Archive pour contrôle cybernétique et terrorisme d’´état

Dictature cybernétique: YouTube, Google, Facebook et la guerre contre la vérité… (VT)

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YouTube et la guerre contre la vérité

 

Gordon Duff

Veterans Today (VT)

 

9 juin 2019

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2019/06/11/neo-youtube-and-the-war-on-truth/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

A partir de juin 2019, YouTube, propriété de Google Corporation, qui a une très longue histoire de récupérer les données cybernétiques pour des agences de renseignement diverses et des groupes d’extrême-droite, va “faire le ménage”…

Leur affirmation  de retirer tous “discours et propos de haine” et autres “matériaux tendancieux” non spécifiés, est une grande menace pour la liberté d’expression dans le monde.

Voyez-vous, YouTube de Google a littéralement moulé, façonné un monde à lui, s’associant financièrement avec le bidon, l’imbécile et l’absurde, tout en censurant profondément la liberté d’expression et ce dès le tout premier jour de son existence.

Pendant des années, Youtube a géré un système très obscur et opaque de faux-bénévoles financés par des think tanks et des agences d’espionage, des centaines d’entre eux situés dans des bâtiments spéciaux à Haïfa en Israël, interdisant des utilisateurs dont le matériel mis en ligne jette une mauvaise image sur l’apartheid d’Israël.

De plus, YouTube a fourni, en partenariat avec des entreprises très secrètes sous-traitantes dans le domaine militaire comme Idea Groups et Jigsaw, des systèmes de couverture de communication et de renseignement opérationnel à des groupes terroristes comme Al Qaïda et son neveu de l’EIIL / Daesh.

Les mêmes “chambres de trolls” d’Haïfa qui éliminent la libre expression de YouTube, aident à sécuriser des panneaux d’annonces protégés pour Daesh et autres groupes terroristes qui communiquent leur plan d’opération en utilisant ces plateformes pour y poster des vidéos.

Ceci fut le plan de retrait de Daesh lorsque leur système de discussion fut exposé et mis à jour sur Facebook et la NSA commença à tracer les cellules terroristes au travers de leur “chaîne Zuckerman”.

Les membres de l’EIIL et d’Al Qaïda restèrent simplement enregistrés sous leur app YouTube et mirent en place “tear sheet” pour des transmissions codées sous la pleine protection de Google Corporation. Plus que cela, ce processus d’utiliser des discussions YouTube pour planifier des attentats à la bombe, des flingages de masse ou des attaques au gaz toxique est enseigné par des groupes de conseil financés par le programme Jigsaw de Google de promouvoir “la résistance démocratique à la tyrannie”.

Les organisations de “résistance” financées par Google sont actives en soutien de ce qu’ils appellent “les mouvements démocratiques” en Syrie,en Egypte, en Libye, au Soudan, au Ghana, au Cameroun, au Nigéria, en Ukraine, en Georgie, en Turquie, en Iran, en Irak, au Bahreïn, au Sri Lanka, en Italie, en France, en Allemagne, en Belgique et dans deux douzaines d’autres nations.

Nos projections montrent que ces groupes ont été liés à des assassinats, à littéralement des centaines d’attentats à la bombe, des enlèvements et des viols de masse, du vol d’antiquités, d’un énorme trafic d’armes et bien entendu, de la manipulation des médias.

En fait, le partenariat Google-Facebook, qui inclut YouTube, gère 3 cellules sur 3 continents avec un scenario tiré directement de celui du Gladio de l’OTAN qui échoua. Pour ceux qui ne le savent pas, l’opération Gladio fut mis en place par l’OTAN à la fin des années 70 pour entrainer des combattants résistants en cas d’une invasion soviétique de l’Europe. Mais cette opération Gladio devint très vite Septembre Noir, les Brigades Rouges et finalement ISIS / EIIL / Daesh, d’après nos sources. Pendant 20 ans, les attentats terroristes du Gladio, une organisation supposée combattre l’URSS, terrorisèrent l’Europe. L’histoire se répète maintenant, mais à une échelle mille fois plus importante…

Les menteurs décident de ce qui est vrai

Les cibles les plus récentes de YouTube sont le BDS et tous ceux qui y sont affiliés, ce mouvement pour forcer les gouvernements à utiliser le Boycott, Diversion, Sanctions (BDS) pour renforcer l’application des résolutions de l’ONU concernant la Palestine.

Il est bon de noter que plus de 45% de ce qui est communément appelé “Israël”, sans Gaza, le Golan ou la Cisjordanie, est légalement l’état palestinien de Judée et de Samarie en accord avec les résolutions de l’ONU avec les programmes du BDS en direct accord avec la loi internationale comme stipulé dans la 4ème Convention de Genève. YouTube a décidé d’opérer en dehors du cadre de l’ONU et de ses résolutions et de s’opposer à l’autorité de la Cour Pénale Internationale de La Haye et de la Convention de Genève.

Nommer YouTube-Google-Facebook comme “état voyou” peut légalement être soutenu. Les appeler l’état profond serait même encore plus judicieux.

Du New York Times (NdT: la voix de la CIA…) du 5 juin 2019:

“YouTube a annoncé mercredi ses plans de retirer des milliers de vidéos et de chaînes qui se font les avocats du néo-nazisme, de la suprématie blanche et autres idéologies bigotes, ce dans une tentative de nettoyer les propos extrémistes et haineux de son service populaire.

La nouvelle politique interdira les “vidéos faisant allusion qu’un groupe est supérieur afin de justifier la discrimination, la ségrégation ou l’exclusion.”, a dit l’entreprise dans un post de blog (blog post) L’interdiction couvrira aussi les vidéos qui nient que des évènements violents, comme le carnage de l’école primaire de Sandy Hook dans le Connecticut, aient eu lieu.

YouTube n’a pas nommé de chaînes ni de vidéos spécifiques qui feront l’objet de cette mesure. Mais mercredi, un certain nombre de créateurs d’extrême-droite commencèrent à se plaindre que leurs vidéos ont été effacées ou dépouillées de leurs publicités (NdT: source de revenus bien entendu..), sans doute à cause de cette nouvelle politique mise en place.

“Il en va de notre responsabilité de protéger et d’empêcher que notre plateforme ne soit utilisée pour inciter à la haine, au harcèlement, à la discrimination et à la violence”, a précisé le blog.”

Il est intéressant de noter que le NY Times mentionne Sandy Hook. Un universitaire américain de renom est en procès pour diffamation pour avoir publié une série d’articles de journalistes indépendants qui commentent sur les inconsistances du narratif officiel.


Restrictions partout, liberté nulle part

Notre propre enquête sur cet incident, d’un point de vue du contre-terrorisme et contre-espionnage, a trouvé d’énormes irrégularités dans l’enquête et la gestion des preuves et de plus, il y a le fait que les fonds qui ont été utilisés pour punir ou réduire au silence des membres de la presse indépendante, sont d’origine bien mystérieuse.

En fait, bien des enquêtes sont bâclées voire même bidonnées. Pendant des années, j’ai géré des entreprises de sécurité qui, parmi d’autres capacités, enquêtaient sur des incidents critiques, incluant des catastrophes aériennes, des désastres miniers et des actes de terrorisme. La plupart de nos enquêteurs et experts de terrain venaient du FBI ou d’autres agences. Le mécanisme qu’on pense avoir été employé à Sandy Hook fut certainement employé lors du 11 septembre, à Khan Sheikhoun en Syrie, pendant les assassinants de John et Robert Kennedy ainsi que durant le suspecté empoisonnement des Skripal en Grande-Bretagne.

Affaire après affaire, comme il est facile de le constater, des gouvernements sont renversés, des bombardements ordonnés, des pays envahis, des sanctions employées, tout cela basé sur des “résultats” d’enquêtes bidons sur des incidents dont les véritables perpétrateurs sont ceux à qui profite, comme c’est toujours le cas, du chaos et de la souffrance causés.

Bien sûr maintenant YouTube vient de se lancer dans le retrait de vidéos offensantes, ce qui inclut celle du présentateur de CBS News Dan Rather rapportant l’arrestation d’agents du Mossad en possession d’explosifs sous le pont George Washington de New York le 11 septembre 2001, les vidéos d’explosions d’armes nucléaires tactiques utilisées contre le Yémen ou juste hors de Damas en mai 2013 et, par dessus tout, les déclarations de douzaines de témoins décrivant comment les Casques Blancs ont mis en scène des attaques au gaz toxiques en Syrie, incluant une vidéo des dires de 40 Casques Blancs eux-mêmes. Peut-on voir une sorte d’agenda ici ?…

Ceci me rappelle une expérience personnelle. Je venais juste de rentrer de Nairobi au Kenya, lorsqu’on me demanda de faire des recommandations au ministère de l’intérieur après la tristement célèbre attaque de la galerie marchande qui y fit 71 morts.

Lorsque je revins [aux Etats-Unis], un avocat local me demanda une assistance pro bono dans une enquête sur un accident de voiture mortel impliquant deux véhicules qui se télescopèrent frontalement juste hors de Wauseon dans l’état de l’Ohio. L’enquête de police, faite sur place en moins de 30 minutes, trouva la jeune femme conduisant un des véhicules être responsable de l’accident et d’homicide. Notre enquête montra que, sur la scène d’accident, la jeune femme se vit refuser des soins médicaux bien qu’étant dans une condition critique et fut plus tard arrêtée sur la base d’un aveu forcé fait lorsqu’elle était dans un semi-coma aux urgences d’un hôpital local. Elle mourut presque durant son transport en hélicoptère, important de le noter.

Il y avait un gros problème. Les deux véhicules furent retrouvés dans la même voie de circulation, la même que sur laquelle la jeune femme circulait et l’autre conductrice, une femme plus âgée, avait en fait traversé les voies et causé l’accident. L’examen des rapports médicaux montra que la dame âgée était sévèrement sous le coup de la substance Ambien, un sédatif hypnotique et d’un cocktail d’opiacés et de médicament psychothropes. Médicalement parlant, cette femme était un “zombie”.

Pire, lorsque les “boîtes noires” des véhicules furent téléchargés dans un simulateur d’accident “physique”, les animations qui reproduisent exactement les mouvements des voitures, les coups de volant, les freinages, vitesses etc, démontrèrent que la police avait en fait bidonnée l’enquête.

Une évaluation des policiers impliqués dans l’enquête montra qu’ils avaient mené des centaines d’autres enquêtes similaires, toutes sans aucune preuve légiste, le tout simplement fabriqué. Ce n’est pas dans le simple domaine des accidents de la route, mais aussi dans celui des enquêtes criminelles de toutes sortes qui font l’objet de telles négligences procédurières policières, trouver un coupable, fabriquer de fausses preuves et envoyer le/la “coupable” en prison.

Il y a une suite répétitive ici. Si une source officielle se présente, alors nous avons un lanceur d’alerte, un “criminel”. On ne peut pas les croire. En fait, ils doivent être chassés et emprisonnés.

Si c’est un journaliste indépendant, c’est un “complotiste” et YouTube efface son travail. Si la preuve vidéo est si puissante qu’on ne peut pas/plus l’ignorer alors cela devient de “l’incitation à la haine” et elle est virée.

Être fliqué par la police est déjà particulièrement pénible, mais être fliqué par des entreprises haute-technologie contrôlées par des mouvements politiques extrémistes, ce qui décrit parfaitement et justement les fonctions des Google, Facebook et consort, redéfinit carrément la tyrannie.

 

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Nouvel ordre mondial et guerre cybernétique… Le logiciel Tor est-il vraiment ce qu’il dit être ?

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Le Projet Tor (The Onion Router) est un logiciel initialement développé par la marine des Etats-Unis (le cybercommand de la force militaire yankee échoit à la marine…), qu’elle a aussi utilisé. Ce système permet par cryptage et par utilisation de multiples couches de serveurs et de routage de l’information (comme un oignon) de masquer correspondances et provenances des communicants. Du moins est-ce de cette façon qu’est promu Tor.

Question: Peut-on vraiment faire confiance à un système créé par les services cybernétiques de l’armée impérialiste moderne par excellence ? Nous vous laisserons seuls en décider… Quoi qu’il en soit, la controverse sur le projet Tor est toujours bien vivace et des informations fuitent de plus ne plus.

L’information présentée ci-dessous est courte et digne d’un certain intérêt à notre sens… A suivre donc…

— Résistance 71 —

 

A-2016-00041
Le travail de la Communication Security Establishment Canada-CSEC-sur le logiciel Tor

William Chen

21 août 2016

url de l’article:
https://ejanic.com/communications-security-establishment-canadas-csec-work-on-tor/

Via Cryptome: https://cryptome.org/ (23 août)

La Fondation Wubim a récemment fait une requête d’accès à l’information (NdT: via le FOIA ou Freedom of Information Act, loi sur la liberté de l’information) avec la Communications Security Establishment Canada (CSEC), fréquemment considérée comme l’équivalent canadien de la NSA, demandant qu’ils donnent tous les documents de niveau exécutif directorial en relation avec le Projet Tor durant une période relativement récente.

Résumé de la requête:

“Toutes les notes de briefings, de réunions, les memoranda, outils de présentation et rapports fournis au niveau directorial exécutif de la CSE (niveau directeur de service et au dessus) et en relation avec le Projet Tor et sujets liés à Tor, Tor navigateur, Navigateur internet Tor, Tor Network (réseau), the Darknet, the Dark Web, The Onion Router, toute coopération avec des agences étrangères en relation avec le Projet Tor, Operation Onymous et Onion Routing. Période: du 1er janvier 2013 au 20 juin 2016. Exclure suivi médiatique.”

Nous avons reçu une foule de communications lourdement rédigée et des présentations qui confirment très largement ce qui est connu publiquement depuis longtemps. Quoi qu’il en soit, je publie ces documents reçus pour le bénéfice du grand public.

[Le document en anglais en format .pdf est téléchargeable depuis le site source.]

Quelques observations:

  • Il y a eu coopération sur un sujet non divulgué entre la CSEC et le GCHQ* en ce qui concerne le Projet Tor. (de manière évidente, je suis au courant…)
  • La CSEC fait un travail intéressant sur le Projet Tor, travail suffisamment bon pour que des patrons du GCHQ soient intéressés.
  • La NSA et le GCHQ ont des capacités qui pourraient être ultimement avancées avec l’aide de la CSEC.

La CSEC possède une diapo non classifiée portant un Q géant, juste pour les questions.

Note (*):

GCHQ = Governement Communications Head Quarters ou Quartier Général des Communications du Gouvernement (britannique)

=> l’organe central du renseignement britannique, responsable du chiffrage et de l’analyse cryptographique. Créé en 1919, il est localisé dans la banlieu de la ville de Cheltenham.

Nouvel Ordre Mondial et grille de surveillance: L’état policier tyrannique progresse au pays du goulag levant (ex-USA)…

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Une fois de plus, ne nous leurrons pas: ce qui se passe aujourd’hui au pays du goulag levant se passera en Europe et en France demain… Les yanks établissent le modèle, les pays satellites comme la France seront contraints de suivre.

C’est çà le Nouvel Ordre Mondial comme nous l’avons exposé ici sans cesse: Une grille de surveillance mondiale qui réduit le monde en servitude d’un état fasciste supranational. Cela se met e place de jour en jour.

Que faire ?  Commencer par ouvrir les yeux, chercher ceux qui les ont également ouverts et dire NON ! Collectivement en joignant l’action directe du boycott et de l’autogestion à la parole du refus.

Nous l’avons dit depuis bien longtemps: la balle est dans notre camp depuis un bon moment… L’oligarchie elle, continue sur sa ligne. Elle a une ligne directrice elle, contrairement à nous qui discutons sans cesse du « sexe des anges »…

— Résistance 71 —

 

L’espionage institutionalisé sur les Américains

 

Stephen Lendman

 

2 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://www.dailycensored.com/institutionalized-spying-on-americans/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Big Brother n’est plus une fiction ; çà ne l’est plus depuis un bon moment.

D’après le directeur du programme Technologie & Liberté de l’American Civil Liberties Union (ACLU) Barry Steinhardt:

“En considérant les capacités technologiques d’aujourd’hui, les seules choses qui nous protègent encore d’une société de surveillance totale sont les institutions légales et politiques dont nous avons hérité en tant qu’Américains.”

“Malheureusement, les attaques du 11 Septembre 2001 ont mené certains à endorser la pensée erronée qu’affaiblir la constitution renforcera les Etats-Unis.”

Des menaces à la sécurité nationale fabriquées sont vues comme plus importantes que les libertés fondamentales. L’espionage domestique est institutionalisé.

N’importe qui peut être surveillé pour n’importe quelle raison, voire aucune raison du tout. Les droits à la vie privée sont perdus. La loi du Patriot Act a autorisé les pouvoirs de surveillance gouvernementaux sans restriction.

Les informations personnelles, financières ou médicales peuvent être accessibles librement. Les recherches dites “de visionage furtif” peuvent être effectuées au moyen de mandats “à effet retardé”, d’écoutes et d’entregistrements invasifs, d’enregistremens de courriels et du contrôle de l’utilisation de l’internet et des téléphones cellulaires par les citoyens.

Le FBI, la CIA, la NSA et le Pentagone, espionnent les citoyens. De même que les agences locales et étatiques. “Nous espionons” est ce qui définit la politique américaine. Les Etats-Unis sont une société de surveillance totale. Il est risqué d’y vivre. Tout le monde est suspect à moins de la preuve du contraire.

La loi d’amendements FISA de réautorisation de 2012 a renouvelé l’espionage sans mandat ou notification légale. Elle a passé le congrès avec très peu de débat. Le dimanche 31 Décembre 2012, Obama l’ a signé en loi de manière pratiquement inaperçue (NdT: C’est la fameuse loi qu’il signa au réveillon de la St Sylvestre…)

Ces mesures dérangeantes passent en général sous le radar. Les promulgations se déroulant les week-ends ou en période de vacances le plus souvent cachent de sevères coups aux libertés (NdT: Une des plus célèbres fut le passage de la loi rétablissant la “Réserve Fédérale”, cartel banquier privé, durant par le congrès à Noël 1913, devant un parterre de députés quasiment vide !…), ainsi l’espionage sans mandat ou notice légale devint loi pour cinq ans de plus.

Les coups de téléphone, les courriels, et autres communications, peuvent être secrètement suivis sans aucune autorisation de justice. La cause probable (NdT: mandatant un mandat de recherche selon la loi américaine) d’un crime ou délit n’est plus nécessaire. Une soi-disante “information du renseignement étranger” est recherchée, tout et n’importe quoi peut être utilisé. Le langage laissé vague à dessein englobe potentiellement tout.

Quelques mois après les attentats du 11 Septembre, Bush autorisa secrètement la NSA de mettre les citoyens américains sur écoute illégalement. Une surveillance large et généralisée s’ensuivit sans le besoin de mandats de justice.

Ceci viole les protections essentielles garanties par la constitution des Etats-Unis. Les plus grosses entreprises américaines de télécommunication sont impliquées. Elles le sont depuis peu après le 11 Septembre 2001. C’est bien pire maintenant qu’à l’époque.

Le 29 Avril, RT titrait: “Espionnez ou payez: un projet de loi soutenu par le FBI mettrait à l’amende les entreprises qui refuseraient d’enegistrer ses clients”. Le jour d’avant, un article du Washington Post titrait: “Un panel cherche à mettre à l’amende les entreprises de technologie qui ne seraient pas en accord avec les ordres d’écoutes des communications”, disant:

“Une force d’intervention du gouvernement prépare une loi qui mettrait sous pression les entreprises comme Facebbok et Google afin d’autoriser les officiels de la loi d’intercepter les communications en ligne en temps réel, d’après des officiels du gouvernement présents et passés qui sont familiers avec ce genre d’effort.”

Ceci est motivé par l’inquiétude du FBI au sujet des “communications internet des terroristes et autres criminels”.

L’espionage par le FBI ne date pas d’hier, ainsi que d’autre pratiques illégales. Au cours de son histoire, l’agence a opéré dans le cadre de la loi … et en dehors.

J. Edgar Hoover fut le grand patron du FBI de 1924 à 1972. Il déclara la guerre aux communistes, au mouvement anti-guerre, aux activistes des droits civiques, à l’American Indian Movement (AIM), au parti des Black Panthers et à tout groupe défiant les politiques de l’état voyou.

Il ordonna aux agents de les infiltrer, de les déranger, de les saboter et de les détruire. Quiconque se faisait l’avocat d’une justice ethnique et de l’émancipation raciale ou de l’égalité économique, sociale et politique quelque soit sa race ou son sexe, devenait vulnérable.

Après le 11 Septembre, les abus ont augmenté. Des outils de surveillance intrusifs ciblent maintenant les citoyens américains ordinaires. L‘autorité hors de contrôle et bien d’autres pratiques abusives se sont généralisées. La “guerre contre la terreur” de l’Amérique est ce qui importe le plus.

Les tactiques pertubatrices incluent une plus grande surveillance physique, une exploitation des bases de données commerciales, des informateurs payés infiltrant des groupes (ou ciblant des individus) sous de faux prétextes, et laisser des agents infiltrés non identifiés “prétexter” faire des “entretiens” pour collecter des informations.

Les musulmans sont la cible privilégiée des Etats-Unis, ainsi que les activistes anti-guerre et pour la justice sociale. Une approche coup-de-poing sans gants est privilégiée. Virtuellement tout est bon pour parvenir aux objectifs. Les innocents sont particulièrement vulnérables.

Le Patriot Act a autorisé les soi-disantes National Security Letters (NSLs) dont les agents du FBI tirent le plus grand avantage. Ils le font en demandant les données personnelles des clients des prestataires de service internet (ISP), des institutions financières (banques), des compagnies de crédit et de bien d’autres sources sans avoir recour à un accord judiciaire. Le FBI veut encore plus. D’après le Washington Post, il veut que les entreprises qui refusent d’enregistrer les données et d’espionner leurs clients soient pénalisées financièrement par une mise à l’amende.

En Février 2011, la conseillère générale du FBI Valerie Caproni a parlé aux membres du comité parlementaire sur le crime, le terrorisme et la sécurité de la patrie au sujet d’un “point noir” au tableau.

Elle expliqua l’incapacté de l’agence à avoir accès à des “données ayant trait à la communication”. Elle affirma une “menace à la sécurité publique” lorsque de l’information critique manque à l’appel.

En Mars 2013, le conseiller général actuel du FBI Andrew Weissman s’est adressé au barreau américain. Il le fit au nom des défis légaux que posent les nouvelles technologies en disant:

“Nous n’avons pas la possibilité d’aller en cour de justice et de dire: ‘Nous avons besoin d’un mandat pour effectuer l’interception d’information’. D’autres pays ont cela. La plupart des gens assument que c’est ce que nous obtenons des cours de justice.”

De par la loi actuelle, les compagnies de communication internet peuvent refuser d’obéir à des écoutes et enregistrements de données même ordonnés par une cour de justice. Ils peuvent dire qu’il n’y a pas de moyen pratique de le faire.

La proposition de loi changerait tout cela. Elle forcerait les entreprises à reconstruire leur capacité à autoriser le gouvernement à contrôler les communications. Weissman appelle à ce que cela devienne une top priorité. Une proposition de loi est couramment en cours d’écriture. C’est une extension de la loi Communications Assistance for Law Enforcement Act (CALEA) de 1994.

Elle donne aux autorités fédérales des pouvoirs de surveillance très étendus. Le faire, revient à autoriser l’espionage des citoyens américains de manière bien plus intrusive.

CALEA ne s’appliquait à l’origine qu’aux réseaux de téléphonie numérique. Elle forçait les compagnies de téléphone à reconstruire leurs architectures de réseau afin de rendre plus facile les écoutes.

En 2005, les communications en ligne y furent ajoutées. Les prestataires de services ont dû reconstruire leurs réseaux à cet effet. Un des cas fut de permettre l’accès aux coups de téléphone donnés via l’internet sur les applications VOIP, ainsi que les communications en ligne par les programmes de messageries.

Les écoutes et enregistrements par le gouvernement ne datent pas d’hier. Les lois existantes permettent d’enregistrer les communications téléphoniques ou en ligne quelque soit les logiciels ou protocoles utilisés.

L’industrie coopère dans les grandes largeurs. L’ère de la surveillance numérique est bien plus facile que ce que les autorités ne veulent bien le dire. Pousser plus avant CALEA est vraiment aventureux. Le faire autorise l’augmentation des pouvoirs de l’état policier.

Le FBI cite le “principe d’enregistrement”. Il le fait pour justifier ses demandes. Il clâme que ce qui peut-être parfois accessible devrait être accessible tout le temps.

Apliqué aux communications téléphoniques et à l’internet, ceci demanderait la construction de téléphones et d’ordinateurs ayant des systèmes intégrés prônes à espioner. Le faire élèverait de beaucoup les pouvoirs de surveillance. Tout le monde pourrait être espionné tout le temps. Les communications privées n’existeraient plus du tout.

L’expansion de CALEA n’est que la partie émergée de l’iceberg. Peut-être que les entreprises de logiciels viendront ensuite. Une autorité législative renforcée pourrait les contraidre à créer des logiciels avec surveillance intégrée. Le faire pourrait sérieusemet compromettre l’inovation dans le domaine.

Appliquer les règles du système téléphonique au développement de logiciels et des communicatons en ligne assure les problèmes à venir. Ce qui est une politique de longue haleine pour les uns, compromet l’inovation pour les autres. Ceci musèlera encore plus la liberté.

Les pouvoirs de l’état policier sont renforcés. Les entreprises sont forcées de se soumettre. Sous le projet de législation, les cours de justice pourront mettre à l’amende. Les enquêtes judiciaires pourront en imposer d’autres. Après 90 jours, les amendes impayées seront doublées quotidiennement.

D’après le conseiller Greg Nojeim du centre pour la démocratie et la technologie:

“Cette proposition poussera les inovateurs vers l’étranger et cela coûtera encore plus d’emplois aux Etats-Unis. Ils devraient aussi bien appeler cette loi, la loi d’insécurité cybernétique et la loi anti-emploi”.

L’ancien procureur général Michael Sussman a ajouté:

“Aujourd’hui,si vous êtes une entreprise technologique qui a inventée un nouveau mode de communication populaire, ce n’est plus qu’une question de temps pour que le FBI pointe le bout de son nez avec un ordre de justice afin de pouvoir lire et écouter des conversations. Si les données peuvent aider à résoudre des crimes, le gouvernement sera intéressé. ”

En 2010, après que ses réseaux furent piratés, Google commença un cryptage total de ses couriels et messages. Facebook suivit.

Ceci compromet le contrôle et la surveillance du FBI. Les officiels du FBI veulent une autorisation renforcée du CALEA pour le permettre.

Ils disent que le faire n’étend en fait la loi existante qu’aux nouvelles technologies. Cela oblige les entreprises de téléphone et d’internet à autoriser les écoutes. Cela est en fait bien plus que cela. Cela élève la surveillance de masse à un niveau dangereux et sans précédent. Ceci n’est qun autre pas vers la tyrannie totale.

Le 29 Avril, le centre pour la démocratie et le technologie (CDT) titrait: “Les fédéraux poussent pour des capacités de portes arrières (backdoors en informatique) permettant les écoutes.”

D’après le technicien expérimenté du CDT Joe Hall:

“Un mandat d’écoute est un mandat de vulnérabilité. Les conséquences non voulues de cette proposition sont très profondes. Au même moment où la nation est concernée par la cybersécurité, la proposition du FBI a le potentiel de rendre les communications bien moins sûres. Une fois que vous avez intégré une capacité d’écoute dans vos produits et services, les criminels de tout poil trouveront un moyen de l’utiliser.”

Le President de CDT Leslie Harris a ajouté :

“Ce que le FBI propose semble ne pas être la mer à boire, mais cela vient avec tant de pénalités onéreuses que cela forcera les développeurs de demander à être pré-approuvés par le FBI. Personne ne va vouloir faire face à des amendes qui vont doubler quotidiennement, alors ils iront vers le FBI et anticiperont, détournant les ressources, ralentissant les inovations et résultant dans des produits bien moins sûrs. La triste ironie est que cela sera probablement totalement ineffectif. Construire un outil de communication aujourd’hui est un projet de travail à la maison pour des étudiants de 3ème cycle. Tant est basé sur le logiciel libre que tout peut-être très facilement fait sur mesure à la demande. Les criminels et autres mauvais sujets utiliseront simplement des services de communication bricolés et basés à l’étranger, ce qui les rendra encore plus difficile à contrôler”.

L’activiste et universitaire critique des médias Robert McChesney a dit sur Progressive Radio News Hours la façon dont la liberté de l’internet a été compromise. Son nouveau livre: “Digital Disconnect: How Capitalism is Turning the Internet Against Democracy” explique ce qui devrait préoccuper tout le monde.

“Le secteur des médias de masse a fait tout ce qui est possible en son immense pouvoir pour limiter son ouverture et égalitarisme. Le contrôle furtif des corporations et de l’état sur les utiisateurs d’internet compromet les libertés fondamentales. Le faire est détrimental au potentiel démocratique de la communication numérique.”

La liberté d’internet dépend du “coup d’arrêt mis aux forces qui promeuvent l’inégalité, le monopole, le mercantilisme hypertrophié, la corruption, la dépolitisation et la stagnation.” Cela veut dire qu’il faille arrêter les puissances de surveillance de masse. Cela a tout à voir avec la restauration des principes démocratiques déchus. Les Etats-Unis sont sur la mauvaise route. Ils sont très proches de mettre un terme à la liberté per se.

=  =  =

Stephen Lendman vit à Chicago. On peut le joindre à: lendmanstephen@sbcglobal.net.

Son nouveau livre:  “Banker Occupation: Waging Financial War on Humanity.”

http://www.claritypress.com/LendmanII.html

Visitez son blog sur: sjlendman.blogspot.com