Libye pour effectuer une attaque militaire sur ce pays et on en passe et des meilleures. De fait, Washington a tellement détruit la confiance des autres pays dans le jugement et l’intégrité du gouvernement américain que le monde a perdu toute croyance dans le leadership des Etats-Unis. Washington est aujourd’hui réduit à proférer sans cesse des menaces et à corrompre et se présente de manière accrue comme un petit caïd de cour de récrée.

Les coups de marteau que Washington s’est infligé à lui-même commencent à se faire sentir. Le plus sérieux coup de tous est qu’il commence à être compris partout, que la théorie du complot barjot concoctée par Washington en ce qui concerne les attentats du 11 Septembre 2001 est fausse. Un très grand nombre d’experts indépendants ainsi que plus d’une centaine de personnels des premiers secours qui étaient sur place, ont contredit tous les aspects de la théorie du complot absurde de Washington. Plus aucune personne avisée ne croit que quelques Saoudiens, incapables de piloter, agissant sans aucune aide de services de renseignement, ont mis en échec total la sécurité nationale de l’état, ont floué non seulement les 16 agences de renseignement américaines, mais aussi les agences de renseignement de l’OTAN et d’Israël.

Rien n’a fonctionné le 11 Septembre 2001. La sécurité des aéroports a foiré 4 fois en une heure, plus en une heure que dans toutes les 116 232 heures combinées du XXIème siècle. Pour la première fois de son histire, l’armée de l’air a été incapable de faire décoler ses intercepteurs. Pour la première fois de l’histoire, les contrôleurs aériens ont perdu quatre appareils pendant une heure sans rien rapporter. Pour la première fois de l’histoire, des incendies de courtes durées et à basse température sur quelques étages seulement ont causé de tels dégâts structurels à l’acier que les bâtiments se sont effondrés. Pour la première fois dans l’histoire, 3 grattes-ciel sont tombés essentiellement à la vitesse de la chute libre sans le bénéfice de démolition contrôlée en dessous pour enlever la résistance à l’effondrement.

Les deux-tiers des Américains ont cru cette histoire de barjot. La gauche y a cru, parce qu’elle y a vu l’histoire des opprimés se vengeant de l’empire du mal américain. La droite y a cru, parce qu’elle l’a vu comme les musulmans diabolisés frappant la bonté de l’Amérique. Le président de l’époque George W. Bush avait très bien exprimé la vision de la droite: “Ils nous haïssent pour notre liberté et notre démocratie”.

Mais personne d’autre ne l’a cru, de tous sûrement pas les Italiens. Ceux-ci ont été informés quelques années auparavant des évènements fausse-bannières organisés par leur gouvernement quand leur président révéla la vérité au sujet de l’Opération Gladio. Celle-ci fut une opération gérée par la CIA et les services de renseignement italiens pendant la seconde moitiè du XXème siècle. Des bombes explosèrent tuant des femmes et des enfants européens pour en faire porter la responsabilité aux communistes et ainsi éroder le soutien des peuples aux partis communistes alors florissants.

Les Italiens furent parmi les premiers à faire des présentations vidéo défiant l’histoire à dormir debout de Washington sur le 11 septembre. Le défi ultime vint avec ce reportage de 1h45 intitulé; “Zéro”, que vous pouvez visionner ici:

http://www.youtube.com/watch?v=QU961SGps8g&feature=youtu.be

Zero fut produit en tant que film d’enquête sur le 11 septembre par l’entreprise italienne Telemaco. Des gens célèbres apparaissent dans le film ainsi que bon nombre d’experts, ensemble ils réfutent et prouvent comme fausse chaque assertion faite par le gouvernement américain concernant les attentats.

Le film fut montré au parlement européen.

Il est impossible pour quiconque visionne ce film de croire un mot de l’explication officielle des attentats du 11 septembre.

La conclusion est très difficile à éviter, que des éléments du gouvernement américain ont fait exploser (imploser) trois grattes-ciel de New York afin de pouvoir détruire l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, la Somalie, la Syrie, l’Iran et le Hezbollah et de pouvoir lancer l’agenda néoconservateur de l’hégémonie mondiale des Etats-Unis.

La Chine et la Russie ont protesté mais ont accepté la destruction de la Libye alors même que cela était à leur détriment ; mais l’Iran est devenu la ligne rouge à ne pas franchir. Washington a été bloqué, alors Washington a décidé de causer des problèmes majeurs à la Russie par le moyen de l’Ukraine afin de distraire la Russie des agendas de Washington ailleurs.

La Chine n’était pas sûre de la marche à suivre entre ses surplus commerciaux avec les Etats-Unis et l’expansion de son l’encerclement par Washington avec ses bases aériennes et navales. La Chine en est arrivée à la conclusion qu’elle a le même ennemi que la Russie: Washington.

Une de ces deux choses est très probable: soit le dollar sera abandonné et sa valeur va chuter, mettant ainsi fin au statut de super-puissance de Washington ainsi à la menace pour la paix mondiale, ou Washington va mener ses marionnettes à un conflit militaire majeur contre la Russie et la Chine. Le résultat d’une telle guerre sera bien plus dévastateur que l’effondrement du dollar.

Ingérence occidentale en Ukraine: La Russie ne joue plus au « Monopoly » avec Washington …

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Analyse pertinente de Paul Craig Roberts, c’est ici l’économiste qui parle et il nous livre une des clefs de la solution pour se défaire de l’empire: Dire NON ! Refuser de jouer le jeu du dollar, un autre clef étant le levier légal tenu par les nations autochtones pour légalement priver l’empire de son territoire usurpé.

Si en apparence le pays du goulag levant paraît encore fort, l’étau se resserre considérablement sur son empire. Les masques tombent, l’empereur est nu, le colosse aux pieds d’argile chancèle, çà sent de plus en plus le sapin pour les oligarques, qui désespérés, cherchent à porter l’estocade de leur Nouvel Ordre Mondial.

Les peuples et l’humanité prévaudront, la question est maintenant de savoir ce que nous voulons pour notre monde et notre société humaine ? Il nous faut détruire la pyramide et remettre la société à plat. Les éléments existent.

— Résistance 71 —

 

Obama menace la Russie et l’OTAN

 

Paul Craig Roberts

 

6 Avril 2014

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2014/04/06/obama-issues-threats-russia-nato-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le régime Obama a envoyé simultanément des menaces aux ennemis qu’il se fait de la Russie et de ses propres alliés européens de l’OTAN, alliés sur lesquels Washington se repose pour soutenir des sanctions contre la Russie. Ceci ne peut que mal se finir.

Alors que même les Américains qui vivent dans un environnement médiatique complètement contrôlé le savent, les Européens, les Sud-Américains et les Chinois sont furieux de l’espionnage de leurs communications par la National Stasi Agency ou NSA. L’affront de la NSA contre la légalité, la constitution des Etats-Unis et les normes diplomatiques internationales est sans précédent dans l’histoire et pourtant, l’espionnage continue de plus belle, tandis que le congrès américain suce son pouce et trahit son serment de défendre la constitution des Etats-Unis.

A Washington, le babillage de la branche exécutive au sujet de la “sécurité nationale” suffit pour nier et faire annuler la loi statutaire et les obligations constitutionnelles. L’Europe occidentale, voyant que la Maison Blanche, le congrès et les tribunaux fédéraux sont impotents et incapables de mettre la bride à l’état policier Stasi, a décidé de créer un système de communication européen qui exclut les entreprises américaines afin de protéger la vie privée des citoyens européens et des communications gouvernementales des écoutes de la Stasi de Washington.

Le régime Obama, désespéré qu’aucun individu et aucun pays ne puissent échapper à la nasse espionne, a dénoncé l’intention de l’Europe occidentale de protéger la confidentialité de ses communications comme étant un “acte de violation des lois du commerce”.

Le représentant américain du commerce d’Obama, qui a négocié en secret des “accords commerciaux” en Europe et en Asie qui donnent une immunité aux entreprises américaines vis à vis des lois des pays qui signent l’accord, a menacé de pénalités à l’OMC si le réseau de communications de l’Europe excluait les entreprises américaines qui servent d’espions à la NSA. Washington dans toute la splendeur de son arrogance a dit à ses alliés les plus nécessaires que s’ils ne laissaient pas la NSA les espionner, ils utiliseraient l’OMC pour les sanctionner.

Voilà. Le reste du monde a maintenant la meilleure des raisons de sortir de l’OMC et d’éviter à tout prix les “accords commerciaux” Trans-Pacifique et Trans-Atlantique. Ces accords n’ont rien à voir avec le commerce. Le but de des “accords commerciaux” est d’établir une hégémonie de Washington et des entreprises américaines sur les autres pays.

Dans une arrogante démonstration du pouvoir de Washington sur l’Europe, le représentant du commerce américain a averti les alliés de Washington: “Le représentant du commerce va surveiller attentivement le développement de telles propositions”, de créer un réseau de communication européen séparé. . http://rt.com/news/us-europe-nsa-snowden-549/
Washington se fie à la chancelière allemande, au président français et au PM de la GB afin qu’ils placent le service et l’allégeance à Washington devant la confidentialité des communications de leurs pays.

Il est aparu au gouvernement russe que faire partie du système monnétaire lié par dollar américain, veut dire que la Russie est ouverte au pillage par les banques et entreprises occidentales ou par des individus financés par celles-ci ; que le rouble est vulnérable pour la spéculation à la baisse dans les marchée de change et que la dépendance au système de paiement international américain expose la Russie à des sanctions arbitraires imposées par le “pays exceptionnel et indispensable”.

Pourquoi cela a t’il pris tant de temps à la Russie de comprendre que le système de paiements en dollar met les nations sous la férule de Washington est intrigant. La réponse se trouve peut-être dans le succès de la propagande américaine de la guerre froide. Cette propagande a fait le portrait de l’Amérique comme étant la lumière resplendissante, la grande respectueuse des droits de l’Homme, l’opposante à la torture, la garante de la liberté, la défenseuse des petits, l’amoureuse de la paix et la bénéfactrice du monde. Cette image a survécu alors même que le gouvernement américain empêchait la montée de gouvernements représentatifs en Amérique Latine et alors que les Etats-Unis avaient bombardé une demi-douzaine de pays pour les renvoyer à l’âge de pierre.

Les Russes émergeant du communisme (NdT: d’état, qui est totalement différent du communisme libertaire, qui est à l’origine de la première assemblée populaire ou “soviet” en 1905 à St Pétersbourg) s’alignèrent naturellement avec l’image propagandiste de la “liberté américaine”. Que les Etats-Unis et l’Europe étaient corrompus et avaient bien du sang sur leurs mains a été complètement occulté. Pendant les années de propagande anti-soviétique, Washington faisait assassiner des femmes et des enfants en Europe et faisait porter le chapeau aux communistes. La vérité se fit jour, lorsque l’ancien président italien Francesco Cossiga révèla publiquement les dessous de l’Opération Gladio, un plan terroriste fausse-bannière géré par la CIA et le renseignement italien pendant les années 1960, 70 et 80, qui cibla des femmes et des enfants européens afin de blâmer les communistes et ainsi d’empêcher, en sapant les opinions publiques, que les partis communistes européens ne fassent de gros progrès sur le plan électoral. L’opération Gladio est un des évènements fausse-bannière les plus connus de l’histoire, ayant résulté en des confessions extraordinaires de la part des services de renseignement italien (NdT: lire les recherches des deux meilleurs historiens à ce sujet: Webster G. Tarpley et le professeur suisse Daniele Ganser de l’université de Bâle).

Maintenant que le gouvernement russe comprend que la Russie doit sortir du système du dollar afin de protéger sa souveraineté, le président Poutine est entré dans des échanges troc/rouble pour les accords pétroliers et gaziers avec la Chine et l’Iran. Mais Washington ne veut pas que la Russie abandonne le système de paiement international en dollar. Zero Hedge, une source d’information de bien plus de confiance que les médias écrits et audio-visuels américains, rapporte que Washington a menacé la Russie et l’Iran que tout accord sur le pétrole/gaz conclut hors dollar mènerait à des sanctions américaines.

http://www.zerohedge.com/news/2014-04-04/us-threatens-russia-sanctions-over-petrodollar-busting-deal

L’objection de Washington à l’accord irano-russe a rendu clair pour tous les gouvernements que Washington utilise le système de paiement international basé sur le dollar comme moyen de contrôle. Pourquoi donc des pays devraient accepter un système de paiement international qui met en danger et rogne leur souveraineté ? Que se passerait-il si au lieu d’accepter passivement le dollar comme moyen de paiement international, les pays simplement le laissaient tomber ? La valeur du dollar s’effondrerait ainsi que le pouvoir de Washington. Sans le pouvoir donné à Washington par le dollar en tant que réserve monnétaire mondiale pour payer les factures et imprimer toujours plus d’argent, les Etats-Unis ne pourraient pas maintenir leur posture militaire agressive ou ses pots-de-vin aux gouvernements étrangers pour jouer le même jeu.

Washington serait un empire déchu de plus, dont la population peut difficilement joindre les deux bouts, avec le 1% qui comprend les méga-riches en concurrence avec leurs yachts de 60m et leurs jets d’eau à 750 000 dollars. L’aristocratie et les serfs ; c’est ce que l’Amérique est devenue (NdT: Là, Roberts devrait (re)lire Howard Zinn… ce n’est pas ce que l’Amérique est devenue… c’est ce qu’elle a toujours été…), un retour à l’âge féodal (NdT: les oligarques ne s’en sont jamais cachés et ont toujours prôné une société néo-féodale post-industrielle… Nous y sommes, qu’allons-nous faire contre ?).

Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il soit universellement reconnu que les Etats-Unis sont un état décrépit et en échec. Espérons que cette reconnaissance se passe avant que les arrogants locataires de Washington ne fassent exploser le monde à la poursuite de l’hégémonie sur les autres.

Les actions provocatrices de Washington contre la Russie sont inconscientes et dangereuses. Le renforcement plus avant des forces aériennes, terrestres et navales aux frontières de la Russie par l’OTAN est en violation du traité Russie-OTAN de 1997 et de la convention de Montreux, ceci bien sûr frappe le gouvernement russe par la suspiscion qui s’en dégage, spécifiquement alors que le renforcement est justifié sur la base de mensonges au sujet de la Russie voulant envahir la Pologne, les états baltes et la Moldavie en addition de l’Ukraine.

Ces mensonges sont transparents. Le ministre russe des AE, Sergueï Lavrov, a demandé une explication à l’OTAN disant: “Nous n’attendons pas seulement des réponses, mais des réponses qui seront fondées sur le respect des règles sur lesquelles nous nous sommes mis d’accord.”

http://rt.com/news/lavrov-ukraine-nato-convention-069/

Anders Fogh Rasmussen, la marionnette de Washingrton installée à l’OTAN comme cakou en chef qui n’est pas plus en charge de l’OTAN que je ne le suis, a répondu d’une façon qui va faire monter l’anxiété des Russes. Rasmussen a en effet balayé la requête du ministre russe Lavrov pour une explication comme étant “propagande et désinformation”.

Clairement, nous sommes les témoins de tensions montantes causées par Washington et l’OTAN. Ces tensions sont à additionner aux tensions se faisant sentir depuis le coup d’état de Washington en Ukraine. Ces actions inconscientes, folles et dangereuses ont totalement détruit la confiance du gouvernement russe dans l’occident et ont fait avancer plus avant le monde vers une guerre mondiale.

Les manifestants de Kiev, appelés dans la rue par les ONG de Washington, n’ont pas réalisé que leur stupidité a mis le monde sur la voie de l’armageddon nucléaire.

Ingérence occidentale en Ukraine: Kharkov et Donetsk clâment leur indépendance…

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… et demandent un referendum pour rejoindre la Russie comme la Crimée l’a fait le mois dernier. On se demande bien pourquoi les « valeurs » si « démocratiques » de l’UE et de ses sbires de Kiev n’appellent pas ces braves gens à les rejoindre…

— Résistance 71 —

 

Les manifestants de la ville de Kharkov déclarent leur indépendance de Kiev

 

Press TV

 

7 Avril 2014

 

url de l’article:

http://www.presstv.ir/detail/2014/04/07/357610/ukraines-kharkiv-declares-independence/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Des gens de la ville de Kharkov en Ukraine ont déclaré leur indépendance de Kiev suivant un mouvement similaire de la ville de Donetsk et de ses partisans pro-russes.

Des manifestants ont annoncé lundi la formation de la république populaire indépendante de Kharkov devant le bâtiment administratif régional.

Ils ont aussi tenu leurs propres élections dans ce qu’ils ont appelé les législateurs nationaux.

De plus, les manifestants sont entrés en confit avec des groupes pro-Ukraine devant le bâtiment.

La police a essayé de séparer les deux groupes alors qu’ils se lançaient l’un, l’autre des bâtons et des cailloux.

Environ 50% des habitants de la région sont d’ethnie russe qui pensent que les autorités agissantes d’Ukraine sont des nationalistes qui vont réprimer et opprimer les Russes.

Plus tôt dans la journée, des gens de la ville orientale de Donetsk ont déclaré leur indépendance et la formation de la république populaire de Donetsk. Ils ont demandé qu’un referendum pour rejoindre la Russie se tienne le 11 Mai.

Le chef de l’administration générale du ministère des affaires intérieures de la région de Donetsk, Roman Mikolaïivitch Romanov, qui est en charge des 16 000 personnels des forces de sécurité est aussi passé aux nouvelles autorités pro-russes.

L’ancienne premier ministre Ioulia Timochenko qui était dans la ville a exprimé son désaccord avec les referendums dans les parties orientales du pays.

Ailleurs dans la ville du sud de l’Ukraine Nikolaïev, le peuple a fait flotter le drapeau russe au sommet du bâtiment administratif régional. Des ralliies rivaux sont aussi organisés dans la ville septentrionale d’Odessa.

Les manifestations ont pris de l’ampleur après la déclaration d’indépendance de la Crimée vis à vis de l’Ukraine le 17 mars dernier et que celle-ci ait officiellement demandé son rattachement à la Russie. Ceci se passa juste après un referendum tenu un jour plus tôt dans lequel 96,8% des Criméens votèrent pour la r´únion avec la Russie.

Ingérence occidentale en Ukraine: Les nazis de nos amis sont nos nazis… amis… nazis ?… Laisse tomber…

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Les nouveaux maîtres de l’Ukraine

 

Réseau Voltaire / Oriental Review

 

28 mars 2014

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article182992.html 

 

Le nouveau gouvernement ukrainien est composé pour un tiers de nazis (dont nous avons déjà présenté le trombinoscope à nos lecteurs) et pour deux tiers de représentants des grands capitalistes du pays. Même s’il existe de fortes tensions en son sein, ce gouvernement est en train de mettre rapidement en œuvre une politique clairement fasciste, dont l’Oriental Review décrit ici les principaux aspects. On ne peut que s’inquiéter de l’indifférence, voire de la complicité, de l’Union européenne et des États-Unis face à cette vague brune.

Le ton paternaliste et conciliant des dirigeants occidentaux envers les nouvelles autorités de l’Ukraine est aux antipodes des valeurs humanitaires et démocratiques qu’ils exhortent les autres pays du monde à respecter. Une fâcheuse impression de déjà vu gagne immanquablement l’observateur qui se penche sans a priori sur la situation de cet État né dans le sillage de la dissolution de l’Union soviétique, et sur la politique mise en œuvre dans la région par l’Occident. Les déclarations fusent des deux côtés de l’Atlantique pour soutenir le « gouvernement légitime de l’Ukraine » resté sous le contrôle de la clique de nationalistes extrémistes radicaux qui l’a porté au pouvoir et ne représente pourtant qu’une toute petite minorité de la population ukrainienne. À vrai dire, ce qui se passe aujourd’hui en Ukraine n’est guère différent de ce qui s’est passé dans l’Allemagne des années 1930 avec l’ascension du chancelier Hitler au pouvoir. Ce sont les mêmes stratagèmes politiques qui sont utilisés. Ce sont les mêmes contraintes qui sont mises en œuvre. L’étude minutieuse des développements en cours et des manœuvres politiques qui les accompagnent permettra peut-être d’éclairer, du même coup, d’un jour nouveau, ce que nous savons des origines du nazisme dans l’Allemagne du vingtième siècle.

Leur idéologie

Les groupes néonazis ukrainiens ont joué un rôle majeur dans l’organisation du coup d’État perpétré à Kiev en février dernier. Le groupe qui fait parler de lui le plus souvent est celui que dirige Dmitri Yarosh : « le Secteur droit » (Pravy Sector). Yarosh est soutenu par les groupes paramilitaires fascisants qui se sont constitués en « forces d’autodéfense de Maidan » . Ces olibrius ne se privent pas d’exhiber leurs emblèmes néonazis (la croix celtique et une version revisitée de la croix gammée). Ils se posent en continuateurs des formations de la Ligue des nationalistes ukrainiens de Stepan Bandera, de l’Armée des insurgés ukrainiens et la Division galicienne des SS, auxquelles ils vouent outrageusement un culte sacré.

Le parti Svoboda est la vitrine politique du mouvement néonazi ukrainien. Il s’est vu octroyer presque la moitié des portefeuilles qui ont été attribués par le « gouvernement provisoire » à Kiev. Son chef, Oleg Tyahnibok, est l’un des trois piliers de la triade entrée dans l’histoire comme « l’état-major de l’Euromaidan ». Lors de la dernière élection, ce parti a recueilli plus de deux millions et demi de suffrages. Les résultats obtenus dans la partie occidentale de l’Ukraine montrent qu’ils disposent déjà dans cette région d’une assise électorale significative. Si on en croit leur programme, les partisans de Tyahnibok projettent d’ajouter aux passeports ukrainiens une rubrique obligatoire précisant l’appartenance « nationale » de façon à faciliter l’identification des juifs et des moscovites. Ils prévoient également l’extension à tous, à l’exception des malades mentaux, du droit de posséder des armes à feu, et l’ajout à la constitution d’une clause décrétant que le gouvernement en exercice se pose en continuateur de l’État ukrainien créé le 30 juin 1941, dont la proclamation officielle précisait que :
« Le nouveau pouvoir ukrainien travaillera en étroite collaboration avec le Parti national-socialiste des travailleurs allemands, qui s’applique à instaurer un ordre nouveau en Europe, et aide la nation ukrainienne à se débarrasser des moscovites qui occupent le pays. »

Un autre point du programme de Svoboda vaut d’être relevé : sa détermination à redonner à l’Ukraine son statut de puissance nucléaire, et à se doter d’un « arsenal de missiles nucléaires tactiques » .Peut-on imaginer un instant Dmiitri Yarosh dans les fonctions de président d’une nation ukrainienne indépendante, dotée de l’arme nucléaire ? …

Leurs méthodes de combat et leur tactique

Comme les nazis le firent en Allemagne dans les années 1920 et 1930, les néonazis ukrainiens se sont emparés du pouvoir au lendemain d’émeutes accompagnées d’assassinats. Les insurgés ont dénoncé la riposte pourtant bien timorée des autorités comme « une abolition de la liberté et une entreprise terroriste perpétrées par la juiverie communiste ». Les tentatives de résistance au coup d’État, dans la société civile, ont été qualifiées d’ « intrigues ourdies par les agents de Moscou ». Les maîtres de chœur de la propagande putschiste, mettant à profit la « liberté d’expression » dont ils jouissaient, ont tenté d’apitoyer le monde entier avec leurs jérémiades sur « l’écrasement des manifestations pacifiques ». Et quand ces cris d’orfraie ont cessé d’avoir les effets escomptés, de « mystérieux tireurs embusqués » se sont mis à massacrer la population des faubourgs de Kiev. C’est exactement de cette façon qu’Adolf Hitler et ses comparses sont arrivés au pouvoir en Allemagne. Ceux qui hier brandissaient leurs armes en prenant d’assaut les bâtiments de l’administration, qui tabassaient les opposants politiques, qui torturaient en public les agents officiels des forces de l’ordre de l’État et les journalistes, sont aujourd’hui portés aux nues et traités en héros. La junte de Kiev et les spadassins à sa solde tentent de réprimer par la force la résistance populaire qui s’organise dans le Sud-Est du pays, comme ils ont tenté de le faire à Donnetzk, à l’Est, le 13 mars dernier.

Les cortèges imposants des fascistes ukrainiens défilant avec leurs torches sortent tout droit du bréviaire nazi, avec leurs slogans repris en rengaines comme « l’Ukraine avant tout, par dessus tout au monde », « Gloire à la nation, Mort à ses ennemis », etc… Le drapeau noir et rouge de Stepan Bandera qui a été hissé à Kiev en face du parlement (Rada), est une allusion non dissimulée au drapeau rouge et noir de l’Allemagne nazie.

L’exaltation mystificatrice de la « révolution nationale » est martelée dans les esprits des citoyens ukrainiens subjugués par les événements survenus sur la place de l’Indépendance à Kiev, et restés soumis, en état de sidération, tels des zombies. Cette bouffonnerie a atteint les sommets aux premières heures du 22 février 2014 avec le déclenchement du coup d’État avant même que n’ait séché l’encre des signatures de l’accord de sortie de crise accepté la veille par les dirigeants de l’opposition. Cet accord qui bénéficiait de la garantie de l’Union européenne, et qu’avaient contresigné les ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, de la France et de la Pologne, était en réalité un coup ambitieux à double détente, une mesure dilatoire avant le déclenchement du coup d’État.

Leur mythologie

Le culte des « cent glorieux » de la place de l’Indépendance est la copie conforme du culte du Parti des Martyrs » de l’Allemagne nazie, à ceci près que ni même Adolf Hitler, ni ses comparses du putsch raté du 9 novembre 1923 n’avaient eu l’idée de louer les services de tireurs embusqués pour massacrer leurs propres partisans. Dans l’ombre des bannières qui proclament : « Ne trahissez pas les Cent Glorieux ! », un régime de fanatiques nationalistes est en train d’instaurer le contrôle absolu des moyens d’information, d’organiser la répression des opposants politiques, et de déclencher une psychose nationaliste à travers tout le pays. Les propagandistes néonazis proclament que toute remise en cause des méthodes totalitaires utilisées pour combattre les opposants sera considérée comme une trahison du « Parti des Martyrs ».

Le rêve d’édifier un État permettant d’unifier la nation allemande a toujours été la clé de voûte de la mythologie nazie. Pour le nouveau régime ukrainien, l’éradication de l’usage de la langue russe, dans tous les aspects de la vie courante, est une priorité impérieuse. Le désir infamant d’intégrer le pays dans l’Union européenne est érigé en devoir sacré par la mythologie du nouveau régime, comme si l’Europe était la planche de salut providentielle permettant d’échapper aux « hordes asiatiques barbares » de Moscou. Ironie cruelle, le mot « Maidan » est un mot d’origine asiatique, vestige de l’influence des hordes tartares et mongoles sur la culture russe-mineure.

L’instrumentalisation de la religion

Les thèses nationalistes extrémistes des homélies du « Patriarcat de Kiev » et de l’Église schismatique grecque-catholique uniate ont fourni aux militants de l’Euromaidan, et aux insurgés qui ont pris le pouvoir à Kiev, le socle de leur catéchisme. Or, l’Église Uniate a un lourd passé de collaboration avec les ligues nazies de Stepan Bandera. Les fonctions idéologiques et religieuses assignées au « Patriarcat de Kiev » par le nouveau régime sont en tous points similaires à celles attribuées jadis à l’Église évangélique allemande de Ludwig Müller par le troisième Reich. À l’instar des nazis qui se sont attelés, en leur temps, à la création d’une Église luthérienne nationale unifiée pour l’empire allemand, les nazis ukrainiens d’aujourd’hui défendent un programme où figure en bonne place la nécessité d’établir une Église nationale ukrainienne unifiée, distincte.

Les lois qu’ils proclament

Le premier haut-fait symbolique du nouveau régime ukrainien a été l’abolition de la loi sur les langues régionales, qui garantissait au plan local une relative protection des droits élémentaires des Ukrainiens de souche russe et des russophones, qui constituent la majorité du pays. Toutefois, celui qui se fait appeler « le président de l’Ukraine », Oleksandr Turchynov, a été vigoureusement encouragé à ne pas signer ce décret. Il a paru opportun, pour le régime, de suspendre pour un temps sa guerre linguistique contre les russophones. C’est désormais le néonazi russophobe Volodymyr Yavorivsky qui préside la commission chargée d’élaborer la nouvelle loi sur les langues de l’Ukraine, avec l’aide de la démente Irina Farion, la nouvelle titulaire du ministère de l’Éducation, qui menaçait encore tout récemment de déporter à l’Est les enfants qui persistent à vouloir conserver leur prénom russe. Selon l’un des membres de la commission, les auteurs de la nouvelle « loi » ambitionnaient de créer une « police linguistique » nationale. À cause des récriminations européennes, il a été décidé d’effacer provisoirement du texte de loi toute référence à la langue russe. (Le russe est la langue parlée la plus utilisée en Ukraine.)

Les premiers ballons d’essai de la clique au pouvoir à Kiev incluent également la coupure des chaînes de télévision russes opérant en Ukraine, et une politique de laisser-faire valant caution, à l’égard de la vague de destruction des monuments que les fascistes ukrainiens considèrent comme de fâcheux rappels des destins inséparables, à bien des égards, de l’Ukraine et de la Russie. Le parti Svoboda, qui est très largement représenté dans le « gouvernement provisoire », a déjà mis en avant la nécessité d’interdire l’utilisation de la langue russe sur la place publique. Il se propose de faire de la dérussification, qu’il place sur le même plan que la lutte pour l’éradication des activités criminelles, l’un des objectifs prioritaires de la nation. On a là un aperçu des premières expérimentations des équipages sur lesquels comptent les insurgés pour mettre au banc d’essai leur version revisitée des sinistres lois de Nuremberg.

Leur exercice du pouvoir

Encore sous la menace des armes des « forces d’autodéfense du Maidan », le Conseil suprême de l’Ukraine (Rada : organe législatif monocaméral), dont le fonctionnement actuel viole les dispositions constitutionnelles, vient d’adopter une résolution portant création d’une « Garde nationale » forte de 60 000 combattants. Ces forces d’intervention auront pour mission de protéger « l’ordre public » (à l’image de l’Ordre nouveau établi autrefois par les Allemands dans les territoires occupés) et de mettre fin aux « désordres » contrevenant aux dispositions de l’État d’urgence. Elles prêteront leur concours à la défense des frontières (avec la Russie, évidemment) et participeront aux opérations militaires en cas de guerre. Les « groupes d’autodéfense de Maidan » et de Pravy Sector (le Secteur droit) en seront le fer de lance.

Tout comme les sections d’assaut allemandes, ces bataillons, originaires pour la plupart de Lvov (la partie occidentale du pays) seront, à l’image des Waffen SS, à la fois des unités combattantes et des forces de répression. En leur temps, les nazis s’étaient rapidement débarrassés des généraux de la Wehrmacht qui avaient osé s’opposer à la création et à l’armement d’une « armée du parti ». Usant du même stratagème, le « Premier ministre » en exercice, Arseny Yatsenyuk, n’a pas hésité à limoger trois ministres délégués à la Défense qui avaient osé s’opposer à son plan effarant d’armer les militants de Pravy Sector.

En Ukraine, le ministère des Affaires intérieures, l’Office ukrainien de la Sécurité, et les services du procureur seront bientôt rangés au rayon des souvenirs. Une seule mission, simple, basique, leur a été assignée : l’identification des sceptiques et des opposants à seule fin de les punir. Dans tout le pays, les citoyens vigilants sont incités à utiliser les lignes rouges anonymes mises à leur disposition à grands renforts de publicité, pour « balancer » tout individu suspecté de velléités séparatistes. Les téléphones sont sur écoute. Les courriers électroniques sont espionnés. Les manœuvres d’intimidation et les menaces de poursuites judiciaires ou de convocation dans les bureaux des services de sécurité sont de notoriété publique. Des agents sous couverture prennent ouvertement des clichés de tout individu aperçu à proximité d’un rassemblement anti-fasciste. Une commission d’ajustement des services de l’État a été mise en place pour organiser l’éviction des « éléments non fiables ». La promulgation d’une amnistie générale absolvant les « héros de Maidan » de tous les crimes et délits pour lesquels ils étaient poursuivis, —y compris les assassinats— a servi de prélude à l’ouverture d’une cascade de mises en examen d’une toute autre nature : des inculpations ont ainsi été prononcées à l’encontre de prévenus soupçonnés d’être des séparatistes, des fédéralistes, ou encore d’avoir participé à la « prise » des bâtiments administratifs dans le Sud-Est du pays, etc… On assiste à la mise en place fulgurante d’un système de surveillance et de répression généralisé, échappant à tout contrôle. Ce système , qui s’applique à renforcer tous les services de répression de l’État, n’est pas autre chose que la version ukrainienne contemporaine de la Gestapo allemande d’autrefois.

La répression des opposants au régime néonazi de Kiev prend de telles proportions que le pays pourrait bientôt connaître lui aussi sa nuit de cristal, à l’image de celle orchestrée en novembre 1938, à travers toute l’Allemagne, par les bataillons de choc nazis.

La Russie peut-elle rester impassible devant l’imminence de ce danger ? Ceux qui ont été convoqués, interrogés, et envoyés à la torture dans les geôles des services de sécurité ukrainiens se comptent déjà par dizaines. Dans quelque temps, ils seront des centaines, puis des milliers…

Pour autant, les complices des néonazis de Kiev qui siègent à Washington et à Bruxelles, ne témoignent pas le moindre signe de regret après l’échec du plan qu’ils ont ourdi pour obliger la Russie à abandonner l’Ukraine. lls croient tenir en laisse la bête néonazie qu’ils ont bercée, choyée et engraissée.

Traduction
Gérard Jeannesson

Source
Oriental Review

Ingérence américaine en Ukraine… 20 ans de préparation

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D’après un espion américain, les Etats-Unis ont mis plus de 20 ans à préparer l’Euro Maïdan d’Ukraine

 

RIA Novosti

 

28 mars 2014

 

url de l’article:

 

http://fr.ria.ru/world/20140328/200833896.html

 

Washington préparait depuis 20 ans la venue de forces pro-occidentales au pouvoir en Ukraine, a déclaré vendredi l’ancien agent du renseignement américain Scott Rickard dans une interview accordée à la chaîne de télévision RT. « Depuis 20 ans, Washington œuvrait à élargir, voire à pousser l’Otan du côté de l’Ukraine (…). Le renseignement américain travaillait en Ukraine, mais la Crimée, peuplée essentiellement de Russes, représentait un théâtre des opérations plus difficile pour les Américains qui s’y faisaient remarquer tout de suite », a indiqué M.Rickard. 
 
Et d’expliquer qu’en règle générale, les Américains coopèrent avec de petits groupes éditant des journaux locaux à de faibles tirages pour conditionner les gens. « C’est ainsi qu’ils arrivaient à rassembler à des actions de protestation plus d’un demi-million de personnes à Kiev (…), mais ils n’ont réussi que deux fois de mobiliser quelque 500.000 manifestants, alors que la population de l’Ukraine approche 50 millions d’habitants », a fait remarquer M.Rickard. Et de conclure que ce résultat n’était pas fameux, compte tenu du fait que 20 ans avaient été mis à la préparation de ces actions de protestation et près de 5 milliards de dollars avaient été dépensés rien que par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID).

Un changement de pouvoir s’est opéré le 22 février en Ukraine. La Rada suprême a démis le président Viktor Ianoukovitch de ses fonctions, nommé le président du parlement Alexandre Tourtchinov chef de l’Etat par intérim et réformé la Constitution. M.Ianoukovitch a qualifié ces événements de « coup d’Etat ». Moscou conteste également la légitimité des décisions de la Rada. 
La Crimée, république autonome à majorité russophone située dans l’est de l’Ukraine, n’a pas reconnu les nouvelles autorités de Kiev. Elle  a proclamé son indépendance vis-à-vis de l’Ukraine et la réunification avec la Russie au terme d’un référendum du 16 mars où 96,7% des habitants de la péninsule ont appuyé cette décision. La Russie et la Crimée ont signé le traité sur le rattachement de la république de Crimée et de la ville de Sébastopol à la Fédération de Russie le 18 mars dernier.

Crimée russe… début d’un mur de Berlin à l’envers ?…

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Très bonne analyse de T. Meyssan sur la situation au delà de l’Ukraine et de la Crimée: Y a t’il un effet boule de neige en vue ? Bon nombre de nations commencent à sérieusement penser à tourner le dos à l’UE et l’empire pour rejoindre Moscou et la Russie. A l’heure où l’empire anglo-américain et ses satellites devient de plus en plus totalitaire, le moment où scientifiques, intellectuels et dissidents de tout horizon demanderont l’asile politique à la Russie (comme Edward Snowden…) n’est sans doute plus bien loin.

L’Archipel du Goulag occidental est en marche, mais ne gagnera pas…

— Résistance 71 —

 

Le basculement de la Crimée est-il le premier d’une longue série ?

 

Thierry Meyssan

 

24 mars 2014

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article182898.html

 

Au-delà des pleurs emphatiques de l’Occident face à l’adhésion de la Crimée à la Fédération de Russie, le vrai enjeu est de savoir s’il s’agit d’un événement orphelin ou s’il préfigure le basculement de l’Europe orientale vers Moscou. N’ayant plus que l’asservissement à la bureaucratie bruxelloise à offrir, Bruxelles craint que ses actuels clients soient attirés par la liberté et l’argent de Moscou.

Les Occidentaux s’époumonent à dénoncer l’« annexion militaire » de la Crimée par la Russie. Selon eux, Moscou, revenant à la « doctrine Brejnev », menace la souveraineté de tous les États qui furent membres non seulement de l’ex-URSS, mais aussi du Pacte de Varsovie, et s’apprête à les envahir comme il le fit en Hongrie en 1956 et en Tchécoslovaquie en 1968.

Est-ce bien vrai ? Manifestement, les mêmes Occidentaux ne sont pas convaincus de l’imminence du danger. S’ils assimilent en paroles l’« annexion » de la Crimée par Vladimir Poutine à celle des Sudètes par Adolf Hitler, ils ne pensent pas que l’on se dirige vers une Troisième Guerre mondiale.

Tout au plus ont-ils pris des sanctions théoriques contre quelques dirigeants russes —y compris criméens— en bloquant leurs comptes, au cas ou ils voudraient en ouvrir dans des banques occidentales, ou en leur interdisant d’y voyager, si l’envie leur en prenait. Le Pentagone a bien envoyé 22 avions de combats en Pologne et dans les États baltes, mais il n’a pas l’intention de faire plus que cette gesticulation, pour le moment.

Que se passe t-il au juste ? Depuis la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, et le sommet de Malte qui l’a suivie, les 2 et 3 décembre, les États-Unis n’ont cessé de gagner du terrain et, en violation de leurs promesses, de faire basculer un à un tous les États européens —sauf la Russie— dans l’Otan.

Le processus a débuté quelques jours plus tard, à la Noël 1989, avec le renversement des Ceaușescu en Roumanie et leur remplacement par un autre dignitaire communiste subitement converti au libéralisme, Ion Iliescu. Pour la première fois, la CIA organisait un coup d’État aux yeux de tous, tout en le mettant en scène comme une « révolution » grâce à une nouvelle chaîne de télévision, CNN International. C’était le début d’une longue série.

Une vingtaine d’autres cibles allaient suivre, souvent par des moyens tout aussi frauduleux : l’Albanie, l’Allemagne de l’Est, l’Azerbaïdjan, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Croatie, l’Estonie, la Géorgie, la Hongrie, le Kosovo, la Lettonie, la Lituanie, la Macédoine, la Moldavie, le Monténégro, la Pologne, la Serbie, la Slovaquie, la Slovénie, la Tchéquie et l’Ukraine.

Aucun document ne fut signé lors du sommet de Malte, mais le président Bush Sr., conseillé par Condoleezza Rice, prit l’engagement oral qu’aucun membre du Pacte de Varsovie ne serait accepté dans l’Otan. En réalité, l’Allemagne de l’Est y entra de facto, par le simple jeu de son adhésion à l’Allemagne de l’Ouest. La porte étant ainsi ouverte, ce sont aujourd’hui 12 États ex-membres de l’URSS ou du Pacte de Varsovie qui y ont adhéré et les autres qui sont en attente de rejoindre l’Alliance.

Cependant, « les meilleures choses ont une fin ». La puissance de l’Otan et de son versant civil, l’Union européenne, vacille. Certes l’Alliance n’a jamais été si nombreuse, mais ses armées sont peu efficaces. Elle excelle sur de petits théâtres d’opération, comme en Afghanistan, mais ne peut plus entrer en guerre contre la Chine, ni contre la Russie, sans la certitude de perdre comme on l’a vu en Syrie cet été.

En définitive, les Occidentaux sont stupéfaits de la rapidité et de l’efficacité russes. Durant les jeux Olympiques de Sotchi, Vladimir Poutine n’a stoïquement livré aucun commentaire sur les événements de la place Maidan. Mais il a réagi dès qu’il a eu les mains libres. Chacun a pu alors constater qu’il abattait des cartes qu’il avait préparées durant son long silence. En quelques heures, des forces pro-russes ont neutralisé les forces pro-Kiev de Crimée tandis qu’une révolution était organisée à Semferopol pour porter au pouvoir une équipe pro-russe. Le nouveau gouvernement a appelé à un référendum d’autodétermination qui a enregistré une immense vague pro-russe, population tatare incluse. Puis, les Forces officielles russes ont fait prisonniers avec leurs matériels les soldats se réclamant encore de Kiev. Tout cela sans tirer un coup de feu, à l’exception d’un sniper ukrainien pro-Otan qui fut arrêté à Semferopol après avoir tué une personne de chaque bord.

Il y a vingt ans, les mêmes Criméens auraient certainement voté contre la Russie. Mais aujourd’hui, leur liberté est bien mieux assurée par Moscou que par Kiev, où un tiers du gouvernement revient aux nazis et les deux autres tiers aux représentants des oligarques. En outre, leur économie en faillite a immédiatement été relevée par la Banque de Russie, tandis que, malgré le FMI et les prêts des États-Unis et de l’UE, Kiev est condamné à une longue période de pauvreté. Il n’était pas nécessaire de parler russe pour faire ce choix et, malgré la propagande occidentale, les musulmans Tatars l’ont fait comme les russophones. C’est également le choix de 88 % des militaires ukrainiens stationnés en Crimée, qui se sont ralliés à Moscou avec la ferme intention de faire venir leurs familles et de leur obtenir la nationalité russe. C’est aussi le choix de 82 % des marins ukrainiens qui se trouvaient en mer, trop heureux de pouvoir devenir Russes, ils se sont ralliés à Moscou avec leurs bâtiments sans y être contraints d’aucune manière.

La liberté et la prospérité, qui ont été les arguments de vente de l’Occident depuis presque 70 ans, ont changé de camp.

Il ne s’agit pas d’affirmer ici que la Russie est parfaite, mais de constater que pour les Criméens et en réalité pour la plupart des Européens, elle est plus attractive que le camp occidental.

C’est pourquoi l’indépendance de la Crimée et son adhésion à la Fédération de Russie marquent le retour du balancier. Pour la première fois, un peuple ex-soviétique décide librement de reconnaître l’autorité de Moscou. Ce que craignent les Occidentaux, c’est que cet événement ait un effet comparable à la chute du Mur de Berlin, mais dans l’autre sens. Pourquoi ne verrait-on pas des États membres de l’Otan —comme la Grèce— ou simplement de l’Union européenne —comme Chypre— suivre le même chemin ? Le camp occidental se déliterait alors et sombrerait dans une très forte récession —comme la Russie d’Eltsine—.

En outre, la question de la survie des États-Unis ne manquerait pas de se poser. La dissolution de l’URSS aurait dû entrainer celle de son ennemi et néanmoins partenaire, ces deux super-puissances n’existant que l’une face à l’autre. Or, il n’en fut rien. Washington étant débarrassé de son compétiteur se lança à la conquête du monde, globalisa l’économie et installa un Nouvel Ordre. Il fallut deux ans et un mois à l’Union soviétique pour se dissoudre après la chute du Mur de Berlin. Verrons-nous bientôt la dissolution des États-Unis et de l’Union européenne en plusieurs entités, ainsi que l’enseigne Igor Panarin à l’Académie diplomatique de Moscou ? L’effondrement sera d’autant plus rapide que Washington réduira ses subventions à ses alliés et Bruxelles ses fonds structurels.

Personne ne doit craindre l’attractivité de la Russie, car c’est une puissance impériale, mais pas impérialiste. Si Moscou a tendance à rabrouer les petits pays qu’il protège, il n’entend pas étendre son hégémonie par la force. Sa stratégie militaire est celle du « déni d’accès » à son territoire. Ses armées sont les premières au monde en termes de défense anti-aérienne et anti-navale. Elles peuvent détruire des flottes de bombardiers et de porte-avions. Mais elles ne sont pas équipées pour partir à la conquête du monde, ni déployées dans quantité de bases extérieures.

Il est particulièrement étrange d’entendre les Occidentaux dénoncer l’adhésion de la Crimée à la Fédération de Russie comme contraire au droit international et à la Constitution ukrainienne. N’est-ce pas eux qui démembrèrent l’URSS et le Pacte de Varsovie ? N’est-ce pas eux qui rompirent l’ordre constitutionnel à Kiev ?

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, déplore une prétendue volonté russe de « couper l’Europe en deux ». Mais la Russie s’est débarrassée de la dictature bureaucratique soviétique et n’entend pas restaurer le Rideau de fer. Ce sont les États-Unis qui veulent couper l’Europe en deux pour éviter l’hémorragie vers l’Est. La nouvelle dictature bureaucratique n’est plus à Moscou, mais à Bruxelles, elle se nomme Union européenne.

D’ores et déjà, Washington tente de fixer ses alliés dans son camp, il développe sa couverture de missiles en Pologne, en Roumanie et en Azerbaïdjan. Il ne fait plus mystère que son « bouclier » n’a jamais été destiné à contrer des missiles iraniens, mais est conçu pour attaquer la Russie. Il tente aussi de pousser ses alliés européens à prendre des sanctions économiques qui paralyseraient le continent et pousseraient les capitaux à fuir… aux États-Unis.

L’ampleur de ces ajustements est telle que le Pentagone examine la possibilité d’interrompre son « pivot vers l’Extrême-Orient », c’est-à-dire le déplacement de ses troupes d’Europe et du Proche-Orient pour les positionner en vue d’une guerre contre la Chine. Quoi qu’il en soit, toute modification de sa stratégie à long terme désorganisera encore plus ses armées sur le court et le moyen terme. Moscou n’en demandait pas autant, qui observe avec volupté les réactions des populations de l’Est de l’Ukraine et, pourquoi pas, de la Transnistrie.

Referendum de Crimée: L’infantilisme occidental sur la question…

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… est la preuve évidente de notre incapacité et de notre irrévérence politique. L’occident ne mérite plus d’être écouté, tant sa rhétorique et son attitude, sur tout et en tout, sont imbéciles.

Une autre chose également, l’occident et sa pressetituée focalisent sur le referendum de Crimée, diabolisent la Russie et Poutine et essaient de faire oublier totalement le fait qu’ils ont aidé, financé et poussé à un putsch fasciste en Ukraine de l’Ouest. Kiev est au main d’un gouvernement illégitime, résultant d’un coup d’état violent, fomenté par l’empire et sa clique d’ONG, agents d’influence et de déstabilisation. C’est de cela qu’il faut parler et non pas d’un referendum légal et régulier pour lequel l’empire nous fait un tantrum de sale gosse pour mieux divertir l’attention des opinions publiques de ses turpitudes habituelles.

— Résistance 71 —

 

Échanges de sanctions: Moscou contre-attaque contre les officiels du gouvernement américain

 

RT

 

20 mars 2014

 

url de l’article:

http://rt.com/news/foreign-ministry-russia-sanctions-133/

 

~ Traduit d el’anglais par Résistance 71 ~

 

Le ministère russe des affaires étrangères a publié une liste de sanctions réciproques envers des citoyens américains. La liste consiste en 10 noms incluant le porte-parole de la chambre des représentants John Boehner, le Senateur J. McCain; et les conseillers du président Obama D. Pfeiffer and C. Atkinson.

THE LIST OF OFFICIALS AND LAWMAKERS

Ces officiels ainsi que cinq autres personnes nommées par le ministère sont bannis d’entrer le territoire russe.

Cette action survient en réponse aux sanctions américaines imposées contre des officiels russes après le referendum en Crimée du 16 Mars que Washington considère étant “illégitime”.

En réponse aux sanctions imposées par l’administration américaine le 17 mars contre un nombre d’officiels russes et de députés de l’assemblée fédérale, le ministère russe des AE annonce l’introduction de sanctions réciproques contre un nombre similaire d’officiels et de législateurs américains”, lit la déclaration publiée sur le site internet du ministère des AE.

Le ministère réitère le fait que la Russie a insisté “répétitivement” que l’utilisation de sanctions est une “arme à double tranchant” et que cela aura un effet boomerang sur les Etats-Unis eux-mêmes.

Traiter notre nation de cette façon, comme Washington a déjà pu s’en rendre compte, est inapproprié et contre-productif,” a dit la déclaration, poursuivant “quoi qu’il en soit, il apparait que le côté américain contine de croire aveuglément dans l’efficacité de telles méthodes, prises de l’arsenal du passé et ne veut pas faire face à l’évidence: le peuple de Crimée, de manière démocratique et en total accord avec la loi internationale et les réglementations de l’ONU, a voté pour rejoindre la Russie, qui respecte et accepte ce choix. Vous pouvez aimer ou non cette décision, mais nous parlons d’une réalité qui doit être prise en considération.”

Jeudi le président Obama a annoncé un nouvel ordre exécutif (décret) imposant plus de sanctions sur des secteurs clef de l’économie russe et sur des officiels et hommes d’affaire russes importants. Ces mesures auront un impact sur les secteurs russes de l’énergie, de l’extraction minière, de la défense et de l’ingénierie.

L’administration présidentielle russe a focalisé sur l’analyse des nouvelles sanctions imposées aux officiels, d’après le porte-parole du président Dimitri Peskov.

Il a dit que certains noms figurant sur la liste américaine sont “troublant”.

Mais quelques soient ces noms, la présence de ces listes est inacceptable pour nous”, a continué Peskov.

De toute façon, cela ne prendra pas longtemps à la Russie de réagir”, a t’il ajouté.

Plus tôt jeudi, 443 des 446 députés ont voté pour ratifier l’acceptation de la république de Crimée et la ville de Sébastopol comme nouvelles partie de la fédération de Russie. Mais, tout comme les USA, l’UE ne reconnaît pas les résultats du referendum dans lequel 96% des citoyens de Crimée votèrent pour rejoindre la Russie. Le referendum fut suivi par des sanctions contre 21 officiels russes et criméens. Les sanctions doivent être étendues après une réunion des leaders de l’UE lors d’un sommet de deux jours à Bruxelles jeudi.

Également jeudi, la chancelière allemande Angela Merkel a dit que l’UE allait imposer plus de sanctions sur la Russie et allait suspendre les réunions du G8 jusqu’à ce que la situation politique change.

Referendum en Crimée: Washington concentre tout le mal de l’univers (Paul Craig Roberts)

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95,7% des Criméens mettent une quenelle au tyran de la Maison Blanche

 

Paul Craig Roberts

 

16 mars 2014

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2014/03/16/95-7-crimeans-give-finger-white-house-tyrant-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans une participation sans précédent dans aucune élection occidentale, les Criméens ont voté à 96% pour rejoindre la Russie. Comme je l’ai dit plus tôt aujourd’hui, sous la logique tordue de Washington, la Crimée n’a jamais fait partie de l’Ukraine puisque les Russes n’ont jamais été permis de voter lorsque le dictateur soviétique Kroutchev coinça la province russe de Crimée en Ukraine en 1954.

Alors que les Criméens célèbrent dans les rues et que les observateurs internationaux sur place, déclarent que le referendum a été totalement juste et non perturbé par quelque menace que ce soit, la Maison Blanche néo-nazie elle a déclaré: “Nous ne reconnaissons pas ce vote”. L’imbécile porte-parole a dit que la Maison Blanche et la “communauté internationale”, car Washington dans son arrogance, pense qu’il est la voix de la “communauté internationale”, ne reconnaissent pas les résultats de la démocratie en action.

La démocratie n’est pas acceptable pour Washington ou pour les gugusses marionnettes américaines qui gouvernent pour Washington en Allemagne, en GB, en France, quand la démocratie ne sert pas l’agenda hégémonique de Washington sur le monde entier. Le porte-parole néo-nazi de la Maison-Blanche a menti comme un arracheur de dents quand il a assuré que le referendum, assuré par les observarteurs internationaux comme ayant été libre et juste, était “administré sous les menaces de violence et d’intimidation.”

Cette déclaration, que maintenant le monde sait être fausse, marque le gouvernement de Washington et ses médias à la botte, comme étant les pires et les plus dangereux menteurs que le monde ait jamais eu à expérimenter. Tout Washington est capable de mensonges: Saddam Hussein avait des armes de destruction massive et des connexions avec Al Qaïda, le président syrien al-Assad a utilisé des armes chimiques contre sa propre population, l’Iran a un programme nucléaire militaire, Kadhafi a donné du viagra à ses soldats pour qu’ils puissent mieux violer les femmes libyennes, la Russie a envahi la Crimée, Oussama Bin Laden était le cerveau des attentats du 11 septembre. Cela pourrait continuer avec des centaines d’autres exemples des mensonges de Washington. En fait, les gens avertis savent bien que Washington est synonyme de menteur.

Quand le monde finira t’il par sanctionner l’entreprise criminelle qui prétend être le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique ? Quand le tribunal contre les crimes de guerre et le TPI émettront-ils des mandats d’arrêt contre Obama et sa bande de criminels ainsi que ceux des régimes Bush et Clinton ?

Quand les biens du gouvernement américain et de ses membres criminels seront-ils gelés et saisis ?

Pendant encore combien de temps le monde tolèrera t’il la destruction incessante de Washington sur des pays et des peuples de la Somalie à l’Afghanistan en passant par l’Irak, la Libye, le Pakistan, le Yémen, la Syrie, l’Ukraine avec la Chine, la Russie et l’Iran attendant leur tour ?

Le gouvernement des Etats-Unis est la pire entreprise criminelle de l’histoire de l’humanité (NdT: Ex-aequo avec la Vatican à notre sens...). Pas un seul membre du gouvernemnt n’a dit la vérité en ce XXIème siècle. La branche exécutive ment en permanence au congrès, et les idiots utiles, lâches et veules qui y siègent continuent à avaler les sornettes dont on les abreuve. Le congrès est si inutile qu’il devrait être aboli. En fait, je m’attends à ce qu’Obama le dissolve d’un instant à l’autre.

Mais nous avons “la liberté et la démocratie”.

La vérité est que le mal de tout l’univers est concentré à Washington. C’est ce mal absolu qui détruit des millions de vies, et c’est ce mal qui détruira le monde.

Ingérence occidentale en Ukraine: La pressetituée occidentale tente l’enfumage Tatars…

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…  L’occident est en train d’essayer de créer de toute pièce une « crise humanitaire » tatare en Crimée avant, pendant et après le referendum, mais la réalité de terrain semble être tout à fait différente. Non seulement la propagande ne prend plus, mais elle est désamorcée le plus souvent même avant qu’elle ne se produise. L’effet pro-actif anti-propagande des médias alternatifs devient optimal. Le contre-pouvoir s’établit enfin doucement mais sûrement. Reste plus qu’à construire un contre-pouvoir politique autogestionnaire de terrain pour renforcer la solidarité et l’entre aide mutuelle au sein des peuples et des peuples entre eux…

— Résistance 71 —

 

Les Tatars de Crimée se rallient à la Russie

 

Réseau Voltaire

 

13 mars 2014

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article182698.html

 

Alors que les Tatars de Crimée avaient dénoncé la tenue d’un référendum d’autodétermination comme inconstitutionnel et avaient appelé à la constitution de milices d’autodéfense, leur principal leader, Mustafa Dzhamilev, revenant sur ses précédentes déclarations, se félicite désormais de l’évolution des choses.

Entre temps, Mustafa Bey [1] a eu une longue conversation téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine et le Parlement de Crimée a adopté diverses mesures pour garantir les droits des Tatars. Les quotas attribués à leurs représentants dans diverses instances seront supérieurs à leur proportion dans la population de Crimée.

 

[1] Le terme « Bey » est un titre honorifique héréditaire donné aux préfets de l’Empire ottoman.